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Bienvenue en Terre du Milieu, Ô toi noble voyageur ! N'hésite pas à consulter les PVs ou à te balader
pour lire tranquillement nos RPs & co. À ta guise !
Notez que nous avons besoin de Nains et surtout ceux de la compagnie !
Saruman : Cherche vieillards un peu séniles en robes colorées pour peupler
sa maison de retraite en construction
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pour se distraire à toute heure. Salaire conséquent,
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Fraìa : Cherche objets magiques, pour contrôler le temps et/ou veiller sur mes proches.
Thorin : Cherche naine pour se perdre dans sa chevelure durant un siècle a venir.
Kìli: Cherches conseils utiles pour dragon réveillé naine troublée.
Meruva : Cherche complice pour rencontre fortuite.
Loìn : Cherche bébé dragon pour brûler les fesses d'un méchant nain.
Smaug est le bienvenue aussi, si il nous rend Erebor !
Dwalin: Cherche désespéramment le numéro spécial du calendrier des Déesses de la forge.
Récompense en pièces dorées.
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pour donner la fessée aux enfants (entre autres...) pas sages.
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Hadrian : Besoin d'un coup de pouce du destin
pour se débarrasser d'une épouse envahissante.
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pour lui masser les pieds et élever ses bébés
petites gâteries sucrées en récompense.
Concours de noël : les histoires [+ résultats]

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 Concours de noël : les histoires [+ résultats]

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Votre préférée est...
J'aime bien les fêtes, c'est bien les fêtes
6%
 6% [ 1 ]
Kill a few orcs for me, honey
24%
 24% [ 4 ]
Le Magicien d'Hiver
24%
 24% [ 4 ]
Who we are
6%
 6% [ 1 ]
Le plus beau des présents
6%
 6% [ 1 ]
La fête en famille
0%
 0% [ 0 ]
Une fête parmi les branches et les feuilles
6%
 6% [ 1 ]
Le sortilège du Noël Bleu
28%
 28% [ 5 ]
Total des votes : 17
 

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THE FATHER OF EVERY THINGS ♦ PNJ
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MessageSujet: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 11:38



     

     
“ LISEZ, VOTEZ ”
Les histoires du concours de Noël
Bonjour à tous et à toute :3:
Ca y est, le mois est passé, nous sommes en 2015 ! Bonne année  Dummy
Il est maintenant temps de regarder les participations des uns et des autres ! Car c'est à vous tous de voter pour votre préférée dès maintenant, en répondant au sondage !

Nous vous rappelons que le but était d'écrire une fête en famille se déroulant en Terre du Milieu, avec des personnages originaux !

Les participations sont les suivantes :

▬ J'aime bien les fêtes, c'est bien les fêtes
▬ Kill a few orcs for me, honey
▬ Le Magicien d'Hiver
▬ Who we are
▬ Le plus beau des présents
▬ La fête en famille
▬ Une fête parmi les branches et les feuilles
▬ Le sortilège du Noël Bleu


Vous avez une semaine pour lire et voter pour votre oeuvre préférée Luv
A très bientôt pour découvrir le gagnant Meow

     
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THE FATHER OF EVERY THINGS ♦ PNJ
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 11:40


J'aime bien les fêtes, c'est bien les fêtes.
Sauf quand y'a de la bière, c'est nul la bière.


Ce soir, il y allait avoir une fête chez moi. Je ne savais pas pourquoi, je m’en moquais à vrai dire, mais je trouvais ça dommage que la fête ne dure qu’un soir. C’est vrai quoi, un moment aussi joyeux, ça devrait durer pendant des jours et des jours !! La journée était passée tellement vite, j’avais eu le temps de choisir mes habits et de me coiffer en plus de jouer un peu dans ma chambre. La nuit tombée, j’avais attendu les convives pendant au moins une heure, assis sur une chaise devant la porte, prêt à ouvrir au moindre signe d’une présence. Ma mère m’avait grondé, parce que j’avais l’air idiot et que je la gênais dans ses préparatifs alors qu’elle faisait de la place dans la maison. Mon père m’avait chassé de nombreuses fois mais j’arrivais toujours à trouver un nouvel endroit où monter la garde… Au bout d’un instant la chienne aboya et avant même que l’on tape à la porte !! J’étais déçu, en colère, alors que j’avais voulu être le premier à les entendre…Elle avait triché, c’était obligé ! Mais de toute manière elle ne pouvait pas ouvrir la porte donc je remportais la guerre ! A vive allure, je me lançais contre la porte d’entrée pour laisser entrer les premiers invités. Je me hissais sur la pointe des pieds pour saluer mon oncle et ma tante venus avec mon cousin trop grand pour jouer avec moi. Et d’autres arrivèrent dans la foulée, entre temps on se posait les mêmes questions et aucun d’entre eux ne m’avaient complimenté sur mes nouveaux habits que ma mère m’avait confectionnés. Ce fut pire lorsque mon autre tante arriva, un enfant dans les bras. Je n’aimais pas les nouveaux, ça pleurait et ça attirait bien trop d’attention…Comme mon petit frère lorsqu’il était arrivé, même ma grand-mère avait préféré lui faire plus de câlins…Mais ça ne l’empêchait pas de me serrer fort, de me demander comment je me débrouillais à la maison de sa mauvaise haleine. Je n’aimais pas quand elle me parlait, ça sentait pas bon et j’avais envie de la fuir. Elle m’avait cependant offert un nouveau jouet pour l’occasion !! En la remerciant timidement je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir des remords par la suite de l’avoir fui tandis que je lui offrais un bref câlin. J’avais quand même vérifié que le jouet qu’elle avait offert à mon petit frère ne soit pas mieux que le mien, ce n’était pas le cas et c’était tant mieux. Mon grand frère avait également eu droit à un présent mais puisqu’il était adulte il n’avait plus le droit d’avoir un jouet et c’était tant mieux aussi.

Les invités arrivèrent encore sur l’heure, remplissant ma maison habituellement silencieuse de bavardages. J’aimais bien avoir du monde chez moi, surtout lorsque j’avais des cadeaux ! Mais aussi parce que mes parents me surveillaient moins, qu’ils se disputaient moins et qu’il y avait beaucoup de nourriture ! En passant à table d’ailleurs, j’avais déjà choisi ma place la veille : celle la plus proche de ma mère qui faisait le service et auprès de qui j’avais le plus de chance d’avoir des petits extras comme les jolies décorations. Ce qui était en revanche moins bien, c’est qu’elle pouvait surveiller la manière dont je mangeais, me reprenant constamment sur ma tenue à table. Comme d’habitude, elle n’avait eu de cesse de m’avertir sur ma consommation importante de cacahuètes sous prétexte que je n’aurais plus faim après. C’était même pas vrai, car je savais que tant que je n’aurais pas mangé le dessert j’allais avoir encore faim. Elle ne voulait juste pas que je devienne aussi gros que le voisin ou bien peut être qu’elle voulait se les garder pour elle toute seule ! Mon oncle m’en donnait en cachette de temps à autres, m’adressant des clins d’œil en faisant bouger sa moustache grise. Il était drôle mon oncle, sauf quand il buvait de la bière, il devenait moins drôle. La bière c’est bizarre, ça rend fou, ça rend la peau froide et moins douce. Et pourtant il y en avait toujours pour une fête, parce qu’au bout d’un moment ils ne savaient plus quoi se dire. Ça avait pour effet de les rendre bêtes alors forcément ils auraient plus de choses à raconter en ayant bu leur gros verre. Moi je n’aimais pas ça la bière, je n’avais pas le droit d’en goûter donc ce n’était pas dans ce sens là, non, je n’aimais pas la bière parce qu’à partir de ce moment là, je disparaissais. Plus rien d’autre ne comptait pour eux, mes remarques passaient inaperçu et certains s’étouffaient en riant. Pourquoi appeler ça une fête de famille si les enfants sont oubliés ? Autant appeler ça réunion d’adultes !! Heureusement qu’il y eu très vite les plats, ça m’aidait à mettre de côté le fait qu’ils deviennent complètement idiots avec leur potion. Ma mère avait cuisiné ce que mon père avait chassé pour l’occasion, et à chaque fois il ne pouvait s’empêcher de le dire à tout le monde. Ah, il crânait mon père ! Et ses histoires de chasse étaient largement moins amusantes que les histoires de mes grands parents. Car eux ils me racontaient ce qu’il y avait en dehors du village, loin au nord, à l’est ou à l’ouest -  je ne savais toujours pas ce que ça signifiait. Mais ils me racontaient souvent des choses sur des peuples pas comme nous que je ne voyais jamais jusque là. Sauf une fois, j’avais vu des nains mais je ne leur trouvais rien de différent mis à part leurs longues barbes et leur petite taille. En revanche leurs récits sur les orcs et les elfes me faisaient d’avantage rêver. Apparemment on habitait trop loin pour en voir tous les jours mais je savais que les orcs, c’était les méchants de notre monde et que si j’en croisais un je devais courir très vite. Mais moi je n’avais pas peur de toute manière, je disais juste oui pour faire plaisir. Les fêtes c’était aussi l’occasion d’avoir d’autres histoires en général sauf quand ils ne voulaient pas. Alors je savais que j’allais devoir quémander toute la soirée pour avoir mon histoire, et ce soir là, ils étaient visiblement bien trop occupés à débattre sur la manière la plus efficace de couper du bois. Parfois ils en venaient même à se disputer, oubliant qu’une fête ça doit être joyeux et tout le monde doit rester content…

Ça m’ennuyait de les voir se chamailler pour si peu alors que j’aurais voulu avoir les imitations de ma grand mère pendant que mon grand père racontait l’histoire. Ils ne pensaient qu’à eux de toute manière et moi je balançais mes pieds dans le vide en attendant que le temps passe entre deux plats. Je n’avais pas le droit de sortir de table, parce que ma mère trouvait ça impoli et qu’elle voulait surtout me surveiller. Une fois j’ai profité de la fête pour aller jouer dehors avec le voisin. Ce soir là, la fête avait été trop nulle et je n’avais même pas eu de cadeau. Du coup ma mère s’était mise à pleurer et mon père m’avait grondé lorsqu’ils m’avaient enfin retrouvé dans la grange du fermier. J’étais donc défendu de sortir de table depuis lors et contraint de les écouter parler sur des choses même pas drôles…..

