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One last memory of you | Thorin

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One last memory of you | Thorin

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I ・ MERUVA ♦ NAINE
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♦ DC & co : Kili & Bregil & Taràk & Alayna & Hadrian
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— RACE DU PERSO : C'est une.. fille de Dirgion mais on dit aussi que c'est une naine
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin, ni plus ni moins.
— ÂGE DU PERSO : 126 ans et toute sa barbe
— RANG SOCIAL : Pour pouvoir savoir si l’on est pauvre ou riche, il faut pouvoir se comparer aux autres et je sors trop peu pour cela. Selon ma propre estimation, je dirais que nous sommes suffisamment aisés pour ne pas avoir à nous plaindre. (fille de marchant)
— MÉTIER PRATIQUÉ : Faire la cuisine, laver la vaisselle, coudre, broder.. est-ce cela que vous vouliez dire ?
— ARMES DU PERSO : Celui de me rendre invisible, de me soustraire au regard de mon père pour éviter son courroux
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Aux nains
— VOYAGE AVEC : Personne, il faudrait déjà sortir de chez soi
— AMOUREUSEMENT : En quête de l’amour, si vous l'avez croisé dernièrement, faites lui passer le message

MessageSujet: One last memory of you | Thorin Ven 18 Sep 2015 - 9:34

Les minutes s'égrenaient, formant des heures qui se transformaient en jours à force de s'accumuler. Le temps défilait à une vitesse inimaginable quand nous n'y prenions pas garde. Un battement de cil, aujourd'hui se changeait en demain et la veille était déjà bien loin. L'appel de notre Roi me semblait déjà perdu dans les affres du temps et le jour du départ de la compagnie sur le seuil de ma porte. Je tentais désespérément de m'accrocher à l'immatériel pour empêcher le cours du temps de défiler, me concentrant sur les tâches simples qui constituaient mes journées mais quoique je puisse faire, je ne semblais pouvoir revenir en arrière, le sable du temps filait entre mes mains pourtant fermement serrées en poing dans une vague tentative de l'y retenir.
Était-ce hier ou encore l'année dernière ? Pour moi, c'était comme si ce moment n'avait jamais pris fin. Ses deux orbes bleus plongés dans mon regard, ses mains chaudes pressant mes doigts, manquant de faire exploser mon cœur sous cette pression, un simple battement de cil me ramenait en arrière. Je sentais encore tout cela comme s'il était encore en face de moi tout en ressentant le vide de son absence chaque fois que j'ouvrais les yeux pour ne rien trouver d'autre que le néant devant moi, personne pour combler le creux formé en moi.
Il ne s'était pourtant écoulé qu'un jour ou peut-être bien deux, rien de plus depuis que le Roi des exilés était venu me trouver, frappant ces trois puissants coups à la porte des appartements de mon père. Je tressaillais encore en les entendant résonner dans mon âme, provoquant un émoi incontrôlable pour la Dame que j'étais. Peu de jours durant lesquels il n'avait quitté mes pensées.

La porte s'étant ouverte derrière moi, ayant été appelé par ma suivante s’enquérant de la raison me poussant à être dehors, seule, sans cape et en compagnie d'un homme de surcroît, Roi ou non, nous avions du mettre un terme à notre moment de proximité, nous séparer pour ainsi nous quitter. Je l'avais regardé s'éloigner, priant pour le voir se retourner et sentant mon cœur manquer un battement en le voyant faire pour me demander si l'occasion d'une ultime rencontre se présenterait avant son départ. C'est le cœur transporté, les gestes fébriles, que je lui en avais fait la promesse mon esprit pourtant bien loin d'un quelconque paquet laissé à l'abandon sur mon petit secrétaire.
Porte franchie, rentrée dans la sécurité de mes appartements, je m'étais momentanément adossée à la porte de ma chambre avant de trouver place sur ma chaise. Mes mains avaient joué avec les liens du petit paquet posé dessus pendant que mon esprit vagabondait à loisir vers cette rencontre fortuite, faisant et refaisant le nœud qui retenait son contenu jusqu'à ce que je sente une douce étoffe entre mes doigts, retenant ma attention. Baissant les yeux sur mes mains, je pus contempler ce que j'avais confectionné à l'intention de mon visiteur, sans avoir eu l'occasion de le lui offrir. Oui, nous nous reverrions, il le fallait. Ouvrant délicatement les pans du petit paquet que je tenais entre les mains, j'en contemplais le contenu, le caressant du bout des doigts avant de le refermer bien vite, entendant du bruit derrière ma porte. A peine avais-je eu le temps de cacher le paquet dans un tiroir que celle-ci s'ouvrait sur ma suivante venue me chercher. Je pouvais lire les interrogations dans son regard mais je n'étais certainement pas disposée à me confier à elle.

Ce n'était pas la première fois que je me retrouvais assise devant mon secrétaire ce jour là, le tiroir entre-ouvert et un petit paquet soigneusement noué entre les mains. Le tournant et le retournant, le regard perdu dans le vague, je cherchais simplement à réunir mon courage. Et si tout cela n'avait été qu'un rêve ? Un rêve particulièrement réaliste mais un rêve tout de même. Je n'osais prendre mon courage à deux mains pour aller le trouver comme il l'avait fait, effrayée à l'idée de me rendre ridicule en sa présence. Mais n'avais-je pas fait une promesse ? Resserrant ma main sur le paquet au poing de le froisser, je la desserrais pour le plier délicatement, le rangeant dans un pli de ma manche. Il me fallut inspirer deux bonnes fois avant de me lever de ma chaise, lissant les plis de ma robe, pour enfin partir en quête de ma suivante que je trouvais en cuisine. Je ne sais si c'était mon regard ou peut-être l'impatience qui se lisait sur mon visage ou dans mon attitude, mais elle abandonna sa tâche avant même que je n'ai à lui annoncer que nous sortions. Surprise par son absence de résistance, je lui emboîtais le pas en direction de la porte, la laissant m'habiller de ma cape dont je rabattais le capuchon pour masquer mon visage avant de sortir sur ses pas, liguant le chemin jusqu'à la salle où nous nous étions une fois rencontré par hasard. J'espérais qu'il y soit, comme je l'y avais trouvé à notre toute première rencontre. Aussi, guettant les deux soldats qui s'étaient trouvés devant la porte en ce temps là, j'eus peur qu'il n'y soit point en trouvant le pas vide. Je me décidais cependant à tenter ma chance, gardant mon poing en suspens au dessus de la porte avant de me décider à donner trois coups léger contre son bois en tenant ma respiration.

