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— RACE DU PERSO : humaine
— ORIGINAIRE DE : Harad
— ÂGE DU PERSO : 27 ans
— RANG SOCIAL : pauvre
— MÉTIER PRATIQUÉ : voyante, danseuse, musicienne, comédienne
— ARMES DU PERSO : un couteau bien caché sous ses jupons
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : son père
— VOYAGE AVEC : sa troupe de saltimbanques
— AMOUREUSEMENT : fiancée à Leoden

MessageSujet: Good fortune on my way [terminé] Lun 1 Fév 2016 - 11:39

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

Les pavés des ruelles étaient réchauffés de soleil, toute la journée, le temps avait été propice à la bonne humeur. Le ciel dégagé donnait toujours cette impression d’avoir la tête lire, une chance pour Cármen qui s’était donnée en spectacle dans un coin tranquille de ce joli village. Un tissu était étalé soigneusement à même le sol pour solliciter les âmes généreuses à lui offrir une pièce. Le sourire de Cármen et sa grâce en avait charmé plus d’un puisque les pièces s’étaient amassées. Cármen ne s’était pas arrêtée de danser pour autant, tournoyant sur elle-même avec une légèreté déconcertante tout en faisant virevolter un châle pour plus de magie, elle profitait de cet instant autant que ses spectateurs. La danse pour elle était un moyen de s’exprimer, de vivre mais aussi de libérer son esprit de toutes ses mauvaises ondes. Chaque geste racontait sa vie, ses bonheurs et ses malheurs, ils exprimaient le besoin pour elle de se sentir aimée tout en étant effrayée par ces sentiments. Ces interprétations n’étaient connues que d’elle, ils ne regardaient qu’elle et ne laissait entrevoir que le rendu. Parfois on l’applaudissait, parfois on tapant des mains en rythme pour l’aider à conserver la cadence et parfois on l’insultait. Là était la dure condition des saltimbanques, autant appréciés, autant détestés alors qu’elle restait dans un coin sans déranger personne et ne réclamait rien.

Arriva d’ailleurs les ennuis, un groupe de deux gardes patrouillant dans la ville vont à sa rencontre. Au départ elle les ignora, continuant de danser pour leur montrer qu’elle ne faisait rien de mal et les inciter à passer leur chemin. Elle n’avait jamais eu de bonne conversation avec un garde, la plupart du temps ils étaient ceux qui les chassaient hors des villes pour leurs préjugés. L’un d’entre eux entreprit de se baisser vers son argent, Cármen s’empara alors vite du tissu qu’elle referma, en bourse pour la garder contre elle avant qu’il ne puisse le lui confisquer.

« Eh voleuse, rends cet argent !! » Fit-il en sifflant.
« Je ne l’ai pas volé, c’est a moi, laissez moi tranquille ! »

L’un des deux attrapa Cármen par le bras, serrant son emprise sur celui-ci dans un rire moqueur tandis que l’autre semblait autant trouver la situation amusante. La bohémienne ne se laissa pas faire, prise de colère, elle asséna un coup de poing de son bras libre dans la mâchoire de l’autre et tenta de se soustraire de son emprise. Sa mâchoire déboitée sous le choc, il ne lâcha pas pour autant son emprise, Cármen sorti un couteau dissimulé et attaché au niveau de sa cheville et trancha l’air d’un coup brusque. La lame alla effleurer la joue du garde, une infime coupure apparu et l’obligea à la relâcher. La jeune femme esquiva l’attaque de son collègue et prit la fuite à travers le village, laissant derrière elle les quelques pièces qu’elle avait gagné depuis le début de la journée. Elle se glissa entre les habitants qui d’un seul coup ne semblaient plus avoir de sympathie pour elle. Tandis que l’on hurlait « voleuse ! Attrapez-la ! », Cármen fut victime de coups bas à son passage. Entre les croche-pieds, les injures et les bousculades tandis qu’elle tentait de s’échapper, ils ne parvenaient pourtant pas à la rattraper. Une chance pour elle qu’elle soit suffisamment agile et maline, elle grimpa sur un muret et s’enfonça dans la forêt.

Malheureusement au bout de quelques instants alors qu’elle pensait les avoir semés et avait eu envie de récupérer son souffle, l’un des deux attrapa la jeune femme par les cheveux pour lui plaque le visage contre un arbre. Elle laissa échapper une plainte de douleur, serrant les dents, l’homme lui arracha son couteau puis l’obligea à se mettre à genoux avant de passer le couteau près de sa gorge, menaçant de la tuer.

« Vous êtes comme les orcs, de la vermine dont il faut se débarrasser ! »Maugréa le second garde qui se posta devant elle.

Prise de colère, la jeune femme lui cracha au visage puis attrapa les pieds du garde qui lui tenait les cheveux pour les tirer en avant et le faire tomber sur le dos. Essoufflée surtout a cause du mépris ressenti, Cármen en profita pour se relever et donna un coup de pied dans le ventre de celui qu’elle avait mis à terre. L’autre dégaina sa dague et l’attaqua de front une fois avoir essuyé son visage.

« Espèce de salope ! »

La jeune femme resta sur ses gardes, conservant une distance de sécurité entre eux avant qu’il ne fonde sur elle. D’un coup horizontal il parvint à la toucher, tranchant son vêtement au niveau de ses côtes et laissa apparaitre une vive entaille rouge sur sa peau. Blessée, la jeune femme porta sa main sur la douleur, serrant les dents alors que la respiration se fit difficile. Elle tomba à la renverse, déstabilisée. Le garde la tira par les pieds pour la glisser jusqu’à lui avec un sourire carnassier sur les lèvres. Mais il la sous-estimait encore et se prit un coup de pied en plein dans le nez. Paniquée, Cármen profita de ce moment d’inattention pour se redresser et fuir de nouveau. Elle avait mal, la blessure était profonde et en courant elle perdait beaucoup de sang même en essayant d’appuyer dessus. Tout ce qui lui importait désormais était de s’éloigner d’eux, elle usa de toute son énergie pour fuir à travers les buissons et les arbres, déviant de nombreuses reprises pour leur donner bien moins de chance de la retrouver. Elle entendait au loin, quelqu’un crier, c’était le garde, il était à ses trousses mais pour le moment trop loin pour être une menace. Cármen redoubla d’efforts, elle n’en pouvait plus et sentait ses jambes défaillir.

Au bout d’un instant, sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte tout de suite, la forêt devint soudainement moins dense, elle venait d’arriver sur un chemin et fut immédiatement surprise par un cheval. Effrayé par sa présence, cabrant en la croyant menaçante, le cheval fit tout autant peur à Cármen qui en prenant du recul trébucha tout en mettant les mains devant son visage pour se protéger. Couverte de boue, une fois le cheval maitrisé par son cocher, elle vit qu’il s’agissait d’une charrette dans laquelle se trouvaient un homme et une femme. Au vu de la qualité de leurs vêtements elle devina qu’il devait s’agir de gens bien plus riches que les villageois qu’elle avait croisés plus tôt. Cármen se mordit les lèvres gênée mais en entendant les injures au loin du garde, elle se précipita vers la calèche et prit la main de la jeune femme, suppliante.

« Pitié, aidez moi ! »

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Cármen
It’s a journey of love. I slumber nestled against your skin. I slumber cradled in swirl of travel sensations. Lulled by smiles, rocked by life. I breathe in colors, I capture flavours. I imagine a fragrance sensual, soft, serene. This flapping of wings brings a smile to my face › © alaska.  

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BELOVED WIDOW ♦ HUMAINE
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— RACE DU PERSO : Humaine
— ORIGINAIRE DE : Du Rohan
— ÂGE DU PERSO : 28 ans
— RANG SOCIAL : Relativement bien aisé pour ne pas dire riche. Alayna considère que la richesse vient du coeur mais nombreux diraient que qu'il faut plus que ça pour manger à sa faim
— MÉTIER PRATIQUÉ : Femme dévouée, couturière et cuisinière appliquée, grande lectrice..
— ARMES DU PERSO : Sa seule arme est son esprit bien affûté même si ce n'est pas forcément très efficace contre une menace immédiate. Mais une Dame n'a pas besoin d'être armée, ni de savoir se battre quand elle a son mari à ses côtés pour la protéger. Elle sait cependant comment mettre un homme hors d'état de nuire, en tapant là où il faut et peut toujours utiliser ses aiguilles en cas de besoin, quand elles sont à portée de main. Avec une épée entre les mains, elle serait bien en peine de s'en servir et risquerait davantage de se faire mal plutôt que de réussir à se défendre efficacement avec.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : A tout ceux vers qui son coeur se porte mais surtout envers son mari, sa famille, ses amis
— VOYAGE AVEC : Son mari
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Jeu 4 Fév 2016 - 0:00

Good fortune on my way

Immense et infini, le ciel d'un bleu azur s'étendait loin jusqu'à l'horizon où il rencontrait la terre. Les montagnes à l'ouest, l'inconnu sauvage à l'est, Fangorn et Mirkwood au nord et des montagnes au sud, le Rohan était parfaitement délimité par des frontières pourtant invisible à l’œil nu. Les oiseaux virevoltant dans le ciel, libre comme l'air, ne se préoccupaient pas de ce genre de futilités, ils n'avaient aucune idée des frontières, une invention bien pessimiste. Les Hommes n'avaient pas pris le bon animal en exemple et plutôt que de s'inspirer des loups, sans doute auraient-ils dû s'inspirer des oiseaux dont on ne pouvait qu'envier la liberté. Pas de barreaux dans cette cage que ces limites posées sur une carte mais sans même les voir, la jeune femme les ressentait tels qu'ils étaient, des barrières. Sa soif d'aventures ne s'était pas amoindrie avec le temps, bien au contraire, mais la présence de son époux chaque jour à ses côtés lui permettait de supporter son existence monotone. Elle rêvait de combat, de course poursuite, de fuite et de voyage, mais aussi de rencontres et de toute sorte de péril dont elle pourrait se tirer ingénieusement. Elle n'avait rien de tout cela si ce n'était un mari aimant, une famille présente, la liberté de voyager en leur compagnie et les nouvelles rencontres qu'elle faisait chaque jour qu'elle se déplaçait au Rohan. Jamais n'aurait-elle songé à se plaindre si ce n'était de l'absence de la plus grande aventure qu'elle aurait pu connaître mais ce sujet restait tue entre eux. Elle s'estimait heureuse d'être en bonne santé, d'avoir un toit et de la nourriture dans son assiette mais aussi une famille sur laquelle compter. Elle avait eu la chance d'être née au bon endroit, une cuillère en argent dans la bouche.
Mais ce n'était que mensonge, elle le savait. Depuis longtemps maintenant, elle savait qu'elle n'était pas la fille de ses parents, malgré tous leurs efforts pour le lui cacher, elle avait fait une rencontre qui avait tout fait basculer. Sa vie entière était un mensonge quand elle aurait dû se battre pour survivre dans la rue plutôt que d'attendre d'être servie, une serviette en tissus sur les genoux. Le destin l'avait bien lotie mais qu'en était-il des autres ? Elle n'éprouvait que culpabilité à ne pas savoir apprécier ce qu'elle avait à sa juste valeur quand sa vie n'était que faveurs mais comme si une part d'elle-même avait toujours su d'où elle venait, jamais n'avait-elle pris de haut plus pauvre qu'elle. Elle se sentait simplement vide de sens, comme incomplète et en connaître la raison n'aidait en rien. Elle se sentait rongée par ce qui avait toujours été sa vie, ses certitudes et se mettait parfois à douter. Lyrram était là pour elle et c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Il l'aimait et elle l'aimait, il s'agissait là de la seule certitude qu'elle conservait encore sur son existence.

Comme chaque jour depuis son mariage, elle se trouvait en sa compagnie. Alayna comptait sur les doigts de sa main les jours où elle s'était trouvée séparée de lui plus de quelques heures et cela faisait très peu, trop peu, mais elle appréciait sa compagnie et jamais encore, ne s'en était ennuyée. Il lui arrivait parfois de le chercher à ses côtés quand il avait le malheur de s'absenter et elle se trouvait toujours choquée de la surprise qu'elle éprouvait devant son geste. Elle en souriait beaucoup, amusée de ce fait mais elle était encore tout étonnée de ne pas se lasser. En 28 ans, ils s'étaient bien trouvés. Ils s'étaient marié à un âge avancé alors qu'elle avait un peu plus de 20 ans à l'époque mais cela avait valu la peine d'attendre. Les malheurs ne venaient jamais seul et ceux de la jeune fille, couplés à la persévérance du jeune homme, leur avait permis d'être réunis. Jamais encore ne lui avait-elle dis qu'elle l'aimait mais elle savait qu'elle n'avait pas besoin de mots pour exprimer ce qu'elle ressentait pour lui car tout passait dans ses actes.
Lyrram, le dos droit, se tenait assis à ses côtés dans la carriole crapahutant sur les cailloux de la route. Le regard fixé sur l'horizon, il tenait les rennes d'une main ferme tout en tenant le manche en bois servant à freiner les roues. Il avait toujours été un homme prudent, veillant à ce que rien n'arrive à sa femme et il n'était pas question que la carriole parte à la dérive alors que les chevaux partiraient à la débandade. Il aimait avoir les choses bien en main. Silencieuse, seul le bruit des sabots accompagnant les sons des roues grinçant sur la route venait troubler ses pensées. Elle rajusta son châle sur ses épaules, levant son visage vers le ciel pour profiter des bienfaits du soleil et s'imagina allongée dans l'herbe, le visage caressé par les brins de verdure tout en regardant les papillons voleter au dessus d'elle. Elle aimait cette douce saison et ne pouvait attendre d'en profiter pleinement au calme, une fois qu'ils seraient tout deux rentrés. Elle inspira doucement, emplissant ses poumons de l'air agréable de la journée avant de tousser doucement à cause de la poussière s'élevant de la route. Posant sa main sur le bras de son mari, elle le rassura en riant, plaçant son châle devant son visage le temps de retrouver son souffle.

Les joues rosies, elle goûtait au bonheur de leur complicité alors qu'il se mettait à rire avec elle quand quelque chose déboula à toute vitesse de leur droite, tout droit sur leur cheval qui se cabra de surprise, hennissant de frayeur. Lyrram réagit rapidement, tirant sur les rennes pour calmer l'animal tout en claquant sa langue, tirant de sa main gauche sur le manche bloquant les roues de la carriole. Il souleva légèrement les fesses du banc pour voir ce qui venait de leur arriver dessus, Alayna lui attrapant le bras comme pour le retenir, craignant pour sa sauvegarde. Elle n'avait pu voir ce qui avait déboulé de la forêt, sans doute un animal chassé par un quelconque chasseur. Se cramponnant toujours à son mari qui s'était rassit, elle se pencha sur le côté pour essayer de voir ce qu'il en était, plaquant sa main sur sa bouche en apercevant une jeune femme à terre. Catastrophée, elle secoua son mari, la pointant du doigt. Était-elle blessée ? Avait-elle été touchée par les sabots de leur cheval ? Se levant à demi du banc, elle se pencha légèrement en avant, ses deux mains sur le bord de son siège. Elle l'interrogea, morte d'inquiétude.

« Êtes-vous blessée ? Avez-vous été touchée ? »

Elle s’apprêtait à descendre pour le vérifier quand la jeune femme sauta sur ses pieds et se rua sur elle, lui attrapant la main de ses doigts humides. Cette dernière était d'une beauté tel qu'elle la frappa de plein fouet, comme de l'or brillant au soleil. Sa peau doré, ses cheveux d'un noir profond encadrant son visage implorant sa pitié tandis que ses deux grands yeux d'un bleu pur la fixaient sans ciller, elle serra sa main pour lui apporter son soutien, posant sa main libre sur ses deux mains avant que son regard ne vienne à la rencontre de l'étrange sensation entre ses doigts. Poisseux, elle aurait reconnu cela d'entre mille, rien qu'à l'odeur métallique qui lui donnait la nausée. Son visage devint blême, sa bouche s'ouvrant pour former un o parfait alors qu'elle levait la tête en direction de la forêt.

