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Il est pas beau mon feu ?

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MessageSujet: Il est pas beau mon feu ? Jeu 5 Nov 2015 - 21:12

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Il est pas beau mon feu ?


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il y a a quelques mois… au début d'un rude hiver.

Forochel était loin derrière depuis des jours. C'était une lente descente jusque dans les contrées les plus au sud qui attendait la rebouteuse. Les routes elle les connaissait bien, il y avait maintenant une dizaine d'années qu'elle s'en allait voyager durant l'hiver à des lieux de sa terre natale. Malgré tout, il semblait que le désert de glace lui manquait à chaque fois qu'elle s'enventurrait au delà de ses limites. Même les chiens loups étaient attristés de cette séparation. Lorsqu'on venait du nord, tout ça apparaissait comme chaud et boueux. Une étrange sensation de mal-être prenait les tripes des semaines durant, le temps certainement de s'adapter au climat, aux couleurs et aux odeurs de ce monde.

Firmen, lui, n'en était jamais autant affecté et son humeur joyeuse demeurait intacte quelque soit le temps aux dessus de leurs têtes. Caché quelque part entre les pelisses, il rêvassait pendant des heures en sifflotant. La grand chien noir devant tirait l'attelage et guidaient ses camarades. Quelques poils blancs parsemaient à présent son pelage brillant et épais. Bien qu'il fut vieux, il demeurait vigoureux, dépassant les autres de quelques centimètres non négligeables. Ses pattes étaient longues, musculeuses, son museau fin, ses yeux dépareillés d'un orangé pâle et d'un bleu polaire. Il était le premier chien de sa maitresse, le plus fidèle et protecteur des compagnons. Et bien qu'elle parut insignifiante à coté de cette bête, Endriad n'en avait jamais eu peur, comme s'il était un vieil ami qui la connaissait trop bien.

C'était une petite route, pourtant passante, sur laquelle cheminait la femme, l'enfant, les chiens et le traineau alourdis par toutes ces marchandises. La journée c'était écoulée comme les précédente, fastidieuse et longue. La Lossoth avait vu le soleil se lever et à présent, il se couchait sur la silhouette inquiétante de la montagne. Endriad avait longé le fleuve qui lui apportait apaisement et nourriture. C'était un cap sans faille, un bon repaire pour un marchant.

- J'ai faim, lança le gamin.

Cela arracha un sourire à sa tante qui le regarda, sa tignasse brune en bataille et ses yeux brillants dans l'obscurité grandissante. Lorsque le ventre de Firmen criait famine c'était le signe qu'il était l'heure de se poser pour la nuit. Soit, elle acquiesça avant de poser ses doigts sur ses lèvres et d'inonder le semi-silence du lieu d'un sifflement bref et particulièrement aiguë. Presque aussitôt, les chiens s'immobilisèrent et elle jeta un regard aux alentours. Là, proche du chemin mais suffisamment à l'abri sous les arbres et assez proche de l'eau, qu'elle entendait à défaut de voir, ce serait parfait. La nuit serait courte de toute façon car au matin ils reprendraient la route, tout aussi longue que la veille.

Il faisait humide et le feu avait eu du mal à démarrer. A présent cependant il crépitait doucement irradiant une délicate et agréable chaleur, apportant réconfort et lumière aux deux voyageurs. Firmen jouait encore sagement à coté avec le renard qui avait fini par les rejoindre. De son coté, Endriad avait détaché les chiens et préparait les couvertures et fourrures pour la nuit. Elle n'était pas riche, et avait nourrit les animaux avec du poissons séchés, celui là même qui constituait également ses repas. Ce n'était pas ce qu'ils préféraient mais ils étaient bien trop fatigués pour s'en aller courser le lapin. Dans une antique marmite bouillonnait à présent la soupe qui accompagnerait ce maigre festin.  Ce n'était pas une vie fastueuse qu'elle menait mais elle lui convenait plutôt bien. Dormir à la belle étoile, voir les paysages défiler, faire ce qu'elle avait envie où elle en avait envie sans se préoccuper de l'avis de quiquonque, cela valait bien quelques sacrifices. De toute façon, être nomade c'était dans ses gênes et elle n'avait jamais connu le grand confort. Cela lui paraissait surfait et superflu.

Elle n'avait tournée les dos que quelques minutes… Le feu avait été déserté. Où était donc passé son neveu ? Il dormait toute la journée et le soir, des qu'il n'était plus l'heure, il fallait qu'il s'évapore dans la nature… Endriad soupira. Nïuk allait se charger de cette affaire là. Elle s'agenouilla près de la jeune louve grise et caressa tendrement son pelage avant de souffler, presque à son oreille, des consignes dans la langue de ses ancêtres Lossoth. L'animal grogna, couina même une seconde avant de se redresser finalement de mauvaise grâce. Nïuk était jeune et son dressage laissait encore à désirer mais c'était une bête intelligente avec un flair redoutable.

- Allez, va, ordonna la femme, il ne doit pas être bien loin.

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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Dim 6 Déc 2015 - 2:01



Ered Luin se dresse au loin, ces montagnes familières et ces pics que je connais très bien se détachant nettement sur le ciel orangé du soir. Au loin, justement. Trop loin encore à mon goût. Comme d'habitude je suis parti à l'aventure, cette fois mettant le cap plus au nord, espérant découvrir de nouvelles mines d'or. Ô comme la déception fut amère, et le voyage rude. Des kilomètres de désert froid à perte de vue et des montagnes aussi imposantes que terrifiantes. J'avais tenté de rejoindre des villages excentrés mais l'accueil n'y avait pas été hospitalier, les gens étaient méfiants, solitaires, mais également incroyablement pauvre. J'avais décidé de changer de route et avais remis le cap au sud, comptant sur les richesses de Fornost pour me refaire, mais Mahal en avait décidé autrement. Allant de mésaventures en mésaventures, me voilà fatigué, aigri et sans un butin à ma hauteur, marchant depuis quelques jours avec mauvaise humeur en direction de ma terre natale. Le poney que j'avais dérobé dans un village humain s'était fait dévorer sous mes yeux par une famille d'ours peu commodes bien avant que je n'atteigne Fornost, et je ne m'en était sorti qu'en grimpant dans un arbre et en laissant ma pauvre monture remplir le ventre de ces bêtes affamées. J'aurais pu tenter de les combattre, mais ils étaient supérieurs en nombre et, quoiqu'on en dise, bien plus puissants. Et ma mère m'a toujours répété qu'il n'y avait rien de plus dangereux qu'une mère voulant protéger ses petits. Je ne suis pas encore assez fou pour oser défier les sages paroles de ma défunte maman.

