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Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori

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Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori

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Thief in the wild ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Nain
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 129 ans
— MÉTIER PRATIQUÉ : Voleur
— ARMES DU PERSO : Masse d'arme, ainsi que des couteaux, poignards, aiguilles et fléchettes.
— VOYAGE AVEC : Mes frères, et la compagnie.
— AMOUREUSEMENT : Je ne crois pas en l'amour et en ces sornettes.

MessageSujet: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Lun 2 Mar 2015 - 18:32

Would Somebody help me stand, somebody help me breathe.
Raeryan  & Nori
La nuit est noire, la bâtisse est silencieuse. Caché dans l'ombre, j'avance dans un couloir en longeant le mur. Après quelques mètres, le couloir tourne à droite et je me faufile dans le coin en face de moi sans faire de bruit. Le garde de faction devant la porte à dix mètres de là ne m'a pas vu et continue de fixer le mur devant lui d'un air fatigué. Je ne bouge pas, je reste tapi dans l'ombre à attendre la suite. Dans quelques minutes, le nain s'en ira de l'autre côté, retournant au poste de garde pour rappeler à ses camarades que l'un d'entre eux doit quitter leurs tonneaux de bière et venir le remplacer. J'ai un sourire narquois. Il ne se passe jamais rien ici et le métier de garde est très ennuyeux, je n'ai donc pas été surpris de découvrir que ces gars-là passent plus de temps à plaisanter autour d'une bière au poste qu'à réellement patrouiller la maison. Enfin, quand je dis maison je voudrais plutôt dire manoir. Ce bâtiment est l'un des plus grands du quartier est d'Ered Luin, et l'un des plus vieux. La famille qui y vit est très noble et possède bon nombre d'objets précieux, pourtant c'est la première fois que je le cambriole. C'est Gerik le receleur qui m'a trouvé ce coup. Une bande de vieux adorateurs dont je me fiche complètement convoitent un diadème entreposé ici, et Gerik m'a assuré qu'ils étaient prêts à payer le prix fort pour l'avoir. Autant dire que je n'allais pas laisser cette opportunité passer sous mon nez.

Cela fait deux semaines maintenant que j'observe les rondes nocturnes des gardes et que je note dans un coin de mon esprit leurs déplacements et leurs horaires. J'ai exploré la bâtisse de nombreuses fois et j'ai localisé le diadème il y a trois jours. Il se trouve dans cette salle à quelques mètres de moi, et je commence à sentir des picotements au bout de mes doigts à l'idée de pouvoir enfin m'en emparer.
Comme prévu, le nain commence à s'impatienter et se met à soupirer de plus en plus. Au bout de quelques minutes, il se lève de son tabouret et s'éloigne de l'autre côté du couloir. J'écoute attentivement le bruit de ses pas s'éloigner, et quand je ne les entend plus, j'attends encore un peu. Encore quelques secondes...
Je sors enfin de mon coin et m'avance dans le couloir, sortant mon kit de crochetage. La serrure est assez simple à ouvrir et je m'attelle à la tâche tout en jetant des coups d’œils incessant à droite et à gauche, gardant mes oreilles grandes ouvertes. Un cliquetis satisfaisant m'indique que la porte est déverrouillée et j'ai un sourire carnassier alors que je tourne la poignée. Je vais enfin mettre la main sur ce petit bijou. Après deux semaines, me voilà enfin récompensé.

La pièce est assez grande et plutôt vide. Une table trône au milieu, et des buffets et armoires sont installés le long des murs, ornés de bibelots de toute sorte. Je fais le tour du propriétaire, regardant ce qu'il est intéressant d'emporter ou non. J'ouvre les tiroirs et ne peux m'empêcher de piquer un set de fourchettes en argent que je fourre dans mon sac. Dans un autre je trouve un très joli set de papeterie avec une plume d'oie et un encrier finement décoré. Je souris en me disant que Ori n'en a sûrement jamais vu d'aussi beau. Cela finit également dans mon sac. Plus loin je trouve quelques épingles à cheveux ornées d'éclats de diamants et je les rajoute à mon butin avant d'arriver au niveau du diadème tant convoité. Les propriétaires de la bâtisse en sont tellement fiers qu'ils l'ont posé sur un coussin, s'assurant que les invités venus dîner ici ne manquent pas d'admirer sa beauté. Il est vraiment magnifique, taillé dans des pierres blanches qui semblent illuminer la pièce sombre. J'en ai le souffle coupé.
Je l'admire pendant quelques instant et le prend entre mes mains. Maintenant que je le tiens, je suis presque tenté de le garder. Gerik sera simplement déçu mais je n'en ai strictement rien à foutre.

Il y a un bruit au dehors. Je me tourne vivement, les sourcils froncés, aux aguets, et je range le diadème dans mon sac à bandoulière. J'ai dû rêver. Personne n'est ici habituellement à cette heure ci, je m'en suis assuré. Je retourne vers la porte d'un pas silencieux et colle mon oreille contre la porte. Rien.

Je tourne la poignée, ignorant les battements de mon cœur qui s'emballe, et je scrute le couloir, tendant l'oreille. Rien. Rien que la lumière de la torche sur le mur qui fait vaciller les ombres. Je referme doucement derrière moi et me dépêche de revenir sur mes pas. Un couloir à droite, puis un autre à gauche. Je dois passer derrière un autre garde, caché par l'ombre d'une bibliothèque, mais je suis surpris quand je vois que le nain de faction n'est pas là. Je continue ma route avec le sentiment que quelque chose ne va pas du tout. Je passe plusieurs autres postes de garde sans voir personne, et je m'avance jusqu'aux cuisines, par où j'ai choisi de ressortir. Il y a là une fenêtre qui donne sur le côté de la maison, avec seulement quelques mètres de hauteur et des pierres sur lesquelles je peux facilement m'appuyer pour descendre.
Méfiant, je colle mon oreille à la porte. Rien. Le silence ne me rassure pas cependant, et je pousse la porte avec suffisamment de force pour qu'elle s'ouvre entièrement, puis je recule au bout du couloir.

Instantanément, des cris donnant l'assaut se font entendre des cuisines, et je comprends que j'ai été piégé. Ni une ni deux, je fais demi-tour et me met à sprinter dans le couloir, certain d'avoir tout de même une bonne avance sur mes poursuivants qui ne m'ont sûrement pas encore vu. Je traverse les pièces vides à toute vitesse dans l'espoir d'atteindre les salles d'eau de l'autre côté du bâtiment, où les fenêtres sont plus petites et plus hautes mais par lesquelles je pourrai tout de même passer. Des pas précipités viennent d'un couloir à ma gauche, et des voix donnent des ordres virulents. « Arrête toi, voleur ! » Merde, vite, je dois me dépêcher. Il ne faut pas que je traîne ici. « Il se dirige vers l'aile nord ! » Par Mahal, il en arrive de partout. Je ne comprends pas ce que j'ai pu faire de travers, ni pourquoi ils m'ont laissé attraper le diadème s'ils étaient au courant. Pour me pincer la main dans le sac, peut-être. Gerik va entendre parler de moi.

Heureusement que je connais la bâtisse presque par cœur, parce que sinon je ne pense pas que j'aurais pu atteindre la salle d'eau sans me faire intercepter. La porte est ouverte et je me précipite à l'intérieur, hésitant une seconde à verrouiller la porte derrière moi pour me donner du temps. Mauvaise idée. L'un d'eux doit avoir la clé sur son trousseau. Je me contente alors de courir vers la fenêtre et je sens mon estomac se nouer lorsqu'elle ne s'ouvre pas.
Dans le couloir des pas retentissent, je n'ai pas le temps de crocheter la serrure. Je dégonde la fenêtre et la jette au sol, grimaçant lorsque la vitre se brise dans un grand éclat. Pour la discrétion on repassera, mais cela n'a pas d'importance puisque je viens de me jeter au-dehors.
Je me rattrape sur le sol caillouteux et me relève instantanément, prêt à faire l'un des plus beaux sprints de ma vie. Mais voilà. En me relevant, je tombe nez à nez avec trois gardes apparemment très agacés, qui serrent leurs poings volumineux autour de leurs armes impressionnantes. « On te tiens, pourriture ! » Ils s'avancent vers moi et je ne résiste pas à lui faire un clin d’œil espiègle. « Pas encore, » lui dis-je avant de détaler. Ils me suivent, bien entendu, mais j'ai confiance en ma vitesse et ma légèreté pour les semer.

J'ai à peine parcouru trente mètre que quelque chose happe mes tibias et je m'étale de tout mon long dans l'allée caillouteuse. Je suis sonné pendant quelques secondes, avant que la panique ne s'empare de mon corps et que je me relève par réflexe, mes mains allant dégainer mes couteaux sans même que j'y pense. Je cligne des yeux et titube, conscient que je dois courir, courir encore et encore jusqu'à ce que je puisse me cacher, mais j'entends derrière moi des cris enragés et le glissement typique des cailloux sous les lourdes bottes des nains. Une seconde à peine est passée quand je reprends mes esprits et je tourne la tête pour regarder la distance qui me sépare des gardes, et je me baisse juste à temps pour éviter un coup de masse inattendu. Ils m'ont rattrapé. Je serre les dents, vexé, et laisse mon corps bourré d'adrénaline me défendre. Celui qui m'a asséné le coup de masse est encore emporté par son geste et j'en profite pour lui planter mon couteau dans la jointure de son armure, sous l'aisselle. Il crie et pose un genou à terre, surpris par la douleur, mais je n'ai pas le temps de respirer que les deux autres sont sur moi. Le premier me charge avec sa hache et je le laisse venir à moi, m'écartant juste à temps pour procéder de la même façon qu'avec son collègue sauf que cette fois je lui donne un coup dans le haut de la cuisse. Le troisième est plus près que je ne le pensais ; il fend l'air de son épée que j'évite de justesse, mais, concentré sur sa lame, je ne peux éviter le coup de masse de l'autre garde qui s'est relevé. Il visait ma tête bien sûr, mais comme j'ai bougé, il me frappe dans le bras droit avec suffisamment de force que je tombe au sol.

Soufflé par le choc, je ne perds cependant pas de temps et me relève sur-le-champ. Les deux gardes n'ont eux aussi pas perdu de temps et l'épéiste me plante son arme dans le flanc gauche alors que je me tourne pour lui lancer un couteau. L'intrusion me fait pousser un cri de douleur mais j'ai assez de lucidité pour lancer mon couteau de jet qui va se planter en plein dans son cou, transperçant sa barbe brune. Il s'écroule et son épée tombe, mais le nain à la masse lance un hurlement de rage en voyant son camarade mort et me charge avec férocité. Je l'esquive et l'attrape par derrière avant de lui trancher la gorge. Quand il tombe, j'ai l'impression que toute l'adrénaline a quitté mon corps d'un seul coup, et mes bras ne répondent plus à aucune de mes commandes, exténués. Je respire à fond et je grimace en sentant la chair blessée sur mon ventre bouger. La douleur est intense, je sens mon corps se refroidir et je tremble. Est-ce la douleur, ou le contre-coup du combat, de la mise à mort ? Je ne saurais le dire. Ce que je sais en tout cas, c'est que je ne peux pas me permettre de me laisser aller à mon inconfort maintenant, alors que les autres gardes sont sûrement à mes trousses.
Au prix d'un effort inestimable, je me remets en route et malgré la douleur fulgurante qui me transperce le flanc à chaque pas, je me force à courir aussi vite que possible.

Quelque temps après, ce qui me semble être des heures plus tard, je m'écroule contre le mur extérieur de la maison que je partage avec mes frères. La rue est calme, et le seul bruit que l'on entend est celui de ma propre respiration. Je pose le sac du butin à côté de moi et je relève ma tunique et je grimace en voyant la grosse tâche de sang frais qui s'étale sur ma chemise. Je la prends entre mes doigts pour la relever et je dois me mordre la main pour ne pas crier car le sang fait coller le tissu à ma peau. Quand je parviens enfin à accéder à la plaie, ce que je vois ne me plaît pas vraiment. Je me mords la lèvre et laisse ma tête tomber en arrière contre le mur et je ferme les yeux. Habituellement, je soigne moi-même mes blessures, pour des raisons évidentes de discrétion, mais là j'ai bien peur d'être dépassé. La plaie est assez grosse même si je pense que j'ai eu une chance énorme que la lame ne soit pas rentrée plus profondément. J'ai surtout peur que cela s'infecte.

Je m'accorde quelques moments de répit avant de me relever, et je me dirige vers la porte de la maison en me tenant contre le mur, luttant contre une soudaine nausée entêtante. Je range mon sac dans le coffre qui contient mes quelques affaires puis je fouille dans l'armoire pour trouver un chiffon quelconque que je me noue autour de la taille, usant toute la force de ma volonté pour ne pas crier afin de ne pas réveiller mes frères, puis je ressors dans la rue, me dirigeant vers une autre maison un peu plus loin en essayant de ne pas vomir sur la route. J'arrive enfin devant la porte de chez Raeryan et hésite à frapper avant de me raviser. Je sors mon kit de crochetage et rentre dans sa maison avant de verrouiller la serrure de nouveau derrière moi. Tout est calme, le feu dans la cheminée est pratiquement mort. J'en conclus que la nuit doit être assez avancée. Je me laisse tomber dans un fauteuil sans attendre, complètement exténué, ravalant un gémissement de douleur. Quelle nuit pourrie, me dis-je alors que mes yeux se ferment. Ce diadème a intérêt de se vendre cher. Le doux crépitement des braises me berce. Oh, j'espère ne pas tâcher le beau fauteuil de Raeryan. Sur cette pensée, je m'endors.



Dernière édition par Nori le Lun 17 Aoû 2015 - 15:08, édité 1 fois
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The Rose of Ered Luin ♦ NAINE
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— RACE DU PERSO : Naine et fière de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin, descendante de Telchar des montagnes bleues
— ÂGE DU PERSO : 190 ans
— RANG SOCIAL : Aisé, elle n'a aucune difficulté pour vivre.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guérisseuse réputée, formée par Aiwendil
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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mar 3 Mar 2015 - 9:33

Tu parles d'une surprise !
Nori & Raeryan






La journée avait été fort fructueuse, nombreux étaient les nains et naines qui étaient venus recueillir les soins de Raeryan. Du petit bobo jusqu’à la fièvre, des enfants jusqu’aux plus âgés, Raeryan avait terminé la journée avec un brin de fatigue cernant ses yeux. Elle vivait ainsi depuis des années et même si certaines journées étaient plus épuisantes que d’autres, généralement elles se terminaient toujours de la même façon ; elle se posait, lisait un livre et ne bougeait pas jusqu’à avoir bien assez de courage pour se faire à manger. Là-dessus elle était prévenante, la paresse l’emportant souvent, elle avait eu la bonne idée de laisser des restes et éviter de cuisiner. C’était soit ça, soit elle ne mangeait pas et terminait sa soirée les yeux observant le plafond en se maudissant d’être aussi peu active. La solitude jouait aussi beaucoup, car lorsqu’il y avait Loin, Raeryan ne perdait jamais de temps pour lui cuisiner de bons plats. Puisqu’il était parti, le silence de sa maison l’enfermait dans une flemme incommensurable. Elle trouva tout de même le courage pour se lever et aller diner puis avait fait sa toilette avant d’abandonner et d’aller se coucher.

Un repos fort bien mérité, qu’elle savoura tant bien que mal jusqu’au petit matin. Elle était toujours réveillée par le bruit des nains dans la rue, à défaut de ne pas avoir de lumière du jour. Une journée qui s’annonçait plutôt banal, hormis le fait qu’elle s’était sentie dérangée sur la fin de sa nuit sans réellement savoir pourquoi. De mauvaises ondes qui avaient troublé son sommeil et l’avait forcée à tourner et à se retourner dans ses draps. En se réveillant pour de bon, Raeryan avait l’impression de ne pas avoir dormi depuis des mois. Les cheveux en bataille, sa couverture retournée, des coussins au sol et en plus elle avait terminé sa nuit en dormant la tête aux pieds. La guérisseuse soupirant d’exaspération en constant sa chambre sens dessus dessous, elle se leva de son lit et commença par se passer un coup d’eau sur la figure et tonifier son visage puis démêla ses boucles brunes.
Elle descendit, trainant des pieds sans réelle conviction comme chaque matin. Mais sa mine blasée laissa place à de la surprise alors qu’elle entendit comme un grognement provenant de son salon. Son rythme cardiaque s’accéléra instantanément alors qu’elle reconnu là le ronflement d’une personne. Mais qui ? Elle n’avait laissé entrer personne et avait bien verrouillé la porte d’entrée ! Raeryan s’avança alors discrètement, prise d’une grande angoisse jusqu’à l’entrée du salon. Et lorsqu’elle aperçu une silhouette assise sur l’un de ses fauteuil, elle tituba sous la peur. Portant sa main à son cœur comme pour le soulager, elle fut quand même moins stressée de reconnaitre la personne qui s’était incrusté chez elle.

Visiblement il n’était pas venu jusqu’ici juste pour dormir sur l’un de ses fauteuils, non, il était blessé et Raeryan l’avait très vite remarqué. Déjà petit il venait chez elle en douce lorsqu’il se blessait et qu’il ne voulait pas le dire à son grand frère. Mais ce n’était pas au petit matin !!! Avec Raeryan il était certain de bénéficier de son silence même si cela en demandait beaucoup à la naine. Après, face à Dori il lui était réellement compliqué de garder le silence. Il lui arrivait parfois de deviner sa gêne et à ce moment là elle n’avait d’autre choix que de révéler ses inquiétudes sans forcément raconter en détails ce qu’il avait fait. En général ça se traduisait par « je suis inquiète pour Nori », relativement vague mais selon le degré d’inquiétude elle savait plus ou moins gérer. Elle connaissait Nori et la réputation qu’il avait au sein des Ered Luin, mais pour elle il n’en restait pas moins une bonne personne sur qui elle veille sans le moindre jugement.

