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Shall you perish under my hatred

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 Shall you perish under my hatred

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— ÂGE DU PERSO : 20 ans
— RANG SOCIAL : Si beaucoup tendraient à la considérer comme pauvre, elle possède ce qui lui suffit. Elle a appris à utiliser tout ce qu'elle trouve pour en faire quelque chose d'utile.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Sorcière adepte de la fabrication de potions en tout genre, diseuse de bonne aventure et surtout, charlatan au plus haut point.
— ARMES DU PERSO : Elle possède deux petites dagues à la mode orientale, dont la lame est courbée telle une serpe.
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MessageSujet: Shall you perish under my hatred   Mer 5 Oct 2016 - 11:50




Shall you perish

under my hatred

Cenhelm & Carmella


Cela faisait un moment que Carmella traînait dans le coin d'Aldburg, non pas parce qu'elle y avait été en bonne compagnie ou quelque plaisante chose du genre, non. Mais bien parce qu'elle avait eu quelques soucis. Si elle s'en était tenue à se faire chasser du village la première fois, il aurait peut-être mieux valu pour elle qu'elle assure un peu mieux ses arrières. Que ce soit par manque d'attention ou simplement par abus de confiance, elle avait laissé ces villageois la chasser comme une malpropre, et, acculée, elle avait été contrainte de se reclure un peu plus loin dans la forêt. Ceci étant, ces imbéciles d'hommes l'avaient précipitée, et elle s'était retrouvée avec une roue abîmée sur sa roulotte. Au delà de ces simples idiots, effrayés comme il se devait par la prestance d'une sorcière qui assurait son aura sur les autres, il n'en demeurait pas moins qu'elle avait fait les frais de ces pourceaux une seconde fois. Avec un voyageur rencontré depuis peu, elle avait eu l'audace de se rendre à nouveau sur la place publique de ces infâmes, afin de se dégoter quelques herbes médicinales, mais la jeune femme s'était fait attraper par un homme bien trop imposant pour qu'elle n'ait pu faire quoi que ce soit, et qui avait abusé de sa fragilité ; un salopard comme un autre, pensait-elle encore, mais ce qui la mettait le plus en rogne, c'était assurément tous ces regards qui l'avaient vue abusée dans un recoin sombre, et qui n'avaient fait que regarder ce spectacle sans aucune once de compassion, sans aucune tentative d'aide dans leurs yeux. Heureusement, Farshad était arrivé avant qu'il ne soit trop tard, et elle s'en était tirée avec seulement quelques bleus et un mutisme inhabituel.

Pour le coup, Carmella ne s'était pas éloignée beaucoup. Une demi-heure de marche tout au plus suffisait pour parcourir la distance entre le village et sa roulotte. Perchée dans les hauteurs d'une colline, elle attendait patiemment tel le lynx, pour sauter sur sa proie au moment venu. Oh, la sorcière avait déjà bien eu le temps de fomenter sa vengeance depuis le départ de Farshad, et cette dernière ne s'en faisait que plus désirer. C'était comme ancré en elle, elle ne pouvait résister longtemps à l'appel du sang, à l'appel de la décadence ; un peu comme si tout cela coulait dans ses veines, bon gré mal gré. Assouvir son envie de sang, de vengeance la poussait souvent au pire, et au final, ça l'amusait plutôt bien. Elle aimait tellement le regard de ces gens au bout de sa dague, l'implorant presque d'une grâce dont elle se foutait bien. Cela l'amusait, comme une poupée amuse une enfant.

Elle avait décidé d'une ignominie qui lui permettrait de faire souffrir le village d'un seul coup, et si elle avait bien envie de trancher des gorges, parfois, il valait mieux agir de façon plus discrète. Elle avait ouï dire de quelques bons marchands qui traînaient dans le coin, et qui avaient été invités à un banquet chez l'éleveur de chevaux du coin. Un homme réputé sans aucun doute, dont elle avait même reçu le nom à plusieurs coins de rues. Cenhelm. Elle l'avait gravé dans un coin de sa mémoire, et elle avait cherché par tous les moyens à l'approcher. Ce banquet semblait se présenter à elle comme l'occasion donnée, offerte sur un plateau d'argent. Frapper haut, se disait-elle, et tout ce qui est en dessous en souffrira ; ou comment ruiner l'économie d'un village prospère. Elle avait pour ce soir-là, décidé de se confectionner une robe destinée à cette unique occasion. En se rendant chez le marchand d'étoffes du coin, une vieille branche pourtant renommée, elle l'avait entendu parler du-dit banquet. Quelle ne fut pas la chance qu'elle prit là, à proposer à cet homme de lui servir de bonne compagnie alors qu'il était veuf depuis une paire d'années ! Et elle avait sa place déjà chauffée à la table du grand Cenhelm.

**

Lorsqu'elle poussa la porte de la grande entrée pour découvrir la salle où se tiendrait le banquet, Carmella inspira profondément. Elle avait revêtu une magnifique robe, toute faite de voilages aux couleurs crépusculaires qui semblaient entourer sa silhouette d'une aura mystérieuse. Du tissu qu'elle n'avait bien entendu pas payé, puisqu'elle faisait déjà l'honneur à la vieille branche de son illustre présence. Carmella avait également pris soin d'orner sa tenue de multiples bijoux, dont beaucoup de bracelets qui tintaient à ses poignets. Elle entra, laissant derrière elle un silence de plomb, et les regards qui se retournaient sur sa silhouette de jeune femme. Elle sentait les yeux de la vieille branche la reluquer de dos, mais cela n'avait pas d'importance, car au moment où elle croisa le regard de cet homme qu'elle avait cherché, il n'y avait plus rien qui comptait autour d'eux.








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— ORIGINAIRE DE : Aldburg
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— MÉTIER PRATIQUÉ : Seigneur du Rohan, conseiller du maire d'Alburg
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— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Il sert le roi Fengel, mais son allégeance va à son fils Thengel.
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MessageSujet: Re: Shall you perish under my hatred   Jeu 6 Oct 2016 - 12:46


Shall you perish under my hatred
La pluie dehors était fine, les nuages grisonnants bas sur le ciel déversaient doucement leur flot sur les plaines d'Aldburg. Cenhelm observait ce spectacle depuis une fenêtre de la salle de réception, tandis que quelques domestiques apportaient les dernières finitions sous les directives de Dame Aedwyn. C'était elle qui avait tenu à organiser ce banquet pour célébrer le retour de Cenhelm et surtout l'arrivée de Búchanán et Elea sur le domaine. Aedwyn était trop heureuse d'être enfin officiellement grand-mère, même si le premier de ses petits-enfants était né d'une affaire extra-conjugale et peu glorieuse – et que Búchanán avait déjà presque trente ans. Peu lui importait, la famille s'agrandissait et la vieille dame s'en réjouissait. C'était, de plus, l'occasion de recevoir et une bonne excuse pour faire la fête.