« Vite ! Montez ! »

Se décalant d'un cran pour lui laisser la place, elle tira sur ses mains pour l'aider à escalader leur charrette, ses doigts glissant à cause du sang. Elle cria quelque chose à son mari qui fut perdu dans le tumulte alors qu'un garde surgit hors de la forêt, leur criant de s'arrêter. Ils ne savaient ce qui s'était passé, ce qui avait poussé le garde a poursuivre ainsi une jeune femme blessée ni ce qui lui était arrivé et pendant un instant de battement, elle regarda le garde s'approcher de leur charrette en leur beuglant un ordre injurieux pour le voir finalement s'éloigner alors que la charrette se mettait en mouvement. Abasourdie, elle mit du temps à se remettre de son choc. Non seulement avaient-ils fait monter à bord une jeune femme se vidant de son sang mais avaient-ils désobéit à un ordre d'un garde. Tournant la tête, elle contempla le visage fermé de son mari qui tenait les rennes à deux mains, comme s'il n'approuvait aucune interruption jusqu'à leur arrivée chez eux, même si cela les mettait en danger. Son cœur battait la chamade, remontant dans sa gorge et déglutissant avec peine, elle reporta son attention sur la belle brune.
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Jeu 4 Fév 2016 - 10:29

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

L’agitation du cheval avait effrayé ses propriétaires, d’habitude elle aurait pris le temps de le calmer mais dans l’empressement, Cármen s’était directement tournée vers eux. Dans un geste de désespoir, elle avait supplié cette belle dame de lui venir en aide. Elle avait vu au fond de son regard saphir la bonté d’un être. Elle ne ressemblait à personne et juste au contact de son regard, Cármen se sentait d’hors et déjà apaisée. Hypnotisée, elle n’eu pas la décence de lui répondre immédiatement lorsqu’elle lui demanda si elle était blessée. Mais son regard inquiet l’arracha à la réalité, la bohémienne baissa le regard vers l’entaille qu’elle avait reçue, apercevant le sang passer au travers de sa blouse de manière inquiétante. Oui elle était blessée, elle saignait beaucoup trop pour que cela soit guérissable instantanément. Cármen releva les yeux vers la jeune femme, se pinçant les lèvres tout en hochant positivement la tête à sa question.

Cependant la conversation n’eut pas le temps de s’éterniser sur le sujet que le bruissement des feuilles témoigna la présence de quelqu’un Autant prise de panique que cette dame en entendant les gardes arriver dans leur direction, lorsque celle-ci lui proposa de monter, Cármen ne se fit pas prier et grimpa dans la charrette, occultant la douleur à ses côtes et s’accrocha à sa vie comme elle s’accrochait aux mains de la dame. Lorsque le garde réapparu enfin, il lança des propos injurieux en découvrant la scène à l’égard de Cármen et de ses sauveurs, ordonnant à la va-nus-pied de descendre afin qu’ils puissent l’arrêter et la maltraiter accessoirement. La jeune femme serra les dents, par crainte que sa tentative de fuite ne soit vaine alors qu’elle fut surprise par le vif mouvement de la charrette. Cármen observa alors l’homme leur courir après, y mettant toutes les forces possibles avant de se voir épuisé et disparaitre au coin du chemin. Alors seulement à cet instant, Cármen se senti soulagée. Elle s’appuya contre le dossier de la charrette, soupirant doucement tout en conservant sa main sur sa plaie afin d’éviter trop de perte de sang. Comparé au fait de se faire attraper, être entaillée était minime aux premiers abords, mais plus elle y pensait plus la douleur était réelle. Elle grimaça tout en essayant de se redresser et adressa un large sourire à ces braves gens qui avaient bien voulu lui venir en aide.

« Je vous remercie, soyez bénis. »

Il était rare de voir des personnes aussi bien apprêtées venir en aide à des personnes comme elle souvent réduite au stéréotype de porteuse de maladies, de malheur et voleur par-dessus le marché. Elle avait eu de la chance de tomber sur eux à ce moment là. Croyant souvent au destin, la jeune femme ne pouvait s’empêcher qu’il ne s’agissait pas d’un hasard et que sa bonne étoile lui avait accordé cette belle rencontre. Cármen remarqua alors le ventre arrondi de la jeune dame qui l’avait aidée à monter, elle avait une aura saine, cet enfant aura une vie de chances sous une bonne étoile grâce à la générosité de cette femme. Cela faisait parti de ces choses qu’instinctivement elle pouvait ressentir, tout comme l’avenir de cette femme qui lui semblait quelque peu contrasté. Cármen prierait pour elle, afin que jamais aucun mal ne lui soit fait et qu’elle puisse trouver la lumière sur ce chemin parfois épineux. La bohémienne lança un sourire à cette jeune femme empli de sincérité et de reconnaissance.

« Je vous promets que je n’ai rien fait de mal, je n’ai rien volé non plus. »

Ils arrivèrent à l’entrée d’une vaste demeure, Cármen n’en avait jamais vu d’aussi près et se senti soudainement gênée. Ils l’avaient sauvée, c’était déjà beaucoup pour elle, elle ne souhaitait pas s’imposer plus même si elle ne pensait pas pouvoir faire le chemin jusqu’à ses pairs tranquillement au vu de sa blessure. Alors lorsque l’homme stoppa la charrette, Cármen descendit, manqua de trébucher et tout en tenant sa plaie qui commençait sérieusement à lui faire mal, s’inclina poliment devant eux, tremblante.

« Je vous prie d’accepter mes excuses pour cette mésaventure, je ne souhaite pas vous importuner plus longtemps. »

Elle pâlissait à vue d’œil, sentant que ses jambes ne tenaient plus jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus prendre sur elle. Le sol se déroba sous ses pieds et sa vision se flouta, Cármen tomba inconsciente et fiévreuse sans avoir eu le temps de lutter. Et ce fut le noir absolu, l’obscurité angoissante alors que dans son esprit, elle revoyait les gardes lui courir après. Sa convalescence ne serait pas de tout repos.


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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Jeu 4 Fév 2016 - 21:49

Good fortune on my way

Le cœur de la jeune femme battait à tout rompre dans sa poitrine, formant une boule dans sa gorge qui l'empêchait presque de respirer. La bouche ouverte, sa respiration se faisait presque aussi rapide que les battements qu'elle sentait dans sa gorge tant elle se trouvait sous le choc des événements. Tout s'était passé si vite, ils n'avaient rien vu venir alors que la journée à la météo plus que clémente, se déroulait paisiblement. Ils étaient jusque là comme deux tourtereaux sur une branche, profitant du soleil que leur offrait la vie ; mais comme chaque fois en cette saison, le beau temps laissait la place à l'orage. Alayna était désespérée. Elle ne semblait pouvoir maîtriser le cours des choses et cet équilibre lui faisait plus de mal que de bien. Paniquée, la jeune femme était au bord de l'asphyxie, elle le sentait. La poussière de la route soulevée par le cheval lancé au galop, mêlé à l'odeur du sang qui envahissait son nez, elle fit de son mieux pour se calmer, se concentrer. Elle qui avait tant rêvé de vivre des aventures, la voilà bien servie et elle regrettait presque son vœux alors que la jeune femme à ses côtés venait de vivre quelque chose d'atroce.
Tentant d'oublier de sombres souvenirs qui essayaient de refaire surface, elle se focalisa sur la demoiselle, lui attrapant la main pour la serrer entre ses doigts, lui souriant maladroitement en retour.  Chaude et moite, poisseuse de son sang, la bile lui remonta dans la bouche sous la sensation, nauséeuse. Il n'était cependant pas question pour elle de vomir, pas maintenant et avec force de volonté, elle avala le suc acide en grimaçant de dégoût.  

« Je n'allais pas vous abandonner sur le bord du chemin dans cet état, surtout après la frayeur que vous avez donné à notre cheval. »

Pressant ses doigts une nouvelle fois, elle tourna son regard vers la route, priant pour qu'ils arrivent plus vite. Qui était-elle ? Que s'était-il passé ? Que lui voulait-il ? Ils n'avaient pas eu le temps de faire les présentations et encore moins de s'appesantir sur ce genre de questions. Tout ce qui comptait à ses yeux, c'était la sécurité de la jeune femme. Le cheval tirait comme un forcené sous les ordres de Lyrram, comme s'il partageait les même priorité que sa femme. Elle glissa sa main sur son bras, rencontrant ses doigts chauds et rêches alors qu'il lâchait les rennes, serrant doucement ses doigts pour lui apporter son soutien. Elle respirait mieux, beaucoup mieux mais la boule était toujours présente, comme celle qui venait nouer son estomac sous l'inquiétude. Le cheval ralentit légèrement, il leur fallait rentrer et il ne s'agissait pas d'épuiser leur bête. Mais elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète. Le sang qui poissait les vêtements et les doigts de la jeune femme, collant à ses propres doigts, était sombre et abondant, trop abondant. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, comme soulevé par le sursaut de la charrette cahotant sur la route, un frisson lui parcourant l'échine. Elle retira son châle de ses épaules pour en couvrir la brune dont la complexion changeait à vu d’œil, s'attardant un court instant sur ses vêtements. Ils n'avaient pas la richesse des siens mais ils n'étaient pas pauvre pour autant, du moins si l'on se référait à leurs couleurs. Ils n'était pas luxueux, ils n'étaient pas élégants et pourtant, ils dégageaient quelque chose de grand. Leurs couleurs tape-à-l’œil, lui rappelèrent le soleil couchant un soir d'été et il n'en fallait pas plus pour connaître l'origine de la belle demoiselle. Mais peu lui importait, elle aurait pu être lépreuse qu'elle n'en aurait eu cure, sauf peut-être craignant pour sa propre santé. Elle n'était plus seule maintenant et ne devait pas se montrer égoïste. Elle n'en avait pas encore parlé à son mari qui, tout innocemment, n'avait encore rien remarqué. Depuis deux cycles déjà, son sang n'avait pas coulé, peut-être plus même mais c'était tout ce qu'elle avait compté. L'espoir étreignait son cœur, l'espoir que cette fois, ce soit la bonne mais elle s'était tue, tant pour ne pas donner de faux espoir à Lyrram, mais aussi pour ne pas l'inquiéter davantage. Ce dernier s'était montré catégorique à ce sujet, refusant qu'ils prennent le risque d'une grossesse vouée à l'échec qui la mettrait de nouveau en danger. Elle ne partageait cependant pas son pessimisme et voyait là, le plus beau des cadeaux qu'elle pourrait lui offrir.

Mais ce n'était pas pour sa condition qu'elle s'inquiétait, même si cette dernière la mettait en mauvaise posture. Elle s'inquiétait pour la jeune femme à ses côtés dont la condition était bien plus inquiétante. Alayna ne voulait rien entendre, que ce soit de mal ou de vol, elle ne pouvait croire qu'une femme puisse faire de mal à qui que ce soit et encore moins une femme en plus mauvais état que son poursuivant. En son cœur, tout le monde était innocent jusqu'à preuve du contraire et elle n'admettait pas aisément les fautes des autres. Elle fut soulagée quand elle entendit des cris familiers, leur charrette passant les portes familières de leur demeure. Les voilà qui étaient arrivés ! Elle se retourna pour gratifier la jeune femme d'un immense sourire plein d'encouragement alors que la charrette ralentissait pour finalement s'arrêter mais cette dernière descendait déjà, s'inclinant dangereusement pour leur présenter ses excuses.
La bouche entrouverte, c'était plus à la vue du teint livide de la demoiselle que par ses propos mais elle n'eut pas le temps d'exprimer son désaccord, le bras tendu pour tenter de la rattraper qu'elle la regarda s'écraser sur le sol, le teint aussi crayeux que la farine de maïs. Poussant un cri d’effroi, elle sauta au pied de la charrette, craignant qu'elle ne soit morte. Elle se jeta auprès d'elle, appelant son mari qui accourut à son aide. Bientôt, ils furent entourés de quelque personnes tandis qu'elle s'évertuait à voir si elle vivait encore. Serrant sa main dans la sienne, elle remarqua sa respiration, un poids énorme se soulevant de ses épaules alors qu'elle la savait en vie. Mais ce n'était pas suffisant et elle ne serait satisfaite qu'en la retrouvant consciente.
Aidée d'une main secourable, elle se remit sur pied et commença à donner des ordres autour d'elle, demandant à ce qu'on la transporte dans une chambre d'ami et qu'on lui apporte des linges ainsi qu'une bassine d'eau chaude. Elle fit appeler un médecin au village qu'ils administraient et suivit la jeune femme inerte pour s'assurer de son bien-être. Elle était fermement décidée à ne pas la quitter tant qu'elle ne serait pas de nouveau parmi eux, apte à répondre aux questions qui se bousculaient maintenant dans sa tête. Le médecin mit du temps à arriver et avec l'aide d'une suivante, elle avait entrepris de la dévêtir et de soigner ses plaies les moins importantes. Ses vêtements partirent pour la lingerie et on la couvrit d'une chemise propre qui sentait la lavande.

Le médecin était arrivé, puis repartit, peu engageant quant à son diagnostique. Il avait fait peu de commentaires sur sa patiente, si ce n'était sur son état mais Alayna n'avait pas tout compris en dehors du fait que son invité avait perdu beaucoup de sang et que ce n'était pas une bonne chose. La fièvre la dévorait et il était important pour eux de la faire baisser au plus vite, dans le cas contraire, il se pouvait qu'elle ne survive pas à la nuit. Ce fut un choc pour la jeune femme qui était peu préparée à cette nouvelle. Eux qui venaient de la sauver, désiraient peu la voir quitter ce monde d'une façon aussi tragique mais ce n'était que supposition et sans se laisser abattre, ils entreprirent de la couvrir de linges froids. Alayna resta à son chevet, ne bougeant que pour changer le linge poser sur son front. On lui porta eau et nourriture, lui enjoignant de se restaurer et de se reposer mais elle s'était oublié presque totalement, se dévouant à sa patiente. Plusieurs fois, son mari vint lui tenir compagnie pour repartir sans avoir pu lui faire entendre raison mais elle se consumait d'inquiétude. Jamais elle n'aurait pu se pardonner la mort de son invité. Elle ne la connaissait ni d'Eve, ni d'Adam mais cela n'avait pas d'importance à ses yeux. Elle avait été sensible à sa détresse et une part d'elle mourrait avec elle si tel devait être le cas. Tenant sa main entre les siennes, elle admirait la délicatesse de ses doigts mais aussi le contraste de sa peau sur la sienne. Maintenant qu'ils n'étaient plus souillés par le sang, elle leur trouvait une certaine fragilité mais aussi comme une force. Elle les serra entre ses doigts, tentant de transmettre son énergie à la jeune femme allongée dans le lit et quitta le confort de son siège pour venir s'asseoir sur le matelas. Elle avait besoin de chance pour se remettre et se livrant à une étrange superstition, elle posa la main de la malade sur son ventre encore trop légèrement rebondit, priant pour que la chance d'un enfant à naître pourrait se propager à elle.
Était-ce son geste ou le hasard mais la main fut prise d'un mouvement, comme lui répondant. Elle se leva d'un coup, se penchant sur le lit pour voir si elle se réveillait enfin, touchant son front pour sentir sa température. Elle s'exclama, l'appelant, priant pour que ne soit pas encore une réponse à un rêve enfiévré. Penchée sur elle, elle crut l'entendre murmurer et pressant ses doigts entre les siens, imprimant une force dans ce geste, elle l'appela encore, la suppliant presque d'une voix emplie d'inquiétude.

« Réveillez-vous ! Je vous en prie, réveillez-vous ! »
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Ven 5 Fév 2016 - 17:49

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

Les limbes obscures des enfers une fois ayant pris possession de votre âme éprouvent un certain déplaisir de vous revoir partir. Mais lorsque l’on n’est pas destiné à mourir sur l’instant, cet état de flou n’est pas fait pour perdurer. Cármen avait sombré de manière trop rapide pour que cela soit réellement inquiétant, du moins aux premiers abords car le mal rongeait en ayant commencé par sa chair. Le sang avait coloré le lin clair en une couleur rouge sombre de ruissellement hasardeux, témoignant de a gravité de la plaie. Une fois celle-ci découverte, elle fut rapidement nettoyée et refermée par un médecin qu’avait fait venir cet ange gardien aux yeux d’une pureté sans égale.

Désormais il fallait aider à combattre la fièvre installée comme défense, avant que celle-ci n’ai raison de ses véritables capacités à supporter. Du fond de ces abysses, Cármen percevait cette douce odeur aux couleurs fleuries aromates, un certain apaisement sur son état moral s’en fit ressentir lorsqu’elle revint peu à peu à elle. Et puis il y avait ce contact à sa peau, rassurant, bienveillant, Cármen ressentait la chaleur d’une personne aux bonnes intentions à son égard. L’âme se revêtait de son enveloppe charnelle, le teint solaire de sa peau reprit ses douleurs dorées et ses cheveux semblaient briller d’une nouvelle vie. Cármen était bel et bien vivante, elle pouvait entendre les battements lents et difficiles de son cœur et ses poumons se remplir d’air. Les sensations reprenaient possession d’elle comme une seconde chance qu’on lui offrait, que cette personne lui offrait.