Raeryan était toujours surprise de le voir arriver, il entrait de cette façon bien trop peu souvent pour qu’elle en loupe un battement. Surtout dès le matin. Elle s’adossa contre le mur quelques instants le temps de retrouver ses esprits face à la frayeur qu’elle venait d’avoir, sa main frottant machinalement son front. Elle avait passé l’âge pour ce genre de visite surprise, mais en plus de cela elle n’avait pas tout de suite remarqué qu’il dormait. S’il ne ronflait pas elle aurait pu penser qu’il était dans un état pire qu’inquiétant, sans compter le fait que le bandage qu’il s’était improvisé était imbibé de sang. Elle se demandait bien pourquoi il ne l’avait pas directement réveillée pour qu’elle puisse s’en occuper rapidement et lui éviter, ce n’était pas un réveil en plein milieu de la nuit qui allait la déranger, surtout lorsqu’il s’agissait de guérir quelqu’un.  Elle s’approcha alors du nain dans le plus grand silence, se penchant vers lui en posant sa main sur son épaule afin de l’interpeler dans la plus grande délicatesse.

« Nori ? » Appela t-elle doucement.

Raeryan étira un sourire, attendant dans la plus grand patience qu’il refasse surfasse et ouvre un œil. Elle tapota doucement son épaule pour l’aider dans son entreprise, ce devait être difficile pour lui de se réveiller alors qu’il avait dû passer une très mauvaise nuit, le pauvre…Raeryan se montra ainsi bienveillante et aussi douce qu’une mère jusqu’à ce qu’il fut bien assez sorti des songes pour ouvrir un œil. Il pu alors voir en premier lieu, le joli sourire de la naine, qui s’étira lorsque leurs regards se croisèrent enfin.

Ah~ comme s’il allait s’en tirer comme ça ♥

Non, ce n’était pas réellement son état d’esprit de faire dans la dentelle à cet instant là et Nori se serait fait de réels faux-espoirs s’il pensait que son sourire était sincère. Car à ce moment là, jamais il fut aussi faux et c’est en quelques secondes seulement que son visage changea d’expression. Elle attendit cependant un court instant, retirant sa main de l’épaule du nain avant de ne plus pouvoir se contenir et de lui broyer les os alors qu’elle s’était crispée sur lui, Raeryan fronça les sourcils et s’emporta au quart de tour ;

« Je peux savoir ce que tu fiches ici ?! Pourquoi tu ne m’as pas réveillée hein ?! » Commença t-elle sans prévenir.

La naine se releva, observant Nori avec un regard lourd de reproches tandis qu’il restait muet, probablement encore embrumé. Mais la patience de Raeryan n’avait pas lieu d’être, elle n’allait certainement pas attendre qu’il s’étire et s’éveille comme une fleur pour lui faire comprendre qu’elle était très en colère. D’ailleurs, face à son silence, la naine le gratifia d’un coup dans l’épaule, histoire de lui secouer un peu les méninges et qu’il replace la situation plus rapidement.

« Qu’est ce que j’aurais raconté à tes frères si t’étais mort sur mon fauteuil ?! »

Les poings sur les hanches, la naine observa sévèrement le nain qui devait probablement avoir du mal à émerger. Elle n’en avait que faire, il avait joué avec sa santé et ça, c’était impardonnable à ses yeux, et ce, même si les nains ont une très grande capacité à résister à la douleur.  Ça ne changeait rien à vrai dire, Raeryan avait cette tendance à les penser en sucre et préférait en faire trop que pas assez et avoir droit à une infection les jours qui suivaient. C’est pourquoi elle allait d’abord devoir traiter sa blessure avant de lui faire la morale et tout ce qu’il s’en suit. Elle ne voulait d’ailleurs même pas l’écouter parler, il n’avait pas intérêt à essayer de se justifier d’ailleurs parce qu’elle n’aurait visiblement pas la patience de l’écouter. Sans oublier le fait qu’en vérité, il n’avait aucune excuse de ne pas lui avoir demandé de l’aide directement. Depuis le temps qu’il la connaissait, il savait bien qu’en tant que guérisseuse mais aussi en tant qu’amie elle était toujours disponible, quelque soit l’heure. Raeryan soupira, lançant un regard noir au nain qui avait probablement voulu répondre quelque chose.

« Allez enlève-moi ça ! » Continua t-elle en désignant l’immonde compresse de tissu.

Sur les prochaines minutes, Nori avait tout intérêt à être coopératif s’il ne voulait pas s’attirer plus de foudres de la part de la naine qui quittait le salon pour aller chercher du matériel. Dans son laboratoire, elle retrouva un peu plus de calme, réunissant bien assez de sérénité pour ne pas briser ses instruments entre ses mains sous la pression ♥. Ah, ces nains ! Il y en avait toujours un pour lui donner du fil à retordre ! Elle allait finir vieille aigrie à cause de leurs bêtises ! Sur ces pensées, Raeryan ne perdit pas plus de temps pour rassembler le matériel nécessaire pour guérir Nori et le rejoindre dans le salon. Elle n’avait pas assez décoléré pour avoir envie de lui adresser un mot,  maintenant qu’il avait retiré le nécessaire pour qu’elle puisse voir sa plaie, elle allait devoir se concentrer pour faire son travail.





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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mer 4 Mar 2015 - 0:38

Would Somebody help me stand, somebody help me breathe.
Raeryan  & Nori
Je cours aussi vite que je le peux, me frayant un chemin dans le dédale de tunnels d'Ered Luin. Le chemin est inégal et mes pieds heurtent parfois des cailloux ou des buttes, me faisant perdre mon équilibre quelques instants. Je ne sais pas depuis combien de temps je cours, mais mes jambes commencent à fatiguer et j'ai du mal à respirer. Derrière moi j'entends des gens crier et me lancer des insultes que je ne comprends pas, parfois j'essaie de me retourner mais je ne les vois pas. Ils sont là pourtant, je les entends. Mes jambes sont lourdes, je fatigue, mais je ne peux pas m'arrêter ou ils m'attraperont. J'arrive à une intersection : droite ou gauche ? Les deux couloirs sont aussi sombres l'un que l'autre, et j'hésite, ne sachant lequel emprunter. Mais les cris se rapprochent et je n'ai pas le temps de réfléchir alors je me précipite à droite. Le couloir tourne et semble ne jamais se finir jusqu'à ce qu'une faible lumière apparaisse au loin. Je cours aussi vite que mes jambes engourdies ne le permettent et je finis par arriver dans une salle éclairée de lumières bleutées et où des flaques d'eau jonchent le sol. Les murs de tous les côtés sont dénués de portes et de fenêtres, et derrière moi les cris approchent. Je me prends la tête dans les mains et suis surpris de sentir contre ma joue la douceur de mitaines en laine. Pour la première fois je remarque que mes mains sont plus petites et plus délicates qu'à l'accoutumée, mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir car je suis jeté au sol sans sommation. Le contact avec la pierre froide est inattendu et je grogne de douleur en me relevant sur mes coudes. La flaque d'eau sur le sol me renvoie mon image, et j'ai un cri de stupeur : ce n'est pas mon visage qui me regarde avec une expression paniquée, c'est celui de Ori. Je sens une main attraper mes cheveux – ou plutôt ceux de mon frère – et me tirer la tête en arrière. Une lame froide est apposée contre la peau de mon cou et j'éprouve un mélange de peur et de rage intense quand une voix retentit. « Nori ? » La voix est familière, et bien trop féminine pour être celle d'un garde... Quelque chose ne va pas du tout... Ceci est bien trop bizarre... Je dois me réveiller.

Je me réveille et je cligne des yeux, essayant de comprendre ce qu'il m'arrive quand une douleur lancinante me transperce le ventre. Aïe oui, c'est vrai, ça me revient. Sale affaire... je commence enfin à voir quelque chose et mon cerveau fait le tri des informations et des souvenirs, chassant le rêve et remettant ma mémoire en ordre. Un visage me sourit, un visage que j'associe depuis toujours à un certain sentiment de sécurité. Raeryan me réveille en douceur, sa main sur mon épaule, et je cligne des yeux un peu plus en voyant son sourire s'élargir avant de disparaître complètement. Oh oh. C'est pas bon, c'est pas bon du tout ça. Sans prévenir, la guérisseuse me saisit par les bras avec une telle force que j'ai l'impression d'entendre mes os craquer. « Je peux savoir ce que tu fiches ici ?! Pourquoi tu ne m’as pas réveillée hein ?! » En effet, elle n'est pas du tout contente. Elle a même l'air assez en colère. Je m'agrippe inconsciemment aux accoudoirs du fauteuil, tétanisé. Elle se relève et me foudroie du regard, m'assénant un petit coup sur l'épaule en témoignage de son mécontentement. « Qu’est ce que j’aurais raconté à tes frères si t’étais mort sur mon fauteuil ?! » « Je... » J'ouvre la bouche pour répondre, mais rien ne me vient – je n'avais pas du tout pensé à ça. Mais alors pas du tout. J'étais seulement entré dans l'idée de chercher de l'aide et puis j'avais vu le fauteuil et je n'avais plus eu la force de bouger. Je n'avais même pas réfléchi en vérité. Je baisse la tête, légèrement honteux. Je sais qu'avec la vie que je mène il est possible qu'on me retrouve un jour égorgé dans une ruelle – bien que j'estime être assez malin pour éviter une telle mort – mais il est vrai qu'il aurait été cruel de ma part de mourir dans le fauteuil de Raeryan. Elle ne se le serait pas pardonné, et cela aurait été de ma faute.
Une chance que je ne sois pas mort, alors. J'ai bien envie de le dire à Raeryan mais au vu de son expression tempétueuse je me contente de faire profil bas et je conserve mon silence.   « Allez enlève-moi ça, » me commande-t-elle avec agacement en désignant le bandage de fortune que je me suis appliqué chez mes frères, puis elle sort de la pièce d'un pas énervé. J'ai rarement vu Raeryan en colère, elle qui est d'ordinaire si patiente avec moi... Elle m'impressionne plus que Dori ne m'a jamais impressionné. Peut-être est-ce parce qu'elle n'a justement jamais trop levé la voix, même si je me rappelle qu'elle m'a passé quelques savons dignes de ce nom au cours de ma vie. Pourtant aujourd'hui je crois que j'ai tiré le gros lot, mais bon, c'est mérité j'imagine.

Je me redresse avec difficulté et prend le temps de respirer un peu, ajustant ma position pour être moins gêné dans mes mouvements. Je retire ma tunique que je pose à terre à côté du fauteuil puis j'enlève aussi ma chemise avant de dénouer le bandage. La plaie a bien saigné encore pendant la nuit mais on dirait que le pire est passé, ce qui ne m'empêcher pas de grimacer en voyant la plaie. Le salopard m'a bien amoché quand même. Je grommelle dans ma barbe et lève la tête en voyant Raeryan revenir dans le salon avec ses instruments dans les mains. Je me fais tout petit et la regarde s'installer, ne daignant pas briser le silence. Elle s'approche de moi pour étudier la plaie et j'observe son visage fermé à toute émotion et visiblement encore très en colère. « Un coup d'épée, » lui dis-je d'une voix rocailleuse pour lui simplifier la tâche, même si elle aura peut-être reconnu la forme de la blessure ou je ne sais quoi qui lui donne habituellement des indices. Je ne comprends pas grand chose à tout ça moi, je ne suis pas guérisseur. Raeryan par contre, est la meilleure, ça j'en suis certain. J'ai pu en faire l'expérience moi-même, et d'après Dori il n'y a pas plus experte dans tout Ered Luin. Je suis donc entre de bonnes mains, ça il n'y a pas à en douter, même si je ne serais pas surpris que Raeryan soit un peu moins douce que d'habitude. Je ne me formaliserais pas si c'est le cas, après tout, c'est de bonne guerre.
J'ai une lutte intérieure pendant quelques instants mais quand je vois l'air courroucé de Raeryan ma fierté légendaire ne peut pas rivaliser. « Désolé Rae, » lui dis-je presque avec hésitation. Ce sont des mots que j'emploie rarement, c'est toujours étrange de les entendre prononcés par ma propre voix.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mer 4 Mar 2015 - 9:06

Tu parles d'une surprise !
Nori & Raeryan






Nori avait bien fait de ne pas faire la moindre remarque, il semblerait qu’il avait bien assez de raison pour ne pas risquer de se le mettre plus à dos qu’à ce moment là. La naine noua à sa taille un tablier qu’elle utilisait bien assez régulièrement pour que les tâches de sang ne s’en aillent pas même au lavage. Puisqu’il avait retiré son haut, elle pouvait dès à présent observer la lésion et déduire des soins qu’elle allait devoir lui faire pour le tirer d’affaire. « un coup d’épée » lui fit il remarquer. Un commentaire qu’il aurait dû se passer de faire s’il ne voulait pas s’enfoncer d’avantage. Raeryan lui lança un regard noir et ne lui répondit tout simplement pas. Elle n’arrivait même pas à s’imaginer dans quel pétrin il avait pu se mettre pour recevoir un tel coup. Quoi qu’il en soit, Raeryan avait bien vite reconnu là une lésion due à ce genre d’arme, la coupure était nette et bien trop profonde pour que cela cicatrise tout seul. Il avait perdu énormément de sang entre le moment où la plaie avait été infligée et ce moment là où elle constatait les faits. Raison de plus pour lui en vouloir, s’il avait attendu encore elle n’osait pas imaginer la catastrophe. Alors Raeryan ne souhaita pas perdre plus de temps et se pressa pour aller chercher une bassine d’eau propre avec des linges. Elle le laissa assis sur le fauteuil, au moins s’il tournait de l’œil elle n’aurait pas à le rattraper et s’agenouilla près de lui pour être à bonne hauteur et travailler convenablement. C’est à ce moment là, alors qu’elle s’apprêtait à passer le tissu sur la blessure que la voix désolée du nain résonna jusque dans ses oreilles. Elle l’avait rarement entendu s’excuser, aussi elle savait qu’il était on ne peut plus sincère. L’expression de la guérisseuse s’adoucit alors instantanément, levant les yeux vers lui. Elle aurait souhaité lui dire que ce n’était pas grave, que tout allait s’arranger mais tant qu’elle n’était pas sure qu’il soit complètement hors de menace d’une infection, elle ne pouvait se résoudre à lui pardonner.

« Idiot. » Lança t-elle assez froidement.

Pour le moment c’est tout ce qu’il serait autorisé à entendre de sa part, car Raeryan se concentra pour pouvoir lui venir en aide sans lui causer plus de dégâts. Elle passa le linge sur le pourtour de la lésion, le liquide imbibé contenait quelques plantes distillées qui aideraient à détruire les bactéries accumulées jusque là et lui permettrait ensuite de faire correctement son travail. Le sang avait séché sur sa peau, il lui avait fallu passer plusieurs linges avant d’être sure qu’elle soit complètement purifiée. Plus ils attendaient de se faire soigner, plus cette étape était gênante mais la guérisseuse ignorait les tressaillements du nain, se contentant de faire son maximum pour qu’à long terme son travail soit le plus efficace possible. L’eau avait perdu sa transparence, devenue rouge avec tout le sang qu’elle lui avait retiré. Au moins le bandage qu’il s’était fait avait permis à ce que cela coagule et ne le vide pas de son sang. Mais maintenant que la plaie était à vif, il lui fallait procéder rapidement.

Raeryan leva les yeux vers Nori, inspectant sa mine légèrement blanchâtre et s’assurant qu’il avait supporté cette première étape. Oh c’était un nain après tout, il se devait d’être résistant mais puisqu’il avait attendu ça ne devait pas être de tout repos. Le visage de la naine s’était complètement délavé de sa colère, elle montrait à présent un air un peu plus bienveillant, celui qu’on lui connaissait si bien.

« Je vais devoir recoudre Nori… »

Il s’était probablement attendu à ça, il avait pu lui-même constater que la plaie aurait eu du mal à se refermer toute seule et pouvait potentiellement poser de gros problèmes. Elle se demandait alors ce qu’il avait bien pu faire comme bêtise pour se faire ainsi blesser. Car ce n’était pas là le signe d’un accident mais bien d’un coup porté dans le but de blesser voire même de tuer étant donné la zone visée. Elle connaissait ses activités douteuses, ne l’encourageait jamais là-dedans et pourtant elle était là à tout faire pour le garder en bonne santé. Quoi qu’il en soit, cette fois ci ça avait vraiment dégénéré et elle espérait qu’un jour il comprenne dans quelle position délicate il la mettait.

