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Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )

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 Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )

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— RACE DU PERSO : Lossoth / Dúnedain
— ORIGINAIRE DE : Forodwaith
— ÂGE DU PERSO : 31 ans
— RANG SOCIAL : riche en biens & pauvre en piécettes
— MÉTIER PRATIQUÉ : marchande nomade / Rebouteuse
— ARMES DU PERSO : ses p'tits doigts
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Lossoth
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MessageSujet: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Mer 27 Jan 2016 - 21:23

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Miss printemps frappe à la porte !


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Plusieurs mois durant Endriad avait vécu parmi les hommes du Pays de Bree. Elle en connaissait certains, en ignorait d'autres. Avec les années elle avait apprit à côtoyer ces gens là et sans faire des amis. Elle connaissait les aubergistes et les marchands de Bree et des villages aux alentours. Quand la fin de l'hivers se montrait par quelques éclaircies, la jeune femme sentait poindre une envie de liberté. Sa cargaison de fourrures s'amenuisait. Elle profitait néanmoins du voyage pour prendre un peu de bon temps sur la route, se détournant des bastions d'humanité pour des zones plus aride et finalement la foret enchanteresse qui entourait Rivendell.

Parfois, elle s'aventurait plus bas, c'était cependant plus rare. La route vers Forochel était longue et fastidieuse et faire un détour de plus lui faisait surtout perdre un temps précieux. Depuis que Firmen faisait parti des bagages elle avait dû s'adapter au rythme de l'enfant. Ainsi donc, elle avait remisé un peu ses envies d'aller un peu plus loin vers le sud. Maintenant qu'il grandissait et qu'il avait enfin trouvé ses marques elle osait de nouveau faire preuve d'un peu de fantaisie.

L'ombre grandissante, la mort d'Aaxion rendait le retour plus dangereux. Son père l'avait d'ailleurs mise en garde la nuit même où il avait annoncé les trépas prématuré de son plus jeune fils. Une nuit cauchemardesque dont elle gardait un souvenir pratiquement intact. Et bien qu'elle fut à moitié Dunedain, elle ne comprenait pas cet acharnement à se battre et à mourir pour une cause qui dépassait largement ce garçon jadis si paisible et délicat. Cher enfant… elle regrettait parfois de lui avoir tenu la main pour qu'il trouve sa place aux cotés des ses ainés. Il en allait ainsi, si elle avait été homme elle aurait suivit cette voix aussi. Mais elle était femme, au grand désespoir de son géniteur qui aurait troqué sans grand mal le cadet pour elle.

- Ne t'éloigne pas trop !

Avec leurs épaisses fourrures hivernales les chiens loups souffraient déjà de cette semi-chaleur qui émanait du soleil de midi. Mais le gamin, lui, courait devant, insensible, jetant des coups de pieds rageur dans les cailloux en riant aux éclats. L'enfant se retourna pour regarder sa tante en souriant. Ses yeux brillaient, ses joues étaient rouges, ses cheveux sombres hirsutes et ses vêtements trop petits lui conférait un aspect comique. Il poussait trop vite, bien trop vite que s'en était presque terrifiant. S'il continuait ainsi il allait atteindre la taille imposante de son grand-père et serait fin prêt à la quitter. Firmen semblait se moquer de toute ces histoires de grandes personnes pourtant. Elle enviait son innocence juvénile, la curiosité malicieuse et franche avec laquelle il se jetait à corps perdu dans les aventures et les ennuis de toute sorte. Il était heureux, si magnifiquement heureux malgré l'absence d'un père et la mort d'une mère aussi douce et fragile qu'un pétale de fleur.


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— ORIGINAIRE DE : Née près de Edoras, à débuté son voyage depuis Laketown
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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Jeu 28 Jan 2016 - 23:48

Un vide avait empli le cœur de la fillette depuis qu'elle avait laissé la ferme idyllique du change-peau dans son dos pour reprendre son voyage. Un vide immense provoqué par cette soudaine solitude qu'elle n'avait plus ressenti depuis un moment, comblée qu'elle était alors par l'hospitalité de Beorn. Quitter son oncle et sa tante qui vivaient à Laketown s'était révélé beaucoup moins difficile et elle s'interrogeait sur ce que l'on appelait les liens du sang qui se révélaient finalement beaucoup moins importants que ceux qui la liaient à cette famille des plus inhabituelle.
Il lui avait fallu faire un choix difficile, celui entre des personnes qui l'appréciaient pour ce qu'elle était et l'avaient accueillis comme l'une des leurs, et entre son vœux le plus cher de voir l'étendue du monde et vivre sa vie en toute liberté, une aventure pleine de rebondissement. Depuis la mort de ses parents, elle ne se sentait vraiment à sa place que seule, entourée de nature, mais ç'avait été bien différent pendant le temps qu'elle avait passé en compagnie des deux hommes, ou plutôt de l'homme et de l'enfant. Elle avait vécu, en les rencontrant, une véritable aventure, comme elle en avait toujours rêvé et il fallait dire que leur rencontre avait eu l'effet d'un choc pour la fillette. C'était une rencontre du destin, qui avait bouleversé sa vie pour la deuxième fois mais qui la lui avait surtout sauvé. Cependant, sa soif de découverte en avait été toujours plus forte et à l'issue d'une longue réflexion, elle avait décidé de reprendre sa route, même si elle avait toujours été la bienvenue. La petite fille se disait simplement, pour se réconforter, qu'ils seraient toujours là si elle avait besoin d'eux et qu'elle saurait toujours retrouver son chemin vers la petite ferme qui avait su recoller les morceaux de son cœur à renfort de gâteau au miel. Elle qui avait perdu tragiquement ses parents quelques années plus tôt, avait trouvé un père au milieu de cette verdure, une haute stature qui faisait office de figure et si leur rencontre avait été mouvementée pour ne pas dire fracassante, leur séparation avait été émouvante et difficile. Ce fut comme perdre à nouveau son père mais elle avait du se rendre à l'évidence et écouter son cœur tiraillé de façon douloureuse. Elle avait cependant accepté d'être accompagnée un bout de chemin, comme pour repousser le moment où ils se diraient au revoir, même si elle n'avait pas eu beaucoup de choix à ce sujet.

Depuis une journée ou deux maintenant qu'elle cheminait seule, elle avait lamentablement perdu la notion du temps. Ses journées autrefois ponctuées de tâches qu'on lui confiait se bornaient aux repas qu'elle s'offrait en savourant les vivres qu'on lui avait généreusement offerts. Elle ne savait où elle allait, ni où son périple se finirait mais elle avait décidé de marcher vers le soleil couchant pour ne pas perdre son objectif, et ce malgré les petits points qui dansaient devant ses yeux à force de le fixer à l'horizon peut de temps avant la nuit tombée. Les Monts Brumeux s'étaient révélés particulièrement froids et hostiles et maintenant qu'elle évoluait au milieu des plaines, la chaleur lui tombait sur les épaules comme une couverture dont elle ne parvenait pas à se débarrasser.
Le pas traînant, son sac hissé sur ses épaules, elle laissait le temps filer à l'approche de l'heure de la pause de mi-journée. Le soleil au zénith traçait des lignes de sueurs sur son front auxquelles ses cheveux légèrement plus long qu'à son premier départ collaient sans réserve. Il faisait chaud, vraiment chaud et abandonnant son sac sur le sol, elle ôta le gilet de laine pour le mettre en travers des bandoulières, profitant de cette pause pour attraper son outre dont elle tira quelques gorgées. L'heure de l'encas approchait mais malgré les odeurs s'élevant de son sac, elle n'éprouvait aucune envie de se sustenter, seule la perspective de s'asseoir un instant pour reposer ses pieds tout en profitant de la fraîcheur d'un arbre l'enchantait vraiment.
Jetant son sac sur ses épaules, elle reprit son chemin, apercevant une forme longiligne au loin qui lui rappelait un arbre, si ce n'était un elfe. Il était amusant de se dire que les elfes étaient à l'image de leur habitat, élancés et droits, même si les arbres étaient au moins un peu étoffés contrairement au peuple elfique. Marcher la rapprochait de son objectif mais il lui semblait que ce dernier se multipliait et se rapprochait d'autant plus vite. Il lui fallut un peu de temps pour réaliser que ce qu'elle prenait pour un arbre sous la chaleur du zénith était plutôt de nature animale, pour ne pas dire humaine. Hésitant un instant, elle n'attendit pas plus longtemps pour aller s'écraser avec son sac dans les herbes bordant la route, se remémorant sa dernière mésaventure qui l'avait menée face à des orcs, une mésaventure qui aurait pu très mal finir si elle n'avait pas été sauvée par un ours. Sans bouger, elle resta allongée en attendant de voir ce qui lui arrivait dessus, calmant tant bien que mal sa respiration.