« Taavi… » Fit-elle dans un murmure inaudible

Il n’y avait pas la moindre bride de souvenir qui lui revenait en tête, seul le nom de son ami lui revenait instinctivement avec un besoin naturel de l’avoir à ses côtés alors qu’elle se sentait extrêmement mal en subissant tout juste le contrecoup. La migraine tapait dans sa tête tels les coups de marteaux des nains contre la roche. Elle était prise de courbatures et de picotements de part et d’autre de son corps. Quelle sensation désagréable que de se sentir faible et pris de sueurs froides d’angoisse. Mais la main tenant la sienne était d’une telle douceur qu’elle se senti rassurée avant même d’avoir pu redécouvrir ces deux pierres précieuses couleur océan. Alors tout se remit en place dans ses souvenirs, sa journée, l’argent qu’elle avait dû abandonner, les gardes et enfin cette jeune femme qui l’avait aidée à monter dans la charrette afin de l’épargner de la méchanceté gratuite des gardes. Cármen sourit, enfin, étirant faiblement les commissures de ses lèvres afin de la rassurer de son état tandis que celle-ci semblait inquiète.

« Vous m’avez sauvée… »

Leurs mains liées comme deux amies retrouvées, Cármen porta la main de son amie au niveau de son propre cœur dans un geste reconnaissant, n’ayant pas la force de parler pour l’exprimer alors qu’elle sortait tout juste de son sommeil. Elle souffrait de ces douleurs diffuses dans les muscles, se demandant si elle pourrait réellement bouger après avoir repris totalement ses esprits.

Après quelques instants paisibles malgré la douleur qui ne tarissait pas, Cármen prit appui sur ses mains afin de se redresser et constater son état. Elle allait bien, malgré la fièvre encore bien là, elle se sentait vivante et la guérison irait dans de bonnes conditions. Elle le sentait, grâce à la bienveillance de cette femme à son égard. La jeune femme grimaça, portant sa main au niveau de sa blessure et senti le tissu d’un pansement soigneusement effectué. Elle toussa s’éloignant au maximum de la jeune femme par crainte de la contaminer même si ce serait tout bonnement impossible puisque sa fièvre était due à une blessure, par souci de politesse aussi. Cármen bu un peu d’eau épanchant sa soif comme si elle n’avait pas bu depuis des jours entiers.

« Mon nom est Cármen, je suis haradrim.»

C’était très restreint comme présentation, si elle voulait développer sur elle, elle en aurait surement pour de longues heures. Cármen n’a jamais aimé parler d’elle, la plupart de ses souvenirs provenant d’au-delà des frontières lui sont obscurs et déplaisants. Mais si Alayna souhaitait en savoir davantage sur elle, celle-ci tenterait de lui répondre sans avoir à tirer de larmichettes sur le récit de la jeune épousé abusée et désabusée. Cármen se sentait bouillonnante, mais s’efforçait de lui sourire afin de ne pas lui faire plus de souci.



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— MÉTIER PRATIQUÉ : Femme dévouée, couturière et cuisinière appliquée, grande lectrice..
— ARMES DU PERSO : Sa seule arme est son esprit bien affûté même si ce n'est pas forcément très efficace contre une menace immédiate. Mais une Dame n'a pas besoin d'être armée, ni de savoir se battre quand elle a son mari à ses côtés pour la protéger. Elle sait cependant comment mettre un homme hors d'état de nuire, en tapant là où il faut et peut toujours utiliser ses aiguilles en cas de besoin, quand elles sont à portée de main. Avec une épée entre les mains, elle serait bien en peine de s'en servir et risquerait davantage de se faire mal plutôt que de réussir à se défendre efficacement avec.
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Dim 7 Fév 2016 - 14:42

Good fortune on my way

Le ventre d'une femme enceinte agit bien souvent comme un aimant. Est-ce parce qu'il est proéminent ou parce qu'il apporte la sympathie, est-ce une réaction instinctive ou bien toute autre raison. On dit souvent que le toucher porte bonheur, après tout, un enfant qui n'est pas encore né dispose de tout son quota de chance, il peut bien en donner un peu. Mais il est légèrement intrusif de voir une main se tendre soudainement vers son ventre pour venir le caresser. Alayna était loin d'en arriver là et jamais encore n'avait-elle eu a subir la petite vieille venant toucher son ventre avec insistance, sauf peut-être venant de celle qui s'octroyait des dons fabuleux et lui avait promis maints enfants en bonne santé par le futur. Inutile de dire que tout cela s'était révélé infondé, elle avait l'utérus aussi infécond que le désert et la capacité de procréer d'un elfe. Combien d'enfants avait-elle perdu ? Elle les comptait tous sur les doigts de sa main mais aucun n'avait eu le temps de recevoir un nom. Chaque fois que le sang s'était remis à couler, la forçant à garder le lit pendant des jours, tant par son état de santé que par la dépression qui en résultait, elle pouvait voir une déception mêlée de peine et d'inquiétude dans le regard de son mari, une expression qui reflétait la sienne à la perfection. Jamais rien ne lui fut reproché mais elle n'avait besoin de personne pour en ressentir toute la culpabilité. Ah ce qu'elle enviait ces femmes aux nombreux enfants chahutant autour d'elles tandis qu'elles prenaient soin du petit dernier qui ne pouvait encore marcher. Alayna passait beaucoup de temps au village quand elle se prenait de nostalgie et jouait avec les enfants dont les rires mettaient son cœur en joie. Elle était faite pour être mère et le destin le lui refusait.
En toute innocence, elle s'était adonnée à cette étrange superstition qui voulait que toucher le ventre d'une future mère portait chance. Aucune raison particulière en cela si ce n'était son farouche besoin de tout essayer pour l'aider. Inerte, respirant laborieusement sur le dos en combattant la fièvre qui l'avait emportée dans les méandres des rêves, la jeune femme avait l'air d'une princesse d'un lointain pays. Certes, elle n'en possédait pas le rang mais elle en avait toute la beauté et le contraste entre le linge et sa peau en était plus frappant encore, son teint sublimé par la blancheur des draps.

Le combat avait été rude, la jeune femme appelant pour de l'eau fraîche de façon régulière pour faire baisser cette fièvre aussi vite que possible. Il était question d'esprit embrumé, d'organes ébouillantés, les dangers d'une telle hausse de température étaient multiples, menant à une mort certaine. Alayna priait, les mains liées, elle priait pour que la fièvre baisse, pour éloigner les risques d'infection mais surtout pour qu'elle se réveille rapidement. Une reprise de conscience serait ce qu'il y a de plus encourageant aussi, ne perdait-elle pas espoir. Les heures étaient passées, le jour laissant la place à la nuit et un jour au suivant. Elle n'avait pas quitté son chevet un seul instant malgré le fait qu'elle en fut priée. Une carafe d'eau avait été déposée et elle en avait tiré un verre, espérant qu'elle se réveillerait pour le boire. Elle avait fait changer son eau régulièrement, en avait bu une partie et avait avalé un peu de nourriture par obligation, pour que l'on cesse de l'importuner. Mais elle était connue pour se montrer particulièrement têtue et il avait été impossible de la contraindre à se reposer, même si elle savait qu'il ne lui servait à rien de se fatiguer de la sorte. Alayna ne souhaitait que d'être là à son réveil pour la rassurer. Elle ne pouvait qu'imaginer combien il pouvait être troublant de se réveiller dans un lieu inconnu après un tel traumatisme.

Penchée au dessus d'elle alors qu'elle venait d'imprimer un mouvement de ses doigts, elle tendait l'oreille pour tenter de comprendre les propos de la belle endormie, sans pouvoir en déceler le sens. Cela n'avait cependant pas d'importance et serrant ses doigts entre les siens, les broyant presque de ferveur, elle l'appela, priant pour qu'elle ouvre les yeux et quand deux miroirs se posèrent sur elle, elle soupira de soulagement, se laissant aller à rire de joie. Le temps d'une courte prière de remerciement, elle se sentit plus légère, son corps envahit d'un petit fourmillement. Elle avait repris connaissance et c'était tout ce qui comptait, sa vie n'était plus en danger pour le moment et le reste appartenait à l'avenir. Pressant ses mains, elle se mit à rougir aux premiers mots de sa jeune patiente mais son air préoccupé revint rapidement et doucement, dans un chut léger.

« Ne parlez pas, il vous faut vous ménager. Nous aurons tout le temps de nous étendre plus tard. »

C'était bien éloigné de son état d'esprit alors que tout ce qu'elle souhaitait, c'était d'en savoir plus sur la demoiselle mais sa santé l'importait tout autant et sa curiosité pourrait être assouvie plus tard. Elle se contenta simplement de s'asseoir dans le fauteuil qu'elle avait occupé tout ce temps, se penchant sur le chevet pour verser de l'eau fraîche dans un grand verre. La jeune femme avait été si tendue, sur le qui-vive, pendant tout ce temps, qu'elle en éprouvait quelques courbatures. Elle se sentait lasse et fatiguée mais elle n'était pas prête à la laisser seule se reposer, du moins pas tout de suite. Un petit moment de silence s'écoula, un silence bien moins pesant que celui auquel elle avait fait fasse tout ce temps. Elle humidifia le linge d'eau fraîche tirée de la bassine pour le reposer sur le front de sa patiente tandis que sa fièvre, quoique moindre, était encore terriblement présente. Un pli soucieux barrait son front alors qu'elle se mordillait la lèvre inférieure.
Jusque là allongée dans le lit, la tête soutenue par un oreiller de plume, la jeune femme entreprit de se rétablir en prenant appui sur ses mains. Alayna bondit de son fauteuil, comme s'il avait été sur ressort, s'exclamant d'un petit couinement pour l'enjoindre de faire attention. Sans toutefois l'aider, elle se contenta d'ajuster le coussin dans son dos pour que la position soit plus confortable et qu'elle ne prenne pas trop appui sur sa blessure. Il serait regrettable que celle-ci s'ouvre et déverse de nouveau son sang, elle n'était pas prête à faire face à une telle quantité pour la seconde fois de la journée. Elle avait aidé sa servante à soulever le buste de la jeune femme tandis que le médecin la bandait et il lui avait fallu réprimer un haut le cœur devant la plaie formée par la blessure. Rien que d'y penser, son visage perdait des couleurs mais elle faisait de son mieux pour se reprendre, tendant un verre d'eau à la blessée qui fut prise d'une petite quinte de toux. La carafe entre les mains, elle se tenait prête à remplir à nouveau le verre si elle le finissait, comme une bonne petite servante mais ce n'était que se rendre serviable.

« Je me prénomme Alayna, fille de Theodoras et de Clearhis, épouse de Lyram, du Rohan. »

Elle se présenta en retour, lui souriant avec bienveillance en suivant les règles de bienséance en rigueur. Certes, ce n'était pas très utile de savoir qui étaient ses parents et comment se nommait son époux mais son existence se faisait à travers eux.

« Je suis enchantée de faire votre connaissance malgré ces fâcheuses circonstances. Les paysages alentours doivent vous sembler bien singuliers comparés au Harad. »

Fâcheuses, le mot était faible mais il n'était pas nécessaire de s'appesantir sur le choix des mots. Alayna se montrait polie même si les propos de la jeune femme lui revenaient à l'esprit et qu'elle se demandait ce qu'elle avait bien pu faire pour mériter pareil traitement de la part d'un garde. Elle était bien naïve de s'interroger ainsi sur les motivations des gardes, connaissant parfaitement la réputation des saltimbanques mais elle connaissait suffisamment bien les gens vivant sur les routes pour savoir que ceux qui s'adonnaient à ce genre de choses ne le faisaient pas sans raison et que tous n'étaient pas à punir pour ce genre de forfaits.
Lentement, elle se releva de son siège et lissa les plis de sa robe, esquissant un sourire satisfait aux coins tirés par la fatigue. Mécaniquement, elle passa sa main dans ses cheveux pour les remettre en place. Ils n'avaient aucune forme dans son état et elle ne pouvait qu'essayer de faire bonne figure. Faisant le tour du lit, elle ouvrit les rideaux d'un coup pour faire entrer les pâles lueurs du début de journée, ouvrant la fenêtre pour faire entrer un peu d'air dans la pièce. Elle s'avança enfin vers le pied du lit, fixant Cármen dans les yeux, comme pour la défier de lui mentir.

« Comment vous sentez-vous ? »

La douceur de sa voix contrastait avec son regard mais elle préférait entendre la vérité que d'être ménagée comme elle l'était souvent par son entourage. Elle espérait qu'une inconnue se montrerait plus sincère à son égard de la même façon que certaines personnes se sentaient plus à l'aise en présence d'inconnus et se livraient plus facilement.
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Lun 8 Fév 2016 - 12:00

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

Elle avait été soignée avec la plus grande minutie mais les bonnes ondes à son égard avaient aidé à ce qu’enfin elle ouvre les yeux. C’était une chance inouie d’avoir quelqu’un qui prend soin de vous au moment où vous êtes dans la détresse, surtout quand la personne ne vous connait pas et se penche sur vous avec bienveillance dans un naturel déstabilisant. Elle se présenta, Alayna, un joli nom doux à l’oreille, une femme de bonne posture contrairement à ce qu’elle était. C’était apaisant de voir que malgré leurs nombreuses différences, Alayna avait quand même eu envie de l’aider, bien des seigneurs n’éprouvent que dégout en voyant les caravanes colorées des saltimbanques ou crient aux démons. C’était alors ‘une des rares fois qu’elle se faisait accueillir avec autant de quiétude et de gentillesse. Cármen se souviendrait alors toute sa vie de ces instants, du confort de ce lit, de ces senteurs douces de lavande.
Alayna évoqua alors la différence entre les harad et le rohan, celle-ci n’avait probablement jamais été dans le désert. Cármen ne pu s’empêcher de la contredire sur sa remarque :

« Bien au contraire, ils sont riches en éléments, en couleurs…Un désert est un désert… » Fit elle avec amertume

Les dunes ocrées des Harad n’offraient pas de possibilité d’un spectacle à couper le souffle. La chaleur ondulant sur l’horizon était la seule chose que l’on voyait et la plupart du temps ils n’étaient pas appréciés. Ces lieux ne lui manquaient absolument pas, elle n’était pas certaine de vouloir retourner un jour près de l’oasis qu’elle avait connu. Même si les traditions demeuraient, son cœur avait quitté pour toujours ce désert. Ils n’étaient désormais qu’un nom, qu’une appartenance d’origine et rien de plus. Les terres à l’ouest des Harad avaient bien plus à offrir ; l’eau, la végétation, les animaux, les montagnes, la pluie, la neige. Elle avait découvert bien des choses en passant les frontières, et ces lieux allaient de surprise en surprise. En pus de cela, le désert recelait bien de mauvais souvenirs pour elle, un passé révolu. Le rohan lui offrait autant de nouveaux souvenirs que de splendides découvertes. Alors pourquoi chercher à retourner là-bas ? Sa maison entière était désormais les terres sauvages de la Terre du Milieu dans leur entièreté. Avec les nomades, ils allaient où ils voulaient quand ils voulaient.

Cármen observa la belle dame qui lui avait sauvé la vie, lui offrant un sourire lorsqu’elle lui demanda des nouvelles de son état.

« Je me sens vivant, grâce à vous... »

Ni bien ni mal, le principal était qu’elle puisse se sentir en voie d’amélioration. Elle n’aimait pas cet état de torpeur dans lequel elle était plongée, refusant d’être vulnérable, d’être faible. Elle avait souvent prouvé qu’elle était solide pourtant. Elle ne souhaitait pas qu’on la plaigne, qu’on ai pitié d’elle, Cármen prenait alors énormément sur elle pour ne pas laisser entrevoir les douleurs qui la parcourraient. Le médecin et la servante les laissèrent seules après qu’on lui ai laissé un remède à a boire, les laissèrent seules. Il n’y avait plus rien à faire qu’attendre que la blessure se referme ou qu’elle soit au moins sur pieds pour pouvoir repartir. Cármen pensa alors à ses compagnons de route, sa famille, qui devaient être morts d’inquiétude de ne pas la voir revenir. Ils devaient sans doute la chercher partout. Elle devrait palier à ce problème plus tard, pour le moment elle était trop faible pour entreprendre de faire quoi que ce soit.

Cármen se racla la gorge, elle lui devant des explications, afin de lui assurer qu’elle n’avait pas sauvé une personne qui ne le méritait pas. Elle espérait simplement que cela ne la rendrait apas plus méfiante à son égard.

« Il m’arrive de danser dans les villages, je compte sur la bonté des passants pour gagner un peu d’argent. Je dispose un chapeau au sol et les gens peuvent y déposer quelques pièces s’ils le souhaitent. Souvent nous sommes perçus comme des voleurs, ce que je fais n’est pas gagner honnêtement sa vie. Les deux gardes qui me poursuivaient voulaient me confisquer tout ce que j’avais récolté…. »

Cármen laissa un instant de pause, analysant la réaction de sa sauveuse face à ces aveux et inspira afin de continuer son récit.