Je  ne comprenais pas pourquoi ils avaient tant besoin de ce gros verre devant eux pour s’amuser alors que ma nouvelle petite cousine dans son berceau riait aux éclats quand je maniais au dessus d’elle, à bras tendus, deux serviettes utilisées. Le sourire qu’elle me lançait m’apporta un peu de réconfort, je m’amusais à la laisser tenter les attraper et a chaque fois que c’était un échec, j’avais le droit à un rire idiot de bébé. Je l’aimais bien ma petite cousine finalement, contrairement à mon petit frère elle ne prenait pas trop de place et puis de toute façon je ne la voyais que très peu. A cet instant là je songeais même à demander un échange, et peut être que si je donnais mon jouet favori en prime, j’aurais le droit de l’avoir avec moi dans ma chambre pour jouer. Mais cet instant de rigolade fut de courte durée alors qu’on me récompensa d’une tape derrière la tête. Surpris, je ne pouvais retenir mon mécontentement en protestant d’un juron. Et lorsque je tournais les yeux, la main sur ma tête pour regarder de qui il s’agissait, c’est dans la logique des choses que je croisais le regard furieux de ma tante. Elle s’empressa de m’expliquer de manière indélicate et en me postillonnant dessus que ma petite cousine était malade et que je devais la laisser tranquille. Malade ? Non, elle faisait semblant !! Moi, quand je suis réellement malade je suis dans mon lit, le nez rouge et la peau froide. Cette petite coquine devait surement faire ça pour ne pas aller ranger sa chambre et alors, ça me passait l’envie de l’échanger finalement.

Ma tante me chassa d’un revers de main, me sifflant entre ses dents jaunes d’aller jouer ailleurs. Jouer ? Mais je n’avais même pas le droit de sortir de table ! Qu’est ce qu’ils pouvaient être illogiques dans leurs répliques !! Je soufflais, exaspéré de ne pas pouvoir trouver un coin où on ne m’embêterait pas et où je pourrais m’amuser sans être réprimandé. Trouvant place un peu plus loin parce qu’il n’y avait personne, je posais les coudes sur la table et enferma mon visage de mes mains. Je les observais encore, rire, chanter, pleurer le tout en quelques secondes. Il ne leur fallait pas grand-chose pour passer d’un état à un autre ! Même mon grand frère s’était mis à pleurer en donnant une bague à sa femme. Quel idiot !! Il pleurait devant une fille ! Je riais alors de bon cœur, le pointant du doigt dans le but de le provoquer comme lorsqu’il était plus petit. Puis lorsqu’il croisa mon regard, je soulevais la nappe pour me glisser sous la table. L’adrénaline montait, il allait surement m’attraper par les pieds et me shampouiner pour se venger…Mais j’étais prêt : j’étais dans ma grosse cabane, j’avais des munitions grâce aux morceaux de nourriture qui étaient tombés sous la table…Je n’avais plus qu’à être attentif à l’endroit où mon frère allait attaquer, scrutant à droite et à gauche, attentif au moindre geste. J’avais une grosse envie de rire, juste à imaginer ce qui m’attendait mais je me taisais, pour ne pas être repéré….Alors les secondes défilèrent, les heures et même les années…Le trognon de pomme commençait à pourrir dans ma main, ma bombe allait finir par ne plus être efficace s’il mettait autant de temps à venir !!

Jusqu’au moment où la nappe eu des mouvements inhabituels…Ah !! Enfin !! Je me préparais alors, me recroquevillant avec le sourire aux lèvres, prêt à contre-attaquer…Mais c’est ma chienne qui me rendait visite à la place, passant sous la table pour manger mes munitions. Elle secouait son arrière train, la langue bien pendue en me découvrant ici et me léchouilla la joue pour me coller sa bave au visage. Elle aussi devait s’ennuyer, je ne pouvais pas lui en vouloir et puis jusque là c’était la seule qui avait été gentille avec moi. Je lui frottais les poils sous le cou, je savais qu’elle aimait ça. J’étais content de la voir alors je la laissais manger le trognon de pomme. Elle s’en alla aussitôt, surement pour aller chercher à manger ailleurs et elle me laissait là tout seul, cette méchante. Tant pis, j’allais devoir trouver un autre jeu !

C’est grâce aux jambes sous la table que je réussis à trouver mon nouveau défi !! Un véritable labyrinthe de ronces et de pièges que j’allais devoir franchir pour aller jusque chez le méchant. Une mission possible que pour les guerriers courageux comme moi !! J’étais un elfe, j’avais un grand arc et je devais me faufiler à travers cette dense forêt. C’est mon grand père qui m’avait alors raconté comment les elfes sont et comme ils sont grands et qu’ils sont très doués à l’arc, je souhaitais en être un ! Mon grand frère avait préféré rester un homme, parce qu’il voulait avoir une femme et faire un enfant. C’était trop nul ! Moi je préférais les flèches et les ennemis ! Attrapant une serviette pour la mettre sur ma tête, j’avais désormais une longue chevelure blanche et je pouvais prétendre à mon personnage. Ma mère avait coupé mes cheveux parce qu’elle ne voulait pas que je devienne un elfe, alors il fallait ruser désormais….rampant sur le ventre, je glissais par-dessus et par-dessous les mollets qui bougeaient frénétiquement j’étais sur mes gardes au moindre mouvement. Un éclat de rire dans la salle et ils se rétractaient, des secrets partagés et ils s’allongeaient. Alors je devais user de mon super instinct pour trouver de quelle manière j’allais passer sans me faire repérer par l’orc au dessus qui appelait déjà mon nom. Pris soudainement de panique alors qu’il se leva de table, j’usais de mes coudes pour passer sous les genoux d’une personne en robe. Elle bougea à ce moment là et elle eu peur de ma présence. Poussant un cri de surprise, cette dernière tomba à la renverse et provoqua autant de moqueries que d’attroupement pour la relever.

Un visage familier se glissa dans mon champ de vision avec la grimace typique d’une personne en colère. Il m’attrapa l’oreille, faisant tomber mes cheveux d’elfe et m’extirpa hors de la forêt.  Il me faisait mal, je gémissais de douleur et je n’avais pas possibilité de me libérer. Les orcs m’avaient eu, parce que j’ai les oreilles pointues…Ils avaient trouvé ma faiblesse et allaient désormais me faire prisonnier…Mais en voyant arriver le grand chef orc me baragouiner des menaces dans sa langue moche et incompréhensible, je fus pris d’un élan de courage ! Écrasant le pied de mon ravisseur, il relâcha mon oreille et j’en profitais alors pour filer en douce à travers les arbres géants qui bougeaient a cause d’une tempête. La fille que j’avais fait tomber avait ameuté la foule, c’était alors une aubaine pour moi de disparaître en les traversant. Il allait se lancer à ma poursuite mais la reine du château éleva la voix et lui ordonna de me laisser tranquille car elle apportait le dessert.

Le jeu s’arrêta là pour moi, je redevenais humain et reprit ma place avec un large sourire sur les lèvres. Maman avait préparé une grosse tarte avec beaucoup de crème, je le savais parce que j’avais goûté la crème avant qu’elle ne l’enfourne à un moment où elle tournait le dos, trop occupée à penser aux autres préparatifs et à sortir la porcelaine des placards poussiéreux. En regardant mon assiette, je me demandais pourquoi ma mère s’obstinait à prendre de la jolie vaisselle alors qu’elle râlait toujours à la fin d’une fête lorsqu’il était l’heure de toutes les nettoyer. En plus j’allais devoir essuyer et je détestais ça… Alors lorsque l’on m’offrit ma part, je l’extirpais de mon assiette, ramassant les miettes pour ne pas la salir et échapper à ma corvée. J’aimais beaucoup les tartes de ma mère, j’avais attendu ce moment toute la semaine !! Et je ne comprenais pas non plus pourquoi ils mettaient autant de temps entre le plat et le dessert alors qu’à la base ils venaient pour manger, par pour parler de choses ennuyeuses !! Ma part était vraiment trop petite, j’étais déçu et lorsque j’osais en réclamer à peine servit ma mère me remit aussi sec à ma place en m’expliquant qu’elle devait d’abord servir tout le monde et que ma part était bien assez grosse de surcroît. Elle avait tort, j’étais un guerrier, j’avais un gros ventre et besoin de forces pour tuer les orcs…Gonflant les joues, je relâchais ma part en salissant mon assiette et en croisant les bras, j’avais décidé de bouder. Les compliments sur la tarte me mirent cependant bien vite l’eau à a bouche alors quand la reine des elfes cessa de me lancer un regard noir, je m’attaquais à mon dessert. C’était bon, vraiment bon, j’en étais complètement avachi à ma place, les joues parsemées de miettes et a chaque fois que j’avais le gout vanillé de la tarte dans la bouche, c’était un véritable supplice d’y mettre fin en avalant. Mais mâcher au bout d’un moment atténuait le goût c’était dégueulasse, alors je devais en reprendre pour en percevoir a nouveau les arômes. Finalement, je déposais ma tarte dans mon assiette car j’avais trop mangé, j’avais envie de vomir ! Des rires moqueurs s’élevèrent contre moi alors qu’on m’accablait de dictons et de morales sans queue ni tête. Quelle idée d’avoir les yeux plus gros que le ventre !? C’était impossible ça !! J’étais sûr que même les gobelins n’étaient pas défigurés comme ça !!

Je grimaçais, vexé, ça gâchait tout le plaisir que j’avais eu de manger ma tarte et maintenant que j’en avais plus envie j’avais envie de pleurer. Mon grand-père assis à côté de moi s’empara donc des restes de ma tarte avant même que j’eus le temps de la reprendre pour finir. Il se justifia en m’expliquant qu’il ne faut pas gaspiller et qu’en son temps il n’avait pas la chance d’avoir autant de nourriture comme il y avait la guerre. Et alors ? Ça change quoi ? La guerre c’était mon jeu préféré d’abord !! En plus, son temps c’était y’a longtemps, et puis moi si je voulais finir ma tarte après c’était mon problème, pas le sien !!! Et puis même, c’était MA tarte, ça devait suffire à ce qu’il n’y touche pas. Je trouvais les adultes toujours plus ennuyeux à mesure que j’évoluais dans leur monde et même s’ils me rétorquaient que je comprendrais une fois plus grand, je me jurais de laisser mon fils faire des bêtises et aller sous la table s’il en avait envie. Mais je ne voulais pas avoir de fils de toute façon parce que pour ça il me fallait une femme ! C’était hors de question que j’embrasse une autre fille que ma mère, parce que ma mère savait faire de bonnes tartes alors que la fille de l’épicier qui avait mon âge faisait des tartes avec de la boue et des limaces…beurk…

Je soupirais une nouvelle fois, m’enfonçant un peu plus dans ma chaise alors que j’observais toujours les convives réunis autour de la table. Ils étaient toujours aussi bruyants, toujours aussi joyeux, toujours aussi tristes. Ça se lançait des vannes comme ça se lançait des morceaux de pain et ils s’échangeaient des anecdotes qui les embarquaient dans de gros fou-rires…Ces blagues je ne les comprenais pas, j’avais beau chercher, quand on me laissait en entendre certaines, c’était tout aussi incompréhensible que leurs morales à deux sous. Je commençais à en avoir marre de cette fête, c’était trop long en réalité et il me tardait de retrouver mon lit. Alors, c’est finalement auprès de ma mère que j’allais quémander ma nouvelle place, poussant la chienne qui réclamait à manger en mettant les pattes sur la table. Ma mère me hissa jusqu’à elle, m’installant sur ses genoux pour que je puisse bénéficier de sa chaleur et de ses câlins. J’étais retourné à elle malgré moi, parce qu’elle m’avait soudainement manqué et parce que j’étais aussi pris d’une grosse fatigue. Ses longs doigts glissant dans mes cheveux m’apportèrent un immense réconfort, et alors, je me posais contre sa poitrine pour écouter les bruits provenant de son cœur. Ma mère devait certainement avoir un cœur énorme pour que je l’entende résonner aussi fort ! Parce que même quand mamie me serrait contre elle, il ne tapait pas autant là-dedans. C’était quand même étrange parce que mamie était toujours plus gentille avec moi, alors mon hypothèse de la taille du cœur proportionnelle à la bonté tombait à l’eau. Maman devait donc avoir un gros cœur pour pouvoir m’endormir plus facilement. Ça marchait d’ailleurs très bien, puisque j’eus le réflexe de fourrer mon pouce dans ma bouche, abandonnant mon corps et fermait les yeux.

