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▬ Le Cambrioleur

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 ▬ Le Cambrioleur

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MessageSujet: ▬ Le Cambrioleur   Lun 20 Avr 2015 - 23:24



 

 
“ LE CAMBRIOLEUR ”    
Première étape

Alors que le soleil se levait doucement vers l'Est, la Compagnie de Thorin, forte de ses nains braves et courageux, avait quitté les Montagnes Bleus sous les acclamations d'une foule pleine d'espoir et les yeux de naines éplorées voyant leurs plus valeureux guerriers partir au devant d'une quête dont ils n'étaient pas sûrs de revenir. Longtemps encore après leur départ, on murmurait leurs noms et des chansons en l'honneur de ces nains intrépides se faisaient écho dans la montagne.
Ils chevauchaient depuis maintenant deux bonnes semaines, une chevauchée où rien n'aurait pu entacher le moral des nains déterminés à reprendre Erebor, une chevauchée qui avait tout d'une promenade de santé au vu de ce qui les attendait. Ils avaient profité d'un répit durant lequel pas un orc n'avait été en vue quand ces immondices parcouraient les terres, profitant des Ténèbres.

Après deux semaines, ils arrivaient enfin en vue d'un joyau de paix et de tranquillité au cœur de l'Eriador, la Comtée. Le pays des Hobbits, ces semi-hommes à l'abondante pilosité croissant sur leurs pieds, aux oreilles légèrement pointues et au visage teinté de rouge, ressemblait à un énorme gruyère, n'en déplaise aux nains qui avaient fort faim après avoir chevaucher tout le jour durant, et il dispensait une atmosphère où il faisait bon vivre. Les paysages paisibles et verdoyants de la Comtée marquaient ici leur première étape.

Dans la lumière du crépuscule qui embrasait le paysage du feu du soleil couchant, le bruit des sabots d'une quinzaine de poneys troublait la tranquillité de Cul de Sac. Des têtes passaient l'encadrement des portes et des fenêtres, en cela, ils faisaient une arrivée remarquée. Une fois les poneys livrés à eux-même, broutant l'herbe fraîche, grasse et appétissante, les nains se hâtèrent de rejoindre la chaumière, ce trou de hobbit, dont la porte avait été marquée d'un signe et d'où s'élevait une alléchante odeur. C'est ici que séjournait un jeune hobbit bien loin de se douter de ce qui allait lui tomber sur le coin du nez. Depuis son entrevue avec le grand Mage gris avec lequel il avait partagé son banc en philosophant pipe en main, la vie du semi-homme avait repris un cours pour ainsi dire normal. Il était sans doute bien loin de s'imaginer que des nains viendraient frapper à sa porte et troubler ainsi son souper.

Vous pouvez répondre à la suite de ce post si vous êtes un nain qui participe à la quête dans l'ordre que vous voulez, Bilbo interviendra en dernier avant que nous commencions à parler de choses sérieuses...


 

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AZAGHÂL KHUZD ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Nain et fier de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Exilé d'Erebor, réside actuellement à Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 168 ans et toutes ses dents (mais pas ses cheveux).
— RANG SOCIAL : Seigneur nain.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guerrier dans l'âme et avant tout. Il passe les jours calmes à la Forge.
— ARMES DU PERSO : Tout est une arme pour lui. Sinon : Marteau, Haches, Dagues, Armure de poings, Crâne
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Sa loyauté va à Thorin et à son frère aîné.
— VOYAGE AVEC : Ses armes.
— AMOUREUSEMENT : Veuf depuis 80 longues années. En proie aux regrets et à l'hésitation, à la crainte de blesser et celle de trahir.

MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Ven 8 Mai 2015 - 15:44


J'ai faim !
L'hospitalité hobbite


Ils avaient laissé les Montagnes Bleues derrière eux, et elles n’avaient bientôt plus été qu’une ligne se détachant sur l’horizon à l’ouest, dans leurs dos. Le départ avait été plus mouvementé qu’il l’avait initialement imaginé, avec quelques séparations émouvantes, révélant des amours naissantes qui n’étaient jusqu’alors pas soupçonnées. Enfin pas pour le Dwalin, du moins, mais il fallait bien avouer que le vieux guerrier ne prêtait que peu d’attention aux commérages divers. Il n’avait d’ailleurs pas commenté ces effusions publiques (après tout sa propre femme n’avait-elle pas eu un comportement similaire plus d’une fois lorsqu’ils étaient encore jeunes ?), préférant garder le silence et plonger à deux mains dans les gâteaux qui lui avaient été gracieusement offerts. Ce silence n’avait pas suffit à se faire oublier du monde cependant, et il avait dû repousser les gourmands d’un grognement significatif pour ne pas avoir à partager son trésor. Hé ! C’était peut-être la dernière tarte aux prunes de Raeryan qu’il avait là… Il n’allait quand même pas la partager en plus d’une douzaine de parts, hein ! Il aurait fallu qu’il soit fou pour laisser quelqu’un lui en chiper un bout… et inviter ainsi les autres à en exiger autant. Non, il s’avala les deux gâteaux tout seul tout en discutant de temps à autre avec Balin au coin du feu.

Quoi qu’il en soit, il eut rapidement terminé ses douceurs, et le voyage s’était poursuivi doucement… Dori qui houspillait ses frères (un de ces derniers que Dwalin aurait préféré oublier), deux princes qui restaient fidèles à eux-mêmes, un roi qui échangeait des dialogues muets avec lui, un frère qui semblait parfois se dire qu’il était trop vieux pour ces conneries, un médecin sourd comme un pot, un cousin avec qui partager des vieux souvenirs, etc. L’un dans l’autre, le voyage s’était passé sans heurts. Deux semaines de chevauchée à bon pas, par un temps clément et agréable, sans croiser le moindre ennemi et sans le plus petit incident. Dwalin ne pouvait qu’espérer que la suite de leur périple continuerait de la sorte jusqu’à leur arrivée en Erebor. Les collines verdoyantes de la Comtée furent bientôt en vue, et ils croisèrent quelques petits bonshommes rondouillets aux joues rouges qui les regardèrent passer de loin avec étonnement et méfiance.

« J’ose espérer que le nôtre nous réserve un meilleur accueil... »

Il n’avait pu s’empêcher de grogner en jetant un oeil mauvais à l’hobbit sur sa droite, qui se dépêcha de rentrer dans son trou comme un lapereau effrayé. On disait que la gastronomie de ce peuple aux pieds velus étaient très bonne, et il avait hâte d’être arrivé à cul de sac afin de mettre les pieds sous la table de leur futur cambrioleur. Nul doute qu’il avait dû leur préparer un mini festin pour leur arrivée, afin que leur petite troupe reprenne des forces avant de repartir sur la route. La perspective l’alléchait… A tel point que sa mauvaise humeur s’envola dès lors qu’il arrivèrent devant la porte ronde de monsieur Bilbo Baggins. Il mit pied à terre prestement, et attacha la bride de son poney à la barrière, non sans lui flatter l’encolure et lui promettre silencieusement de lui ramener à manger et à boire plus tard. Mais pour le moment ! Il jeta un oeil à Thorin pour avoir son aval, et alla frapper trois coups brefs et clairs contre la porte marquée. Quand cette dernière s’ouvrit, ce fut d’abord l’odeur du poisson, de la brioche et du fromage qui flatta ses narines, avant que Dwalin ne fasse une brève révérence tout en se présentant en ces termes :

« Dwalin, pour vous servir. »

Il ne s’explicita pas plus avant, car à ses yeux le magicien avait déjà dû faire cela pour eux, et pénétra sans plus tarder dans la petite demeure, sans un regard en arrière ni pour le hobbit qui bredouillait étrangement, ni pour ses compagnons. Hey ! Premier arrivé au buffet premier servi ! Il se dépétra de son manteau et trouva là une seule assiette servie… Tant pis. Premier arrivé, premier... bref, il s’y assit et dévora le poisson frit qui l’attendait ainsi que les petites choses délicieuses présentes sur la table. Moui, c’était pas mal comme entrée. Il avait faim !



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Dwalin
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Dim 10 Mai 2015 - 14:31



 

 
“ LE CAMBRIOLEUR ”    
Première étape

Cela faisait désormais deux semaines que nous voyagions sur le dos de nos poneys. Ils avaient fait preuve d’une grande endurance pour nous mener jusqu’à la Comtée. En plus de la compagnie, ils devaient supporter le poids de nos affaires.  Vraiment, je trouvais mon poney très courageux et je le remerciais chaque soir par de longues caresses. Je l’avais d’ailleurs appelé Poney parce qu’il ressemblait drôlement beaucoup à un poney. Avec lui, j’avais quitté les Montagnes Bleues dans l’exaltation de la foule de nains. Mais malgré mon sourire, mon cœur était quelque peu assombri. Je laissais derrière moi ma mère, que je ne reverrai sans doute jamais mis à part sur sa gravure que je gardais contre mon cœur. Elle m’avait donné avant son départ un gâteau qu’elle avait préparé avec amour et je l’avais savouré jusqu’à la dernière miette. Mais je partais pour une nouvelle aventure et je faisais cela également pour elle. C’était la moindre de choses que de récupérer ce qui appartenait aux Nains. De nouveaux paysages s’offraient à mes yeux et je savourais chacun de ces instants sans penser que peut-être je ne reviendrai jamais vivant chercher les miens.

Durant la route, je restais principalement avec mes deux cousins Bombur et Bofur que je surveillais de près dans cette nouvelle quête que nous allons partager en famille, bien qu’il faille dire que c’était plutôt eux qui veillaient sur moi. Lors d’une pause, je ne parvenais pas à ouvrir une noix que j’avais trouvée non loin d’un arbre. J’étais alors entré dans une profonde colère et, armé de ma hache, je m’apprêtais à découper cet arbre qui m’avait donné ce fruit immangeable. D’un bond, je m’étais retrouvé sur mes pieds, prêt à foncer sur le végétal. Mais mes cousins me soulevèrent et m’arrêtèrent dans mon élan, m’interdisant de toucher à cet arbre. Je m’étais retrouvé assis à ma place devant le feu et je ne mis pas longtemps à me calmer devant les regards interrogateurs de mes compagnons.

Après de longs jours de voyage, nous étions enfin arrivé à la Comtée. C’était la première fois que j’y allais et voir ces plaines vertes et cette herbe grâce me réjouissaient le cœur. Ça changeait de nos montagnes. Les habitants semblaient méfiants à notre passage. Il faut dire que ce n’était pas tous les jours que l’on pouvait voir une compagnie de nain, menée par leur roi, traverser un village de Hobbit. D’ailleurs, eux aussi étaient bizarres. Je n’en avais jamais vu auparavant. Ils étaient un peu plus petit que nous et n’avait pas de barbe, même pas les femmes. Seuls leurs pieds en avaient. Il y a un nom que je donne aux personnes qui n’avaient pas de barbe : enfant ! C’était amusant de les voir se réfugier dans leur drôle de maison, à nous guetter derrière leur rideau, moi-même je les toisais du regard.

Nous fîmes halte à la tombée de la nuit dans un champ situé non loin du rendez-vous dont le mage nous avait parlé. Nous avons laissé aller librement nos poneys. D’ailleurs Poney était heureux de pouvoir goûter cette herbe. La compagnie décida de ne pas envoyer ses nains en même temps pour ne pas effrayer notre cambrioleur. C’est pourquoi nous irions en groupe ou seul à intervalle de cinq minutes. C’est Dwalin qui ouvrit la ronde des nains. Nous étions tous à le regarder partir et à lui dire à tout de suite. Tout semblait bien se dérouler selon les plans. Mis à part que Fili et Kili ne respectèrent pas le temps imparti.

C’était à mon tour ainsi que celui de mes deux cousins. Nous nous avançâmes sur le petit chemin de pierre et frappâmes à la porte. Nous n’eûmes que quelques instants à attendre avant de la voir s’ouvrir pour découvrir un petit hobbit qui ne semblait pas très fort. Il était maigre et ne semblait pas très malin.

« Bifur, Bofur et Bombur. À votre service ! » avait prononcé Bofur au nom de nous trois.

Mes cousins s’inclinèrent, sauf moi. Je ne voyais pas l’intérêt de s’abaisser ainsi alors que nous avions tous mal au dos à cause de ce voyage et que nous nous étions déjà présenté. Je pris le pas sur mes cousins et pénétra à l’intérieur du foyer. C’était chaleureux pour un trou de Hobbit. Propre, bien entretenu. Je vis alors les autres nains qui étaient déjà là et j’allai les saluer. Mais le buffet que Gandalf nous avait promis n’était pas du tout prêt. Comment cela était possible alors que nous étions attendu ? Peut-être que ce Hobbit préférait préparer le repas avec ses convives ? Curieuse coutume. Quoiqu’il en soit, j’aidais à dresser la table et à apporter les ingrédients pour le repas. J’avais faim et soif.



 
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Dim 10 Mai 2015 - 15:43


Coucou!
Les deux frères...et un hobbit!


Deux semaines. Vous imaginez ce que c’est que de chevaucher durant deux semaines ? Et bien… d’une part, c’est supporter les odeurs de ses camarades (un nain qui se lâche, on a beau dire, ça pue, mais pas autant qu’un poney !), les humeurs de chacun, surveiller en toute circonstance les environs, dans le cas où quelqu’un serait en train de les pister… bref, c’était assez drôle et l’idée de faire ses preuves étaient assez séduisante, mais parfois… juste parfois… il se disait qu’il n’allait que difficilement supporter quelques-uns d’entre eux. Peut-être aussi parce qu’il ne connaissait pas beaucoup certains des nains présents. Par exemple, il ne savait que penser de Nori, il était un voleur, pas très honnête de fait, alors rien ne prouvait qu’il ne tourne pas sa veste si quelqu’un lui promettait une chose qu’il convoitait.