Le sentier sur lequel je marche est assez plaisant, bien qu'entouré d'un peu trop d'arbres au goût d'un nain. Je commence cependant à apprécier ces paysages moins rocheux que ceux qui m'ont vu naître, et si je continue ainsi je risque de devenir un vieux nain écervelé plaidant les bienfaits de la verdure et des salades d'endives. Ah ! Voilà bien une idée saugrenue. Mahal me préserve de ce destin funeste. Les voyages forment peut-être la jeunesse, mais je ne suis quand même plus si jeune maintenant, et il ne faudrait pas que je me laisse trop aller à la poésie. La poésie, c'est pour mon petit frère Ori, pas pour moi. J'avoue qu'il me tarde assez de le revoir, d'ailleurs. J'ai ramassé pour lui quelques pierres et des coquilles d'escargots trouvées au pied du mont Gram, non loin des terres d'Angmar. J'avais rempli un pot en verre de ces petites reliques naturelles, certain que mon frère éprouverait beaucoup de bonheur à les observer et saurait s'en émerveiller mieux que personne. Par miracle le petit pot ne s'était pas cassé pour l'instant, et j'espère qu'il en sera ainsi jusqu'à mon retour.

Non loin de moi, sur ma droite, j'entends le doux bruit du cours d'eau que je longe depuis le matin et qui m'a déjà désaltéré à plusieurs reprises. Le soleil se couche et la nature se pare d'ombres, les oiseaux et autres animaux se préparant à passer la nuit chaudement terrés dans leurs trous ou leurs nids. Pour ma part, je me contenterai du maigre sac de couchage que je transporte sur mon dos. Je dormirai peu et d'un seul œil, sans faire de feu malgré le froid pour éviter d'attirer l'attention. L'hiver arrive à grands pas et quand on voyage léger il faut savoir s'adapter pour survivre. Si je dois m'arrêter, c'est maintenant ou jamais, pas question d'attendre la nuit. Je dormirai deux heures voire un peu plus, et quand le froid me réveillera, je reprendrai la route dans le noir. Peu importe, nous les nains avons une excellente vue dans l'obscurité, et je préfère affronter le froid en bougeant. C'est moins éreintant, et marcher – grande nouvelle – ça réchauffe !

C'est donc avec détermination que je me cale au pied d'un arbre et que je m'enroule dans mon sac de couchage sans plus attendre, me couvrant autant que possible de terre et des branchages qui m'entoure. Je ferme les yeux, les oreilles grandes ouvertes, sur le qui-vive.

Quand je me réveille, il fait nuit et quelque chose ne va pas. Je ne sais pas ce que c'est, mais j'ai été réveillé par un bruit, une sensation de danger que je n'arrive pas encore à déterminer. En général, quand l'instinct prend les commandes, le mieux à faire est de se laisser guider sans se poser de questions. Ni une, ni deux, je me débarrasse des branches et de la terre, et j'enroule avec une rapidité déconcertante et maîtrisée mon sac de couchage que je noue à mon sac de voyage. En une seconde le paquetage est sur mon dos et mes mains vont se saisir de mes deux poignards favoris sans que je ne m'en rende vraiment compte. Quelque chose ne va pas. Je tend l'oreille, et perçoit un doux bruit non loin d'ici, comme un crépitement. Comme un feu. En silence, je fais le tour de l'arbre et perçoit à une dizaine de mètres de moi une lumière chose et dansante. Mes oreilles ne m'ont pas trompé, c'est bien un feu. Et qui dit feu, dit présence de vie intelligente à proximité. Qui dit vie intelligente dit repas, chaleur, et possiblement quelques bourses à dérober. Eh bien, il se pourrait que Mahal ne m'ait pas complètement abandonné sur le coup, le voilà qui se rattrape de toute ma malchance accumulée ces derniers temps.

Je me rapproche d'un pas discret, observant le campement autant que possible entre les arbres. Il y a une personne qui me tourne le dos et qui semble occupée à faire cuire quelque chose, mais à part ça le campement semble désert. Étrange, car j'aperçois comme une sorte de traîneau sur le côté, se pourrait-il que... Mais oui, c'est bien des chiens. Mahal non ce ne sont pas des chiens, ils sont bien plus gros... des loups ? Je m'arrête soudainement, quelque peu refroidi. Voilà qui change légèrement la donne, n'est-ce pas ? Difficile de surprendre quiconque avec une demi-douzaine de ses bêtes montant la garde. J'imagine que ce voyageur a moins de mal à dormir la nuit, entouré d'une telle compagnie... un bruit, soudain, à ma droite. Mon sang ne fait qu'un tour et je pivote, mes mains s'avançant instinctivement en position de défense, brandissant mes poignards d'un air menaçant avant que je ne réalise ce à quoi j'ai à faire.

Un enfant. Un simple enfant humain, pas encore aussi grand que moi, avec des cheveux noirs de jai et de grands yeux pleins de curiosité. Il semble effrayé par mes couteaux l'espace d'une seconde, mais son visage se détend lorsque je baisse les mains et que ses yeux se posent sur mes cheveux à la coiffure si particulière. « Bonjour. Tu es qui, toi ? » Je le dévisage, encore sous le choc de son apparition inattendue et diablement discrète. En tant que maître voleur, j'en suis presque vexé. Je comprend maintenant pourquoi ça agace tellement Dori quand je fais ça. Impressionnant, pour un si petit homme. Je range mes poignards et époussette ma tenue bien que ce ne soit un geste des plus vains. « Bonjour. Je suis un nain et je m'appelle Nori. Et toi ? » Le garçon me regarde avec des yeux ronds, et je me demande si c'est la première fois qu'il voit un nain de sa vie – c'est très probable, après tout les miens en général ne sortent de leur montagne que pour faire du commerce.

Le garçon n'a cependant pas le temps de me répondre car soudain un grognement bestial résonne derrière moi et je me retourne, mes mains se refermant sur les poignées de mes couteaux dans un réflexe de survie. Un loup bien plus gros que de raison me saute dessus et me plaque au sol avant que j'aie le temps de préparer mes armes. Ma chute est un peu amortie par le sac à dos que je porte, mais les pattes du loup me clouent au sol et sa gueule aux babines retroussées me grogne presque au nez. Je déglutis, pas rassuré pour un sou. Je reste aussi immobile que possible, les poings serrés autour de mes poignards prêts à frapper à n'importe quel moment. Deux coups simultanés à la base de son cou, à droite, et à gauche. Voilà qui devrait assurer une mort rapide et, avec un peu de chance, l'empêcher de m'égorger avec ses canines impressionnantes. J'entends le petit garçon parler derrière moi, comme s'il s'adressait au loup, mais je ne comprend pas ce qu'il dit, le bruit de mon cœur battant plus fort à mes oreilles.

Et bien, me voilà encore fourré dans un sacré pétrin comme on dit...