Cenhelm avait protesté au début, soucieux de ne pas placer son fils et sa compagne nouvellement arrivés sous les regards curieux et en proie aux questions des habitants de la ville, mais Aedwyn n'avait rien voulu entendre. Il ne se faisait pas de soucis pour Elea ; mais Búchanán … c'était une autre histoire. Le jeune homme avait déjà du mal à se tenir correctement à table et était souvent réfractaire à toute sorte de discussion. Il était évident qu'il n'était pas à l'aise ici, et Cenhelm ne savait que faire pour parvenir à ouvrir le dialogue avec lui. Adelind avait plus de succès que lui, mais cela ne l'étonnait guère ; elle savait être douce et avenante, et puis ce n'était pas elle qui avait fait de sa vie un enfer. Cenhelm se disait que son fils viendrait sûrement assister au banquet à contre cœur, pour faire plaisir à Elea, mais qu'il s'éclipserait dès qu'il en aurait eu assez. Et son père ne saurait lui en tenir rigueur. « Non, pas ici, placez la table des entremets plutôt contre ce mur. Ah, et ces couteaux ne sont pas les bons, je vous avais demandé d'amener ceux en argent ! » La voix énergique de sa mère fit sourire brièvement le seigneur qui se détourna de la fenêtre. Aedwyn avait prévu de faire le repas à l'extérieur, mais la météo du jour en avait décidé autrement. Il s'approcha de la grande table en U qui avait été installée pour l'occasion, et entreprit de ramasser les couteaux pour aider les domestiques dans les dernières finitions.

. . . . . . . . . . . .

Quelques heures plus tard, les convives commencèrent à arriver. La pluie s'était arrêtée mais le ciel était toujours gris, ce qui les avait forcés à allumer des torches pour que la salle ne soit pas plongée dans la pénombre. La table était sobrement dressée et des musiciens avaient été conviés pour animer le repas mondain. Une cinquantaine de personnes étaient attendues, et Aedwyn avait passé sa plus belle robe pour l'occasion, trop heureuse de pouvoir jouer la maîtresse de maison comme dans sa jeunesse. Elle accueillait les invités avec enthousiasme et n'avait pas sa langue dans sa poche, ayant toujours une histoire à raconter ou des faits à commenter. Adelind était ravissante elle aussi, dans une robe verte qui faisait ressortir son visage rayonnant et finement dessiné. Son ventre arrondi la rendait encore plus belle et elle respirait le bonheur à plein nez. Cenhelm lui tenait le bras et ne pouvait s'empêcher de la regarder trégulièrement, les discours des nobles d'Aldburg étant bien moins attirants que la courbe prometteuse de son ventre maternel sur lequel il mourrait d'envie de poser ses mains fascinées.

Non pas qu'il n'était pas content de les revoir. Il était parti pendant de longs mois et certains de ces convives étaient de bons amis. A Aldburg, tout le monde se connaissait depuis toujours, marchands, politiques, militaires, artisans et simples employés. Cenhelm ne les aimait pas tous, mais était contraint de les saluer pour la forme, car ils devaient travailler tous ensemble au bien-être de leur ville. Quand le Maire et sa femme arrivèrent, il prirent Adelind dans leurs bras et la noyèrent de compliments. Le Maire parla un peu à Cenhelm avant de s'accaparer son épouse, et le seigneur laissa sa dame profiter de ses parents. Non loin de la table des victuailles, Elea et  Búchanán discutaient avec un tanneur – enfin, Elea discutait, un verre à la main, et son fils semblait aussi à l'aise qu'un cheval coincé dans un arbre. L'image était assez comique somme toute, et le verre de vin du barde était déjà bien entamé.

L'attention de Cenhelm fut tournée vers la porte lorsque celle-ci s'ouvrit de nouveau, et que l'on annonça joyeusement l'arrivée du vieil Ealdwine, un ami de son père qui avait fait fortune dans les étoffes et la confection de vêtements. Le seigneur s'avança vers lui, un sourire au lèvres pour accueillir celui qui avait été comme un oncle bienveillant pour lui durant toute sa vie – mais, le silence tomba sur la salle. Ealdwine n'était pas seul : à son bras se tenait une belle jeune femme portant une robe somptueuse et beaucoup plus colorée que celles des dames ici présentes. La salle entière semblait la regarder, et Cenhelm avait beau creuser dans sa mémoire, il ne lui semblait pas l'avoir un jour rencontrée. Ealdwine éclata de son rire gras de vieil homme ayant trop bien vécu, et lui tapota l'épaule de sa main potelée. Cenhelm croisa alors le regard de la mystérieuse jeune femme, et sentit comme une drôle d'appréhension inexplicable lui titiller l'estomac.  « Ah, Cenhelm, mon p'tit gars. C'est bon de te revoir, en chair et en os, et en un seul morceau, ma foi ! » Un nouveau rire gras, et la conversation était lancée. « Je te présente, euh... Miranda, ravissante créature qui a proposé de m'accompagner chez toi... Tu as un cœur bon ma fille, pour avoir pris pitié d'un vieil imbécile comme moi ! » Il eut une toux mélangée à un rire, et Cenhelm salua la jeune femme comme il se devait. « Je vous souhaite la bienvenue, Miranda. J'espère que vous trouverez la réception à votre convenance. » La politesse et la courtoisie respectée, Ealdwine enchaîna avec une longue conversation sur les derniers potins d'Aldburg, et décréta qu'il voulait connaître tous les détails sur l'épopée de Cenhelm pendant ces derniers mois. Le seigneur eut à peine le temps de résumer quelque peu ce qu'il avait fait qu'il était déjà temps de passer à table.

Aedwyn s'était occupée du plan de table et s'affairait à placer tout le monde. Cenhelm était assis à côté d'elle et de Adelind, ensuite venaient Elea et Búchanán … En face de lui était assis Ealdwine et Miranda, sa compagne du jour, puis venaient le Maire et sa femme, ainsi que les conseillers au Maire. Les pichets de vins furent remplis à foison, et l'on commença à se servir tandis que les musiciens commençaient un nouveau morceau bien connu de tous. Aedwyn se frottait les mains ; elle avait fait venir un jongleur et quelques acrobates pour animer la salle quand ils attendraient le plat chaud.