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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Jeu 10 Mar 2016 - 18:59

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Existait-il encore, ce sentiment de liberté tinté d'angoisse qui accompagnait la 1ere fois que l'on arpentait une route inconnue en solitaire ? Certainement un peu, même s'il était usé et accompagné d'une forme de sagesse que seule l'expérience savait doucement forger. Il y avait eu un jour, il y avait eu une nuit et depuis les années glissaient imperceptiblement. Une jeune Lossoth avait fait ses bagages et pris la route du sud contre l'avis de sa tribu elle-même. Etait-on vraiment plus heureux si loin des siens ? Etait-ce seulement après le bonheur que l'on courrait sans relâche aux quatre coins de la carte ?

Endriad, comme bien d'autres de ses congénères Lossoth d'ailleurs, estimait que peu de chose étaient dû au hasard. chacun avait une place dans l'univers et une tache qui lui été dévolue. Fatalité, destin, personne ne semblait être maitre de sa propre existence, qui découlait après tout de celles de ses parents et de toutes les générations avant elles. Il était impossible d'échapper à sa propre histoire mais elle pouvait bien prendre bien des chemins inattendus.  Après tout, n'était-ce pas là l'intérêt même de la vie, l'arpenter de long en large et même en diagonale de temps à autre.

Le passé n'était jamais bien loin et dire adieux n'était pas dans les habitudes des tribus du désert glacé. Le mot "adieux" en lui même n'existait pas véritablement, certains s'en approchait certes mais même dans la mort on évitait de s'avancer de la sorte. Aaxion était là parfois, au travers d'une rêve ou d'une intonation de voix, ça n'empêchait pas les larmes de couler ou la colère de prendre néanmoins le dessus. Même les prières et les offrandes ne pouvaient préserver éternellement les êtres chers près de nous.

Lorsqu'on voyageait plusieurs jours durant, on avait beaucoup de temps pour réfléchir et laisser son esprit s'évader aux delà des réalités et questionnements prosaïques. Certes, Firmen était un compagnon qu'on avait du mal à oublier et maintenant qu'elle observait sa démarche elle avait l'impression qu'il était déjà loin, qu'il n'était qu'un mirage issus d'un souvenir. Peut-être que si elle croisait son reflet, elle trouverait sur son visage le signe évident que le temps s'était écoulé brusquement. Endriad n'avait jamais bien supporté la chaleur et ces divagations n'était que le fruit d'un épuisement certain. Cela allait arriver, indubitablement, si ce n'était pas une hallucination ça avait tout de même quelque chose de prophétique. Elle détourna les yeux pour s'occuper de l'état assez pathétique de son équipage.

Les langues pendantes, les pas lourds, ils se trainaient difficilement et faisaient presque peine à voir. Ces bêtes étaient pourtant bien plus solides que beaucoup de montures, en d'autres lieux ils resplendissaient. Il y avait une chose qu'ils n'appréciaient guère, c'était de devoir tirer le traineau presque trop chargé sous un soleil de plomb. L'été approchait bien trop vite cette année. La main de la Lossoth attrapa la corde attachée à l'avant du traineau et l'enroula autour de sa taille avant de la nouer solidement. Quelques secondes plus tard, la maitresse se trouvait en tête, tirant la charge avec les chiens loups. Endriad caressa la tête sombre du leader avec compassion et donna quelques paroles d'encouragement dans sa langue natale. Ils le savaient bien, c'était le signe qu'une petite pause n'allait pas tarder et une énergie nouvelle se propagea rapidement au sein de l'attelage.

Devant Firmen avançait toujours en zigzag, s'intéressant à tout sauf à ce qui se passait derrière. A gauche, à droite, une pierre, un bâton, un insecte volant. Sa tante le héla plusieurs fois avant qu'il ne consente à revenir sur ses pas d'un air grognon et marcher à coté de traineau. Il soufflait bruyamment son mécontentement et ronchonnait dans sa barbe inexistante sans que l'adulte n'y prêta une grande attention, se contentant d'un sourire amusé qu'il ne pouvait même pas voir.

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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Dim 27 Mar 2016 - 12:47

Les sentiments qui animaient la petite fille avaient changé du tout au tout depuis le début de son voyage. Elle si déterminée, au début, si aventureuse, sa vision avait été bousculée par les événements qui avaient perturbé son voyage comme autant d'araignées d'eau brouillant la surface de l'eau. Il lui semblait avoir fuit la maison de son oncle il y a bien longtemps quand cela faisait moins d'un an, quelques mois tout au plus. Il lui semblait ne plus rien avoir à voir avec la petite fille qu'elle était alors et tel était le cas. Elle n'était pas naïve et innocente en ce temps là mais elle l'était bien plus qu'au temps présent. Il y avait la Bregil du passé et celle du présent, deux petites filles totalement étrangères l'une et l'autre,e t à la fois si semblables.
Elle se sentait différente, elle qui était partie le cœur léger, des rêves plein la tête, des rêves qu'elle avait vu pour la plupart réalisés après quelques jours de routes seulement. Ses rêves s'étaient transformés en cauchemars, des cauchemars devenus réalité. Elle aurait pu faire demi-tour, rentrer chez elle ou plutôt chez son oncle et sa tante qui devaient être mort d'inquiétudes après avoir découvert son absence. Mais elle ne se sentait pas prête, pas plus qu'elle ne s'y sentait chez elle, ni qu'elle ne parvenait à les visualiser à sa recherche. Elle aurait voulu leur laisser un mot, leur expliquer sa décision de partir mais elle ne savait écrire , maniant à grande peine les quelques rudiments de l'alphabet et s'était contentée de griffonner sur le bois de la table quelques lettres d'excuse.
Cette petite fille qui avait tout perdu dans un incendie, toute son enfance partie dans la fumée s'élevant doucement des corps carbonisés de ses parents, cette petite fille qui n'avait pu trouver la paix et avait trouvé le courage de réaliser ses rêves, cette petite fille qui avait tant souffert mais qui s'en trouvait grandie, guérissait peu à peu de ce pèlerinage qu'elle avait entrepris. La réalité dépassait de loin l'image qu'elle s'était faite de son voyage, toutes ces heures passées sur le dos à chercher le sommeil en réfléchissant à cette folle entreprise, en vain. Un sentiment mêlé d'insécurité et de liberté l'assaillait alors qu'elle cheminait, un sentiment d'autant plus fort maintenant qu'elle avait quitté la douce compagnie de Beorn, la sécurité de sa ferme. Elle n'avait pas réalisé jusque là, combien voyager seule pouvait être difficile, pas avant d'avoir trouvé ce foyer qui lui était cher. Elle n'avait pas mesuré combien ses parents lui manquaient avant d'avoir partagé de nombreux repas en compagnie du père et du fils.
Malgré les lieues parcourues, elle ne parvenait à se défaire du sentiment d'insécurité qui s'était emparé d'elle. Son sac rivé sur le dos, arrachant les brins d'herbe passant à sa portée, elle ne pouvait s'empêcher de regarder à droite à gauche pour s'assurer que personne ne venait derrière elle, tressaillant à chaque bruit qu'elle ne reconnaissait pas. Elle avait vécu toute sa vie dans une ferme, passé toute son enfance dans un verger d'une taille non négligeable. Ce verger avait été le lieu même de bon nombre de ses aventures, la source de son imagination. Elle aimait le contact de la nature, elle s'y sentait bien et pourtant, elle ne retrouvait plus ce sentiment au milieu de la plaine où elle cheminait. Rien n'était plus pareil.