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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Lun 4 Jan 2016 - 20:55

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C'était là un talent particulier qui donnait à Endriad des coups de chaud et de froid. Firmen avait cette étrange habitude de se faufiler partout. Tout le sachant et en y étant attentive la grande majorité du temps, il arrivait souvent que le gamin parvienne à échapper à l'oeil aiguisé de sa tante. S'il n'y avait eu que cela… En grandissant il avait diablement prit en assurance et en inconscience, au point qu'il était fréquemment arrivé qu'il fauche à droite et à gauche de petites choses. Ce genre de comportement Endriad le réprouvait au plus haut point. Ce n'était jamais grand chose et rien qui eu vraiment de la valeur, il s'agissait plus de taquineries, d'un besoin de tester les limites des grandes personnes. Pourtant, elle aurait pu comprendre s'il avait eu faim ou avait véritablement manqué de quoique ce soit, mais non, il ne faisait que s'amuser. Difficile de dire ce qu'elle considérait comme le pire cas de figure. Elle espérait au moins que cette fâcheuse manie lui passerait. Dans ces cas là, elle avait dû faire le chemin inverse et forcer Firmen à rapporter son maigre butin et s'excuser. Question d'honneur.

Dans la nuit venait de percer un grognement qui n'avait rien de normal. Nïuk était peut-être un peu sauvage mais elle n'avait jamais grogner ainsi sur son jeune maitre. Elle aimait le chahuter parfois. Il se passait quelque chose et l'inquiétude monta en flèche brutalement. Nïuk protégerait Firmen peu importait se qui se trouverait en face. La Lossoth laissa choir presque immédiatement ce qu'elle était en train de faire pour se précipiter dans la direction d'où était venu le bruit alarmant. Loin de feu il faisait bien plus sombre, les arbres cachaient les astres et la lumière de la lune. Ses yeux mirent un peu de temps à s'accoutumer à la peine-ombre. Elle marchait vite, sans courir pourtant, le temps de tâter l'environnement pour éviter une chute qui l'aurait ralentie plus qu'autre chose.

- Firmen ? Nïuk ?

Elle avait l'impression que sa voix était absorbée par la nuit, heureusement ils étaient tout proche. Elle entendit distinctement Firmen parler au loup sur sa gauche. Elle accéléra le rythme et déboucha quelques arbres plus loin sur la scène qui se jouait. Nïuk maintenait de ses énormes pattes un inconnu sur le sol, sa gueule béante prête à l'entre déchirer au moindre mouvement suspect. Ce n'était pas un humain, il était bien trop petit pour ça. Rapidement, elle jugea qu'il s'agissait d'un nain, et un nain armé qui plus était. Endriad tenait à ses bêtes et elle ne tenait pas à ce qu'elles subissent une lente agonie à cause d'une erreur de jugement. Firmen avait déjà prit les choses en mains même si Nïuk ne l'écouterait pas. Ses petites mains étaient accrochées à son pelage et il tirait de toute ses forces pour faire reculer la louve. C'était peine-perdue.

- Ne touche pas à cette bête, maitre nain, déclara-t-elle en s'approchant.

La femme repoussa le gamin d'une main délicate et il se recula de quelques pas. A son tour elle empoigna le pelage de la louve au niveau du cou avec précision et fermeté. Elle fixa le nain d'un air presque sévère avant de parler à nouveau dans sa langue natale. A son ton on comprenait aisément qu'il s'agissait d'un ordre. Le poids écrasant de la bête se fit moins lourd, la louve retira lentement une patte, puis la seconde alors que sa maitresse le remmenait en arrière à une distance plus raisonnable. Endriad n'était pas grande, plus petite que les femmes qui vivaient en ce pays et l'animal à coté d'elle demeurait d'une taille des plus impressionnante. Elle aurait pu le chevaucher sans problème.

Firmen à coté ne semblait plus vraiment inquiet, il fixait le nain avec un certaine curiosité. Outre quelques caravanes de marchants, croiser un nain n'était pas vraiment courant. Endriad ne se souvenait elle-même plus la dernière fois que l'un d'entre eux avec croisé sa route. C'était arrivé par le passé, avant sans doute qu'elle ne partage sa vie avec son neveu. C'était tout de même étrange, un nain apparemment seul dans un bois était très inattendu. Du moment qu'il ne cherchait pas les ennuis c'était la chose qui importait vraiment.

- Il a dit qu'il s'appelait Nori, déclara Firmen dans le but presque évidement de détendre l'atmosphère un peu tendu. C'est un nain, c'est gentil un nain, non ?

Disons que ce n'était pas un orc ou un gobelin mais c'était comme à peu près toutes les créatures vivantes dotées de raison. Ca pouvait très bien s'avérer mesquin et belliqueux pour tout un tas de raisons. En l'état des choses, elle n'était pas prête à brader sa confiance. La femme tenait toujours fermement la louve qui était toujours loin d'être franchement amicale.

- Si tu cherches les ennuis tu vois par toi-même que nous sommes parfaitement apte à nous défendre, expliqua Endriad avec un grand sérieux. Si tu ne nous causes pas de problèmes, tu n'en auras pas non plus. Je suis méfiante de nature, je suppose que tu peux le comprendre.

- Tu as faim ? demanda brusquement Firmen. C'est vrai que les nains poussent comme des champignons ?

Endriad soupira… Ce gamin était exactement comme son père, bien trop curieux et téméraire. Des nains que poussent comme des champignons, mais où avait-il entendu une ânerie pareille ? Et comme si c'étaient le moment de poser ce genre de question.    

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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Mer 4 Mai 2016 - 15:05

Un loup, par Mahal c'est bien ma veine. Et pas un loup ordinaire en plus, comme on en voit parfois au Sud des Ered Luin, celui-ci a l'air plus gros et bien plus farouche. Ou peut-être est-ce parce que je n'en ai jamais vu d'aussi près et que celui-ci me grogne au visage, sa gueule aux babines retroussées révélant une ribambelle de crocs menaçants. Il ne me quitte pas des yeux et je ne cille pas, mes poignards toujours prêts à un assaut désespéré que je sais serait inutile si l'envie prenait à cette bête de m'ouvrir la gorge – mais on ne me verra pas rendre l'âme sans avoir répliqué.
Une goutte perle sur mon front et je sens mon cœur battre à tout rompre dans ma poitrine. J'entends les cris du petit garçon comme dans un rêve, tout son autre que ceux produits par cet animal est brouillé, mon cerveau concentrant toute son attention sur ce loup qui menace mon existence. Les secondes passent comme des minutes, comme des heures, la tension et l'adrénaline qui traversent mon corps me font me sentir plus vivant, plus fort, plus vif, et pourtant plus vulnérable que jamais.