« Je trouvais cela injuste alors j’ai résisté et ils se sont montrés plus agressifs. Je me suis défendue comme j’ai pu, j’ai surtout fui mais ils ont fini par me rattraper et m’ont blessée. Ensuite j’ai de nouveau pris la fuite et je suis tombée sur vous par chance. »

Si elle ne l’avait as croisée, à cet instant là elle serait surement défigurée, violée, emprisonnée pour ensuite se faire juger et bruler. Une perspective qui ne l’enchantait pas, alors se retrouver là était un véritable miracle.



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— ARMES DU PERSO : Sa seule arme est son esprit bien affûté même si ce n'est pas forcément très efficace contre une menace immédiate. Mais une Dame n'a pas besoin d'être armée, ni de savoir se battre quand elle a son mari à ses côtés pour la protéger. Elle sait cependant comment mettre un homme hors d'état de nuire, en tapant là où il faut et peut toujours utiliser ses aiguilles en cas de besoin, quand elles sont à portée de main. Avec une épée entre les mains, elle serait bien en peine de s'en servir et risquerait davantage de se faire mal plutôt que de réussir à se défendre efficacement avec.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : A tout ceux vers qui son coeur se porte mais surtout envers son mari, sa famille, ses amis
— VOYAGE AVEC : Son mari
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Mer 10 Fév 2016 - 0:16

Good fortune on my way

Alayna ne possédait aucune compétences en matière de soin mais simplement un don naturel pour s'occuper des gens. Elle avait toujours été ainsi, proche des personnes qu'elle rencontrait, à l'écoute, le cœur sur la main, toujours prête à leur venir en aide et à donner sans compter, même si elle ne recevait rien en retour. Elle n'attendait rien des gens si ce n'était leur reconnaissance et le bonheur qu'elle ressentait à leur venir en aide. La jeune femme était plutôt du genre maladroite malgré la grâce de ses mouvements, elle ne parvenait généralement pas à reproduire ce qu'elle avait en tête et c'est avec beaucoup d'admiration qu'elle avait pu observer le médecin prendre soin de la jeune Haradrim. Elle ressentait toujours ces fourmis dans le corps, cette flopée de papillon qui prenait son envol dans son ventre et lui donnait le vertige quand elle voyait une blessure plus ou moins profonde, qui avait l'air relativement douloureuse. C'était un sentiment qui la parcourait de bas en haut tel un frisson, dressant ses poils le long de son échine jusque dans sa nuque. Elle ne pouvait s'empêcher de se secouer chaque fois que cela la prenait.
Les gestes du médecin avait été précis, minutieux. Il avait observé la plaie avec un œil critique tout médical, ne s'étendant pas en paroles futiles lorsqu'il donnait ses ordres. Alayna avait fait preuve de force en s'imposant alors dans la pièce pour aider, elle y tenait et têtue comme elle était, il valait mieux la laisser faire que de s'interposer. Elle tenait à être là, parce qu'elle se sentait responsable de la jeune femme, que ce soit parce qu'elle eut effrayé son cheval ou que ce soit parce qu'elle lui avait permis de prendre la fuite, elle ressentait le besoin de rester présente pour veiller sur elle quoiqu'il arrive. Le médecin avait prescris du repos, des linges d'eau fraîche pour faire baisser la température et surtout beaucoup de repos. Il ne pouvait en être autrement. Alayna avait assisté à une veille de longue haleine et il lui aurait été impossible de décrire son soulagement quand Carmen avait enfin ouvert les yeux. Pourtant, le combat était loin d'être terminé comme l'évoquait le silence qui s'installa un temps entre les deux jeunes femmes. Mais à l'inverse de celui qui lui avait été imposé tout ce temps, elle le trouvait presque reposant.
Ce ne fut cependant rien comparé à celui qu'elle lui réserva après la réponse amer qu'elle reçut. Elle se sentait bête et gênée, le visage empourpré de honte, elle pinça les lèvres. Il était vrai qu'elle n'imaginait pas un désert ainsi. Elle aurait été bien innocente, avec son manque d'expérience, de croire qu'elle connaissait tout sur tout et elle ne s'était jamais considérée comme une personne aussi instruite alors que ses quelques connaissances venaient des livres qu'elle dévorait. Elle qui n'avait vu le Harad que dans des livres, n'avait pu l'imaginer qu'à travers des descriptions, jamais n'aurait-elle pu en voir toutes les couleurs, toutes les nuances.

« J'aimerais beaucoup y aller.. »

Elle avait soufflé cela comme un vœu, à demi voix, après un moment de pause. Elle avait surtout considéré la singularité au niveau des différences de topographie et d'environnement engendrés par les différents climats mais elle ne s'était pas mise à la place de la jeune femme, toute égoïste qu'elle était. Alayna avait toujours rêvé de voir le monde, d'aller plus loin que les frontières qu'elle connaissait et elle venait là de livrer son vœu le plus sincère, sans même y réfléchir.

« Excusez-moi, c'est un désir bien égoïste. »

Souriant doucement, les joues teintées de gêne, elle passa une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant de changer de sujet. Debout au pied du lit, le vent provenant de la fenêtre ouverte balayant les rideaux et faisant voler ses cheveux, son sourire s'élargit. Elle avait remarqué les couleurs qui avaient repris sur son visage dès l'instant où elle avait ouvert les yeux et elle voyait là un bon signe de sa convalescence. Ce ne pouvait être que positif, elle en était sûre, mais seul le médecin serait à même de l'affirmer. Ce dernier entra dans la pièce accompagné de la servante qui était allé le chercher, vérifiant l'état de santé de sa patiente à son réveil avant de quitter la pièce non sans un regard appuyé en direction de la Dame, laissant un petit sachet de poudre sur le chevet.
Reprenant place dans le fauteuil, elle dilua la poudre dans le verre d'eau, agitant ce dernier en l'écoutant parler de sa vie. Elle aimait le son de sa voix, les sonorités légèrement chantantes lui étaient très agréables et elle se demanda si elle savait chanter. Sans doute que oui. Elle avait l'air douée pour ce genre d'art, contrairement à elle. Alayna chantait également, pratiquait quelques instruments de musique aussi, mais elle était davantage versée dans la théorie que dans la pratique, toujours plongée dans ses livres. Faisant toujours tourner l'eau dans le verre, elle s'arrêta net pour relever la tête. Ils accusaient de voleuse quelqu'un qu'ils volaient ? Elle trouvait cela totalement absurde et l'étonnement se peignit sur son visage. Elle avait honte de ces gardes qui se comportaient comme des crapules. Ceux qui n'avaient pas de grade étaient généralement de la pire espèce et ceux qui en possédaient un ne valaient pas toujours mieux. Son père était un fils militaire, c'était un rang, une vocation et non quelque chose que l'on faisait pour la position et la réputation. Elle avait honte de l'image que cela donnait du Rohan mais cela reflétait bien un royaume dirigé par un tel roi. Le visage légèrement fermé à ses pensées, elle écouta la suite du récit. Les yeux perdus dans le vague, elle serrait le verre si fort entre ses mains que ses jointures en étaient devenues blanches. Elle ne voulait imaginer ce qui aurait pu arriver s'ils n'étaient pas tombés par hasard sur elle sur le chemin du retour, pas plus qu'elle ne voulait se souvenir de ce qui aurait pu lui-même lui arriver si on ne lui était pas venu en aide quelque années plus tôt. Carmen était parvenue à se défendre au moins, elle n'avait pas eu cette chance ; en cela, elle l'admirait. Son visage s'adoucit alors qu'elle reportait son regard sur la jeune femme, posant le verre sur la petite table de chevet. Elle n'allait pas s'étendre sur tous les monstres qui parcouraient les routes du pays, qu'ils soient humains ou non. Elle admirait simplement la force dont elle avait fait preuve et ne pouvait que regretter les traitements qu'on lui avait fait subir. Les saltimbanques étaient mal vu, certes, mais elle avait toujours apprécié les divertissements qu'ils avaient à offrir quand ils s'arrêtaient non loin. Pourquoi seraient-ils moins bien traités qu'une troupe d'orchestre ambulant ? Elle appréciait presque plus leur musique que celle de l'orchestre à son mariage, celle de la troupe d'un dénommé Aevan, qui bien qu'il avait participé à rendre l'événement inoubliable, s'était montré légèrement imbu de lui-même.
Une étincelle jaillit soudainement dans son regard alors qu'un sourire fendit son visage.

« J'aimerais vous voir danser, lorsque vous serrez parfaitement remise. J'en serais fort heureuse. »

Elle aurait même essayé de danser à son tour, si la bienséance l'avait accepté, ce qui n'était absolument pas le cas, mais rien ne l'empêchait de pouvoir admirer le spectacle. Un pli vint soudainement barrer son front alors que la notion de spectacle appelait celle de famille. Attrapant le verre contenant le médicament, qu'elle lui tendit distraitement, elle pencha légèrement la tête de côté, l'interrogeant, préoccupée.

« N'avez-vous pas de famille ? »

Peut-être voyageait-elle seule, sans personne pour veiller sur elle ou peut-être possédait-elle au contraire une famille qui la chercherait là-bas, au dehors, se rongeant les sangs en imaginant le pire. Cette idée lui aurait fait monter les larmes aux yeux tellement elle n'aurait pu supporter être à la place d'une éventuelle famille recherchant leur fille. Elle aurait été morte d'inquiétude, faible comme elle était.
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Lun 15 Fév 2016 - 18:00

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

Alors que les premières conversations arrivaient après s’être présentées respectivement, le sujet demeura sur sa terre natale ; les Harad. Carmen fut surprise qu’Alayna évoque son souhait d’y aller malgré le fait qu’elle lui ait fait remarquer que ce n’était pas très joli comparé aux vastes terres vertes des terres plus à l’ouest du désert. La jeune femme s’excusa donc, Carmen agita les mains dans le but de dissiper la confusion car elle ne voulait pas l’offenser ni la mettre mal à l’aise. Alors la gitane s’empressa de justifier ses propos afin que rien ne soit laissé sur un gout d’amertume

« Non, mais je ne veux pas que vous soyez déçue en arrivant là-bas… Vous savez, les populations ne sont pas très évoluées et puis a part du sable et du sable vous ne verrez pas grand-chose…J’ai fui cet endroit, je vous demande pour votre sécurité de ne jamais y aller à moins d’être avec un bon groupe et des armes.»

Le désert des Harad était vaste et pendant longtemps les populations pensaient que celui-ci n’avait pas de fin à l’est. Il était interdit au risque de perdre sa vie de s’y aventurer après la dernière oasis. Une Dame comme elle pourrait être prise pour cible par les personnes aux mauvaises intentions qui peuplent les Harad, eux qui n’ont pas d’argent – hormis quelques riches marchands et encore, ces derniers aussi pouvaient se montrer très avares au point de tuer. Carmen le savait pour l’avoir déjà observé, alors qu’un gentil seigneur lui avait donné une boussole pendant son passage près de son village, elle avait appris le lendemain qu’il s’était fait trancher la gorge et qu’on l’avait dépouillé de ses richesses. Autant l’on pouvait tomber sur certaines personnes avec un cœur généreux que d’autres n’éprouveraient aucune pitié à piller les bien d’un homme provenant de l’ouest et marier sa femme à un marchand qui en possède déjà 8. Alayna ne devait pas finir comme cela, Carmen ne le supporterait pas. Elle avait vécu cette vie et c’était d’ailleurs pour ces raisons qu’on l’avait kidnappée pour l’emmener loin de lui. Si même aujourd’hui encore elle craignait qu’on ne la retrouve, cela témoignait de la hargne de certains.
Cette jeune femme semblait d’ailleurs perturbée par son récit alors qu’elle lui expliquait comme elle en était venue jusqu’à elle, blessée. Elle ne semblait pas cautionner ce qu’avaient fait les gardes, surtout qu’elle était tout à fait inoffensive et qu’elle ne faisait que danser. Carmen se pinça les lèvres après avoir terminé, devant le visage décousu de la jeune femme. Grâce à elle, elle allait bien, il ne fallait pas qu’elle se sente désolée pour ce qui lui était arrivé car cela arrivait souvent qu’ils se fassent chasser. Bon d’habitude il n’était pas question de blessure et cette fois-ci ils avaient été particulièrement violents. Mais bien du monde ne les comprenait pas, ce n’était hélas pas étonnant d’avoir à faire à cela. Le plus important désormais était qu’elle allait pouvoir s’en sortir saine et sauve et juste pour cette raison, elle espérait revoir un sourire sur son visage d’ange.

Néanmoins après ceci, il apparu, mais pour une tout autre raison car elle évoqua un nouveau souhait bien plus vite réalisable. En vérité, Carmen était étonnée de savoir qu’elle souhaitait la voir danser. Ca lui faisait toutefois plaisir, pour une fois que quelqu’un qui ne faisait pas parti de sa troupe le lui demandait. La gitane hocha donc la tête, ornant son visage d’un radieux sourire afin de répondre positivement à sa requête.

« Rien ne me ferait plus plaisir ! »

Elle pourrait sans doute venir avec son mari à leur campement provisoire, ils feraient une fête en leur honneur le temps d’une soirée, ainsi qu’ils savaient le faire avec des chants, de la musique et des légendes contées. La nourriture serait bonne et le vin coulerait à flot afin de les remercier d’avoir pris soin d’elle au risque de s’attirer les remontrances des autorités. Après tout son père était celui qui dirigeait le groupe, elle était précieuse aussi bien pour son père et sa mère que pour le reste du groupe. En parlant de cela, Alayna lui demanda si elle avait une famille. Voilà qui lui ramenait à l’esprit les inquiétudes de celle-ci lorsqu’ils se rendraient compte que Carmen ne rentrait pas.

« Si…nous sommes installés à l’est du village près de la rivière, je pense qu’ils vont s’inquiéter. Pensez vous que vous pourriez envoyer quelqu’un pour les avertir que je suis ici et que je reviendrais bientôt? »

Carmen avait osé lui demander ce service finalement, espérant ne pas abuser de son hospitalité. Mais ce serait sans doute mieux avant que les gitans ne pensent demander l’aide du groupe de brigands de Taavi pour que ces derniers se mettent à sa recherche et débarque ici. Elle n’osait pas imaginer la catastrophe.




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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Lun 22 Fév 2016 - 14:09

Good fortune on my way

Alayna vivait avec la soif de découverte et de voyage, une soif qu'elle ne pouvait étancher, une soif qu'elle ne pourrait jamais étancher. Ce n'était pas la place d'une Dame de s'adonner à pareille fantaisie alors que sa place se trouvait ici, sur ses terres en compagnie de sa famille. Malgré tout, elle ne s'empêchait nullement d'en rêver, bien au contraire ; c'était sans doute ce qui la faisait tant souffrir. Elle n'en avait jamais véritablement parlé à son époux, n'évoquant le sujet qu'avec nostalgie et chaque fois qu'elle l'avait fait, il avait décidé de faire un petit voyage jusqu'à des terres voisines, comme pour essayer de l'en contenter. Elle appréciait ses efforts et le remerciait en son fort intérieur de faire tant de choses pour elle, alors qu'elle lui rendait si peu. Leur relation avait longtemps été à sens unique alors qu'il proférait son amour pour elle qui le regardait à peine. Encore aujourd'hui, elle avait l'impression qu'il se donnait plus à elle qu'elle ne se donnait à lui mais cela semblait le combler, quoiqu'elle fasse. Il avait cette manière de dire que son bonheur faisait le sien. Peut-être l'aimait-il plus qu'elle ne l'aimait en retour mais elle savait, au fond d'elle, qu'elle l'aimait vraiment, sincèrement. C'est en raison de cela qu'elle n'évoquait pas plus avant son désir d'aventure, parce qu'il n'était pas en mesure de le lui offrir et qu'il ferait cependant tout ce qu'il pouvait pour le faire. Elle ne voulait pas le décevoir, le troubler, l'attrister. Ne pourrait-elle jamais se contenter de ce qu'elle avait déjà ? Elle se trouvait bien égoïste d'en demander tant, d'en vouloir toujours plus quand les autres n'avaient rien mais elle avait comme un vide à combler, un vide qu'elle espérait bientôt voir accueillir un petit être de son sang.
Cette heureuse nouvelle qu'elle n'avait pas encore annoncé à Lyram était l'une des raisons pour lesquelles elle s'était finalement fait une raison. Elle ne pourrait bientôt plus voyager et les aventures qui l'attendaient seraient celles d'une mère et de son enfant. C'était cependant ce qu'elle espérait, priant de tout son cœur que cela se concrétise enfin. Alors elle se contentait de rêver, car son désir de voyage n'était que cela, un doux rêve.

La conversation allait doucement entre les deux dames qui faisaient tranquillement connaissance malgré les circonstances de leur rencontre. Avec sa curiosité et sa soif de savoir, Alayna ne pouvait la laisser totalement en paix tant elle voulait découvrir davantage de la jeune femme et ses origines. Elle était ainsi, toujours à faire passer les autres avant elle, tant et si bien que certaines personnes ne la connaissaient pas si bien malgré les années. Légèrement honteuse de son emportement quant à sa volonté de voir les Harad, la jeune femme soupira profondément, se dégonflant comme une ballon en affaissant ses épaules avant de se redresser, se sentant déjà mieux.