Allongée à plat ventre dans l'herbe bordant la route, ce n'était pas pour observer les papillons voletant dans les airs, ni pour contempler les nuages mais bien pour se cacher de ce qui arrivait face à elle. Ce n'avait été qu'un point à l'horizon avant de grossir progressivement, le bruit lui parvenant avant qu'elle ne puisse définir le spectacle qui s'offrait à elle, elle tressaillit, son corps se tendant comme un arc, la main sur son petit couteau, elle retint sa respiration. Son sang battait à ses oreilles, se mêlant au bruit des pas et au raclement sur le sol, elle en avait la tête qui tournait et des fourmis dans les membres mais elle se retint de bouger, jusqu'à ce qu'une jeune femme n'apparaisse dans son champ de vision. Bien malgré elle, la petite fille poussa un soupire de soulagement bien moins discret, relâchant sa prise sur son couteau et se détendant d'un coup, son nez venant heurter le sol. Elle hésita. Elle avait envie de se relever, réagir aux fourmis qui envahissaient ses jambes dans cette position inconfortable trop longtemps maintenue mais ne souhaitait pas se dévoiler pour autant. Qu'auraient-ils dit s'ils avaient vu surgir une petite fille du bas côté ? L'origine du raclement ne tarda pas à lui apparaître et les yeux écarquillés de surprise, elle releva doucement la tête pour mieux les observer avec curiosité.


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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Jeu 31 Mar 2016 - 20:24

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Comme il était loin ce moment de chaleur au coin du feu avec ce vieil homme à la barbe blanche. Comme ils étaient loin les instants passés sur la terre des ancêtres. Elle avait eu sa place, elle avait eu son rôle et personne n'avait remit en cause cela, si ce n'était elle-même et les dieux qu'elle vénérait. Les paysages désertiques et gelés, si inhospitaliers pourtant, étaient et resteraient toujours sa maison, peu importait le nombre de lieux qui la séparaient de sa terre natale. Aimer n'était pas un mot assez fort car le vent prenait aux tripes, les visions d'un océan de glace empêchaient de décrire pleinement le tourbillon d'émotions qui assaillait son être lorsqu'elle se noyait dans ses souvenirs d'enfance. Il étaient beaux, fait d'amour autant que de tristesse et ce trésor était uniquement son bien.

Mais il y avait quelque chose d'autre, quelque chose de plus grandiose que l'attachement à son passé. Devant s'étendait la route et elle n'avait pas de limites non plus. Etait-ce le départ de ses frères ? Etait-ce la promesse d'une union qui enterrerait à tout jamais ce qui la lié au delà même du sang à cet homme qu'elle nommait père ? Oui, probablement. Elle avait cherché a oublier et c'était impossible. Ce qu'elle ressentait à l'égard du rôdeur, ce qu'elle ressentait à l'idée d'appartenir à un autre monde s'apparentait à une rafale interminable, un appel silencieux mais puissant auquel elle n'avait pu que succomber.

Les dangers, les difficultés, elle les affrontait, c'était ainsi. Un Lossoth n'apprenait pas à se plaindre, il apprenait à hurler seul lorsque le besoin s'en faisait sentir. Après, il reprenait ses besognes. Voila comment elle vivait, pas sans peur, seulement avec la conviction que cela n'aiderait jamais à survivre si elle se drapait éternellement dedans. La méfiance seulement était un maitre mot loin de chez elle. Chaque jour assidument elle portait fièrement ses idées et emmenait ses compagnons dans son sillage. Présentement, elle tirait avec eux ne s'étonnant plus qu'on remette en doute ses demandes. N'avait-elle donc jamais agit ainsi ? Un peu plus tard assurément, on ne lui avait pas laissé le temps de donner son avis lorsqu'elle avait l'âge de Firmen.

Elle se doutait des idées qui assaillaient le gamin, la solitude qu'il avait pu ressentir lorsque sa chère et tendre mère l'avait laissé seul. Il avait en lui un peu de rébellion et cette envie de devenir plus grand, plus fort, pour protéger à son tour, pour se protéger de l'abandon. Il raclait les pieds sur le sol et son visage se faisait grimaçant. C'était devenu tellement courant ces temps-ci. Il n'y avait réellement que le soir qu'il réclamait un peu de tendresse. Endriad aimait beaucoup ces moments là. Autant le dire, la majorité du temps il faisait tout pour la contredire.

- j'ai faim… grogna-t-il.

- On va bientôt s'arrêter et manger. Un peu d'ombre, ce serait bien, tu ne penses pas ?  

- Non, maintenant !

Cette voix capricieuse qui sifflait à ses oreilles elle était loin de l'apprécier. Ne voyait-il donc pas qu'elle faisait au mieux ? Si, bien sur que si, et c'était d'ailleurs pour ça qu'il jouait les durs, histoire de lui faire bien comprendre qu'il n'avait pas du tout envie de trainer à coté de l'attelage. Et pour appuyer la demande, ou l'ordre plutôt, il avisa le premier caillou qui trainait pour le décoller magistralement du chemin et l'envoyer dans le bas coté. Elle avait fait tout ce qu'elle pouvait pour lui donner un éducation descente mais non, monsieur préférait jouer les fortes têtes.  

- Pas maintenant, bientôt, déclara l'adulte sans perdre son sang froid. Prends ton mal en patience. Je n'entends même pas ton ventre gronder et pourtant il fait pas mal de bruits habituellement.

- naaaaan, naaaaan, naaan, naaan !

Ni une, ni deux Firmen avait c'était déjà rapproché du bord du chemin et sans regarder derrière lui, occupé qu'il était à faire les gros yeux à sa tante. Endriad jeta un oeil presque blasé au spectacle, encore une fois, elle allait devoir lui courir après pour lui faire entendre raison. Pourquoi pas même céder à son caprice, en définitive. Des fois, elle se disait qu'elle était bien trop gentille avec lui. Si Nïvengred avait été là ! Non, si son père avait été là, ce simagrée aurait été applaudi et suivi. Par contre, et elle ne pensait pas avoir à imaginer ça un jour, si son grand-père avait été présent, Firmen n'aurait pas bronché. Alors qu'elle fixait le bas coté elle décela une chose tout à fait surprenante. C'était quoi ça, qui dépassait légèrement un peu plus loin ? Une touffe de cheveux ? Mais la Lossoth n'eut pas le temps de vraiment comprendre s'il s'agissait d'une hallucination ou non. Une catastrophe arrivait si vite… Quand son regard revint vers son neveu, celui-ci était déjà en train de s'affaisser de l'autre coté du talus. Et une chute de plus… ce qui ne l'empêcha nullement de s'inquiéter inutilement.

Elle fit stopper les chiens immédiatement de quelques mots et détacha la corde pour se précipiter vers l'endroit supposé ou avait atterri le garçonnet. Pas de cris, pas de pleurs, il était juste étalé les quatre fers en l'air un peu sonné par le coté inattendu de sa cabriole. Elle soupira de soulagement tout en tâtonnant ses bras apparemment intacts.

- Tu n'as rien ?

- pfffffff

C'était donc tout ce qu'il trouvait à dire pour la rassurer ? Elle fronça les sourcils mais ne releva pas. De toute évidence il allait bien vu l'air toujours gronchon qui ornait sa frimousse à présent. C'est là que la vision précédent l'incident lui revint en mémoire. Endriad détourna rapidement les yeux dans la direction de ce qui l'avait interpelé. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant ce qui ce trouvait à quelques pas d'eux. C'était bien une touffe de cheveux en définitive. Une touffe de cheveux appartenant manifestement à un… une fillette ? Tout de suite, ce n'était pas si facile à déterminer.

- Regarde, souffla-t-elle à Firmen.