Soudain, je sens que le poids de l'animal sur mon corps se fait plus léger. Quelque chose a bougé, et j'entends une nouvelle voix s'élever à quelques mètres de moi. « Ne touche pas à cette bête, maître nain, » dit-elle. Je ne répond rien, ne quitte pas le loup des yeux. Ses crocs sont toujours à quelques centimètres de mon nez et son regard est toujours aussi assassin. Je ne dessert pas mon emprise sur mes armes, quoiqu'on ait pu me dire. Je ne toucherai pas à cette bête si elle ne me touche pas.
Doucement, une femme s'approche et saisit l'animal par son encolure tout en me jetant un regard méfiant et quelque peu menaçant. Je ne lui accorde pas vraiment d'attention, toujours focalisé sur le loup qui semble pourtant se détendre en la présence de l'humaine. Enfin, l'animal recule, retire ses pattes de ma poitrine et je ferme les yeux, retenant un long soupir de soulagement. Mes bras retombent sur mon torse et je sens toute la tension redescendre d'un coup, me laissant groggy sur le sol. Il me faut quelques secondes pour me remettre de mes émotions, puis je me relève, un peu agacé par toute cette mésaventure. Je n'aime pas être pris par surprise, je n'aime pas que des grosses bêtes viennent me grogner à la barbe, et je n'aime pas qu'on vienne me sauver d'une mort presque assurée. Le tableau qui me fait face est assez inhabituel. Le gros loup est là, il semble détendu maintenant bien qu'il continue à me regarder. A côté de lui se tient l'humaine qui est venue le calmer, et je remarque sans surprise qu'elle ressemble énormément au petit garçon dont je ne connais toujours pas le nom. Il faut dire qu'il n'a pas vraiment eu le temps de répondre à ma question, ah. Elle doit sûrement être sa mère, ou peut-être sa sœur. Leurs traits me rappellent ceux des hommes du nord, bien que je n'en n'ai vu qu'à de rares occasions. La femme est assez petite pour une humaine, ce qui est un agréable changement – je n'ai pas besoin de lever la tête pour la regarder dans les yeux. Elle n'a pas lâché le loup et me regarde toujours de son air méfiant. Je réalise alors que j'ai toujours mes dagues dans les mains et les range promptement derrière mon dos, faisant signe que je ne leur voulait aucun mal. Ainsi s'envolent mes espoirs de larcin nocturne. Mais je préfère rester en vie.

La petite voie enjouée du garçon s'élève alors. « Il a dit qu'il s'appelait Nori. C'est un nain, c'est gentil un nain, non ? » Bien sûr que je suis gentil, c'est bien connu. Tout le monde le dit. Nori est gentil. Je suis le plus gentil de tous les gentils. Je tourne la tête vers le garçon, qui regarde la femme avec un air tout à fait ravi, ce qui contraste largement avec l'atmosphère tendue et méfiante. Le loup fait un bruit qui ne m'inspire guère confiance et je reporte mon attention sur lui. L'humaine le tient fermement et me lance un regard défiant. « Si tu cherches les ennuis tu vois par toi-même que nous sommes parfaitement apte à nous défendre. » Certes. Vous prêchez un convaincu. « Si tu ne nous causes pas de problèmes, tu n'en auras pas non plus. Je suis méfiante de nature, je suppose que tu peux le comprendre. » Je dévisage l'humaine un instant, observant en silence son expression déterminée, puis je lui adresse un hochement de tête. « Je le comprends. Les routes ne sont pas sûres. » De nos jours, rajouteraient les poètes et les nostalgiques. Cette phrase est idiote. Les routes n'ont jamais été sûres et ne le seront jamais. De toutes façons, rien n'est sûr, que vous soyez enfermé chez vous ou que vous campiez sous les étoiles. Le danger est partout.
« Tu as faim ? C'est vrai que les nains poussent comme des champignons ? » J'en ai presque sursauté. Décidément, ce gamin a le don de casser l'ambiance et de surprendre avec ses questions décalées. C'est un gamin, en somme. Il s'est un peu r approché de moi j'ai l'impression, et je ne suis pas sûr que sa mère et son animal de compagnie en soient vraiment très heureux. « Un peu, » je lui répond. Je l'observe et lui souris avec douceur, comme je le faisait avec Ori quand il était plus jeune – et que personne n'était là pour nous regarder. « C'est une drôle d'histoire que tu as entendu là, » lui dis-je. « Nos mamans nous taillent directement dans la roche de la montagne puis nous couvent comme une mère oiseau le fait. Et c'est comme ça que nous naissons. » Enfant, c'était ce qu'on croyait tous, et ce qu'on nous faisait croire. C'est une histoire bien meilleure que des champignons, selon moi. Le petit garçon ouvre des yeux ronds et semble émerveillé par cette idée. Je lève les yeux vers la femme qui est restée sur ses gardes. « Je vous assure ne vous vouloir aucun mal, » dis-je avec conviction. « Votre feu m'a alerté. Je suis moi aussi assez méfiant, je voulais m'assurer que vous n'étiez pas des chasseurs ou des... orcs. » Le bluff des orcs, avec une petite grimace imperceptible, un frisson de peur, ça marche toujours. Je ne veux pas qu'elle lâche ses loups sur moi histoire d'être certaine que je ne les ennuie pas. Je pose mon regard sur l'animal qui n'a pas bougé d'un poil. « Je n'ai jamais vu un loup pareil auparavant. Et il semble vous être très fidèle. » Il ne fait aucun doute qu'ils viennent du nord, bien plus au nord que je n'ai moi-même jamais été. Voilà qui attise ma curiosité.
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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Mer 1 Juin 2016 - 21:33

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Quelque part, on pouvait reconnaitre parfois quelques similitudes entre les hommes des terres profondes du nord et les nains. Ils ne s'étaient que peu croisés au cours des âges mais camouflés sous un amalgames de fourrures épaisses et leur taille bien en dessous des normes pouvaient en quelque sorte les rapprocher. Endriad avait hérité, contrairement à ses frères, de beaucoup de point commun avec le peuple qui l'avait élevé. En effet, elle était bien plus petite que la majorité des femmes. Pour compenser ce physique aisément qualifié de fragile, elle avait la bonne fortune d'être entourée de bêtes énormes et féroces dès lors qu'on les lançait à l'attaque.

Le nain sembla chamboulé par l'incident, il demeura allongé sur le sol un moment, méditant sans doute sur ce qui venait de se passer. Bien que cette réaction calme rassura la Lossoth, elle restait tout de même sur ses gardes, tenant fermement la louve sans quitter l'intrus du regard. Elle ne lui voulait aucun mal, la grande question était, lui, lui en voulait-il ? Autant être franc, c'était ce qu'elle attendait. L'atmosphère lourde qui aurait pu s'installer durablement fut contrebalancé par l'intervention de Firmen.