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DURIN'S HEIR ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: One last memory of you | Thorin Sam 19 Sep 2015 - 0:05



One last memory of you



Le départ approchait et il restait tant à faire. Il était cependant heureux que l'expédition prenne son départ au mois de juin, au moins, les intempéries ne viendraient pas souiller les membres de l'expédition, les laissant éreintés et malades. On s'affairait partout afin de préparer des rations alimentaires, des vêtements chauds et légers à la fois, on aiguisait les lames, on briquait les boucliers et on donnait les dernières indications. Une réunion aurat d'ailleurs lui en ce jour pour terminer ces préparatifs.
Quelques coups retentirent sur la porte de la salle du conseil, Waldur laissa sur l'immense table de bois les feuillets emplis de runes que les conseillers et leur Seigneur viendraient à utiliser dans quelques heures. Il réajuste sa tenue avant de se diriger vers la porte, il était étrange que l'un des nains devant assisté à cette réunion soit déjà arrivé, il ouvrit les battants devant lui pour retenir sa surprise. Une dame se tenait devant lui et il marqua cette hébétude d'une révérence. Ce n'était oint lui qu'elle était venue trouver ici et il le savait, son Roi lui avait bien évidemment demandé de guetter l'arrivée d'une Dame, lui demandant presque un peu trop souvent s'il ne l'avait vue, oubliant de cacher sa hâte comme il l'aurait fait habituellement. Waldur ne pu réprimer un sourire heureux, bien que tout ceci arrive à un moment délicat, juste avant le départ de la Compagnie, il était bienheureux de savoir qu'à son retour, son Seigneur et ami aurait droit lui aussi de goûter aux saveurs délicates de l'amour. Se relevant de se révérence qui n'avait pourtant duré qu'une seconde, un sourire aux lèvres, le Chambellan du Roi des Exilés s'adressa à la Dame devant lui, qui était accompagnée de sa suivante, suivante qu'il connaissait bien puisqu'elle lui avait déjà remis une lettre à l'intention de leur Seigneur de la part de la jeune Dame ici-présente.

« Je vais vous conduire au Roi . »


Il signifia par un signe de tête appuyé à la suivante de la Dame qu'il s'apprêtait a escorter pour lui signifier que très bientôt, celle qu'elle servait n'aurait plus besoin de ses services et qu'elle pourrait vaquer à ses occupations. Il était évident que bientôt des rumeurs se répandraient comme des traînées de poudre à travers l montagne ainsi qu'il en avait été question lorsque l'amitié entre Fraia et le Roi des Montagnes Bleues avait revêtu une grande importance pour ce dernier.

Waldur toqua une fois, puis deux sur le battant de la porte des appartements royaux, on lui répondit par un « Entre » fort et puissant. Ils avaient convenu d'une séquence de coups portés sur la porte afin de savoir qui se trouvait derrière et ainsi le Chambellan pouvait aller et venir à sa guise consulter son roi sans que cela n'ait eu à la gêner.
Ce dernier tombait d'ailleurs très bien, le Seigneur du Peuple Errant venait de recevoir une missive assurant de la présence de Beldrem, le conseiller vivant le plus au Sud de la montagne au conseil qui se tiendrait bientôt. Le vieux nains se déplaçait rarement et l'héritier de Dùrin ne pouvait lui en vouloir, tourné vers une table sur laquelle était étendu des cartes. Les manches de sa tunique bleue, retenue par une ceinture d'argent, étaient retroussées, des chevalières ornaient ses doigts bien qu'il en manqua une qu'il n’avait remplacé et ses longs cheveux tombaient sur ses épaules et dans son dos, retenus à certains endroit par quelques tresses, il était en pleine examen des cartes qui se trouvait devant lui, cela avait occupé une bonne partie de sa journée et au moins avait-il laissé son chambellan faire son travail, cessant de le presser sur l'arrivée d'une Dame. Le Roi des Montagnes Bleues s'était comporté en jeune amoureux transis et il avait finis par reprendre contenance, maîtrisant son émoi comme il aurait dû depuis le début. Seul Waldur, moqueur, c’était permis de lui faire remarquer son comportement hâtif et peu comment. Il commença à s'adresser à ce dernier à propos de la lettre qu'il avait reçu, sa voix grave s'élevant alors qu'il leur tournait le dos avant de faire un mouvement pour faire face à son chambellan.

« Waldur, Beldrem viendra au conseil il... »


Et le Seigneur des Montagnes Bleues ne pu finir sa phrase alors qu'il la voyait arriver à la suite de Waldur. Il regarda ce dernier, essayant de reconstituer sur son visage un masque serein mais son regard trahissait sa surprise. Il avait mandé à son chambellan de guetter la venue de la dame de ses pensées pour qu'il ait le temps de s'y préparer, de réfléchir à ce qu'il pourrait lui dire et là, il était pris au dépourvu. Il s'empressa d'esquisser une profonde révérence alors que déjà Waldur s'éclipsait, ayant récupéré la missive de Beldrem au passage, signant rapidement son retour avec un plateau de thé auquel le Roi des Exilés répondit d'une œillade appuyée.

Une fois la porte close derrière eux, délaissant les cartes liée à son expédition prochaine, il plongea son regard dans celui de la dame de ses pensées. Il se permis de s'avancer vers elle pour lui presser les mains, ainsi qu'il l'avait fait lors de leur dernière entrevue. Il avait craint qu'elle ne vienne pas et désormais qu'elle se tenait devant lui, son cœur était transporté. Il avait eu peur qu'elle refuse son invitation après y avoir réfléchis plus intensément et pendant les quelques jours qui s'étaient écoulés, il n'avait eu de cesse de l'attendre. C'était un soulagement et une joie immense de l'avoir devant lui. Bien qu'il ne sût quoi faire. Il aurait aimé simplement lui tenir ainsi les mains longtemps, simplement car sa présence suffisiat à elle seule à faire battre son coeur. La chaleur de ses paumes contre ces mains qu'il pressait, appuyait la joie qu'il contenait. Il y avait dans ce pressement de main toute la tendresse qu'il espérait pouvoir un jour lui exprimer et cette autre chose qui n’avait pas vraiment de nom, ni vraiment de détails mais qui rendait ce contact particulier unique. Relâchant sa douce étreinte, il se recula pour s'exprimer posément, invitant sa Dame à rejoindre la pièce attenante qui contenait un salon, elle aurait le loisir d'y trouver un siège ou poser son séant et lui pourrait intercepter le retour de Waldur et le plateau qu'il viendrait déposer. Son regard ne se détachant pas des orbes de la Dame de ses pensées, sa voix s'éleva doucement :

« Je suis heureux que vous soyez venue. »




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MessageSujet: Re: One last memory of you | Thorin Jeu 22 Oct 2015 - 19:43

Mon cœur battait la chamade dans ma maigre poitrine et j'aurais pu me croire souffrante si ce n'avait été un symptôme habituel de ma condition actuelle. Je n'avais pas besoin des lumières de Raeryan à ce sujet, du moins jusque là ; malgré mon peu d'expérience dans ce domaine, pour ne pas dire mon manque total, j'étais parvenue par moi-même à mettre un mot sur ce qui m'arrivait. Amour. Combien d'années m'avait-il fallu avant de faire ce constat ? Je n'aurais su les compter mais maintenant mise au devant des faits accomplis, je ne pouvais y penser sans que le rouge me monte aux joues et que je me surprenne à sourire bêtement, sans que ce dernier ne soit adressé à quelqu'un de mon proche entourage.
Que ce soit dans les livres ou dans les chansons, il ne manquait pas d'allusions à ce mal étrange qui prenait notre race et toutes contaient combien c'était une chose fabuleuse. Le monde me semblait plus lumineux, l'air plus respirable et mon pas plus léger, comme si un poids m'avait été retiré des épaules ; je semblais m'envoler et soudainement chuter alors qu'une nuée de papillons quittait mon ventre. Ce n'était cependant que ce que la lumière laissait entrevoir sur ce beau paysage car dès que des nuages s'amoncelaient, je ne cessais de penser à ce départ qui approchait. Alors c'était la chute, brutale et douloureuse, sans pour autant que le sol me rattrape tant elle était vertigineuse ; je me tenais aux choses tangibles tellement elle me semblait réelle, murmurant en mon fort intérieur que ce n'était qu'un rêve.
Le départ n'avait pas encore eu lieu et la montagne était en effervescence alors que les préparatifs allaient bon train. Chacun semblait avoir trouvé sa place dans tout ce processus, tout le monde sauf moi. Je souhaitais me rendre utile et mettre la main à la pâte, je souhaitais apporter mon aide et savoir que, d'une façon ou d'une autre, j'avais permis ce départ et l'avais accompagné. Je ne pouvais cependant déjouer la vigilance de mon père et si son emprise sur moi s'était amenuisée depuis quelques semaines, je ne souhaitais engager une confrontation avec ce dernier.