- Quooii, brailla-t-il en penchant la tête en arrière. Ha… ça…  

Il s'ébroua vivement, se redressa pour se mettre à quatre pattes et fixer la petite fille intensément. Il ne semblait y avoir personne d'autre à l'horizon, à première vue. Etait-elle toute seule ? Etrange, assurément. Elle avait d'ailleurs un gros sac. Non, elle ne voyageait pas sans famille ou escorte d'aucune sorte tout de même ? Beaucoup de questions se bousculaient dans l'esprit encore un peu confus d'Endriad mais elle choisi de commencer par celle-ci.

- Tu… hasarda-t-elle, te cachais ?

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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Dim 3 Avr 2016 - 20:23

La campagne de l'Eriador ne différait pas tellement de celle du Rohan. Des routes pleines de caillasses bordées d'herbe haute avec peu de chose à des kilomètres à la ronde. Debout, on pouvait voir les collines qui formaient du relief à l'horizon mais en dehors des montagnes qu'elle avait quitté après s'être séparée de Beorn, la fillette n'était entourée que d'une étendue plate et monotone. Cependant, allongée dans l'herbe comme elle l'était, elle ne voyait pas grand-chose hormis l'herbe qui l'entourait et l'étrange spectacle des chiens tirant un traîneau.
Depuis le début de son voyage, elle avait eu l'occasion d'être témoin de nombreuses choses mais cette scène avait quelque chose de bien coquasse et elle n'aurait jamais rien imaginé de tel. Dès ses premiers jours dans la forêt maudite de Mirkwood, elle avait rencontré un elfe. Un elfe si grand que les arbres de la forêt devaient lui sembler bien petit contrairement à elle. Ils avaient cheminé un temps après qu'il lui eut soigné son menton alors qu'elle s'était lamentablement étalé en se prenant les pieds dans une racine sortie de terre. Immense, blond comme les prés et aux oreilles aussi pointues que les flèches qui occupaient son carquois, il répondait au nom de Legolas. Elle avait immédiatement cru vivre un rêve, elle qui avait tant rêvé rencontrer un elfe depuis qu'elle était toute petite, il ressemblait à un être féerique d'une grande beauté. Elle avait observé sa démarche souple et pleine de grâce, la façon dont il se déplaçait sans bruit à ses côtés alors qu'elle faisait un bruit monstre dans la forêt, la forçant à détourner le regard plusieurs fois de son chemin pour s'assurer qu'il était toujours là. Les elfes n'étaient pas particulièrement bavard s'était-elle dit alors, ni véritablement chaleureux ou accueillant. Elle l'avait assaillit de question avec sa curiosité débordante et il lui avait répondu tant bien que mal pour satisfaire sa curiosité mais jamais il ne lui avait offert l'asile, l'abandonnant avec quelque chose qui s'appelait Lembas et dont elle avait pu faire un repas de plusieurs jours, la mettant en garde contre les dangers qui peuplaient la forêt.
Il ne lui avait pas fallut beaucoup de temps pour comprendre ce qu'il entendait par danger, alors qu'une araignée s'était attaquée à elle, la terrorisant. Mais une fois encore, elle avait eu une chance incroyable alors qu'on l'avait sauvée d'une manière bien chevaleresque. Ce n'était pas son petit couteau à cordage qui aurait pu venir à bout d'une araignée aussi grosse et depuis, la petite fille qui ne nourrissait aucune phobie, s'était découverte l'arachnophobie. La simple image mentale de l'un de ces insectes poilus et pleins de pattes lui donnait un frisson désagréable tout le long de l'échine et une envie de se secouer pour ôter toute potentielle petite intruse de ce genre. Elle avait enchaîné les aventures pendant ce voyage alors qu'à peine sortie de la forêt, se réveillant un matin après avoir passé la nuit à la belle étoile, elle avait été attaquée par un petit groupe d'orcs qui avaient profité de son isolement. Elle faisait une bien piètre cible pour ces monstres mais elle n'avait au final, qu'été le miel qui avait attiré les mouches avant qu'un plus gros prédateur ne soit attiré par leur présence. Ce n'était pas par un homme, ni par un elfe qu'elle avait été sauvée mais par un ours et pas n'importe lequel puisqu'il s'agissait d'une change-peau. Cette dernière découverte lui avait fait un choc suite auquel elle avait mis des heures à se remettre mais une fois ce dernier passé, elle avait passé quelques temps en la compagnie de cet ours et de son fils, ourson lui aussi. Beorn avait constitué une nouvelle famille pour elle, lui apportant une forme de soutien comme on étale du miel sur ses plaies pour les aider à cicatriser. Mais bien qu'elle fut presque totalement remise de la perte de ses parents dans ce tragique accident, elle ressentait encore le besoin d'aller de l'avant et réaliser son rêve comme une sorte de pèlerinage. Un jour, elle aurait le courage d'affronter le désastre de la demeure de son enfance avant de retourner auprès de lui, la seule personne qu'elle considérait à ce jour comme sa famille.

Voici comment elle s'était alors retrouvée allongée dans l'herbe au bord d'un chemin, craignant pour sa vie dans l'insécurité qui la menaçait alors qu'elle n'avait aucune certitude sur l'intention des gens qui s'avançait vers elle. La petite fille avait retenu sa leçon et il n'était pas question pour elle de se laisser à nouveau surprendre par des orcs, aussi humains pouvaient ils avoir l'air de loin. Aussi, ne fut-elle pas surprise de découvrir l'étrange manège qui passa devant elle. Se redressant légèrement sur ses coudes, son sac jeté par terre à ses côtés, elle regardait ces énormes chiens qui traînaient un traîneau comme un cheval traîne une charrette et toujours concentrée sur ce spectacle, elle ne vit pas arriver le petit cailloux qui vint la frapper dans la tête. Se mordant la langue, elle jura dans sa barbe inexistante en se dandinant pour frotter le point de l'impact, tentant de se faire le plus discrète que possible. La pierre avait eu pour effet de lui faire recouvrer ses esprits alors qu'elle s'abandonnait à sa curiosité débordante. Il s'agissait d'une femme et de son enfant, un enfant visiblement pénible et peu obéissant. Mesurait-il seulement la peine qu'il faisait à sa mère ? Ou au moins la chance qu'il avait de l'avoir ainsi à ses côtés ? Bregil ressentit une pointe de jalousie, gonflant les joues pour s'empêcher de grommeler.
Toujours cachée, elle observait la scène entre les deux protagonistes en prenant son mal en patience. Elle ne voyait pas tout, son champ de vision considérablement amoindrit par l'herbe autour d'elle mais elle dut se mordre l'intérieur de la bouche pour se retenir de rire alors qu'elle venait de voir l'enfant culbuter sur le bord du chemin pour atterrir dans l'herbe non loin d'elle. Toute rouge, se secouant sur place en riant en silence, elle inspira un bon coup pour se calmer alors que des larmes de rire perlaient sous ses yeux. Malheureusement, elle perdit toute raison de rire alors qu'elle réalisait que sa cachette avait été compromise. Se redressant sur ses coudes pour sortir la tête de l'herbe, elle fixa la femme au visage intéressant de ses petits yeux. Elle renifla bruyamment, se composant une attitude nonchalante avant de se relever totalement en attrapant son sac.

« Non, je profitais simplement du soleil. J'étais tranquille jusqu'à ce que vous ne commenciez à jacasser. »

Son sac sur le dos, les bras croisés sur sa poitrine, elle se dressait dans une attitude de défi qui visait à ne pas dévoiler la peur qui siégeait au creux de son estomac. Regardant tour à tour la femme et l'enfant, elle ne put résister à l'envie qui l'avait saisie plus tôt, quand bien même cela ne la regardait pas.

« Tu ne devrais pas parler à ta mère comme ça, toi ! Sinon elle va regretter d'avoir tant souffert pour te mettre au monde. Une maman, on en a qu'une ! »

Le fusillant du regard sur ces mots, elle n'avait bien entendu aucune conscience du lien qui les unissait réellement mais elle avait prononcé les mots qu'elle avait sur le cœur. Grand bien leur fasse.