Bien, il comprenait. C'était certainement un voyageur lui aussi. Il n'était pas si loin des montagnes mais toujours dans le sous bois. Les nains commerçaient aussi, après tout. Cependant il n'avait nullement l'air d'un marchand. Ses effets se cantonnait à trop peu de chose et il était apparemment seul. Ses compagnons étaient peut-être seulement lâches ? Tentait-il une diversion ? Non, on aurait déjà entendu des hurlements d'alerte dans la nuit.

- Je suis désolée de ce qui t'est arrivé, déclara-t-elle en inclinant la tête. Ce ne sont pas de méchantes créatures, elles sont juste là pour nous protéger, mon neveu et moi-même.

Il n'avait finalement pas l'air d'être un mauvais bougre. Firmen avait dû l'inquiéter avec des bruits suspects. La réponse de ce dernier surprit un peu Endriad. Vraiment ? Il avait apparemment un certain sens de l'humour et son visage n'était point teinté de reproches. Il attaquait donc par une charmante histoire qui arracha un sourire à la jeune femme, malgré elle. Le garçonnet était friand de ce genre de légendes absurdes, il allait certainement la supplier pour qu'elle l'accepte près du feu.

- Dix ans que je suis sur ces routes et ils ne m'ont jamais rendu visite. Ne t'inquiètes donc pas de ceux là.

- Mais c'est incroyable ! Genre comme des statues et pouf. Viens Nori, c'est une rabat-joie. Viens voir le feu. Il y en a d'autres. Allez tantine…

Endriad n'était pas née de la dernière pluie, elle se fiait à son expérience. C'était un choix stratégique, cela s'expliquait facilement, elle n'en tenait pas du tout rigueur. Elle ne craignait pas grand chose supposait-elle. Près du camp attendaient sagement quatre autres moyen de persuasion efficaces contre les entourloupettes. Cet état de fait n'enchanterait certainement pas le nain. Endriad leva les yeux au ciel. Très bien, il y aurait un convive de plus à table ce soir. De toute façon, elle même aurait eu du mal à refuser qu'un voyageur inoffensif se joigne à eux. C'était ainsi, c'était dans sa culture, on ne laissait pas une personne seule dans leur coin quand on pouvait partager avec elle un peu de chaleur et un repas. C'était ça ou la mort, dans ses terres natales. Tout le monde n'était pas à même de comprendre ça, cela dit.

- Tu es le bienvenue, Nori. Je pense que tu es suffisamment mis en garde pour ce soir. Je suis Endriad et ce gamin qui passe son temps à me contrarier s'appelle Firmen.

Endriad donna les ordres à la louve avant de la lâcher, elle s'en retrouna vers ces congénères sans attendre. Suivant le chemin qu'elle avait tracé Firmen ouvrait la marche, de toute évidement très contant d'avoir eu raison de la froideur première de sa tante. Très vite ils retrouvèrent le campement de fortune ou crépitait un feu revigorant. D'un geste et de quelques mots la lossoth apaisa les loups qui s'étaient redressés à la vu de l'inconnu qui accompagnaient à présent leurs maitres.

- Comme tu l'as dis, ils me sont fidèles, depuis des années pour certains. Les Lossoth et les loups des steppes glacées du Forodwaith, nous avons la même ascendance de ce qui se dit, expliqua-t-elle, amusée de ses propres paroles. Tu n'auras plus à craindre les orcs ou les chasseurs mais le repas n'est pas bien reluisant par contre.

La jeune femme s'en retourna au feu qu'elle nourrit de quelques brindilles supplémentaires. Pendant que Firmen s'occupait de l'invité surprise en l'inondant de questions farfelues, elle continua donc la préparation du repas. Du poisson séché et de la soupe de fanes de radis qu'elle mit à mijoter dans une vieille marmite au dessus des flammes.

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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Mar 28 Juin 2016 - 19:57

L'atmosphère a radicalement changé, l'enthousiasme du petit garçon adoucissant sensiblement les tensions palpables quelques minutes plus tôt. Je suis content que la petite dame me croie, et que sa louve n'ait plus envie de me manger. Mon histoire sur les bébés nains la fait sourire, et le petit d'homme est si fasciné et content qu'il m'invite à prendre place autour de leur feu, plaidant ma cause auprès de sa tante, si je comprends bien le nom affectif qu'il emploie pour lui parler. Elle semble réfléchir quelques instants, son visage est calme et serein, son expression semble être quelque peu attendrie par la vision de son neveu tout excité à l'idée d'avoir un invité ce soir. Enfin, elle me regarde et accepte, en profitant pour se présenter en bonne et due forme. « Tu es le bienvenu, Nori. Je pense que tu es suffisamment mis en garde pour ce soir. Je suis Endriad et ce gamin qui passe son temps à me contrarier s'appelle Firmen. » Je m'incline légèrement. « Enchanté, » lui dis-je, quelque peu amusé par la situation. Se présenter ainsi après une attaque de loup, voilà qui est incongru.

Je suis tout de même content de pouvoir mettre des noms sur leur visage, et plus encore de me dire que je me suis encore sorti d'une situation peu en ma faveur. Endriad et Firmen ont l'air d'être des personnes très gentilles et simples, le genre de personnes qui n'hésite pas à aider son prochain, qui connaît bien la route et sait savourer les petites choses de la vie. Pas de confort, pas de dorures ni de vanité ; une vie au jour le jour en cohésion avec la nature. J'aime ces gens là, et j'aime passer du temps avec eux. Les rencontrer, découvrir leur vision de notre monde. Parfois partager un repas, un bout de route, et puis se séparer sans savoir si un jour le destin réunirait nos chemins de nouveau.
Je suis mes compagnons d'un soir sans mot dire, détaillant le campement lorsque nous y arrivons. D'autres loups sont là et je leur jette un coup d’œil méfiant tandis que Endriad va les rassurer. Les loups me regardent eux aussi mais ne bougent pas, sentant que leur maîtresse a la situation sous contrôle. Firmen me tire par la manche et m'invite à s'asseoir à côté de lui.