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MessageSujet: Re: Shall you perish under my hatred   Jeu 6 Oct 2016 - 15:33




Shall you perish

under my hatred

Cenhelm & Carmella


A peine eut-elle posé son regard sur l'objet qui accaparait déjà toute son attention, que déjà le reste ne semblait plus pouvoir l'atteindre. C'était comme si la musique s'était fait muette tout au fond de la salle, comme si les conversations des gens n'avaient plus court ; sa vision s'était concentrée sur un seul et unique point, qu'elle détaillait de ses petits yeux bleus et suspicieusement mesquins. Carmella portait sur son visage cette expression si habituelle d’indifférence qui marquait ses traits comme si aucune émotion n'avait pu toucher son cœur ; et pourtant. Il y en avait, il y avait un tas de pensées entremêlées dans son esprit, étriquées entre ses pulsions soudaines et l'attente de voir son plan prendre forme sagement sous ses yeux. La jeune femme laissa son regard happé par le seigneur suivre ses mouvements, suivre le moindre tressaillement de son visage, le geste le plus infime qu'il laissait voir. Il s'approcha d'eux avec une certaine assurance, que Carmella portait souvent en mal ; elle ne la connaissait que trop bien à ces nobles du pays de Rhûn, qui exagéraient sans cesse leur allure fière et cossue. Carmella étira un fin sourire de le voir arriver de la façon exacte dont elle l'avait imaginé ; il était tout à fait à la hauteur de l'image qu'elle avait eu de cet homme.

La vieille branche qui lui servait de compagnon pour cette soirée – et elle se rendit compte qu'elle en avait même perdu son nom.. – ne mit pas longtemps avant d'entamer la conversation avec le seigneur, entretenant toute son attention. C'était parfait, songea-t-elle. Exactement ce qu'elle avait espéré. Déjà le rire gras du vieillard résonnait comme un bourdonnement dans ses oreilles, mais il lui laissait l'opportunité de pouvoir balader son regard en long et en large sur Cenhelm, jaugeant celui qu'elle avait dessein de faire périr de ses propres mains. Mais bientôt, l'on annonça que le repas pouvait commencer, et alors, la jeune femme fut contrainte de suivre le plan de table qui avait été dressé. Elle ne se retrouva pas mal placée, juste en face de celui qui avait récolté toute sa concentration et le fruit de ses récents efforts ; il y avait également sa femme, les parents de cette dernière, et un homme qu'elle devinait être son fils. Il était accompagné d'une charmante demoiselle à la chevelure blonde, mais qui donnait à la sorcière l'impression qu'elle était bien trop prude, et naïve à la fois. Peu importe, ce qui comptait, c'était que tout le gratin de la société semblait s'être réuni dans la salle.

Carmella avait entendu le vieillard la présenter sous un prénom qu'il venait probablement d'inventer ; si cela ne lui plaisait guère, elle décida de ne pas en faire cas. Elle avait tellement de choses plus importantes à l'esprit. Silencieuse, elle observait, elle détaillait les visages de chacun des convives, décidant de ceux qu'il lui faudrait éviter si elle se faisait avoir, et de ceux qu'elle pourrait passer facilement. Assise devant son assiette encore vide, un verre de vin à peine touché du bout des lèvres à côté de ses couverts parfaitement alignés, elle attendait son heure. La sorcière laissa ses mains aller sur les pans de tissus de sa robe, faisant comme si elle en ajustait le tombé alors qu'elle venait de prendre place dans son fauteuil ; son sourire s'étira d'autant plus lorsqu'elle sentit la minuscule petite fiole qu'elle gardait tapie dans l'ombre. Les minutes passaient, lentes, tout comme l'était le service des plats.

« .. Ah et vous savez, ma chère Adelind, que j'ai récemment reçu beaucoup de coupons de tissus rares ; s'il vous en convient vous pourrez en choisir à moindre prix ! Après tout, je dois bien cela à celui que je considère comme mon neveu, et ma foi, je vous vois bien avec de telles étoffes » complimenta le vieillard, détournant l'attention de tous les convives alentours sur lui. Il parlait très fort, à la manière de l'homme qui a bien vécu sa vie, et qui a pris l'habitude de conter ses récits à une assemblée. Carmella ne cilla pas. Depuis le début, elle n'avait pas détourné les yeux de cet homme, et elle en profita qu'ils soient tous plongés dans les dires du marchand renommé, pour prendre les verres et les remplir à nouveau de vin, comme pour marquer son respect envers le seigneur. Aussi discrète qu'un oiseau de nuit, elle vida les quelques gouttes de la fiole dans l'un des gobelets. Ses yeux aussi froids que la mort n'avaient pas peur de soutenir ceux de son hôte, et alors qu'elle se penchait vers lui pour lui adresser un savant sourire, elle lui présenta le calice.








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MessageSujet: Re: Shall you perish under my hatred   Mer 21 Déc 2016 - 14:26


Shall you perish under my hatred
Le repas commença et les convives ne se firent pas prier pour entamer les entrées que Sanaré et les autres domestiques avaient placées devant eux. Le vin cependant semblait avoir – comme toujours – bien plus de succès et les verres se vidaient et se remplissaient à un rythme effréné. Cenhelm et Adelind avaient respecté la tradition en portant le premier toast, levant leurs verres à la santé et à la longue vie de chacun. Cela avait amusé Ealdwine qui avait fait de nouveau résonner son rire gras et enjoué. « C'est cela, longue vie à moi ! C'est gentil de dire ça à un vieil homme qui n'en a plus pour longtemps. » Il adressa un clin d’œil joueur à Adelind, mais ce fut Aedwyn qui lui répondit avec son ton à la fois cinglant et amusé. « Jeune homme, si vous n'en n'avez plus pour longtemps alors je pense avoir du soucis à me faire ! » Les convives qui étaient assis près d'eux éclatèrent tous de rire en entendant cet échange et Cenhelm eut un petit sourire tandis qu'il plantait sa fourchette dans une feuille de salade. Ainsi la conversation fut lancée et la bonne humeur générale assurée. Avec Ealdwine dans les parages, on pouvait être certain que jamais un blanc ou un silence ne s'installe. L'homme avait toujours une histoire à raconter et savait captiver son audience. En écoutant ses récits, les plats étaient encore plus longs à être vidés et il parut à Cenhelm qu'une demi-heure s'était écoulée avant que les entrées ne furent terminées. Adellind était très bon public et agrémentait les dires d'Ealdwine d'exclamations ou de questions bien placées. Cenhelm écoutait d'une oreille distraite, ayant déjà entendu des dizaines de fois tous ces récits qu'il soupçonnait parfois d'avoir été inventés de toutes pièces par ce vieil homme amoureux des bonnes histoires. Personne ne pouvait lui en vouloir tant il était doué pour cela, et il était bien connu que Ealdwine était un excellent convive qui pouvait sauver toute petite fête d'un ennui certain.
«.. Ah et vous savez, ma chère Adelind, que j'ai récemment reçu beaucoup de coupons de tissus rares ; s'il vous en convient vous pourrez en choisir à moindre prix ! Après tout, je dois bien cela à celui que je considère comme mon neveu, et ma foi, je vous vois bien avec de telles étoffes. » Ealdwine sourit à Adelind puis posa ses yeux dans ceux de Cenhelm. Le seigneur lui adressa son discret sourire en coin et pencha légèrement la tête en avant pour le remercier. Ealdwine et son père avaient toujours été deux personnages que tout opposait, et pourtant ils avaient formé une amitié durable et sincère que Cenhelm avait à cœur d'honorer. Il était peut-être un peu trop extravagant et parfois superficiel, mais il restait un homme bon et généreux qui avait le cœur sur la main. « C'est très aimable à toi, mon ami. » Adelind répondit à son compliment et le remercia à son tour.