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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Lun 4 Avr 2016 - 23:43

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C'était une drôle de frimousse qui se détourna vers la lossoth, pas vraiment inquiétée apparemment de se voir ainsi dérangée par cette légère dispute. En même temps, il n'y avait pas de quoi. Certes Firmen pouvait à l'occasion se montrer hostile mais très rarement à l'égard des autres enfants. Cela dit, une gamine laissée à sa propre volonté en pleine campagne rase n'était très sur, mieux valait jouer la sureté d'une cachette approximative. Endriad ne cacha pas son étonnement face à la réponse inattendue et un brin cavalière de cette jeune demoiselle. Prendre le soleil, à plat ventre sur sur le bas coté d'une chemin, voila qui était inhabituel. Soit, elle n'allait pas la contrarier même si la femme émettait quelques réserves sur cette affirmation.

- Oh, dans ce cas, nous sommes navrés de t'importuner, répondit-elle avec détachement et une pointe d'ironie. Il y a t'il d'autres pauvres baigneurs incommodés ?

Ses bras c'étaient refermés et son attitude était on ne pouvait moins avenante. Endriad pouvait le comprendre, elle-même se montrait en général peu encline à autre chose que de la méfiance envers des inconnus, ce qui expliquait la précédente question si tant est qu'on vieille bien lui donner plus d'informations. Inconsciemment, ses oreilles s'étaient braquées sur les bruits alentours. Une embuscade tendue par des brigands avec un enfant comme appât était loin d'être inenvisageable, bien au contraire. Elle avait déjà vu cette technique par le passé. Alors que la fillette amorçait une seconde phrase Endriad avait déjà levé les yeux vers les chiens et le traineau, guettant une quelconque attaque surprise en provenance de l'autre coté du chemin.

Les mots de la petite fille attirèrent une nouvelle fois son attention. L'erreur était des plus courante mais l'intérêt qu'elle portait à la scène de ménage de parfaits étrangers était assez inattendu et pourtant très parlant. Voila le genre de reproches que seul quelqu'un qui avait perdu un être cher pouvaient prononcer. Ca venait du coeur, Endriad ne mettait pas en doute son instinct. Qui se préoccupait de la relation conflictuelle d'un gosse et de sa supposée mère tout en prétendant, il y avait de cela quelques secondes, que ce n'était que des "jacasseries" insupportables ? Il y avait là une sorte de conflit, une incohérence percutante dans les propos. Néanmoins, la lossoth garda ses réflexions pour elle-même, elle était persuadée que ce n'était ni le lieu ni le moment d'aborder ce sujet.

Firmen cependant ne l'entendait pas de cette oreille. Il y avait peu de chance que le regard accusateur qu'on lui avait balancé à la figure le laisse de marbre. Très doucement ses yeux se plissèrent jusqu'à devenir deux fentes obscures. Toujours à quatre pattes dans l'herbe il fixait son homologue féminin les ongles plantés dans la terre et l'air hagard, pour peu il aurait été franchement capable d'aboyer tant le trouble le mettait mal à l'aise. Il passait bien trop de temps avec la meute et avait développé avec les années quelques similitudes de comportement tout à fait saisissantes.  

- C'est pas ma mère, grogna-t-il.

Elle ne l'était pas et elle ne le serait jamais. Se souvenait-il vraiment du visage de celle qu'il portait aux nues ? Avec les saisons qui défilaient les traits délicats de son visage devenaient de plus en plus flou. Il idéalisait plus qu'il ne se rappelait. La chaleur de ses mains pâles sur ses joues était une sensation vague, souvent rêvé mais tellement fugace. Il oubliait malgré lui dans un silence presque insoutenable. Endriad connaissait bien cette émotion enfouie, les efforts que la mémoire faisait pour garder farouchement des bribes de souvenirs quitte à devoir les fantasmer en partie. Qui mieux qu'elle savait qu'il était impossible de remplacer quelqu'un totalement ? Elle avait bien essayé pourtant… Lorsqu'on aimait un enfant comme sa chair on souhaitait porter les peines à sa place. L'expérience lui faisait dire que c'était là une chose impossible. Est-ce vraiment un mal ? Que restait-il de cet être précieux lorsque tout s'était évaporé ?

La solitude et ce vide, immense… Endriad avait toujours l'impression que c'était là le pire des scénarios. Tilvengred était de ces hommes qui avaient renoncé aux chagrins et dont les joies comme les peines s'étaient lassées d'être les compagnes fidèles. Ce qu'elle redoutait était cet état de dénie, presque d'absence. Alors oui, elle préférerait toujours que Firmen la considère comme une tante et non comme une mère. Cela même quand elle en avait les atours et les sentiments aussi confus qu'entiers. On avait tous des fantômes, ils pouvaient vous pousser vers la lumière ou vous emmurer vivant dans l'obscurité pour le reste de votre vie.  

- T'as qu'à aller voir la tienne !

Venait-il vraiment de dira ça ? Endriad n'était pas sure que c'était la meilleure chose à faire mais il était difficile de contenir les mots qui sortaient d'une autre bouche que la sienne. On pouvait lui faire confiance pour enjoliver la scène d'une langue sortie de son fourreaux narguant orgueilleusement l'ennemie. Chacun son caractère, chacun sa carapace face à une menace. Une menace de quoi au juste ? Pas grand chose mais l'esprit de l'enfant avait vite fait de s'accaparer et de déformer les vérités.

- Firmen, ordonna l'adulte en entourant pourtant ses épaules d'un bras protecteur. Ne dis pas des choses pareilles…

Il n'y avait toujours pas de trace d'une embuscade programmée mais la vigilance restait intacte. Son expression c'était adoucit néanmoins après cette sorte d'aveux sous-entendu. Quel âge pouvait-elle bien avoir ? Une dizaine d'année, suffisamment grande pour choisir son destin et pourtant trop jeune pour assumer pleinement un voyage en solitaire, comme cela semblait être le cas. C'était ainsi qu'elle lui apparaissait, forte dans sa façon de se montrer un peu désabusée, fragile dans la manière dont elle réagissait sans se soucier de ce qu'elle laissait entrevoir. Elle ne connaissait même pas son nom il était vrai. Cependant, Endriad ne faisait que deviner au travers d'un regard, d'une attitude, de quelques mots. Des gens, elle en avait croisé beaucoup et à les observer à travers le prisme de sa propre histoire et sa propre culture, elle déchiffrait de mieux en mieux les petites signes qu'ils semaient à chaque instant.

- Ce n'est pas mon fils, expliqua-t-elle finalement avec plus de calme que Firmen. Mais il est aussi insupportable que s'il l'était.

La lossoth ébouriffa les cheveux du gamin comme pour le gronder gentiment et sa voix se fit plus taquine. Il fallait détendre cette atmosphère semi-pesante qui n'était confortable pour personne. Loin d'elle l'idée de faire fuir cette fillette, au contraire. Ils étaient peut-être les premières âmes humaines qu'elles croisaient de la journée. Il n'était pas si agréable d'être livrée à ses introspections lorsque le climat était si désertique et les jours si semblable.

- Tu devrais te mettre à l'ombre, ton nez commence à être rouge. Viens avec nous si tu veux, nous allons nous reposer un peu plus loin. C'est un peu un sauvage mais il ne te mordra pas. Enfin... pas si tu évites les sujets qui fâchent, si tu vois de quoi je parle ?