« Maman ? A mon anniversaire on pourra faire une fête ? J’aime bien les fêtes, on y voit beaucoup de choses ! »
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THE FATHER OF EVERY THINGS ♦ PNJ
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 11:41


Kill a few orcs for me, honey


Le ciel était bleu, il lui rappelait les yeux de cette personne qui était partit il y a maintenant, plusieurs mois. Les pins, secoués par le vent glacé qui soufflait, mugissaient des paroles discontinues et incompréhensibles, tandis que les oiseaux, dans cette étendue bleutée, tentaient de garder leur cape, déstabilisés par les bourrasques froides.
Les plaines, les forêts et étendues d'eau s'étendaient à perte de vue, les montagnes bleues surplombant cette immensité à la fois calme et pleine de danger.
Sur cette immense roche, sculptée par la nature depuis des millions d'années, une jeune femme attendait. Habillée d'une longue robe aux couleurs rouges, ses mains croisées sur son estomac, sa barbe tressée et ses longs cheveux bruns se mêlant aux poils de ceux qui se trouvaient sur ses joues rosées par le froid qui régnait ici, sur les Montagnes Bleues.
Postée sur se mont imposant qui n'avait rien n'a envier à personne, elle l'attendait, Noël avait lieu ce soir et cela faisait longtemps que son amant, un nain guerrier, était partit pour une bataille dans le but de reprendre une terre qui avait jadis appartenu à son peuple qui avait connu tant de douleur, tout cela à cause d'un dragon cupide et cruel.
Elle l'attendait, et elle savait qu'il reviendrai, il lui avait promis, à elle, et à leur deux enfants.

Des traces de pas dans une neige profonde de plusieurs centimètres pouvait être suivies. Puis, des gouttes de sang, un animal, mort, un cerf avec une flèche profondément plantée dans le flan. Puis, plusieurs tentes et dans l'une d'elles, un nain avec de longs cheveux d'un noir de jais, une barbe broussailleuse avec un plastron tâché de sang d'Orc. Le guerrier nettoyait un énorme marteau que peu de nains pouvaient porter. En effet, ce dernier était issu d'une famille de forgerons, puissants qui créaient les meilleurs armes de toute la montagne. Ce marteau, c'était lui qui l'avait forgé. Il l'avait gravé de runes naines mais aussi, des noms de ses enfants et de sa femme. Non pas par cruauté, mais, parce que c'était cette arme qui lui permettait de rester en vie et ainsi, de s'approcher un peu plus de chez lui, de sa famille.
Désormais, la bataille était terminée et il pourrait enfin rentrer au bercail, revivre. La bataille, il adorait cela, mais rien n'était plus important que sa famille qui chérissait plus que tout.
Le cor sonna la levée du camp et, le guerrier sourit de toutes ses dents, se levant en remettant son marteau dans le dos. Il allait enfin les retrouver. Il espérait que ses nouvelles cicatrices, cicatrices qu'il avait eu durant cette bataille, ne les repousseraient pas.  Il commença donc à aider ses 'frères' à ranger les tentes, atteler les chevaux pour enfin les chevaucher.
L'air glacé frappait et mordait les peaux marquées des guerriers qui traînaient derrière eux des charrettes de nains tombés à la bataille, mais aussi de vivres. Les montagnes bleues étaient visibles à l'horizon et plusieurs cris de joie se firent entendre. Notre cher nain leva les bras au ciel en criant lui aussi, criant son bonheur à qui voulait l'entendre, heureux de retrouver son chez-lui.

La neige commençait à tomber à gros flocons. La naine faisait des tresses à la plus jeune de leurs filles, tandis que la seconde jouait avec le chien, un peu plus loin. Leur mère regardait par la fenêtre en soupirant. Elle trouvait le temps long, terriblement et aucune missive ne semblait arriver pour annoncer le retour de son amant qui lui manquait terriblement.
La mélancolie l’enserrai de plus en plus dans son étau de fer, elle dormait moins, rongée par l'inquiétude, et la colère. Colère contre des personnes qui pourraient faire du mal à son bien aimé.

Alors que sa princesse, comme il se plaisait à l'appeler parce qu'elle était souveraine de son cœur, l'attendait à l'étage, le nain, avait demandé à ses camarades de ne rien dire sur leur retour. Il voulait lui faire une surprise, tandis qu'elle se morfondait sur la question qu'elle se posait depuis le départ du guerrier : Allait-il revenir ?

Entraîné par ses frères qui souhaitaient absolument fêter leur retour avec plusieurs pintes de bières, comme de vrais nains. Le guerrier ne refusa pas, heureux de pouvoir enfin se détendre jusqu'à la soirée qu'il attendait depuis maintenant, beaucoup trop longtemps. Malgré tout, en dépit de son excitation grandissante de rejoindre sa bien aimée, le nain se força à rester avec ses camarades et à fêter comme il se doit, la fin des combats.


Les heures passèrent sans que rien n'annonce le retour de son bien aimée. La jeune naine qui aidait ses filles à dresser la table qui accueillerait bientôt un repas de fête et, elle l'espérait, son mari. Elle entendait bien le revoir.
Mais, plus la nuit progressait, plus la naine commençait à perdre espoir. Prostrée devant la fenêtre, elle fixait l'horizon, les yeux rivés vers un point invisible. Elle semblait penser que continuer de fixer au loin pourrait faire apparaître son amant qui semblait, désormais, mort au combat, en héro.
La jeune naine se refusait à le croire. Mais, tandis que ses deux filles se mettaient à table, et que leur mère ne bougeait pas, refusant de quitter la fenêtre, les larmes commençant lentement à perler de ses prunelles résolument bloquées sur l'horizon, son nain gravissait silencieusement les marches de pierres qui le menait à sa bien aimé.
Ce dernier pouvait entendre les cliquetis des couverts sur les assiettes, les rires gras des autres nains qui se régalait avec leur repas qui avait promis d'être succulent et berçait désormais leur estomac.

Tandis que les deux petites filles commençaient à manger silencieusement, se tenant par la main pour être fortes en entendant les pleurs étouffés de leur mère qui continuait cependant à fixer l'horizon, leur père se tint devant la porte qui le séparait de sa famille.
Une profonde inspiration, son cœur tambourinant sur sa poitrine, une grosse main marquée par les armes frappa plusieurs coups sur la porte en bois.
Le temps sembla se figer sur le visage et dans le cœur de la naine qui, pensait qu'on venait lui annoncer que son mari ne lui reviendrai plus jamais.
Alors, ses jambes ne la soutenèrent plus. Elle s'écroula au sol, ses mains sur la vitre glacées, son front reposant entre elles, elle se perdit en larmes, gémissant de douleur tant son cœur la faisait souffrir. Jamais elle n'avait imaginée pouvoir perdre celui qu'elle avait toujours aimé, celui qui l'avait chéri, celui qui lui avait offert deux enfants magnifiques, celui qui l'avait serré contre elle, celui qui lui faisait perdre la raison, perdre pied, celui pour qui son cœur battrai à vie.

Et, tandis que les petites filles se levaient elles deux, et, ouvrirent lentement la grosse porte en bois, leur visage s'illumina et leurs larmes de joies coulèrent. Sur le seuil de la porte, se trouvait leur père qui avait vaincu mille et mille dangers pour retrouver sa famille.
Il les baisa sur le front avant de lentement s'avancer au milieu de la pièce, ses yeux rivés sur sa bien aimée qui était effondrée au sol.

« Gamara... »-murmura le guerrier de sa voix grave.


Pendant que l'oiseau traversait les montagnes bleues dans la nuit noire, seulement éclairée par la plaine lune, il passa devant une fenêtre illuminée, où une naine était dans bras d'un nain, souverain de son cœur, qui la serrait fermement contre lui, lui murmurant des paroles douces, tandis que leur deux enfants souriaient comme jamais elles n'avaient sourient, heureux de retrouver leur héro.
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THE FATHER OF EVERY THINGS ♦ PNJ
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 11:44


Le Magicien d'Hiver


« Les enfants, venez donc vous installer prêt du feu. L’histoire va commencer. »

Le vieux nain était déjà installé, le feu crépitait dans l’âtre du feu et assez rapidement, le bruit de petits pieds se firent entendre et plusieurs têtes blondes se firent voir. Enfin… blondes… tous ces enfants étaient bruns, à l’exception du petit dernier qui se trouvait être d’un roux vif. Un fait qu’il n’aimait pas vraiment, les autres enfants de la famille se moquaient de lui et dernièrement, il avait plongé sa tête dans un bac de charbon pour se donner une teinte noire.

Les gamins chahutaient tous ensemble, incapable de se tenir pendant un temps, pour savoir qui allait s’installer devant le conteur de la famille, même si rapidement, les gamins affichaient tous de larges sourires, installés en cercle et posant leurs grands yeux sur le plus âgé qui tira une bouffée de sa pipe avant de commencer à prendre la parole, son regard se posant sur chacun des gosses alors que commençait le récit.

« Cette histoire est celle du premier jour de l’année chez les nains. Il y a longtemps, un nain du nom de Dùrin s’éveilla sous une montagne et de sa naissance, un grand royaume vit le jour. Ce nain était bon, sage, prêt à tout pour le bien de son peuple qu’il faisait toujours passer avant lui. Touché par cette bonté, un magicien vint un jour le voir et lui proposer mille trésors qui pouvaient tenir sa famille éloignée du besoin, même dans les pires époques. Ce magicien était étrange, personne ne le connaissait… ce qui était certain en revanche, c’est que ceci était un test… »

« Un test pour quoi… ? » demandait l’un des enfants, une moue curieuse sur le visage.