Le regard de Cenhelm se tourna vers Miranda, qui avait en main son verre de vin ainsi que celui d'Ealdwine. Concentré sur Ealdwine, il n'avait même pas remarqué que la jeune femme s'était emparé de leurs verres pour les remplir. Il fronça légèrement les sourcils, quelque peu surpris de s'être ainsi laissé aller, mais se reprit bien vite. Miranda, qui était restée muette depuis le début du repas, avait par ce geste sans doute l'intention de bien faire et de les remercier de l'avoir acceptée à leur table. Il fallait qu'il se détende, il n'avait pas à être toujours sur ses gardes ici, où les gens qui l'entouraient étaient des gens qu'il connaissait. Miranda était certes une inconnue, mais il avait confiance en Ealdwine et... même s'il avait eu un drôle de pressentiment en la voyant, il savait qu'il était tout simplement trop paranoïaque. Il fallait qu'il se laisse aller un peu comme le disait souvent Adelind, qu'il profite de l'instant présent. Il s'appliqua alors à adresser à la jeune femme un sourire aussi chaleureux que ses traits glacials le permettaient, et se saisit du verre qu'elle lui tendait. Ealdwine en fit de même et remercia Miranda en grande pompe. « Merci infiniment très chère ! Voilà qui accélérera sans doute un peu plus ma fin, mais qui ne cesse jamais de me réconforter ! » Il eut de nouveau un rire sonore et avala le vin d'une seule traite. Cenhelm avait déjà bu un verre, assez longuement. Il n'avait jamais été très friand d'alcool, et se contentait en général d'un verre lors des repas officiels et importants, car il était de coutume de trinquer pour ouvrir le repas. Il posa sa coupe sur la table, entre son assiette et celle de Ealdwine qui lui faisait face, puis regarda de nouveau Miranda. « Je vous remercie, Miranda. Ne soyez pas froissée, mais je ne suis pas un grand amateur de vin. Cela altère quelque peu les sens. » Une litote s'il en était. Cenhelm s'était quelques fois perdu aux pièges de l'alcool dans sa jeunesse et le résultat n'avait pas été très enviable. Ses yeux se posèrent distraitement sur Búchanán qui observait le fond de son verre d'un air absent, tandis que Elea discutait avec Adelind. Non, décidément, cette expérience lui avait prouvé qu'il n'y avait rien de bon à trouver dans ces breuvages abrutissants. Ealdwine soupira et leva les yeux au ciel. « Ah, Cenhelm... tu es vraiment comme ton père. J'en conclus que tu ne m'en voudras pas si je fais ceci ? » Il se saisit du verre du seigneur et en vida le contenu dans sa propre coupe. Ses yeux brillaient de malice et les quelques convives qui avaient suivi l'échange gloussèrent d'amusement. Le vieux marchand leva son verre de nouveau rempli et regarda Miranda avec une expression amusée. « J'ai toujours été un homme faible quand il s'agit de bon vin et de bonne gastronomie – ou de jolies demoiselles, d'ailleurs. »

Les assiettes des convives étaient vides et Aedwyn fit signe à Sanaré de faire entrer les artistes. La petite troupe changea la musique pour un air plus enjoué tandis que le jongleur prit place au milieu de la salle, sous les quelques applaudissements des convives attablés au bout des tables. Il commença son numéro et Ealdwine porta son verre à ses lèvres. Cenhelm observa le jongleur quelques secondes avant de reposer les yeux sur son ami, puis sur Miranda. Il eut alors un étrange pressentiment. Tout se passa en l'espace de quelques secondes : le marchand but une nouvelle gorgée de vin et voulut se retourner pour regarder l'artiste, mais son visage changea d'expression. Il s'arrêta dans son geste, comme si on venait de lui asséner un coup de poing dans l'estomac, et ses yeux s'arrondirent. Cenhelm fronça les sourcils, son appréhension grandissant, alors que Ealdwine se mettait à tousser grassement.
Les convives applaudirent et eurent des exclamations admiratives, la musique enthousiaste faisait virevolter le jongleur. Le père d'Adelind donna des coups dans le dos du vieux marchand pour l'aider à se dégager la gorge. « Il s'étouffe ! » s'exclama Adelind, qui appela immédiatement Sanaré. « Cours vite chercher un médecin ! » L'atmosphère dans la salle changea lentement, comme si le temps s'était soudain arrêté. Cenhelm se leva, et tira Ealdwine en avant pour qu'il recrache. Sa toux empira et il cracha du sang, sa peau pâlissait à vue d’œil. « Il ne s'étouffe pas, c'est du poison, » déclara Cenhelm avec dégoût. Ealdwine avait ingéré le poison, il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Cenhelm lança un regard accusateur à Miranda – si toutefois c'était vraiment son nom.

La tête d'Ealdwine tomba sèchement sur son assiette tandis qu'il rendait son dernier souffle, dans une mare de sang et de restes de son repas. Il y eut un cri perçant et la musique s'arrêta brusquement. Alors que l'assemblée était plongée dans un silence pesant, une voix hurla : « Au meurtre ! Sorcellerie ! »

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— ÂGE DU PERSO : 20 ans
— RANG SOCIAL : Si beaucoup tendraient à la considérer comme pauvre, elle possède ce qui lui suffit. Elle a appris à utiliser tout ce qu'elle trouve pour en faire quelque chose d'utile.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Sorcière adepte de la fabrication de potions en tout genre, diseuse de bonne aventure et surtout, charlatan au plus haut point.
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MessageSujet: Re: Shall you perish under my hatred   Ven 6 Jan 2017 - 22:36




Shall you perish

under my hatred

Cenhelm & Carmella


Sa petite main frêle habilement refermée autour du calice, Carmella le tendit à l'homme qui avait supporté son intérêt ici depuis le départ. Elle le lui présenta, un sourire large et parfaitement sincère sur les lèvres, elle affichait sans une once de sympathie ce terrible orgueil qu'elle avait ; l'idée même de voir son plan se réaliser sous ses yeux la faisait jubiler. Elle en avait les yeux brillants, et la hâte, oh, la hâte de voir enfin le visage de ce maudit riche tirer au violet puis lentement, tout doucement, se vider de la moindre particule de vie que son corps abritait encore. Il n'en avait plus pour longtemps, elle y comptait bien, et eut égard à tous ceux qui se trouvaient déjà dans la salle, la sorcière avait dessein d'arriver à ses fins. Elle mit quelques secondes à se plonger dans son regard lorsqu'il saisit le verre, avant de finalement ouvrir ses doigts et le laisser se rasseoir avec sa boisson. Elle jouait de ses charmes pour se rendre agréable ; après tout, cela avait bien fonctionné avec la vieille branche, alors pourquoi pas amadouer sa proie ? Elle n'en serait que plus loin des accusations des invités.