Endriad m'explique les origines des loups et celles des Lossoth, et je souris en entendant son air amusé. Puis c'est au tour de Firmen de m'assaillir de questions sur les nains et les montagnes. Je discute avec le petit garçon pendant que sa tante s'affaire autour du feu. Je la regarde par moments, elle ne dit rien mais je sais qu'elle écoute notre conversation quelque peu enfantine. On ne dirait pas comme ça, mais j'aime bien les enfants. Ils sont souvent les seuls à ne pas me juger et leur esprit simple et curieux est fascinant. Si tout le monde gardait ce regard enfantin sur les choses, le monde serait bien meilleur, j'en suis persuadé. Quand la curiosité du petit garçon est rassasiée – pour le moment en tout cas – je me retourne vers sa tante. La marmite chauffe tranquillement au-dessus du feu, et la soupe commence à émettre une odeur agréable. « Je vous suis reconnaissant de m'accepter autour de votre feu, » dis-je, m'adressant autant à Firmen qu'à Endriad. Je ne compte pas déranger cette petite famille trop longtemps. Demain matin, je partirai, et je jure devant Mahal que je ne leur volerai rien. Parfois ma conscience sait freiner mes doigts un peu trop avides. Cependant je ne peux les laisser penser que ma profession est loin d'être honnête, ou le peu de confiance que j'ai réussi à glaner auprès de Endriad risque de s'envoler. Et ma vie avec, si l'on considère les armes mortelles qui se reposent autour du campement.
La soupe est prête et nous commençons à manger. Le silence s'installe le temps de leur dégustation. La soupe est simple mais bonne, et je ne me prive pas d'en féliciter mon hôte de ce soir.« C'est un régal, Endriad. » C'est vrai. Le goût est simple mais bon, voilà quelques jours que je n'ai rien mangé de plus savoureux qu'un peu de pain et de porc séché. La soupe me fait du bien et sa chaleur se répand dans mon corps tout entier. Allié à la chaleur du feu, je me sens tout à fait détendu et je souris à Firmen avant de me tourner de nouveau vers sa tante. « Je ne suis qu'un simple éclaireur nain mais je sais faire beaucoup de choses. Je sais tresser des paniers en jacinthe, fabriquer des pièges pour la chasse, et forger de petites lames. Si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider, surtout n'hésitez pas.  »
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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Dim 10 Juil 2016 - 18:15

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Pendant que le repas bouillonnait dans la marmite le nouveau venu n'avait pas vraiment le temps de s'ennuyer. Endriad lui lançait parfois un regard un peu gêné par dessus les flammes consciente que la curiosité de Firmen pouvait vite devenir fatigante. Nori était néanmoins très conciliant avec l'enfant. Il répondait avec ses questions sans s'en offusquer une seule seconde, ce dont la jeune femme lui était assez reconnaissante. Elle écoutait également, gardant cependant le silence et les yeux le plus souvent rivés sur sa préparation. Les questions étranges de Firmen amenaient à des réponses toutes aussi inédites qui lui tirèrent un demi-sourire.  

- Je sais que les gens d'ici ne sont pas toujours très accueillant avec les inconnus, mais de là où je viens on ne laisse pas un voyageur seul dans son coin. Et puis, tu as faillis te faire arracher la tête par Nïuk, ça vaut bien un repas chaud. Endriad détourna le regard vers la louve grise. Elle est encore jeune et son dressage n'est pas tout à fait fini. C'est quand même une brave bête qui donnera des petits surement robustes.

Endriad avait choisi de prendre une jeune femelle afin d'avoir une descendance avec le chef de meute. Il s'agissait de l'énorme loup noir allongé tranquillement près du traîneau et qui regardait les flammes le yeux mi-clos. Il était à la fois calme et féroce, intelligent et courageux. C'était de loin le meilleur compagnon que la Lossoth eu jamais connu. Ils avaient pratiquement grandi ensemble et ainsi donc il semblait parfois qu'un simple regard entre eux était suffisant pour se comprendre.

La repas était prêt, un nuage de vapeur blanche s'élevait au dessus des bols que la jeune femme distribua à chacun. Ils commencèrent donc à manger, profitant au moins de se réchauffer car on était loin de la grande gastronomie. Elle espérait que le gout un peu rustique de cette soupe conviendrait au nain car elle n'avait rien de mieux à lui offrir.

- Merci Nori, J'avais un peu peur que tu n'aimes pas. C'est que je fais souvent avec les moyens du bord.

Il y avait une chose qu'Endriad avait constaté en voyageant, les gens les plus simples étaient capables de beaucoup de choses, ils avaient en eux bien des ressources pour avancer dans la vie. Nori ne faisait pas exception, il avait apparemment plusieurs des cordes à son arc. C'était d'ailleurs très généreux de sa part de proposer son aide. Il épanchait déjà la curiosité débordante de Firmen, ce qui était bien suffisant en retour de son hospitalité. Néanmoins, il fallait reconnaitre que certaines compétences pouvaient s'avérer très utiles. C'était loin d'être tombé dans l'oreille d'un sourd car Firmen s'excitait de nouveau.

- Ca veut dire que tu sais faire des épées ?

Endriad voyait venir la demande à mile lieues à la ronde mais il était hors de question qu'elle la tolère. Firmen était bien trop jeune pour toucher une arme même s'il prétendait souvent le contraire et qu'il rêvait déjà de rejoindre son père. La jeune femme appréhendait depuis longtemps le jour où Nïvengred viendrait reprendre son fils pour le former et en faire un rôdeur à son tour. Il valait mieux couper cours à cette conversation qui amènerait fatalement à une divergence de points de vues et une grosse dispute. Elle adressa un regard appuyé au nain, lui intimant discrètement d'un signe de la tête de ne pas encourager le gamin. A ce jeu là, elle savait se montrer suffisamment finaude pour amener le gamin à s'intéresser à autre chose.

- Pour les pièges, je ne dis pas non. Qu'en penses-tu Firmen, ce serait bien si Nori nous enseignait quelques trucs ? On pourrait manger du lapin plus souvent. J'ai mes propres techniques mais elles sont plus adaptées aux proies qu'on trouve dans le Forodwaith.  La majorité du temps, je chasse avec les loups, alors c'est assez différant. Il pourra m'aider comme ça, je suppose.  

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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Jeu 6 Oct 2016 - 15:16



« Ça veut dire que tu sais faire des épées ? »

Comme on pouvait s'en douter, le petit Firmen n'a retenu qu'une seule de mes prétendues compétences exceptionnelles : forger des lames. Il est donc un véritable petit garçon comme on en rencontre partout : très curieux, et absolument fasciné par les armes et les grands guerriers des légendes. J'imagine qu'il a dû en connaître des guerriers ou des guerrières féroces et habiles avec les armes, et puis après tout, il vit déjà une vie faite d'aventure avec une mère plutôt féroce elle aussi. Sans oublier une meute de loups aux crocs acérés. Je m'apprêtais à répondre à Firmen mais un mouvement sec du côté de Endriad me coupe dans mon élan. Elle a relevé la tête et m'adresse un regard appuyé, et je comprends aisément que c'est le moment pour moi de me taire et de la laisser parler.
Elle capte l'attention du petit garçon par une parade rusée que seuls les parents connaissent, et lui fait momentanément oublier ses rêves de dagues et d'épées en recentrant la conversation sur les formidables pièges de l'ami Nori. J'ai un petit sourire amusé en regardant Endriad faire, et Firmen se faire avoir comme un enfant - ce qu'il est, après tout. Je comprends que cette manœuvre de la jeune femme a pour moi un message caché : le petit ne touchera pas à une arme tant qu'elle vivra, alors prends garde, nain.