« Le magicien voulait savoir si le roi était réellement bon ou s’il jouait un rôle… il pensait que le roi Dùrin allait privilégier sa famille… il pensait le piéger en ce cas et montrer à tous ses sujets que tout n’était que gigantesque fumisterie… pourtant ce jour-là, il fût contraint de voir que le nain ne mentait pas car il dit ceci :
"Je n’ai que faire de vos présents, ma famille n’est pas dans le besoin et vos trésors, s’ils sont si nombreux, distribuez les régulièrement au peuple, récompensez ceux qui le mérite, qui ont œuvré dur chaque année. Faites vos dons si précieux aux enfants sages, que chaque année soit récompensée et que la joie règne, ne serait-ce que le temps d’une journée spéciale."
»

Par un regard, le vieux nain voyait qu’il avait – enfin – l’attention de chaque gamin, surtout depuis que l’idée de cadeaux avait été implicitement nommée. Ha ! Les gosses ! En parlant de cela, un coup d’œil à la grande horloge lui fit bien comprendre que l’heure approchait où il allait falloir envoyer tout ce petit monde au lit. Heureusement, l’histoire touchait à sa fin… il ne restait que la partie la plus intéressante pour les chérubins qui, assis sur le tapis devant l’âtre, avaient tous ramenés leurs genoux contre eux sans même s’en rendre compte. C’était la même chose chaque année, avec la petite variante de celui qui machonnait l’oreille de son doudou, cet autre qui guettait l’arrivée des cadeaux par la cheminée… le plus grand qui d’un coup avait l’air d’avoir à nouveau trois ans… enfin… ce qu’il se passait chaque veille du jour de Dùrin dans leur montagne. Il pouvait sans peine deviner que dans les demeures partout ailleurs, la même histoire était contée, avec sa petite variante selon les familles, et que tous les enfants possédaient ce même émerveillement avant d’aller se coucher.

« Alors le magicien de l’Hiver se dévoila pour ce qu’il était… celui qui voyage par-delà les mers et récompense les justes… mais aussi et surtout, les enfants très sages durant l’année. Suite à cette demande du roi, il décréta que désormais et éternellement, lors de chaque nouvel année, il viendra au cœur de la nuit, quand la première lune du jour de Dùrin sera haute dans le ciel et déposera dans chaque foyer les cadeaux pour les enfants sages tout au long de l’année – et pas seulement les quelques jours avant son arrivée – pour les récompenser et les encourager à devenir de braves nains. »

« Et les pas sages ? Ils ont quoi les pas sages ? »

« Les enfants qui auront été méchants ne recevront pour seule récompense que d’être envoyé loin de leur famille, chez les méchants elfes de la forêt qui les transformeront en oreilles pointues, tout comme eux. »

« Veux pas être un elfe ! Nah ! »
« Tu dis que des bêtises, les elfes c’est trop grand pour être des nains ! T’as pas le droit de nous faire peur papi, en plus on a été tout sages ! »

Amusé de son petit effet, le vieil homme ne pouvait pourtant se retenir de conclure cette année par une petite frayeur aux enfants, c’était son petit plaisir de fin d’année.

« Oh mais si… si vous n’avez pas été sages, si vous refusez d’aller au lit… le magicien entrera dans votre chambre sans faire de bruit et vous tirera par les oreilles… il vous enverra par magie chez les elfes… et si vous ne vous rachetez pas… vous devenez ensuite des orcs… sans jamais revoir vos parents. »

Un cri de peur quitta les lèvres de chacun des gamins alors que derrière, un raclement de gorge lui fit savoir que l’un de ses fils venait de surprendre on récit et n’approuvait sans doute pas sa manie d’effrayer chaque année ses petits-enfants. Quelques-uns des gosses commençaient d’ailleurs à pleurer et le nain se reprenait aussitôt.

« Mais vous êtes tous de braves petits, vous allez avoir un tas de cadeau demain matin mais pour ça… filez tous au lit, aller zou ! »

Rapidement, il offrait une étreinte à chacun des enfants, essuyant au passage les joues de ceux qui étaient encore trop impressionnables pour comprendre qu’il plaisantait, avant de les voir tous filer se coucher dans la chambre. Etrangement, pas une protestation ne vint ce soir-là… mais en même temps…qui prendrait le risque de se voir changé en orcs – dans le pire des cas – au lieu de s’éveiller sous une montagne de jouets ?.
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 11:45


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Qu’est-ce que elle fait là ? Qu’est-ce qu’il fait ? Qu’est-vous dites ? Qu’est-ce que tu racontes ? Racontez ? Mais tu ne parles pas du tout, à moins de te parler à toi-même dans ta tête. A près tout, c’est vrai, quoi. Si tu parlais comme ça à voix haute, tout le monde te prendrait pour un fou. Mais ce n’est pas vrai. Tu n’as pas été bercé trop près des murs. Mais, chut, chut, chut. Ce n’est pas la faute de ta maman si elle avait trop de force dans ses bras et qu’elle avait de la moustache sous le nez. Oui, logique que ça se trouve sous le nez. Soyons raisonnable. Même avec toute la volonté du monde, une moustache ne pourrait pas être à la place des sourcils. Quoique… Ah, mais oui ! Ceux qui ont un mono sourcil. En fait, c’est une moustache déguisée en mono sourcil. Pas bête, mais bizarre. Tu ne voudrais pas avoir une moustache au dessus des yeux. Tu ne peux même pas la raser et après, bah ça se transforme en barbe. Du coup, on ne voit plus rien après et on a des accidents. Mais tu t’égares et ce n’est pas bien de t’égarer. Après, on se perd et on ne retrouve plus le chemin et après, bah ton grand frère, il est obligé de venir te chercher et tu te fais gronder, le soir.

Tu n’aimes pas te faire gronder. Tu n’aimes pas quand ça crie. Ça fait mal oreilles et tu es obligé de les cacher avec tes mains pour ne pas avoir mal. C’est pas drôle d’avoir mal, non plus. Après on crie et on pleure. Et c’est pas bien de pleurer aussi. C’est triste de pleurer et c’est triste d’être triste et il faut que quelqu’un vienne te voir pour te prendre dans ses bras pour que tu arrêtes de pleurer. Il n’y a que ton grand frère qui veut bien le faire. Papa et maman travaillent et grande sœur ne t’aime pas, tu ne sais pas pourquoi. Elle dit que tu es bête et que tu n’es même pas capable de rester concentrer plus de cinq secondes, mais elle dit que des bêtises, c’est ce que grand frère dit.

Oh, le joli cheval !

Tu as toujours aimé les chevaux, c’est d’ailleurs pour ça que tu n’as jamais voulu quitter le Rohan. Tu en as été jusqu’à te rouler par terre devant tout le monde en pleurant et en criant lorsque tes parents ont eu l’idée saugrenue de tenter leur chance au Gondor. Tu n’aimes pas le Gondor, c’est pas le pays des chevaux et tu ne pourras pas t’occuper des équidés. Tu aimes beaucoup les nourri, les nettoyer et tu sais qu’ils aiment ça, eux aussi. Ta grande sœur dit que tu n’es bon qu’à ça. Tu n’as jamais compris. Pourquoi bon ? Tu n’es pas bon, toi. Tu n’es pas mangeable. Ta sœur aurait donc des tendances de cannibalisme comme les orques ? Ah non ! Tu ne veux pas que ta sœur soit un orque. C’est dangereux, c’est moche, ça pue… Bon, oui. Il semblerait que ta sœur ait des origines orquiennes, mais !

Mais fuyons pour sauver nos vies, as-tu envie de dire.

Tu en es rendu où, au fait. Oui, tu as un gros problème de mémoire. Grand frère t’a expliqué que c’était parce que tu avais une très mauvaise chute de cheval quand tu étais plus jeune – tu ne t’en souviens pas du tout – et que c’était pour ça que tu as cette ignoble cicatrice sur ton visage. Tu n’aimes pas cette blessure. Elle est vraiment pas belle et les autres gens de ton âge se moquent de toi à cause de ça. Tu as beau essayé de la cacher en laissant pousser tes cheveux roux. Oui, tu es roux, ça pose un problème ?! Pourquoi tout le monde se moque de la couleur de tes cheveux, c’est méchant. Et puis, c’est pas de ta faute, c’est pas toi qui a décidé de à quoi tu ressemblerais. Si tu pouvais choisir, tu seras exactement comme ton grand frère. En moins borgne.

Oui, ton frère est borgne.

Mais il reste un véritable héro à tes yeux. Non seulement il est très gentil et très patient avec toi, mais, en plus, il n’a pas hésité à combattre des sauvages qui ont tenté de piller votre tranquille petite citée en pleine nuit. Les fourbes les vilains, les pas beaux ! Ils t’ont fait peur en criant, mais ton grand frère t’a dit de te cacher dans les écuries de l’auberge familiale. Il t’a promis de revenir et il l’a fait. Bon, tu t’es évanoui quand tu l’as vu recouvert de sang, mais c’est pas de ta faute, d’abord ! Tu ne supportes pas la vue du sang, ça peut arriver à tout le monde, non ? Après tout, tu n’es qu’un enfant. De dix-huit ans. Oui, monsieur.

« Freki, vient par là ! »

Ah on t’appelle. Tu te lèves en trombe parce que tu reconnais la voix de ton grand frère. Tu l’admires. Tu nous a déjà dit qu’il était ton héro ? Oui ? D’accord. Tu arrives à l’intérieur de l’auberge. Tu es sûr et certain qu’il est dedans, à aider les parents et ta grande sœur. Ca ne manque pas. Ta famille est bien là, à travailler comme des forcenés, mais tu ne comprends pas pourquoi il y a tous ces clients. C’est pourtant la nuit et tout le monde devrait être au lit. C’est important de dormir, on est fatigué, sinon. Et si tu es fatigué, tu ne peux pas t’occuper des chevaux. Bon, toi, tu es insomniaque, mais c’est pas grave ça.

« Assit-toi, grand bêta. »

C’est pas de ta faute si tu es grand pour ton âge d’abord.

Néanmoins, tu obéis sans mot dire. Ta grande sœur semble assez de mauvaise humeur et tu n’as pas envie qu’elle s’acharne sur toi toute la nuit. Ton frère s’installe à côté de toi et tu es bien soulagé de sentir sa présence. Non pas que tu n’aimes pas les clients, hein. Tu les connais tous et sont un peu comme une seconde famille pour toi. D’ailleurs étant donné que ce sont tous des habitués de la maison, tu peux les considérer comme tel. C’est ce que tu as toujours fait. On te sert un verre d’eau. Pas d’alcool pour toi. Tu as déjà essayé et tu n’aimes pas ça du tout, du tout. « Pire qu’une fille » avait alors craché ta sœur à ce moment-là, mais ce n’est pas de ta faute si tu t’es mis a pleuré à chaudes larmes parce que tu es roux, que tu es moche à cause de ta cicatrice et personne ne veut être ton ami.

Tu regardes ton frère avec un air interrogateur, lui demandant silencieusement pourquoi il t’a demandé de venir et pourquoi tout le monde est là.

« Levons nos verres et trinquons. »

Ah oui, c’est vrai, tu t’en souviens. C’est votre tradition. Personne ne le dit, mais tout le monde le sait. Cela fait cinq ans, jour pour jour que les sauvages ont mis à sac votre jolie citadelle. Cela fait cinq que ton frère a perdu son œil gauche en vous défendant bec et griffe et que les méchantes personnes sont reparties perdants de cette bataille. Tous ces hommes qui sont là ont combattu alors qu’ils n’ont jamais pris les armes auparavant. Beaucoup d’autres sont morts et c’est pour eux qu’on lève le verre. C’est une fête en leur honneur. Elle est sobre, simple. Tu sais ce qu’il va se passer par la suite et il te faut toute ta concentration au maximum pour ne pas te déconcentrer comme tu le fais habituellement. C’est un moment important.