Désormais, tous ensembles, ils entraient dans la Comté et l’endroit était bien différent de tout ce qu’ils avaient vu avant. D’abords, pas de montagne, tout était tellement vert que c’était comme changer de monde. Les habitants étaient plus petits que les nains, marchaient sans chaussures et d’ailleurs, leurs pieds étaient assez larges d’ailleurs, et apparemment, c’était le seul endroit visible de leur corps à être velu. Mauvaise implantation de la barbe ? Enfin en tous cas, ils ne devaient pas forcément avoir souvent de la visite, et surtout pas de gros guerriers barbus, il suffisait pour cela d’observer la façon que ces petits hommes avaient de se détourner, claquer les portes pour se terrer ou s’éloigner d’un pas vif. Pour ne pas tous débouler en même temps chez leur cambrioleur, un ordre avait été mis en place. Les poneys allaient paître correctement, au calme, et eux frapper par petit groupe. Surtout que si leur hôte était aussi craintif que ses semblables, il risquait bien de tourner de l’œil en voyant un groupe entier de nains armés frapper chez lui. Le premier à partir fût Dwalin. Franchement, envoyer le plus effrayant d’entre eux ? Ce n’était pas le plus intelligent… ensuite, afin de respecter l'ordre instauré, mais pas le temps car les deux héritiers de Thorin brûlaient d'impatience, Fili attrapait le bras de son frère, marchant vers la demeure avec… et bien… cette démarche qu’il avait parfois, quand il rencontrait un inconnu et voulait faire bonne impression. Leur mère s’en moquait parfois, affirmant qu’il avait juste l’air d’un paon en train de se pavaner. Avant de frapper, face à la porte ronde, le blond soufflait à son frère :

« Bon… n’oublie pas, il s’appelle Bilbo Boggins.»

Non, ce n’était pas vrai, c’était Baggins, mais il avait envie de faire cette petite boutade à son frère et voir si leur futur compagnon de route avait de l’humour. A quelques reprises, le neveu le plus âgé du chef de la Compagnie abattait son poing contre la porte, attendant quelques minutes avant que cette dernière ne pivote… d’ailleurs, il aurait juré avoir entendu le propriétaire des lieux pester avant d’ouvrir.

« Fili, à votre service. »

Kili était bien assez grand pour se présenter, pour sa part, il s’inclinait avec respect, avant de pénétrer dans la demeure comme s’il était chez lui. De toute manière, ils étaient au bon endroit, la preuve, le capuchon de Dwalin était là… et le signe sur la porte aussi. Déjà, si le hobbit avait l’air d’un marchand de fruits et légumes, il savait au moins décorer cet endroit.  



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ARCHER OF DURIN ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : De la plus grande, la plus prestigieuse, celle composée des plus grand guerriers que la Terre du Milieu ait portée... quoi j'en fais trop ?! Je suis.. un nain et fier de l'être, un nain de la lignée de Durin pour bien faire les choses, neveu du grand Thorin Oakenshield.
— ORIGINAIRE DE : Montagnes Bleues, refuge du peuple nain depuis la prise d'Erebor mais ce n'est qu'une solution temporaire avant la reprise d'Erebor.
— ÂGE DU PERSO : soixante dix-sept ans et toutes mes dents mais pas toute ma barbe
— RANG SOCIAL : Prince.. oui, riche.. ça reste à voir.. bien que les salles d'Erebor croulent sous l'or et les pierreries, elles croulent aussi sous le poids d'une grosse larve cracheuse de feu.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Éclaireur, musicien, séducteur, guerrier, archer, ... sans oublier petit frère, neveu et filleul ... ce sont des métiers à plein temps moi j'vous dis.
— ARMES DU PERSO : Arc, hache, poignard, épée, mais surtout ARC
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Du meilleur côté qui soit, le côté des nains. On s'en fou de savoir si on est gentil ou méchant, on est des nains. Mais plus sérieusement, il est du côté de son oncle.. reste à voir quelle position il prendra s'il juge ses décisions.. teintées de folie
— VOYAGE AVEC : Thorin et le reste de la Compagnie
— AMOUREUSEMENT : En couple avec mon arc qui bande à ma demande.. et parfois à celle de mon oncle.. En vrai c'est un secret :wtf:

MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Jeu 14 Mai 2015 - 14:26



At your service


Les jours avaient passé depuis qu'ils avaient quitté les Montagnes Bleues, s'étirant et se ressemblant par les longues heures de chevauchés où seul le paysage changeait, se métamorphosant peu à peu. Il avait laissé derrière lui la montagne où il avait vu le jour et où il avait grandi, laissé deux naines cher à son cœur alors qu'il suivait son oncle dans cette quête avec les nains assez courageux, ou assez fou, pour le suivre. Ils avaient laissé les montagnes loin derrière eux, jusqu'à ce qu'elles ne deviennent qu'une ligne bleutée sur l'horizon mais ses pensées demeuraient autant là-bas qu'avec la Compagnie après cette séparation émouvante. Son cœur s'était serré en ne trouvant pas sa mère sur les lieux du départ mais il comprenait au fond de lui ce qu'elle pouvait ressentir. Il n'aurait sans doute pu supporter de la trouver là, la mine déconfite alors qu'ils faisaient leurs adieux et il ne regrettait pas son irruption spontanée dans sa chambre cette nuit là, pour la serrer dans ses bras une dernière fois. Il s'était d'ailleurs exhibé en public en montrant un élan d'affection pour la naine qui occupait ses pensées, la prenant dans ses bras pour ne plus l'oublier. Sa chaleur, sa douceur, son odeur, il ne pouvait les oublier tant elles en étaient venues à hanter ses nuits et il gardait précieusement le petit paquet qui lui avait été confié.
Mais cette quête était tout pour lui, depuis tout petit déjà il rêvait de reprendre ce qui leur revenait de droit, d'aider son oncle à rétablir leur honneur et retrouver la montagne qui était leur. Les histoires avaient bercé leur enfance, à son frère et à lui. Ils avaient passé des heures à jouer et mimer leur combat contre un dragon imaginaire en prévision de ce jour fatidique où ils seraient assez grand pour prendre les armes et accompagner leur oncle dans cette quête. C'était donc le cœur gonflé d'honneur et d'excitation, qu'il voyageait ainsi auprès de ses êtres cher. Thorin, son oncle et son modèle. Dwalin, son parrain et mentor. Fili, son frère et son ami. Balin, ce bon vieux nain. Et bien d'autres encore, ses amis. Il ne les connaissait pas tous aussi bien que son frère mais il aurait l'occasion d'apprendre à les connaître pendant le voyage puisqu'ils seraient ses frères d'armes. Si son esprit tendait vers ce but, cette quête, s'il était parmi eux et avec eux, il avait cependant tendance à dériver pour repartir en arrière sans toutefois oser tourner la tête pour contempler ce qu'il abandonnait. Il ne reverrait pas les Montagnes Bleues avant longtemps, voir même jamais.. que cette quête soit une réussite ou non, il les laissait derrière lui pour bien longtemps mais il avait quelque chose pour s'y raccrocher, où ses pensées retournaient chaque nuit.
Il avait gardé le petit paquet près de lui, craignant que son frère ne profite d'un moment d'inattention pour le lui voler mais ce dernier semblait déjà bien occupé de son côté pour penser à l'embêter avec ce qu'il s'était passé. Il s'était peut-être donné en spectacle et sans doute cela déplairait-il à son oncle mais il n'aurait pu partir sans lui avoir dit au revoir. Mais il n'avait pu attendre et dès la première halte pour la nuit, alors qu'il était étendu près du feu pendant qu'on montait la garde, il avait sorti le petit paquet en le protégeant des regards indiscrets, s'assurant que personne ne le regarde en cet instant. Il avait tiré sur le nœud pour le défaire doucement et attrapé délicatement le peigne ainsi enveloppé entre ses doigts, le caressant tendrement en souriant tristement. Il aurait aimé lui dire à quel point il appréciait son cadeau mais seul le vent aurait pu transmettre ses pensées en cet instant. Ne tardant pas à reposer son présent près de lui, il attrapa les quelques feuillets qui l'accompagnait.

Aujourd'hui encore, les mots écrits noir sur blanc hantaient ses pensées et son cœur s'emballait alors que son visage lui revenait. Le rouge venait colorer ses joues chaque fois qu'il relisait ces mots, venant le frapper un peu plus chaque fois, le troublant toujours plus. Elle venait hanter ses nuits, ensoleiller ses journées mais il ne pouvait la laisser occuper toute ses pensées.
Bientôt, des prairies et des collines verdoyantes prirent le dessus sur le paysage et sa curiosité prit le pas sur ses pensées. Ils étaient enfin parvenus jusqu'en Comté. L'odeur ici était différente et elle flattait ses narines de cette odeur d'herbe fraîche. Il lui tardait d'être arrivé pour enfin descendre de son poney et se dégourdir les jambes, sans parler du repas qui les attendait car il fallait avouer qu'il avait grand faim. Patientant avec les autres, il laissait l'animal se repaître de l'herbe grasse pendant que Dwalin partait en éclaireur faire la connaissance de ce hobbit qu'il espérait moins timide que ceux qu'ils avaient croisé en chemin. Mais il ne pouvait trop attendre et son estomac prenant le pas sur ses bonnes résolutions, le voilà qu'il partait avec son frère en direction de la porte ronde. C'est que cinq minutes.. c'était trop long.. et ils avaient faim eux aussi. Surtout que connaissant Dwalin, il n'allait pas les attendre pour entamer le festin et il n'allait pas rester grand chose s'ils attendaient trop. La marque était sur la porte, comme ils s'y attendaient et son frère frappa, lui donnant une dernière recommandation.
Armé d'un grand sourire, il se mit bien droit en prévision et attendit que son frère porte des coups à cette porte. Il pouvait sentir d'ici la bonne odeur de la nourriture et l'eau lui montait à la bouffe en imaginant ce qu'ils allaient pouvoir manger après ce long voyage. La porte une fois ouverte, il s'empressa d'imiter son frère, s'inclinant profondément tout en gardant le sourire jusqu'aux oreilles.

Kili, à votre service monsieur Boggins.

Et sans attendre de réponse, entra à la suite de son frère pour accrocher son manteau aux côtés de celui de Dwalin sur la patère, mettant son arc et son carquois dans ce qui devait être un porte-parapluie, allant retrouver son parrain avant qu'il ne mange tout. La table n'était pas prête, ce qui était bizarre sachant qu'ils étaient attendus mais peut-être le hobbit n'avait-il pas eu le temps de tout préparer. Si ce n'était que ça, il attrapa le bras de son frère et lui souffla deux trois mots à l'oreille, l'invitant à le suivre pour partir en quête du garde-manger, histoire de couvrir cette table comme il se devait.

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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Lun 18 Mai 2015 - 11:31

Bilbo était des plus satisfait et ça n’était rien de le dire. En effet, depuis plusieurs jours déjà, tout était normal, parfaitement normal et c’était bien. Il se levait tôt le matin, prenait son premier repas de la journée, puis sortait fumer un peu avant d’aller se promener en ville, puis le reste de sa journée n’était que discussions banales avec des gens qu’il avait vu toute sa vie et qui avaient surtout à peu près la même taille que lui. Le soir, il rentrait chez lui, mangeait son dernier repas de la journée et rangeait sa précieuse cuisine en prenant bien soin des meubles familiaux avant de partir dormir dans son lit bien douillet, toujours seul certes, mais tranquille.

Autant dire que depuis plusieurs jours, il était quelque peu inquiet. Oh ça n’avait rien de bien inquiétant pour autant, mais il avouait du bout des lèvres que la visite de ce vieux magicien qu’ils n’avaient plus vu depuis fort longtemps lui paraissait étrange. Gandalf le Gris… Oui, parfaitement. Voila de cela quelques jours, quelques semaines tout au plus, Bilbo avait vu débarquer Gandalf le Gris juste devant son portail comme s’il était habituel qu’il vienne lui rendre une petite visite de courtoisie. Pour tout dire, cela faisait tellement longtemps qu’il ne l’avait pas vu qu’il avait eut du mal à le reconnaitre.

Le lendemain, puis le surlendemain, Bilbo n’avait eut de cesse de regarder par-dessus son épaule tout en essayant de rester le plus normal possible. S’il y avait une chose qu’on aimait pas dans la Comtée, c’était les choses qui sortaient de l’ordinaire et Bilbo était assez jugé d’extravagant sans rien faire. Pour sa plus grande joie, il n’avait plus revu l’ombre du chapeau pointu du magicien depuis ce jour là où il lui avait vaguement parlé d’aventures. Choses auxquelles il ne pensait plus depuis longtemps désormais, essayant de se persuader qu’il était très bien dans la Comtée finalement, près des gens qu’il connaissait dans un pays qui n’avait presque plus de secret pour lui.

Bref. Le soir était arrivé et tout était des plus banal. Après une dernière promenade dans l’air un peu plus frais du soir, Bilbo était rentré chez lui, fermant bien sa barrière et sa porte derrière son passage avant de se mettre à l’aise et de se préparer un bon souper. L’assiette était finalement plutôt légère, mais Bilbo avait fait un repas des plus plantureux avant et il avait à cœur de ne pas trop se remplir l’estomac pour ne pas risquer d’insomnies.

Une fois son poisson bien grillé comme il l’aimait, Bilbo l’ajouta aux quelques légumes qui remplissaient déjà son assiette et posa cette dernière sur la table où trônait déjà une bonne miche de pain, un morceau de fromage et une cruche de bon vin. Sentant son appétit se réveiller et son estomac gronder d’impatience, Bilbo s’installa sur sa chaise, fit claquer sa langue de contentement et dans un sourire satisfait, se saisit de son couteau et de sa fourchette. Il s’apprêtait à tailler dans le vif du sujet lorsque trois coups précis retentirent contre sa porte.

Etonné, Bilbo se demanda d’abord s’il n’avait pas rêvé car après tout, qui viendrait le voir à une heure pareille ?! Se disant que finalement c’était peut-être maitre Gamegie qui venait lui faire part de choses importantes, Bilbo abandonna son couteau et sa fourchette près de son assiette sans y avoir touché et il se leva de table pour rejoindre sa porte d’entrée. A sa grande surprise, lorsqu’il ouvrit cette dernière, il ne vit pas Hamfast de l’autre côté, mais la silhouette d’un homme chauve et barbu qui avait finalement tout d’un nain qui se découpait dans le soir tombant.

« Dwalin, pour vous servir. »

Rendu muet par sa surprise de trouver un nain derrière sa porte sans avoir été prévenu au préalable, Bilbo ne put que s’effacer pour laisser passer le fameux Dwalin qui entrait sans y être invité. Refermant la porte par automatisme, il le suivit jusque dans la cuisine, évitant le manteau de celui-ci de justesse et le vit, abasourdit, s’asseoir à sa place, devant son assiette et commencer à la manger comme si elle avait été préparée tout spécialement pour lui.