Ceci dit, la naine prépara le nécessaire pour pratiquer les sutures en prenant soin de désinfecter les instruments. Elle appliqua un onguent sur la plaie de Nori qui était rougie par l’irritation en prenant soin de ne pas trop lui faire mal, mais elle devait faire en sorte qu’il pénètre la peau afin de faciliter la cicatrisation. Ceci fait, la naine s’empara d’une aiguille, et commença les hostilités. Elle n’attendait jamais l’autorisation de ses patients et ne prévenait pas non plus avant l’impact parce qu’il n’y avait rien de pire pour retarder son travail et tout gâcher. Combien d’entre eux l’avaient fait attendre avant d’être « prêts » psychologiquement à se voir recoudre leurs plaies ? Heureusement pour lui, elle avait bien assez d’expérience pour qu’à chaque fois qu’elle plante l’aiguille la douleur soit plus ou moins supportable. Ainsi elle procéda rapidement, rapprochant les bords de son épiderme à mesure qu’elle passait l’aguille, dans un silence des plus absolus avec le plus de concentration possible. Il avait de la chance qu’elle ne soit pas allée plus profondément, autrement sa technique de suture aurait été bien plus douloureuse qu’elle ne l’était déjà.
Là, elle entama le nœud pour mettre un point final à ce mauvais quart d’heure à passer. Elle essuya une nouvelle fois la plaie et appliqua un autre baume qui boosterait les effets cicatrisants de l’onguent. Finalement il y avait eu plus de peur que de mal, Nori avait surtout de la chance qu’elle soit toute à sa disposition et prête à pratiquer de telles techniques au petit matin. Puis Raeryan procéda au bandage, prenant soin de recouvrir complètement le flanc touché et fit en sorte qu’il tienne avant qu’il ne puisse se revêtir.
Réunissant ses instruments dans son tablier, la naine semblait bien plus rassurée. Il ne souffrirait pas davantage et la plaie cicatriserait bien assez vite si elle pouvait faire en sorte d’y veiller régulièrement.

« C’est bon, ça va aller, néanmoins tu vas devoir revenir pour que je vérifie que ça ne s’infecte pas et pour t’appliquer d’autres remèdes. »

Une idée qui le ferait probablement ronchonner, quoi que s’il s’aventurait à émettre la moindre opposition il se verrait récompensé d’un autre coup dans l’épaule. Il le savait, il avait tout intérêt à lui obéir s’il ne voulait pas s’attirer ses foudres. La naine se releva, prenant un autre linge imbibé d’eau fraîche pour le passer sur son front et calmer les sueurs froides qu’il avait dû ressentir lors de cet acte chirurgical. Ça l’apaiserait et ça éviterait probablement qu’il se sente nauséeux et redécore son tapis.

« J’imagine que je ne dois rien dire à Dori ? Tu m’en demandes beaucoup tu sais. »



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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Jeu 19 Mar 2015 - 23:21

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Raeryan  & Nori
« Idiot. » Sa voix est froide, mais je sens que Raeryan est quelque peu apaisée par mes excuses. Surprise, peut-être. Je déglutis et l'observe se concentrer sur ma plaie en silence, me préparant à la suite. Raeryan se saisit d'un linge imbibé puis elle le pose sur la plaie. Je serre les accoudoirs de mes mains, redoutant le moment où le contact se ferait, conscient que cela ne serait pas plaisant. Ce fus le cas, et je serra les dents lorsque Rae commença à nettoyer la blessure. Après quelques passages, je m'étais habitué à la sensation et je pus me détendre un peu plus, tressaillant encore de temps à autre lorsque le linge touchait une zone plus sensible. Bientôt, la plaie fut suffisamment nettoyée et Raeryan reposa le linge avant de relever les yeux vers moi, une expression soucieuse sur le visage. « Je vais devoir recoudre Nori… » C'était certain, je m'y attendais. Je hoche la tête doucement et Raeryan se met au travail.
Ce n'est pas confortable, loin de là, mais Raeryan a des doigts de fée. Elle fait toujours en sorte que ses soins soient les plus supportables possibles, et cette fois n'est pas une exception. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'elle me recoud une blessure, mais c'est la première fois que je suis blessé aussi gravement. L'épreuve est difficile mais je serre les dents et j'observe les gestes de Raeryan, conscient que cela finirait plus vite si je me tenais à carreau.
Après quelques minutes qui me semble très longues, Rae fait un dernier point puis passe un baume sur la plaie recousue. Je relâche soudain une expiration que je m'étais pas aperçu avoir retenue alors que ma sauveuse s'attaque au bandage. Je me redresse un peu pour lui offrir un meilleur accès à mon torse et elle protège la cicatrice du mieux qu'elle peut. Encore une fois, elle a fait un travail splendide, et je la regarde ranger ses affaires avec une pointe d'admiration dans les yeux avant d'enfiler mon haut non sans précaution. « C’est bon, ça va aller, néanmoins tu vas devoir revenir pour que je vérifie que ça ne s’infecte pas et pour t’appliquer d’autres remèdes,  » me dit-elle en finissant de réunir ses instruments. Son ton est sans appel, et je sais très bien que j'ai intérêt à lui obéir, d'abord pour ma santé, mais aussi parce qu'elle ne me lâchera de toutes façons pas d'une semelle si je me permets de l'éviter. Je me réinstalle doucement dans le fauteuil, sentant encore la peau de mon ventre me brûler légèrement, puis je lève les yeux vers elle en lui adressant un petit sourire amusé. « Très bien, c'est toi le docteur. »  
Je me sens incroyablement fatigué, et je sens que si je voulais me relever présentement, mes jambes ne bougeraient pas d'un poil. C'est comme si mes muscles étaient complètement déconnectés de mon cerveau. Je n'aime pas ça du tout, mais bon, je sais quand être raisonnable. Enfin, je crois.
Rae s'approche de nouveau de moi et me passe un linge frais sur le visage. Je ferme les yeux et lui en suis reconnaissant : c'est frais, propre, et j'ai l'impression qu'elle vient de laver toutes les douleurs que je ressens. Je me sens un peu plus réveillé et moins nauséeux. Quand je rouvre les yeux, Raeryan s'est redressée et me dévisage avec une expression que je ne saurais déchiffrer. « J’imagine que je ne dois rien dire à Dori ? Tu m’en demandes beaucoup tu sais. » Je cligne des yeux, puis je regarde mes mains dans un geste inconscient, fronçant légèrement les sourcils. Je ne relève pas la tête, posant les yeux sur un tabouret un peu plus loin. Combien de fois durant mes jeunes années lui ai-je demandé de garder le silence sur ce qui m'arrivait ? Je ne saurais le dire, mais en tout cas cela fait bien des années que je ne demande plus rien à Raeryan. Elle n'approuve pas ce que je fais, pas plus que Dori, mais elle sait garder le silence et je lui en ai toujours été reconnaissant – sans pour autant lui avoir dit un jour merci. Je sais que Dori et elle sont des amis proches, et que Dori doit certainement lui parler de mon cas désespéré et déshonorant. Pourquoi aujourd'hui serait-ce alors plus difficile à taire que les fois précédentes ? Je dévisage Raeryan quelques secondes, groggy par la fatigue mais pas incapable de me questionner.
« Fais ce qui te semble juste, » lui dis-je, choisissant une réponse vague et impersonnelle. Je suis certain qu'elle ne dira rien, même si cela lui posera un cas de conscience. Et si elle le faisait, qu'est-ce que cela changerait ? Cela ne ferait qu'agrandir le fossé qui me sépare de mon frère aîné. Je devrais sûrement repartir un long moment. Dire au revoir à Ori une nouvelle fois.
Je baisse de nouveau les yeux et j'observe distraitement le mouvement de mon poing qui s'ouvre et se referme. Je devrais de nouveau présenter des excuses à Raeryan, c'est ce que Dori me dirait de faire. Mais Rae est une naine libre de ses pensées et de ses choix, et elle n'a jamais refusé de me soigner, même quand tous les gardes d'Ered Luin étaient à ma recherche. Elle sait comment je suis, et elle m'accepte comme ça. Pour l'instant. J'ai toujours présumé qu'elle me supportait parce qu'elle se rappelait du petit nain innocent que j'ai un jour été, mais maintenant je me pose la question. « Pourquoi fais-tu cela, Rae ? Pourquoi m'avoir si souvent couvert auprès de Dori ? » Et pourquoi aujourd'hui cela te semble-t-il plus difficile à faire ? Est-ce la fois de trop ? Ou me suis-je cette fois trop amoché pour que tu ne puisses le garder pour toi ? J'observe Raeryan avec attention, attendant de voir sa réaction.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Ven 20 Mar 2015 - 14:33

Tu parles d'une surprise !
Nori & Raeryan






Nori s’était montré très coopératif cette fois-ci. Parfois il lui était arrivé d’avoir un peu la bougeotte à force d’être impatient. Il était visiblement conscient de l’ampleur de sa blessure pour rester aussi calme, sans compter que cela devait être douloureux pour lui. En même temps, quelle idée d’attendre toute une nuit ? Elle espérait que cela lui resterait en souvenir et qu’à la prochaine où il aurait besoin d’aide, quel que soit le moment, il n’hésiterait pas à la solliciter. Elle avait effectué ses gestes bien assez rapidement pour qu’il ne souffre pas plus, une chance pour lui qu’elle soit devenue experte en raccommodage d’épiderme. Elle avait fini, lui avait même adressé un vif sourire qui se voulait rassurant alors que dans sa concentration elle avait effacé toute exaspération crispant son visage. Nori faisait preuve de bonne foi en ne l’obligeant pas à garder le silence même si cela semblait lui avoir arraché les lèvres. Elle avait levé les yeux vers lui, soudainement interpellé par le ton morose qu’il employait. Il semblait soudainement parcouru de questionnements de pensées quand aux conséquences que ce fait avait à chaque fois. Il devait probablement avoir conscience que ce n’était jamais une partie de plaisir pour Raeryan de conserver ces secrets.

Alors qu’elle s’apprêtait à détourner les talons pour aller ranger son matériel, la naine fut à nouveau interrompue par Nori, qui lui demandait de manière très inattendue les raisons de sa bienveillance à son égard. Un second sourire vint timidement éclairer le visage de la naine qui ne s’était jamais laissé questionner par ce genre de choses…Elle se retourna légèrement, lui laissant tout loisir de l’observer niaiser puisque pour elle, la réponse coulait de source.

« Toi et tes frères vous êtes comme ma famille. Dans une famille on se soutient, on se protège…C’est normal non ? » Répondit elle dans un large sourire.

Nori avait beau lui donner du fil à retordre, mais il avait bien assez d’importance à ses yeux pour qu’elle les ferme sur cette surprise matinale qu’il lui faisait. Raeryan n’avait pas non plus pour principe de juger les personnes avant de les soigner ; on avait besoin d’elle, elle faisait son possible et tout s’arrêtait là. Elle n’aurait pas pu laisser Nori se débrouiller seul, le mettre à la porte en lui hurlant que cela lui servirait de leçon comme l’auraient certainement fait certains guérisseurs en devinant la manière dont il s’était fait blesser ; puisque c’était évident qu’il avait dû avoir des ennuis sur le dos en conséquence de ses actes. Raeryan n’avait pas été élevée de la sorte, elle donnait et n’attendait rien en retour. Son métier lui allait très bien pour cela. Mais effectivement, là où ses principes rencontraient des conflits c’était dans ce cas précis où on lui demandait de rester muette face à quelqu’un qu’elle appréciait énormément. Dori avait toujours fait confiance en Raeryan, et maintes fois elle était tenue de ne rien dire au sujet de Nori alors qu’elle était poignardée par l’inquiétude ternissant son regard. Comme d’habitude elle arrivait à tenir cette promesse mais à quel prix ? Nori était couvert, sa relation avec son frère n’en pâtissait pas davantage mais celle qu’elle, elle avait avec son frère ainé menaçait d’être brisée au moindre faux pas.

« Quant à ton frère, quoi que je dise il s’inquiétera pour toi. Ce serait lui mentir encore que de dire que tu vas bien et je ne peux pas faire ça plus longtemps, tu comprends ce que je veux dire ? Mais mon métier m’impose aussi une certaine discrétion et je comprends aussi que cela te mette mal à l’aise si je lui raconte tout.»

Elle voyait bien qu’il était dans l’embarras ; son regard était fuyant et il semblait tout autant ne pas vouloir contrarier la naine, geste qu’elle appréciait énormément. Elle pouvait alors parfaitement concevoir qu’il ne souhaitait pas rajouter plus d’écart à leur relation déjà bien difficile. Dori lui faisait souvent part du cas de son frère et c’était tout à fait normal qu’il se soucie des affaires de son petit frère. Par principe et au nom de leur sincère amitié elle ne pourrait pas se taire si Dori lui pose des questions concernant son frère cette fois-ci puisqu’il était gravement blessé et qu’il le remarquerait tôt ou tard. Raeryan se devait donc de couper la poire en deux pour que personne ne soit mis en mauvaise posture.

« Je lui dirais que tu t’es blessé, mais je lui dirais aussi que tout est arrangé et qu’il n’a pas à t’en tenir rigueur. En ce qui concerne le pourquoi de ta blessure, puisque tu ne m’as rien raconté, il n’y a pas de raison pour que cela empoisonne davantage votre entente. A condition que tu ne te mettes pas sur la défensive lorsqu’il te demandera. »

Elle l’observa un instant, elle avait l’impression de le revoir lorsqu’il était enfant et qu’elle lui faisait la morale après qu’il ait fait une grosse bêtise. Ce temps là était malheureusement révolu, ce n’était plus aussi simple car Nori était désormais bien assez grand pour faire ses propres choix. Sans compter qu’elle n’était pas bien placée pour lui dire que ce qu’il faisait était mal étant donné qu’elle n’était pas sa mère. Elle ne pouvait dès lors que le mettre en garde et lui donner quelques conseils.

« Essaye de faire attention.. »




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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Jeu 30 Avr 2015 - 12:06

Would Somebody help me stand, somebody help me breathe.
Raeryan  & Nori
Du plus loin que je me souvienne, Rae avait toujours été là. Quand mes parents étaient encore de ce monde, elle était déjà là pour soigner mes bobos d'enfants quand ma mère n'était pas là ou qu'elle se sentait dépassée. Au fil des années, les bobos s'étaient changés en blessures, et Raeryan était toujours là. J'ai confiance en elle, je mettrai ma vie entre ses mains sans hésiter une seule seconde, et il y a bien peu de gens pour qui je dirais une telle chose. Dori, Ori. La liste s'arrête là. Ils sont ma seule famille et les seules attaches que j'accepte, mais d'une façon ou d'une autre, on dirait bien que Raeryan s'est glissée dans l'étroit cocon des relations qui comptent à mes yeux. Je ne réfléchis pas vraiment à cela d'ordinaire, - j'ai un esprit pratique et concentré sur mon métier - et ces considérations sentimentales, je les évite le plus possible. S'attacher c'est mal, ça fait souffrir. Je le sais. Mais je sais aussi que ça ne se commande pas toujours.
Trois personnes, ça n'est pas si terrible, voilà ce que je me dis pour me rassurer, même si je sais que c'est un mensonge. Mais peu m'importe. Les mensonges, c'est mon truc. Je suis très doué pour ça.
Raeryan semble être un peu surprise par ma question mais son gracieux visage s'éclaire d'un petit sourire. « Toi et tes frères vous êtes comme ma famille. Dans une famille on se soutient, on se protège…C’est normal non ? » Je penche légèrement la tête dans un geste de confirmation et de respect. Ses paroles rejoignent mes pensées, pourtant je n'avais aucune certitude que ça réponse allait être celle-ci. Raeryan aurait pu me supporter au nom de son amitié pour Dori, ou par simple pitié pour le jeune nain que j'avais été, ou simplement par conscience professionnelle. Mais non. En fait, elle fait cela pour moi. Par amitié. Cette pensée étrangement me réconforte, et je me dis que j'ai dû perdre vraiment beaucoup de sang pour que je me laisse aller à sourire faiblement. « Quant à ton frère, quoi que je dise il s’inquiétera pour toi. Ce serait lui mentir encore que de dire que tu vas bien et je ne peux pas faire ça plus longtemps, tu comprends ce que je veux dire ? Mais mon métier m’impose aussi une certaine discrétion et je comprends aussi que cela te mette mal à l’aise si je lui raconte tout. » Logique. Raeryan et Dori sont très proches, un peu plus chaque jour d'ailleurs. Les années d'amitié rapprochent les gens, il paraît. De toutes façons, j'aurais du mal à cacher cette blessure assez grave à mon frère qui a des yeux plus observateurs que ceux d'un faucon. Parfois il sait même dire quand je mens, ce qui est extrêmement agaçant. Il doit bien être le seul à y parvenir, pour mon plus grand malheur. Je ne dis rien, la laissant continuer. « Je lui dirais que tu t’es blessé, mais je lui dirais aussi que tout est arrangé et qu’il n’a pas à t’en tenir rigueur. En ce qui concerne le pourquoi de ta blessure, puisque tu ne m’as rien raconté, il n’y a pas de raison pour que cela empoisonne davantage votre entente. A condition que tu ne te mettes pas sur la défensive lorsqu’il te demandera  » Je grommelle et fait une moue un peu plus enfantine qu'il ne le faudrait. Ne pas me mettre sur la défensive avec Dori, c'est comme demander à un ours de ne pas plonger la truffe dans une ruche pleine de miel. C'est juste impossible. Il faut bien que je me défende des mille et uns reproches qu'on me jette à la figure, non ? Même s'ils sont justifiés, il est bien loin le temps ou je pensais avoir des comptes à rendre à mon frère. Il n'est pas ma mère, ni mon père. Je n'ai pas de leçons à recevoir de lui ni de quiconque. « Je ne me mets pas sur la défensive, c'est lui qui commence, » je marmonne dans ma barbe. « Avec son regard plein de reproches et d'accusations... » Je grince un peu des dents, conscient que mes réactions sont disproportionnées et tout à fait puériles, mais c'est physique. Je ne peux juste pas m'en empêcher.
« Essaye de faire attention...  » Je lève les yeux et croise le regard un peu inquiet mais bienveillant de Raeryan. Avec Rae, c'est différent. Ces simples mots sont capables de me faire sentir bien plus concerné que tout ce que Dori peut me dire. Dori me fait culpabiliser, me fait perdre mon sang froid. Il y a trop de non dits et de rancœurs entre nous et je ne peux l'écouter sereinement et accepter ses paroles ou ses conseils. Je n'en suis pas capable avec lui, mais d'une certaine façon avec Rae, si. Je hoche doucement la tête et baisse les yeux, grattant distraitement l'accoudoir du fauteuil avec mon index droit.. « Oui, Rae. » Comme pour me contredire, j'essaye doucement de me redresser, ou du moins de m'asseoir un peu plus droit, mais une douleur virulente me rappelle que mon flanc vient à peine d'être recousu. Je siffle entre mes dents aussi bien par douleur que par agacement, et je me ré-adosse bien sagement au dossier du fauteuil, lançant un sourire mi-amusé mi-désolé à Raeryan. « On dirait bien que je vais devoir rester un peu assis là, » lui dis-je d'un ton plus enjoué que je ne le suis. Je déteste être ainsi affaibli. J'ai un butin à aller échanger, et des choses à faire. J'espère être capable de me relever d'ici peu, mais je sais que Raeryan ne me laissera pas partir tant qu'elle ne sera pas sûre que je ne risque rien, alors je fais le sage. La guérisseuse tenait toujours son matériel dans ses mains, attendant d'aller les ranger. Je pourrais essayer de filer tant qu'elle est occupée, mais je doute avoir suffisamment de temps ou de force pour le faire. Ce n'est pas plus mal après tout. J'aime la compagnie de Raeryan, et j'espère qu'elle le sait bien que je ne lui dise pas. Je ne doute pas qu'elle le sache. Après tout, elle me connaît mieux que je ne l'aurais cru, et c'est heureux. « Je ne bouge pas, promis. » Je croise les bras comme pour lui prouver ma bonne foi.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Jeu 30 Avr 2015 - 22:35