Ce départ imminent était devenu chez moi une obsession. Nuit et jour, il accaparait mon esprit, me coupant parfois l'appétit et m'ôtant le peu de sommeil que je possédais et quand je ne pensais pas à ce dernier, je ne pensais qu'à celui qui occupait mon cœur, mes pensées retournant à son prochain départ. C'était un véritable cercle vicieux mais un cercle qui avait le don de m'occuper l'esprit. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher de penser au pire et chaque fois, mon esprit se tournait vers cette petite chose que j'avais confectionné pour lui. J'avais passé des heures dessus, brodant chaque rune une par une, y mêlant même mon sang avant de compléter ce petit présent avec une part de moi glissée au dedans. Ce n'était pas bien grand, plutôt modeste même, mais j'y avais mis de moi-même pour le confectionner et sans être parfaitement et totalement satisfaite du résultat, je savais que je ne pourrais faire mieux. Les cernes sous mon regard avaient témoigné du temps que j'y avais apporté et la corne sur mes doigts, du mal que je m'étais donnée. J'avais crains qu'il ne porte un regard différent sur moi après être venu me voir ce jour là, alors que je venais d'apporter une touche finale sur mon ouvrage et que le manque de sommeil se faisait sentir mais maintenant les cernes s'étaient atténuées et seules restaient les rares callosités sur mes doigts, des marques qui ne disparaîtraient jamais totalement.
Il me restait aujourd'hui une chose importante à faire. J'avais retourné cette idée maintes fois dans ma tête, me disant que je ne devrais peut-être pas le lui offrir ou peut-être simplement le lui faire porter, avec un mot. Mais je ne voulais pas rendre cela si impersonnel, pas après le travail que cela m'avait demandé. Il m'avait fallu du courage pour me décider et je me retrouvais alors devant la porte où tout avait commencé. C'était ainsi que je le voyais maintenant que je me tenais devant elle, la main encore en suspens sur son battant après y avoir porté trois coups. C'est ici que je l'avais rencontré pour la première fois et à l'époque, ma main tenait aisément au creux de sa paume. J'avais grandit et bien que fines et petites, mes mains étaient plus grandes, tant qu'il lui avait fallu ses deux mains pour les couvrir totalement, les entourant de leur chaleur.

La porte s'ouvrit devant moi et un mélange de soulagement et de déception me saisit. J'étais heureuse de voir qu'il y avait quelqu'un ici mais à la fois déçue que ce ne soit pas lui. Pour qui me prenais-je pour penser que le Roi ouvrait lui-même sa porte ? Mais je savais qu'il n'était pas ainsi. Je reconnus le nain face à moi, lui souriant faiblement en m'inclinant légèrement pour le saluer au retour de sa révérence. Ce dernier me sourit en retour et toute appréhension s'envola alors qu'il m'annonçait me conduire à lui. Regardant le manège entre Waldur et Wirma, je lançais un regard sévère à cette dernière pour qu'elle se tienne à carreau. Je ne voulais pas l'avoir à mes côtés pendant mon entrevue, sachant qu'elle pourrait en discuter avec mon père mais ne m'appesantissait pas plus dessus alors que nous approchions. Mon cœur battait toujours plus fort dans ma poitrine et je me surpris à jeter un coup d’œil en direction de mon guide, craignant qu'il ne l'entende. Ma suivante me suivait, silencieuse comme une ombre et je la remerciais intérieurement de ne pas faire de commentaire déplacé.
Tendant la main vers le battant, je fermais les yeux pour ne pas le regarder faire, inspirant profondément. Un coup, puis deux, je trouvais sa façon de frapper à la porte bien étrange mais je me doutais fort qu'il s'agissait là d'un code. Je m'empressais de faire signe à ma suivante de s'éloigner quand sa voix, forte et puissante, retentit. Instantanément, je frémis. Mon corps entier répondait au son de sa voix et mes mains tremblants légèrement, je les serrais contre mon ventre pour les maîtriser.

La porte s'ouvrit et je pus le contempler au cœur même de son travail. Il était évident qu'il n'était pas conscient de ma présence et alors qu'il se retournait, parlant de faits qui ne me concernaient pas, mon visage s'empourpra promptement de gêne. J'allais m'excuser et proposer de revenir plus tard, après qu'ils eurent réglé leurs affaires, quelles qu'elles soient mais mon regard croisa le sien et je ne pouvais penser à rien d'autres qu'à leur beauté. Reprenant contenance, je baissais le regard pour masquer mon embarras alors que j'avais été frappée par la surprise qui avait empli ses yeux. N'attendait-il pas que je vienne ? Je fus prise d'un doute et esquissait un pas en arrière avant de m'arrêter, à mi-chemin de la porte.

« Je suis venue... »

Ma phrase tomba là, comme un constat et perçait dans ma voix la gêne que j'éprouvais. J'aurais aimé m'enfuir tant la honte me saisissait d'avoir ainsi alimenté mon âme de faux espoirs ; il était évident que j'attendais notre rencontre avec bien plus d'impatience et de fébrilité qu'il en était pour lui. Mais je me fustigeais de penser ainsi car contrairement à moi, il était occupé par des choses bien plus importantes que les affaires de cœur et la honte me frappa avec d'autant plus de force que je m'en voulais à moi et non à lui. Pourtant, quelle qu'ait pu être mes précédentes pensées, elles s'envolèrent alors que son regard plongé dans le mien, il s'avança pour me presser les mains. Ce fut comme si une tornade s'emparait de moi, faisant voler mes soucis, mes appréhensions en un millier de papillons au sein de mon ventre. Le rouge colora faiblement mes joues alors que je pressais ses mains en retour, lui souriant timidement.
J'avais la bouche sèche, bien en peine de m'exprimer en cet instant et je me fis l'impression d'être une jeune fille sans expérience (ce qui n'était pas tout à fait loin de la vérité tout compte fait) ; mais ses mots provoquèrent bien plus d'émois que je ne me le serais imaginé et il me fallut prendre place sur un siège du petit salon où il m'avait conduite. Je ne pouvais cependant le laisser debout et tendant la main, j'attrapais la sienne pour l'inviter à prendre place à mes côtés, fuyant son regard après tant de culot de ma part. Il me fallut quelques secondes pour m'exprimer à mon tour, m'excusant auprès de lui dans une phrase qui sonnait presque à double sens.