- Mais que… Que…

Bilbo n’eut pas le temps de continuer et surtout d’organiser ses pensées comme de nouveaux coups raisonnaient contre la porte. Apparemment, son invité surprise ne semblait pas étonné de cela, trop occupé qu’il était à engloutir son repas. Bilbo, encore hébété, retourna vers sa porte et l’ouvrit sans attendre, s’attendant presque à ce qu’un hobbit un peu farceur lui lance un « ha ha je t’ai bien eut ! » mais il tomba encore sur un nain… Non, pas un nain mais trois de plus ! Oui, trois, dont un avait même quelque chose qui ressemblait à un morceau de hache de planté au sommet du crâne.

« Bifur, Bofur et Bombur. À votre service ! »

- Qu’est-ce que…?!

Une fois encore, les trois nains entrèrent sans y être invités et après ce qui semblait être un bref coup d’œil, firent comme le premier arrivé et se débarrassèrent de leurs manteaux pour rejoindre le fameux Dwalin qui avait apparemment fini d’engloutir tout ce qui se trouvait sur la table. Bilbo n’eut pas le temps de les rejoindre pour enfin se renseigner sur la raison de leur présence en sa demeure qu’une nouvelle salve était donnée contre sa pauvre porte qui n’avait plus vu tant d’invités arriver si tard en si peu de temps. Bilbo ouvrit pour se retrouver face à deux autres nains, à la fois différents et semblables l’un de l’autre.

« Fili, à votre service. »

Kili, à votre service monsieur Boggins.

- Bo… Boggins ?! Non, non, non je ne m’appelle pas…

Mais les deux nains ne l’écoutaient pas et entraient déjà comme s’ils étaient en terrain conquis. Mais pour qui se prenaient-ils à la fin ?! Bien décidé à connaitre le fin mot de cette histoire, Bilbo ferma sa porte une nouvelle fois (juste au cas où un autre nain viendrait s’inviter sans même frapper avant) et se dirigea vers sa cuisine.

- Excusez moi mais… Mais je ne comprend pas très bien ce que vous faites ici… Je n’attendais personne et … Et je ne m’appelle pas Boggins ! D’ailleurs, il n’y a pas de Boggins ici… Que faites vous chez moi et où sont passé les deux derniers ? Demanda-t-il soudainement en se rendant compte que Fili et Kili n’étaient pas en vue.
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Ven 29 Mai 2015 - 13:13




Stabbing Westward
What do I have to do ?
Dori, Bilbon, Gandalf & la Compagnie
« What do I have to do to make you happy ? What do I have to do to make you understand ? What do I have to do to make you want me ?  And, if I can't make you want me...
What do I have to do ? »
Les chemins par delà les montagnes et les collines qui séparent la surprenante Ered Luin du reste de la Terre du Milieux étaient tortueux. Même les chevaux, ces bêtes endurantes aux jambes robustes peinaient à maintenir une stabilité sur ces routes caillassées et tranchantes. Bien que leur rôle soit de les transporter vers leur destination afin d’accomplir la tâche qui les incombait, Dori ne pouvait s’empêcher d’éprouver un sentiment de culpabilité en leur infligeant pareil besogne. La moitié de ces bêtes n’étaient pas préparées à un tel périple, comme certains des nains qui occupaient la compagnie. A cette pensée, Dori se contenta de soupirer et de récompenser régulièrement le courage de sa brave ponette. Il s’était assez esquinter l’esprit à tourner et retourner cet état de fait et de toute manière, il ne pouvait rien changer. Le feu de leur flamme était de ceux que l’on ne peut éteindre si aisément. Ces chemins n’étaient pas méconnus du marchand qui, tel un colporteur, transportait sa marchandise pour faire étalage des merveilles de sa contrée aux autres peuples. Les siens savaient qu’ils pouvaient compter sur son orientation aiguisée dans le cas où la mémoire de Balin  flancherait.

Il s’était laissé traîner longtemps, plus préoccupait à maîtriser ses pensées que les rênes de son poney qui, machinalement et docilement, suivait le reste de la troupe sans broncher. Toujours et inlassablement, ses pensées volaient vers cette reine qu’il avait laissée derrière lui. Ce regard qu’elle lui avait lancé avait, à jamais, marqué sa mémoire. Il n’avait pas besoin de se forcer pour songer à Raeryan puisqu’elle occupait la totalité de sa conscience, éveillé ou endormi. Partout où il allait, il l’emmenait avec elle, quelque soit ce qu’il regardait, c’est elle qu’il voyait. Elle s’était emparée de son univers, y avait tissé sa toile tranquillement et filer avec bienveillance des bobines de rêves qui enchantaient l’esprit de Dori. Il s’était éveillé à ses sentiments dès son départ, cessant dès lors de nier l’évidence. Plus la distance s’élargissait entre elle et lui et plus il se sentait dépérir de l’intérieure comme si on l’avait privé à jamais de sa lumière. Quand le manque de sa présence se faisait ressentir, discrètement, il venait se ressourcer auprès du présent qu’elle lui avait offert. Ces feuilles séchées étaient bien plus précieuses que laisser entrevoir leur apparence. Elles avaient une histoire et renfermait bien plus de force que ne l’aurait jamais aucun métal. Dori savait qu’il devait veiller sur elle pour, quand le jour se présentera, les rendre de vive main à Raeryan. Elles étaient leur serment de retrouvaille. Une promesse pour une fleur.

Les jours défilèrent et dans le ciel se succédaient le soleil et la lune, tout deux compagnons de nos aventuriers. Ses frères s’étaient plutôt bien tenus durant toute la route qu’ils avaient mené jusque là, ce qui ne manqua pas de surprendre Dori. Néanmoins, il ne s’en plaignait pas bien au contraire. En revanche, les deux princes ne manquèrent pas une seule occasion d’animer la morosité de la compagnie que le départ avait quelque peu grisée. Malgré les efforts de Thorin à tenter de tempérer ses neveux, ils revenaient continuellement à la charge, toujours plus inventif. Leur insouciance faisait du bien à Dori en même temps qu’elle l’effrayait. Sauraient-ils se montrer vigilant le moment venu ? Il l’espérait tant car en voyant Fili et Kili, il ne pouvait s’empêcher de songer automatiquement à Ori. Le danger les avait épargné jusque là et Dori pouvait s’en remettre à la bonté des étoiles qui, comme le disait souvent Ori, veillaient sur eux depuis les confins de l’espace. Le ciel et ses mystères avaient toujours passionné son jeune frère, héritage qu’il tenait en grande partie de leur mère. Elle nous répétait souvent dans les moments difficiles que dans nos cœurs il y avait autant d’espoir que d’étoiles dans le firmament. D’aussi loin que provient leur lumière, elle finit toujours par nous parvenir et nous envelopper de sa chaleur.

Après n’avoir contempler qu’un paysage désolant fait de roches où la végétation manquait cruellement, nos braves nains – dont la quasi-totalité n’avait jamais mis les pieds aussi loin de chez eux – eurent l’immense plaisir de contempler la contrée verdoyante de la Comté. Petite richesse naturelle au-delà de grandes et vastes plaines et bordait de majestueux vallons, de luxuriants vignobles, de fleurs si fraîches et d’une tel beauté qu’elles sont absolument sans pareil. Si comme tout nain Dori appréciait la vie souterraine sous les montagnes, il lui arrivait de s’émerveiller et d’envier la vie de ces joyeux hobbits qui semblait être épargné de toute forme de ténèbres. Peut-être l’éclat de leur rire et leur joie de vivre suffisait à tenir le mal loin de chez eux…C’était joliment dit mais certainement pas véridique auquel cas le vacarme des nains aurait dû faire s’évanouir les ténèbres depuis des millénaire, hors ils étaient les premiers à croiser le fer avec les rejetons de Morgoth. Dori en profita pour présenter à ses frères la demeure de Mr untel ou de Mme untel. Certains d’entre eux, si l’humeur bougonne de Dwalin ne les avait pas fait fuir, saluaient le marchand d’un petit signe de main non sans paraître interrogatif quant à la présence d’autant de nain par chez eux. Dori assista, comme ses semblables, au coucher du soleil qu’Ori s’empressait d’immortaliser sur du papier. La frénésie de ses crayons témoignait de sa maîtrise et de son talent pour le dessin. Il partagea un sourire avec Nori avant de continuer à savourer le spectacle saisissant que lui offrait ce ciel enflammé. Le groupe se disloqua quelque peu laissant en tête Dwalin, Balin et les deux princes. Pour sa part, Dori prenait son temps. Il était descendu de cheval soulageant ainsi le dos de sa monture et marcha à ses côtés. Il entendit derrière lui se plaindre Bofur qu’il envoya paître avec une réplique bien à lui avant de gronder. Non mais vraiment, rien ne l’obligeait à rester derrière lui. Agacés, Bofur et ses frères prirent enfin l’initiative de les dépasser sous le regard exaspéré de Dori. Le nain distingué récolta, sur sa route, quelques fleurs au parfum enivrant qu’il plaça dans sa sacoche. Avec un peu de chance, il pourrait prendre un bain dans la demeure de ce cambrioleur visiblement réputé pour savoir accueillir ses hôtes. Gandalf n’avait pas tari d’éloges à son sujet et le marchand avait grande hâte de faire sa connaissance. Il était même surprit de ne pas connaître un pareil hobbit.

- Lâchons les chevaux, ils ont bien mérité un peu de liberté. L’herbe est fraîche et nourissante, ça leur fera le plus grand bien.

Ce n’était pas une recommandation mais un ordre, il aida donc Ori à desseller son animal qu’il récupèrera en meilleure forme le lendemain. Il prêta main forte à Nori en l’aidant à porter ses affaires puis ils se mirent en route vers le lieu de rendez-vous où devaient déjà les attendre le reste de la compagnie. Ce n’était pas poli d’arriver en retard…mais en même temps ils ne s’étaient pas vraiment fixés d’horaire ! Dori passa la petite barrière et fut charmé par les parterres de fleurs qui enrobaient l’atmosphère. Ce cambrioleur ne manquait pas de goût ! Dori détailla la porte circulaire, saluant au passage la propreté du travail et tapa enfin à la porte. Personne ne vint…mais des voix familières provenaient de l’intérieur. Dori échangea un regard avec ses frères puis haussa des épaules.

- Avec tout ce tapage, il ne nous a certainement pas entendu. Nous sommes de toute façon attendu et invités, entrons sans perdre de temps.

Puis le nain pénétra dans la demeure de son propre chef, convaincu que l'attendait patiemment leur brave et dernier membre de leur compagnie. Ne trouvant personne à l’entrée, Dori suivit l’endroit d’où provenait les voix, c’est à dire dans la cuisine. Pourquoi cela ne l’étonnait-il pas ?

- Euuh Monsieur Sacquet* ? Nous sommes Dori, Ori et Nori et nous sommes heureux de pouvoir enfin vous rencontrer !

*oui, vive la french attitude xD


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DURIN'S HEIR ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Jeu 11 Juin 2015 - 11:13



Le camb-épicier de Cul-de-sac.



Le voyage depuis le jour de leur départ s'était déroulé sans embûches. Ils avaient bien fait de quitter le contreforts dès Montagnes aussi rapidement et dans ce silence qu'ils ne parvenaient pas toujours à conserver, la chevauchée en aurait été bien désagréable pour la moitié des membres de la Compagnie bien que le Seigneur des Exilés ne manqua pas de rappeler à l'ordre ceux qui riait comme on soufflerait dans une corne de brume, d'un regard glacial et sévère. Ils n'avaient pas croisé un seul orc sur leur chemin, ce n'était pas pour en ameuter des hordes et ils n'étaient pas là pour faire les pitres. Ils étaient déjà sans doute passé pour des fous aux yeux du restes des leurs, ils ne passeraient pas pour des larrons de foire devant le magicien. Il espérait d'ailleurs que ce dernier ne s'était pas moqué de lui, que cette conversation échangée dans une auberge à Bree n'était pas un vil traquenard dans le but de l'éloigner de l'Ered Luin. Dire qu'il n'y avait pas songé aurait été mentir, les temps étaient bien trop sombres pour faire confiance à un mage .

Il finirent par arriver en Comtée, ses deux neveux plein de verve et d'excitation avaient été difficiles à tempérer mais la hâte était communicative à toute la compagnie, ils semblaient tous pressés d'arriver et si l'Héritier de Dùrin n'avait pas été légèrement dubitatif quant à la chose, sans doute ce serait-il réjouit, bien que cela fût peu probable.

Ils s'étaient arrêtés légèrement en contrebas du trou de Hobbit, puisqu'ils nommaient ainsi leur maison, dans cette bourgade nommée Cul-de-sac. Oin ayant en effet repéré avec aisance quelques plants d'herbe à pipe, les trois nains s'étaient autorisés à délester une contrée déjà bien verdoyante de quelques plants, chose qui passerait sans nul doute totalement inaperçue. Arrivant ainsi en compagnie de Gloin et Oin, les derniers de la troupe, ils laissèrent leur poney paître tranquillement dans l'herbe grasse, les délestant de leurs paquetages. Il vit au loin Dwalin s'en aller cogner contre les portes et il hocha la tête en croisant son regard, les autres étaient entrain de défaire leur paquets et de desseller leur monture. Ils rentrèrent tout un à un, au compte goutte sans doute pour ne pas trop surprendre leur hôte.
Le Roi des Exilés était curieux de voir à quoi ressemblerait leur cambrioleur, puisque c'était sans doute ce dernier qu'ils venaient chercher. Il espérait qu'il soit des plus dégourdis, capable de se défendre et suffisamment volontaire. Cependant, il nourrissait de grands doutes à son égard, les Hobbit n'étaient pas connus pour leur courage et leur vaillance , il s'attendait donc à être déçu et à devoir aviser pour la suite de leur Quête. Mais il ne laisserait pas cette dernière s'éteindre et les obliger à revenir, ils reprendraient Erebor, quoiqu'il leur en coûte.

Il vit ses deux neveux suivre les nains déjà rentrés, sans doute mourraient-ils d'impatience de prendre part au réel commencement de cette aventure, il ne pu qu'observer Fili arborer cette allure en marchant qui semblait, du moins le pensait-il, lui donner suffisamment de prestance pour faire bonne impression à un individu, mais cette dernière n'était pas encore tout à fait au point. Il était encore de nombreuses choses que son neveu ignoraient. Les deux fils de sa cadette furent bientôt suivis par la fratrie de Dori et ces derniers entrèrent rapidement, laissant à Gloin, Oin et le fils de Thrain le temps d'arriver tranquillement, sans se presser plus avant.