Je décide alors, tel le nain honorable et de bons sentiments que je suis, d'en rajouter une couche pour que Firmen soit plus intéressé par la perspective de manger des lapins entiers que par l'idée d'avoir une épée à sa ceinture. J'ai un petit rire très amusé, pour bien que Firmen oublie ses rêves de valeureux guerrier. « Ah ! Oui j'imagine qu'il ne doit pas rester beaucoup de viande sur un pauvre lapin une fois qu'il est passé entre les crocs de vos compagnons, » dis-je en lançant un regard appréciateur aux gueules imposantes des loups qui se reposent non loin de nous. « Je pourrai vous apprendre à fabriquer ces pièges et les poser. Comme ça Firmen, tu pourras devenir un chasseur, et un expert. » Apparemment, le garçon est très excité par cette idée car il se remet à parler et à poser des questions sur la chasse, en demandant quel genre d'animaux il pourrait attraper et est-ce qu'il est possible d'attraper des biches avec des pièges ? Endriad semble se détendre tout à coup et j'admire la patience qu'elle a et la réussite de son plan habile pour détourner l'attention du garçon.

Bientôt, les yeux du petit garçon commencent à se fermer, et il s'allonge doucement sur le sol à mes côtés. Je trouve ça étrangement mignon. "Mignon" n'est pas vraiment un mot que j'ai l'habitude d'utiliser, alors cela me laisse un peu perplexe. Je regarde Endriad. « Firmen a l'air d'être un bon petit garçon, » lui dis-je. Je ne peux m'empêcher de le comparer quelque peu avec Ori quand il était encore un petit nain. Lui aussi était très curieux, mais un peu moins extraverti. « Es-tu sa mère ? » La question me semble importante avant que je ne fasse une erreur. Sur les routes de la Terre du Milieu, j'ai appris à ne plus me fier aux apparences : les groupes qui se forment au cours des voyages ne sont pas forcément des familles, les duos ne sont pas forcément des amis, les couples ne sont pas toujours des couples... Il me semble que Firmen doit être son fils, car ils se ressemblent et ont une complicité que seule la famille peut donner. Mais je me trompe peut-être.

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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Lun 2 Jan 2017 - 12:15

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- Un chasseur… Le gamin plissa les yeux, malicieux. Puis, il gratta la terre avec ses ongles en grognant comme un animal. Le plus grand des chasseurs…

Abattu par la fatigue de cette longue journée, ses yeux se fermèrent sur cette idée et il sourit, recroquevillé sur lui même à coté de son professeur. Firmen avait le sommeil profond, hanté par des rêves d'aventure. La présence du nain l'avait aidé à retrouver son calme alors qu'il écoutait ses paroles, comme l'enfant le faisait d'ordinaire avec les histoires de sa tante. Derrière ses paupières closes, on pouvait voir ses yeux s'agiter quelque peu, les flammes inondaient son visage doux, le museau taché des résidus de terre brune, d'une lueur espiègle. Il remuait et grognait doucement, comme un chiot roulé en boule aux pieds de son maitre, rassuré par la chaleur du feu et les voix indistinctes des adultes. Endriad le recouvrit d'une épaisse pelisse sombre avant de retrouver sa place.

Les Lossoth n'étaient pas des guerriers, ils n'en avaient pas le désir et nullement l'utilité. Personne n'était assez fou pour souhaiter leurs prendre leurs terres dont on ne pouvaient tirer que peu de choses. Endriad avait reçu cette éducation, à la fois dure face à la menace d'un environnement hostile et pourtant généreuse et réfractaire aux conflits qui agitaient le reste du monde. C'était là toute la problématique des rares enfants qui naissaient d'un mariage mixte, apprendre à se positionner sur les limites de deux cultures profondément différentes.

Hélas, pour Firmen, tout cela baignait dans une sorte de floue artistique dont elle asseyait de poser des bases suffisamment solides. Ce n'était pas une mince affaire, Firmen avait déjà son caractère et il ressemblait bien trop à son père, tout en ayant un histoire différente. Si la jeune femme n'avait pas vraiment eu de mal à imaginer l'avenir de ses frères et soeurs, elle avait en revanche plus de mal à se projeter sur le futur de son neveu. Etait-il vraiment fait pour être un rôdeur ? Il était fantaisiste, têtu, le plus souvent incontrôlable et avait cette fâcheuse tendance à se prendre pour un loup lui aussi. La confrontation avec son grand père serait certainement difficile. Ce qui allait en ressortir, personne ne pouvait l'affirmer.

- Bon, certainement, acquiesça-t-elle en attisant les flammes avec un bâton, mais il est tout sauf accommodant. On peut même dire qu'il est plus difficile de le faire marcher droit que de dresser un renard blessé. Une chose est sure, il t'aime bien. Il a parfois du mal avec les gens qu'il se connait pas, surtout les hommes.

On lui avait souvent posé cette question, ce qu'elle comprenait aisément. Elle était ce qui s'en approchait la plus à l'heure actuelle, et ce rôle de mère de substitution, elle l'endossait depuis bien plus longtemps qu'on aurait pu le croire. Non, Firmen n'était pas son fils, il avait une vrai mère, qui n'était certes plus là physiquement mais dont elle ne cherchait pas à effacer le souvenir, bien au contraire.

- C'est le fils de mon frère. Sa mère est morte il y a quelques années. Mais, c'est un rôdeur. Il n'a pas vraiment le temps de s'occuper d'un enfant aussi jeune. Ce n'est peut-être pas le meilleur environnement pour un enfant, être toujours sur la route n'est pas facile tous les jours. Ca reste une bonne école pour ce qui l'attend plus tard, je suppose. Elle marqua une longue pause et jeta le bout de bois dans le feu, qui crépita. Je me suis trop vite habituée à sa présence. Je m'arrache les cheveux à cause de son fichu caractère mais il me manquera beaucoup quand il me quittera pour rejoindre son père.

Si elle paraissait sereine en prononçant ces mots, elle ne cachait pas l'inquiétude qui tiraillait son esprit et se dessinait suavement sur ses traits. Firmen avait brisé la solitude de son voyage sans fin, et même s'il la faisait tourner en bourrique, sa présence était indispensable. Peut-être devrait elle se trouver un nouveau compagnon de voyage durant quelques mois pour adoucir cette perte. C'était à la fois lointain et proche, les mois défilaient sans se préoccuper des vies qu'ils étiraient. Ce genre de considération, Endriad n'y avait jamais porté un grand intérêt jusque là. La Lossoth se redressa de nouveau pour farfouiller dans son chargement dont elle tira une outre un peu usé.