Un homme se lève et personne ne le regarde. Pas besoin. C’est le doyen de la ville qui a perdu son bras. Brûlé dans un incendie, c’était son bras ou lui. Il n’a pas hésité une seule seconde. Il chante de sa voix vieille, fatiguée et chevrotante. C’est toujours la même musique qu’il entonne tous les ans, mais ce n’est pas grave, tout le monde l’écoute et le suit pendant le refrain. Toi également. Tu les connais toute par cœur. C’est important pour tout le monde, cette fête et tu ne veux décevoir personne en bafouillant des paroles incertaines. Tu sens le bras de ton frère s’enrouler autour de tes épaules, mais tu t’empêches de penser à autre chose. La chanson est belle, la chanson est triste. Elle rend hommage à tous ceux qui ont péri pour la survie de la ville, pour la protection de la famille, votre famille. Vous avez beau être des aubergistes, des voisins, des commerçants, des forgerons, etc., vous vous considérez comme étant membre d’une grande famille. Le lien sanguin n’a aucune importance à vos yeux. Ce n’est pas ce qui compte. Tu verses une larme discrète. Jamais tu n’oublieras le cadavre d’un adolescent s’affaler lourdement sur le sol devant ta cachette.

«C’est à toi, Freki. »

Ah oui, c’est vrai. Tu ne sais pas pourquoi, mais tout le monde tient à ce que tu sois le deuxième chanteur. Tu ne chantes pas si bien que ça, pourtant, et tes problèmes de concentration ne sont pas pour jouer en ta faveur. C’est à ton tour de te lever et tu n’as jamais aimé tous ces regards rivés sur toi. Ca t’intimide fortement. Tu sais pourtant que tu dois chanter et tu es toujours soulagé de constater que tout le monde te laisse le temps de commencer ta chanson. Ils te connaissent et font toujours preuve d’une incroyable patience avec toi. Ta sœur dit que tu es l’idiot du village, mais tu restes un idiot très apprécié.

Tu chantes. Ta voix est hésitante, timide et tu as envie de les remercier. Ils ne te regardent pas et cela te décontracte fortement. Tu fermes les yeux, concentré sur tes paroles. Tu revois l’adolescent mourir devant tes yeux tandis que tu es caché sous les foins. Le sang s’écoule de son corps, répandant une grande flaque d’un rouge foncé. Tu pleures. Ce n’est pas pour lui que tu verses ces larmes. Non. Ce garçon, tu ne l’aimais pas du tout. Il était toujours le premier à venir t’embêter, à t’insulter et à te frapper alors que tu lui implorais de te laisser tranquille. Il était le chef de cette bande qui te martyrisait. Non. Tu pleures parce que tu t’en veux. Lorsque tu as compris qu’il était bel et bien mort, tu t’en es retrouvé soulagé et content. « Bien fait pour lui » avais même tu pensé. Ca lui apprendra à être aussi méchant avec toi.

Tu t’en veux tellement d’avoir pensé ça, surtout depuis que tu as vu sa mère se donner la mort quelques semaines plus tard. Son mari était parti sans mot quelques jours seulement avant la naissance du garçon. Ses parents l’avaient renié. Elle avait tout perdu. Elle n’a pas pu le supporter. Se retrouver toute seule était au-dessus de ses forces.

Tu éprouves de plus en plus de difficulté à chanter, tes pleurs prenant le dessus. Ton frère se lève, te serre contre toi et te remplace. C’est toujours comme ça quand c’est à ton tour de chanter. Il pense que tu es encore sous le choc de cette tuerie et que tu éprouves des difficultés à t’en remettre malgré toutes ces années. L’ignorant. Il ne sait pas que tu croules sous le poids de la culpabilité et tu refuses catégoriquement d’en parler à qui que ce soit, surtout pas à lui. C’est le seul à bien vouloir passer du temps avec toi, tu ne veux pas qu’il te déteste. Tu ne veux pas qu’on te déteste.

Les chants s’enchaînent et tu retrouves rapidement ta bonne humeur et ton grand sourire. Vous partez sur des notes plus joyeuses et vous vous retrouvez bientôt tous à taper du poing et du pied. Certains même se sont levés pour entamer quelques pas de danses de leur cru. Toi, tu tapes seulement ton pied. Tu as mal au poignet et tu en as encore besoin pour ton travail de demain.

Tu trouves que tu es très chanceux de faire partie de cette très grande famille. Tu es accepté tel que tu es. Vous n’avez pas forcément un lien de sang, certains sont jeunes, vieux, borgnes, édentés, cul-de-jatte, manchot, mais cela n’a aucune importance à vos yeux. Vous êtes ce que vous êtes et vous en bombez le torse.

Vous êtes les hommes du Rohan.
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 11:45


Le plus beau des présents


C’était le jour de mon anniversaire et nous étions de retour après une journée de menus travaux. Père était là, ayant visiblement une fois de plus forcé sur son eau de vie artisanale. Il ruminait à demi, n’aimant pas les jours de fête. On ne lui avait jamais souhaité son anniversaire dans sa famille, à ce qu’on racontait, et c’était pourquoi il détestait autant tout ce qui était de cet ordre-là. Oh, on avait bien tenté de rectifier les mauvais souvenirs et griefs du passé en les remplaçant par de nouveaux, plus joyeux, mais l’alcool semblait apparemment faire un meilleur compagnon de vie, comme s’il était meilleur à faire disparaître tous ces maux… Pourtant il me semblait plutôt qu’il les entretenait sûrement. Mais on était habitués, alors comme tous ces soirs-là, on faisait semblant de rien, et on vaquait à nos occupations habituelles. Mon frère Demesion m’entraînant dans son sillage et me faisant oublier notre entourage. Oublier que pour ma mère, échapper à sa vie passait plutôt par s’en prendre à son entourage, comme si la violence des mots pouvait changer l’état des choses. Pas plus tôt que trois jours auparavant, elle avait encore souhaité tout fort que je ne fus jamais né…

Oh, mais aujourd’hui était un jour de fête ! Alors elle souriait et, devant le regard quelque peu désintéressé de son mari, m’offrait des fruits frais achetés au marché ainsi qu’une tenue neuve qui me servirait pour le reste de l’année et plus encore. J’eus droit à  une embrassade, des bisous chaleureux, des applaudissements après l’essayage, et même des chants. Le dîner était exceptionnellement bon, aussi. L’espace d’une soirée, le mirage était presque parfait : nous étions une famille unie, aimante et ma mère était aux petits soins pour que mon anniversaire soit ce qu’il devait assurément être : une journée heureuse. Mes vêtements étaient beaux, et les fruits juteux, mais ce n’était pas le plus beau des cadeaux. Ce n’était pas ce qui comptait réellement, ni ce que je retiendrais de cette journée.

Journée qui justement, s’achevait. Il était temps de se coucher car une nouvelle journée de labeur attendait chacun d’entre nous le lendemain. Mais sitôt la porte fermée derrière nous, le regard pétillant de malice, Demesion m’entraînait vers la couche pour sortir quelque chose de sous l’oreiller. Je savais déjà que mon frère m’offrirait un présent, comme chaque année. C’était toujours quelque chose de simple, qu’il faisait de ses mains ou qu’il troquait, mais qui était toujours à la hauteur de mes rêves. Curieux, je me penchais pour mieux voir dans la pénombre ambiante, mais quand mes yeux tombèrent sur ce cadeau, mes lèvres formèrent un rond parfait. Parfait, comme ce qu’il me tendait ! Oh, ce n’était pas un jouet mécanique façonné par un nain d’une lointaine montagne, ni une épée forgée par des elfes venus de l’est. Ce n’était pas un lance pierre flambant neuf, ou des vêtements taillés dans de riches étoffes que l’on ne pourrait jamais s’offrir. C’était bien mieux que tout cela. Je m’écriais « Un caramel ! » avant que mon frère ne me fit signe de me taire en étouffant un rire et ne me montre… une pile entière de caramels cachés sous son oreiller ! J’écarquillais les yeux, complètement pris de court par une telle découverte. Une telle merveille ! Où avait-il eut tout ça ? C’était impossible… Je l’interrogeais vivement, mais il me répliqua avec un sourire qui se répercutait jusque dans sa voix : « Tu ne veux pas savoir ! Mange ! » Nous passâmes un moment à rire à couvert et manger des cochonneries ensembles avant que le sommeil ne nous frappe sans même que je ne m’en rende compte.
« Hey. »
Sa voix me tira à demi de mes songes naissants et je relevais la tête pour apercevoir son ombre à côté de moi. Voulait-il encore parler ?
« Hmm ? »
Ses bras m’entourèrent, me plaçant immédiatement dans un cocon de chaleur tout protecteur, à l’image du grand frère qu’il était et je me relaxais contre lui, sombrant à nouveau dans le sommeil.
« Je suis content que tu sois né, frérot. »
Peu m’importait la babiole qu’il me dégotait. Son amour était vraiment le plus beau des présents.
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 11:46