« Je comprends votre inquiétude, ne vous en faites pas. Ce n'est qu'un rêve de toute manière et les rêves sont ce qu'ils sont. »

Elle laissa sa déclaration en suspension, souriant délicatement à Carmen qu'elle ne souhaitait embarrasser par ses frivolités, elle s'interrogeait malgré tout sur le passé de la jeune femme et sur ce qui l'avait poussé à quitter ainsi sa région natale. D'une certaine façon, elle l'enviait pour ce qu'elle pouvait vivre en menant une telle vie mais aurait-elle été réellement heureuse à sa place ? Elle ne le savait pas elle-même et ne pouvait qu'y songer. Elle désirait elle-même quitter sa contrée natale alors quoi de surprenant à rencontrer une jeune femme l'ayant fait ? Elle se demandait si elle était déjà retournée chez elle, s'interrogeait sur ce qui l'avait poussée si loin du Sud sans pour autant donner voix à ses interrogations.
Carmen avait besoin de se reposer et c'était un besoin bien plus important que tout ce qu'elle pouvait éprouver. Elle avait elle-même besoin de trouver le repos de son lit après cette nuit passée à son chevet. Alayna avait été heureuse de savoir que sa requête enchantait la bohémienne et cette dernière ne mesurait sans doute pas à quel point. Elle aimait les festivités sans grandes pontes et sans chichis, juste pour le plaisir de célébrer la vie. Avec un immense sourire, elle applaudit d'excitation comme une petite fille avant de reprendre son calme, l'air sévère.

« Il vous faut d'abord vous reposer dans ce cas. Je vais m'assurer que votre famille soit mise au courant de votre présence chez nous, qu'ils ne s'inquiètent pas davantage. Je tâcherais de les tranquilliser quant à votre état. »

Elle ne pouvait savoir combien ils devaient être inquiet de ne pas connaître sa situation. Peut-être étaient-ils déjà à sa recherche, elle espérait surtout qu'ils n'avaient pas quitté leur campement afin qu'elle puisse faire transmettre le message.

« Je vous laisse vous reposer dans le calme, Meryam vous apportera de quoi prendre des forces un peu plus tard. »

S'assurant qu'il y avait toujours de l'eau dans la carafe, elle s'esquiva par la porte, non sans un dernier coup d’œil en direction de la jeune femme alitée. Elle s'empressa d'aller trouver son mari qui l'attendait dans le salon, l'enjoignant de faire sceller leurs chevaux pour aller prévenir la famille de Carmen de sa présence chez eux. Avec force de mouvement, elle expliqua à Lyram qui attrapa ses mains entre ses paumes immenses pour tenter de la calmer. Elle était toute chamboulée par les derniers événements et n'avait pas eu le temps de faire le point sur ce qui venait de ce passer et qui l'avait touché personnellement. Tremblante et au bord des larmes, elle ne put cependant que concéder au fait qu'elle avait surtout besoin de repos et accepta que son mari se rend sans elle au campement de la jeune femme.

Allongée dans son lit, ses mains posées sur son ventre, elle avait peiné à trouver le sommeil qui la fuyait tant son esprit était bousculé de pensées aléatoires. Une fois encore, ses pensées étaient allées vers sa sœur qui se trouvait au dehors, quelque part, et qui peut-être, avait connu un sort peu favorable. L'idée que cette dernière puisse souffrir sur le bord d'un chemin sans que personne ne lui vienne en aide, lui crevait le cœur. Jamais, au grand jamais, l'idée que cette dernière eut trépassé ne lui avait traversé l'esprit car elle sentait, au fond d'elle, qu'elle était encore en vie.
A peine moins fatiguée qu'au moment de se coucher, elle s'était levée de son lit pour faire un brin de toilette et avaler quelque chose sous la contrainte de son mari qui était revenu plus tôt et était bien décidé à la voir manger avant de retourner voir Carmen. N'ayant pu y couper, elle avait alors mangé sans grand appétit jusqu'à ce qu'il concède à la laisser y aller. Le remerciant d'un baiser, elle avait presque couru jusqu'à la chambre qu'elle occupait, et lissant sa jupe du plat de la main, avait toqué doucement à la porte pour entrer une fois qu'elle fut invitée. Elle se sentait revivre, un peu comme une enfant mais se contint au chevet de la blessée. Sans plus de forme de procès, elle s'assit sur le fauteuil qu'elle occupait plus tôt et se penchant un peu en avant, lui annonça.

« Mon époux a pu trouver votre campement pour leur faire part de votre présence. Nous les avons conviés à venir ici s'ils le souhaitent, ils sont les bienvenus. J'ose espérer que cela n'a pas été trop cavalier de notre part. J'aurais aimé y aller moi-même mais Lyram n'a pas voulu me voir monter à cheval. »

Avec une moue boudeuse, elle se redressa en secouant la tête, comme si cela dépassait son entendement. Elle n'était visiblement pas ravie d'avoir été mise de côté mais il lui arrivait bien trop souvent de se laisser aller à oublier son état.
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Sam 5 Mar 2016 - 11:28

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

Le sommeil l’avait gagnée, lourd et vertigineux après que sa sauveuse ait quitté la pièce. La domestique Meryam était venue lui apporter un repas mais avait dû constater que la gitane état déjà dans les abysses de ses rêves. Cármen était beaucoup trop épuisée pour manger mais ne mourrait pas de faim, cela pouvait tout à fait attendre le lendemain. La domestique entra tout de même pour éteindre les chandelles et referma la porte. Jamais elle n’avait eu de repos aussi confortable, pour ainsi dire elle ignorait que les matelas pouvaient être aussi épais et les couvertures aussi réconfortantes. Une première pour elle donc, qui savoura son sommeil avec apaisement. Les brides de ses rêves se dessinèrent, elle entrevit les flammes ondulant d’un feu de camp, pas de doute, elle se trouvait parmi les siens. Les flammes s’élevaient, hautes et majestueuses frôlant le ciel sans teinte parsemé d’étoiles. Les arabesques flamboyantes se confondaient avec les ombres dansantes des bohémiens. Les jupes des femmes se déployaient avec élégance, brulantes sous les notes d’une guitare charmeuse d’âmes.  Un spectacle une l’on ne pouvait qu’observer avec admiration lorsque les saltimbanques semblaient ne faire plus qu’un avec ce jeu de joie. Cármen progressa, elle y vit tout le monde, les morts et les vivants. Un monde entre deux qu’ils avaient pour habitude de sentir sans le voir dans ces moments là. Tous buvaient à la santé d’une route paisible et riche lorsqu’ils lèveraient le camp. Les rires des enfants s’élevaient, elle ne savait pas où donner de la tête. Alors qu’elle entrevit Jukka, troublée, Cármen n’osa s’approcher malgré le sourire qu’il lui lançait. Elle se détourna de lui, ayant l’impression d’avoir déjà vu cette scène lors de leur première rencontre. La jeune femme ne se laissa pas séduire par le charme de ce fantôme et ses yeux retrouvèrent Taavi d’instinct. Un point d’attache, sur lequel elle pouvait compter pour ne pas se noyer corps et âme dans un rêve beaucoup trop plein d’espérances. La présence de Taavi la rassura mais il ne disait rien, c’était comme s’il ne la connaissait pas - Pourtant il l’avait observée se mouvoir près du feu. Cármen entendit son prénom résonner dans la pénombre, d’n regard en arrière elle ne vit que le néant et lorsqu’elle détourna de nouveau les yeux, tout avait disparu, l’aurore apparaissait.

Une domestique vint ouvrir les épais rideaux, laissant pénétrer les rayons du soleil dans la chambre. Il faisait déjà bien jour, la luminosité força Cármen à se réveiller. Celle-ci cacha ses yeux un moment, avant que la domestique ne vienne vers elle pour s’assurer de son état et l’aider à faire sa toilette. La jeune femme allait mieux, même si les douleurs étaient encore là, elle parvint à se mettre debout. Du moins tant qu’on lui proposait un appui elle ne tombait pas. La bohémienne grimaça quelque peu mais se laissa faire. Elle n’avait pas l’habitude d’avoir quelqu’un pour l’aider à se nettoyer ni même pour se vêtir. Elle se demandait si c’était la coutume ou si on l’aidait simplement parce qu’elle était blessée. C’était un peu gênant mais la jeune femme remercia tout de même la domestique une fois qu’elle eu fini de la vêtir pour l’aider à se remettre dans son lit le temps que son hôte ne vienne la voir. Elle observa u moment la robe qu’on lui avait enfilée, rien de très compliqué mais très joli. Puisqu’elle avait reprit ses esprits elle en profita pour observer un peu plus la chambre et manger ce que Meryam lui avait apporté pour ce matin. Il était peu dire que l’extérieur était tout aussi impressionnant que l’extérieur, du moins le confort y était mille fois plus que dans sa roulotte. Elle se demandait si elle serait un jour capable de vivre en sédentaire, non pas que cela lui déplairait mais elle préférait encore avoir les vastes terres comme maison plutôt que de rester enfermée dans un même point. La différence de culture obligeait, néanmoins cela ne l’empêchait pas d’admirer la beauté des lieux. D’ici elle pouvait voir par la fenêtre les jardins, les domestiques travaillant la terre dans le domaine. Ils semblaient satisfaits de leur situation, c’était quelque chose qu’elle ne voyait que très rarement.

Alayna toqua à la porte, Cármen l’autorisa presqu’aussitôt à entrer et se redressa dans son lit afin de la saluer d’un mouvement de tête et d’un large sourire. Elle était heureuse de la voir, et puisqu’elle s’était bien rétablie, elle allait pouvoir faire plus ample connaissance avec elle. Celle-ci lui annonça qu’ils avaient envoyé quelqu’un prévenir son groupe qu’elle se portait bien. Une gentillesse infinie qui la touchait énormément. Cármen fu tout de même rassurée qu’elle n’y soit pas allée d’elle-même, le cheval n’est jamais bon pour une femme enceinte.

« Il a eu raison, vous avez déjà fait beaucoup pour moi. »

Cármen lui montra alors qu’elle allait bien mieux que la veille en entreprenant de s’asseoir sur le bord du lit. Elle retira de son cou une fine chainette ornée d’un pendentif qu’elle avait fait de ses mains et l’offrit à Alayna.

« Ceci est un talisman protecteur, quoi qu’il vous arrive, vous vous en sortirez toujours vivante. Je vous prie de l’accepter comme un gage de mon amitié, j’ai une dette envers vous Alayna, merci de m’avoir sauvée.»

Cármen confia le talisman au creux des mains de la jeune femme et lui offrit un large sourire. Peut être qu’elle ne croirait pas à ces superstitions païennes mais elle savait que c’était grâce à cela qu’elle avait croisé la route de sa sauveuse la veille. C’était déjà un premier pas, voir si celle-ci était réceptive à ses croyances car elle souhaitait faire bien plus que cela afin de la remercier convenablement et à sa manière puisqu’elle n’avait pas d’or à lui offrir en retour.

« C’est une belle demeure que vous avez là. Avez-vous toujours été dans le Rohan ? »

Cármen était d’une sociabilité naturelle, parler avec des inconnus et leur poser des questions n’avait jamais été un problème dans la mesure où elle s’intéressait à eux. Du moins chez elle, il n’était pas difficile de l’envisager, elle espérait ne pas paraitre impolie, puisqu’elle n’avait aucune idée des coutumes des nobles, de ce qu’elle avait le droit de demande ou non. Quoi qu’il en soit, sa demanda avait été sans mauvaises intentions, elle voulait simplement en savoir un peu plus sur son hôte et répondrait également à ses questions si toutefois celle-ci en avait aussi.





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— RACE DU PERSO : Humaine
— ORIGINAIRE DE : Du Rohan
— ÂGE DU PERSO : 28 ans
— RANG SOCIAL : Relativement bien aisé pour ne pas dire riche. Alayna considère que la richesse vient du coeur mais nombreux diraient que qu'il faut plus que ça pour manger à sa faim
— MÉTIER PRATIQUÉ : Femme dévouée, couturière et cuisinière appliquée, grande lectrice..
— ARMES DU PERSO : Sa seule arme est son esprit bien affûté même si ce n'est pas forcément très efficace contre une menace immédiate. Mais une Dame n'a pas besoin d'être armée, ni de savoir se battre quand elle a son mari à ses côtés pour la protéger. Elle sait cependant comment mettre un homme hors d'état de nuire, en tapant là où il faut et peut toujours utiliser ses aiguilles en cas de besoin, quand elles sont à portée de main. Avec une épée entre les mains, elle serait bien en peine de s'en servir et risquerait davantage de se faire mal plutôt que de réussir à se défendre efficacement avec.
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Jeu 10 Mar 2016 - 15:11

Good fortune on my way

Alayna était d'une nature sensible et empathique. Elle était née ainsi, avec cette faculté de s'identifier aux autres. Il n'était jamais bon de se sentir trop proche des gens car si elle parvenait à les comprendre facilement en se mettant aisément à leur place, elle se trouvait tout aussi aisément blessée à l'instar d'eux, voir à leur place. De part sa grande nature sensible, elle était très émotive et il n'était pas rare de la voir se mettre à pleurer pour un rien, ne serait-ce qu'en lisant un livre. Ainsi sont les femmes, dit-on. Prompt à pleurer et incapable de mettre leurs sentiments de côté pour prendre des décisions. Leur sensibilité font ce qu'elles sont, des êtres faibles. Plus qu'une réalité, il s'agissait là d'un mode de pensé ancré dans leurs mœurs et la jeune femme était chanceuse d'avoir trouvé l'amour en l'homme le moins misogyne du royaume. Cependant, la réalité de sa situation lui revenait bien souvent à la figure et Lyram tâchait tout aussi souvent de lui rappeler la chance qu'elle avait de l'avoir. Inconsciemment, certes mais chacun de ses actes le lui rappelait.
La futur maman n'avait eu aucun mal à s'identifier à Carmen, comme si un lien s'était établi entre elles lorsque leurs mains étaient entrées en contact lors de cet incident. Peut-être était-ce une question d'hormones dans sa condition, mais elle était particulièrement sensible à son cas, trouvant un écho dans ce qu'elle avait elle-même vécu. Son époux dû bien le sentir à travers la grande excitation qui la saisissait. Il connaissait sa femme et s'il n'était pas rare de la voir s'emballer dans une situation pareille, son excitation était telle qu'elle semblait au bord de l'affolement. Avec son calme habituel, il n'eut aucun mal à le lui prodiguer par des gestes tendres. Ce n'est que quand il se fut assuré qu'elle avait pris place dans leur lit, qu'il la quitta non sans avoir déposé un doux baiser sur son front. Allongée sur le dos, les yeux grands ouverts, elle entendit le bruit d'un cheval partant au galop, reconnaissant le son de la voix de Lyram mais tout en sachant qu'il avait écouté sa requête, elle peinait à trouver le sommeil.

Ce dernier fut léger et fortement agité mais elle ne put se souvenir de ce qui l'avait ainsi torturé. Elle s'était couchée avec sa pensée quotidienne pour sa sœur, celle qu'elle n'avait jamais consciemment connu, une petite prière pour sa sécurité. Elle espérait que dans sa situation, quelle qu'elle soit, quelqu'un lui tend la main comme elle l'avait fait pour Carmen, que chaque chose qu'elle faisait pour les autres, puisse bénéficier à cette sœur qu'elle avait perdu. Elle savait de sources sûre que sa sœur n'avait pas eu la chance qu'elle avait mais si son informateur n'avait pas souhaité s'étendre davantage sur le sujet, elle ne pouvait qu'imaginer le pire la concernant. Chaque soir elle priait pour que le sort lui soit favorable, autant qu'il l'était pour elle. Il lui était arrivé de prier pour que sa chance lui soit offerte alors que dans un geste bien égoïste, elle avait craint que quelque chose de mal ne lui arrive, à sa famille comme à elle. Il arrivait parfois que la culpabilité la ronge tant qu'elle en ait envie de vomir, tellement qu'elle se trouve dégoûtée d'elle-même et incapable de faire face à son reflet dans le miroir. Mais chaque fois, elle se remémore que sa vie n'a pas toujours été facile, qu'elle ne peut rien contre le sort et qu'elle ne peut rien faire à part prier tant la Terre du Milieu est vaste. Alors elle prie, encore et toujours, elle prie pour un signe qui lui indiquerait où sa sœur se trouve.