Tu parles d'une surprise !
Nori & Raeryan






En voyant Nori ainsi grommeler sous ses semblants de sermons, Raeryan avait l’impression d’être projetée dans le passé et de le revoir bouder lorsqu’elle tentait de lui faire un peu la morale ou qu’elle le sermonnait. Il lui arracha un petit rire, l’attendrissant complètement alors qu’il se contenta finalement d’acquiescer ses dires après avoir grogné sur son frère. Elle connaissait sa relation chaotique avec Dori pour en avoir vu de jolies scènes mais Raeryan ne disait pas ça pour l'embêter, il le savait sans doute qu’elle avait raison. La guérisseuse était heureuse de constater qu’il lui restait encore un peu de raisonnable dans sa personnalité casse-cou et qu’il ne cherchait pas à la contredire. Puis elle l’observa faire une tentative en essayant de se relever, qui serait vaine, Raeryan le savait avant même qu’il ne prenne appui sur les accoudoirs. Nori avait perdu beaucoup trop de sang sans compter que l’acte chirurgical qu’elle venait de lui faire ne faisait que l’affaiblir davantage. Elle admirait son courage, et haussa les épaules, l’air désolé lorsqu’il constata qu’il n’était pas encore en mesure de faire quoi que ce soit. Mais elle tenta de rattraper cela, essayant de tourner ce petit désagrément en le rendant un peu plus agréable. C’était l’occasion pour eux de discuter un peu, et surtout de manger…

« Ça tombe bien, j’allais prendre mon petit déjeuner ! Tu vas pouvoir me tenir compagnie ! »

Un nouveau sourire étira les lèvres de la naine. Même dans les plus mauvaises situations elle trouvait toujours de quoi dérider ses patients ; Une boutade, de la nourriture, une simple accolade, Raeryan n’était pas non seulement appréciée pour son habileté à la guérison mais également pour sa grande empathie et sa bienveillance. C’est le genre de personne qui vit pour offrir aux autres, ses sourires ne se font qu’en écho à ceux qu’elle parvient à donner aux autres par ces petites attentions et son métier. Raeryan a été fortement frappée par le désespoir sur les visages des nains chassés d’Erebor ; c’est depuis ce jour là qu’elle lutte pour ne plus jamais revoir un de ses comparses nains souffrir. Etre guérisseuse était alors la meilleure façon de subvenir à ce genre de problème à défaut de ne pas pouvoir se battre pou défendre les valeurs naines.

Pour en revenir à Nori, elle espérait bien compenser la frustration qu’il éprouvait très certainement de ne pas pouvoir manger en l’invitant à rester pour manger un peu. Surtout qu’il devait avoir faim, qui sait les mésaventures qu’il avait pu avoir, ça creuse l’estomac et  elle aurait presque juré avoir l’avoie entendu réclamer. Se relevant, Raeryan lui jeta un regard amusé alors qu’elle l’observait croiser les bras, lui promettant qu’il ne bougerait pas. Raeryan n’en doutait pas un seul instant, il était bien trop affaibli pour pouvoir bouger et même s’il essayait il s’écroulerait sur le seuil de sa porte, c’est ses yeux de médecin qui le savaient avant même qu’il n’ait essayé. Nori était gravement affaibli, il avait réussi à rester conscient tout au long des sutures certes mais il n’était pas invincible.

Raeryan s’éclipsa ainsi quelques instants, le temps de nettoyer ses instruments minutieusement et les plonger dans un bain désinfectant où ils resteraient le temps qu’elle s’occupe de son invité improvisé. En revenant dans son salon, elle ne fut nullement surprise de l’y retrouver croisant les bras. Elle lui adressa un nouveau sourire, voyant bien qu’il aurait sans doute préféré partir. Les nains n’aiment jamais être dans ce genre de situation, et pourtant il n’y a rien d’humiliant à être blessé. Et puis Nori connaissait suffisamment Raeryan, après tout il lui en avait fait voir de toutes les couleurs ! Pour ne pas le faire attendre plus longtemps, la naine se hâta de se rendre dans la cuisine où elle disposa sur un plateau de quoi faire un bon petit déjeuner qu’ils dégusteraient dans le salon puisque Nori serait immobilisé encore quelques temps. Elle fit donc plusieurs allés et retours entre le salon et la cuisine et revint en dernier lieu avec deux tasses de thé bien chaudes. Celui destiné à Nori faisait aussi office de remède puisqu’elle l’avait préparé de telle sorte qu’il soit composé de plantes médicinales qui l’aideraient sans aucun doute à recouvrer ses forces un peu plus rapidement.

Ceci fait elle s’installa sur le canapé à ses côtés et posa sur la petite table en face d’eux les deux tasses. Elle avait ramené de quoi faire, comme à chaque fois qu’elle recevait quelqu’un la naine préférait toujours prévoir trop que pas assez. Nori connaissait la politique de sa maison, il pouvait se servir autant qu’il ne désirait et ne devait certainement pas se sentir gêné vis-à-vis de cela. Elle lui offrit une serviette qu’il pourrait étaler sur ses genoux pour ne pas en mettre de partout avant de se saisir de sa tasse et d’y tremper ses lèvres.

« Tu vas surement devoir rester un moment, et puis je voudrais surveiller l’évolution de ta blessure pendant ces quelques heures. On ne sait jamais si je dois te couper un bras, autant le faire vite… »

Elle termina se phrase sur un ton de plaisanterie, Riant au travers de la nuée qui s’émanait de sa boisson chaude. Ses pensées retournèrent vers Dori et Ori à travers ces traits familiaux qu’elle arrivait à déceler sur le visage de Nori. Ils auraient sans doute aimé participer à ce repas et puisqu’elle y pensait, c’était l’occasion de lui demander de leurs nouvelles.

« Comment vont tes frères ? Puisque l’on parlait d’eux, je ne les ais pas recroisés dernièrement…»





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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mar 5 Mai 2015 - 1:06

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Raeryan  & Nori

Mon petit numéro de grommellement et de témérité tout à fait nanienne semblent amuser Raeryan au plus haut point et la voir sourire comme elle le fait me fait un peu oublier ma frustration à l'idée d'être coincé dans ce canapé pour quelques temps. Quand Raeryan sourit, il est très difficile de ne pas sourire à son tour. Elle a un sourire et un rire incroyablement contagieux. Je sais de quoi je parle, car je ne suis en général pas du genre à sourire ou à rigoler facilement. « Ça tombe bien, j’allais prendre mon petit déjeuner ! Tu vas pouvoir me tenir compagnie, » s'exclame-t-elle d'un ton enjoué, puis elle sort de la pièce pour aller nettoyer son matériel. J'entends l'eau couler de la où je suis et j'attends patiemment, faisant un petit signe de la main à Rae quand elle passe la tête pour m'adresser un sourire avant de disparaître à nouveau. J'attends de nouveau, tapotant distraitement l'accoudoir de mes doigts. Je suis éreinté, mais j'ai envie de bouger, de me lever, d'aller me promener. J'ai beaucoup de mal à rester inactif en général, et lorsque que je suis blessé ou indisposé, j'ai toujours bien entendu encore plus envie d'aller courir partout. Quelle plaie, vraiment. En parlant de plaie, je relève doucement ma tunique pour la regarder de nouveau. La peau est rouge, tirée, mais la plaie est nette et recousue de main experte. Je lance à la blessure un regard aussi noir que possible, dans l'espoir vain que cela puisse la faire disparaître peut-être, qui sait. Avec un soupir, je laisse le tissu retomber sur ma peau et je lève les yeux vers la porte quand je vois Raeryan revenir avec un plateau dans les mains. En voyant les gâteaux, mon estomac se fait soudain entendre, réclamant de quoi être rempli, et je me rends compte que je suis en fait affamé. Elle dépose le plateau sur la table puis repart pour revenir quelques instants plus tard avec des tasses bien chaudes qu'elles pose elles aussi avant de s'asseoir à côté de moi. Elle me tend une serviette que je prend et que j'étale sur mes genoux en lui adressant un regard amusé. J'ai réussi par miracle à ne pas tâcher le canapé de mon sang, je vais tout faire pour ne pas mettre des miettes partout. « Tu vas surement devoir rester un moment, et puis je voudrais surveiller l’évolution de ta blessure pendant ces quelques heures, » me dit-elle alors que je me penche en avant avec précaution pour prendre ma tasse et attraper un gâteau que je croque avec empressement. Comme d'habitude, c'est exquis, mais j'ai tellement faim que je fourre tout dans ma bouche tel un jeune nain pressé. « On ne sait jamais si je dois te couper un bras, autant le faire vite… » Je manque de m'étouffer avec le gâteau, et Raeryan rit de sa plaisanterie ce qui me donne envie de rire et n'arrange pas du tout mon cas. Ce serait bête de mourir étouffé par un si bon gâteau après avoir survécu à un coup d'épée ! Je bois une gorgée de thé et me brûle la langue mais au moins j'avale le tout sans problème. Je peux enfin rire et je lance à Raeryan un regard faussement effrayé. « Tu risquerais de casser tes outils, Mahal nous en préserve ! » Je lui lance un clin d’œil joueur puis reprend un gâteau, en choisissant un différent cette fois-ci. J'attends un peu avant de le manger, soufflant dans ma tasse de thé pour le faire refroidir. J'ai très faim, mais il y a des manières. Je souffle encore un peu puis je dévore le gâteau sans plus de ménagement. J'ai très faim. « Comment vont tes frères ? Puisque l’on parlait d’eux, je ne les ais pas recroisés dernièrement… » Je regarde Raeryan tout en mâchant. Elle est assise confortablement, sa tasse entre les mains et un sourire tranquille sur les lèvres. Elle a l'air tout à fait détendue, l'urgence et l'adrénaline du réveil et des soins passés. Je hoche les épaules d'un air détaché tout en me risquant à une nouvelle gorgée. C'est un peu chaud, mais le thé sent bon alors j'en bois tout de même un peu. « Ils vont bien. Aussi bien qu'ils peuvent l'être. » Je répond sur un ton neutre, puis je reprends un gâteau. Celui là, je le mange tranquillement, appréciant son goût et sa texture. Je m'adosse contre le canapé doucement, dégustant le gâteau. « C'est très bon, merci. » En fait, cette question me turlupine. Comment vont mes frères ? Je ne saurais vraiment le dire. Ils sont comme d'habitude, se lèvent, font leurs affaires, s'occupent et rentrent le soir pour dîner. Parfois ils vont manger ailleurs. Je fais ma vie de mon côté et de temps en temps j'emmène Ori par-ci ou par-là. Je mange avec eux une fois sur deux et je me chamaille avec Dori. Pourtant, dernièrement, la tension à la maison est palpable, et je sais très bien pourquoi. Je me refuse juste à y penser ou à en parler car cela m'agace au plus au point. Je bois une gorgée du thé, l'air pensif. « En fait, je ne sais pas, » dis-je sans vraiment y penser. « Ils semblent... agités. » Je croque à nouveau dans le gâteau et regarde Raeryan longuement. « Je ne sais pas si tu as entendu certaines rumeurs... qui parleraient d'une future quête ? » Ce secret ne l'est plus depuis quelques jours, bien que rien ne soit officiel, et des murmures parcourent la montagne. Il est possible que Raeryan en ait entendu parler, surtout qu'elle voit beaucoup de gens de par son métier. Je finis le gâteau et continue d'exprimer mes pensées avec précaution. « Je crois que cette idée, ce... projet les perturbe, tous les deux. Même s'ils n'en parlent pas. » Je bois une gorgée du thé, appréciant sa chaleur qui descend le long de ma gorge et réconforte mon corps fatigué. Je me sens apaisé et je repose ma tête contre le dossier du canapé, regardant toujours ma sauveuse de toujours. Cette rumeur pourrait très bien être démentie – bien que selon mes sources cela soit peu plausible – mais il n'empêche que depuis que je leur ai raconté ces bruits de couloir, mes frères semblent plus tendus et plus songeurs qu'à l'accoutumée. Je crains que des idées stupides et héroïques ne se frayent un chemin dans leurs têtes.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Ven 8 Mai 2015 - 10:03

Tu parles d'une surprise !
Nori & Raeryan






Après l’effort, le réconfort, c’est ce qu’on dit souvent et c’est toujours vrai. Guérir les gens quelque soit l’heure, quelque soit le motif, avait aussi des séquelles sur Raeryan. Même en y étant habituée, après avoir soigné quelqu’un elle sentait toujours la fatigue retomber en écho à son immense capacité de concentration. C’est pour cela qu’un petit déjeuner après un tel travail sur Nori était la bienvenue. Les effluves de thé embaumaient délicatement la pièce, recouvrant l’odeur de sang et laissait place à un moment bien plus agréable et convivial. Puisque Nori avait choisi de rester, c’en était que plus appréciable, même si la raison première était de pouvoir surveiller l’état de la lésion après suture au vu de l’importance de celle-ci. Ce dernier semblait tout autant s’y plaire, dévorant les quelques sucreries qu’elle avait rapportées de la cuisine avec appétit. Une vision qui lui arracha un sourire, tandis qu’elle était rassurée de le voir manger et en serait que plus certaine de l’évolution de son état. La guérisseuse hocha la tête dans un remerciement pour les compliments faits par Nori  après qu’il ait englouti le premier gâteau. Tout était fait maison, bien évidemment, Raeryan prenait parois le temps de cuisiner histoire de se changer les idées et combler le manque de travail lorsqu’elle n’avait personne à aider. Le résultat était là, même au prix de sa cuisine sens dessus dessous, c’était toujours un grand bonheur pour elle d’être complimentée sur ses petites sucreries.

Puis Nori lui donna des nouvelles de ses frères, elle l’écouta attentivement tout en sirotant son thé. Elle ne fut pas étonnée du manque d’information qu’il avait à lui apporter. Des trois Nori était le plus indépendant et ainsi il lui arrivait de ne pas les voir durant quelques jours. Tout cela lui donnait davantage de raison d’aller leur rendre visite puisqu’elle ne les avait pas vus depuis un moment. Nori semblait toutefois au courant de leurs préoccupations. Raeryan ne s’était pourtant pas attendue à ce que ce soit relié à ces rumeurs qui couraient dans toute la montagne. Les savoir perturbés par cette annonce l’étonna sur les premières secondes, mais en fin de compte, c’était parfaitement logique.

« Oui certains bruits me sont parvenus à ce sujet, mais j’avoue ne pas en savoir davantage. » répondit-elle en premier lieu.

Ce projet ? Bien évidemment que Raeryan en avait entendu parler, beaucoup de nains qui venaient se faire guérir lui demandaient même si c’était vrai. Allons bon, elle à beau être au courant de tout étant donné qu’elle s’arrache les potins mais ses dires ont toujours besoin d’être confirmés. Pour le coup, Raeryan se doutait bien que ce projet allait très probablement être mis en œuvre et quelque chose lui disait qu’elle n’y serait pas préparée jusqu’à ce qu’elle soit mise devant les faits. La vérité est qu’elle redoutait que cela n’arrive puisque beaucoup de choses en seraient perturbées. Sans oublie qu’un dragon aussi puissant que Smaug ne peut être pris à la légère, ni délogé sans une lutte acharnée. C’est du moins sa vision des choses, malgré sa foi en la puissance des nains et en leur volonté aussi dure que la pierre, beaucoup de choses en terre du milieu dépasse le raisonnable. Sans oublier que l’or maudit d’Erebor l’inquiétait sur certains points. Elle n’avait jamais vu de ses propres yeux cet amour ardent mais pour en avoir entendu les récits elle craignait que cela ne touche Thorin et que cela n’apporte que trop de malheurs. Quoi qu’il en soit, tout lui laissait à croire que cette quête n’était définitivement pas une bonne idée et ce, malgré l’optimisme qu’on lui connaissait.

« Je comprends.. »

Cela ne changeait rien au fait que sa loyauté envers Thorin demeurerait quelle que soit sa décision. C’est pour cela qu’elle avait commencé à former Oin sur certaines techniques guérisseuses. Car si quête il y avait, Raeryan ne le laisserait pas partir sans un bon guérisseur.