« Pardonnez le temps qu'il m'a pris pour faire le chemin jusqu'à vous. »

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— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
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MessageSujet: Re: One last memory of you | Thorin Dim 29 Nov 2015 - 0:57



One last memory of you



Alors qui déroulait la seconde carte, la porte s’ouvrit. Il ne se retourna pas tout de suite, laissant encore ses pensées divaguer quelques secondes avant de répondre sans se retourner avant que, par politesse il ne le fasse, annonçant à Waldur l’arrivée de Beldrem au conseil. C’est là qu’il croisa son regard et qu’il se stoppa alors qu’elle rougissait déjà. Le chambellan disparaissait déjà sous l’œillade rapide du Seigneur des Exilés et la Dame qui n’avait de cesse d’occuper ses pensées esquissait déjà un geste de recul. Ils avaient tous deux cette proportion à vouloir s’enfuir lorsqu’il était question de se parler. Elle lui annonça purement, simplement qu’elle était venue. Un constat qui semblait la gêner, la rendre honteuse, chose qu’il ne comprenait pas.
Lui qui s’était avancé les mains tendues vers elle pour saisir les siennes. Il lui pressa les mains, avec affection, avec chaleur. Ses paumes calleuses et larges capables d’engloutir celle de la Dame. Une tornade s’emparait de son interlocutrice, lui subissait une vague déferlante. Il essayait de contenir la joie qui le saisissait et il ne put la restreindre simplement par une phrase qui exprimait le bonheur qu’il éprouvait à la trouver ici. Il avait cru qu’elle ne viendrait plus et il était heureux de s’être fourvoyé. Il sentait son cœur bondir dans sa poitrine comme on tambourine contre une porte pour annoncer une joyeuse nouvelle. Sa présence à elle seule éloignait son départ et aurait pu le rendre futile si une autre part de lui-même n’y était pas déjà préparée depuis longtemps. Chassant dans un coin de sa tête ces pensées, il lui désigna un siège dans le petit salon où il recevait ses invités les plus proches. Il escomptait la rejoindre lorsqu’elle s’adressa à lui en même temps que la porte s’entrouvrit derrière le Seigneur des Montagnes Bleues. Ne détachant cependant pas encore son regard d’elle il suivit ses paroles. Elle lui demanda de le pardonnez pour le temps qu’elle avait pris pour venir jusqu’à lui. Il ignorait si elle mentionnait sa venue ou si ses mots se référaient à tout autre chose. Il était vrai que le temps qu’ils avaient mis avant d’avouer tout d’eux les sentiments qui faisaient battre leur cœur avait été bien grand. Ils savaient désormais quelles inclinaisons les emplissaient. Il lui sourit, doucement en revenant les bras chargés du plateau que venait de lui apporter Waldur. Ce dernier avait agi avec une rapidité déconcertante et il soupçonnait ce dernier d’avoir prévu la collation avant même qu’il ne la lui demande. S’il continuait ainsi à le nourrir comme un enfant il ne s’en sortirait pas, il finirait aussi rond que Gloin ou Bombur. Remerciant son chambellan comme il le devait et sachant fort bien que ce dernier ne reparaîtrait pas avant un bon moment, il se tourna entièrement vers la Dame. Il lui signifia qu'elle n'avait nulle besoin de s'excuser, après tout, c'était bien lui qui lui avait demandé si elle souhaitait venir et en répondant par l'affirmative, il s'était attendu à la voir un jour arriver dans ses quartiers. Souriant, il lui répondit:
« Vous n’avez pas à vous excusez. »

Il déposa le plateau où fumait le thé et attendait quelques gourmandises. D’un signe de tête il lui demanda s’il pouvait la servir et elle y consentit, emplissant la tasse de la Dame du liquide ambré duquel s’élevait un doux fumait. Il lui tendit le récipient, effleurant de ses doigts usés ceux doux et précieux de son invitée. Il se retira doucement, légèrement rougissant avant de se servir à son tour pour prendre place sur le fauteuil qui jouxtait celui de la Dame. Devant eux, l’âtre crépitait doucement, on était certes avant l’été mais les murs de pierre gardaient bien le froid et les temps ne semblaient que peu cléments depuis quelques mois. Cette conclusion, les récents évènements et le devoir qui lui incombait ne faisait que renforcer l’idée que l’été qui arrivait ne serait pas des plus joyeux pour les nains de l’Ered Lui, l’automne encore moins, mais lorsque tout aurait été réglé, au cœur de l’hiver, les feux qui brûleraient en Erebor ne seraient plus les fumerolles nauséabonde de la limace méprisable, mais le feu des forges rougeoyante et des braseros sur les courtines pour réchauffer les gardes. Oui, lorsque le temps serait venu pour les nains de redorer leur blason, les cieux se montreraient plus avenants.
Pour ne point laisser le silence s’installer entre eux alors qu’il s’égarait, il hasarda quelques mots, afin de lancer la conversation. Il savait pourtant que les mots se faisaient fébriles dans son esprit. La présence si proche de la Dame à ses côtés le troublait plus que mesure et après les mots qu’ils s’étaient tous deux échangés, ils ne pouvaient faire comme s’ils étaient des étrangers. Il sourit doucement, laissant sa voix grave s’élever, tournant ses orbes bleutées pour les plonger dans ceux de la Dame qui occupait ses pensées.
« J’espère que vous prendrez grand soin de ma chevalière. »

Il serrait sa tasse entre ses mains pour conserver en lui l’envie qu’il avait de saisir les mains de la Dame assise à ses côtés, mais il avait plus de retenue que cela, il ne pouvait réagir avec précipitation et hâte. Tout ceci devait être bien nouveau pour elle comme cela l’était pour lui. Ils avaient attendus bien trop longtemps pour tout gâcher aujourd’hui. Même si savoir que les sentiments qu’il éprouvait, qui n’avaient de cesse de vouloir faire exploser son cœur devenaient de plus en plus grands au fur et à mesure qu’il les laissait s’exprimer, il ne pouvait s’emporter en la compagnie de la Dame de ses pensées. Si cela devait prendre des jours, des mois, si cela devait attendre son retour, alors qu’il en soit ainsi, mais il ne cesserait de songer à Meruva chaque jour jusqu’à ce qu’ils se sentent suffisamment près pour cesser de se regarder comme on apprécie un coucher de soleil sans oser poursuivre ce rêve. Cependant, avant de pouvoir recueillir quelconque rayons qui perleraient sur la chevelure de la Dame, il devait se consacrer à la tâche qui occupait ses pensées autant que la fille de Dirgion pouvait occuper depuis peu les siennes. Il reposa néanmoins son regard sur celle qui se tenait à côté de lui, il avait une quête à accomplir mais en cet instant, c’était à elle qu’il était entièrement dévoué.



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— RACE DU PERSO : C'est une.. fille de Dirgion mais on dit aussi que c'est une naine
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin, ni plus ni moins.
— ÂGE DU PERSO : 126 ans et toute sa barbe
— RANG SOCIAL : Pour pouvoir savoir si l’on est pauvre ou riche, il faut pouvoir se comparer aux autres et je sors trop peu pour cela. Selon ma propre estimation, je dirais que nous sommes suffisamment aisés pour ne pas avoir à nous plaindre. (fille de marchant)
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— ARMES DU PERSO : Celui de me rendre invisible, de me soustraire au regard de mon père pour éviter son courroux
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MessageSujet: Re: One last memory of you | Thorin Dim 6 Déc 2015 - 16:46