Alors que le soleil perçait à travers les épaisses tentures, elle demeurait sur le dos, respirant lentement. Les mains posées sur son ventre, elle réfléchissait les yeux perdus dans le vide en direction du plafond. C'était sa petite routine matinale, celle qui lui permettait de trouver la force de bondir hors de son lit chaque matin depuis quelques années. Lyram choisit ce moment pour entrer, alors qu'elle se décidait enfin à quitter la chaleur de ses draps pour aller retrouver la jeune femme qui se reposait dans une chambre de la grande demeure. Sautant sur ses pieds nus qui heurtèrent le sol froid, elle vint trouver sa place dans le creux de ses bras, heureuse de le voir revenu sain et sauf. Elle n'avait pas craint quoique ce soit venant des saltimbanques mais les routes n'étaient pas sûres et il était aisé de tomber sur une horde d'orcs ces derniers temps. Humant son parfum, elle se détacha de lui délicatement pour aller se vêtir derrière le paravent, profitant de ce moment pour venir aux nouvelles. Il n'avait pas eu de difficultés à trouver leur campement grâce aux indications qui lui avaient été fournies et après avoir transmis son message, les invitant sur leurs terres s'ils le souhaitaient, il avait pu rapidement prendre le chemin du retour pour lui faire part de la nouvelle.
Il ne l'avait cependant pas laissée l'annoncer à Carmen sans qu'elle eut avalé quoique ce soit avant et avec beaucoup de mauvaise volonté, elle avait fini par manger un peu avant de le quitter en courant pour aller la retrouver. Toquant à la porte, elle entra presque immédiatement et s'installa sur le fauteuil. Elle n'attendit pas longtemps avant de lui annoncer que son mari avait rencontré sa famille et les avait tenu au courant de sa situation, allant jusqu'à les inviter ici. Alayna était encore légèrement vexée de ne pas avoir pu se rendre à leur rencontre en personne, même si le fait d'être mariée à Lyram et d'être par conséquent, sa moitié, jouait beaucoup. Mais Carmen avait raison, tout autant que son époux et le fait de se reposer un peu lui avait fait du bien. Elle qui s'était sentie si fatiguée en se réveillant avait vu toute cette fatigue s'envoler dès qu'elle avait franchi le seuil de la porte. Se levant à demi, elle se pencha en avant en voyant la jeune femme esquisser un mouvement pour prendre place au bord du lit mais n'eut pas besoin de lui venir en aide. A elle aussi, la nuit avait été profitable et elle était soulagée de la voir ainsi rétablie. La boule dans son estomac s'était presque envolée. Elle se réinstalla confortablement dans le fauteuil et la regarda, éberluée, enlever le collier qu'elle portait autour du cou. Elle avait remarqué le pendentif quand elle avait aidé à la délester de ses vêtements tâchés de sang et avait ordonné qu'on n'y touche pas. Ce collier ne ressemblait pas à ce que l'on trouvait sur les étales d'Edoras et que les hommes aisés achetaient à leur femme, il était singulier, unique et intrigant.
Son visage se décomposa en un masque de surprise alors qu'elle le lui tendait en guise de cadeau. Les yeux grands ouvert comme deux soucoupes, elle ne sut quoi répondre devant la beauté de son geste, pressant le collier entre ses doigts, elle le fixa sans rien dire pendant une seconde avant de lui attraper les mains, pressant le collier entre leurs doigts.

« Merci. Il ne fallait pas. J'aime croire que tout le monde aurait agit de la même façon. »

Quand bien même le collier dépareillait totalement avec sa tenue et soulèverait nombre d'interrogations de la part de sa famille, elle s'empressa de le passer autour de son cou avec un immense sourire. Elle lutta contre l'envie de la prendre entre ses bras, tant du fait qu'il n'était pas dans leurs coutumes de s'adonner à ce genre de débordement que pour éviter toute peine à Carmen qui souffrait encore de sa blessure.

« Je le garderais toujours avec moi dans ce cas, j'ai bien plus que ma vie à protéger aujourd'hui. »

Elle se mordit la lèvre inférieure à cet aveux, rougissant comme une pivoine avant de regarder le plafond comme pour se faire oublier. Elle espérait qu'on ne l'avait pas entendue, pas alors qu'elle n'était pas prête à l'avouer à son propre époux. Mais elle savait que, dans le cas contraire, Carmen ne la trahirait pas. Cette dernière l'interrogea doucement, d'un ton badin et elle fut heureuse de ne pas s'étendre sur le sujet.

« Oui. Enfin non. J'ai vécu au Gondor pendant deux ans quand je n'étais encore qu'une jeune adolescente. »

Avec un petit sourire, elle se remémora le temps passé chez sa grand-mère dans la capitale du Gondor. Les rencontres qu'elle avait faite et tout ce qu'elle avait appris. Elle se souvint aussi de ce qui arriva à son retour, de la métamorphose qu'elle subit et du choc qu'elle eut en rentrant au Rohan alors que celui dont elle était secrètement éprise alors se marier. C'était le passé, un lointain passé qu'elle ne parvenait à oublier. Avec un petit soupire, elle poursuivit cependant, sur le ton de la confidence.

« Mais je n'ai pas toujours vécu ici. »

Elle ne l'avait pas dit à son mari et ne parvenait pas à le pardonner à ses parents. L'avoir appris ainsi avait été un choc pour elle mais elle voyait en Carmen une amie et elle se sentait dans la confidence.


Dernière édition par Alayna le Dim 27 Mar 2016 - 15:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Jeu 10 Mar 2016 - 16:18

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

L’amulette protectrice qu’elle lui offrit fit son effet, jamais elle n’aurait pensé qu’une femme d’un rang aussi élevé que le sien vienne à apprécier ce geste et s’empresse de serrer sa main tout en la remerciant. C’était avec une joie non dissimulé qu’elle étira son sourire, partageant cette grattitude. Cármen vit cependant qu’il ne s’agissait pas là d’hypocrisie mais d’une spontanéité qui lui réchauffa le cœur. Toutefois en ayant sa main dans la sienne, ressentant son énergie naturelle, elle sentait qu’elle n’était pas le genre de femme accomplie et parfaitement épanouie. Ce point l’intrigua, la gitane demeura un moment à l’observer, à sonder son âme dans le but d’y déceler des signes. Mais elle fut interrompue par ce que lui répondit la jeune femme, comme tout optimiste qu’elle était. Malheureusement tout le monde n’aurait pas agi de la même façon, elle était bien placée pour le savoir au vu du nombre de fois où ils s’étaient fait chassés et qu’on leur avait craché à la figure. Fort heureusement ce n’était pas le cas d’Alayna dont la gentillesse émanait naturellement d’elle. Une femme unique qui avait bien plus de valeur qu’un trésor.

Cármen sourit lorsque la jeune femme avoua avoir désormais plus que sa vie à protéger alors qu’elle faisait sans doute référence à l’enfant qu’elle attendait. Elle l’avait ressenti, même si son ventre n’était pas encore dessiné, c’est aussi pour cela qu’elle espérait lui rendre service en lui donnant cette amulette de protection. Etant clairvoyante, elle avait vu qu’il y avait une tierce personne à venir et avait tout de suite pensé à cet enfant mais plus elle parlait, plus Cármen avait l’impression de mal avoir interprété ces signes là et qu’il demeurait quelque chose sous-jacent. Alors que Cármen lui avait posé une question tout à fait banale pour savoir d’où venaient ses origines, la voyante eu une soudaine révélation.

« Vous devriez retourner au Gondor, Alayna. »

C’était comme si une épaisse brume se levait de devant ses yeux. La jeune femme se redressa pour s’asseoir un peu plus dans le lit, prise d’une soudaine motivation. Il y avait quelque chose d’autre en plus de cet enfant, Cármen avait envie d’aider sa sauveuse à trouver le chemin, car cette dernière semblait perdue, à la recherche de quelque chose, de quelqu’un. Elle n’arrivait cependant pas à clairement voir de qui il s’agissait et n’avait pas envie non plus de l’effrayer avec ses soudains conseils. D’ailleurs, elle s’était sentie un peu trop en confiance et tenta d’adoucir ses sous-entendus comme s’il s’agissait là d’une remarque innocente alors qu’elle n’avait pas dit cela par hasard. Cármen se retenait de lui dire que quelque chose de bien se passerait pour elle si elle s’y rendait, laissons le temps de se connaitre pour ne pas prendre le risque de se faire chasser.

« L’air marin y est très agréable… »

Cármen se leva de son lit, portant sa main à sa blessure alors qu’elle se sentait le besoin de se vouter pour ne pas avoir mal. La plaie n’était pas encore totalement refermée mais puisque sa fièvre était tombée, Cármen ne souhaitait pas rester allongée en attendant que le temps passe. Elle proposerait ses services comme elle le peut et se montrerait attentive afin de remercier sa sauveuse. Quelques efforts et elle tenait enfin sur ses pieds, ce qui était déjà une belle avancée. Elle leva les yeux vers Alayna, un large sourire sur les lèvres

« J’ai vu vos roses depuis la fenêtre, j’en ai rarement vu d’aussi belles ! Pourriez-vous me les montrer d’un peu plus près ? »

Cármen souhaitait passer du temps avec sa sauveuse, apprendre à la connaitre et il n’y avait pour cela rien de mieux qu’un peu d’air printanier, loin des domestiques pour pouvoir la connaitre sans qu’elle n’ait peur de dévoiler quoi que ce soit comme entre les murs de sa maison. Car elle avait pu percevoir la gêne de la jeune femme, il semblerait qu’il demeurerait certaines choses qu’elle ne souhaitait pas voir ébruitées. Loin de là l’idée de la brusquer, Alayna ne devait absolument pas se sentir forcée. Mais Cármen tenait à la remercier à sa manière et pour cela elle savait quoi faire afin d’y parvenir.





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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Dim 27 Mar 2016 - 16:34

Good fortune on my way

Alayna était particulièrement touchée par le cadeau de Carmen. Elle ne s'était pas attendu à un tel geste, du moins pas alors qu'elle était encore alitée et cela le rendait d'autant plus beau à ses yeux. Elle avait souvent remarqué que les personnes qui ne possédaient rien étaient bien plus encline à offrir quelque chose en retour, bien plus généreux que ceux qui possédaient tout et en voulaient encore plus. La jeune femme possédait bien plus que ces gens là, elle possédait une immense richesse d'âme et Alayna le savait. Cette dernière possédait tout, tout ce dont elle pouvait avoir besoin, tout ce dont elle pouvait avoir envie et pourtant, il y avait toujours ce vide en elle, ce vide qu'elle s'efforçait de combler. Elle ne se sentait vraiment bien qu'en offrant une part d'elle-même aux autres, qu'en se donnant aux personnes qui étaient dans le besoin comme maintenant, alors qu'elle se trouvait au chevet de la jeune femme. C'était sans doute un peu égoïste de sa part, de se montrer généreuse dans le but de se sentir mieux mais elle ne demandait rien d'autre en retour que le sourire résultant de l'amour qu'elle portait aux autres.
Elle était une jeune femme très ouverte, tant de cœur que d'esprit, aussi le concept d'amulette ne la choquait pas ; bien au contraire, elle avait envie d'y croire, de tout son cœur. Aussi s'empressa-t-elle de passer le collier autour de son cou d'un blanc immaculé, dégageant son épaisse chevelure qui cascada en boucles volumineuses dans son dos. L'amulette reposant sur sa poitrine dépareillait avec sa tenue, elle n'avait rien à voir avec les bijoux qu'elle avait l'habitude de porter mais elle l'aimait beaucoup, plus même que tout ce qu'elle avait de coûteux. L'on sentait qu'il avait été fait avec amour et précaution et qu'ainsi, il servirait son dessein. Elle en prendrait soin, d'autant plus qu'elle avait conscience de son nouveau devoir qu'elle avait de protéger la vie qui grandissait lentement en elle.
Le rouge aux joues, elle colla ses deux mains sur son visage, tant pour sentir la chaleur qui l'envahissait que pour masquer son léger embarras après l’aveu qu'elle venait de faire. Elle était presque mortifiée d'avoir ainsi annoncé son secret à une jeune inconnue alors qu'elle n'avait eu le courage de le dire à son mari mais d'une certaine façon, elle l'avait fait parce qu'elle se sentait particulièrement à l'aise en sa compagnie et elle ne craignait pas que ce secret soit dévoilé à qui que ce soit. Elle y veillerait. Elle fut cependant soulagée par le changement soudain de sujet, soulagée et ravie.

Elle évoqua, sans trop s'appesantir, le temps qu'elle avait passé au Gondor. C'était à la fois de bons souvenirs, agréables et lointains mais ils étaient aussi liés à de moins bons souvenirs, des souvenirs qu'elle peinait à oublier sans vouloir les effacer tout à fait. Tout était lié, solidement imbriqué et il était difficile de se séparer d'un souvenir tout en conservant les autres, c'est aussi ce qui faisait la beauté du paysage mais il en résultait cependant une certaine souffrance. A l'invitation de Carmen, son sourire s'était légèrement fané sur les angles, son regard dévia doucement vers la fenêtre, se fixant sur l'horizon qu'elle apercevait de son fauteuil.

« Difficilement.. malheureusement je.. »

Le regard lointain, elle s'abîma dans sa réflexion en laissant sa phrase en suspend. Retourner au Gondor, aller plus loin encore, elle en rêvait et sans doute la jeune femme l'avait elle compris mais il lui était difficile de voyager et ce serait quelque chose de plus en plus difficile, du moins l'espérait-elle, d'une certaine façon. Elle ne pouvait impunément décider de partir pour le Gondor, beaucoup de choses la retenait ici en commençant par son époux, surtout son époux. Quand bien même le désir de s'en aller, partir à la recherche de cette sœur de qui elle avait été trop longtemps séparée, exerçait sur elle une force contre laquelle elle peinait à résister. Les rêves étaient ce qu'ils étaient, des rêves et elle allait devoir apprendre à vivre avec la frustration procurée par les désirs inassouvis.
Soupirant avec nostalgie, elle secoua la tête, passant les mains sur son visage avant de venir lisser les plis de sa jupe pourtant impeccable.

« Passons. »

Elle retrouva le sourire acquiesçant doucement, comme si de rien était, totalement hermétique aux sous-entendus de la saltimbanque. Elle s'interrogea à savoir combien de temps était-elle restée abîmée ainsi dans ses pensées et fut  soulagée de voir que la jeune femme n'en avait pas pris ombrage. C'était un don chez les femmes de bonne famille, que de feindre que tout allait bien en chassant d'un sourire leurs sombres pensées, elle le faisait comme un automatisme, sans réellement s'en rendre compte mais il arrivait que cela lui fasse le plus grand bien, au risque de partir dans une dépression.
Prévenante, elle tendit sa main pour proposer son aide à la jeune femme qui tentait péniblement de se lever hors du lit. Elle lui attrapa le bras, avec douceur et fermeté, tant pour lui offrir son appui que pour l'aider à se redresser totalement, avant de lui rendre sa liberté.

Alayna était particulièrement fière de sa roseraie, une passion pour les fleurs que sa mère lui avait transmise. Elle passait beaucoup de temps dans son jardin, pour lire, prendre le thé ou simplement flâner, elle trouvait apaisante d'être entourée de tant de couleurs et il lui avait été difficile de rassembler autant de sortes et d'espèces de fleurs différentes. C'était pour elle une sorte de thérapie et elle y avait puisé le réconfort dont elle avait eu besoin pour remonter la pente quand elle avait vécu des moments difficiles. Elle se sentait flattée que ses fleurs aient ainsi attiré l'attention et sauta sur l'occasion pour avoir de la compagnie en prenant le thé.

« Bien sûr ! Venez ! Je vais vous faire visiter ! »

Tout à son enthousiasme, elle en oubliait presque que son invitée était blessée. D'un mouvement de bras, elle la convia à la suivre et marchant doucement, lui fit visiter l'intérieur de la demeure.
Elle commença par les chambres, se trouvant sur le même palier. La chambre qu'elle partageait avec son époux, celle de ses parents ainsi que les nombreuses portes cachant d'autres chambres. Elle lui montra son petit salon, ainsi qu'une petite bibliothèque où elle aimait passer le temps. Puis, elle descendit, l'emmenant à la cuisine où elle commanda un goûter à préparer dans le jardin pendant qu'elle lui montrait le reste. Grand salon, séjour, bibliothèque, bureau, il y avait des pièces à ne plus savoir qu'en faire et simplement les énumérer en était fatiguant. Sentant qu'elle en avait trop demandé à son invitée, elle s'en mordit les doigts.