Une fois devant la porte ronde, le Seigneur des Exilés laissa à Gloin le loisir de frapper à grands coups sur cette dernière, attendant qu'on vienne leur ouvrir. Les trois compères ne manquèrent pas de grommeler légèrement contre l'attente, ils commençaient à avoir faim et ils ne doutaient pas que les autres membres de la Compagnie soient entrain de vider les réserves du Hobbit sans leur laisser la moindre miettes de repas. Dori et ses frères étaient rentrés quelques secondes et le semi-homme aurait dû se trouver non loin de la porte pour les laisser entrer. Ils auraient pu la pousser seuls et s'introduire dans le trou sans plus de cérémonie mais
Il espérait néanmoins que leur hôte leur ferait honneur.

La porte ronde s'ouvrit sur eux, laissant à Gloin et Oin le loisir de rentrer en premier sous un geste leur consentant cette primauté avant que le Seigneur des Montagnes Bleues ne leur emboîtent le pas. Il baissa la tête pour saluer celui qui leur ouvrait avant de se défaire de son manteau et de le lui confier, s'adressant ainsi au hobbit en ces termes, après avoir détaillé sa tenue et sa prestance. Il n'avait rien d'un cambrioleur, on aurait pu penser qu'il tenait plutôt une épicerie et aux vues du festins que faisaient déjà les autres nains, il lui semblait avoir raison. Il avait été préparé à être déçu et malheureusement, c'était bien pire que ce qu'il pensait. Le semi-homme semblait être un véritable lapin affolé coincé dans un terrier avec des renards. Gandalf l’avait pourtant prévenu de leur visite et si déjà ce bout d'Homme était débordé par des événements alors qu'ils n’avaient pas encore quitté la Comtée, il se demandait ce qu'il allait en être. Plantant son regard glacé dans celui de leur hôte, il lâcha de sa voix grave :

« Ainsi.. C'est vous, notre... Cambrioleur.»

Le Roi du Peuple Errant se surpris secrètement à espérer qu'il ne prenne pas part à leur aventure, ce Monsieur Baggins serait sans doute un fardeau pour eux et il état inutile qu'il risque sa vie et celle de la compagnie. Il lui trouverait un remplaçant plus adéquat, avec une consistance plus robuste. Il ne cacha d'ailleurs pas sa déception lorsqu'il s'adressa à lui en le détaillant de haut en bas, peut être avec un ton un peu trop condescendant pour des salutations, mais le mage les avait affublé d'un vendeur de fruits au lieu d'un expert en larcins. Si le hobbit devait rencontrer Smaug, ce dernier se raillerait de lui sans l'ombre d'un doute, il n'avait là aucunement l'étoffe d'un personnage courageux et se dirigeant à la suite du reste de la compagnie, espérant qu'au moins ce monsieur Baggins sache cuisiner inversement à ce qu'il avait l'air dégourdis.



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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Ven 12 Juin 2015 - 1:56




“ LE CAMBRIOLEUR ”    
An expected party


Un cambrioleur. Non, pire. Un cambrioleur de la Comté. Un hobbit.

Quand Thorin avait annoncé à la compagnie qu'ils allaient en Comté rencontrer un hobbit que Gandalf le Gris, le fameux magicien, avait désigné comme quatorzième membre pour devenir leur... cambrioleur, j'ai failli en tomber de mon poney tellement j'ai ri.

Un hobbit ! Cambrioler ! C'était un peu comme le début d'une blague particulièrement imaginative.

Je suis allé plusieurs fois dans cet endroit vert, fertile et aux couleurs luxuriantes. La Comté est une région où il fait bon vivre, où les jardins sont en fleurs et où, quelque soit l'endroit où vous vous trouvez, toujours une odeur de cuisine alléchante vous titille les narines. Ah, c'est un bel endroit, pour sûr. En tout cas pour ceux qui aiment le soleil et l'herbe verdoyante et non pas les roches et  caves sombres des montagnes. C'est un bel endroit, certes, mais pas du tout un endroit où trouver un  cambrioleur. Aye, j'en sais quelque chose, en étant un moi-même, et un bon. D'ailleurs, j'en ai été vexé pendant quelques minutes. Après tout, si Thorin avait tant besoin que ça d'un cambrioleur, pourquoi aller chercher un étranger et pas se servir des experts locaux ? Ne suis-je pas un voleur qui hante les nuits des meilleurs gardes d'Ered Luin, lorsqu'ils repensent avec honte à toutes ces fois où je leur ai filé entre les doigts ? Combien de nains, hommes, elfes ou hobbits se demandent encore aujourd'hui qui a bien pu dérober cet objet qu'ils chérissaient tant ? Bourse, bijoux, papiers importants, jouets, armes, perles, encriers – pour Ori, la plupart du temps – rien ne me résiste. Alors pourquoi, par ma barbe, aller chercher un cambrioleur aussi loin ? Je suis là, prêt à l'emploi. Ils n'avaient même pas à venir me chercher, je suis venu tout seul, comme un grand.
Voilà une notion qui m'a quelque peu agacé et réellement vexé, ce jusqu'à ce que j'entende quelle serait la mission du dit cambrioleur : entrer dans la montagne pour chiper l'Arkenstone au nez et à la barbe du dragon – si dragon il y avait, car selon certains de mes compagnons, il pourrait très bien être mort de vieillesse. Mais Ori m'a chuchoté que c'était très peu probable, et je crois mon petit frère lorsqu'il dit quelque chose, il est après tout le plus à même de ramener sa science au vu du nombre de livres qu'il dévore. Il doit être le plus cultivé de tout le groupe vu tout ce qu'il lit, juste après Balin, j'imagine.
En tout cas, dès que j'ai su quelle serait la tâche du cambrioleur, mes sentiments blessés s'envolèrent en un éclair : rencontrer le dragon n'était pas une perspective très alléchante, et lui échapper relèverait du miracle. Voilà pourquoi lorsque les mots cambrioleur et hobbit furent prononcés dans la même phrase, je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire. Les hobbits sont méfiants, casaniers et gras. Ils ont le pas léger mais ne savent en user à bon escient, préférant passer leur temps à jardiner et à raconter des potins. Ce sont des êtres incapables de se défendre d'une quelconque menace et c'est pourquoi aller les voler a toujours été un jeu d'enfant pour moi. A tel point qu'au bout d'un certain moment, je me suis lassé et je n'y suis plus retourné qu'en cas de réel besoin. Certains sont après tout assez riches.
Alors à moins que Gandalf ait dégoté la perle rare, je suis assez sceptique quant aux capacités de ce cambrioleur, et mes camarades semblent partager de sentiment. La seule bonne nouvelle, qui semble ravir tout le monde, est que nous serons invités à dîner sur place et ceci est une perspective qui domine tout le reste – la cuisine des semi-hommes est après tout légendaire.

Nous avons fait bon voyage, somme toute, sans rencontrer quelque hostilité, et nous avons progressé rapidement. L'ambiance était quelque peu morose après le départ, et l'est toujours un peu malgré les pitreries de nos princes royaux. Pour ma part, je ne me fais pas remarquer. Je ne connais pas tout le monde dans la compagnie mais ceux que je connais ne sont pas vraiment mes amis et je reste donc dans mon coin. De toutes manières, la plupart des nains restent souvent entre membres d'une même famille, ce n'est pas encore l'entente cordiale entre tout le monde, et je me demande si cela sera un jour le cas. Le groupe est fonctionnel, le roi donne les ordres, ordonne de s'arrêter pour manger ou passer la nuit et tout le monde a sa tâche attribuée. Je n'ai pas vraiment de tâche, en général. On ne me parle pas, on ne me fait pas confiance. Ça ne me dérange pas tant que ça. Je m'assois simplement et je reste tranquille dans mon coin, sage comme une image, bien en vue, et j'observe les autres.
Le jour, je chevauche avec mes frères la plupart du temps, mais il m'arrive de passer un peu de temps avec Bofur. Il est après tout la seule personne qui se rapproche d'un ami pour moi, et sa bonne humeur contagieuse détend l'atmosphère. Il parle sans arrêts et adore parier sur tout et n'importe quoi, tout comme moi. Nous parions sur des choses idiotes : dans quelle direction ce faucon va-t-il voler, combien de temps Kili tiendra-t-il avant de dire une bêtise, quel sera le prochain animal que nous croiserons... Tout est sujet à discussion. Quelque fois, nous avançons simplement sans rien dire, puis il me raconte telle ou telle anecdote le soir alors que nous fumons tranquillement. Les autres me lancent des regards méfiants, on m'observe toujours quand je suis seul. Ori s'applique tous les soirs à remplir son journal, et je le regarde faire sans rien dire. Parfois, il me demande son avis sur ce qu'il a écrit, en se mordillant nerveusement la lèvre. C'est toujours parfait, et il sourit quand je lui dis. Dori m'observe encore plus que les autre, et quand mes doigts s'aventurent trop loin dans le sac d'un camarade, je sens son regard sur moi et me reprend. Il me sourit aussi, d'un sourire qui me perturbe toujours, que je n'avais pas vu depuis si longtemps. Un sourire presque affectueux. Je n'arrive pas souvent à le lui retourner, mais cela viendra peut-être.
Je n'ai rien volé depuis que nous sommes partis. A part la pipe de Bofur, mais il l'a regagnée en pariant. Il savait très bien que je la lui avait prise, le bougre.
J'espère qu'ils se rendent compte des efforts que cela me demande. Mes doigts me démangent. J'ai pris une cordelette dans mon sac et je passe mes journées et mes soirées à faire des nœuds avec, en permanence. Cela m'occupe les mains. Dori m'a regardé étrange au début, puis il a semblé comprendre et m'a tapoté l'épaule. J'ai grommelé dans ma barbe.

Au final, nous sommes arrivés en Comté, qui n'a pas changé d'un pouce, toujours aussi verte et abondante. Nous avons trouvé la porte du hobbit chez qui nous étions attendus, et avons assité au coucher du soleil qui, vu d'ici, était tout simplement splendide. J'échangeais un sourire avec Dori en voyant notre petit frère capturer de son coup de crayon ce moment poétique, puis les plus affamés et impatients décidèrent d'aller frapper chez ce Monsieur Baggins. J'eus un sourire narquois en voyant Dwalin s'avancer le premier. Voilà qui ne me surprenait pas du tout. Le guerrier s'approcha de la porte de son pas déterminé et entra. Ce fut ensuite le tour des frères Ur, puis vinrent les jeunes princes. J'écoutais mon frère suggérer de lâcher les poneys et m’exécutais sans mot dire avant de le suivre. Nous arrivions vite devant la porte, et Dori regardait tout autour de lui avec des yeux pleins d'étoiles. Il devait certainement trouver toutes ces fleurs très belles et enivrantes. Très peu pour moi. Les couleurs étaient très jolies, cela dit.
Dori frappa, et la porte s'ouvrit sur un hobbit qui avait l'air très fatigué et excédé par ce qu'il vivait actuellement. Je l'observais avec un mélange d'amusement et de compassion. Il ne ressemblait pas le moins du monde à un cambrioleur, et j'étais quelque part désolé de ce qui lui arriverait. Cependant, ce sentiment s'envolait bien vite après que Dori ait fait les présentations et que nous soyons rentrés dans le trou de ce cher M. Baggins.
L'endroit était chaleureux même s'il était évident que le hobbit n'était pas très heureux de nous voir. Tout était propre et bien rangé mais déjà nos compagnons avaient mit un point d'ordre bouger tables et chaises et à vider le contenu du garde-manger pour tout rassembler sur une grande table qui permettrait à la compagnie au complet de faire un repas digne de ce nom. Fili et Kili avaient trouvé la réserve de bière et j'eus un rire en voyant la tête désespérée de notre hôte. Le pauvre. Avait-il oublié notre venue ? S'était-il trompé de date ? En tout cas, je m'apprêtais moi aussi à vivre une soirée digne de ce nom. Après tout, cela fait un bon moment que je n'ai pas eu l'occasion de festoyer.
Ori est un peu perdu, et Dori est en train d'aider à placer les chaises. Je prends Ori par l'épaule et le guide jusqu'au garde-manger où Bombur et Bofur entreprennent de choisir les fromages. Je montre l'intégralité de la pièce à mon frère, souriant jusqu'aux oreilles. Il y a vraiment beaucoup à manger. « Tout ceci est à nous pour ce soir, choisis ce qu'il te plaira, » lui dis-je en m'emparant de ce qui semble être cinq mètres de saucisse. J'ai faim, tout à coup. Nous aidons à amener la nourriture à table et j'en profite pour étudier les salles, couloirs et meubles. Il y a des objets de valeur exposés un peu partout, et j'imagine que les couverts doivent valoir une petite fortune, sans parler de la vaisselle. Je dois bien réussir à mettre la main sur quelques cuillères et fourchettes avant que nous soyons repartis, sans que personne ne se doute de rien, pas même Dori. Il s'amuse déjà, discutant avec Dwalin de la disposition des chaises. Il aime bien discuter. Et disposer des chaises.

Quand Thorin fait son entrée, tout le monde s'arrête et l'observe, respectueux et curieux de voir ce qu'il dira du hobbit. Je regarde, moi aussi, un panier de tomates à la main, et ne suis pas surpris de voir la déception sur le visage de notre roi. Monsieur Baggins avait certes un garde-manger extraordinaire, mais il semblait difficile de l'imaginer en train de se battre ou de voyager à travers des terres hostiles. De toutes façons, il manquait encore le magicien. Je haussais les épaules, après tout, Gandalf et Thorin régleraient cette histoire eux-même plus tard. Pour l'instant, il était temps de manger, et je pris place à table à côté de mes frères, observant le tas de victuailles avec appétit.

Voilà qui promettait d'être une soirée mémorable.