Si j'avais momentanément regretté d'être venu, trouvant ma présence en ces lieux quelque peu impromptue, je regrettais davantage le temps qu'il m'avait fallu pour passer le pas de cette porte depuis notre dernière rencontre. Mon cœur s'était contracté dans ma poitrine quand mon regard s'était posé sur lui, tant d'amour que de peine, il était évident qu'il ne s'était pas attendu à me voir ici mais la façon dont nous nous retrouvâmes soudainement seuls en disait suffisamment long. Certes m'avait il demandé si nous nous reverrions, mais le temps qu'il m'avait fallu pour faire le chemin jusqu'à lui, à sa rencontre, pouvait expliquer qu'il ne s'était plus attendu à me revoir. Je regrettais d'avoir pu décevoir ses attentes à mon égard mais je ne pouvais n'en vouloir qu'à moi-même.
Mais dès qu'il porta son regard sur moi pour venir se saisir de mes mains comme lui seul pouvait le faire, tous mes regrets n'étaient en cet instant qu'un maigre souvenir. J'étais là et je demeurais. Son simple contact fit taire tous mes doutes et je me laissais aller à la chaleur de ses mains qui engloutissaient les miennes presque entièrement. Mes mains, si petites et si douce comparées aux siennes larges et pleines de callosités, tant que j'aurais aimé leur apporter un tant soit peu de ma douceur, les couvrir de petits baisers. Je rougissais instantanément à cette idée, portant mes mains à mon visage pour masquer leur faible coloration tandis que l'on m'invitait dans le petit salon adjacent. Alors je m'étais excusée, les joues rouges et le souffle court, comme si prononcer cette phrase m'avait demandé un quelconque effort physique, si ce n'était une puissante volonté. Je regrettais de ne pas être venue plus tôt mais ce que je gagnais là valait tout le retard du monde. Il me sourit, m'assurant que des excuses n'étaient pas nécessaire et je sentis une flopée de papillon prendre leur envol dans mon ventre tandis que je rougissais de plaisir. Enchantée, je lui souris en retour, d'un sourire qui découvrit légèrement mes dents. Je sentais mon cœur battre à tout rompre dans ma cage thoracique, menaçant d'exploser sous la pression, je ne pouvais m'empêcher de lui sourire béatement tant j'étais heureuse d'être en sa présence en cet instant, peu importait le fait qu'un intrus ait pu me voir alors.

Le nain porta le thé, si rapidement que j'avais à peine pu trouver où m'asseoir. Il était agréable de voir Thorin bien portant et je sus que Waldur y était pour beaucoup devant les gourmandises disposées sur le plateau. Il n'avait pas attendu ma venue pour prendre soin de lui et ma poitrine se comprima à nouveau tandis que mon esprit se tournait encore vers le prochain départ et tout le temps que nous avions perdu jusque là. Mordillant ma lèvre inférieure, j'acceptais avec gratitude la tasse de thé que l'on me proposait, l'attrapant du bout de mes doigts effleurés par ceux du nain dans un bref contact qui me fit frissonner. Je tentais tant bien que mal de masquer mon émoi en portant la tasse devant mon visage pour souffler doucement sur le breuvage qui s'élevait en fin volutes. Le silence s'installa doucement tandis qu'il prenait place sur le siège près du mien. Mon regard se perdit momentanément dans la danse des flammes du feu qui crépitait dans l'âtre mais le silence me parut bien lourd soudainement. Nous étions seuls, livrez à nous-même dans cette petite pièce sans chaperon et la chaleur prodiguée par le feu me fit monter le rouge au joue alors que des images indécentes pour une naine de mon rang me venaient à l'esprit. Tout ce que je souhaitais, c'était qu'il se saisisse de mes mains pour ne plus les lâcher. Me prenait l'envie insensée  de l'accompagner main dans la main dans cette quête pour ne jamais plus avoir à le quitter, une possessivité que je ne me connaissais pas jusqu'ici.
De sa voix grave et pourtant si mélodieuse à mes oreilles, il brisa le fil de mes pensées. Je redressais doucement la tête, la tournant pour le regarder dans les yeux, plongeant mon regard dans le sien. Des plis se formèrent sur mon front à ses mots qui me rappelaient encore une fois l'imminence de son départ, l'imminence de notre séparation. N'était-ce pas que fatalité que de se trouver pour si tôt être séparé ? Mon cœur battait, fortement, sourdement, douloureusement et je pinçais mes lèvres, incapable de lui rendre son sourire. Je voulais être une petite fille à nouveau, me jeter contre lui pour sentir la puissante étreinte de ses bras, l'entendre dire que tout se passerait bien et que je n'avais pas de soucis à me faire. La tasse entre mes mains se mit à trembler, parfait reflet de mes états d'âme et je la posais sur la petite table pour presser mes mains contre mon ventre. Je puisais là une quelconque force qui me poussa à dégager les cheveux dans ma nuque, les rabattant d'un seul côté et dévoilant ainsi une partie de mon cou le temps de me saisir de la chaîne qui pendait autour de ce dernier. Je la dégageais tant bien que mal de ma robe pour dévoiler la chevalière qui y était accrochée et que je gardais contre mon cœur à toute heure du jour et de la nuit.
Laissant pendre la bague au bout de la chaîne entre mes mains, la contemplant d'un regard vide, je sentis mes yeux se remplir de ces maudites larmes qui ne cessaient de venir gâcher mes nuits, incapable de les contenir comme je l'aurais voulu. Comme pour détourner l'attention de l'eau qui bordait mes yeux, je tentais de passer mon doigt dans l'anneau les mains tremblantes mais sans grand succès, bien décidée à lui montrer qu'elle était toujours trop grande pour moi. Je finis par abandonner presque rageusement, exaspérée par ma propre attitude avant d'attraper la chevalière que je cachais dans mon poing, tirant légèrement sur la chaîne qui meurtrissait mon cou. Je levais les yeux vers lui, pour le regarder dans les yeux, l'eau dans mes yeux multipliant son image en des milliers de nains.

« Je la garderais près de mon cœur comme s'il s'agissait de vous. »

Je lâchais la bague pour essuyer mes yeux, retenant un reniflement peu distingué, avant de me pencher légèrement en avant pour venir trouver la chaleur de ses mains en posant les miennes, froides et humides, autour d'elles. Ce n'est qu'alors que je trouvais le courage pour lui sourire comme il avait pu le faire. Après tout, nul besoin de se projeter sur ce futur quand nous nous trouvions l'un et l'autre en ce présent.

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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: One last memory of you | Thorin Dim 6 Déc 2015 - 23:26



One last memory of you



Il avait cru qu’elle ne viendrait plus et il avait été ravi de s’être trompé. Sans doute s’en serait-il remis, de se voir tourner ainsi le dos, le temps finissait par guérir toutes les blessures, même les plus atroces, du moins, c’est ce qu’il souhaitait. Car parfois, ces plaies s’ouvraient de nouveau, béantes et sombres durant ces jours de grands vents qui n’en finissent pas, qui balayent la paix établie pour mieux aider à ressasser l’ombre et le pessimisme dont il ne parvenait pas toujours à se dépêtrer.
Cela n’était pas arrivé depuis longtemps mais il savait cette faiblesse latente en lui, qui le laissait en proie à des démons qu’il ne pouvait battre seul. Mais il avait nulle raison de s’en faire, elle était venue, elle était là, devant lui, magnifique.