« Pense tu que vous y participeriez si cela se faisait ? »

Voilà une question qui lui avait brûlé les lèvres. Elle connaissait la réponse, puisque Dori est un guerrier et qu’il n’a jamais reculé devant une bataille. Cependant au fond d’elle-même elle espérait que certaines personnes à qui elle tient énormément restent en Ered Luin. S’attacher aux gens, c’est la pire des choses pour un médecin mais pire encore pour une femme restée seule trop longtemps. La naine porta sa tasse à ses lèvres et se réchauffa de quelques gorgées de thé. Les senteurs fleuries l’apaisaient, en ayant évoqué cette rumeur, une certaine tension pesait sur son âme sans qu’elle n’en connaisse les véritables raisons. Ceci dit Raeryan effaça toute pensée négative, n’ayant pas réellement envie de s’embrouiller l’esprit dès le matin sans oublier qu’elle passait un agréable moment avec un ami.

« Au vu de ta capacité à te blesser comme ça, je vais devoir m’y opposer ! » Plaisanta t-elle.

Un rire décrispa ses traits, tandis qu’elle se servit d’un morceau de brioche. Nori semblait fatigué, elle n’avait pas non plus envie de contribuer à sa fatigue en lui posant ce genre de questions. Il avait perdu beaucoup trop de sang, manger l’aiderait déjà à ne pas tomber malade et visiblement il semblait apprécier sa compagnie tout autant qu’elle. Il faut dire qu’ils n’avaient pas réellement l’occasion de bavarder plus que cela, car la plupart du temps qu’elle le croisait c’était pour le guérir et comme tout le monde, une fois guéri, les nains n’avaient pas envie de trainer plus que cela chez elle, sans oublier le fait qu’elle soit toujours très occupée.




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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mar 19 Mai 2015 - 12:18

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Raeryan  & Nori

La vérité, c'est qu'il n'y a pas qu'eux que ce... développement récent perturbe. Moi, ça me perturbe aussi beaucoup. En fait, ça m'irrite, surtout. Ces idées stupides de reconquête ont ravagé notre peuple par le passé et voilà que notre roi actuel est, selon la rumeur, tenté de remettre le couvert. Si l'on me le demandait, je dirais que ceux qui sont au pouvoir semblent bien souvent être les moins clairvoyants. Peut-être que les leçons de l'histoire sont trop difficiles à retenir pour ces êtres  soi-disant supérieurs à nous pauvres mortels. Oui, je suis cynique, certes, mais je crois bien que ce n'est pas près de changer. Mes frères ont un sens de l'honneur qu'on me reproche bien souvent de ne pas posséder, seulement il me semble être le seul à réaliser que l'honneur poussé à bout est souvent synonyme de suicide irréfléchi. Ce genre de quête titille l'honneur des nains, surtout celui de Dori, je le sais, je le vois bien. J'espère que lui sera assez malin pour apprendre de ses erreurs.
Je secoue doucement ma tasse de thé entre mes mains, posant mes yeux sur ce liquide turbide et flavescent qui me réchauffe le corps. « Oui certains bruits me sont parvenus à ce sujet, mais j’avoue ne pas en savoir davantage. » Cela ne m'étonne pas, les nains sont de véritables puits à rumeurs, partageant les dernières nouvelles à voix basse autour d'une table, dans les ateliers, dans les tavernes, en murmurant énigmatiquement et en faisant des têtes de merlu. Ils adorent les potins, tous sans exception, et je sais que Rae en raffole elle aussi. Cependant, ce ne sont toujours que des rumeurs, et rien d'officiel n'a été annoncé. J'ai beau savoir que ces plans seront bien confirmés dans un avenir proche, je me garde de le crier sur les toits. Les seuls à qui je pense le dire sont mes frères. Et encore, j'hésite. Ce serait leur donner un peu plus de temps pour se convaincre. « Penses tu que vous y participeriez si cela se faisait ? » Je relève la tête vers Raeryan et observe ses yeux brillants comme des éclats de jaspet. Derrière son air détaché, je ressens la pointe de nervosité. Elle aussi y a pensé, aux conséquences. Je le sens. Elle se cache quelque peu dans sa tasse de thé, camouflant son inquiétude, mais elle est évidente et partagée. C'est la question qui me travaille moi aussi depuis quelques jours. Je ne veux pas croire que Dori oserait tenter une nouvelle fois le diable. « Au vu de ta capacité à te blesser comme ça, je vais devoir m’y opposer ! » Comme bien souvent, Raeryan parvient à faire revenir le sourire même dans les moments les plus sombres et les plus difficiles. Je ne peux m'empêcher de rire à sa remarque, mon esprit quelque peu obombré par l'inquiétude se trouvant alors illuminé d'une nitescence plus agréable. J'adresse un sourire à mon amie, qui sait toujours insuffler un esprit printanier à chacune de ses conversations. « Je ne crois pas que tu aurais pu me guérir si c'était un dragon qui m'avait blessé de ses griffes. » Je réalise que cette phrase n'est en fait pas du tout amusante, et refait involontairement tomber l'atmosphère dans un ton plus hiémal. Je bois une gorgée de mon thé qui est désormais à température idéale et me laisse un temps de réflexion. « Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de Dori, mais je ne crois pas qu'il sera assez entêté pour se lancer dans une pareille folie. » Je ne veux pas croire. J'ai froncé involontairement les sourcils en prononçant cette phrases, et je me rend compte qu'en fait j'ai besoin de parler de ça avec elle. « En tout cas, tu me connais assez pour savoir que je n'irai pas. » Je lui souris, un défi dans le visage. Ce même sourire rebelle que j'utilise depuis tout petit et que je lance à la volée à tous les gardes qui se targueraient de vouloir m'attraper. Jamais un roi ou autre meneur ne m'embarquera dans ses idioties. Je ne sers personne d'autre que moi-même, et il n'est pas né celui qui me fera changer d'avis. « Et Ori... il a toujours rêvé d'aventures. Ce petit a des étoiles dans les yeux dès qu'il se plonge dans ses livres ou quand on lui conte des récits d'explorations passées. Mais de là à se lancer à l'assaut d'une montagne... » C'est vrai, Ori a un potentiel infini. Il est intelligent, bien plus que Dori et moi, j'en suis certain. Il est doué dans ce qu'il fait et si Dori ne l'avait pas couvé comme une mère poule toute sa vie, je suis sûr que mon petit frère aurait grandi différemment, laissant aller sa curiosité et sa soif d'explorations. Aujourd'hui il ne sait pas se battre, et n'a jamais mis un pied là où il ne devait pas aller. Mais je n'ai rien à dire, après tout je ne l'ai pas élevé. Je rentrais et lui racontais mes escapades quand Dori avait le dos tourné, et Ori adorait ça, m'écoutant avec plaisir. Parfois je l'ai emprunté à mon aîné et je l'ai emmené faire des choses un peu plus amusantes et pas toujours très autorisées, que Dori soit content ou pas.
Je hausse les épaules et finis mon thé. « Non, nous n'irons pas. » Je dis cela d'un ton final, me persuadant moi-même que ce serait la vérité, puis je me penche doucement en avant pour prendre un autre gâteau. « Enfin, assez parlé de ces tristes considérations. Comment vas-tu, toi ? » Raeryan soigne, Raeryan se lève au milieu de la nuit pour aider les autres, Raeryan rassure petits et grands, Raeryan est un soleil pour tous ceux qui croisent son chemin. Je ne lui ai pas souvent posé cette question, trop occupé à râler sur Dori ou à attendre qu'elle me recouse une arcade ou un genou. Pourtant aujourd'hui elle m'a encore sauvé la vie, et je vois bien qu'elle est un peu fatiguée. Sûrement la chirurgie à une heure matinale, certes. Ce qui est de ma faute, évidemment. Enfin, surtout celle de ces stupides gardes. Rien de toute cela ne serait arrivé sans eux en même temps. Oui, en fait c'est leur faute à eux.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Jeu 21 Mai 2015 - 8:47

En voilà une autre !
Nori & Raeryan






Ils n’iraient pas ; Voilà un aveu dont elle n’était pas convaincue. Dori est un guerrier, un nain humble et courageux dont la loyauté envers Thorin n’avait jamais failli. Mais Raeryan souhaitait se forcer à croire qu’il avait raison, par pur égoïsme et parce qu’elle ne voyait pas non plus Ori se lancer à l’aventure, elle en serait bien trop inquiète. Concernant Nori, le simple regard rieur qu’il lui lança en lui annonçant qu’il n’irait pas avait eu le don de la rassurer le temps qu’elle y réfléchisse en évitant de trop s’alarmer.
Puis, la conversation se termina sur ces mots, l’un comme l’autre ne voulant pas faire suite à ce genre de choses en sachant que ce n’était que des rumeurs et que tout pouvait arriver. Quoi qu’il en soit Raeryan pressentait qu’elle allait devoir faire face à de nombreuses choses dans les mois à venir. Certaines dont elle saurait s’en occuper et d’autres qui la dépasseraient sans nul doute, était-elle prête à entendre ces choses ? Cachée derrière sa tasse, un fin sourire crispé s’accrocha à ses lèvres. Ce n’était l’histoire que de quelques secondes car la guérisseuse se détendit aussitôt qu’il lui demanda de ses nouvelles à son tour.

Voilà de quoi effacer l’amertume pesant dans chacun des mots prononcés autour de cette rumeur, la naine abaissa sa tasse, prit donc quelques instants pour réfléchir à la question qu’il lui posait. Comment est ce qu’elle allait ? Oh voilà un moment qu’elle ne s’était pas vraiment interrogée là-dessus ; car  à force de s’occuper des autres elle avait l’impression de ne plus être vraiment réelle ; elle allait, venait, passait et s’immisçait dans la vie des autres aussi facilement qu’elle en sortait en l’espace de quelques heures. Une blessure, une maladie, un conseil, la vie d’un guérisseur semble plus monotone que ce que l’on pourrait croire. Pas que cela lui déplaisait ou qu’elle s’en plaignait, non, les choses avaient toujours été ainsi mais étant seule et souvent occupée, elle ne prenait pas le temps de se réfléchir là-dessus. Les jours s’écoulaient, différents des uns des autres tout comme ils pouvaient sembler identiques mais principalement ses activités étaient les mêmes, juste les visages qu’elle croisait changeaient, les demandes de guérison également.  Présentement, les récents faits se remettaient en place dans son esprit ; ce qu’elle avait fait, ce qu’il lui était arrivé, les bonnes comme les mauvaises choses pour pouvoir faire un bilan et lui répondre au mieux possible. Rien de très inhabituel à vrai dire ces derniers temps, sans oublier le fait que Raeryan est une naine bien assez forte pour surmonter le pire et quoi qu’il se passe elle fini toujours par en venir à bout. Ainsi, après avoir haussé légèrement les épaules, elle lui répondit enfin :

« Je vais bien, je te remercie Nori ! »

Elle lui adressa un joli sourire, se satisfaisant de cette réponse pour le moment. Elle n’aurait probablement rien de très intéressant ni de très amusant à lui raconter. Mais sa bonne humeur au beau fixe en avait décidé autrement à cet instant, ne pouvant s’empêcher de plaisanter encore un peu :

« Du moins je vais mieux maintenant que tu es hors de danger ! Tu m’as fait des sueurs froides, j’ai vraiment eu peur en te découvrant assis dans mon fauteuil !! »

Voila, les événements passés, Raeryan pouvait enfin en rire. Et en y repensant c’est vrai que la réaction d’angoisse qu’elle a eu aurait été drôle à voir d’un point de vue extérieur. Surtout qu’étant à peine réveillée elle avait mis du temps à reconnaitre la silhouette de Nori. Dans la pénombre ce n’est pas chose aisée il faut dire. De nombreuses possibilités les plus farfelues les unes que les autres avaient d’ailleurs traversé son esprit. La guérisseuse adressa un regard rieur à Nori, s’assurant qu’elle ne le faisait pas culpabiliser davantage, ainsi elle lui fit partager une de ses premières pensées histoire de lui faire comprendre qu’elle ne lui en tiendrait pas rigueur toute sa vie.

« J’ai d’abord cru qu’un nain saoul était venu décuver chez moi ! Et si ça avait été le cas tu aurais sans doute pris une douche froide ! »

Le seul qui aurait pu faire ça, c’était Laknir, et encore, il n’aurait probablement pas pris le soin de fermer la porte. Sur ces mots, la naine porta sa tasse à ses lèvres et bu un peu plus de thé. Elle avait déjà été confrontée à ce genre de situation, outre que Laknir, une fois un nain avait trouvé couchette sur le seuil de sa porte et au moment de sortir elle avait failli trébucher sur lui. Ah ces nains ! Ils lui donnent sans cesse du fil à retordre, et au vu de sa popularité, cela demeurerait sans doute ainsi jusqu’à son dernier souffle. Une chance pour eux qu’elle soit bien assez patiente et pas aussi colérique que sa mère, car cette dernière n’était jamais tendre. Raeryan termina la tranche de brioche qu’elle avait entamée, terminant de déjeuner. Elle attendit que Nori semble avoir également terminé pour hausser à nouveau la voix

« Tu as assez mangé ? »

Mais au moment même où elle lui demanda cela, elle entendit quelqu’un taper à sa porte. Les hostilités commençaient, Raeryan adressa un vif regard à Nori, lui faisant signe de rester là même si elle avait une première demande. La naine se leva de sa place, mettant fin à cet moment convivial pour commencer sa journée de travail. En ouvrant la porte, elle découvrit une naine, sa petite fille qu’elle tenait dans ses bras. Ses yeux étaient rougis par les larmes, une petite moue inquiète sur le visage alors qu’elle s’accrochait à sa mère. Cette dernière demanda à Raeryan de l’aide car sa fille était tombée et semblait s’être blessée à la cheville. Raeryan entreprit de prendre la petite naine dans ses bras mais elle fondit en larmes, effrayée. La guérisseuse avait l’habitude des enfants un peu difficiles lorsqu’il s’agissait de se faire guérir, parce qu’ils redoutaient d’avoir plus mal encore. Alors elle laissa le passage à la naine pour qu’elle puisse entrer jusque dans le salon et la déposa sur le canapé. Nori était encore là, la petite naine semblait intriguée par la présence de celui-ci mais la curiosité ne calma pas ses pleurs pour autant. Raeryan s’agenouilla devant la petite fille qui la regardait, effrayée malgré que sa mère s’efforçait de la rassurer : « C’est une gentille naine, Dilia, elle a guéri maman, laisse la faire » disait-elle. Mais elle semblait tendue, et le but n’était pas non plus de la traumatiser des guérisseurs alors Raeryan se stoppa dans son élan et laissa ses mains reposer sur ses genoux, observant la petite naine.

« Tu sais toucher ton menton avec ta langue ?»

Des larmes d’anxiété et non des larmes de douleur, ainsi qu’elle l’avait prédit, car la jeune naine cessa immédiatement de pleurer et tira la langue pour essayer de toucher son menton. Et pendant qu’elle essayait, Raeryan retira la chaussure de la petite naine sans la lâcher des yeux.

« Oh tu y es presque !! Et tu sais faire le mouton ?»
« Oui.. » Fit-elle timidement
« Tu sais que parfois ils ont tellement de laine qu’on ne voit plus leur tête ! »

La jeune naine essaya de bêler sur les secondes qui suivirent, pendant que Raeryan auscultait sa cheville tranquillement. Déterminant ainsi les soins qu’elle pourrait lui apporter pour soulager la douleur. Sa cheville était légèrement rougie par une égratignure et un peu enflée. Il n’y avait cependant rien d’alarmant mais elle serait sans doute gênée pour marcher les jours à venir. Raeryan se releva et leur annonça qu’elle allait chercher de quoi la soulager et lui immobiliser un peu la cheville. Elle quitta alors la pièce, laissant Nori et les deux naines dans son salon.





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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mar 2 Juin 2015 - 0:12

Would Somebody help me stand, somebody help me breathe.
Raeryan  & Nori

L'atmosphère fut plus légère dès que le sujet de discussion changea. Raeryan semblait contente que je lui demande de ses nouvelles, que je m'inquiète de savoir comment elle allait. La guérisseuse me répondit avec enthousiasme, m'assurant qu'elle allait bien sans s'étaler plus longtemps sur la question, comme je l'aurait parié. Rae est une naine digne de ce nom, et les naines sont souvent bien plus fortes que leurs homologues masculins, bien que leur fierté clame l'inverse. Je ne sais pas grand chose de la vie privée de mon amie et je n'oserais jamais lui poser de question trop curieuse ; je la  respecte bien trop pour ça, et les nains, malgré leur goût pour les potins, restent des êtres très secrets. Je ne m'inquiète pas trop pour elle, mais il est clair que si jamais un malheureux ou une malheureuse se met en tête de lui mener la vie dure, je ne me gênerai pas pour lui régler son compte en bonne et due forme.
Raeryan me confie sa surprise lorsqu'elle m'a vu dans le fauteuil et son rire est contagieux. Quel tableau nous avons dû donner ! Il est vrai qu'en me remémorant la scène, je ne peux m'empêcher de nous trouver assez comiques, maintenant que nous sommes libérés de toute tension. De plus, la fatigue me rend incapable de résister à un fou rire. Je grimace un peu quand les secousses me tirent un peu la cicatrice. « J’ai d’abord cru qu’un nain saoul était venu décuver chez moi ! Et si ça avait été le cas tu aurais sans doute pris une douche froide ! » « Je n'en doute pas, » lui dis-je avec un grand sourire. Il m'est déjà arrivé d'être ivre, plus souvent que de raison, mais en général mon subconscient lui-même évite de guider mes pas jusqu'à la maison de Rae ou celle de mes frères. J'ai bien trop d'amour-propre pour laisser une telle chose arriver, et on dirait que le moi-bourré est assez d'accord avec cette notion. Cependant je suppose que cela a déjà dû arriver à Rae pour qu'elle en parle ainsi. Je la regarde terminer sa brioche et l'imagine me jeter un seau d'eau glacée sur la tête si jamais j'ose venir décuver ainsi chez elle. Je crois que je préférerais assister à la scène en tant que spectateur, ça serait certainement bien plus amusant. « Tu as assez mangé ?  » me demande ensuite Raeryan, et j'acquiesce, toujours installé confortablement. Je n'ai plus faim, et je crois que je pourrais m'endormir ici et maintenant si je n'avais pas envie de discuter avec Raeryan. Soudain, on frappa à la porte et Raeryan se leva, me faisant comprendre par un regard que je pouvais rester tranquillement assis là. J'ai très envie de partir, mais mon corps est bien trop heureux de pouvoir se reposer ici. Je ferme les yeux quelques secondes, écoutant Raeryan ouvrir la porte et les pleurs d'un jeune enfant. Je ne peux m'empêcher de soupirer, exaspéré. Je suis épuisé, et les pleurs du gosse me sont déjà insupportables au bout d'une poignée de secondes, alors quand Raeryan entre dans la pièce et installe la petite naine non loin de moi, c'est la cerise sur le gâteau. Je ne dis rien cependant et grimace un peu, observant Rae s'agenouiller devant la petite fille. L'enfant pleure toujours et m'observe quelques secondes, ne me connaissant pas. La mère de la petite est debout à côté du canapé et serre la main de sa fille si fort que je me demande si ce n'est pas pour ça que l'enfant pleure. Quel vacarme !