Carmella retrouva sa place dans le fauteuil confortable qu'elle avait choisi autour de la table, elle s'y tenait fièrement, comme une dame. Les mains sagement reposées sur ses genoux, le dos droit, elle aurait fait pâlir d'envie une bonne tripotée de celles qui se trouvaient ici. Et pourtant, personne n'avait rien à lui envier, elle n'était qu'une petite chose miteuse au fond de sa charrette, une créature que le monde écrase dès qu'il ne fait plus attention. Peut-être que.. Peut-être qu'enfin, elle allait prendre sa revanche sur le destin et sur les « dieux » dont elle avait entendu parler.

Elle sentit un frisson la parcourir lorsqu'elle vit le regard du vieillard se diriger vers la coupe de vin de son hôte. Non, idiot, ne fais pas ça. Ne gâche pas ce si beau rire qu'elle avait préparé spécialement pour l'occasion. Mais c'était déjà trop tard, qu'il vidait la coupe du seigneur dans la sienne au moment où les artistes entrèrent dans la salle. Carmella sentit des sueurs froides lui parcourir le dos, mais elle fit comme si de rien n'était, se tournant comme tout le monde pour regarder l'habile jongleur jouer de ses mains devant les tables. Elle n'avait jamais apprécié les artistes de banquet, hormis peut-être les danseuses. Mais elle se donna l'air nonchalant en dirigeant son attention là bas, tandis qu'en coin de son regard, elle vit le verre se lever.

Si elle s'attendait parfaitement à ce qui devait s'ensuivre, Carmella usa de ses talents innés de comédienne pour jouer le rôle de la femme surprise, et tout autant choquée. Ce vieillard ingrat lui donnait la nausée, avec toutes les réflexions sales qu'il avait fait à son sujet, mais il était un bien bon outil pour ses escroqueries. Alors, quand elle l'entendit finalement tousser, elle se retourna, les sourcils légèrement froncés et le visage ennuyé. « Que vous arrive-t-il, mon cher.. ? » fit-elle mine de s'inquiéter. Mais les choses s'embarquèrent ensuite très vite, et tous les regards semblaient se tourner vers eux, alors que les musiciens ne se faisaient plus entendre et que la toux grasse du veux était de plus en plus forte. La couleur de son visage commença à tourner, et Carmella reconnut bien vite les effets dévastateurs du poison qu'elle lui avait infligé. Quel stupide idiot !

Elle le regarda s'étouffer sans bouger, alors qu'autour d'elle des servantes se pressaient pour lui taper dans le dos. Mais c'était trop tard, et une simple goutte de ce poison faisait des merveilles. En son fort intérieur, la sorcière éclatait de rire, un rire sardonique et amusé, tellement amusé.. Il s'était foutu en l'air tout seul par sa bêtise ! Oh, mais elle faisait moins la fière tout à coup, alors qu'elle fixait son visage violacé écrasé dans son assiette et que quelqu'un hurla à la sorcellerie. Les violons se stoppèrent pour de bon dans un son dissonant, plongeant la salle dans un silence de plomb. Une sorcière, il s'en tenait une ici, et..

Elle avait elle-même tendu la coupe à son hôte. Elle releva le visage pour vérifier discrètement s'il donnait des ordres pour la saisir, mais plutôt que de s'y attarder, elle voulait sauver sa peau. La jeune femme se jeta sur le vieux, usant de ses talents pour faire couler quelques larmes sur ses joues blanches, les yeux en panique. « Mais réveillez-vous ! Réveillez-vous ! » hurlait-elle, en secouant le vieux par les épaules malgré le fait qu'il soit déjà tout à fait mort. Il fallait jouer le jeu, se cacher sous une couverture difficilement tricotée de mensonges et d'envies un peu folles. Elle secoua et secoua encore les épaules de la vieille branche, lorsque finalement, elle sentit une main se poser sur son épaule. Carmella se stoppa, se retournant lentement pour découvrir le visage d'une des domestiques de la maison alors que le corps du vieillard allait s'écraser au sol dans un bruit mat.

« Je.. » commença-t-elle, en regardant partout autour d'elle pour se donner l'air perdue et innocente. « Je.. Ne comprends pas.. » bafouilla-t-elle, alors qu'elle voyait un homme se rapprocher derrière la servante. Il arriva bien vite, trop vite. Carmella n'eut pas le temps de se dégager qu'il l'empoigna par une bonne poignée de sa chevelure rousse pour la tirer vers le seigneur. La jeune femme couina sous son contact, il lui faisait mal, mais il avait ses raisons.

« Sorcière ! » cria-t-il. « C'est toi, je t'ai vu lui jeter un sort, démon ! »








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MessageSujet: Re: Shall you perish under my hatred   Ven 10 Mar 2017 - 0:16


Shall you perish under my hatred
La salle était soudainement agitée d'un sentiment de panique et de consternation. Cenhelm fixait la jeune femme d'un regard glacial, le cœur battant à ses oreilles, tandis que le temps semblait tourner au ralenti. Innocente tant qu'elle n'est pas prouvée coupable, aurait sans doute déclamé son père, le juste et parfois trop bon Sanhelm. Aurait-il vraiment mis en application cette formule qu'il aimait tant alors que devant lui se trouvait le corps encore chaud d'un de ses proches amis ? Cenhelm ne jugeait plus ses propres actes à la lumière de ceux de son père depuis bien longtemps, mais il était des questions qui parfois l'intriguaient encore. Aurait-il cédé à la colère et à l'accusation facile ? Son fils en doutait. S'il tenait les valeurs de son père en grande estime, il n'était pas toujours en accord avec sa façon de faire. Certes, justice il fallait respecter, mais sans pour autant se laisser berner. Cenhelm n'était pas né de la dernière pluie ; chacun ici avait bu du vin de cette cruche, sans que rien de fâcheux ne leur soit arrivé. Il avait fallu que Ealdwine, par un hasard des plus purs, boive le vin qui lui était destiné pour qu'il ne périsse, victime d'un poison mortel. Le vin que cette prénommée Miranda lui avait servi de sa main. Le procès était déjà tout fait dans sa tête : cette jeune femme à la chevelure de feu était responsable. Et s'il était marqué par la mort de son ami, le seigneur avait bien conscience que la manœuvre avait certainement eu pour but premier de l'éliminer, lui.

Des cris, des pleurs, des larmes. Certaines femmes de la salle pleuraient, certains hommes criaient au démon ; mais celle qui semblait la plus désespérée était la jeune inconnue elle-même. Elle agitait le corps sans vie du marchant, ses joues pâles noyées de larmes qui n'avaient de réel que l'aspect, l'implorant de se réveiller. Un silence intense retomba lourdement sur la salle jusqu'à ce que l'on n'entende plus que ses plaintes et ses supplications. Même si cette Miranda avait réellement été  innocente, elle n'aurait malheureusement eut que très peu de chance de s'en sortir sans être accusée. Ici et comme dans beaucoup de communautés, les étrangers étaient forcément pointés du doigt dès que les choses tournaient mal.