Il ne put se retenir d’aller lui presser les mains avec ferveur sans pouvoir détacher ses iris des siens et il sembla rougir tout autant qu’elle. Elle s’excusa de sa venue tardive et il envoya au loin ces regrets, il n’était pas temps de mentionner ce fait, bientôt, ils seraient séparés et sans doute devaient-ils profiter du temps qui leur était imparti dans cet instant présent plutôt que de songer au passé.
Certains lui auraient sans doute conseillé d’en faire de même avec Erebor mais cela était totalement différent.
Lorsque son chambellan revint, le thé fumant sur un plateau Meruva avait pris place sur un des fauteuils qui l’attendait. Il la servit, avec toute la délicatesse dont il pouvait faire preuve avant de lui offrir la tasse qu’il venait de remplir à son intention. Elle accepta le thé que le Seigneur des Exilés qui tendait, soufflant sur le breuvage après l’avoir porté à son visage, essayant de refroidir le liquide ambré. Il en fit de même de son côté, laissant le silence s’emparer de l’instant où seul le crépitement brisait la solitude qu’ils partageaient. Reposant son regard sur la Dame de ses pensées il finit par s’adresser à elle.
Il lui demanda de prendre soin de la chevalière qu’il lui avait confié et sans doute était-ce là une erreur qu’il n’aurait dû commettre alors que leurs regards se liaient. Des plis vinrent se former sur le front de la Dame de ses pensées alors que cette question venait rappeler la Quête qu’il s’apprêtait à entreprendre ainsi que leur séparation. Pourquoi avaient-ils tant attendu ? Pourquoi cela n’avait pu arriver avant ? Sans doute était-ce là la volonté de Mahal de les voir sortir victorieux de cette épreuve qu’ils infligeaient à leur cœur. La tasse qu’elle tenait vint trembler, l’émail s’entrechoquant avant qu’elle ne la dépose sur la table.
Elle pressa doucement ses mains contre son ventre, signe qu’il lui connaissait et qu’il avait remarqué. Elle dissimulait le tremblement qui l’avait saisi ainsi croyant qu’il n’avait pu le remarquer. Il sentit ses joues se colorer alors qu’elle dégageait ses cheveux d’un geste, dévoilant son cou et sa nuque laiteuse qui laissèrent s’échapper son parfum. La lourde chevelure de la Dame tomba du même côté et il eût envie d’y glisser ses doigts, de sentir cette douce et épaisse toison s’écouler doucement contre sa paume. Il savait qu’il aurait pu se perdre dans l’hémisphère de sa chevelure.
Ses pensées s’effritèrent alors qu’il posait son regard alors que la chevalière qui lui avait offerte apparaissait de nouveau. Elle en avait pris grand soin, la gardant tout contre son sein comme un objet d’une grande valeur. Les larmes virent ourler les yeux de la demoiselle comme l’eau épouse les rives d’une rivière. Ses yeux s’étaient éteints alors qu’elle contemplait l’argent.
Il la regarda faire, à intenter de passer son doigt dans l’anneau de la chevalière bien trop large pour ces mains douces et délicates qu’elle possédait. Elle finit par abandonner alors que les tremblements et les larmes qui brouillaient sa vue l’empêchait de réussir son entreprise. Il savait qu’elle pleurait par sa faute et il en était désolé, pourtant, il aimait chez elle jusqu’à ces pleurs qu’il faisait couler. Mais ses tourments prendraient fin. Il lui offrirait une bague à son retour qui siérait parfaitement à son doigt, une bague qui scellerait ce qui les unissait. Une bague lumineuse et belle, exactement comme ce dehors qu’elle avait toujours souhaité voir, iridescente comme un coucher de soleil.
Elle lui révéla qu’elle conserverait la chevalière tout contre son cœur comme si lui-même avait pu y être et il faillit rougir à cette idée. La vitesse avec laquelle les sentiments qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre s’étaient embrasés le surprenait. La retenue, la timidité qui les avait empêchés de s’exprimer fondait comme neige au soleil à la perspective de son départ. Elle avait finis par lâcher la bague pour essuyer ses yeux sombres et profonds et les plonger dans les siens. Ses mains devenues froides et humides se posèrent sur les siennes. Il laissa son corps se parcourir d’un frisson alors qu’il enfermait ce froid qui n’avait pas lieu d’être au cœur de ses paumes alors qu’elle lui souriait.
Il joignit ses mains aux siennes, laissant son regard se noyer dans le sien, sans ciller, sans esquisser le moindre geste pour se détourner, l’attirant vers lui tandis qu’il se levait pour aller déposer les mains de sa Dame tout contre sa poitrine. Là où battait, pour elle, son cœur.
Elle pouvait sans doute le sentir, alors qu’il s’accélérait à ce contact, ce puissant muscle aux battements lourds et sourds d’habitude qui se faisait aussi rapide que celui d’un nouveau-né. Dire qu’il avait déjà ressenti cette émotion aurait été mentir. Elle était totalement nouvelle, effrayante et belle. Il n’avait jamais ressenti cela, cette hâte mêlée à une anxiété certaine. Il avait mené bon nombres de batailles, il avait réussi à ne jamais perdre pied alors qu’i était jeté au cœur d’un maelström de bruits, d’émotion et de sentiment, mais cette bataille-là, il n’était pas certain de la gagné. La retenue aurait souhaité qu’il adopte une conduite sans doute différente mais il était bien trop tard, il avait laissé son cœur décidé à sa place et cela n’était sans doute pas un mal.
Il resta un instant ainsi avant de pencher son visage vers celui de Meruva afin d’y sceller ses lèvres contre les siennes.




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MessageSujet: Re: One last memory of you | Thorin Lun 18 Jan 2016 - 23:02

J'étais là, il était là, le temps s'en trouvait comme figé et je ne semblais pouvoir bouger, perdu dans la contemplation de l'être qui comptait le plus à mes yeux. En cet instant, je le savais car mon cœur me le disait. Le temps perdu comme le temps restant, peu m'importait si ce n'était l'instant présent actuellement partagé. Sous le même ciel, je respirais le même air et mon corps sembla s'embraser à son contact, alors que ses doigts effleuraient les miens en me tendant une tasse de thé. Un frisson me parcourant l'échine, je demeurais droite sur mon siège en m'abandonnant totalement à cette sensation étrange et éphémère. Je sentais mes joues rosir délicatement et tentais désespérément de cacher mon trouble derrière la porcelaine, bien que je ne trouvais rien à lui cacher.
J'étais là, pour lui, prête à me dévoiler entièrement, libérant la raison de ma présence de toute ambiguïté. Trop de temps avait passé mais plus rien ne comptait que ma présence aujourd'hui à ses côtés. J'étais venue avec un but, un présent et en cet instant, je ne trouvais pourtant rien à lui dire et à la fois tant de choses à faire sortir. Le silence s'était installé, lourd et étouffant, pesant sur ma poitrine à la respiration laborieuse. J'avais chaud, terriblement chaud et c'était en partie à cause du feu qui crépitait dans l'âtre auprès de nous. Consciente de notre proximité mais surtout de notre intimité, je savais que j'aurais dû ressentir une quelconque gêne à l'absence de chaperon pour une telle rencontre mais une voix de plus en plus présente dans ma tête criait au diable les conventions. J'aurais dû me sentir embarrassée par une telle situation mais j'étais bien plus troublée par les images convoyées par notre toute récente proximité que par la voix de ma conscience qui jouait les vieilles naines outrées. Mon corps ne demandait qu'une chose, franchir la distance qui nous séparait pour sentir la chaleur de ses mains sur les miennes, leur force les étreindre et mon corps fondre de bien-être.
Mais il n'en fit rien et alors que mon front se plissait sous la contrariété, ma poitrine se gonflait douloureusement d'un hoquet de tristesse contenue. Mais je ne fuyais pas ma tristesse de la même manière que je ne cherchais pas à fuir son regard, plongeant mes yeux dans les deux puits sans fond de son regard céruléen et quand bien même j'aurais voulu faire bonne figure, mes mains me trahirent instantanément, soudainement prise de tremblements. Non, je ne pouvais pas, je ne voulais pas le laisser partir, lui dire au revoir. Je m'étais préparée maintes fois pour ce moment mais face à l'imminence de son départ, je me trouvais encore incapable d'y faire face la tête haute. Il restait si peu de temps. Tout était si facile lorsque j'étais encore une enfant mais j'étais inapte à formuler le fond de mes sentiments. Encore une fois, je me contentais de faire ce que je savais faire de mieux, pressant mes mains contre mon ventre pour en masquer les tremblements mais je savais qu'il n'y avait que moi que je pouvais ainsi tromper.
Mes sentiments s'élevaient et tourbillonnaient, formant un semblant de tornade à l'intérieur de mon être, menaçant de me briser à tout moment. Mon cœur battaient lourdement, douloureusement, résonnant à mes oreilles comme un glas. La chevalière que j'avais sorti de sa cachette, là au plus près de mon cœur, pendait maintenant librement contre ma poitrine tandis que je l'avais finalement abandonnée, incapable d'y passer un doigt dans l'état où je me trouvais. Des larmes avaient perlé, menaçant la faible maîtrise de ma personne et scindant ma vision en un millier d'images, l'homme auprès de moi m'apparaissait comme une illusion, la lueur du feu faisant scintiller l'eau bordant mes yeux comme un millier d'étoiles. Je chassais mes larmes pour venir me saisir de ses mains, cédant à mes pulsions et ma soif de son contact. Déjà les tourments de mon âme s'en trouvaient calmés, apaisés et j'aurais voulu garder sa main dans la mienne pour ne plus la lâcher et ce jusqu'à l'éternité.
Ses mains étaient aussi chaudes que dans mon souvenir et un agréable frisson électrique parcourut mon corps dans un sentiment de bien-être. Nul part ailleurs ne ressentais-je pareille sensation que quand il me pressait les mains comme il le faisait. Lui seul faisait battre mon cœur comme lui seul le savait. Il avait presque été trop tard mais maintenant, je le savais.