La fête en famille


Les feuilles tombaient en tourbillonnant, formant un tapis épais et coloré sur le sol qui étouffait le bruit de mes pas. Les arbres habillés de feu perdaient leur beau manteau pour affronter l’hiver qui arrivait à grand pas. Le temps filait et la nature passait de vie à trépas. J’aimais particulièrement cette saison, tout autant que celle qui sonnerait le renouveau mais aujourd’hui plus que tout parce que je rentrais plus tôt. La fin de la journée arrivait à grand pas, le soleil déclinant embrasant la forêt mais il était encore tôt et cette journée ne faisait que commencer.
Tirer, pousser, couper tout en chantant. J’avais passé la journée en travaillant mais ne pensait qu’à une chose, mes enfants. Lançant ma hache sur mon épaule, je pris le chemin de ma chaumière en sifflant, le cœur et le pas léger, la soirée était à la fête. Je ne tardais pas à retrouver mes enfants qui du plus petit au plus grand, coururent à ma rencontre en criant. Donnant ma hache à mon fils aîné dont j'ébouriffais les cheveux en riant, le voyant ployer sous son poids, j’attrapais sa plus jeune sœur que je juchai sur mes épaules. Mes deux cadets s’accrochèrent chacun à une jambe avant que je ne prenne le chemin de la maison où ma femme préparait un festin digne d’un roi, marchant comme un géant dont le sol tremble sous les pas. Une douce odeur de viande grillé s’échappait de mon petit coin de paradis et je pouvais entendre le son des couverts avant même de passer la porte après avoir descendu ma petite dernière pour pouvoir aller embrasser mon plus beau trésor. Des rires étouffés emplirent la maison que j’avais bâtis de mes propres mains des années plus tôt et j’entendis même quelques bruits dégoûtés qui ne manquèrent pas de me faire rire.
Aujourd’hui était un grand jour puisque je fêtais celui de mon mariage avec ma douce mais terrible femme. J’avais grandit avec elle dans notre village et elle m’avait semblé moins terrible durant notre enfance, bien qu’elle ait toujours montré une force de caractère inégalable. Nous avions joué ensemble à nombre de jeux avant que mon cœur ne prenne un tout autre chemin et que prenant mon courage à deux mains, je ne me décide à lui faire la cour. Le premier plus beau jour de ma vie fut celui où je réalisai que mes sentiments étaient partagés, le second fut le jour où je l’épousais et chaque jour à ses côtés, elle m’offrait de plus beaux souvenirs, en commençant par la naissance de ma fille aînée. Je suis aujourd’hui père de cinq enfants que j’aime tous pareillement. Mehild, Harden, Metred, Eoda et Fenwyn, deux garçons et trois filles, la plus grande ressemblait de plus en plus à sa mère quand la plus petite avait encore les rondeurs de la petite enfance. Mes deux jumeaux étaient terribles, toujours à trouver une nouvelle bêtise à essayer et mon fils aîné grandissait toujours plus vite, marchant sur mes pas. Un jour, bientôt, il m’accompagnerait tailler le bois comme mon père m’avait appris à son âge, mais ce n’était pas encore pour demain. Embrassant sa taille et son cou, je passais ma tête par dessus l’épaule de ma femme pour voir ce que l’on aurait pour le repas, l’odeur me mettant déjà l’eau à la bouche. Je me mis de suite en quête du dessert qui devait être caché quelque part mais dont je pouvais sentir l’odeur sucrée. Je mis le nez dans les placards, soulevai les torchons et reçu quelque chose derrière la tête en guise de réprimande avant de filer me laver dehors.
Je fis de mon mieux pour éliminer la crasse sous mes ongles et les saletés dans mes cheveux, chantant à tue-tête un air paillard me rappelant mon mariage et les cheveux encore mouillés, je viens asperger mes enfants qui jouaient tranquillement dans la chambre, les jumeaux se ruèrent sur moi en manquant de me faire tomber et je ripostai en les chatouillant tant bien que mal avant que les autres ne viennent à leur rescousse. Je fus bientôt submergé par le nombre et dus rendre les armes, les côtes douloureuses tant j’avais ris.

« A TABLE LES ENFANTS !!! »

L’appel de l’estomac sonna la retraite et je pus enfin respirer. Me redressant sur mon séant, je fis une petite moue à ma tendre épouse, lui demandant.

« Et moi alors ? »

« Toi je te compte dans les enfants. »

Et elle partit à rire, un rire aussi vif qu’une cascade et aussi doux que le miel, un rire qui emballait mon cœur et faisait naître des papillons dans mon estomac, un rire qui a lui seul donnait la raison pour laquelle j’avais demandé sa main. Bougonnant je pris place en bout de table et entreprit de découper le poulet qu’on avait abattu pour l’occasion, remerciant les dieux pour cette bonne année, pour la bonne santé de ma famille et la nourriture à ma table.
Le repas se passa dans la joie et la bonne humeur, ponctué par les rires et agrémenté de sourire. Je n’attendais qu’une chose, l’arrivée du dessert et alors que ma femme se levait pour aller le chercher, j’en profitai pour filer dehors récupérer le présent que j’avais fait pour elle, enveloppé dans un bout de tissus récupéré en douce. En revenant, je pus me délecter de l’expression surprise de ma femme qui hésita un moment avant de déballer le petit paquet entouré d’une ficelle, garder la bouche fermée alors qu’elle m’interrogeait du regard et arborer un petit air innocent quand elle vit ce que c’était. Je l’attrapai, la serrai et lui fis mille promesses avec les yeux, près à reprononcer mes vœux. Le dessert fut le plus beau cadeau qu’elle pouvait m’offrir après mes beaux cinq enfants et je lui fis honneur en engloutissant près de la moitié.

Le ventre rond et bien remplit, ma petite dernière sur les genoux, et les autres autour de ma femme et moi, tous assis ainsi devant le feu qui crépitait dans l’âtre, je ne pouvais pas être plus heureux, plus comblé.
C’était l’heure.
Interpellant mon aîné, il partit chercher mon instrument et j’entrepris un air joyeux. Ma femme joignit sa voix à la musique, bientôt suivie par notre fille aînée et la petite dernière fit de même pour l’imiter, chantant comme un grillon des prés. Lâchant ma flûte, j’attrapais les mains de ma femme pour la faire danser sur un air endiablé que moi seul entendais, provoquant son rire. Je la fis tourner, tanguer, valser dans la pièce, danser à lui donner le tournis jusqu’à ce qu’elle demande grâce, essoufflée. Les enfants courraient autour de nous en riant, se faisant tourner les uns les autres à notre image. Nous ne tardâmes pas à mettre les plus jeunes au lit vu l’heure tardive et à terminer la fête dehors avec nos deux aînés. Ils finirent par rejoindre leurs cadets que nous retrouverions entassés les uns sur les autres comme une portée de chiots.
Une fois seuls, je tirais ma femme contre moi et collait mes lèvres contre les siennes sous les étoiles. Les baisers pleuvèrent et les papillons volèrent, la fête touchait à sa fin mais la nuit ne faisait que commencer. Ce fut une très belle journée.
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 11:47


Une fête parmi les branches et les feuilles


En ce temps-là, la Terre du Milieu était encore jeune et, baigner de la lumière des premières étoiles. Les elfes n'étaient pas apparu, pas plus que les nains, les hommes ou bien les hobbits. Non, en ce temps-là seul la faune et, la flore parcouraient les terres de ce continent et, bien entendu, les Ents. La déesse Yavanna, attrister de voir ses enfants incapables de se défendre, eu la surprise de se voir accorder ces créatures à l'aspect d'arbres mais, pouvant se mouvoir, créé par Illuvatar en personne. En ce temps-là, les Ents se composaient d'hommes, de femmes, d'enfants, ceux-ci n'ayant encore disparu à cause des guerres (celles-ci arrivant bien des siècles plus tard).

Étant un peuple particulièrement lent à prendre des décisions, les fêtes n'étaient guère monnaie courante, de plus, les Ents préféraient être calme ainsi que silencieux. Cependant, certaines occasions étaient toutes indiquées pour qu'ils sortent de leur torpeur et, décident de se réunir, en famille, entre amis, parfois les deux. La naissance d'un enfant Ent par exemple, ou la mort d'un vieillard, pouvaient être l'occasion de réjouissance : l'un pour célébrer l'arrivée d'une nouvelle génération, l'autre pour rendre hommage à l'ancienne, retournant nourrir la terre de son corps et ainsi, se retrouver plus tard en chacun d'eux.

Ce jour-là (ou plutôt cette nuit-là car, le soleil n'apparaîtrait que bien des siècles plus tard), ce fut la naissance de deux fillettes Ent qui fut célébré. Les naissances n'étaient pas si rares cependant, deux d'un coup était plutôt exotique (surtout de la part d'une seule femme Ent). Toute la journée, on prépara la fête qui débuterait lorsque les étoiles les plus brillantes feraient leur entrée dans le ciel. Les femmes se parèrent de fleurs aux couleurs chatoyantes, de fruits appétissants et, décorèrent, à l'aide des hommes, la clairière principale de la grande forêt qu'ils occupaient. Les enfants quant à eux se pressèrent devant les deux petites, fasciner par leur si petite taille, essayant de deviner à quel genre d'arbre elles étaient rattaché.

Les heures passèrent ainsi, même si faire le décompte du temps n'était guère évident à cette époque, les Ents arrivaient à se repérer par rapport aux étoiles. Quoi qu'il en soit, la clairière se vit paré de guirlandes faites à partir de plantes grimpantes : lierre pour le feuillage persistant, chèvrefeuille pour l'odeur, glycine pour la beauté de leurs fleurs. Or, ce n'était pas tout, les grands arbres entourant la clairière se présentaient sur leur meilleur jour, leur plus belle couleur argentée pour certains épicéas, les chênes vénérables étaient majestueux, tout comme les grands frênes et hêtre.

Puis, petit à petit, les étoiles firent leur apparition, baignant la forêt d'une douce lumière, une fois la dernière des cinq étoiles apparues, les festivités purent commencer. Des Ents faisant partie de la famille des deux nouveaux née arrivèrent, Ent rattaché aux résineux, plus précisément aux cèdres, ils arboraient sur leur branche de fines aiguilles parfois bleutée, parfois plus vertes mais, se ressemblant sur la forme. Ensuite arrivèrent les Ents houx, suivis des bois de marronnier, châtaignée, bois d'If et Mélèze, bois d'érable et de noisetier, les principaux amis de la famille, bien qu'il y en ait bien d'autre par la suite. Les Ents étant aussi diversifiés que les arbres composant la forêt, il aurait été impossible de tout énumérer.

Les instruments de musique ne tardèrent pas à se faire entendre, instrument à souffle, à corde, à percutions, ils avaient tous le point commun d'être faits de pierre, précieuse ou non, taillé de façon à donner des son intéressant. Pour un long moment, seule la musique instrumentale se fit attendre au cœur de la forêt, un son qui aurait paru bien primitif aux oreilles des hommes ou des elfes s'ils avaient été présents mais, qui rappelait ceux que pouvait produire la nature elle-même, après tous les Ents étaient ceux qui se rapprochaient le plus d'elle. Or, petit à petit, d'autres sons se mêlèrent à la musique, sons d'animaux, son dû vent dans les branches d'arbres et, bien entendu le son profond de la voix des Ents.

Certains parlaient, leur voix profonde, leur ton lent, d'autres chantaient et, les deux se mêlant, aux rires plus clairs des enfants. Ils n'étaient pas du genre à danser, pourtant, leurs mouvements lents influencés par le vent auraient pu passer pour une sorte de danse, au rythme de la musique. Les Ents ne consommant que peu de nourriture, ils se contentèrent pour cette joyeuse fête, de boire cette eau si spéciale (qui bien des milliers d'années plus tard, ferait grandir deux hobbits bien particuliers). Récolter dans l'une des nombreuses cascades présente dans la forêt, l'eau avait un goût de terre, de minéral mais, pouvait également faire penser aux odeurs des premières fleurs du printemps ou encore, aux fruits mûrs des chaudes journées d'été. Bien entendu, les deux petites Ents eurent le droit à leur part, bien avant les autres d'ailleurs, comme il était coutume à cette époque-là.

Plus tard, dans la soirée, des jeux furent organisées. Ce fut surtout des jeux de devinettes, des énigmes, des jeux basés sur les mots tandis les enfants s'amusaient entre eux avec des jeux à base de petite figurine en pierre, représentant des animaux en tous genres. Le peuple Ent était bien plus insouciant à cette époque-là, même les hurons (des Ents redevenu sauvage), paraissait moins sinistre que bien plus tard. Pourtant, ils étaient bien conscients du danger rôdant parfois dans les forêts, un être qui parfois enlevait des Ents pour les transformer en bien d'autres choses, des monstruosités. Fort heureusement, la créature ne fit pas son apparition lors de la fête, qui battait son plein, tandis qu'au-dessus d'eux dans le ciel, les étoiles se firent encore plus brillantes comme bénies par certains Valar.