C'est donc sans surprise que les accusations commencèrent à fuser, d'abord murmurées puis exprimées à haute voix. Telle une proie pourchassée, elle regardait autour d'elle avec l'expression convaincante d'une biche acculée, réalisant qu'il n'y avait pas d'issue. L'un des hommes de Cenhelm, Jewan, s'avança vers elle d'un pas menaçant et déterminé, et l'empoigna par les cheveux, la traînant sur quelques mètres pour la jeter au pieds du seigneur. Ses accusations entraînèrent une nouvelle vague d'exclamations dans la salle, allant des plaintes et gémissements effrayés par la sorcellerie jusqu'aux hommes qui criaient au bûcher. Cenhelm, qui n'avait pas lâché la jeune femme des yeux jusqu'ici, la transperçant d'un regard froid et accusateur, leva la tête, agacé par ces cris et ce désordre. « Il n'y a nulle sorcellerie et nul démon, » aboya-t-il d'un ton autoritaire et cinglant. « Rien qu'un abject poison administré de la plus lâche des façons. » Il reposa les yeux sur la jeune femme à ses pieds, que Jewan tenait toujours par les cheveux sans ménagement. Le soldat tremblait presque tant la rage semblait le secouer, et les murmures dans la salle étaient repartis de plus belle. Cenhelm chercha des yeux Lorys, qui, n'étant jamais très loin, s'approcha de Jewan. « Emmenez-la, » ordonna-t-il, et les deux hommes s'exécutèrent, relevant la jeune femme et l'attrapant chacun par dessous un bras, la traînant en dehors de la salle pour la mener dans un des cachots sous le domaine.

Un silence presque religieux accompagna cette sortie, un silence lourd qui valait autant d'insultes et de menaces. Cenhelm la suivit du regard, contenant cette colère qui grandissait en lui, chaque minute qui passait rendant plus terrible la scène qui venait de se passer. Les gémissements et les sanglots refirent peu à peu surface tandis qu'il baissait les yeux sur le corps inerte d'Ealdwine, gisant sur le sol froid de la salle de réception. Il déglutit, puis se força à détourner le regard, cherchant tout de suite des yeux Adelind. Elle était assise sur sa chaise, le teint pâle et nauséeux. Elea était avec elle et lui tenait la main. Il eut un pincement au cœur en la voyant ainsi, mais il ne pouvait pas se laisser distraire maintenant. Sa mère, d'ordinaire toujours prompte à prendre les choses en main, était assise à côté d'Adelind, le regard vide, semblant soudain plus vieille qu'elle ne l'était vraiment. Il fronça les sourcils et se mit en marche, donnant des ordres aux domestiques ainsi qu'aux convives qui voulaient aider. « Prévenez-moi quand le médecin sera là, » dit-il à Sanaré avant de descendre les escaliers.


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MessageSujet: Re: Shall you perish under my hatred   Lun 20 Mar 2017 - 22:42




Shall you perish

under my hatred

Cenhelm & Carmella


La sorcière jappait sous la brutalité dont faisait preuve celui qui l'avait empoignée par les cheveux ; pas qu'elle y soit surprise, bien au contraire. Non, elle avait eu le temps, bien trop de temps, pour s'habituer à la violence des hommes et à leur mépris, à leur fierté bien trop exacerbée par un égo un peu trop volumineux. Des hommes comme ça, elle en avait rencontré beaucoup. C'était aussi la principale raison qui l'avait rendue là, juste ici à cet instant précis. Des premiers dont elle se souvenait, il y avait ce marchand d'esclaves qui l'avait agressée quand elle était encore une jeune enfant. Il y avait eu son mari, aussi. Et c'était sans doute lui le pire, mais d'un côté, il lui avait grandement rendu service. Il avait fait d'elle quelqu'un de plus fort, de plus courageux. Au prix cher payé, oui, mais d'une certaine manière elle pouvait l'en remercier. Et puis il y avait aussi cet homme qui l'avait salie dans un coin de rue, et qui avait éveillé en elle bien plus de désirs de vengeance qu'elle n'aurait su en imaginer. Alors elle était là, dans cette salle de banquet à avoir souhaité le pire à tous ces gens ; et elle s'en retrouvait sous l'emprise féroce d'un autre de ces pourceaux.

Carmella ne faisait pas la fière, non. Tout à coup, sous la main de ce soldat, elle semblait perdre son assurance si sagement gagnée au fil des années. Était-elle prise au piège de sa propre audace ? Il semblait bien. Mais Carmella était de ces créatures qui, acculée face à un destin un peu funeste, auraient fait n'importe quoi pour se tirer de là. Elle était bien décidée à ce que cette journée ne soit pas sa dernière, et elle mettrait en œuvre les moyens nécessaires pour que ça ne le soit pas. Mais l'homme lui faisait mal, et sous la peur instinctive qui la ramenait à trop de mauvais souvenirs, ses joues abritèrent des larmes bien plus réelles, bien plus sincères. Elle paniquait, mais elle tachait de garder son calme comme elle le pouvait, à s'agiter sous la douleur de ce bougre qui la tenait fermement. Il l'avait jetée aux pieds du seigneur, il était impressionnant, tant par sa taille que par son envergure, et elle n'aurait réellement su comment se défendre devant lui, dans une telle position. Son regard glacé la transperça de toutes parts, et soudain, elle eut vraiment l'impression qu'il allait en être fini d'elle. Autour, les gens criaient déjà au bûcher, un sort qu'on réservait aux gens comme elle, et elle attendait la sentence du seigneur avec un nœud au ventre.

Finalement, outre tout ce qu'elle avait pu imaginer, elle se vit attribuer un séjour dans les cachots de la bâtisse. La sorcière s'arrêta soudain de geindre, voyant ici le sort qui lui était réservé, et son arrêt de mort sensiblement reporté de quelques heures. Le seigneur voulait-il plus de temps pour prendre sa décision..? Nul doute, mais il lui laissait également plus de temps pour penser à une solution. Alors qu'elle se faisait trainer vers l'extérieur de la pièce, Carmella laissa son regard aller de visage en visage, détaillant l'expression trop mauvaise des gens à son égard. Pour une fois qu'elle jouait les parfaites demoiselles troublées, elle avait encore ce mépris adressé à elle ? Et bien.. Il fallait dire qu'elle n'était pas franchement bien tombée.