J'aurais aimé garder cette position pour l'éternité, pour jamais plus ne bouger. Doucement, ses mains se joignirent aux miennes sans que son regard ne quitte le mien et j'en étais comme hypnotisé. Son corps se mit en mouvement et le mien répondit instinctivement sans que je ne me contrôle, me levant avec lui quand je pensais ne pas en avoir la force. Il m'attira tout contre lui, posant mes mains contre son torse, là où je savais que battait le cœur qui faisait écho au mien. Je ne savais si c'était le sien que je sentais ou si cela n'était qu'une impression, une réponse au mien qui s'emballait soudainement dans ma poitrine. Je le sentais battre jusque dans mes oreilles et ma tête me tournait alors que son odeur, puissante, emplissait mon nez et imprégnait chaque parcelles de mon corps, mon estomac se soulevant tout à coup en une nuée de papillons. Mes membres étaient comme engourdis par toute cette adrénaline qui envahissait mon corps et je me tenais là, contre son corps, aussi inutile qu'une poupée de chiffon.
Mon cœur battait, comme dans l'expectative, l'attente que quelque chose se produise par delà l'alchimie qui nous avait mené l'un contre l'autre et tout à coup.. tout ce qui m'avait précédemment traversé la tête disparu soudainement, me laissant l'esprit blanc de toute chose, comme purifié. Des sentiments se menaient une bataille en moi sans que je puisse décider quel en serait le dénouement, je n'étais même plus maîtresse de mes propres pensées. Son visage penché au dessus du mien, j'avais fermé les yeux pour savourer cet instant au nul autre pareil. Le visage en flamme, le contact de ses lèvres sembla m'embraser définitivement, me consumant de l'intérieur.
Je ne restais debout que par la force de ses bras, me tenant appuyée contre sa large poitrine pour ne pas sombrer. J'avais imaginé cette scène des centaines de fois, me reprochant chaque fois mon esprit trop échevelé mais incapable de trouver une réponse convenable. La réalité avait soudainement dépassé mes rêves et c'est avec naturel que je vins à lui rendre son baiser. Nos lèvres ne faisaient plus qu'un, sa barbe courte et rêche se mêlant à la mienne, douceur et force ainsi mélangées.
Il était troublant de voir à quelle vitesse nos sentiments respectifs s'étaient embrasés. Tant d'années à nourrir des sentiments dans l'ombre, à aimer en silence pour qu'ils viennent brusquement éclater en un feu d'artifice coloré que je voyais éclore derrière mes paupières closes. Doucement, je fermais mes mains en deux poings, comme pour agripper cet instant et ne plus le laisser s'échapper. J'avais peur de bouger davantage pour briser la magie de ce moment qui baignait dans le silence de nos deux cœurs battant à l'unisson.

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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: One last memory of you | Thorin Dim 29 Mai 2016 - 19:49



One last memory of you



Le monde qui filait à vive allure, qui laissaient les divers destins des peuplades de la terre du milieu se réaliser et pourtant, dans la pièce où ils se trouvaient, le cercle restreint dans lequel il se trouvait, il semblait au seigneur des Montagnes Bleues que le temps s’était arrêté. Seul les battements de son cœurs rapides et puissants troublait cet instant hors du temps qui leur appartiendrait à jamais. Leurs mains qui s’effleuraient, leurs souffles éloignés, qui pourtant n’avaient jamais été aussi proche, qui s’échappaient doucement de leur lèvre alors qu’ils demeuraient silencieux, muet dans cette intimité nouvelle qu’ils créaient, au fur et à mesure que venaient éclore leurs sentiments. Elle était venue trouver ses mains après avoir essayé d’enfiler la chevalière qu’il lui avait confié et cela l’avait troublé de la voir si touché par cette impossibilité de le faire. C’est pourquoi il avait refermé ses larges paumes calleuses sur celles pâles et délicates de Meruva.Il ne désirait plus les lâcher, il ne souhaitait plus jamais lâcher ses mains, mais il savait que cela lui était impossible. Leurs sentiments s’étaient révélés tardivement, peut-être trop tardivement et la Quête qu’il avait entreprise occupait une place immense dans son cœur, dans son esprit. Il était sans doute égoïste de sa part de lui révéler ses sentiments à si peu de jour de l’échéance de son départ. Cela était bien détestable de faire subir à la tendre et belle Meruva la longue absence causée par son départ et son expédition vers Erebor, de lui confier ses rêves te ses espoirs alors que nombreux étaient ceux qui songeaient que jamais il ne reviendrait entier. Que ce qu’il entreprenait n’était que folie, ce à quoi il songeait ne le conduirait qu’à la ruine, tout comme son père avant lui. Alors que son cœur s’assombrissait de nouveau et que son esprit se tournait un peu plus vers Erebor, la Montagne Solitaire qui lui revenait de droit, il ficha son regard bleuté dans celui de la Dame de ses pensées. Puisque le temps leur était compté, il valait mieux pour lui qu’il cueille le jour et l’instant offert pour en tirer la joie et les pensées heureuses qui l’accompagneraient tout au long de son périple.
Elle se leva alors qu’il l’attirait vers lui, pour faire disparaître les dernières traces des larmes qui avaient brouillé ses yeux sombres. Il serra ses mains et les amena tout contre lui, comme s’il avait pu en imprimer la marque au plus profond de son cœur. Comme s’il avait souhaité qu’elle sente l’émoi qu’elle suscitait en lui, de par sa présence, de par sa prestance. La douce odeur de ses cheveux, la couleur de ses joues, la douceur de ses mains. A cet instant, ils se tenaient mutuellement, sans doute incertains de ce qui se produisait en ce moment, manquant de chanceler devant l’intensité de l’inclinaison qu’ils se portaient. Leurs sentiments s’étaient embrasés, leurs cœurs s’étaient enflammés alors qu’ils avaient jusqu’à lors que rien n’aurait pu les laisser songer qu’ils puissent un jour finir par être aussi proche, par se convoiter en tant qu’amants. Il n’était plus certain de ne pas rêver et lorsqu’il se pencha pour embrasser la Dame de ses pensées, il lui sembla que plus rien n’avait de réelle importance. Il goûta à cette fleur délicate, aux pétales roses de ses lèvres comme un rayon de soleil vient toucher pour la première fois de l’année les corolles exquises des fleurs. Il caressa de sa bouche tendrement, les lèvres de celle qui serait désormais sa compagne. Il sentit ses frêles mains se serrer sur les siennes comme s’ils avaient souhaité les emprisonner. Il les garda ainsi tout contre son cœur alors que leur baiser ne semblait pas vouloir se rompre et lorsqu’enfin, leurs visages finirent par rompre leur attache, ce fût pour plonger son regard céruléen dans celui de sa Dame, silencieux, les yeux brillants d’exaltation. Il laissa leurs mains se délier pour aller laisser ses doigts se perdre délicatement dans une chevelure ébène qu’il avait tant de fois rêver de toucher. Il laissa les mèches s’écouler comme un filet d’eau claire entre ses mains, avant d’approcher Meruva encore un peu plus près de lui pour lui baiser tendrement le front en la serrant dans ses bras, humant la senteur de ses cheveux, essayant de graver chaque frisson, chaque ondes de chaleur heureuse que lui procurait cette étreinte pour ne jamais l’oublier.