- Et toi, as-tu une famille qui t'attend sous la montagne, demanda-t-elle en se rasseyant. C'est rare de croiser des nains dans les forets, quelle drôle de mission est-ce là ? Tu as dit être éclaireur, il y aurait-il des orcs qui trainent dans les parages ?

Ce n'était peut-être qu'une rumeur qui avait alerté les nains des montagnes voisines et les avait poussé à envoyer Nori en reconnaissance. S'il y avait un danger quelconque dans les environs, il lui semblait légitime de vouloir en être informée. La jeune femme tendit l'outre au nain. Elle contenait un de ces alcools forts et rustiques, comme en fabriquait les gens du voyage pour se tenir chaud durant les longues nuits d'hiver.

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MessageSujet: Re: Il est pas beau mon feu ? Sam 22 Juil 2017 - 23:56



Plus compliqué à faire marcher droit que de dresser un renard blessé ? J'ai un sourire à cette expression, ne pouvant m'empêcher de penser que c'était sûrement ce que mes parents ou Dori devaient dire lorsque j'étais encore un jeune nain chahuteur qui attirait trop d'ennuis. Enfin, sûrement ma mère, car j'imagine qu'elle aurait été la seule à parler de moi avec la même expression affectueuse bien qu'exaspérée. Je lance un regard amusé au petit garçon endormi, certainement plus calme en plein sommeil qu'il ne doit jamais l'être éveillé. En tout cas, je ne pourrais dire que ses prochaines paroles ne me font pas un peu plaisir : c'est toujours gratifiant qu'un petit bonhomme vous apprécie aussi vite. Même si c'est sûrement le fait que je sois une curiosité, un étrange personnage prêt à répondre à ses questions de petit homme.

Endriad répond ensuite à ma question, et je l'écoute me raconter son lien avec Firmen, ainsi que les origines du petit garçon. Ainsi, Endriad n'est pas sa mère, contrairement à ce que j'avais pu croire au premier abord. Je me surprend à être véritablement intéressé par leur histoire. Après tout, ces petits hommes sont autant une curiosité pour moi que je le suis pour eux. Un fils de rôdeur... J'ai déjà entendu parler des rôdeurs, mais il ne me semble pas en avoir jamais croisé. Je ressens un peu de tristesse dans la voix d'Endriad lorsqu'elle m'avoue s'être attachée à Firmen. J'observe le feu quelques secondes, et un petit silence s'installe, le temps que ces affirmations retombent. « Je ne connais pas bien les rôdeurs, mais... Est-il obligé de rejoindre son père ? Il pourrait choisir une autre vie. » Mes yeux retrouvent la forme endormie du petit garçon. Il dort paisiblement, ses yeux bougent sous ses paupières, témoins des rêves qui doivent en ce moment même agiter son esprit. Je sais à quel point choisir son destin, lorsqu'on est jeune, n'est pas chose aisée. Il est difficile de se défaire de ce qui semble naturel, et Firmen doit être persuadé depuis tout jeune que sa vie de jouera en suivant les traces de son père. Mais peut-être que la vie qu'il découvre avec sa tante pourrait mieux lui convenir, peut-être un jour regardera-t-il en arrière avec regrets... ou peut-être pas. Qui peut savoir de quoi l'avenir sera fait ? Personne ne le sait. Encore moins un enfant, étranger aux notions de conséquences, étranger aux regrets et aux choix difficiles.

L'un des loups émet soudainement un long soupir, et j'ai un léger sursaut, me tournant vers la bête confortablement installée un peu plus loin. Ils sont vraiment gros. C'est impressionnant de voir à quel point ces loups sont liés à leur maîtres, et j'ai bien l'intention de poser quelques questions à Endriad à leur sujet. Lorsque je me retourne, cependant, c'est à son tour de me questionner. « Oui, j'ai une famille, si l'on peut dire, » dis-je avec l'air absent que j'emprunte à chaque fois que je parle de ce sujet. « Il ne me reste que mes deux frères. Ce n'est pas toujours simple avec eux, nous ne sommes pas toujours d'accord mais... ils restent mes frères. » C'est assez vague mais proche de la réalité. Je n'en dis pas plus, imaginant que Endriad doit bien comprendre cette notion, comprendre que la famille reste importante malgré tout. La preuve réside dans le petit homme qui sommeille près du feu. J'ai beau en vouloir à Dori et ne pas le supporter, j'étriperais le premier nain qui porterait la main sur lui. Il n'empêche que j'ai encore du mal à penser qu'il en ferait de même si nos rôles étaient inversés... « Firmen me rappelle un peu mon petit frère Ori, lorsqu'il était encore un enfant. Lui aussi avait une grande imagination, et ne se lassait jamais de poser des questions. » J'ai un petit rire, et j'accepte l'outre que me tend Endriad. Je hume l'odeur qui s'échappe de l'ouverture, et mes narines sont frappées par la senteur d'un alcool qui m'est étranger, qui semble avoir du caractère. Je prends une première gorgée, découvrant le goût d'une boisson forte avec une saveur presque boisée. « Je ne connaissais pas. C'est bon, » dis-je à Endriad en lui tendant de nouveau l'outre. Plus fort que ce que j'ai l'habitude de boire, je dois l'avouer, même si les bières naines sont fortes en alcool et en saveurs.

« Pour répondre à ta question, je suis simplement envoyé pour découvrir de nouvelles routes commerciales. Les routes ne sont plus sûres, je ne t'apprends rien. Je n'ai pas rencontré d'orcs par ici, mais plus au sud certains convois sont parfois menacés. » Les mensonges me viennent facilement, comme à l'accoutumée, mais encore une fois ce n'est qu'une semi-vérité. Je n'ai pas rencontré d'orcs au nord, mais au sud je sais qu'il y en a parfois. « Par contre, j'ai rencontré une famille d'ours il y a quelques jours, » dis-je alors avec un ton un peu plus léger. « J'ai bien cru que j'allais y passer. Malheureusement, ils ont mangé mon poney. J'imagine que c'est là qu'une meute de loups pourrait être utile. » Je les observe de nouveau, ne sachant si je me suis encore vraiment habitué à leur présence. Il faut dire qu'après avoir été cloué au sol par l'une de ses bêtes, nez à nez avec une rangée de dents aussi mortelles que les plus affûtées de mes dagues, j'ai un peu de mal à oublier cette sensation de sitôt. « D'où venez vous, Firmen et toi ? Je n'ai encore jamais rencontré d'humains qui aient un lien si fort avec des animaux. »
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