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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Mar 30 Juin 2015 - 9:38

Alors ça c’était trop fort. Il s’apprêtait à passer une soirée des plus agréable et des plus normales, à prendre son dernier repas de la journée avant de lire un peu dans son fauteuil près du feu puis d’aller rejoindre son lit douillet lorsqu’une armée de nains affamés était arrivée au compte gouttes pour piller son garde manger… Le plus étonnant dans tout ceci, c’était qu’ils semblaient tous persuadés qu’il les attendait de pied ferme et qu’ils s’invitaient dans sa maison et dans sa cuisine sans lui demander son avis… Le premier avait déjà vidé son assiette, mangé son poisson frit à la perfection qu’il n’avait même pas eut le temps de goûter avant qu’il ne soit englouti par ce nain chauve et malheureusement très impressionnant par sa carrure…

Choqué, Bilbo observait, à l’entrée de sa cuisine, les nains en grand déménagement sans qu’aucun ne semble se donner la peine de vouloir lui répondre. Ses questions étaient pourtant légitimes, il ne comprenait pas ce qu’ils faisaient dans sa maison à une heure si peu courtoise et sans l’avoir prévenu avant. De plus, comble de l’étrange, il ne se souvenait pas d’avoir déjà croisé l’un de ces nains par le passé et donc de les connaitre. Certains discutaient gaiement, deux avaient disparus il ne savait où et personne ne semblait penser nécessaire de lui dire ce qu’ils fichaient tous ici… Ah si seulement il n’était pas si petit, il les virerait bien de chez lui à coup de bâtons sur le dos… Oui mais voila, bien qu’étant des nains, ils étaient tous plus grands que lui… Et nettement plus fort aussi.

- Euuh Monsieur Sacquet* ? Nous sommes Dori, Ori et Nori et nous sommes heureux de pouvoir enfin vous rencontrer !

- AH !

Bilbo fit un bond phénoménal avant de se retourner et de se trouver face à trois autres nains. Mais que faisaient-ils ici alors qu’il avait fermé sa porte, il en était sur et certain, elle était fermée ! Portant une main sur son cœur qui menaçait, au choix, de sortir de sa poitrine ou de s’arrêter à la moindre seconde, le hobbit observait les trois nains avec des yeux écarquillés à la fois à cause de la frayeur qu’ils venaient de lui faire et aussi parce que… Par toutes les pommes de terres du potager d’Hamfast, ils étaient trois de plus !

Inquiet d’en voir débarquer encore d’autres sans prévenir, Bilbo se précipita vers sa porte d’entrée avec la ferme intention de verrouiller sa porte à double tour, ainsi, ils ne risquaient pas d’entrer à l’improviste et de lui faire avoir une belle crise cardiaque cette fois-ci. Malheureusement pour lui, il semblerait que la vague d’arrivée ne soit pas terminée car deux autres nains entraient à leur tours, à la fois différents et semblables, puis s’éloignaient sans plus d’explication vers sa cuisine avant qu’un autre nain ( il devait devenir fou, ou peut-être s’était-il endormi sur sa table devant son assiette) cette fois-ci semblant un peu plus jeune, brun et avec une stature assez impressionnante également ne se présente dans sa maison, cette fois-ci apparemment peu pressé d’aller dévaliser ses stock en compagnie de ses semblables.

« Ainsi.. C'est vous, notre... Cambrioleur.»

Bilbo cligna des yeux à plusieurs reprises. Leur quoi ?! Non mais pour qui le prenaient-ils ? Il était un hobbit tout ce qu’il y a de plus honnête et même très honnête si l’on considérait qu’il regardait peu à la dépense que ce soit pour offrir des cadeaux ou bien pour payer son cher Hamfast qui prenait tant soin de son jardin. Décontenancé, Bilbo mis un peu de temps à répondre, mais il le fit de manière on ne peu plus outrée bien qu’il essaie de garder ses bonnes manières.

- Cabrioleur ?! Vous vous trompez de maison, d’ailleurs je n’arrête pas de le dire, mais personne ne m’écoute ! Je ne suis pas un cambrioleur, je suis un hobbit honnête et je n’attendais personne ce soir… D’ailleurs je ne connais pas de nain et je n’ai pas pour habitude d’inviter de parfaits étrangers à ma table… Ou plutôt devrais-je dire à dévaliser mon garde manger tout entier…

Comment osait-il ? D’abord les autres qui s’invitaient et faisaient comme chez eux alors qu’il ne les avait jamais vu de sa vie et ne les attendait surtout pas, et ensuite celui-ci qui osait l’insulter de malhonnête alors qu’il s’invitait aussi dans sa maison.

- Est-ce que quelqu’un va enfin me dire ce qu’il se passe dans cette maison ? Demanda-t-il à la cantonade en se tournant vers sa cuisine.

Mais il semblerait que les nains soient tous bien plus préoccupés par l’idée de remplir leurs estomacs gloutons plutôt que par le devoir d’éclairer sa chandelle.
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Jeu 9 Juil 2015 - 1:23

Escale chez notre cambrioleur
Nom du joueur 1
Bilbo Baggins
« Notre cambrioleur ?»
Nom du joueur 2
Mes compagnons
« des invités de choix »
J 'ai le genou qui me gratte. Vous savez, ces petits chatouillis désagréables qui vous parcourent le mollet alors que vous ne pouvez pas bouger ? C'est une sensation fort contrariante. Et bien, j'étais malheureusement dans cette déplaisante posture. En effet, je n'osais me pencher en avant, de peur de basculer tête la première au-devant de ma monture. Nous ne chevauchions que depuis deux petites semaines, et bien que Dori m'assurait que je me tenais plus droit, je ne me sentais pas encore suffisamment en confiance dans ce nouveau sport qu'est l'équitation. Je n'osais non plus, frotter les jambes contre le flanc de mon poney, de peur de l’incommoder plus encore. Et puis, si Kili me voyait faire, il pourrait penser que je suis victime d'une attaque de blattes ou je ne sais quoi...Me voilà donc forcé de rester ainsi, à grimacer en tentant vainement de centrer mon attention ailleurs.

Je me met alors à observer mes voisins de route. Bien sûr à mon côté il y a Dori, qui s'arrange toujours pour pousser du coude le premier nain qui essayerait de lui prendre sa place. Je ne saurais dire s'il s'agit là d'un manque de confiance (il n'arrête pas de fusiller mon poney du regard, comme s'il avait peur qu'il se lasse subitement  de moi et qu'il décide de me culbuter dans le buisson le plus proche) ou tout simplement parce qu'il cherche à éviter Nori. C'est vrai que les places sont assez limitées du coup : Thorin chevauche avec Dwalin, Fili et Kili sont toujours aussi inséparables et les frères 'Fur' viennent de se lancer dans une partie de euh...ais-je vraiment le droit d'en parler ici ? Je ne m'en plaint pas, j'aime mon frère, et le savoir tout près -quelque part- me rassure (même si je ne l'avouerai à Fili que sous la torture!). Mais ne vous méprenez pas, je n'ai pas peur, de toute façon ! Les deux petits princes avaient bien essayé de me mimer des orques, des trolls et toute une multitude de monstres tous plus effrayants les uns que les autres, mais le fait est que nous n'en avons pas croisé un seul durant tout notre périple. Alors lorsque j'essaie de visualiser la grosse carcasse difforme d'un roi gobelin en maraude, je n'ai en tête que le visage peu poilu et faussement effarouché de Kili.

Je crois que Dori, quant à lui, a eu un peu peur. J'aurai aimé lui en parler, lui dire qu'il ne faut pas qu'il s'effraie des choses que racontent les neveux du roi. Mais Nori m'a fait taire. Il m'a dit que ce n'était pas à cause des trolls que Dori avait peur, mais de quelque chose qui s'appelait "béguin". Je ne sais pas exactement ce que c'est, peut-être une maladie ? Parce que je l'ai surpris plus d'une fois à regarder et sentir la liasse de feuilles que lui avait donné notre guérisseuse Raeryan. Mon frère m'a dit qu'il ne pouvait se guérir que tout seul, j'espère que c'est vrai et qu'il le fera vite.  
J'étirais les bras dans un concert de grincements et de courbatures. Même ça, je ne le comprends pas : c'est le poney qui me porte et pourtant, j'ai mal tout autant que lui. Les aventures sont parfois étranges...

Dori me montre quelque chose du doigt et je tourne la tête dans la direction indiquée. Nous y voici enfin ! Les hobbits, la Comté ! C'est avec un large sourire que je m'empresse de noter la description la plus exacte, la plus instinctive de tout ce qui m'entourait présentement. Je traçais ces mots dans mon nouveau calepin que Nori m'avait donné : " Et au détour du dernier bosquet qui ornait l'Ered Luin, nous vîmes les premières collines de la Comté. Si accueillantes, elle marquaient de leurs douces courbes, la dernière limite de nos terres. Et c'est non sans un regard en arrière, que nos montures foulèrent l'herbe grasse et épaisse, abandonnant elles aussi la dure roche martelée par nos ancêtre depuis des décennies. Mes yeux, habitués à la sobriété des montagnes, découvrirent alors cet écrin de verdure où rien ne semblait perturber la vie de ses petits habitants. Excepté nous, je le crains. Sur ces visages rubiconds et jovials, se peignaient une certaine stupeur alors que nous traversions la minuscule bourgade. Mais même l'intrus que je suis, ne peut s'empêcher de s'émerveiller devant autant de charmantes petites choses. Leurs maisons, bâties à même le sol, semblaient se fondre avec la nature environnante. Comme si elles avaient faisaient partie du décor, comme si elles s'étaient implantées sans encombre, en harmonie avec ce qui s'y trouvait déjà. Une forte odeur de lilas nous suivait et ce, jusqu'à la maison de notre cambrioleur. Puis d'une voix des plus mélodieuse, mon frère Dori me chanta : 'Lâchons les chevaux, ils ont bien mérité un peu de liberté. L’herbe est fraîche et nourrissante, ça leur fera le plus grand bien. " et c'est béat d'admiration que je compris que...."

Et bien, que nous étions arrivés. Mon frère me prit de force par la taille pour me faire descendre de mon poney et par la même occasion, de mon petit nuage d'écrivain en herbe. C'était un peu brutal, il me faudrait sûrement peaufiner la fin. Mais pour le moment, nous avions mieux à faire. C'est pourquoi je m’empressais de ranger mes effets personnels dans mon sac à dos avant de suivre Nori derrière l'aîné des "RI". Ce dernier toqua à la porte, persuadé qu'on viendrait leur ouvrir comme on l'avait fait pour Dwalin et les autres. Je préparais mon plus beau sourire, parce que Dori m'a toujours dit que quand on était invité, il fallait être content et remercier son hôte en se montrant agréable. Et moi je voulais que notre nouvel ami me soit agréable. On attendit un peu, et je commençais à avoir les muscles de mes joues qui me tiraient, comme si on s'amusait avec. Finalement, on se concerta du regard (on faisait ça souvent avec les frères et quoiqu'on décidait  par la suite, c'était toujours la bonne solution. Même si ça se passait mal).

Le Monsieur.Baggins de la Comté (toujours appeler avec le plus de respect possible, Ori!) semblait...épouvanté par notre arrivé. Sans que je m'en rende compte, mon sourire s'était brusquement éteint et je me sentais alors très mal à l'aise. Notre hôte fit un bond impressionnant malgré ses petites jambes toutes velues et alla fermer sa porte. Peut-être qu'il ne voulait pas nous voir ? Je ne savais pas quoi faire, je ne voulais pas lui déplaire. Les bras ballants, j'observais autour de moi alors que Dori apportait déjà d'autres sièges pour le repas.
« Tout ceci est à nous pour ce soir, choisis ce qu'il te plaira. »

Mon frère venait de m'agripper par l'épaule et m'avait envoyé tourbillonner un peu plus loin, dans ce qui semblait être le plus grand garde-manger du monde. S'entourant de saucisses odorantes, il s'éclipsa en me lançant un clin d’œil. Je fis alors main basse sur la cruche de vin qui se trouvait là, plus pour m'occuper que par appétit et je le tendis à Dori. Il aimait le vin, presque tout autant que la camomille et je crois que celui-là lui plairait. Il sentait bon, et possédait un charmant arrière-goût fruité.

Toujours aussi embarrassé, je pris place à table avec les autres, observant Thorin et le hobbit qui semblait être rudement fâché ! Soudain, mon ventre se mit à gargouiller et je me tassais sur moi-même en me grattant le genou, l'air de rien.
Et dire que maintenant, ça ne gchatouillait même plus !
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Sam 12 Sep 2015 - 11:30



L'Aventure commence


Le Cambrioleur.



« Naturellement mon cher Bilbo »


Une voix puissante répondit à la question que le jeune maître Baggins avait formulé en direction de la cuisine et Gandalf passa sa tête à son tour dans le hall d'entrée du propriétaire de Cul-de-Sac. Il riait encore, appuyé sur son bâton. Le pauvre Hobbit en savait plus où donner de la tête et il éprouvait presque de la pitié pour le fils de Belladone Took. Seulement, s'il lui avait mentionné ce qu'il escomptait faire avec lui, Bilbo aurait refusé, ainsi, il avait dû ruser. Il avait apposé un signe sur la porte du hobbit, une rune qui en langage des nains signifiait ici qu'ils trouveraient un cambrioleur dans ce trou de hobbit. Il n'avait pas tarder à avoir vent du départ de la Compagnie Oakenshield après qu'il ait eu rencontré leur Seigneur dans une auberge peu reluisante à Bree et il s’était donc presser d'aller leur trouver un voleur, comme il l’avait promis. Il avait malheureusement oublié de mettre le jeune Baggins au courant concernant son rôle et les nains qui étaient tous déjà arrivés, à voir le nombre de capuchon et manteau accrochés au patères auxquelles il ajouta son chapeau, se cogannt au pasage contre le lustre, n'avait pas permis à Bilbo de comprendre ce qui lui arrivait. Les nains étaient d'aimables compagnie, mais lorsque l'on ne les attendait pas, ils pouvaient sembler légèrement envahissants.

Il était arrivé juste derrière les derniers nains et la porte avait oubliée d'être fermée, il s'était donc avancé comme tout les autres, entendant Thorin Oakenshield demander de son ton  si affable et enjoué habituel si le hobbit était bien leur cambrioleur. Son ton trahissait le doute qu'il émettait à ce sujet et le Mage Gris pouvait le comprendre, il était vrai que Bilbo n'était pas de ces aventuriers, voyageurs comme l'étaient les nains mais il ne tarderait pas à le dveenir, Gandalf en était certain, il y avait plus chez ce jeune hobbit qu'on voulait le laisser croire et cela lui ferait le plus grand bien de prendre part à une aventure. Son côté Took reviendrait vite et il étonnerait ainsi les membres de la compagnie, du moins, si le jeune Baggins signait le contrat qui lui serait proposé et qui justifiait la présence de tout ces nains dans sa demeure.