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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Dim 5 Juin 2016 - 20:29

Bregil avait toujours été une petite fille fougueuse, pleine de vie et d'énergie difficiles à contenir pour qui ne savait pas y faire mais aujourd'hui, même si la joie et la bonne humeur qui l'animait autrefois s'était légèrement flétrie, elle n'avait certainement pas perdu sa fougue et avait surtout gagné en propos acerbes. Faisant face au petit garçon, les poings sur les hanches et les cheveux en bataille, elle le fusilla du regard au risque de le tuer sur le coup. Elle avait ressenti le besoin de laisser libre court à la colère qui l'animait, de dire ce qui lui pesait sur le cœur, des propos qu'elle ne retenait plus depuis son séjour chez Beorn, un séjour qui lui avait fait le plus grand bien. Cependant, la libération qu'elle pensait ressentir après cela ne vint pas et au contraire, sa colère ne se fit que grandissante, comme un venin qui s'insinue dans les veines.
La fillette était d'une humeur massacrante aujourd'hui, malgré le grand soleil qui les surplombait et si elle avait été assez lucide pour s'en rendre compte, elle se serait sûrement demandé quelle mouche l'avait piquée. Sans doute le fait d'avoir quitté Beorn, qui lui manquait immanquablement. Ne quittant pas du regard le jeune garçon qui lui faisait face, elle renifla bruyamment en haussant les épaules, pour répondre à la jeune femme qui ne manquait pas d'être courtoise à son égard.

« Je suis seule, c'est mieux pour profiter du calme. »

Bien sûr, elle mentait, elle ne s'était pas allongée dans l'herbe pour profiter du soleil mais bien pour se protéger d'une éventuelle menace qui pourrait lui tomber dessus et si elle continuait sur sa lancée, ce couple d'apparence inoffensive pourrait bien se retourner contre elle. Visiblement, le petit garçon n'était pas sans défense contre sa verve qui lui répondit d'un grognement avant de lui renvoyer l’ascenseur. Elle encaissa le coup sans broncher, laissant à peine transparaître le fait que le coup l'avait touché en plein cœur. Il fallait bien avouer que c'était bien envoyé, d'autant plus qu'elle l'avait bien cherché mais une ombre d'inquiétude passa sur son visage. Si ce n'était pas sa mère, pourquoi voyageait-il avec elle ? Était-il en danger ? Cela aurait expliqué pourquoi il rechignait tant à avancer. Regardant tour à tour la femme et l'enfant et pourtant la relation qui les liait aurait pu être de cette ordre. La jeune femme entoura ses épaules d'un bras, comme une mère l'aurait fait, le réprimandant doucement avant de venir confirmer ses propos. La curiosité de la petite fille fut piquée au vif mais elle se retint de demander quel genre de relation les liait. Son cœur se serra devant le petit spectacle plein d'amour qui s'offrait à elle mais ce fut moins douloureux que ce à quoi elle s'était attendue. Son séjour chez Beorn lui avait fait le plus grand bien et elle eut soudainement conscience qu'elle avait envie de rentrer et de le revoir, alors qu'elle venait à peine de le quitter.
Avenante, la jeune femme lui offrit de se joindre à eux pour profiter de l'ombre. Se frottant le nez avec l'index, son regard piqua sur ses chaussures comme si elle recevait un sermon vis à vis de ses propos antérieurs et pour dire vrai, elle était légèrement embarrassée maintenant que toute la tension était retombée. Grattant l'herbe du bout de ses chaussures, elle étira une petite grimace d'excuse.

« Je suis désolée, je ne voulais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas. J'ai un peu de pain au miel si vous voulez, pour me faire pardonner. »

Son regard bifurqua toutefois vers leur étrange attelage, sa curiosité toute retrouvée, il passa de ce dernier au tout aussi étrange couple qui le menait avant qu'elle n'attrape son sac.

« Je ne pense pas en avoir assez pour eux par contre. »

C'était là une petite tentative pour amener le sujet sur les bêtes qui traînaient l'étrange charrette et qui n'avaient certainement pas l'air de bêtes de traits. Les gens utilisaient généralement des chevaux ou encore des vaches pour ce genre de tâche mais visiblement, des loups pouvaient très bien faire l'affaire. Elle n'était cependant pas très rassurée en leur présence, elle n'avait pas envie de finir comme repas pour ces carnassiers.


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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Ven 8 Juil 2016 - 22:58

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La jeune demoiselle continuait dans son rôle. A l'entendre on pouvait en effet croire, en lisant entre les lignes, à ses paroles. Ce n'était pas un mensonge délicat destiné à berner. Du moins, ça n'en avait pas l'air. On sentait plutôt toute la rebellions et la fougue qui seyaient à merveille aux enfants de cet âge. Quelque part Endriad préférait ça, plutôt que de se sentir amadoué à l'aube de cette rencontre. De cet aveux découlait pourtant toujours autant de questions. Pourquoi donc voyageait-elle seule ? Elle n'avait pas l'air mal en point et elle ne hurlait pas au malheur qui aurait pu s'abattre sur ses compagnons de voyages, voire même sa famille.

C'était une bien intrigante créature. Une bien intrigante créature qui ne plaisait pas vraiment à Firmen de prime abord. Cela ne pouvait pas durer éternellement même s'il fallait le retenir d'en rajouter. Il avait frappé et même si la fillette ne sembla pas touchée outre mesure par les mots de son neveu, en rassemblant les morceaux, on pouvait deviner qu'il n'y avait peut-être point de mère à aller trouver.

Puis, finalement l'attitude changea, trahie par des gestes bien moins assurés. Dans ses bras, Firmen était toujours prêt à bondir à la moindre remarque qui le transpercerait de part en part. Entre eux, Endriad trouvait une similitude étrange comme s'ils savaient mutuellement où frapper pour se blesser sans même se connaitre. Les iris pourtant clairs du gamin ne la quittaient pas du regard, tapis dans l'ombre inquiétante de ses sourcils obscurs froncés à l'extrême. Les excuses ne suffiraient pas effacer les propos immédiatement. Il resta silencieux sans se départir de son air sauvage, néanmoins plus tranquille qu'au paravant.

- Ne t'inquiète donc pas pour ça, rassura Endriad tout en relâchant l'étreinte alors qu'elle sentait les muscles de l'enfant se détendre un peu.

Endriad se redressa lentement, une main toujours posée sur l'épaule de Firmen pour l'apaiser. Avant de rentrer dans les détails il fallait que Firmen se calme totalement. Ce n'était pas un secret mais le moment était assez mal choisi pour aborder le sujet. Il en allait de même concernant l'histoire de l'inconnue. Elle était prête à partager son repas, c'était un bon début, mieux valait éviter de la brusquer inutilement.

- Ils préféreraient un bon morceau de viande. Ils ne t'en voudront pas de garder tes vivres pour toi, déclara la Lossoth tout en levant le yeux vers les loups dans un sourire.

Les mastodontes n'avaient pas flairé de danger chez la jeune fille, ils la regardaient seulement avec tout autant de curiosité qu'elle en avait pour eux. Les animaux gigotaient et tiraient pour certains sur la corde pour venir la renifler de plus près. Il n'y avait rien à craindre mais leurs impressionnantes carrures et leurs rangés de dents pointues avaient de quoi semer l'inquiétude, même chez le plus vaillant des soldats.

- Ils ne te feront rien mais tu peux rester près de moi pour les quelques mètres à venir si tu préfères.

La Lossoth remonta sur la route. D'un geste et de quelques mots elle intima l'ordre à ses compagnons à fourrure de reprendre leur place dans le rang et de se tenir calme en présence de cette jeune invitée. L'étrange attelage reprit bien vite sa marche besogneuse sur le chemin poussiéreux. Firmen fermait la marche. Il trainait derrière avec une expression profondément renfrognée, toujours méfiant envers la gamine à laquelle il jetait fréquemment des coups d'oeil soupçonneux. Endriad l'ignora ostensiblement tant qu'elle entendait ses pas et quelques grognements mécontents qui lui échappaient parfois.

- Me diras-tu comme tu t'appelles ou dois-je commencer ?

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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Sam 8 Oct 2016 - 20:02

La petite fille était têtue, impossible pour elle de se contenter de dire la vérité, elle avait décidé d’endosser un rôle et était déterminée à continuer à le jouer. C’était aussi une manière de se protéger, elle ne faisait pas confiance à cette femme et à l’enfant, une méfiance qu’elle n’aurait pas ressenti quelques mois plus tôt tant elle était encore naïve. Ce n’était sans doute que passager, le résultat naturel de tout ce qui lui était arrivé, la nécessité de passer d’une extrême à l’autre avant d’être suffisamment mature pour trouver d’elle-même un juste milieu.
Ce n’était encore qu’une enfant, elle en possédait la témérité et manquait de sagesse bien qu’elle en possédât déjà beaucoup pour son jeune âge. Sans doute aurait-elle dû feindre d’être accompagnée pour se protéger, mais elle n’avait pas pensé jusque-là et il était maintenant trop tard pour faire machine arrière, cela aurait paru louche.