« Je suis désolée, je me suis laissée emporter.. Le jardin se trouve par là, vous pourrez vous y reposer en prenant une tasse de thé.. »

Les jardins dépassaient de loin la superficie de la maison et des fleurs en couvraient la majeure partie, embaumant l'air de leurs douces senteurs. Au rythme de la blessée, elle la mena sous une tenture dressée pour les protéger du soleil, où les attendait de petits gâteaux et du thé bien chaud. L'air était agréable en cette saison et la jeune femme se délecta de sentir une petite brise lui caresser la peau tandis qu'elle s'installait sur une chaise, attrapant la théière pour servir le thé avant qu'il ne soit trop infusé.
Cet endroit était pour elle plein de souvenirs, du temps passé avec sa mère, avec ses quelques amies ou encore avec son mari quand elle n'était pas seule à se prélasser. Elle ne conviait pas n'importe qui en ces lieux idylliques proche du jardin secret. Il lui était arrivé enfant, de jouer avec ses poupées à prendre le thé, s'imaginant partager ce genre de moment avec une sœur qu'elle ne possédait pas, du moins pas en ce temps. Toute à sa nostalgie, elle poussa un léger soupire, souriant doucement.

« J'aime beaucoup cet endroit, il est si paisible. Quand j'étais petite, je venais souvent jouer ici avec mes poupées, en m'imaginant que je jouais avec ma sœur.. »

Son expression se voila légèrement, fugitivement avant qu'elle n'attrape un petit gâteau qu'elle porta à ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Lun 28 Mar 2016 - 22:24

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

Cármen n’aurait pu rêver meilleure hôte, Alayna lui montrait les recoins de sa demeure comme si celle-ci était déjà son amie. La bohémienne suivait son ombre, se faisant discrète, admirant les élégantes décorations à l’image des propriétaires avec une impression d’être dans un lieu insolite. Cármen n’avait eu que rarement l’occasion d’admirer l’intérieur de ce genre de demeure. Et malgré les murs, l’endroit ne donnait pas l’impression d’être confiné ; c’était spacieux, lumineux, un air frais traversait chaque salle comme s’il fondait avec l’extérieur. Ce n’était pas l’effet des fenêtres ouvertes mais bien la belle aura de ses habitants qui se propageaient et qui laissaient un sillage rassurant. La jeune femme suivit ensuite Alayna dans les jardins, le soleil était au beau fixe et le parfum des fleurs vint titiller son odorat, leurs pétales aux couleurs éclatantes montraient là leur bel épanouissement. Un jardin sain dans un lieu sain, jamais elle n’avait vu de roses aussi belles que les siennes. Cármen s’était penchée vers plusieurs d’entre elles afin d’humeur leur parfum envoutant et caractéristique. La bohémienne félicita son hôte pour ces beautés qui n’auraient sans doute jamais de cesse de produire les plus belles fleurs de la Terre du Milieu.

Les deux femmes s’installèrent à l’abri des rayons du soleil, dans un coin plus intimiste qui leur était dédié et où elles pouvaient continuer leur conversation. Cármen avait bien vu qu’Alayna était constamment prise de malaise et qu’elle tentait de dissimuler les apparences. Si jusque là, la bohémienne n’avait rien dit, c’est parce qu’elle attendait qu’elle engage d’elle-même là où se trouvait le point sensible. Chose qu’elle fit malgré elle après lui avoir servit du thé dont les senteurs apaisantes contribuèrent sans doute à ce qu’elle ouvre son cœur. Ainsi Alayna leva le voile sur bien des mystères qui l’avaient entourée et les visions que Cármen avait eues à son propos vinrent se justifier. Il n’y avait pas qu’une personne à venir, mais bien une seconde. La bohémienne avait une réelle envie d’aider cette femme dans sa recherche afin que ses yeux ne se voient plus cachés par des mains aussi bienveillantes soient elles.

Cármen avait compris et était touchée par la détresse cachée de cette femme qui avait l’air d’avoir enduré tant de choses malgré la vie plus facile que la sienne. Elle lui était redevable, et elle avait envie d’apaiser son cœur, lui donner envie de rêver à nouveau et voir tout un peu plus clair.

« Votre sœur est en vie Alayna, vous la reverrez bientôt. » Commença t-elle doucement même si elle amenait le sujet comme un pavé dans la marre.

Le Gondor, le lieu lui était sorti de la bouche sans qu’elle n’ait la moindre preuve, sans qu’elle n’ait la moindre certitude. Ce n’était que des choses qu’elle ressentait et qui se révélaient être justes au moment opportun. Encore une fois Cármen s’était laissée emportée sans tenter de rendre cela justifiable, ainsi elle entreprit de la rassurer sur ces révélations :

« Ne me prenez pas pour une pratiquante de magie noire car je ne connais pas votre sœur. Ce sont des choses que je vois au travers de vos yeux. » Fit elle en lui prenant doucement les mains.

Les prophétesses n’étaient pas mal vues dans les Harad, au contraire, c’était chose courante. Par ici cela était plus rare et plus délicat sans risquer de se faire traiter de sorcière. Cármen avait l’intuition qu’Alayna ne serait pas hostile à ce genre de don, bien au contraire, elle pouvait constater avec quel sérieux elle lui avait dit cela et qu’il ne serait absolument pas dans son intérêt de lui mentir. Avec ceci, la bohémienne pouvait reprendre les précédents conseils qu’elle lui avait donné qui se révélaient être plus des directives qu’une bienveillance de bonne amie si elle souhaitait voir ses souhaits se réaliser.

« Comme je vous l’ai dit, l’air marin du Gondor vous sera propice à cette rencontre. »

Désormais quoi qu’il se passe, le reste était entre les mains de ces deux sœurs. La gitane serait heureuse de savoir qu’en plus de s’être retrouvées, Alayna puisse trouver une nouvelle famille à aimer en plus d’aimer l’enfant qu’elle attendait. Ces sœurs demeureraient de véritables mystères pour Cármen qui avait vu bon nombres de choses qui lui échappaient encore mais qu’elle ne pouvait pas lui dire au risque d’avoir faux. Ce qu’elle ne pouvait prévoir, c’était la bonne entente de celles-ci, quoi qu’en tant que jumeaux, il était rare que le contraire n’arrive. Des jumelles, liées par l’âme et grâce à cela, Cármen avait pu entrevoir dans son regard, les iris de son autre. Elles étaient différentes mais dans le fond restaient les deux mêmes, identiques.

Cármen relâcha les mains de son hôte, profitant d’un peu de thé pour se réchauffer un peu. Elle n’aurait plus de visions à son propos, mais ne lui avait pas encore tout dévoilé pour l’aider à la retrouver si toutefois elle prenait ses avis en compte. Dans le cas où sa raison lui résiste encore, Cármen continua de lui donner des informations qu’elle avait vues imagées mais aussi qui lui semblaient tout à fait logiques de dire.

« Peut importe où vous vous trouvez au Gondor, il arrivera le moment où elle viendra à vous inconsciemment. »

Certaines âmes étaient faites pour se retrouver, c’était le cas de ces deux sœurs dont le sort avait touché Cármen et qui désormais allait tout faire pour que cela arrive.






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— RANG SOCIAL : Relativement bien aisé pour ne pas dire riche. Alayna considère que la richesse vient du coeur mais nombreux diraient que qu'il faut plus que ça pour manger à sa faim
— MÉTIER PRATIQUÉ : Femme dévouée, couturière et cuisinière appliquée, grande lectrice..
— ARMES DU PERSO : Sa seule arme est son esprit bien affûté même si ce n'est pas forcément très efficace contre une menace immédiate. Mais une Dame n'a pas besoin d'être armée, ni de savoir se battre quand elle a son mari à ses côtés pour la protéger. Elle sait cependant comment mettre un homme hors d'état de nuire, en tapant là où il faut et peut toujours utiliser ses aiguilles en cas de besoin, quand elles sont à portée de main. Avec une épée entre les mains, elle serait bien en peine de s'en servir et risquerait davantage de se faire mal plutôt que de réussir à se défendre efficacement avec.
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Sam 2 Avr 2016 - 20:12

Good fortune on my way

Alayna avait passé toute sa vie dans cette immense demeure aux pièces indénombrables, ou du moins la majeure partie si l'on comptait les deux années passées au Gondor et celui avant son adoption. Elle connaissait chaque secret, chaque recoin de sa maison aux allures de palais et n'était pas peu fière de pouvoir la faire visiter à sa nouvelle amie, sans véritablement se soucier de l'image qu'elle renvoyait tant elle se laissait emporter par son excitation. Peu importait d'étaler sa richesse, ce n'était pas là son but, il ne s'agissait que de montrer le lieu où elle avait grandit, un lieu qui portait incontestablement son emprunte. Sa pièce préférée était la bibliothèque, la petite qui lui appartenait en propre après qu'elle eut tanné son père pour l'obtenir. Elle n'était pas du genre à faire des crises de petites filles trop gâtées et n'avait jamais vraiment supplié pour obtenir quelque chose dont elle se serait lassé le lendemain mais elle n'avait cessé de lui glisser un mot au sujet de cette pièce, jusqu'à ce qu'un jour, on lui en fasse la surprise pour son anniversaire. La pièce était douillette, les étagères envahies de livres recouvraient deux murs tandis que l'unique fenêtre aménagée de coussins, distribuait toute la lumière.
Sa deuxième œuvre était la roseraie d'une taille non négligeable qui apportait de la couleur dans le jardin. Sa mère avait commencé à la créer, plantant des roses avec leurs domestiques jusqu'à ce que la jeune fille qu'elle était alors ne s'approprie les lieux pour se changer les esprits à son retour du Gondor. Elle avait grandi dans ce jardin, passé le plus clair de ses après-midi pendant la belle saison et apporté une certaine fantaisie à la roseraie. Cette dernière s'était largement étendue et comptaient bien plus d'espèces que dans le temps mais elle ne se lassait jamais de passer du temps en son sein en se laissant porter par leur parfum qui embaumait l'air. C'est avec une immense fierté qu'elle lui présenta ses enfants, l'observant avec plaisir se pencher pour humer leur délicieux parfum en se promettant de faire porter un bouquet pour parfumer sa chambre.

Le goûté préparé à leur intention les attendait sous les tentures qu'elle avait fait suspendre pour les protéger du soleil. Elles pouvaient ainsi profiter pleinement des fleurs les entourant sans craindre un mauvais tour de la part de l'astre qui étendait ses rayons. Elle était un peu pâle et c'était aussi bien imputable à sa classe sociale qu'à la fatigue qu'elle ressentait et aux légers malaises qui s'étaient saisies d'elle pendant leur conversation. Cette dernière avait fait remonter beaucoup de souvenirs enfouis en elle et elle s'efforçait de faire bonne figure, chose qui lui paru soudainement impossible alors que son expression se décomposait subitement. Le biscuit suspendu à mi chemin de ses lèvres entrouvertes de stupeur, elle la referma d'un claquement sec en posant le petit gâteau sur la coupelle de sa tasse de thé, pinçant les lèvres.

« Je.. je ne sais pas ce que vous insinuez. »

Son cœur battait la chamade, tellement vite qu'elle craignait qu'il n'explose à s'emballer de la sorte. Elle pressa ses mains contre sa poitrine, cherchant à le calmer, arborant une expression décomposée et réalisa avec quelle dureté elle avait répondu à la jeune femme. Le visage blême et le souffle court, elle porta sa main à sa bouche alors que les larmes lui montaient aux yeux, mortifiée.

« Je suis désolée, je ne voulais pas dire cela. Mais comment… ? »

Confuse, incapable de terminer sa question pourtant évidente, elle leva les yeux sur Cármen, papillonnant pour chasser l'eau qui les envahissait. Elle se laissa faire alors qu'elle lui prenait les mains, le cœur au bord des lèvres sous la forte émotion reçue par le choc. La gentillesse de sa voix et la douceur de ses paroles l’apaisèrent peu à peu, elle ne souhaitait qu'une chose, croire en ses paroles et d'une voix légèrement tremblotante, elle lui demanda.

« En êtes-vous sûre ? »

Le souffle coupé par ces révélations, une boule s'était formée dans sa gorge alors qu'elle hochait la tête autant pour se convaincre que pour agréer. Elle garda le silence pendant une longue minute alors que son esprit tournait à plein régime sous la réflexion, tant de questions se bousculaient dans sa tête, des questions auxquelles elle ne pouvait pas répondre et qu'elle n'osait poser. Comment avait-elle compris pour sa sœur ? Comment pouvait-elle savoir où elle se trouvait ? Une part d'elle avait envie de se refréner pour ne pas s'abandonner follement à cet espoir de retrouver sa sœur mais elle fut vite submergée par cet espoir grandissant qui l'envahissait. La voix de la raison se faisait plus ténue pour disparaître complètement et il lui fallut se faire violence pour ne pas se lever d'un bon, prendre la route pour le Gondor. Prise de vertige, elle agita sa serviette en tissu devant son visage pour se donner un peu d'air frais tout en réfléchissant alors qu'une bouffée de chaleur montait en elle, colorant ses cheveux. Elle inspira lentement, emplissant ses poumons du parfum des fleurs les entourant et se sentit comme apaisée et plongea son regard dans celui de la demoiselle, souriant doucement, avec une certaine difficulté mais pas moins de reconnaissance avant de lui dire avec gravité.

« Merci pour votre sincérité. Cela n'a pas dû être facile d'être aussi franche avec moi. Beaucoup de personnes vous auraient sans doute faites exécuter, j'en ai malheureusement conscience.. Je souhaite vous croire de tout mon cœur.. ardemment. Je pleure son absence depuis si longtemps mais je ne sais comment la retrouver, ce ne serait que pure folie ! »

Après l'espoir, le doute l'envahissait peu à peu alors que la voix de sa raison avait retrouvé son chemin. Elle était sur le point de pleurer, retenant ses larmes avec toute la force dont elle disposait. Elle ne pouvait pas partir à sa recherche, pas dans son état et encore moins envoyer son mari à sa recherche alors qu'elle n'avait jamais été capable de lui parler de l'existence de sa sœur jumelle. Le poids de ses mensonges l'étouffait tout à coup, la faisant suffoquer, paniquer, le cœur réduit en morceau alors qu'elle se rendait à l'évidence, son visage fut soudainement inondé des larmes trop longtemps contenues. Incapable de se retenir, son corps était secoué de spasme et elle laissa libre court à son chagrin, pleurant comme un petit enfant sans craindre de se couvrir de honte devant son invitée.
Elle pleura un instant et ses larmes se tarirent rapidement alors qu'elle le essuyait déjà avec sa serviette en bafouillant des excuses.

« Pardonnez moi de vous avoir mise dans l'embarras. Je me sens tellement désespérée et il semblerait que je n'ai plus le contrôle de mes sentiments depuis quelques temps. »
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Sam 2 Avr 2016 - 23:18

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

C’était dit, non sans crainte de la réaction de la jeune femme qui finalement se fit étonnante. Il était rare de croiser des personnes croyant à ses dons de voyance sans prendre peur et la prendre pour une sorcière. Alayna fort heureusement avait l’esprit assez ouvert pour cela malgré qu’elle n’ait toujours pas de preuves que ce qu’elle lui racontait était juste. Cármen fut touchée de l’entendre la remercier alors qu’il n’y avait rien de fait, elle en fut très surprise mais cela lui fit chaud au cœur. Elle la voyait tenter de se maitriser alors que les larmes avaient déjà besoin de couler. Elle avait dû retenir tant d’émotions en elle, elle s’était parée d’un masque de fer pour ne pas voir qu’en dessous elle avait envie de craquer. Cármen parlait souvent avec des inconnus, ils finissaient souvent pas se confier à elle en voyant qu’elle était bienveillante et qu’elle avait de quoi les aider. Elle avait entendu beaucoup d’histoires mais celle d’Alayna la touchait énormément. La gitane senti son cœur se serrer lorsque ses premières larmes perlèrent sur ses joues. Elle aurait aussi eu envie qu’on la soutienne de cette manière, alors c’était out naturel pour elle de lui tenir la main. Cármen alla naturellement poser sa main bienveillante sur l’épaule d’Alayna, comprenant sa tristesse et accompagna ses pleurs tout en caressant doucement son épaule.

« Vous avez le droit de pleurer Alayna. » Fit elle doucement

C’était normal de se laisser aller ainsi comme cela, à sa place, elle aurait sans doute réagit de la même manière. Mais elle souhaitait la voir s’apaiser désormais car les choses allaient changer. Un destin joyeux s’annonçait pour elle, Cármen avait pu le voir au fond de ses yeux et espérait réellement que cette nouvelle allait l’aider à persister et à rester forte. Car ce point là était le plus important selon elle, elle le conseil qu’instinctivement elle souhaitait lui donner.

« Vous êtes une personne courageuse Alayna. Gardez la tête froide et restez une femme forte. L’avenir vous sourira croyez moi.»

Alayna semblait avoir touché quelque peu le fond ces derniers temps, la grossesse n’aidait surement pas à ce qu’elle puisse maitriser ses sentiments. La bohémienne n’avait pas encore eu d’enfants, à son âge maintenant elle se demandait si cela allait arriver un jour. De ce côté-là, elle ne pouvait pas la conseiller mais pouvait sans doute la rassurer et lui apporter un peu plus de soutien, toujours à sa manière.