Durant la soirée, les petites Ents passèrent de bras en bras. Elles ne semblèrent pas se soucier de cela, même plutôt amuser à vrai dire, des rires se faisant attendre à chaque fois qu'un Ent adulte les touchait, peut-être ressentaient elle des sensations de chatouillis (malgré le fait que les Ents ne soient pas faits de chaire mais, de bois). Revenue enfin dans les bras de leurs parents, une procession s'organisa et un à un, les Ents s'engagèrent sur un sentier de forêt, créer par eux-mêmes à force de la parcourir en tout sens, afin de se diriger vers l'au-delà, vers les prés où poussaient les arbres fruitiers et, les fleurs aux couleurs d'argent, de bleus glacial, pareille même aux couleurs des étoiles. C'était une sorte de coutume, les deux enfants auraient été des garçons, ils seraient resté dans la forêt, les Ents femmes étant quant à elle rattacher plutôt aux endroits plus baignés de lumière.

Ils se déplacèrent tous avec lenteur mais, avec beaucoup de bonnes humeurs, ce fut durant cette marche qu'éclatèrent véritablement les chants, reprit par tous. Entendre un groupe d'Ents chanter ne devait pas n'être rien, cependant, seul la faune et la flore de l'époque auraient pu en témoigner, témoigner de la profondeur de leurs voix, même celles des femmes, des paroles incompréhensibles mais, rappelant les choses de la terre, des astres, des arbres, des chants apparus à l'aube des temps. Ils mirent un certain temps à parcourir l’immensité de la forêt, lorsqu'ils arrivèrent, les étoiles principales avaient tout doucement commencé à disparaître.

La forêt laissa donc place à de vertes prairies où poussait cerisiers et pêchers, figuiers et vignes, orangers et Oliviers mais aussi, quelques églantiers ainsi que des fleurs plus herbacées aux formes variées et, bien entendu les fleurs d'argent. Les deux petits Ents parurent ravis du changement d'endroit, fasciner par les couleurs, les odeurs et, les formes des arbres. Le groupe se dispersa, continuant toutefois à chanter, à rire, à bavarder tout en buvant de leur eau, parcourant alors les centaines de lieux que recouvraient les praires, séparant les forêts. Des rivières plus ou moins grosses se firent voir et, entendre, le chant de l'eau amusant tout particulièrement les enfants qui n'hésitèrent pas à plonger dedans, accompagnée des petites Ents. Bientôt ils furent rejoints par les adultes, ceux-ci appréciant tout autant les eaux glaciales des rivières, une manière à eux de se ressourcer.

Les enfants s'éclaboussaient, alors que les plus anciens préféraient s’immerger entièrement dedans. Ils s'amusèrent ainsi jusqu'à ce que la dernière grande étoile fût éteinte, refaisant place aux plus petites et lointaines. Ce fut le moment de s’asseoir dans l'herbe, parmi les fleurs, les petits arbustes et, autres végétaux du même genre, de s’asseoir autour du plus vieil Ent. C'était en réalité une femme Ent, ses yeux étaient aveugles depuis longtemps, cependant elle arrivait encore à percevoir à sa manière ses congénères et, l'environnement. Il était coutume d'écouter ses histoires, des contes parlant du passé, du présent, parfois du futur, des histoires inventées ou non, elles étaient toujours extraordinaires, épiques ou encore émouvantes. Les enfants Ents s'endormirent tranquillement au son de sa voix, restant posé là, tels des petits arbres.

Ce ne fut que bien plus tard, que les adultes s'endormirent à leur tour, créant ainsi une étrange forêt de statues de bois. Lors de leur réveil, ils reprendraient chacun leur route, leur vie, jusqu'aux prochains événements ...
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Mar 6 Jan 2015 - 14:24


Le sortilège du Noël Bleu


Il est temps pour moi de vous raconter - Mesdames et Messieurs les nains, les hobbits et les elfes- cette étrange histoire qui fut mienne, en ce jour du vingt-quatre après le premier jour de Durin. Je ne la commencerai pas par cette formule qui va si bien...non pas de ‘Il était une fois’. Car ceci n’est pas un conte de fée mes amis, ceci est un conte de Mage.

J’ai toujours considéré que mon devoir était d’obéir aux ordres, quels qu’ils soient. Incendier des fermes, égorger des brebis égarées, brutaliser les plus petits que moi. Oui, cela me convenait très bien du moment que la récompense tombait de la part de mon maître. La violence était passion, la détresse était berceuse. Bientôt, mon nom fut familier, et dans la plupart des cas redouté. Il faut dire que j’ai toujours été un Uruk-Hai populaire, même auprès de mes semblables. On m’a même offert un grade, que je m’appropriai sans mal, et parfois même avec un certain surcroît d’autorité bienvenue.

Je rentrais de mission, une fois de plus couronné de succès. Je l’avais mérité cette victoire, et c’est tout naturellement que je m’attardais à la taverne, celle en bordure de Dol-Gûldur. La seule, en fait. On ne peut pas dire que le coin soit très propice au commerce ou à la beuverie. C’est fort dommage si vous voulez mon avis… Quoiqu’il en soit, me voici en train de vider ce qui me semblait être ma sixième choppe de ce liquide infect que les nains appellent ‘bière’ . Lorsque soudainement, quelqu’un se positionna à mes côtés. Je sursautais. Pourquoi le Maître-Mage partageait-il ma table ? Monsieur Saroumane n’était pourtant guère friand de ce genre d’endroit. En fait, il semblerait même qu’il ne soit friand de rien sauf de son globe de pierre là, tout noir, tout froid et...tout immobile. Je me tournais vers lui, essayant de faire sourire ce visage si austère qu’il m’avait donné. Je pense que ça n’avait pas fonctionné, car l’instant d’après il s’adressa à moi avec des mots bizarres et ce fut bien trop tard que je compris qu’un sortilège venait de m’être lancé. Ma tête se cogna lourdement sur le comptoir alors que je sentais mes jambes glisser du siège où j’étais affalé.


A mon réveil, j’eus une bien belle -ou mauvaise, oui très mauvaise en fait- surprise. Mon corps n’était plus celui d’un solide Orc au teint sombre, non. J’était désormais beaucoup plus petit. Trop petit. Ma peau était toute rose et ma barbe (aie) rousse et bouclée. De vert j’étais habillé et je réalisais avec effroi que je ne pouvais désormais plus m’exprimer qu’en rimes. De son robuste capitaine, Saroumane avait fait un Leprechaun. Quelle humiliation ! Trahison !

Je ne reconnaissais pas mon corps et pis encore, je ne reconnaissais pas l’endroit dans lequel celui-ci avait atteri. C’était vert, c’était convivial, c’était écoeurant. En plus ça sentait les fleurs et ça riait de partout. Un petit homme, pas plus haut que trois courges l’une sur l’autre, vint à ma rencontre, accompagné d’un autre, un peu plus grand néanmoins (mais avec une toute aussi mauvaise figure).


« Oh, regarde Papa : un Lutin ! Un Lutin du Père Noël ! Peut-être qu’il a mes cadeaux ? »


Je mis quelques secondes à comprendre que ce légume sur pieds parlait de moi. C’était encore nouveau, de voir quelqu’un qui ne s’enfuyait pas à mon approche.

« Mon bon ami, lutin je ne suis ! Et de ce Père dont vous parlez, jamais encore il ne m’eut été donné de le rencontrer. Je vous prierai maintenant de passer votre route, si vous ne voulez point finir en casse-croûte. »


Mais cela ne fut malheureusement pas suffisant pour que le gamin à la tête de chou-fleur ne renonce. Je me remis prestement debout, mais il était déjà trop tard. Le gamin, sourd à mes protestations, m’étreignit de ses petits bras potelés. Je me débattais avec force, alors qu’à ma grande stupéfaction, de la poussière dorée tombait de mes poches. C’était pas beau, et ça collait aux doigts. Ni une ni deux, et sans a moindre réprimande de la part du père-courgette, je fut emporté dans une drôle de maison. Au ras du sol, ronde et bas de plafond. Une odeur nauséabonde de dinde aux cèpes et de tarte aux pommes se dégageait de l’endroit et un doux feu dans l’âtre de la cheminée acheva de me libérer un haut-de-coeur.

« Je vous mordrai les doigts pour m’avoir kidnappé de chez moi! Je vous écartèlerai vif, pour vous servir en digestif, je vous brûlerai entier pour que mes compagnons puissent en profiter ! »


« Ce lutin n’est pas très poli Papa, peut-être qu’il lui faut plus d’esprit de Noël ? »


Bientôt, trois têtes m’observaient avec une espèce de ravissement grotesque. Cette barbe me grattait mais ce n’était rien, comparé à la moustache qui y était assortie. J’éternuais bientôt dans un nouveau nuage d’or.

« Tu as raison, fils. Et je sais exactement où tu pourra trouver ce dont il a besoin… »


La petite famille -le mère, la mère et l’avorton- eurent un sourire entendu, qui me donna un frisson d’appréhension. Je ne pensais désormais qu’à une chose : m’échapper. Mais il était beaucoup plus facile de le faire lorsqu’on mesurait presque deux mètres et que nos biceps défaisaient des armées entières de ces petits hommes aux pieds poilus, que lorsqu’on ne mesurait qu’une trentaine de centimètres et que l’on laissait de la poussière d’or dans son sillage. J’aurai tout aussi bien pu leur servir de bibelot, et me retrouver entreposé au-dessus de la cheminée, à me chauffer le postérieur sans broncher. (Heureusement pour moi, et pour mes fesses, cela ne serait pas le cas).


Je ne savais pas ce que Saroumane avait en tête, ou ce que j’avais bien pu faire de mal pour me retrouver dans cette situation, moi, le capitaine de ses armées. Je n’avais pourtant rien perdu des bonnes traditions en vigueur à Dol-Gûldur et, en attendant de trouver un plan de sauvetage réalisable, je torturais le semi-homme lorsqu’il s’approchait d’un peu trop près. Si seulement à la place de la barbiche et de la bedaine nouvelle, on m’avait doté d’une paire d’ailes, une hallebarde, un pieu de facture naine ou de quelque chose d’autre. Quelque chose d’utile...libre je serai déjà dans la soirée naissante. Et loin aussi, en train de demander des comptes au Maître.