La poigne des deux soldats lui faisait toujours mal, mais c'était supportable, et elle avait connu bien pire, il fallait bien l'avouer. Carmella ne se débattit plus, de toute façon, toute la chance qu'elle avait face à ces deux montagnes, c'était de sa prendre une bonne gifle, au minimum. Alors elle suivit comme elle put, se faisant bien plus trainer qu'on ne lui laissa le loisir de marcher, et alors qu'on la lâchait au sol, elle entendit le bruit métallique des gonds se refermer derrière elle. La paille sous ses mains était sale, il y avait à peine de lumière et surtout, une odeur nauséabonde. Alors elle allait croupir là quelques heures, quelques jours peut-être.. Mais elle ne comptait pas mourir ici. La jeune femme peina à se relever, elle frotta machinalement ses bras, sans doute allait-elle avoir quelques bleus. Elle ne laisserait pas tomber, la sorcière, ça non. Et elle voyait poindre la belle idée qui s'offrait à elle pour acheter sa liberté.

Elle commença à hurler, à crier en appelant au secours, qu'on vienne la voir car elle clamait être innocente, dans des échos qui se perdaient contre la pierre humide des cachots, et qui, sans doute, ne parviendraient pas à ceux à qui devaient les entendre.








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MessageSujet: Re: Shall you perish under my hatred   Ven 8 Sep 2017 - 19:43


Shall you perish under my hatred
La colère était l'un des ennemis les plus coriaces de l'homme, Cenhelm le savait. Apprendre à la maîtriser était primordial, bien qu'y parvenir est toujours un défi difficile à relever. Au fil des années, il avait acquis cette maîtrise sur ses émotions même les plus coriaces, mais cela ne voulait pas dire qu'il était infaillible. L'image de son ami Ealdwine qui s'étranglait et crachait son sang était encore vive dans sa tête, et cette colère noire qui grondait en lui appelait à la vengeance. Il savait qu'y succomber était vain et peu constructif, mais il ne pouvait ignorer cette sordide soif de justice qui bouillait au fond de lui. Mais la justice ne se ferait pas de sa main et elle ne saurait être hâtive – même si ses doigts rêvaient d'enserrer la gorge de cette meurtrière.

Il poussa la porte en bois qui menait aux cachots, et il entendit alors des hurlements désespérés s'élever dans l'obscurité, ricochant contre les parois humides. Cenhelm serra les dents et descendit les escaliers d'un pas pressé. Le sang battait à ses oreilles, et le monde autour de lui semblait ne plus exister. Il n'y avait que ce couloir, cette grille en face de lui, cette cellule dans laquelle il distinguait la jeune femme rousse, prostrée, qui clamait son innocence de toutes ses forces. Il a déjà vu ce numéro des centaines de fois. Qu'il s'agisse d'un voleur, d'un assassin, d'un pirate, peu importait : lorsqu'ils sentaient leur fin approcher, tous se comportaient de la même façon. Soudainement toute la fierté du criminel s'envolait. Qu'ils clament leur innocence ou implorent la pitié, le pardon, tous se retrouvaient dans la même situation : suppliant à genoux, avec le regard effrayé d'un gibier acculé et la voix tremblante de désespoir. Je vous en supplie, ne faites pas ça, je ferai tout ce que vous voudrez. Vous ferez de moi ce que bon vous semble, pitié, pas ça. J'ai une femme, un fils. Ce n'était pas moi, je vous le jure, il y a erreur. Tout. Il a tout entendu, tout vu. Mais chaque fois, la justice a été plus forte. Il n'y a pas de négociation avec la justice. Tout acte se doit d'être assumé, et chaque faute d'être punie. La sentence pour un meurtre est simple et irrévocable : la mort.

Cette femme, toute implorante soit-elle, sera jugée comme tout autre sujet du Roi le serait. Aucune exception n'était faite, surtout pas dans son cas. Elle avait tué son ami, cela il en était convaincu. Il n'avait rien contre elle, aucune preuve sinon un enchaînement d'actions donc la logique résultait en la mort d'Ealdwine. Elle avait servi ce vin sous leurs yeux, et personne n'avait rien vu. S'il écoutait sa colère, il ferait pendre cette femme sur le champ, à défaut de lui couper le souffle de ses propres mains. Rien n'excuserait un tel comportement de sa part : cela n'était pas digne d'un homme de son rang, pas digne de ses valeurs, pas digne du système judiciaire qu'il avait imposé à Aldburg. Il suivrait les procédures qu'il avait mis longtemps à faire accepter du peuple. La justice se devait d'être juste, et elle aurait droit à un procès. Elle aurait le droit de se défendre. Mais cela n'enlevait pas cette certitude qui lui retournait l'estomac : cette harpie s'était joué d'eux, s'était invité à sa table dans le simple but de le tuer, lui. Et par le hasard le plus grand, sa folie meurtrière avait coûté la vie à l'un des marchands les plus riches et généreux de la ville, et un cher ami. Tout cela était sa faute.

Il arriva devant la cellule, et se planta là, fusillant la femme de son regard d'acier jusqu'à ce que ses cris cessent. Il était là, l'avait entendue, voilà ce qu'elle penserait. Il était là, elle aurait peut-être l'occasion de se jouer de lui de nouveau. Elle aurait peut-être une chance de s'en sortir, avec ses mots. Ou peut-être lisait-elle dans son regard cette rage qui l'habitait, et cette envie d'enserrer son joli cou entre ses mains. Peut-être sentirait-elle qu'il valait mieux se taire, ne pas aggraver son cas, au risque de voir disparaître le peu de volonté qui maintenait sa colère sous verrou.

Elle était responsable. Elle l'avait tué, c'était certain. Mais Cenhelm ne pouvait s'empêcher de réfléchir, d'évaluer la situation. Peut-être n'était-elle qu'un pion, qu'un agent qu'on aurait utilisé pour  inviter la mort sous son toit. C'était peut-être elle qui avait versé le vin, mais qui contrôlait réellement ses actions ? Qui avait commandé cet assassinat ?

Il ne savait rien d'elle. Ni son nom, ni son histoire, rien. Il ne l'avait jamais vue. Revenait-elle se venger de la mort d'un parent qui aurait été tué au nom de la justice ? Etait-elle envoyée par le Roi, désireux de se débarrasser une fois pour toute de Cenhelm et de ses manigances ? Peut-être avait-il eu vent des manigances, des plans pour fomenter une rébellion et instaurer le jeune prince sur le trône du Rohan. Ou bien le Roi avait été simplement fatigué de son influence sur Aldburg et le laxisme du conseil quand aux réglementations que la couronne exigeait. Envoyer quelqu'un le tuer, il n'imaginait pas ce qui se serait passé si elle avait réussi son coup... Adelind enceinte, abandonnée une fois de plus par son mari alors qu'il venait juste de la retrouver. Sa mère aurait pris soin d'elle, il ne doute pas qu'elle serait restée forte après sa disparition, mais pour combien de temps ? Et Buchanan, son fils retrouvé, qui avait difficilement accepté de le suivre à Aldburg ? Qu'aurait-il pensé ?