Ses yeux pétillaient d'espièglerie et devant les gestes, le regard désemparé du semi-homme qui n'avait eu de cesse de courir partout, il essaya de le rasséréner en lui assurant que tout lui serait expliqué et comme s'il connaissait le contenu du garde-manger de Bilbo par cœur il lui dit de sa voix grave et amusée :

« Mais cessez-donc de courir partout, allez plutôt chercher le thé qui vous reste et vos dernières sardines et venez vous asseoir avec nous. »

Sur ces mots Gandalf se retourna pour discuter avec Thorin qui se trouvait non loin et qui avait entrepris d'entrer dans la cuisine, s'arrêtant à l'arrivée du mage, laissant le loisir aux autres nains de faire de la place à table. Le Roi des Montagnes Bleues ne tarda pas, tout bas, à mentionner à Gandalf l'incompétence certaine dont ferait preuve le jeune hobbit s'il venait à venir avec eux, ce dernier ne semblait en aucun cas dégourdi et capable de voler quoique ce soit, il n’avait eût de cesse de râler pour ne pas qu'on ébrèche ses assiettes.

« Êtes-vous certain de votre choix ? » demanda le Seigneur nain au mage et Gandalf, se servant au passage d'un petit pain qui passait devant lui sur un plateau porté par les nains qui aidaient Bilbon à tout installer répondit en ces termes :

« Pour sûr. Ce jeune hobbit à des ressources, il ne faillera pas ! »


Le magicien en était réellement certain, lui ne doutait pas du Hobbit et il n’avait de toute façon, aucune autre solution pour mener à bien la Quête dans laquelle ils s'apprêtaient tous à se lancer.
Évidemment, si Bilbo avait prêté l'oreille à leur discussion à voix basse, il aurait pu être effrayé par la perspective de voyager avec des gens doutant de lui et surtout de voyager tout court. Pour le moment au moins, personne n’avait mentionné le dragon et lorsque le moment serait venu, une fois le repas avalé, ils parleraient de toutes les closes du contrat et de la façon dont ils allaient voyager.

Ils s’assirent ensuite tous autour de la longère, la table mise, les victuailles déposées et entamées par certains endroits et Gandalf s'était mis à discuter avec son voisin de table le plus proche, laissant Thorin converser de son côté. Mais bientôt les plats commencèrent à passer de mains en mains, après tout, les nains venaient de loin et il était compréhensible qu'il ait eut faim. Le magicien s'était assis aux côtés du chez de la Compagnie et on avait laissé à Bilbo une chaise près de l'âtre, cela ferait du bien au jeune cambrioleur de se reposer un peu ainsi. Le Seigneur du Peuple Errant avait une mine bien fermée alors que tous commençaient à manger à leur faim , se servant dans les plats, rigolant, parlant à voix hautes et fortes et nul n'avait encore donné de véritable réponse aux questions du Hobbit.  




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— RACE DU PERSO : De la plus grande, la plus prestigieuse, celle composée des plus grand guerriers que la Terre du Milieu ait portée... quoi j'en fais trop ?! Je suis.. un nain et fier de l'être, un nain de la lignée de Durin pour bien faire les choses, neveu du grand Thorin Oakenshield.
— ORIGINAIRE DE : Montagnes Bleues, refuge du peuple nain depuis la prise d'Erebor mais ce n'est qu'une solution temporaire avant la reprise d'Erebor.
— ÂGE DU PERSO : soixante dix-sept ans et toutes mes dents mais pas toute ma barbe
— RANG SOCIAL : Prince.. oui, riche.. ça reste à voir.. bien que les salles d'Erebor croulent sous l'or et les pierreries, elles croulent aussi sous le poids d'une grosse larve cracheuse de feu.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Éclaireur, musicien, séducteur, guerrier, archer, ... sans oublier petit frère, neveu et filleul ... ce sont des métiers à plein temps moi j'vous dis.
— ARMES DU PERSO : Arc, hache, poignard, épée, mais surtout ARC
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Du meilleur côté qui soit, le côté des nains. On s'en fou de savoir si on est gentil ou méchant, on est des nains. Mais plus sérieusement, il est du côté de son oncle.. reste à voir quelle position il prendra s'il juge ses décisions.. teintées de folie
— VOYAGE AVEC : Thorin et le reste de la Compagnie
— AMOUREUSEMENT : En couple avec mon arc qui bande à ma demande.. et parfois à celle de mon oncle.. En vrai c'est un secret :wtf:

MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Dim 20 Sep 2015 - 0:02



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Les nains n'étaient pas fâchés d'être finalement arrivés en cette première étape de leur longue et fastidieuse quête. Deux semaines seulement s'étaient écoulées depuis leur départ des Montagnes Bleues mais déjà c'était comme s'il s'était passés des mois depuis cette séparation. Mais tout cela n'était rien comparé à ce qui les attendaient, les semaines qui restaient au devant d'eux.
La Comtée était une contrée paisible où il faisait bon vivre. Les hobbits étaient une race pacifique et bonne vivante qui vivaient au milieu de plaines verdoyantes. Kili aimait le paysage qui l'entourait, toutes ces teintes de vert, cela lui rappelait l'enseigne du salon de thé où il avait pour la première fois partagé un moment en tête à tête avec Fraia. Il aurait aimé lui montrer tout ceci, partager avec elle chaque moments qu'il vivait mais depuis tout petit, il avait rêvé de participer à cette quête, l'occasion rêvée pour faire ses preuves auprès de son oncle. A défaut de pouvoir lui montrer ce qu'il voyait, il lui décrivait les paysages qu'il rencontrait par la pensée sans parvenir à trouver les mots pour les coucher sur un parchemin. De toute façon, il aurait été bien en peine de lui envoyer un quelconque message, c'eut été trop dangereux et il ne tenait pas à mettre en péril la réussite de cette quête. Mais cela ne l'empêchait pas d'écrire à la belle naine qui occupait ses pensées, griffonnant quelques mots quand il en trouvait le temps tout en sachant qu'elle ne les lirait peut-être jamais. Mais malgré tous les mots qu'il couchait sur ses maigres papiers, il ne trouvait ceux qui pouvaient exprimer ce qu'il ressentait après avoir lu les feuillets qu'elle lui avait remis. Son coeur s'emballait encore à leur souvenir tandis qu'il se les répétait mentalement, capable de les réciter par coeur tant il les avait lu et relu ces deux dernières semaines..

Mais cette soirée était à la fête et pour la première fois depuis deux semaines, la naine s'éloignait un temps soit peu de ses pensées, sans pour autant totalement les quitter. A l'image des hobbits, la demeure de Monsieurs Boggins (paix à son âme le pauvre) était confortable et chaleureuse, quoique plutôt étroite. Creusée sous une colline avec une porte à la forme aussi ronde qu'étrange, elle était pourtant plus vaste qu'il n'y paraissait avec tout ses couloirs et après avoir poliment salué le hobbit en entrant à la suite du bon vieux Dwalin, craignant que ce dernier ne se fasse l'entièreté du garde manger s'il le laissait une seconde de plus seul en ces lieux, Kili et son grand frère partirent en quête du dit garde manger, pour découvrir une véritable caverne. Le jeune hobbit aurait certainement pu conserver le trésor d'Erebor dans son trou ! Mais en lieu et place de trésor, se trouvait de la nourriture et de la boisson à foison. Les deux frères entreprirent donc de ramener de quoi se désaltérer à table tandis que les autres arriver à leur suite, commencèrent à installer la table et à rassembler de quoi remplir leurs estomacs. C'est qu'après deux semaines de voyage à dos de poneys et de repas autour du feu, ils rêvaient tous d'un bon repas bien chaud et d'une bonne boisson pour faire passer tout ça avant de s'affaler sur quelque chose de confortable pour la nuit avant d'entreprendre la suite du voyage. C'était donc une escale bien méritée pour nos aventuriers, n'en déplaise au pauvre hobbit qui semblait ne pas savoir où donner de la tête, ouvrant et refermant la bouche en tournant sur lui-même tout en essayant vaguement de les arrêter.
Le jeune Bilbo était en tout cas, un choix bien étrange en terme de cambrioleur. Il n'avait ni la trempe, ni la carrure mais Kili savait bien qu'il ne fallait pas se fier aux apparences, n'en était-il pas le parfait exemple ? Riant gaiement en observant le hobbit, il finit par s'installer à la table alors que le magicien avait fait son entrée, discutant avec son oncle. Il n'y avait pas de doute que le cambrioleur choisit ne satisfaisait pas leur roi mais la compagnie elle-même était composée de marginaux, surtout si l'on regardait Oïn.. Tout comme lui, le semi-homme aux pieds velus aurait à faire ses preuves, si tenté il signait le parchemin.
Attablé, son frère à ses côtés, il commença à piocher dans les plats avec bonne humeur, passant les grandes assiettes à son voisin en se servant au passage. Bientôt, tout le monde était occupé à se remplir la panse tout en discutant avec animation, riant et se taquinant comme si un dragon ne les attendait pas, profitant de cette soirée comme si elle était leur dernière. Mais ils n'avaient pas oublié les raisons de leur présence ici et bientôt, ils recruteraient un cambrioleur, lui exposant les termes du contrat. Balin possédait le parchemin en question et à la façon dont son oncle agissait, il ne devait pas être très enclin à en offrir le poste à ce jeune hobbit fluet. Ce dernier quant à lui, semblait de plus en plus perdu. Les réponses à ses questions ne venant pas, il y avait de quoi.

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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Dim 20 Sep 2015 - 14:02



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Deux semaines, cela peut passer très vite et aussi être terriblement long quand on passe son temps à marcher et espérer que chaque jour ne soit pas le dernier, surtout qu'ils n'étaient pas encore très loin de chez eux, alors se retrouver par exemple avec une flèche fichée dans le cœur alors qu'ils partaient à la découverte du monde... très peu pour Fili qui appréciait bien l'idée de manger au chaud, à l’abri et surtout d'avoir un lit une fois l'heure de dormir venue. En fait, même un bout de couverture posé sur une table lui suffirait pour le coup, ce serait de toute manière plus confortable que les cailloux venant parfois troubler son sommeil depuis leur départ.

Aidé de son fidèle acolyte, celui qu'il estimait former personnellement depuis des années, à savoir son frère... le nain participait avec entrain au petit désordre qui consistait à vider allégrement le garde-manger et prendre quelques petits tonneaux de boisson, afin que la bière et/ou le vin coulent à flot dans cette demeure, que la joie remonte le moral des troupes avant de retrouver les semaines, les mois de marche qui les mèneraient vers Erebor. L'idée d'échouer le traversait parfois, il pensait dans ces occasions à leur mère qui attendrait des nouvelles de leur part, le regard tourné vers l'horizon en se posant des questions sur leur destin, sur leur fin quand leur absence serait devenue si longue qu'elle ne pourrait signifier que la mort de sa famille. Elle se demanderait sans doute comment ils étaient morts, seuls ou en train de se protéger l'un l'autre dans un dernier effort ? Généralement, il se reprenait à ce stade de ses peurs, préférant rester positif et se marteler qu'ils allaient réussir et rendre leur foyer à ceux ayant vécu l'exode. Ils allaient faire leurs preuves, de telle sorte que personne n'allait plus jamais mettre en doute leurs capacités à protéger les nains qui comptaient sur leur famille, personne ne dirait encore qu'ils n'étaient que des enfants ne connaissant rien aux dangers du monde. Ce n'était plus un entraînement, c'était la vraie vie et s'ils venaient au terme de cette aventure... non... quand ils finiront ce voyage, ils ne seront plus les mêmes, les enfants profitant de la protection de leur foyer seront devenus des adultes, des guerriers accomplis et sans doute plus sages. En parlant de sagesse... les fils de Dìs ne l'étaient pas tellement là... ils préféraient tous deux se goinfrer tels des nains affamés, jetant de temps à autres des regards vers le roi et le magicien, sans doute en partageant la même idée : Thorin n'approuvait pas tellement ce choix de cambrioleur. On ne doit jamais juger un livre à sa couverture, mais il fallait se rendre à l'évidence : si les gens se trompaient en jugeant Kili comme peu aguerrit – il avait vécu le même entraînement, même si sa préférence allait à l'arc – ce petit hobbit ne devait jamais rien avoir affronté de plus dangereux que la piqûre d'une guêpe. Autrement dit, rien de bien valeureux ou difficile.

Sifflant une bière qui passait par-là, le blond jetait un regard sur la joyeuse assemblée en se doutant que des jours plus sombres les attendaient une fois en dehors de cette demeure et la contrée qu'elle occupait. Monsieur Baggins tournait en rond, ou plutôt... il courrait dans tous les sens en espérant que personne ne vienne briser sa vaisselle ou réduire à néant son garde-manger (il était trop tard pour ça, si vous vouliez l'avis du nain blond) et cherchait à comprendre ce que tout ce petit monde fabriquait chez lui. Comment allait-il réagir en entendant parler d'un dragon ? Parce que... si une assemblée de nains le mettait dans cet état... un lézard capable de cracher le feu... rien que l'idée arracha un rire à Fili qui soufflait à l'attention de ses voisins les plus proches :

« Quand il saura tout, soit il s'effondre, soit il part en hurlant. Il n'a pas la carrure du baroudeur aventureux. Je suis certain qu'il n'a même jamais tenu une épée, regardez-le... »
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AZAGHÂL KHUZD ♦ NAIN
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— MÉTIER PRATIQUÉ : Guerrier dans l'âme et avant tout. Il passe les jours calmes à la Forge.
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Dim 20 Sep 2015 - 16:10


Nope
Notre cambriol-


Le grand chauve avait jeté un rapide regard au hobbit et avait pénétré dans sa demeure, s’installant déjà pour dévorer son poisson frit et son pain, sans se soucier des balbutiements du principal intéressé. Il pensait en effet normal qu’un buffet les attende à leur arrivée, et ne s’était pas gêné pour se servir en premier. Mais tout en mâchant, il réfléchissait, de sombres pensées se tassant déjà sous le crâne tatoué de cris de guerre. Les hobbits n’étaient pas connus pour leur courage t leur envie d’aventure et celui-ci ne semblait pas déroger à la règle. Du premier coup d’oeil, Dwalin l’avait jaugé et relégué à la catégorie “nope”. Alors, il mangeait. Que restait-il d’autre à faire par ici, après tout ? Au moins ce ne serait pas une étape inutile, ils se seraient reposés et auraient repris des forces. Ils n’auraient qu’à se trouver un autre cambrioleur, ou un autre plan, d’ici à arriver à Erebor. La route était encore longue et ils auraient sans nul doute une solution de secours d’ici à être arrivés là-bas.