Mais la magie de Raeryan opéra de nouveau. Elle parla à la petite naine et sut instantanément la distraire, lui demandant si elle savait toucher son menton avec sa langue et lui parlant des moutons. J'observe la scène en silence, et un mince sourire étire mes lèvres. Je me souviens du temps où elle utilisait ces techniques pour me calmer, ou même des quelques fois où je suis venu frapper à la porte de Rae un jour où j'avais emmené Ori en balade avec moi et où il s'était fait mal. J'étais toujours tellement paniqué dès qu'il se mettait à pleurer.
Puis Rae quitta la pièce pour aller chercher de quoi s'occuper de la cheville de la petite, et le silence s'installa, seulement brisé par les hoquets irréguliers de l'enfant.
Je continuais d'observer la petite naine, nullement gêné par ce silence prolongé. Je sentis le regard de la mère se poser sur moi et ma tunique tachetée de rouge au niveau du ventre, et mes yeux croisèrent les siens. Elle détourna son attention mais je perçus son expression désapprobatrice avant qu'elle ne se rapproche un peu de sa fille pour lui caresser les cheveux. La petite fille, de son côté, n'avait pas cessé de me regarder. Je l'observe, presque aussi intrigué qu'elle, alors qu'elle lève sa petite main en direction de ma tête. « Qu'est-ce que c'est ça ? » demanda-t-elle de sa petite voix en pointant mes cheveux du doigt. J'ouvre des yeux ronds et je met quelques secondes à comprendre. Elle est intriguée par ma coiffure ! « Oh, ça, » lui dis-je en passant la main sur les trois pics qui ornent ma tête, « Ce sont mes cheveux. » Elle me regarde quelques secondes la bouche ouverte, semblant considérer mes paroles. « Et pourquoi ils sont comme ça ? » Elle dessine de son index trois petites montagnes dans le vide. La mère lance un regard affectueux à sa fille, lui tenant toujours l'autre main avec force. « Parce que c'est comme ça que je les coiffe. » Elle cligne des yeux et sourit. « Je peux les toucher ? C'est des vrais ? » Des vrais. Mahal, les enfants, j'avais oublié à quel point ils peuvent être curieux. Et agaçants. Je le sais, j'ai été l'un des plus curieux et des plus agaçants quand j'étais gosse. Et quand j'allais jouer avec Bofur, je crois bien que nous étions pires que tous les dragons que la Terre du Milieu aie jamais connu. N'empêche que je ne vais pas laisser cette petite m'attendrir. En plus, je cache des lames dans mes cheveux, pas question qu'elle y touche. Personne ne touche à mes cheveux. La mère de la petite semble du même avis. « Dilia, arrête. Laisse le monsieur. » Son ton est ferme et intransigeant, et elle évite absolument de me regarder. Je la comprend, j'imagine que je ne dois pas inspirer confiance. Je retiens un soupir dramatique et surjoué et me contente de cligner des yeux.

Heureusement, Raeryan choisit cet instant pour revenir et les deux naines reportent leur attention sur la guérisseuse qui retourne s'agenouiller devant la petite fille prénommée Dilia. Je l'observe s'occuper de la cheville de l'enfant, tapotant nerveusement ma tasse de thé vide. Les enfants. Quelles drôles de créatures, si innocentes, si... déstabilisantes. Raeryan est merveilleuse avec eux, au contraire de moi. Il me vient alors à l'esprit qu'elle serait une mère formidable.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mer 3 Juin 2015 - 8:45

En voilà une autre !
Nori & Raeryan






Dans son laboratoire, la naine réfléchissait à ce qu’elle pouvait lui donner comme remède. Elle hésitait encore sur ce qui serait le plus efficace pour elle. Indécise, elle retournait les bocaux, flacons de remèdes en ayant déjà pris de quoi bander sa cheville. Elle n’avait pas voulu prendre autant de temps, surtout vis-à-vis de Nori qui devait sans doute faire office de centre d’intérêt de la conversation. En le sachant pas forcément à l’aise avec les enfants, Raeryan ne se faisait pas non plus trop de soucis, mais pour lui éviter tout un tas de questions de la part de la petite naine, elle finit par prendre plusieurs remèdes et voir au dernier moment ce qu’elle aurait envie d’utiliser. Calant les flacons entre ses bras, Raeryan revint et le calme semblait régner. Elle jeta un œil curieux à Nori, se demandant ce qu’il avait bien pu se passer en son absence et déposa les quelques remèdes qu’elle avait apporté à côté d’elle en s’installant à nouveau près de la petite naine. Elle analysa le visage de la petite, elle semblait anxieuse, inquiète et observait la guérisseuse avec beaucoup d’attention. Raeryan lui offrit un sourire, afin de la rassurer tandis qu’elle glissait à nouveau les mains sur la cheville de la petit après les avoir enduites d’un remède.

« T as vu Nori ? » Fit-elle avec un geste de la tête sur le côté.

La jeune fille hocha positivement la tête.

« Quand il était petit il était comme toi, il avait peur ! Mais c’est devenu un nain fort et courageux ! Il sait que s’il vient ici après il n’aura plus mal ! »

Raeryan observa avec attention les réactions de la jeune naine, les larmes ayant séchées, elle se décrispa lentement pour le plus grand plaisir de la guérisseuse et de leurs oreilles. Ainsi elle la laissa faire, avec moins d’apriori au moment où la guérisseuse commença à envelopper sa cheville dans une bande en tissu. La mère semblait être rassurée qu’elle n’ait pas droit à plus de soin que cela, car c’était signe que ça guérirait bien assez vite. Elle lui demanda alors pour combien de temps elle en aurait, Raeryan lui répondit avec le plus grand sérieux out en ajutant quelques informations concernant le bon déroulement de sa guérison. Sous les conseils précis de la naine, sa compère hocha vivement la tête, puis la remercia. Elles entreprirent de s’en aller, Dilia fut rapidement portée par sa génitrice afin de lui éviter des déplacement pénibles et accorda un signe de la main à Nori avant que la maitresse des lieux ne les raccompagne à la porte.

« Au revoir Nori ! » fit elle joyeusement

La guérisseuse étouffa un petit rire et offrit une tranche de brioche à la demoiselle puisqu’elle avait quand même été sage avant de refermer la porte derrière elles. Raeryan souffla doucement une fois que la porte fit barrière. Ses pleurs avaient réveillé une migraine, dès le matin ce n’était franchement pas agréable. Ce devait sans doute être la même chose pour Nori, alors qu’elle refit son apparition elle lui accorda toute son attention. D’un sourire étirant les lèvres de la naine, elle lui demanda ;

« ça va ? » Lui demanda t-elle une nouvelle fois.

Elle revint s’asseoir près de lui, espérant qu’il ne lui en veuille pas de l’avoir pris comme exemple pour distraire la petite. Quoi que de toute manière c’était bien vrai, Nori était un vrai garnement et elle avait souvent peiné pour le guérir. Ils avaient souvent dû user de force pour le maintenir tranquille. Néanmoins ça ne l’avait pas empêché de revenir pour cette blessure, savant pertinemment qu’elle ne lui voulait aucun mal et qu’elle fera toujours tout son possible pour lui éviter le plus désagréable.

« Tu dois être épuisé, je vais t’installer dans la chambre où je garde les patients en observation. Après ça je vérifierais l’état et tu pourras t’en aller tranquillement ! »

La naine lui sourit, a vrai dire ce n’était pas réellement une proposition mais plus un ordre. Il avait dû passer une nuit pénible et la fatigue ne contribuerait pas à ce qu’il guérisse rapidement. Se levant de sa place, elle l’aida à décoller du fauteuil en l’invitant à passer un bras par-dessus l’épaule de la naine tandis qu’elle le maintenait au niveau du dos. Elle l’encouragea et lorsqu’il réussi à se lever non sans mal, et l’aida à marcher, à monter à l’étage jusqu’à la chambre qu’elle lui réservait. Ils étaient nombreux à y être passés, Raeryan veillait toujours à ce que l’endroit soit propre et aussi confortable que le reste de sa maison. Ça ressemblait en réalité plus à une chambre d’ami qu’à une chambre pour les patients, car la décoration y était personnalisée, il y avait une bibliothèque, des livres, de nombreuses choses intéressantes.

Elle l’aida à se mettre dans le lit, en veillant à ce qu’il quitte ses chausses pour ne pas salir les draps et le borda.

« Dors autant qu’il te sera nécessaire, d’accord ? Je reste en bas, je vais surement avoir d’autres patients. Si tu as besoin de quoi que ce soit tu n’hésite pas ! »

La guérisseuse lui adressa un dernier sourire, veillant à ce qu’il soit bien installé pour bénéficier d’un sommeil réparateur.




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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mer 24 Juin 2015 - 13:00




Stabbing Westward
What do I have to do ?
Nori, Raeryan & Dori
« What do I have to do to make you happy ? What do I have to do to make you understand ? What do I have to do to make you want me ?  And, if I can't make you want me...
What do I have to do ? »
Chaque nouvelle aube rapprochait les farouches nains de l’évènement inévitable et imminent du départ vers la reconquête désespérée du royaume de leurs ancêtres. Une quête qui attendait de révéler le courage et la force inavouée de ces nains qui ignoraient le danger. Même un dragon n’aurait su faire face à l’opiniâtreté nainienne qui semblait les façonner à la manière des pierres robustes qui composaient les montagnes. Les membres engagés de la compagnie s’étaient tous préparés pour le voyage, certain acceptant l’idée d’un aller sans retour tandis que d’autre se voyaient déjà festoyer sur la carcasse de l’usurpateur ailé. Dori n’était pas de ceux qui se réjouissaient prématurément surtout après les nombreux échecs qu’il avait vécu. L’idée de reprendre Erebor lui paraissait tellement dérisoire comme un rêve trop longtemps idéalisé par des esprits friands d’aventure sans penser au prix qu’un engagement représente. Pourtant, malgré cela, Dori avait signé le contrat et avait offert ses services, son courage et sa force au soutient de cette compagnie peut être un peu trop intrépide à son goût. Ils n’avaient pas le droit de les abandonner, de les laisser se hasarder au danger de ce périple sans les assister. Pour son roi et le bien-fondé de son objectif, il le devait même si cela revenait à risquer le sacrifice de ne plus revoir certain visage. Après moult altercation avec ses frères au sujet de leur participation au voyage, il avait finalement accepté de les avoir à ses côtés. Sans doute cela le réconfortait au même tire que ça l’effrayait mais près d’eux, il se sentait capable de prouesses incomparables. L’épreuve la plus ardue était encore de laisser derrière lui celle qui chaque jour remplissait son quotidien d’un bonheur vaporeux. Si son cœur timide se refusait à s’ouvrir, il n’en demeurait pas moins éprit. Cela se voyait dans toutes ses petites attentions qu’il témoignait à cette naine remarquable qu’il ne pouvait s’empêcher de venir retrouver tous les jours. Dori suspectait Ori d’avoir deviné ses sentiments, après tout l’amour n’est-il pas la plus grande des inspirations chez un poète ? Sans qu’il n’y ait eu besoin d’aveux, il savait son aîné émarouché d’une Rose, il respirait l’amour dans ses sourires et dans sa bonne humeur constante. On aurait presque pu apercevoir des papillons tournicoter autour de ses yeux tant il semblait déconnecté de la réalité à chaque fois qu’il s’apprêtait à retrouver Raeryan. Quoi ? Ne faites pas les étonner, lecteurs, je n’espérais pas réellement avoir besoin de la nommer pour que vous preniez conscience qu’il s’agissait de la guérisseuse.

En parlant de visite courtoise, Dori s’était éveillé assez tôt ce matin fort désireux de concocter une petite surprise gourmande à celle qui n’était, à son grand dam, que son amie. Il prit la peine de faire convenablement son lit avec la méticulosité qui le caractérisait si bien tandis qu’il séjourna un long moment dans la salle de bain. Coquet et soucieux de son image, il lui était tout bonnement impensable de se montrer en public sans arborer le charme de sa personne. Pour sa réputation personnelle mais aussi pour celle de son commerce, il était vital d’attirer l’attention de potentiels acquéreurs par sa simple apparition. Qu’on se le dise, chez lui, l’habit faisait bien le moine. Ses doigts à la fois forts et agiles dessinèrent quelques figures graciles dans ses cheveux soumettant leur résistance à des torsades et des tresses élégantes et bien moins désinvoltes. Des perles et autres ornements contribuèrent à la mise en valeur du soin porté à son esthétisme. Sa barbe n’échappa guère au même traitement de faveur et fut la victime de l’assaut répétitif des caresses d’une brosse aux poils de chèvre. Ses doigts hésitèrent, parmi ses nombreuses huiles, quel parfum lui irait le mieux puis il se pencha sur une note Chyprée à la fois tendre et profonde mais surtout fruitée.

Fin prêt à parader dans les allées encore timorées du royaume souterrain de Thorin, Dori inspecta une dernière fois son domicile remarquant au passage l’absence de Nori. Il avait encore passé la nuit il ne savait ou à accomplir il ne savait quel méfait qu’on viendrait sous peu lui faire part. Puisse t-il n’avoir passé que sa nuit à boire et non à chaparder d’honnêtes gens. Il laissa un mot à l’attention de Nori quand celui-ci rentrerait, lui demandant de faire un peu de ménage dans la maison parce qu’après tout, il ne suffisait pas de rentrer seulement pour se mettre les pieds sous la table (quand il daignait être présent) et repartir quand cela lui chantait. S’il vivait ici, la moindre des choses était de participer aux tâches ménagères. Dori avait veillé, au passage, à préparer le petit déjeuner de son jeune frère pour que celui-ci n’ait plus qu’à satisfaire son appétit. Son devoir rempli, il ferma la porte et se dirigea vers la boulangerie qui laissait flotter dans l’air une odeur alléchante de pain et de croissants chauds. Appâté par l’exquis parfum, il fit confiance à son nez qui le conduisit sans mal à destination. Saluant ses congénères avec engouement, il pénétra dans l’établissement et commanda plusieurs pâtisseries en tout genre de manière à satisfaire tous les plaisirs gourmands de Raeryan. Il connaissait ses attentes, un avantage pour éviter les cadeaux de mauvais goûts et savait toujours comment l’amener à la rendre heureuse. C’était une recette dont il était le seul et unique inventeur. Les mains chargées de sachets chauds, il s’engagea sur le sentier de la demeure de Raeryan. Il en profita au passage pour jeter un œil aux étalages de l’orfèvre qui exposait chaque jour des pierres de plus en plus rares et resplendissantes. Mais aucun joyau n’aurait su l’éblouir comme le faisait si bien Raeryan. Il reprit la route le cœur gonflé du bonheur qui l’attendait de voir le sourire de Raeryan illuminer son visage sans savoir quelle surprise patientait de lui faire son déplaisant effet…Il tamponna à la porte, patientant dans le calme, désireux de garder sa présence sous secret jusqu’au bout.

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The Rose of Ered Luin ♦ NAINE
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— RACE DU PERSO : Naine et fière de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin, descendante de Telchar des montagnes bleues
— ÂGE DU PERSO : 190 ans
— RANG SOCIAL : Aisé, elle n'a aucune difficulté pour vivre.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guérisseuse réputée, formée par Aiwendil
— ARMES DU PERSO : Des remèdes qui sont pas bons
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Loyale envers son roi, Thorin.
— VOYAGE AVEC : Ne voyage pas.

MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mer 24 Juin 2015 - 14:34

Oups !!
Dori, Nori & Raeryan







L’inquiétude s’était évaporée, Raeryan laissait Nori se reposer et recouvrer ses forces tranquillement jusqu’à ce qu’il soit en mesure de se mouvoir correctement. Le silence revenue dans sa demeure, Raeryan en profita pour laisser de côté sa robe de chambre et se vêtir correctement de sorte à recevoir ses futurs patients. Les vêtements de nuit avaient beau être confortables ils n’étaient pas forcément adéquats pour se couvrir du froid. Ainsi elle était déjà plus présentable, ajustant sa longue jupe en glissant ses mains dessus pour la lisser avant de brosser sa barbe, ses cheveux sans oublier de les orner de quelques bijoux et de tresser quelques mèches avant de descendre. Fin prête, la journée pouvait commencer. Elle entrevit dans le salon les quelques outils de soin qu’elle avait utilisé sur Nori et s’empressa de débarrasser son salon, afin d’aller nettoyer et plonger le matériel dans une solution stérilisante. Elle fit un peu de ménage, débarrassant le sol de quelques poussières avec un balai. Elle passa ainsi quelques minutes dans ses pensées, rangeant sa maison comme l’on range son propre esprit. Les frayeurs de ce matin s’étaient envolées alors que Raeryan avait su vite prendre les choses en main et épargner Nori de graves infections. Sa réussite était toujours un soulagement pour elle et le poids pesant au fond de son ventre s’était ainsi volatilisé. Raeryan soupira doucement et se laissa aller dans son canapé après avoir pris un livre dans sa bibliothèque. La paresse la gagnait rarement, puisqu’elle avait toujours plein de choses à faire même dans son laboratoire. Mais cette fois-ci elle avait souhaité se consacrer quelques temps, s’allonger et flâner à travers les lignes et les pages de ce récit qu’elle connaissait déjà par cœur pour l’avoir lu au moins une dizaine de fois. Quoi qu’en soit la chute, qu’elle la connaisse ou pas ne changeait à vrai dire pas grand-chose, car les mots écrits sur le papier épais étaient toujours une invitation à l’évasion. Le récit l’emporta loin de là à mesure que son index glissait sur ses boucles brunes en les entortillant ; un geste qu’elle avait par réflexe. Un petit sourire serein se dessina sur son visage, et pour rien au monde il ne fut perturbé. Elle en oublia même d’être étonnée du fait que personne ne venait ce matin là pour bénéficier de ses soins. C’était ne bonne chose en soit, les nains avaient sans doute pris la résolution d’être plus prudents au moins pour cette journée. Ce n’était pas plus mal, elle ne s’en arracherait pas les cheveux d’inquiétude et pouvait se laisser paresser.

Elle entendit taper à la porte, interpellée sur l’instant même, la guérisseuse ne perdit pas de temps pour immerger de ses rêves faits de papier et d’encre afin d’aller ouvrir, toujours sur le qui-vive dans le cas d’une urgence. La lourde porte s’ouvrit alors sur un visage familier dont la présence la réjouissait toujours mais sur l’instant elle mit un moment à réagir. A vrai dire elle fut immédiatement envahie de nombreux questionnements, notamment le fait que Nori était en train de se reposer à l’étage, qu’il ne souhaitait pas que l’histoire s’ébruite jusqu’à son frère et que justement il était là. Une situation fort comique d’un point de vue extérieur mais qui mit la naine dans un embarras certain alors qu’elle n’avait pas encore réfléchi à savoir de quelle manière elle allait aborder le sujet Nori avec lui. Elle étira un large sourire, sincère et joyeux tout en le saluant poliment et n’hésita pas une seconde à le laisser entrer.  C’est en refermant celle-ci qu’elle se demanda finalement si c’était ne bonne idée, elle espérait simplement que Nori se tienne tranquille le temps de la visite de son frère et qu’il ne tenterait pas de s’échapper. Raeryan invita ainsi le nain à faire quelques pas jusqu’à se trouver dans le salon, d’un regard vers l’étage, elle n’entendit pas le moindre bruit et cela la rassura le temps qu’elle aide Dori à se débarrasser de ses affaires. D’agréables senteurs de viennoiseries vinrent chatouiller son odorat, en accord avec le parfum que le nain portait. Elle y distillait les notes favorites du nain, fleuries et fruitées, enveloppantes et  agréables. Quelque chose de chaleureux se dégageait toujours de lui de part sa personnalité et les touches olfactives qui le caractérisaient désormais. Elles lui étaient désormais associées et même au travers des effluves imposantes des vienoiseries. Les yeux verdoyants et pétillants de la naine croisèrent le regard de Dori. Elle l’observa un instant, ce même large sourire pendu aux lèvres. Sa maison avait toujours l’air plus colorée avec sa présence, elle était heureuse de l’avoir ici bien qu’au fond elle conservait quelques craintes.

« Quel plaisir de vous revoir Dori ! Qu’est ce qui vous amène par ici ? »

Raeryan s’était exprimée assez fort sans pour autant que ce soit excessif dans l’espoir que Nori l’entende et agisse en fonction. Dori et elle avaient pour habitude de régulièrement se retrouver, que ce soit pour discuter ou partager un repas ensemble. Leur complicité était toujours telle que les choses venaient toujours naturellement entre eux. Elle avait bien vite deviné les raisons de sa venue jusqu’ici, il n’y avait qu’à se contenter de fermer les yeux et de se laisser porter par les senteurs de croissant chaud embaumant la pièce. Mais par politesse elle demandait, afin d’avoir le plaisir de l’entendre dire de lui-même qu’il venait pour partager un moment convivial à ses côtés. Il régnait ici déjà une atmosphère agréable, ils n’avaient qu’à échanger quelques regards pour que tout de suite le charme opère et se diffuse à des kilomètres.





_________________


You could be my unintended choice, to live my life extended. You could be the one I always love...You could be the one who listens to my deepest inquisitions.
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Merci Bro ♥️
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Dim 12 Juil 2015 - 23:45

Surprise Matinale
Nom du joueur 1
Les Frères Ri
« My family »
Nom du joueur 2
Raeryan
« Médecin du cœur »
La couverture serrée tout contre moi, je me tournais sur le côté, encore tout groggy de sommeil. Elle était toute moelleuse, c'était Dori qui me l'avait offert pour pas que j'attrape froid. Oui, il était comme ça. Je la remontais sur mon visage, tentant de repousser le moment où je devrai quitter ce havre de douceur.
D'habitude quand je faisais ça, Dori me laissait toujours cinq minutes supplémentaires avant de me tirer du lit, alors parfois, j'en profitais un peu. Il allait bientôt arriver d'ailleurs, j'en étais sûr. Je souriais entre les replis de mes draps, impatient de le surprendre. Ou alors peut-être que ça serait Nori cette fois-ci ? Il lui arrivait de venir me secouer gentiment lorsqu'il était à la maison, au plus grand damne de notre aîné qui trouvait ce réveil un peu trop soudain.

Les minutes passèrent et je me tournais dans l'autre sens, le nez enfoui dans l'édredon, avec l'horrible impression d'avoir été oublié. Déjà, les bruits familiers de la ville me parvenait aux oreilles, ce qui ne pouvait signifier qu'une chose : la journée était déjà bien entamée pour les nains de l'Ered Luin. De mauvaise grâce, avec une moue contrariée je me libérais de cet emprise de plumes et posais mes pieds nus sur la pierre. Je tendis l'oreille un bref instant : pas un seul bruit dans notre foyer. Catastrophé1, je courus vers la chambre du plus jeune de mes frères, pour y découvrir... une pièce vide, dont le lit n'avait même pas été défait. On peut le dire, ça sentait le roussi2 . Dori n'allait pas être content de savoir que le frérot avait encore fait une fugue nocturne

D'ailleurs, où était-il ? J'avais l'impression, ces derniers temps, qu'il cherchait à me responsabiliser. Comme s'il préparait quelque chose. Et je dois l'avouer, je ne sais que penser de cette nouvelle attitude. En m'installant sur le sol froid de notre demeure, je regarde le luth inachevé qui trône près de l'âtre éteint. Aujourd'hui, je devais le décorer avec Nori, il me m'avait promis. "Avec les plus beaux joyeux de ces montagnes" qu'il avait dit. Sauf que Nori n'était pas là. Peut-être qu'il avait raison, que je devais me réveiller moi aussi, et me servir de cette liberté nouvelle comme d'une opportunité bienvenue. Mais le fait est que je ne veux pas peiner Dori.  Je sais que sous ses airs parfois un peu bourrus, il aime bien quand je reste auprès de lui. Et moi aussi j'aime bien quand on passe du temps ensemble, je veux pas m'en aller. Après tout pourquoi n'y aurais-je pas droit ? Kili a bien son frère lui aussi, pour s'occuper de lui ! Suis-je une charge pour lui ? Est-ce pour ça qu'il semble inquiet ces derniers temps ? Je ne sais comment épancher3 cette crainte qui se fraye doucement un chemin dans ma tête. S'il s'agit de cela, c'est horrible que je puisse continuer sur cette voie et lui infliger ça. Et soudain, je me rendis compte que j'étais loin d'être le frère émérite 4 que l'on rêverait d'avoir.

Je ne voulais plus y penser, mais je ne sais pas quoi faire pour m’empêcher d'y penser. Sortir de cette maison me semble la chose la plus judicieuse à faire. Mais...après un bon petit-déjeuner. Encore une des nombreuses attentions de mon grand frère qui a une fois encore, laissé une ribambelle de mets. Bien plus que je ne pourrai jamais avaler sans faire éclater5. D'autant plus que prendre un repas en solitaire n'est jamais plaisant. Dans la salle d'eau je regarde ce visage moricaud6 qui me fait face. Était-ce le poids de mes craintes qui ternit ainsi mes traits ? Comme le ferait Dori, je brosse ma barbe sans pour autant y ajouter de fioritures trop extravagantes. Je tresse maladroitement les mèches devant mes oreilles pour éviter de les avoir devant les yeux. Je n'aime pas trop ça, bien qu'il est parfois agréable de se cacher derrière. Non loin, flotte encore le parfum chypré de mon frère où s'accordent parfaitement les notes de mousse de chêne et d'érigeron7. Je plonge mon nez dedans, sans retenue et profitant de son absence. Je crois que ça me rassure et je ferme les yeux quelques instants...

Je ferme la porte avec moult précautions, enfin prêt à affronter une agitation autre que la mienne. Le luth en bandoulière, je quitte le domicile de la fratrie, m’engouffrant dans le bruit et l’effervescence du marché. La population soudain massifiée8, j'avais de plus en plus de mal à me mouvoir, si bien que je faillis marcher sur une oie9 esseulée qui elle aussi, avait fugué. Intérieurement, j'espérais apercevoir un visage familial parmi la foule. Mais il n'en fut rien. J'eus un semblant d'espoir cependant lorsque je vis une coiffure familière en trois monts. Lors que je lui pris le bras, le nains était encore en pleine conversation "...et ma tante était dotée d'un système hyperglycémiante10, ce qui reste un certain handicap, comprenez..." et je m'excusais bien vite, retournant à mes recherches. Mais bien vite, je dû me résoudre à abandonner, il semblait évident qu'aucun de mes frère ne faisait ses emplettes.
C'est ainsi que je rebroussais chemin tête baissée, en direction de la maisonnette de celle qu'il faut voir dans ces moments-là, Raeryan. Plus qu'une simple amie, elle avait toujours pris soin de moi quand ça n'allait pas. Je sais que je pouvais me confier à elle en cas de besoin et cette fois encore, j'allais avoir besoin de son oreille attentive. Je ne pouvais certes pas parler de mon état d'âme à Dori, sous peine de lui causer du tracas ou à Nori qui m'encouragerai à m'émanciper, sans que je le veuille vraiment. Dans des cas comme celui-là, il faut une oreille extérieure. De plus, je lui sais Dori très attaché, peut-être pourra-t-elle me rassurer sur les intentions de on aîné ?

Les mains croisées devant moi, je frappe trois coups discrets sur le bois de la porte et j'attends en silence. J'espère qu'elle n'est pas occupée avec un patient ou une urgence. Je ne voudrais pas la retarder avec mes idées moroses du jour...
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Thief in the wild ♦ NAIN
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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Lun 17 Aoû 2015 - 14:36

Would Somebody help me stand, somebody help me breathe.
Raeryan, Dori, Ori  & Nori

J'ouvre les yeux avec difficulté, la tête lourde. La pièce autour de moi est sombre, l'atmosphère humide et chaud. Ça sent la sueur, le sang, et l'acier. Je relève la tête pour détailler ce qui m'entoure, mais je ne distingue pas grand chose dans l'obscurité. Mes mains et mes pieds sont attachés à ce qui me semble être une croix faite de bois, et je me rends soudain compte que mon corps entier me fait mal. Je reconnais cette endroit. J'y ai déjà fait quelques séjours des plus déplaisants il y a bien des années. Mes jambes tremblent malgré moi, et un soupir désespéré s'échappe de mes lèvres asséchées. Je laisse ma tête tomber en arrière et ferme les yeux. Mes longs cheveux sales et détachés viennent chatouiller le bas de mon dos, et je reste ainsi de longues minutes, essayant de me souvenir de ce que je fais ici. Un bruit de pas se fait entendre non loin de moi, et un rire mesquin que je reconnaîtrait entre mille s'élève dans le noir. « Bien dormi, saleté ?  » Des doigts grossiers et rugueux viennent toucher ma joue dans un geste presque tendre avant de descendre dans ma barbe. Je serre les dents, ayant soudain la nausée. Sans prévenir, l'autre serre le poing et tire d'un coup, m'arrachant presque les poils du menton. Il rit. Ma bouche s'ouvre sous le choc, de l'air s'en échappe mais pas de cri. Qu'est-ce que je fais ici ? Il s'éloigne, mes genoux tremblent. Son rire est gras et détestable. Bornin l'interrogateur, comme on l'appelle. Il aime faire chanter les lames et crier les pauvres merdes comme moi. Pourquoi je suis ici ? Il s'approche, et j’entends qu'il aiguise une lame. J'essaye de me souvenir. Souviens-toi. « J'espère que t'as bien dormi. Pendant qu'tu roupillais, j'ai pensé à ce que j'te ferais à ton réveil. J'te promet qu'tu vas aimer. » Il passe la lame froide sur le haut de mon torse, et mes poings se serrent d'eux-même. Ce n'est pas normal. Quelque chose ne va pas. La pointe de l'arme perce doucement la peau de mon épaule, et il s'approche trop de moi. Je sens sa chaleur et sa puanteur. J'ai envie de lui vomir dessus. « A moins qu'tu me dise où t'as mis le diadème. Je saurai me montrer reconnaissant, si tu me le dis. » Le diadème ? Quel diadème ? La lame s'éloigne et Bornin aussi. Le diadème. Je l'ai volé, je m'en souviens, mais où l'ai-je mis ? Que m'est-il arrivé ? Je n'ai pas souvenir d'avoir été arrêté, ni d'avoir été amené ici. « On va commencer par le pied gauche. C'est toujours mieux, t'es d'accord. » Quelque chose de froid enserre alors mon gros orteil, et j'entends Bornin se mettre à tourner une vis. Ma respiration s'accélère, une goutte de sueur s'écoule de mon front. « Je – Je ne sais pas où j'ai mis le diadème.  » « Ah oui ?  » La vis se resserre, et je sens que mon orteil est écrasé progressivement. Je serre les dents. « Je ne me souviens pas, je le jure. » Ma voix est haletante et paniquée. Bornin rit et serre un peu plus fort. La sensation est intense, et je ne peut retenir un gémissement de douleur. « Tu n'te rappelle pas, hein, sale voleur ?  » Il serre encore, ma tête dodeline. Je ne m'entend pas crier, je n'entend plus que sa voix à lui. « Est-ce que tu te rappelle de Ori ? Sage, naïf, gentil petit Ori ?  » Il serre un peu plus, et je sens les os se craqueler. Mais ses mots semblent stopper toute douleur, mes poings se serrent de rage. Il rit, d'un rire grave et malveillant. « Il a hurlé quand je lui ai broyé les os. » J'ai un hurlement de rage et je me débat contre mes liens. Un poing musclé et hargneux entre en collision avec ma mâchoire et ma tête tombe sur mon épaule droite, abattue. Les doigts de Bornin la redressent, me forçant à le regarder en face. La lumière d'une torche éclaire légèrement son visage dur et cruel. « Tout ça c'est de ta faute, Nori. » Ses yeux fixent les miens d'un regard accusateur et presque peiné. La lumière se fait plus forte. « Non... » Je sens des larmes se former dans mes yeux alors que ses pupilles d'ordinaire si noires s'éclaircissent jusqu'à devenir d'un bleu aussi clair qu'un ciel d'hiver. « De ta faute, » répète-t-il, mais cette voix n'est pas la sienne. Il sort de sa ceinture un poignard, la lumière chaude embrase la pièce de ses teintes apaisantes. Lorsque mes yeux remontent, suppliants, son visage a changé. Ce n'est plus Bornin qui se tient devant moi. Mon cœur se serre. « Dori... » D'un coup net et puissant, il plante le poignard dans mon flanc gauche. Des larmes coulent sur mes joues, chaudes et étrangères. J'ai le goût du sang dans la bouche, je ressens vivement la douleur dans mes entrailles lorsqu'il tourne le couteau dans la plaie. Un cri reste coincé dans ma gorge tandis que j'entends mon frère sangloter. Son front se pose contre le mien. Tout est flou, j'ai l'impression d'être à des kilomètres d'ici. C'est impossible...