Son attitude fière avait cependant laissé place à son véritable visage. Elle avait été bien éduquée par ses parents et ne pouvait décemment pas leur faire honte dans l’autre monde. C’est tout naturellement qu’elle s’était excusée pour son comportement, sans toutefois accepter l’invitation de la jeune femme à les accompagner, pas tout de suite. Elle leur proposa de partager ses maigres vivres en guise d’excuse même si le petit garçon ne semblait pas décolérer. Elle se revoyait en lui, en son attitude et elle put presque deviner qu’il n’en avait plus non plus, de mère. C’était un bien étrange sentiment pour elle que de se voir ainsi de l’extérieur et peut-être était-ce ce que l’on ressentait une fois adulte, lorsque l’on repensait à nos bêtises d’enfance.

La jeune femme était douce, tout l’opposé du jeune garçon qu’elle gardait dans son étreinte. Leur relation attisait sa curiosité mais elle n’osa pas les interroger. Tant parce qu’elle n’avait pas envie qu’on la questionne en retour que parce qu’elle savait que se montrer trop curieuse pourrait lui apporter des problèmes. Alors elle se contenta de rester silencieuse, même si la curiosité fut de trop et qu’elle aborda tout de même la question de l’étrange attelage.
Bregil releva immédiatement la tête, croisant brusquement le regard de la Lossoth alors que celle-ci évoquait le fait que les loups préféraient la viande. Elle n’était pas stupide au point de croire qu’ils pourraient avoir un régime différent des autres loups simplement parce qu’ils étaient arrachés mais une pointe d’espoir avait subsisté. Pendant une seconde, elle eut peur qu’ils aient envie d’avoir un aperçu de son goût alors que certains tiraient sur la corde pour la renifler museau au vent. Elle prit soin de s’éloigner légèrement d’eux pour maintenir une distance de sécurité avec leurs crocs aiguisés malgré les propos qui se voulaient rassurants. Elle s’était montrée tout aussi méfiante à l’égard de Beorn et à raison, ce dernier avait déchiqueté une horde d’orcs sous son nez.

Comme si elle avait estimé que sa proposition avait été acceptée, l’équipage avait repris la route avec la femme en tête et le gamin en fin de marche. Hésitant une minute au bord du chemin, elle n’avait cependant trouvé aucune excuse pour refuser l’invitation, d’autant plus qu’il semblait qu’on ne lui en laissa pas vraiment le choix. La jeune femme exerçait sur elle une certaine fascination qui la poussa à lui emboîter le pas, trottinant sur quelques mètres pour se porter à sa hauteur tout en conservant une distance respectable avec les mastodontes.
Son visage se fendit d’une grimace et elle renifla bruyamment d’une façon peut élégante qui ressemblait cependant à un petit rire avant de se présenter en employant la forme d’usage.

« Je m’appelle Bregil, fille de Fréagel et d’Elda. »

Elle tourna la tête pour regarder le jeune garçon répondant au nom de Firmen, si elle avait tout compris. Elle ignorait toutefois toujours le nom de la demoiselle aux origines confuses à ses yeux. Ses vêtements, sa physionomie, sans compter les loups, chaque détail ne faisait qu’attiser sa curiosité et bientôt, elle n’en put plus.

« Vous venez d’où ? C’est courant chez vous de faire tirer un attelage à des loups ? Chez moi on utilise plutôt des chevaux. »


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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Mar 3 Jan 2017 - 13:36

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Firmen était bien loin d'avoir atteint la sagesse, et pourtant on ne pouvait nier que la vie sur les routes était porteuse d'enseignements. Il avait acquit une capacité surprenante à se prendre parfois pour l'un des membres de le meute. C'était un trait qu'il aurait peut-être été bon de corriger, elle s'y employait d'ailleurs en de trop rare occasion. Le garçonnet n'était qu'assez rarement facile à vivre et cela risquait d'envenimer les choses. Pour l'instant, il ne courait pas nu et à quatre pattes dans les fourrés, même s'il avait la fâcheuse habitude de hurler et de grogner comme ses compagnons à poils. Lorsqu'il rejoindrait son père, il aurait tout le temps de devenir un homme et d'oublier cette étrange association. Enfin, s'il devenait un tant soi peu accommodant avec une forme d'autorité…

- Le ronchon derrière est mon neveu, il s'appelle Firmengred. Je m'appelle Endriad, fille de Tilvengred et Nuïqu, répondit en retour la Lossoth.

Un grognement répliqua dans leurs dos, semblant remettre en cause le surnom peu flatteur. Puis, Firmen sauta à nouveau sur le bas coté, longeant l'attelage dans une course effréné mais vacillante. Un vrai petit sauvageon, le cheveu hirsute et la figure grimaçante. Endriad haussa les épaules, s'amusant d'avance du moment où il allait à nouveau s'étaler dans l'herbe pour se relever, vif comme une flèche, fier comme un paon.  

- Nous venons du Forodwaith, très loin au nord.  

Ce n'était pas la première à poser ce genre de questions. Endriad avait beau être métissée, elle avait bien l'allure générale et les coutumes propres à son peuple. Elle ne s'offusquait jamais de la curiosité que cela pouvait éveiller chez les personnes qu'ils croisaient aux détours des chemins.

- Les chevaux tolèrent assez mal le froid qui sévit au delà des montagnes. Les loups sont bien plus solides, et ça protège mieux des bêtes sauvages.

Tout en avançant au rythme tranquille de l'attelage atypique, Endriad continua son explication sur son pays d'origine, avec plus où moins de détails. Peu de gens connaissaient l'existence même des Lossoth, qui étaient bien trop content de vivre paisiblement sur leur vaste et hostile territoire pour chercher à lier trop de relations avec ceux plus au sud. En se livrant ainsi, elle espérait également délier la langue de la jeune voyageuse solitaire et l'amener à en dire un peu plus sur ce qui l'avait conduite jusqu'ici.  Elle comprenait certes qu'elle garde pour elle ses secrets mais peut-être pouvait-elle l'aider d'une quelconque manière. La Lossoth ne pouvait décemment pas laisser une enfant seule au milieu de nulle part même si celle-ci semblait avoir suffisamment de ressources pour s'en sortir, à première vu.

- Arrêtons-nous là, un peu de repos ne nous fera pas de mal.

La jeune femme désigna un malheureux arbre qui avait l'audace de se tenir bien droit au milieu de nulle part. Il n'était certes pas en grande forme mais c'était le seul à pouvoir leur offrir un peu d'ombrage. Avec précaution, la Lossoth aida les loups à sortir du chemin et à se trainer jusqu'au tronc. Firmen revint sur ses pas qui l'avait entrainé devant après que sa tante l'eut interpelé bruyamment. il s'étala dans l'herbe quelques secondes plus tard, la respiration encore saccadée, la mine cependant plus joviale.

- J'ai faim, grogna-t-il pour la seconde fois. Y'a de l'ombre là, donne moi à manger.  Il plissa les yeux en fixant Bregil dans un sourire en coin.  Hey, toi là, tu vas rester longtemps avec nous ? Et tu viens d'où d'abord ?

C'était un peu abrupte, mais le fait qu'il pose si franchement les questions qui lui brulaient les lèvres était signe qu'il acceptait à présent sa présence.