Sitôt le poisson terminé, et comme le reste de la troupe arrivait petit à petit, le nain se leva pour aider les uns et les autres à ramener de nouvelles chaises afin que chacun puisse s’asseoir à sa convenance, mais il en profita également pour fouiller dans les placards à la recherche de ce qui pourrait lui servir de dessert, préférant mettre les douceurs à l’abri en attendant la fin du repas. D’ailleurs, d’autres choses alléchantes attiraient déjà son attention ; fromages et charcuteries étaient sorties du cellier, accompagnés d’une ribambelle de saucisses et la table fut bientôt recouverte.

Observant le hobbit du coin de l’oeil tout en commençant déjà à goûter aux vivres qui lui passaient devant le nez, Dwalin s’était rapidement rendu compte que ce monsieur ne semblait même pas comprendre ce que la troupe de nains venait faire chez lui. Le guerrier se figura que le vieux mage devait commencer à être sénile s’il pensait qu’amener quelqu’un de tel dans cette quête était une bonne idée ; encore plus s’il pensait qu’il accepterait de les suivre en étant mis ainsi devant le fait accompli. Et ne parlons même pas de l’éventualité dans laquelle il avait simplement oublié de lui dire qu’une bande de nains allaient débarquer chez lui et l’amener à l’autre bout de la terre du Milieu pour voler un dragon. Allons donc. Cette histoire tournait à la mauvaise plaisanterie. Dwalin jeta d’ailleurs un coup d’oeil significatif à Thorin, qui venait d’entrer et  semblait être exactement de son avis. Le ton de sa voix et le regard qu’il jeta au “cambrioleur” aurait presque pu faire rire Dwalin si la situation avait été autre.

Quoi qu’il en soit, le hobbit commençait enfin à s’énerver (apparemment se faire traiter de cambrioleur ne lui plaisait pas) et à demander des explications, ce qui n’était pas trop tôt compte tenu du bazar qui avait été fait dans son trou sans qu’il n’élève la voixplus que cela. C’est alors que le sorcier arriva à son secours en essayant de faire s’asseoir tout le monde autour de la table et en assurant Thorin qu’il s’agissait là de la personne qu’il leur fallait. Allons donc… Personne n’était dupe et Fili commençait même à donner son pronostic sur la suite des évènements. Dwalin se pencha alors vers Dori pour suggérer un pari à ce sujet, même s’il se doutait que son roi ne serait guère amusé s’il l’apprenait. Mais bon. Encore une fois, il fallait bien savoir tirer partie des mésaventures de la route.  

Il rapprocha le plat de cookies et attendit que Gandalf ou Thorin veuille bien mettre fin à la misère de ce pauvre petit.




_________________

Dwalin
There is one I could follow. There is one I could call King. This one that I call Old Friend, for him I could spill my blood. Let us fight side by side, and if Mahal wish so, up to Mandos Halls !
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Jeu 24 Sep 2015 - 15:39

C'était une date extrêmement importante. Il partait avec la compagnie de Thorin à la reconquête d'Erebor... D'ailleurs, lui, il ne l'avait jamais conquis, il était né à Ered Luin... Mais ça ne l'empêchait pas de vouloir participer à la gloire du peuple nain. Il avait fait partit de la garde royale et même s'il gardait une faiblesse au bras gauche, il savait toujours magner une hache et une épée et il ne craignait toujours pas de foncer tête baissée dans la castagne... Thorin avait besoin de nains fiers, forts et loyaux... Dalor pensait faire partit de ce genre de personne et il cherchait un moyen de redorer son propre blason depuis si longtemps qu'il n'allait surement pas louper cette occasion.

Certes, il avait un travail honnête grâce à Baìn et il était d'ailleurs très fier de ce qu'il était devenu. Mais il ne pouvait décidément pas s'en contenter. Quand il avait perdu sa place dans la garde, il s'était contenté de son renvois et de ses malheurs, il était hors de question qu'il recommence à se reposer sur ses lauriers. Fort heureusement, il avait obtenu le droit de faire cette quête tout en conservant son poste lorsqu'il reviendrait.. Enfin s'il revenait de l'aventure... Baìn était vraiment un homme bien, un grand seigneur à ses yeux et il aurait sa loyauté jusqu'à sa mort et même encore après s'il le pouvait.

En attendant, il avait préparé son maigre baluchon et avait rejoint le reste des nains faisant partit de la compagnie de Thorin pour quitter Ered Luin jusqu'à ce qu'ils réussissent dans leur quête ou qu'ils y perdent la vie. Perché sur son poney , il avait observé les autres faire leurs adieux à femme, enfant, fiancée ou parents. Lui, il n'avait personne à quitter. Bien sur, il aurait pût aller saluer Fraìa mais il avait vite remarqué qu'elle était occupée ailleurs et il en était de même pour Raeryan, toutes deux laissaient apparemment partir des nains qui leur étaient très chers... Il les avait donc laissé tranquilles et avait patiemment attendu que les autres commencent enfin à partir avant de suivre le mouvement sans une parole supplémentaire.

De ces deux semaines de voyages, Dalor n'eut qu'un seul but : se tenir aussi éloigné que possible de Dwalin qui était aussi du voyage comme il l'avait rapidement compris lors du recrutement. Il avait signé en toute connaissance de cause et il s'était promis à lui-même de ne pas chercher les ennuis avec le nain qu'il avait admiré autrefois. Il n'en n'avait pas peur, bien que ce dernier lui ait cassé le bras et l'ait battu à plâtes coutures une bonne soixantaine d'années plus tôt, mais il avait rejoint cette compagnie avec un unique but, prêter main forte... Et ça n'était pas en se battant avec l'un des membres qu'il y parviendrait... En plus, il était certain qu'il aurait le mauvais rôle dans l'histoire étant donné qu'ils semblaient tous apprécier Dwalin... Il ne voulait pas que Thorin le remercie avant même qu'il n'ait pût prouver sa valeur.

Voyager, vivre au grand air, dormir à même le sol et faire maigre pitance ne furent pas bien difficile pour le nain qui avait pris ces habitudes depuis plus de vingt ans avec les trajets qu'il faisait en compagnies des caravanes qu'il devait protéger. Il n'ouvrit donc pas la bouche une seule fois du voyage, se contentant de suivre et d'observer les autres, restant dans son coin tel une ombre silencieuse et presque invisible. Et enfin, ils étaient arrivés en vue de la Comtée lieu qu'il avait déjà vu à quelques reprises pour y vendre des marchandises. Elle semblait être tout à fait pareille à ses souvenirs même si cela faisait plusieurs années qu'il n'y avait plus remis ses bottes. Les hobbits semblaient réellement incapables de bouleverser ses habitudes...

La compagnie stoppa non loin d'une petite maison cachée dans une colline et qui semblait tout à fait semblable aux autres. Libérant sa monture de son poids et la laissant librement se régaler d'herbe grasse, il regarda les autres nains se précipiter à l'intérieur, surement menés par la promesse d'un bon repas et d'un peu de chaleur ce qui les changeraient des nuits froides et inconfortables qu'ils avaient connu depuis leur départ. Il attendit d'être parmi les derniers à entrer, se faufilant discrètement dans la maison derrière un petit groupe de nains et observa leur hôte qui ne semblait pas vraiment comprendre ce qu'il lui arrivait. Vraiment ?! Voila qui allait être amusant.

Ne jugeant pas nécessaire d'éclairer la chandelle du hobbit qui commençait sérieusement à perdre le contrôle de ses nerfs, Dalor pris sur lui d'aider les autres à organiser la table du repas, il ne serait pas dit qu'il se contentait de suivre et de prendre sans rien faire pour mériter son repas. Il s'installa ensuite à table, une fois de plus, aussi loin que possible du champ de vision de Dwalin, lorsque le magicien arriva enfin en commençant à éclairer le hobbit sans vraiment lui apporter les réponses nécessaires à ce qu'il se calme réellement et comprenne le pot aux roses. La suite prométait d'être intéressante... Il entendit vaguement Fili murmurer quelque chose à un autre nain, mais il était trop loin pour réellement entendre ce qu'il disait, de toutes manières, peut importe...

[H.S : Je me permet de me taper l'incruste puisque l'ancien joueur à eut le temps de signer le contrat et que je ne vois aucun inconvénient à faire partit de l'aventure. Si jamais ça pause problème, n'hésitez pas à supprimer le poste]
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Mar 29 Sep 2015 - 22:40



 

 
“ LE CAMBRIOLEUR ”    
Première étape

Alors que j’avais terminé le tour des salutations, je vis du coin de l’œil mon cousin Bombur s’en aller discrètement de la salle commune. A voir son air enjoué et malicieux, je devinais tout de suite qu’il s’apprêtait à obéir à son ventre ; j’avais vu mainte fois son expression. Sans prévenir Bofur, je m’éclipsai à mon tour et traversai la demeure du Hobbit. Je passai devant ce dernier, sans lui accorder une quelconque attention – j’étais bien trop concentré sur un point sans devoir m’occuper d’autres – et suivis mon cousin. Bien évidemment ! Le garde manger… J’aurais dû m’en douter. Beaucoup auraient pu croire qu’il allait rendre service, mais je connaissais bien ce ventre sur pate. Discrètement, je me glissais dans la pièce, me faufilant jusque derrière son dos. Je le voyais s’activer devant les étales de nourriture. Sans le prévenir, je me mis à hurler dans ses oreilles aussi forts que mon gosier me le permettait. Par ma barbe grise, j’aurais juré que ce gros nain avait décollé de quelques centimètres. Il se retourna doucement et tenta faussement de dissimuler sa surprise. Ah, Bombur… Que vais-je faire de toi ? Tu as encore un morceau de jambon entre tes lèvres.

« Ah, Bifur ! Je te cherchais justement… » me dit-il en avalant son morceau de viande.

Il était chargé de morceaux de fromages et les déposa à nouveau sur l’étagère. Qu’est-ce qu’il manigançait ? Le gourmand me présenta alors un de ces produits laitiers.

« Regarde cher cousin : ça c’est une tome ! » poursuivit-il en le secouant devant mon nez. « Sens-tu la croute dorée et ferme tout autour ? Touche comme elle est douce ! De plus, lorsque tu la coupes, c’est fondant et crémeux à l’intérieur. Après…. hmmm, tiens celui là ! C’est un fromage dit « bleu ». C’est parce que la moisissure prend sur le fromage et lui donne un goût un peu plus corsé. Et celui là c’est du gruyère ! Là la chair est ferme, idéal accompagné d’un peu de raisin… Les fromages de la Comté sont réputés ! Sache le mon Bifur. »

Je l’avais écouté d’une oreille distraite. Pour moi un fromage c’était du fromage qu’on mettait sur du pain et qu’on mangeait. Pas besoin d’avoir toute une description ! Il avait associé ses paroles avec des gestes ; il avait déposé les deux premiers fromages dans mes mains, me demandant de sentir le corps de ce produit. Oui, ça sentait bon. Mais quel goût ça avait ? Parce que bon, la vue c’est super, mais le goût était tout de même meilleur ! Sans crier gare, je mordis dans ce fromagedibleu, laissant ainsi une grosse marque de ma dentition. Mais le goût qui s’ensuivit était extrêmement fort. Amer et dégoûtant et amer ! Je crachais le contenu de ma bouche par terre en poussant un cri de dégoût. Le morceau immonde, mélangé à ma salive, alla s’écraser sur le sol carrelé.

« Ozirum menu seleku ! » lui criai-je dessus en le frappant sur son bras grassouillet.

Décidé à quitter la pièce après cette fourberie, je vis les deux frères Ri sur mon chemin. D’un sifflement strident, je les sommais de faire place, car je voulais passer. Quand Bifur passe, on s’écarte et c’est tout. Je quittai donc la pièce et étais décidé à m’asseoir à table. Ah ce vilain fromage ! Je croisai alors Gandalf dans le couloir. Ah ! J’allais lui faire savoir ma façon de penser !

« Gandalf ! Vous ne vous rendez pas compte de la situation dans laquelle nous sommes ! Déjà que nous avons voyagé durant de longs jours et que nous avons nos corps endoloris, il faut encore que nous nous fassions recevoir à la manière des Hobbits ! Apparemment ils font semblant d’être surpris par l’arrivée de leurs hôtes. En plus, j’ai failli me faire empoisonner par ce Fromagedibleu de la Comté ! Franchement je ne suis pas content ! » lui dis-je en Iglishmek, qui se résumé en deux ou trois mouvements.

Sans demander mon reste, je tournais les talons et m’en allait à la salle à manger où les chaises étaient installées. J’allai donc m’asseoir à côté de Oin. Au moins, sourd comme il était, je n’aurais pas à discuter avec. Une grande pinte de bière me fut servie et je la bue à longues gorgées pour faire passer cet affreux goût qui tenait ma langue. Bouah ! Puis je me servis d’autres ingrédients dans mon assiette. Bien sûr, Bombur l’avait remplie jusqu’à débordement et s’empiffrait comme à son habitude.

Soudain, Thorin fit son entrée dans le petit trou de ce Hobbit. Le roi allait certainement apprécier ce trou chaleureux. Il n’y faisait pas humide comme ce que nous avions connu sur les chevaux. Ici on s’y sent bien. Il faut dire qu’on y trouvait à boire et à manger ! Ce qui nous permettrait de jouir d’un repos bien mérité après l’effort. Il faut dire qu’il en imposait ! D’une entrée discrète et facile, Thorin avait su taire tous les nains alentours par sa grandeur. La compagnie au complet dans ce trou, nous pourrons festoyer jusqu’à la petite mort.

Dans mon silence habituel, je remarquais que mon roi semblait discourir avec le Magicien. Peu m’importait sur le moment. C’était des affaires qu’il devait régler avec lui. En tout cas, je n’appréciais pas ce Hobbit qui n’avait pas l’étoffe d’un cambrioleur. Une fois que mon repas serait terminé, j’irais aider à la vaisselle.