« Laissez moi vous offrir un dernier cadeau, s’il vous-plait. » Fit-elle en prenant la main d’Alayna tout en la retournant, la paume vers le ciel et enfermée entre ses mains gorgées de soleil.

Elle était loin d’avoir fini en réalité, et espérait que cette dernière offrande lui fasse tout aussi plaisir que la première et la seconde. Cármen avait pour habitude de prophétiser certaines, les mots sortaient de sa bouche comme si une autre entité s’exprimait à travers elle, ainsi les mots qu’elle dirait seraient emplis de vérité et se réaliseraient quoi qu’il en coute.

« Votre enfant sera heureux et vivra longtemps, il aura une bonne santé et vous apportera beaucoup de bonheur. »

Elle termina par un large sourire, revenant à elle-même et surtout heureuse qu’Alayna croit à ses dons et d’avoir pu lui apporter de bonnes nouvelles malgré que jusque là, elles n’étaient que de parfaites inconnues. Cármen était certaine de pouvoir recroiser le chemin d’Alayna un beau jour, et ce jour là, elle lui ferait rencontrer son bel enfant et lui montrerait aussi sa sœur jumelle. Elle avait hâte de voir tout cela se réaliser et que cette femme aux yeux purs puisse montrer qu’elle est réellement heureuse et non pas se parer de faux-semblants et masquer ses émotions les plus profondes.






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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Dim 3 Avr 2016 - 14:47

Good fortune on my way

Les derniers jours avaient été particulièrement mouvementés par la rencontre qu'elle avait fait avec cette jeune femme étonnante. Elle avait le sentiment que cela ne faisait que commencer et qu'elle irait de surprise en surprise, ce n'était pas sans une légère pointe d'excitation. A force de côtoyer toujours les même personnes, elle rêvait d'apporter un peu de piment à son existence qu'elle pourrait alors narrer à ses enfants comme une histoire vécue par quelqu'un d'autre. Les aventures du chef d'orchestre de son mariage, Aevan, lui avaient mis des étoiles plein les yeux même si elle soupçonnait une grande part de fantaisie dans la façon dont il les lui avait relaté. Qui aurait été assez fou pour jouer nuit et jour au pied de la montagne des nains ? Mais elle enviait cette part que l'on retrouvait dans les livres de conte. Elle serait à l'avenir, capable de narrer ses propres aventures en omettant les sombres événements qui l'ont bouleversé pour se concentrer sur ceux à l'aspect plus féerique qui avaient illuminé sa vie.
Ses parents auraient sans doute été surpris, voir outré, de la savoir à discuter de ces choses qui dépassaient leur entendement. Ils lui auraient demandé de se méfier et seraient même allé jusqu'à lui interdire de côtoyer la jeune saltimbanque dont ils auraient jugé l'influence néfaste. Son époux était plus ouvert, peut-être était-ce une question d'âge et de génération, peut-être naissait-on l'esprit plus ouvert que celui de nos parents. Elle était consciente de la relation privilégiée qu'elle entretenait avec lui quand nombre de femmes se trouvaient prisonnières de leur mariage. Elle n'avait pas la liberté d'un homme car elle restait une femme et son droit de naissance ne lui permettait pas tout mais elle possédait toujours une grande liberté d'expression, d'action, se dressant presque comme l'égal de son époux. La seule raison pour laquelle, elle ne l'était pas totalement, ne venait aucunement de son mari et peu de personnes ne pouvaient se vanter d'être au courant de ce fait, par soucis de discrétion. Lyram était quelqu'un de doux, sans pour autant être mou, il avait vite compris que le caractère de son épouse dépassait de loin celui de la plupart des femmes et c'était ce qu'il aimait chez elle, son indépendance et sa force de caractère, le fait qu'il puisse partager sa vie avec elle plutôt que de vivre en dictant la sienne. Il avait été prêt à faire toutes les concessions pour ses beaux yeux et sans chercher à prendre avantage, elle choisissait elle-même si elle l'écoutait ou non. En société, il endossait le rôle de mari et maître qui seyait dans le monde mais dans leur intimité, il n'était pas rare qu'il se laisse mener à la baguette de sa propre volonté et qu'il éprouve quelque difficultés à faire entendre raison à la jeune femme.
Alayna ressemblait peu aux autres jeunes femmes qu'elle avait l'habitude de fréquenter et qu'elle s'efforçait d'éviter comme elle pouvait. Elle n'avait jamais vraiment eu la fibre mondaine et leur superficialité lui donnait la migraine, elle préférait sincèrement rester dans sa bibliothèque à lire un livre qu'à écouter des ragots énoncés d'une voix stridentes faussement murmurée pour emprunter le ton de la confidence. Alayna semblait enfermée aux yeux de beaucoup, avec son habitude de toujours rester seule dans une pièce pour profiter de son temps libre mais ses nombreuses lectures lui avaient ouvert l'esprit mieux que n'importe quelle discussion mondaine. Sa discussion avec Carmen, lui avait brisé le cœur mais il était parfois utile de briser quelque chose pour lui permettre de se remettre correctement et son attitude chaleureuse lui fut d'un grand réconfort alors qu'elle vidait son corps des larmes trop longtemps retenues. Elle n'avait rien d'une dame en ce moment alors qu'elle se laissait aller, sanglotant, sa voix sortant comme une plainte venant du cœur. On aurait pu la croire à l'agonie si son cri n'avait pas été entrecoupé de sanglots proche du hoquet, comme celui d'un enfant.

Une fois son calme retrouvé, elle se sentit beaucoup mieux, bien plus apaisée qu'elle ne l'aurait cru. Se laisser aller à pleurer lui avait permis de se libérer du poids qu'elle n'avait pas conscience de porter sur ses frêles épaules, laissant place à une pensée plus positive à laquelle elle était habituée. Enfin, elle put sourire avec plus de conviction, acquiesçant. Elle fut étonnamment surprise de recevoir un ultime cadeau de la part de la jeune femme et se laissa faire, lui abandonnant sa main. Un petit frisson agréable lui parcourut le corps par la douceur de son contact et avec curiosité, elle se pencha sur sa propre main pour essayer de voir ce qu'elle y lisait, ne voyant que les lignes marquant les plis de sa paume. Incrédule, elle regardait sa peau en se demandant où elle avait bien pu voir tout cela car sa main n'avait certainement pas changé depuis sa première grossesse même si elle ne connaissait pas sa paume aussi bien qu'elle connaissait le dos de sa main. Récupérant celle-ci, elle la retourna tout de même pour l'observer de plus près avant de gratifier la voyante d'un immense sourire soulagé.

« Je ne doute pas du bonheur que cet enfant pourra m'apporter. Je crains seulement qu'il ne vienne jamais, comme tous les autres avant lui.. »

Elle posa sa main sur son ventre très légèrement rebondi. Elle ne le sentait pas encore mais elle le savait bien présent, bien au chaud sous les couches de gras formées par le poids qu'elle avait pris et qui ne manquait pas de charme aux yeux de son mari. Les hommes se laissaient si facilement duper par des symptômes pourtant si évident aux yeux des femmes. Elle partit d'un petit rire, levant son regard rieur vers la jeune femme à ses côtés. Une nouvelle ombre vint cependant ternir son sourire avant qu'elle ne l'interroge doucement, avec une pointe de nostalgie dans la voix.

« Avez-vous déjà eu des doutes sur qui vous êtes vraiment ? Sur le destin qui vous est réservé ? Je me suis toujours demandée si j'avais le droit de connaître le bonheur d'élever un enfant. »
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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Dim 3 Avr 2016 - 22:34

☙ Good fortune on my way

feat. Alayna & Cármen

Pour Cármen et les gens qui la connaissaient quand elle disait ses prophéties ils le savaient, mais il était vrai que pour les étrangers, cela sonnait surtout comme des vœux d’espérance. La gitane esquissa un sourire avant de lâcher un petit rire et posa sa main sur celle d’Alayna qui semblait perdue et inquiète à propos de cet enfant. Elle voulu donc mettre rapidement fin à cela en lui précisant qu’il s’agissait de prophéties, de faits à venir :

« Mes mots ne sont pas des souhaits, ils sont véridiques, c’est ce qu’il va se passer. Votre enfant naitra normalement. » Fit elle avec un large sourire

Cármen se mit ensuite à réfléchir aux questions de la jeune femme. Lui était il arrivé d’avoir des doutes sur ce qu’elle était ? Où elle allait ? Elle repensa immédiatement au jour de son mariage lorsqu’elle avait 12 ans à peine et qu’elle tenait la main d’un homme qui devait avoir trente années de plus. Elle avait jeté un regard à ses parents, afin de se souvenir qu’elle avait décidé de faire cela pour eux et qu’ils vivraient mieux si elle se sacrifiait. Elle s’était ainsi demandé si c’était réellement le genre de personne qu’elle voulait devenir, être la 8ème femme d’un homme avare. Aussi à certains moments de sa vie dans cette belle demeure où chaque belle robe qu’elle recevait n’étaient qu’en fait pour lui être ensuite retirées. Si jeune et déjà prisonnière, Cármen avait très mal vécu cette expérience et s’éloigner des Harad avaient été la plus belle des choses qui lui avait été donné de vivre. Elle avait respiré l’air marin, empli ses poumons un sourire radieux sur le visage à sa libération.

Depuis, ces mémoires là étaient si loin que certains faits semblaient s’être estompés. Cela faisait tout de même parti de sa vie, ce qui faisait qu’aujourd’hui elle se sentait en harmonie avec elle-même. Il arrivait que sur certains sujets ce soit encore tendu mais cela faisait parti d’une vie humaine. Les problèmes viennent et s’en vont mais il faut conserver le courage de faire face au risque de regretter sa vie au moment où elle s’éteint.

« Bien sûr qu’il m’est arrivé de me poser ces questions là, et c’est tout à fait normal Alayna. Mais il arrivera un jour où vous vous direz que vous êtes exactement la femme que vous aviez rêvé d’être et alors, quels que soient les problèmes vous saurez faire face. »

Des mots emplis d’espérance, mais elle croyait au potentiel d’Alayna, cette dernière avait sans doute été choyée et beaucoup trop protégée pour son propre bien si bien que le monde semblait l’effrayer.

« Vous avez bien plus de courage que vous ne pouvez l’imaginer, prenez confiance en vous et ne craignez rien ! »

Les deux jeunes femmes passèrent le reste de l’après midi à discuter, elles échangèrent sur tout et rien autant sur leurs vies respectives que sur des petits faits de la vie quotidienne comme deux vieilles amies qui s’échangeaient des astuces. Cármen se sentait bien en compagnie d’Alayna et espérait un jour recroiser sa route.

Les quelques jours qui suivirent, elle n’eut pas le temps de les voir passer. Sa blessure cicatrisa sans séquelles grâce aux bons soins d’Alayna qui veilla sur elle. Elle dormait bien mangeait bien et n’avait jamais froid, mais elle s’était surtout fait une très bonne amie. Les au-revoir furent lourds de tristesse, Cármen ne pu retenir quelques larmes d’émotions en serrant dans ses bras sa nouvelle amie. Elle lui demanda de lui promettre de rester la même et surtout de rester forte. Sur ces dernières paroles, ils avaient fait en sorte qu’elle soit raccompagnée avec une protection. Cármen monta sur la charrette et fit signe au cocher qu’il pouvait y aller. Sur le chemin, son esprit demeurait tourné vers son amie, elle espérait avoir rapidement des nouvelles d’elle et de sa petite famille.

Puis elle arriva là où campait le groupe, tous s’empressèrent d’enlacer Cármen et surtout ses deux parents. Elle était saine et sauve et était heureuse de tous les revoir. Les gitans déposèrent dans la charrette des présents, des robes, des bijoux mais aussi des vivres, des gâteaux, et les enfants qui avaient fabriqué quelques grigris les disposèrent aussi dans la charrette qui retourna d’où elle venait, accompagné de prières. Cármen fut touchée par cette attention et espérait que tous ces présents raviraient ses hôtes, ses sauveurs.







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MessageSujet: Re: Good fortune on my way [terminé] Mar 5 Avr 2016 - 10:19

Good fortune on my way

Il était difficile de se fier à un étranger, malgré toute la bonne volonté du monde, il était même préférable de laisser une part de doute pour se protéger. Cependant, la jeune femme parlait avec tant de conviction qu'il était difficile de ne pas la croire. En outre, Alayna le désirait de tout son cœur et cela amplifia sans doute la portée de ses prophéties alors qu'elle absorbait tout ce dont elle avait besoin pour se sentir mieux. La jeune femme avait perdu trop d'enfants pour ne pas craindre à juste titre de perdre celui ci. Ce serait pour elle une tragédie de plus qui ne manquerait pas de lui briser le cœur, une leçon de plus à retenir avant de comprendre que le destin ne lui accorderait tout bonnement pas ce bonheur. Alayna était optimiste et les propos de Carmen gonflaient son cœur de joie. Il lui tardait de prouver à son époux qu'il s'était fourvoyé et qu'ils y auraient finalement droit, qu'il n'y avait eu nul raison de s'inquiéter pour sa santé, quand bien même elle avait chaque fois beaucoup souffert de cette épreuve, aussi bien physiquement que mentalement.
Le bonheur et le soulagement de la jeune femme se lisait sur son visage alors qu'elle ne pouvait s'empêcher de caresser ce petit bout de ventre gonflé qui ne transparaissait pas à travers sa large robe. Elle jusque là si fatiguée, rayonnait littéralement depuis l'intérieur, toute pensée néfaste fondant comme neige au soleil.
Elle ne savait ni quand, ni comment elle retrouverait sa sœur mais elle savait qu'elle le ferait. Maintenant qu'elle la savait là, quelque part à sa portée, qu'elle savait où la chercher, elle n'abandonnerait pas. Le quand et le comment lui apparaîtraient d'eux-même quand le moment serait venu, elle avait confiance en son destin maintenant.
Elle se demandait si elle avait croisé sans le savoir sa sœur pendant les deux années qu'elle avait passé au Gondor chez sa grand-mère. Quelque part, elle en doutait. Au fond d'elle, elle était persuadée qu'elle la reconnaîtrait du premier regard, comme en croisant son propre reflet dans la foule mais elle craignait cette rencontre autant qu'elle l'attendait, pour ce que cela représentait pour elle. Elle avait là l'occasion de retrouver l'air du Gondor, même si tout ce qu'elle en avait vu se limitait pour beaucoup à son immense capitale. Elle avait toujours rêvé de voir le reste de ce royaume si différent du Rohan. Peut-être que si elle partait maintenant …
Elle secoua sa tête, agitant ses boucles sur ses épaules pour chasser cette terrible idée de sa tête. Jamais elle ne quitterait ainsi son époux sans lui en toucher un mot, jamais elle ne trouverait la force de fuguer et quitter ceux qu'elle aimait, même pour retrouver sa sœur. Elle devait se préparer et non tout quitter sur un coup de tête. Ainsi, la jeune femme commença à élaborer des plans dans sa tête en vue de son départ, en commençant par ce qu'elle pourrait dire à Lyram.

Le reste de l'après-midi fut bien plus enjoué après cette perspective d'avenir et passa rapidement alors qu'elles échangeaient sur tout et sur rien comme si elles se connaissaient de longue date. Alayna aurait voulu ne jamais la quitter mais elles n'appartenaient pas au même monde et sa nouvelle amie n'était pas le genre de fleur qui s'épanouissait dans un jardin contrairement à elle. Sa compagnie lui manquerait, elle en était sûre, elle avait développé une grande affection à son encontre pendant les jours qu'elle avait passé à ses côtés et ce fut tout naturellement qu'elle versa des larmes en lui disant au revoir. Serrant Carmen dans ses bras avec une grande force chargée d'émotion, elle se retint de lui demander si elle avait prophétisée leurs prochaines retrouvailles afin qu'elle puisse lui montrer que ses dernières s'étaient bien réalisées mais à la place, elle se contenta de la remercier chaudement pour les moments qu'elles avaient partagé, une boule obstruant sa gorge. Elle portait toujours le talisman qu'elle lui avait offert, secoué par les grands gestes d'au revoir dont elle la gratifiait en la regardant s'éloigner dans la charrette qui la ramènerait chez elle.

Elle attendit des heures que la charrette revienne pour s'assurer que tout c'était bien passé. Guettant son retour depuis une fenêtre sans parvenir à se concentrer sur ce qu'elle faisait. Alors qu'un nuage de poussière se soulevait à l'horizon, elle descendit les escaliers en courant alors qu'elle avait reconnu le véhicule, tenant ses jupes dans une main pour ne pas se prendre les pieds dedans. La surprise de voir tant de cadeaux fut telle qu'elle se mit à pleurer d'émotion, regrettant de ne pouvoir aller les remercier pour leur geste qui ne manquait pas de la toucher profondément. Jamais elle ne pourrait oublier pas son amie qui n'avait pas manqué de bouleversé son existence.
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