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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Mer 4 Jan 2017 - 23:13

Elle n'aimait pas beaucoup le sale mioche qui répondait au nom de Firmen ou Firmengred, peut lui importait. En fait, il lui rappelait un peu trop sa propre attitude et s'il y avait bien quelque chose qu'elle détestait, c'est qu'on lui rappelle qu'elle n'était pas très sage.
Bregil aurait pu se targuer d'avoir reçu une éducation plus que convenable vu sa naissance, une éducation pleine de valeurs. Elle avait fait la fierté de ses parents aussi longtemps qu'ils avaient été là pour elle et elle faisait de son mieux pour leur faire honneur malgré le chagrin qu'elle ressentait à les avoir perdu.

Elle ne jeta pas même un regard au gamin, se concentrant plutôt sur Endriad qui lui inspirait davantage de sympathie. Elle était belle en plus, d'une beauté inhabituelle. La petiote n'avait pas beaucoup voyagé mais pour sûr, elle n'en avait jamais vu des comme elle et elle l'enviait un peu, d'avoir un visage si atypique en ces régions, les garçons devaient la regarder. Mais ses pensées s'arrêtèrent là, elle ne s'intéressait pas plus à l'autre sexe.

« Le Forodwaith ? Jamais entendu parler mais je ne sais pas grand chose de la vie. »

Elle poussa un petit soupire vaincu. Il lui arrivait rarement d'avouer qu'elle ne savait pas quelque chose, question d'ego, mais elle avait déjà perdu la bataille alors autant rendre les armes plutôt que de s'acharner, elle vaincrait la prochaine fois. Bregil buvait littéralement les paroles de Endriad. Un froid tel que les chevaux n'y résistait pas, des bêtes sauvages, cela semblait comme une grande aventure rien que d'y vivre.
Un petit sourire vint éclairer son visage, elle s'imaginait une telle contrée, alimenté par les propos de la Lossoth avec qui elle cheminait. Elle l'écoutait avec un regard ébahi et regrettait clairement d'être interrompue lorsqu'ils arrivèrent à destination.

Bregil aida Endriad à tirer son traineau hors du chemin, se tenant à une distance raisonnable des loups qu'elle observait toujours avec un air de méfiance mêlé de curiosité. Une fois à l'ombre, elle s'abandonna sur le sol d'un geste brusque, s'appuyant en arrière sur ses mains. Elle n'eut pas le temps de souffler que le ronchon s'attaqua à elle comme un petit chien montre les dents. Elle le trouvait légèrement ridicule dans son attitude.

« Je vais rester aussi longtemps que je le souhaite, juste pour te faire parler. »

Elle se retint de ponctuer sa réplique en lui tirant la langue comme une enfant de 7 ans mais ce lui fut difficile tant l'envie la démangeait. Elle soupira lourdement et ouvrit son bagage, sortant un reste de galette au miel. Elle la découpa et en donna un morceau au gamin, les sourcils froncés.

« Tiens, manges et tais-toi ! C'est une galette au miel que m'a donné un ours. »

Elle se fichait bien qu'il accepte ou non son présent, sa tante le prendrait sûrement et sinon, elle avait bien assez de place dans son estomac pour le manger elle-même. Elle essayait juste d'enterrer la hache de guerre, même si sa méthode n’était peut-être pas la plus efficace.
Après tout ce que lui avait conté Endriad et malgré le fait qu'elle aurait préféré en savoir plus, la petite fille estima qu'elle leur devait bien des réponses à eux aussi. A contrecœur, elle mordit dans son bout de galette pour se donner le temps de réfléchir à ce qu'elle pouvait leur dire, avalant un gros morceau d'un coup.

« Je viens pas d'aussi loin que vous, moi. Pas de très loin d'ici d'ailleurs, enfin je crois parce que je sais pas trop où on est mais ça s'appelle le Rohan. Pas des loups qui tirent les charrettes mais bien des chevaux, on est connu pour ça. Je me promène juste un peu pour découvrir le monde. Je suis grande, j'ai peur de rien. »

Elle avait ajouté cette dernière phrase plus pour se convaincre que pour les convaincre eux. Après tout, qu'est-ce que ça leur importait. Ils devaient se foutre d'elle comme de leur première chaussette.


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MessageSujet: Re: Miss printemps frappe à la porte ! ( Bregilounette )   Dim 14 Mai 2017 - 11:44

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L'éducation était un vaste sujet. Firmen n'était pas un enfant facile, il fallait bien l'avouer, mais il n'était pas non plus mauvais, seulement en proie à une rebellions, presque légitime lorsqu'on se penchait sur son cas. Il avait perdu sa mère et son père était pour ainsi dire absent, même si son admiration pour le rôdeur n'était pas vraiment à prouver. Oui, ce gosse était une copie presque conforme au gamin qu'Endriad avait élevé bien des années plus tôt. La Lossoth faisait ce qu'elle pouvait avec les cartes qui étaient entre ses mains, tout en sachant que l'âge adulte viendrait trop vite.

- Oh, sourit-elle, nullement vexée ou surprise de l'ignorance de la jeune fille, mon peuple ne se mêle que très peu à ses voisins. Même ces terres appartiennent pratiquement à un autre monde. Deux modes de vie qui ne feraient de toute façon pas très bon ménage.

Si certains, comme elle, pouvait s'adapter, la grande majorité des Lossoth n'avait aucun désir de descendre saluer les autres hommes, trop différents d'eux. Le clivage était pourtant pacifiste, chacun vivant dans l'ignorance des autres, rendant les mélanges anecdotiques, la cohabitation somme toute aisé dans la mesure d'un éloignement géographique. Le Forodwaith n'avait aucun attrait, bien que vaste, mais trop hostile avec trop peu de ressources à exploiter. Ainsi donc les âges étaient-ils passés sans que rien ne change vraiment.

- Ah…

Il haussa les épaules, passa une main dans ses cheveux rendant la masses brune encore plus chaotique, une moue bougonne sur le visage. Il la regarda farfouiller dans son bagage avant de lui tendre de la galette. Sans doute un peu méfiant, à l'image d'un animal, Frimen fixa les doigts puis le visage de la fillette avant qu'elle ne se mette à parler. Ses yeux s'éclairèrent, ses propos alimentaient sa curiosité, et il attrapa finalement la nourriture d'un geste vif pour le renifler.

- Un ours ? Comment un ours ?

D'un oeil amusé mais vigilant Grillade observer le manège des deux enfants. C'était un peu houleux, mais néanmoins, il y avait de l'amélioration dans le dialogue. Eveiller la curiosité de garçonnet était encore le meilleur moyen de l'amadouer. A son tour la Lossoth apporta quelques victuailles, du pain un peu sec, des anchois au sel, de la viande séché, et des pommes. Ils n'étaient pas bien riches mais c'était déjà des mets de choix en comparaison de certains jours bien plus maigres. Endriad invita Bregil à se servir comme elle le souhaitait tout en l'écoutant. Il fallait reprendre des forces pour son voyage, où que ses pas la mènent en ce monde.

La vie étaient dangereuses sur les routes, quelques conseils, voila ce qu'elle pouvaient encore lui donner. La fillette ne semblaient pas manquer de ressourcees pourtant. Elle lui indiqua bien les coins à éviter et les rares marchands Lossoth qu'on pouvait croiser. Ils étaient tous de confiance et facilement reconnaissables, ils lui donnerait de quoi manger ou dormir à l'abri pour une nuit ou deux. C'était ainsi dans leur culture, on ne laissait pas les gens du voyage dans le besoin. Endriad comptait bien lui offrir également quelques restes, ils n'avaient guère mieux de toute façon, pour la suite de son expédition. Elle appréciait cette jeunesse, ce caractère indépendant, qui lui rappelait un peu le sien quelque part. Découvrir le monde, ce n'était pas donné à n'importe qui. Pourtant, avec des épaules solides et le sens de la préservation, l'expérience était forte en rencontres et en leçons de vie.

Peut-être, un jour, dans un avenir proche ou lointain, leurs chemins se croiseraient de nouveau. Endriad se demandait déjà ce que cette aventureuse Bregil aurait alors à lui raconter, comment elle aurait grandit plus fière et courageuse encore que celle qu'elle avait présentement devant les yeux. L'avenir le dirait, et elle pria silencieusement les dieux du nord de lui octroyer leur protection.  

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