 
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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Lun 16 Nov 2015 - 7:57




Stabbing Westward
What do I have to do ?
Dori, Bilbon, Gandalf & la Compagnie
« What do I have to do to make you happy ? What do I have to do to make you understand ? What do I have to do to make you want me ?  And, if I can't make you want me...
What do I have to do ? »
Et voilà, ils y étaient, dans la demeure du dernier maillon de leur improbable chaîne. Il était l’élément clef, déterminant qui scellerait leur destin dans cette quête. Ses talents de cambrioleur allaient leur être d’un grand secours face au dragon qui ne se douterait certainement pas de voir se glisser à son insu une créature qui lui était totalement inconnue. Loin de lui le désir de mettre en doute les critères de sélection de leur guide et ami ; Gandalf, néanmoins Dori ne pouvait s’empêcher d’éprouver un sentiment étrange, comme si, par inadvertance, la compagnie s’était égarée en chemin en frappant à la mauvaise porte. Bien entendu, on pouvait être cambrioleur et avoir des goûts prononcés pour les vins de qualités mais là…il avait plus l’impression de se trouver dans la réserve d’un dandy plutôt que d’une fripouille. Néanmoins, le nain distingué continua sa quête du vin parfait, en humant le bouquet de chacun afin de déterminer celui qui l’accompagnerait pour le dîner. En parlant de dîner, ses confrères s’attelaient déjà à mettre la table et c’est sans qu’on ait eu besoin de leur dire que ses frères prêtèrent main forte. Leur éducation n’était plus à refaire et quand bien même les défauts de Nori, il mettait toujours la main à la patte sans rechigner. Ainsi, Dori participa lui aussi à la mise du couvert, en ajoutant un peu plus de style et de coquetterie à la table, la parant de petits artifices trouvés ici et là. Après tout, il ne s’agissait pas de n’importe quel dîner, la compagnie était au complet ce soir, ce qui méritait d’être fêté justement.

L’aîné de la fratrie désira un moment échanger sur l’origine et la provenance de certaines épices que le cambrioleur possédait mais celui-ci fut à maintes reprises dérangé par les agissements et la présence envahissante de ses semblables. Dori se troubla de voir ainsi perler sur le front de leur hôte une transpiration plutôt inattendue pour l’époque. Aurait-il la fièvre ? Si c’était le cas, une bonne tisane à la camomille lui ferait le meilleur bien et le revigorait ! Ce n’est pas Bifur qui le contredirait. Sur cette idée, Dori fila à la cuisine et glissa dans une théière quelques pincées de camomille qu’il avait déniché puis la fit bouillir au dessus du feu. En regardant les flammes lécher le dessous de la théière, l’image de Raeryan vint alors frapper son esprit, le renvoyant à cette dernière entrevue chez elle qu’ils avaient eu avant son départ. Comme ils avaient été proches et tellement éloignés à la fois…leur timidité ne leur avait en rien porté secours bien au contraire sinon de leur affliger un sentiment de frustration. Oui, Dori était frustré de ne pas avoir osé. Osé lui dire clairement qu’il était irrévocablement tombé amoureux d’elle. Frustré de lui avoir sourit quand en réalité, il retenait ses larmes. Frustré d’avoir préféré compter sur le silence pour lui avouer son amour pour elle…Il espérait survivre assez longtemps pour recroiser un jour l’horizon parfait de son regard d’azur. Il y avait aperçu les plus belles pierreries aux contours parfaits et bruts. Leur pureté était sans égale et pour un seul jour dans son regard, il en aurait abandonné son âme. La théière siffla annonçant ainsi que l’eau était à point. Il en versa le contenue d’une tasse puis une deuxième et parti à la recherche de leur cambrioleur qui semblait avoir reprit du poil de la bête en poursuivant activement Bombur qui transportait un énorme fromage qu’il comptait bien s’engloutir a lui seul. Bien, soit ! Voilà qu’on l’ignorait ! Avec qui allait-il partager son thé maintenant ? Ah ! Gandalf peut-être. Oui. Il l’interpella d’un ton jovial et plein d’entrain.

- Excusez-moi, Monsieur Gandalf ? Puis-je vous offrir une tasse de camomille ?

Avec stupeur, le grand magicien refusa lui aussi le thé. Décidément ce soir, il n’avait aucun succès et il regretta encore plus la présence de Raeryan avec qui il pouvait partager librement le nain plein d’attention et de goût qu’il était. Si le voyage s’annonçait que sur des refus, il allait se sentir bien seul autour de sa tasse de camomille, à la siroter comme un malheureux incompris. Cependant, le mage gris laissa entendre qu’il ne dirait pas non pour du vin. Le nain prit sur lui et alla chercher le vin qu’il avait senti tout à l’heure et qui lui semblait parfait pour l’occasion. Il s’empara de deux petits verres minuscules, des verres de dégustation ou de liqueur, afin que l’on puisse déguster et savourer à sa juste valeur ce doux nectar. Il revint vers Gandalf qui gigotait lui aussi de tout côtés. Il n’échappa point à l’assaut du lustre derrière lui.

- Mr Gandalf ? Un petit verre de vin rouge comme selon votre souhait. Il possède un bouquet fruité.

Cette fois-ci victoire ! Il gouttèrent tout deux le vin divin et alors que le magicien l’avait déjà englouti comme l’on avale sauvagement de l’eau de vie, Dori le regarda, quelque peu abasourdi devant tant de hâte et ce manque cruel de respect. Décidément, il était entouré de partenaire qui ignorait la valeur des choses ici. Il fit quand même la vaisselle ce qu’il avait salit et se posa à table, aux côtés de ses frères de sang et d’armes. Son jeune frère lui servit chaleureusement un verre de vin, devinant sans mal son goût prononcé pour cette boisson de qualité. Il le remercia d’un tendre regard, oubliant de ce fait sa vexation. Il piocha ce qui lui ouvrait l’appétit en garnissant son assiette de fruits (oui car il s’ouvrait à toute cuisine et pas seulement à la viande et toc !), de crudité, agrémentant son assiette d’un blanc de poulet qui lui faisait tendrement de l’œil. Il aida Ori à mettre convenablement sa serviette de table tandis qu’il jeta un œil discret en direction de Nori, s’assurant qu’il ne dissimule rien sous ses vêtements.

- Bon appétit mes amis !

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MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Lun 23 Nov 2015 - 19:23


C'était un carnage.... Un capharnaüm sans nom... Jamais, même lors de réceptions d'anniversaire, il n'y avait eut un tel foutoir dans son joli petit trou de hobbit. Plus rien n'était à sa place, tout était sans dessus dessous, il avait même vu l'un des nains, dont il avait oublié les noms d'ailleurs. Enfin ça n'était pas qu'il avait oublié les noms, c'était surtout qu'il n'était plus très sur de quel nom allait avec quel nain... Quoi qu'il en soit, il en avait vu un se moucher avec un napperon qui traînait sur un meuble... Un autre avait copieusement essuyé ses bottes dégoûtantes sur le magnifique coffret de mariage de sa défunte maman, elle qui y tenait comme à la prunelle de ses yeux... Sa table n'était plus à la bonne place, les chaises prenaient toute la place autours de la pièce et quand il avait fait un petit détours par son garde manger (après avoir vainement couru derrière les nains affamés) il avait presque frôlé la crise cardiaque... Il était vide... Vide !

Un garde manger pourtant si bien fourni... Capable de le faire tenir tout un hiver sans avoir à sortir de chez lui et sans manquer de rien... Vide... Totalement dévalisé... Par treize nains... Et un magicien... Lui, il n'avait touché à rien, il était trop effaré pour ça... Il n'avait même plus faim avec toutes ces histoires, pour vous dire à quel point il était retourner car il en fallait beaucoup pour qu'il en oublie même son appétit.

Bilbo était resté dépité devant son garde mangé aux étagères dévalisées, puis il avait rejoint le carnage... Euh, le vestibule où tous les nains mangeaient comme s'ils avaient parfaitement l'habitude d'arriver ainsi chez les gens à l'improviste pour se servir comme s'ils étaient chez eux sans rien expliquer au propriétaire des lieux. Dans le bruit incessant, il n'était pas certain que ses questions soient réellement entendues, même si elles avaient été prononcée avec un petit air hystérique dans une voix haute perchée, les poings serrés, les bras tendus le long du corps, comme un enfant prêt à faire un gros caprice...

Mais il fallait croire que le hobbit n'était pas du tout impressionnant pour les treize nains, pas même pour le plus jeune et le moins gros d'entre eux... En ce qui concernait Gandalf, il n'avait guère eut d'espoir de ce côté là, le magicien pourrait certainement le transformer en fourmi d'un simple mot... Il fallait mieux se méfier et ne pas trop lui crier dessus... Mais Bilbo restait malgré tout campé sur ses positions, il voulait ses explications et il les aurait avant qu'un seul nain ait mis le bout de ses bottes hors de cette maison.

- Vous comptez réellement ne pas me dire pourquoi je me retrouve tout à coup envahi de nains que je n'ai jamais vu de ma vie et qui sembles tous croire que je les attendais bien sagement ?! S'exclama-t-il à la cantonade.

Mais une fois encore, il y avait peu de chances pour qu'ils l'aient entendus... Comment pouvaient-ils faire autant de bruit je vous le demande ???
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DURIN'S HEIR ♦ NAIN
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♦ PSEUDOs : Artichaud
♦ MESSAGES : 1288
♦ RÉPUTATION : 2224
♦ AVATAR : Richard Armitage
♦ DC & co : Destan & Bartholomew
♦ DISPONIBILITÉ RP : ✓ Disponible

— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: ▬ Le Cambrioleur   Sam 28 Nov 2015 - 21:06



Misty Mountain.



Le jeune hobbit poussa une exclamation pour essayer d’attirer l’attention, une question poussée à la cantonade afin d’obtenir les réponses qu’il attendait. Malheureusement, ce fût une entreprise sans grand succès. Les nains s’arrêtèrent certes pour prêter une oreille à ce que leur pauvre hôte leur racontait mais avant que l’un d’eux ait pu répondre, le Roi du Peuple Errant, délaissant sa conversation avec le magicien gris prit la parole. Sa voix grave s’éleva, plus dure sans doute qu’à l’accoutumée, mais plus les minutes passaient, plus il avait l’impression que Gandalf s’était totalement fourvoyé sur le compte de leur cambrioleur. Il avait espéré pouvoir se tromper lorsque cette impression l’avait saisi. Il devait pourtant se rendre à l’évidence. Alors que sa voix s’élevait, ronflante de sa poitrine, il énonça :
« D’abord la vaisselle. Puis nous chanterons. Les explications viendront en leur temps. »
Et les nains s’activèrent autour de lui. Le Seigneur des Exilés laissa ses comparses prendre le loisir de faire la vaisselle et déjà ses compagnons de voyage se mettaient à chanter, manquant sans doute de faire tomber à la renverse le jeune hobbit en s’écriant qu’ils allaient ébrécher ses assiettes. Lorsque tout fût propre et rangé, avec une célérité, une efficacité propre aux nains, ces derniers allèrent tous se munir des instruments qu’ils avaient emportés. Le fils de Thrain s’empara de sa harpe d’or et lorsque tout le monde fût confortablement installé, ils se mirent à chanter.
Ils chantèrent, longtemps. Ils chantèrent ce qu’ils avaient perdus et ce qu’ils étaient venu reprendre. Ils chantaient la gloire perdue de leur peuple qui bientôt leur serait rendue. Ils chantaient, mêlaient les souvenirs qu’étaient les leur. Les joyeux, l’or, les Rois et le grand Hall, ils chantaient pour l’ancien royaume de Kazâdh Dùm et celui resplendissant qu’était devenu la Montagne Solitaire. Ils chantaient pour ceux qu’ils avaient perdus et pour les réminiscences de ceux dont le cœur battait encore dans les colonnes de pierre. Ils contaient les histoires et les légendes du passé. Ils racontaient ce qu’ils retrouveraient là-bas et le voyage qu’ils comptaient entreprendre. Ils chantaient pour cette alliance détruite, gâtée par les elfes et le Ver qui pourrissait à l’intérieur de leur demeure. Leur voix s’élevait en mentionnant l’aube dans laquelle ils allaient demain marcher, ils chantaient pour la brillance, l’abondance de cette cité qu’ils aimaient tant. Rien ne sonnait plus véridique que leur parole et la mélodie qui les accompagnaient. Ils chantaient l’histoire de leur peuple, des sacrifices que cela avait engendrés et de la nécessité de reconquérir ce qui leur était dû. N’importe qui en les écoutants aurait compris l’importance de la Quête qui vibrait dans leur cœur et plus particulièrement dans celui du Régent des Montagnes Bleues. Il n’y avait rien de plus cher à son cœur si ce n’était les siens que de reprendre la Montagne Solitaire.
Afin de ne pas perdre l’émotion intense qui s’était installée dans le salon du Hobbit et qui risquait de voir venir la participation du cambrioleur dans leur compagnie. L’Héritier de Dùrin n’était pas certain que ce fût là une grande idée mais puisqu’il devait en être ainsi. Smaug devait être trompé et il avait besoin du hobbit, il annonça :

« Maintenant Balin, le contrat. »

Et Balin lu le contrat qui les liait au jeune monsieur Baggins et que le cousin du Roi des Exilés s’était empressé de terminer durant le repas. Il lui lut les closes qui mentionnaient ses actions de cambriolage et celles qui concernaient sa mort. Il lui lut tout avant de le reposer lorsque Thorin repris la parole maintenant que la lumière avait été faite pour cette affaire.

« Il est désormais temps d’aller nous coucher »

Ils avaient en effet veillé bien tard et les nains s’empressèrent de vaquer à leurs occupations respectives, cela était à dire préparer une des nombreuses pièces de Cul-de-Sac pour y dormir, laissant à leur Seigneur une chambre et où ce dernier s’empressa d’aller se coucher. La chambre attenante étant celle du Maître Hobbit, il put entendre l’Héritier de Dùrin continuer de chanter pour lui-même alors que le sommeil s’emparait de toute la maisonnée.
Le lendemain en se réveillant, le jeune cambrioleur trouverait sur le linteau de la cheminée la copie du contrat que lui avait lu Balin ainsi qu’un mot expliquant qu’ils étaient partis plus en avant afin d’organiser les derniers préparatifs, comptant sur sa ponctualité. Evidemment, cela risquerait fort t’entamer la patience qu’éprouvait le Seigneur des Exilés envers le hobbit puisque ce dernier serait probablement en retard. Si le hobbit venait, s’il survivait jusqu’en Erebor, peut-être que la reconquête de leur patrie serait chose plus aisée, mais le chef de la compagnie alors qu’il s’endormait, n’était pas certain de pouvoir compter sur le courage, la bravoure de l’épicier qui devait leur servir de cambrioleur.



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