Mais pour l’heure, voici qu’on me ballottait de nouveau comme une vielle poupée de chiffons. Nous sortîmes dans les vertes collines, maintenant couchées sous la lune attentive, et rejoignîmes le spectacle le plus répugnant qu’il ne m’eut encore jamais été donné de voir. Toute cette joie, ces rires, ces lumières...tous ces petits êtres qui ne méritaient que de rôtir lentement. Il semblerait que mon écoeurement n’était pas assez apparent, bien que je m'appliqua à le montrer du mieux que je le pus. Après m’avoir promené pendant un long moment, le cortège de hobbits se mit en cercle autour d’un Arbre. Un Ent, assez singulier, il faut l’avouer. Peut-être était-il lui aussi victime d’une malédiction quelconque ? De son long branchage uniforme se distinguait une multitude de guirlandes, visiblement étrangères au aiguilles qui l’habillait déjà. Je n’éprouvais pas de compassion pour le pauvre Ent, car j’estimais que mon déguisement était bien pire que le sien. Un groupe de fumeur d’herbe à pipe entama alors une chanson, ignoble et quasiment inaudible à mes oreilles vulgaires d’orc :


" Mon beau sapin, dans ma Comté
Que j’aime ta verdure.
Comme Elebreth, tu illumines
Notre Brandevin et nos chaumines.
Mon beau sapin, dans ma Comté
Comme tu as fière allure !”


Je vomissais des étoiles dorées. Enfin, c’est ce que je croyais. Je mis quelques secondes à comprendre que les paillettes qui tombaient sous moi n’étaient autres que celles qui se déversaient de mes poches sur ces têtes bienheureuses et bouclées. Par Sauron, que faisais-je donc à l’envers ? J’avais l’impression de voler, bien que cela soit impossible. Bientôt je vis, un traîneau débouler dans la clairière aux festivités. Je me frottais les yeux, certain d’avoir été abusé par les feuilles de Longoulet inhalées. Je sus que j’avais définitivement perdu la raison lorsque je remarquais que le-dit traîneau était dirigé par une armée de lapins aussi robustes que rapides. A sa barre, un vieux grincheux à la barbe aussi brousailleuse que celle de mon maître Saroumane. Peut-être était-ce lui, qui venait me libérer de ma malchance ? Je n’étais que désespoir et celui s’accrût encore (si c’était possible) lorsque mon ascension se termina. Au sommet de l’Ent. Comme le gardien de ce rassemblement que je désapprouvais.

Mais quelque chose d’autre clochait. Ce grand gourou barbu en traîneau, je ne connaissais ! Et visiblement, lui aussi vu les regards amusés qu’il me lançait de temps à autre. Soudainement, je compris la raison de mes malheurs. Et cette raison : c’était lui !

Aaah...si seulement son mauvais sort ne m’avait pas frappé, de la charpie d’orc j’en aurai fait. Mais pour l’heure, je devais me contenter d’observer les artifices colorés qui inondaient le ciel, sous les ‘hourra’ et les ‘Joyeux Noel’ des hobbits et du Lutin au chapeau pointu grandeur nature.

Mais...soyez-en sûrs, toutes et tous, ui que vous soyez et qui me lisez : Ma vengeance je l’aurai et sachez que cette traîtrise ne restera pas impunie !
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Sam 10 Jan 2015 - 1:06

J'ai beaucoup hésité entre Le plus beau des présents et Le sortilège du Noël Bleu :) j'ai autant adoré l'un comme l'autre !
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Jeu 15 Jan 2015 - 17:04



 

 
“ Résultats du concours ”    
Here and back again

Ahahah ! Vous êtes pressés de savoir qu'elles sont les résultats de notre petit concours de nouvelles, n'est-ce pas ? Suffit de scroller un peu, bande d'impatients Wtf
Mais sachez que le plus important, c'est d'avoir participé. Vous trouverez à la suite la liste des nouvelles avec le nom de leurs auteurs, histoires de pouvoir les féliciter en leur nom. Shire
En prime, parce qu'on est gentil, on offre des points à tout le monde, le gagnant et ceux qui le talonnent en recevrons juste un peu plus Meow


Voici le podium !

1ère

Rose avec « Le sortilège du Noël Bleu »


2ème ex-æquo

Grim avec « Kill a few orcs for me, honey »
Fili avec « Le Magicien d'Hiver »


Viennent ensuite

Raeryan avec « J'aime bien les fêtes, c'est bien les fêtes »
Kiria avec « Who we are »
Bofur avec « Une fête parmi les branches et les feuilles »
Dwalin avec « Le plus beau des présents »
Kili avec « La fête en famille »



Vous voulez savoir combien de point vous allez recevoir ? Wtf
Rose devant tout le monde reçoit 40 points et sa trombine dans le qeel, elle est suivie de près par Grim et Fili qui reçoivent 30 points (chacun, pas pour les deux Trollface) et viennent ensuite Raeryan, Kiria, Bofur et Dwalin, ainsi que Kili, recevant 15 points chacun. De quoi fêter ça avec une pinte  Beer

Merci de votre participation à tous.  Coeur
Le Staff

 
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« Baruk Khazâd ! Khazâd ai-mênu ! »
— RACE DU PERSO : Nain et fier de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Exilé d'Erebor, réside actuellement à Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 168 ans et toutes ses dents (mais pas ses cheveux).
— RANG SOCIAL : Seigneur nain.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guerrier dans l'âme et avant tout. Il passe les jours calmes à la Forge.
— ARMES DU PERSO : Tout est une arme pour lui. Sinon : Marteau, Haches, Dagues, Armure de poings, Crâne
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Sa loyauté va à Thorin et son frère aîné.
— VOYAGE AVEC : Ses armes.
— AMOUREUSEMENT : Veuf depuis 80 longues années.

MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Jeu 15 Jan 2015 - 17:35

Moi je dis bravo à tout le monde.
Le choix était vraiment pas facile, j'ai mis deux ans à me décider pour voter xD

(PS : et merci Ronron, je suppose que c'est toi qui a voté pour mon truc de dépressif xD)

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— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Jeu 15 Jan 2015 - 18:04

Bravo à tous ! Hug J'ai mis du temps à me décider, j'aurai souhaité pouvoir voter pour plusieurs, mais bon, fallait faire un choix x) En tout cas, Félicitations Rose et merci à tout ceux qui nous ont offert de la lecture Shire

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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Jeu 15 Jan 2015 - 18:13

Bravo à tous le monde et merci beaucoup ♥ !
Au début j'étais effrayée par la longueur de la page mais finalement j'ai tout lu avec beaucoup de plaisir, vous écrivez tous super-bien et c'est très agréable ! :hug3:

Now > Fiesta à Bourg de Touque Woooya
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Jeu 15 Jan 2015 - 19:33

Un jour je gagnerai!

FELECITAIONS A TOI ROSE!
Et bravo aux autres aussi ^^
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ARCHER OF DURIN ♦ NAIN
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— ORIGINAIRE DE : Montagnes Bleues, refuge du peuple nain depuis la prise d'Erebor mais ce n'est qu'une solution temporaire avant la reprise d'Erebor.
— ÂGE DU PERSO : soixante dix-sept ans et toutes mes dents mais pas toute ma barbe
— RANG SOCIAL : Prince.. oui, riche.. ça reste à voir.. bien que les salles d'Erebor croulent sous l'or et les pierreries, elles croulent aussi sous le poids d'une grosse larve cracheuse de feu.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Éclaireur, musicien, séducteur, guerrier, archer, ... sans oublier petit frère, neveu et filleul ... ce sont des métiers à plein temps moi j'vous dis.
— ARMES DU PERSO : Arc, hache, poignard, épée, mais surtout ARC
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Du meilleur côté qui soit, le côté des nains. On s'en fou de savoir si on est gentil ou méchant, on est des nains. Mais plus sérieusement, il est du côté de son oncle.. reste à voir quelle position il prendra s'il juge ses décisions.. teintées de folie
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— AMOUREUSEMENT : En couple avec mon arc qui bande à ma demande.. et parfois à celle de mon oncle.. En vrai c'est un secret :wtf:

MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Jeu 15 Jan 2015 - 19:41

Bah moi j'ai pas voté pour toi Trollface mais j'aurais quand même les gâteaux ? Huf

Trêve de plaisanterie, c'était très dur de choisir... alors j'ai fait plouf x)
Mais j'aurais pu voter pour moi 8D

Félicitations à tous o/

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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Jeu 15 Jan 2015 - 20:03

Bravo a toooous !! InLove
C'était aussi très difficile de choisir D: toutes se valaient honnêtement ♥️

Encore désolée pour le nombre de mots que j'ai dépassé Wtf

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Merci Bro ♥️
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Ven 16 Jan 2015 - 8:15

J'avoue que j'ai voté pour mon Kili d'amour pour avoir une chance de survie si je le croise un jour en jeu...Trollface mais pffff...sérieux, comment choisir ? Vous êtiez tous agréable à lire et si j'ai voté c'est surtout pour participer, parce que vous étiez tous topissime *_* !! En tout cas ça fait plaisir de voir ton minois s'afficher sur la page du forum Rose alors FÉLICITATIONS adorable et exquise petite Hobbit ♥️
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Ven 16 Jan 2015 - 15:01

Bravo à tout le monde ! Rose, ta victoire est largement méritée Hug
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♦ DC & co : Bregil & Meruva & Taràk & Alayna & Hadrian
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— RACE DU PERSO : De la plus grande, la plus prestigieuse, celle composée des plus grand guerriers que la Terre du Milieu ait portée... quoi j'en fais trop ?! Je suis.. un nain et fier de l'être, un nain de la lignée de Durin pour bien faire les choses, neveu du grand Thorin Oakenshield.
— ORIGINAIRE DE : Montagnes Bleues, refuge du peuple nain depuis la prise d'Erebor mais ce n'est qu'une solution temporaire avant la reprise d'Erebor.
— ÂGE DU PERSO : soixante dix-sept ans et toutes mes dents mais pas toute ma barbe
— RANG SOCIAL : Prince.. oui, riche.. ça reste à voir.. bien que les salles d'Erebor croulent sous l'or et les pierreries, elles croulent aussi sous le poids d'une grosse larve cracheuse de feu.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Éclaireur, musicien, séducteur, guerrier, archer, ... sans oublier petit frère, neveu et filleul ... ce sont des métiers à plein temps moi j'vous dis.
— ARMES DU PERSO : Arc, hache, poignard, épée, mais surtout ARC
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Du meilleur côté qui soit, le côté des nains. On s'en fou de savoir si on est gentil ou méchant, on est des nains. Mais plus sérieusement, il est du côté de son oncle.. reste à voir quelle position il prendra s'il juge ses décisions.. teintées de folie
— VOYAGE AVEC : Thorin et le reste de la Compagnie
— AMOUREUSEMENT : En couple avec mon arc qui bande à ma demande.. et parfois à celle de mon oncle.. En vrai c'est un secret :wtf:

MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   Dim 18 Jan 2015 - 12:02

Mdr Murt' x)
Tu me fais des infidélités en votant pour un autre ?!!! Woooo

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DWARF AND PROUD
FAMILY AND FRIENDS ARE MY STORY, THEY MEAN EVERYTHING TO ME.
#CHEEKYDWARF
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MessageSujet: Re: Concours de noël : les histoires [+ résultats]   

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Concours de noël : les histoires [+ résultats]
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