Je me réveille en sursaut, haletant et couvert de sueur. Mon cerveau met quelques secondes à analyser la situation et se souvenir des heures précédentes. Je suis allongé dans un lit confortable, et je reconnaît bien vite la chambre comme étant celle que Raeryan réservait à ses patients. J'ai chaud, mes mains tremblent, mon ventre me fait mal. Je rejette les couvertures chaudes au bout du lit, et ce mouvement un peu brusque m'arrache une grimace. Je m'assieds sur le lit et me prend la tête entre les mains. Je me souviens, maintenant. Raeryan m'a amené ici après m'avoir recousu la plaie, et je me suis endormi quasiment instantanément, mon corps fatigué trahissant mon esprit. Et ce cauchemar... Je tourne la tête vers la porte, et tend l'oreille pendant quelques secondes. Raeryan n'est pas venue, c'est que je n'ai pas fait de bruit, au moins. C'est déjà ça. Je soupire longuement et reste assis la tête baissée pendant de longues minutes, les yeux fermés. Soudain, des voix étouffées se font entendre. Je reconnais la voix enjouée de Raeryan mais ne parvient pas à distinguer ses mots. Je fronce les sourcils et me lève tant bien que mal, ma curiosité étant plus forte que ma fatigue. La terre tourne quelques secondes, mais je parviens à mettre un pied devant l'autre jusqu'à la porte. Je tourne délicatement la poignée et l'ouvre doucement sans bruit. J'avance un peu dans le couloir en me tenant au mur. Je discerne des pas, des mouvements, une porte qu'on ouvre. Raeryan parle de nouveau, puis une nouvelle voix s'élève. La voix de Dori.
La surprise agit comme un coup de poing et je titube, me retenant de justesse au petit buffet qui se trouve là. Le beau vase qui y trônait manque de tomber sur le sol, mais ma main gauche le maintient en place, par pur réflexe. Je grimace, conscient que même si j'avais évité le pire, le peu de bruit que j'avais fait aurait peut-être attiré l'attention de quelqu'un. Je me mord la lèvre et analyse la pièce autour de moi. Une fenêtre, au bout du couloir. Je me retourne et sans réfléchir plus, je m'avance vers cette issue d'ordinaire synonyme d'espoir. Cependant, je ne parcours pas trois mètres que je suis déjà à bout de souffle, la douleur et la fatigue me pliant en deux. Je grogne, humilié et à bout de forces, et me laisse tomber sur le sol. Je relève la tête et me force à ramper quelques centimètres de plus, jusqu'aux longs rideaux rouges qui ornent la fenêtre. Dans une pathétique attente de dissimulation, je me colle au mur et me couvre du rideau. A situations extrêmes, camouflages extrêmes.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mar 15 Sep 2015 - 18:21




Stabbing Westward
What do I have to do ?
Nori, Raeryan, Ori & Dori
« What do I have to do to make you happy ? What do I have to do to make you understand ? What do I have to do to make you want me ?  And, if I can't make you want me...
What do I have to do ? »
Avant même de les avoir dégusté, Dori devinait déjà la saveur ô combien alléchante des viennoiseries entassées dans ses sachets par la seule douceur qui s’en diffusait, marquant la chair de notre nain de leur emprunte chaude et parfumée. Comme on le devinait déjà, Dori était un nain distingué et amateur de mets délicats et comme tout amateur de gastronomie, la gourmandise comptait parmi ses péchés capitaux. C’est ainsi que régulièrement, pour soulager sa conscience, il rendait visite à Raeryan qu’il avait corrompu par quelques exercices de charme comme celui qu’il s’apprêtait à exécuter. Il se sentait moins coupable à succomber à la tentation s’il précipitait la naine avec lui et Mahal sait combien il était facile de la faire flancher quand il s’agissait de satisfaire les plaisirs gustatifs. Depuis le temps qu’ils se côtoyaient, il n’y avait pas grand-chose que Dori ignorait au sujet des habitudes et des goûts de son amie. Tout ce qui la concernait, il les gardait bien précieusement dans sa mémoire et consultait son cœur quand il désirait la combler du mieux possible.

Il patientait tranquillement dehors, son nez, enivré par les effluves exquis. Comme à chaque fois qu’il s’apprêtait à pénétrer dans l’univers du médecin, son cœur impatient lui fredonnait un petit air jovial et folâtre qui lui montait aussitôt le sourire aux lèvres quand ce n’était pas ses joues qui s’empourpraient d’un rouge tapageur. Il devenait de plus en plus difficile pour le noble nain de contenir les sentiments évidents qui transparaissaient à travers toutes les attentions qu’il accordait pour celle qui, de jour en jour, diffusait un parfum vital dans son quotidien. Bien que physiquement derrière la porte, son esprit s’était déjà aventuré depuis l’autre côté, fusionnant avec tous les sons qui en émanaient. On aurait dit un enfant, pressé de communier de nouveau avec l’immense bonheur que lui avait procuré sa première visite dans sa boutique de confiserie préférée. Il rêvait de posséder l’insaisissable ; la plus magnifique et appétissante des sucreries, celle que l’on ne pouvait acquérir en aucun cas par l’argent mais seulement en s’y montrant digne : ses lèvres. Un roc de sucre qu’il devinait aromatisé de fruits rouges érigé et façonné par les plus grands maîtres confiseurs. Seulement, il profitait du spectacle de leur existence comme l’on s’émerveille inlassablement devant une œuvre d’art que l’on qualifie hors de tout entendement.

La mesure de ses pas se fit de plus en plus marquante jusqu’à ce que les ongles de ses doigts agrippent la poignée battante de sa porte et ne la tire pour laisser apparaître dans le champ de vision du nain le plus beau point de vue sur le paradis. Elle se tenait là, resplendissante quoi que les traits quelque peu fatigués sans doute en raison d’une charge de travail qui l’avait maintenu éveillée une bonne partie de la nuit, dans l’encadrement de sa porte. Dans une fraction de seconde où le visage de Raeryan resta suspendu dans la surprise, Dori émergea des vapeurs sucrés des viennoiseries et ne remarqua donc pas la panique qui l’avait frappé. Quand il redressa son regard, tout ce qu’il vit et reçu en héritage, c’est le sourire sincère et joyeux de Raeryan. Comme pour justifier sa venue, il agita les sachets devant le nez de son amie et répondit à son invitation à entrer. Bien qu’il connaissait le chemin, c’était toujours un plaisir de faire tout deux le chemin ensemble vers le salon où ils avaient régulièrement l’habitude de prendre le déjeuner ou simplement de partager un moment de convivialité autour d’une bonne tasse de thé. Loin d’imaginer ce qui s’était tramé toute cette nuit et les mésaventures de Raeryan, Dori s’installa en toute ignorance, racontant ses petits potins comme il avait l’habitude de faire avec Raeryan.

« Quel plaisir de vous revoir Dori ! Qu’est ce qui vous amène par ici ? »

- Dois-je forcément avoir une raison pour venir rendre visite à une amie ?

Dori considéra que l’enthousiasme dans sa voix lui était entièrement destiné sans déceler que cette initiative était aussi là pour prévenir la maison de la présence de Dori. Il lui avait répondu avec douceur et taquinerie sachant très bien que les sachets qu’il tenait en main et qu’il avait apporté était une manière de savourer leurs retrouvailles. Comme à leur habitude, Dori assista Raeryan dans la préparation du thé, agrémentant par des touches personnelles la saveur pour que le plaisir en soit que plus savoureux. Il aimait surprendre Raeryan et il ne lui semblait pas connaître de limite dans ce domaine. Alors qu’ils échangeaient plaisanteries et rires dans la cuisine, une présence s’annonça à la porte, stoppant nos deux nains dans leurs actions. Etre temps et en parallèle à cette interruption, des bruits suspects dans la chambre du fond indiquaient qu’il y avait du mouvement. Une présence y séjournait-elle ? Cela eut vite fait d’intriguer le marchant qui fronça alors les sourcils en direction du couloir tant dis que Raeryan s’occupait de voir qui tapait à sa porte. La vie de médecin n’accordait aucun repos. Intrigué par ce bruit, il commença à s’inquiéter en songeant qu’un de ses patients pouvaient s’être blessé en voulant accomplir quelque chose dont il était inapte à accomplir. La sachant toujours occupée, il ne la dérangea pas et alla satisfaire sa curiosité dans le seul but d’assister son amie. D’un pas hésitant mais quand même décidé, il s’engagea dans le couloir et posa son oreille sur ladite porte. Le silence. Pourtant, il était persuadé d’avoir entendu le son distinct de quelque chose ou de quelqu’un s’effondrant au sol. Il tourna alors la poignée de porte qui s’ouvrit sur un lit défait dont les plis étaient encore frais. Il détailla la pièce d’un air suspect se demandant pourquoi le résidant s’évertuait à se cacher alors qu’il avait tous les droits de se trouver ici. Son regard s’arrêta un instant sur les rideaux qui dans la première seconde ne lui paraissait pas si intéressant que ça. Puis dans la deuxième, alors qu’il s’apprêtait à détourner le regard, il remarqua les vagues des rideaux onduler sous l’effet de quelque chose. Des pieds trahissaient la présence de l’individu qui, dans un souci d’inspiration, venait de perdre sa couverture. Dori souleva un sourcil pour souligner toute l’absurderie de cet effort digne d’une connaissance très familière qui ne s’était pas manifestée depuis la veille. Dans son esprit, Dori fit aussitôt le lien et c’est dans un élan déterminé qu’il s’engagea à tirer le rideau. Sans surprise et confirmant ses frais soupçons, c’est son cadet qui eut le droit à tous les honneurs dès le levé du rideau. Dori demeura neutre, temporisant sa colère qui se lisait aussi bien dans son regard que dans ses traits. Il le détailla des pieds à la tête, témoin de son triste état qu’il avait du très certainement mériter après les méfaits dont il devait être le responsable. La voix de Dori sonna comme un gong, direct, forte et sévère.

- Je me suis fait un sang d’encre depuis hier à ne te voyant pas à la maison et je te retrouve ici…j’ai peur de te demander comment tu as reçu ces blessures car je ne garantie pas de ne pas t’achever si j’apprends que tu as recommencé à voler.

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The Rose of Ered Luin ♦ NAINE
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— RACE DU PERSO : Naine et fière de l'être.
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— RANG SOCIAL : Aisé, elle n'a aucune difficulté pour vivre.
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MessageSujet: Re: Surprise matinale ϟ ft. Raeryan, Dori & Ori Mar 15 Sep 2015 - 20:37

Oups !!
Dori, Nori, Ori & Raeryan







C’était ce genre de bonheur simple qu’il manquait à la vie de Raeryan ; des sourires, des attentions, que seul Dori semblait être capable de combler. Elle se sentait honorée d’avoir ses faveurs, plus que n’importe quel nain, il avait su charmer son cœur sans qu’elle ne se sente contrainte et gênée d’y répondre. Entre eux, c’était d’un naturel déstabilisant malgré les regards timides et maladroits encore semés entre deux mots. Réchauffée par sa simple présence, Raeryan se laissait bercer par les sentiments qu’il dégageait et s’emportait en rires, en sourires et autres potins qu’ils se plaisaient à échanger lorsqu’ils partageaient ce genre d’instant. C’était comme si son foyer retrouvait ses couleurs, sa chaleur, alors qu’il répandait sa bonne humeur de si bon matin tout en embaumant sa maison du parfum de délicieuses viennoiseries. Ils s’étaient attelés en cuisine pour préparer le thé ensemble.  Les viennoiseries furent joliment disposées sur des plats qui accueillirent aussi une tarte aux fruits qu’elle avait préparé la veille. Elle avait déjà pris un petit déjeuner avec Nori mais ne se voyait pas refuser telle invitation. Alors elle entreprit de mettre la vaisselle pour les installer dans son salon, toujours avec ce large sourire étirant ses lèvres radieusement.  

C’est alors qu’elle entendit frapper à la porte, s’imaginant avoir déjà une visite d’auscultation. Elle n’avait pas voulu que cette bulle n’éclate mais le retour à la réalité l’éloigna de Dori le temps qu’elle n’aille ouvrir. La naine adressa un regard désolé à son cher et tendre ami avant de se diriger vers l’entrée pour aller accueillir le visiteur. C’est une petite bouille familière aux traits attendrissants qu’elle trouva sur son palier. Aussitôt son sourire s’élargit de plus belle, laissant là s’exprimer une grande joie et l’invita aussitôt à entrer avec enthousiasme. Elle trouvait la situation quelque peu comique alors qu’elle avait déjà les deux autres frères Ri chez elle. Le comble était que l’un des d’eux avait justement essayé de les fuir et le voilà qu’il se retrouvait avec les deux sous ce même toit. Raeryan était heureuse de voir le cadet sur le seuil de sa porte  malgré la double vigilance que cela lui demanderait et l’invita à entrer. La porte était toujours grande ouverte pour lui, Raeryan avait toujours veillé à ce qu’il se sente bien chez elle et qu’il puisse revenir toujours quand le cœur lui dit.

« Vous n’êtes pas frères pour rien !! Dit-elle en débarrassant Ori de ses affaires. Dori est ici aussi ! »

Son sourire ne tarissait jamais d’éclat et puisqu’il était là il devait se joindre à eux pour leur petit repas matinal ! La naine posa affectueusement sa main sur l’épaule du nain pour l’inviter à entrer dans le salon où devait se trouver…Dori…Mais manifestement il n’était plus ici…Raeryan fronça les sourcils, cherchant du regard dans le salon à la recherche de son ami mais ne le vit pas. La naine adressa un regard surpris à Ori, haussant les épaules et fit quelques pas avant de s’apercevoir que la chambre réservée aux malades était ouverte. La panique se fit alors sentir en Raeryan, déglutissant en imaginant déjà le pire, elle ne perdit pas de temps pour s’avancer jusqu’au seuil de la chambre. Sans surprise, elle vit alors Dori et Nori se faire face comme deux animaux sauvages, les regards emplis de mépris.

« Oh là vous deux… » Fit Raeryan dans un rire nerveux

La naine s’interposa entre les deux nains, posant ses mains sur les épaules de Dori pour lui supplier de ne rien faire qu’il pourrait regretter et l’obligea ainsi à prendre un peu plus de distance avec son frère. Par ce geste, elle espérait naïvement apaiser sa colère latente à l’égard de Nori et qui ne tarderait pas à exploser si par malheur Nori essayait de répliquer. Raeryan était intervenue à temps, ne laissant pas Nori dire quoi que ce soit en ayant imposé sa présence entre eux. Levant les yeux vers Dori, la naine lui confia les premières explications de son frère chez elle et notamment les raisons de sa non présence à leur domicile la veille :

« Nori était gravement blessé il est resté ici cette nuit pour que je le soigne. »

C’était à peine si elle osait soutenir son regard, ayant cette foutue impression de mettre la confiance qu’il avait en elle en péril a chaque fois que Nori lui demandait de le couvrir. La culpabilité la rongeait déjà, craignant de perdre toute estime auprès de Dori malgré le devoir. Elle n’aimait pas les conflits, et les aimerait encore moins s’il s’agissait de Dori. Néanmoins elle ne pouvait faire autrement car son métier exigeait certains secrets qu’il s’agisse d’amis ou de famille. Elle espérait qu’il comprendrait là la nuance et qu’il ne lui en voudrait pas de n’avoir rien dit jusque là. Quoi qu’il en soit le lieu était mal choisi pour en parler et préférait les savoir sagement assis plutôt que prêts à se bondir dessus.

« Venez, on va dans le salon pour discuter calmement, Ori est là. »

La naine suivit Dori, veillant à ce que Nori soit capable de se déplacer sans trop de peine. Les un après les autres, ils sortirent de la chambre de convalescence dans une quiétude explicite de leurs états d’âmes. Raeryan croisa le regard d’Ori qui avait sans doute compris ce qu’il s’était passé. Elle afficha une grimace de gêne, dont seul le cadet pouvait voir les traits alors qu’elle se disait que l’atmosphère serait loin d’être aussi festive qu’elle l’avait été a priori. Soupirant tout en fermant la porte de la chambre derrière elle, Raeryan invita les trois frères à s’asseoir.  Elle aida Nori à prendre place sur ce même fauteuil qui l’avait accueilli cette nuit dans le but de constater l’évolution de sa blessure et faire en sorte qu’il ne fasse pas trop d’efforts physique sous menace de tirer sur les sutures. La pièce avait soudainement été plongée dans un silence dont Raeryan n’était pas sure de vouloir en connaitre les raisons. L’amertume se lisait sur les visages, tandis que Raeryan en profita pour vérifier la plaie de Nori en soulevant le bandage avec grande délicatesse. Grâce aux soins prodigués et à la minutie de la guérisseuse, la lésion avait une apparence moins gonflée et semblait être en très bonne voie de guérison et toute crainte d’infection semblait être écartée. La naine échangea un discret regard avec Nori, se pinçant les lèvres alors qu’elle aurait sans doute aimé lui dire que tout allait bien se passer. Du moins, tant qu’elle était là les choses n’allaient pas dégénérer car elle allait veiller au ton employé dans chaque camp dans le souci d’éviter qu’une dispute n’éclate entre lui et Dori. Elle ne pourrait cependant rien faire contre le regard noir de son grand frère, car ce dernier avait toutes les raisons du monde de le lui adresser. Si Raeryan acceptait la personnalité quelque peu dispersée de Nori, elle n’approuvait guère ses activités de voleur. Elle espérait qu’il finisse par le concevoir et entendre finalement raison pour mettre ses talents dans un travail plus honnête.

La guérisseuse servit du thé au blessé dans lequel elle ajouta des herbes médicinales et lui demanda de finir sa tasse même si le gout ne serait pas forcément agréable. Puis, Raeryan prit place entre Ori et Dori sur le canapé, époussetant machinalement sa robe avant de les servir tous les deux du breuvage aux aromes fleuries. Elle était tellement dans l’embarras qu’elle omit de remplir sa propre tasse et s’en rendit compte à la seconde où elle la porta à ses lèvres, vide. La naine la laissa alors reposer sur la table et laissa ce détail de côté pour tenter d’apaiser les tensions. Elle aimait à penser qu’elle arrivait à maitriser les débordements et lança toutefois un regard concerné vers Ori en le sachant principale victime des querelles de ses frères. Elle lui adressa un large sourire, tentant de rependre un semblant de conversation alors qu’il était arrivé là sans qu’elle n’ait pu encore lui adresser de mot.

« Comment vas-tu Ori ?»





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Merci Bro ♥️
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