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— RACE DU PERSO : C'est une.. fille de Dirgion mais on dit aussi que c'est une naine
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin, ni plus ni moins.
— ÂGE DU PERSO : 126 ans et toute sa barbe
— RANG SOCIAL : Pour pouvoir savoir si l’on est pauvre ou riche, il faut pouvoir se comparer aux autres et je sors trop peu pour cela. Selon ma propre estimation, je dirais que nous sommes suffisamment aisés pour ne pas avoir à nous plaindre. (fille de marchant)
— MÉTIER PRATIQUÉ : Faire la cuisine, laver la vaisselle, coudre, broder.. est-ce cela que vous vouliez dire ?
— ARMES DU PERSO : Celui de me rendre invisible, de me soustraire au regard de mon père pour éviter son courroux
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Aux nains
— VOYAGE AVEC : Personne, il faudrait déjà sortir de chez soi
— AMOUREUSEMENT : En quête de l’amour, si vous l'avez croisé dernièrement, faites lui passer le message

MessageSujet: Re: One last memory of you | Thorin Dim 5 Juin 2016 - 20:36

Je m'abandonnais corps et âme dans l'étreinte qui nous liait soudainement, peu désireuse de la voir se briser. Le moment s'étirait en longueur comme dans un autre espace temps que nous seuls partagions, un moment d'une infinie douceur comme s'il avait été fait de plumes. J'avais attendu ce moment pendant tant d'années et jamais je n'avais vu mes rêves les plus fou ainsi dépassés. Plus rien ne comptait si ce n'était l'instant présent, la petite bulle que nous avions créé autour de nous, comme pour nous protéger. Peu importait son départ prochain ou encore les convenances, j'aurais pu m'abandonner à lui toute entière que je n'aurais pas dit non. Je l'aimais, je le savais, je le sentais, j'en avais maintenant la certitude et alors que mon cœur battait à l'unisson du sien que je sentais sous mes mains, j'avais l'impression que nous ne faisions qu'un et que rien n'aurait pu nous arriver. Je ne pensais plus qu'à une chose, ses lèvres chaudes contre les miennes, sont nez froid se pressant contre mon visage et sa barbe frottant la mienne. Jamais je n'avais embrassé personne et j'avais été bien en peine de me le représenter et maintenant que cela m'arrivait, je réalisais à quel point mon imagination avait dépassé la réalité tout en lui étant tellement inférieure. Je n'avais pas mesuré l'intensité des sentiments qui jailliraient alors et que j'avais peine à contenir. Mes lèvres chaudes et humides, mon visage en feu, mes jambes tremblantes qui menaçaient de céder sous mon poids, je ne tenais et ne respirais qu'à travers lui comme on s'accroche à un radeau en haute mer.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, celle ci y compris et ce fut presque à regret que nos lèvres se séparèrent, que nos barbes se délièrent, laissant un goût mêlé du sel de mes larmes maintenant taries. Je m'accrochais à lui, tant pour ne pas tomber que pour ne pas le laisser s'en aller. Je voulais rester auprès de lui le plus longtemps possible, repousser le moment de notre séparation le plus loin possible. Mon cœur manqua un battement alors qu'il lâchait mes mains, me sentant alors terriblement seule, abandonnée, ma poitrine se gonfla sous la pression qui menaçait d'exploser jusqu'à ce qu'elle disparaisse immédiatement tandis qu'il passait sa main dans mes cheveux. Je ne pouvais quitter son regard des yeux, prête à sombrer à l'intérieur de ce puits sans fond pour m'y abandonner totalement. Je me sentais partir à la renverse, comme attirée vers ces aimants, je pleurais à la fois la séparation de nos lèvres tandis que je ne souhaitais souffrir davantage du tumulte qui avait menacé de m'emporter. Tiraillée par des sentiments contradictoires, je faisais tout mon possible pour maintenir la tête hors de l'eau.
Un frisson électrique me parcourut à nouveau l'échine alors que ses doigts jouaient avec mes cheveux. J'avais envie de crier que cela cesse mais je ne pouvais en même temps en avoir assez.Ses lèvres vinrent déposer un baiser sur mon front, me procurant des sensations inexpliquées qui ne manquèrent pas de me faire rougir, je passais alors mes bras autour de son torse, mes bras en faisant difficilement le tour, je vins déposer ma tête contre sa poitrine, écoutant les yeux fermés les battements de son cœur. Je ne désirais briser cette étreinte qui m'apaisait, bercée par le son de son cœur qui battait près de mon oreille. J'inspirais profondément, emplissant mes poumons de son parfum pour pouvoir m'en souvenir dans les moindres détails. Je mémorisais chaque seconde, chaque détail pour pouvoir les repasser dans mon esprit car une part de moi ne pouvait oublier le fait que bientôt, il s'en irait.Ma poitrine se souleva à nouveau dans un hoquet empli de chagrin que je tentais de contenir tant bien que mal en me mordant la lèvre inférieur, la meurtrissant légèrement. Une larme coula le long de ma joue alors que je pensais ne plus pouvoir pleurer et alors que l'idée d'être séparée de lui me brisait le cœur, c'est moi qui brisa notre étreinte, plaçant une distance suffisante pour pouvoir le regarder. D'un air grave, j'attrapais le petit paquet qui demeurait caché dans ma manche et sans le lui donner, mon regard plongé dans le sien, je lui révélais alors mes intentions.

« Je vous attendrais. Où que vous soyez, je vous rejoindrais. J'ai confiance en vous et je sais que vous sortirez victorieux. Je ne peux vous supporter davantage, je ne peux vous accompagner dans votre quête mais j'ai confectionné ceci pour vous, pour être toujours auprès de vous. »

Je lui tendis alors le maigre paquet qui contenait tout ce qu'il y avait de plus proche de mon amour, quelque chose que je n'aurais pu offrir à personne d'autre.

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