Cenhelm fut brusquement saisit d'une pensée déroutante. Plus encore que le Roi, si quelqu'un lui en voulait assez et était suffisamment entêté pour lui envoyer une meurtrière au charme envoûtant, c'était Kiriya, la mère de son fils naturel. Peut-être avait-elle eu vent de l'arrivée de Buchanan chez lui, et avait envoyé cette femme pour lui régler son compte et continuer de tourmenter son fils.
Il plissa les yeux, détaillant la femme rousse de son regard calculateur. Il sortit la clé de la grille et la tourna dans la serrure, puis entra dans la cellule, fermant la porte derrière lui. Il avait plus d'ennemis qu'il ne le pensait, le tout était de trouver celui qui avait missionné cette femme.

« Sachez que je n'ai aucun doute sur ce que vous avez fait, ou plutôt sur ce que vous comptiez faire, » dit-il doucement de sa voix grave et menaçante, presque dans un chuchotement, juste assez fort pour qu'elle soit obligée de l'écouter attentivement. « Mais je vous conseille de répondre à mes questions, dans votre propre intérêt. » Il laissa ces paroles flotter un instant, le temps qu'elle comprenne son approche. Il ne s'accroupit pas, ne se mit pas à sa hauteur. Il resta debout à la jauger de son regard froid et assesseur. Il n'irait pas par quatre chemins. « Pourquoi vouloir ma mort ? Qu'est-ce qui vous a amené ici, sous mon toit, à vous inviter à ma table en espérant m'empoisonner ? » Si la demoiselle voulait dénoncer le commanditaire de son assassinat, c'était le moment pour elle de le faire. Peut-être vivrait-elle plus longtemps, le temps qu'il vérifie son information. Si elle était un peu maligne, elle saurait qu'il n'était pas nécessaire de couvrir ses employeurs. Sauf si elle voulait sa mort autant qu'il espérait la sienne, en ce moment même. Sauf si c'était sa vengeance personnelle. On ne recule pas devant la mort quand on est motivé par le sang. « Si vous avez quoi que ce soit à me reprocher, je crois que cette occasion ne se représentera pas pour vous. » C'était une invitation à parler, à entrer dans un jeu de paroles et de déductions. Chaque parole était calculée, il détaillait la moindre de ses réactions, les petites traîtrises cachées dans l'expression de son visage. Elle était une bonne actrice, c'était une évidence, mais il était convaincu que la terreur qu'il a vu dans ses yeux un peu plus tôt n'était pas feinte.


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MessageSujet: Re: Shall you perish under my hatred   Dim 22 Oct 2017 - 1:22




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Cenhelm & Carmella


Les cris en étaient presque déchirants qu'ils fendaient l'air comme une dernière chance de quémander son pardon. Si elle le méritait ? Foutrement que non, elle était là à dessein, et elle avait elle-même eut connaissance des risques au moment où elle s'était engagée dans sa démarche de vengeance. Carmella n'était pas une simple d'esprit, bien loin de là, mais elle comprenait aussi que ses erreurs étaient parfois des bavures trop difficiles à essuyer. La peur avait étreint son cœur bien plus d'une fois, et pourtant, ce qu'elle ressentait là, c'était une terreur atrocement forte, et qui la rongeait de l'intérieur tandis qu'elle attendait son supplice. La sentence serait sans aucun doute celle que l'on réservait à tout meurtrier : la mort. Quelle ironie, souffla-t-elle, de faire occire un meurtrier. Fallait-il également tuer le bourreau, ou le juge qui sommait la sentence ? Et si ce dernier y passait, celui qui actionnait à nouveau ce putain de levier devait-il, à son tour, se faire pendre ? C'était un cercle vicieux, pas vrai ? Plutôt stupide à son goût, et il fallait bien qu'il s'arrête un jour, alors pourquoi pas aujourd'hui ?

La jeune femme entendit alors des pas dans le couloir, mais ne pouvant pas voir qui arrivait, elle continua de hurler, jusqu'à ce que finalement le visage qui ne se dessine devant elle soit à la limite de la glacer d'effroi. Ce seigneur qu'elle avait voulu mort était à présent le seul qui avait les clefs en mains – métaphoriquement et physiquement parlant, d'ailleurs. Il posa sur elle ses prunelles de glace, et Carmella, bien que soutenant fermement ce regard, se sentit quelque peu prise au dépourvu face à lui. Cet homme-là n'avait rien à envier aux autres ; quelque part, il lui était même assez semblable, dans sa façon d'être, de regarder les autres, mais aussi dans sa façon d'amener la discussion et de tourner les événements. Il ne ménagea aucun silence entre eux, annonçant de but en blanc pourquoi il était là. La sorcière sentit un léger rictus se former sur ses lippes quand elle l'entendit penser qu'elle avait des supérieurs qui l'avaient payée pour un crime. Oh, on la payait pour beaucoup de choses, mais ça, les meurtres, elle les faisait uniquement de son plein gré.

La jeune femme le fixa droit dans les yeux un instant, se relevant pour se tenir bien droite devant lui, alors qu'elle se mettait à sa hauteur pour lui parler. Il n'avait aucun besoin d'assurer sa supériorité ici, parce qu'en la fichant dans cette cage à lion, il le montrait déjà. Mais présentement, ils étaient l'un l'autre en face à face, et tous deux dans cette prison, fermée. Si l'un avait toujours la clef de sa sortie à sa ceinture, les choses pouvaient encore s'inverser, songea-t-elle, bien qu'elle ne soit à présent plus sûre de rien.

Carmella releva le menton ; bien qu'elle soit d'une bonne taille pour une femme, elle n'était toutefois pas à la hauteur de ce seigneur. La jeune femme faisait son possible pour ne pas céder à la panique, pour garder sa contenance face à celui qui avait ni plus ni moins que sa vie entre ses mains. « Il est facile de cracher sur les autres, quand vous avez le logis, la nourriture sur la table, le confort d'une bonne vie.. N'est-ce pas ? Il est facile de faire occire les plus faibles, quand l'on occupe la position tout en haut de la chaine alimentaire. N'allez pas me dire que nous serions traités également, dans ce genre de situation. J'ai tué, j'avais mes raisons : est-ce bien nécessaire de m'étaler dessus, tout en sachant que vous avez déjà pris la décision de me faire pendre en place publique ? Oh, vous savez, je ne suis pas dupe. » Elle échappa un petit rire, encore crispé à cause de l'angoisse. « Je ne suis pas folle non plus, je sais bien que mon arrêt de mort est signé, quoi qu'il advienne. Alors je vais vous dire, mon bon seigneur, pourquoi j'ai voulu vous faire occire. Ce n'est pas un récit que vous souhaiteriez à votre épouse, pourtant c'est celui que j'ai vécu, et c'est celui pour lequel je demande réparation. » Elle se mit alors à lui conter l'histoire de l'homme qu'elle avait croisé dans cette rue, celui qui, comme une brute, l'avait coincée dans une ruelle sombre pour la souiller sans ménagement, et la laisser là pour morte si personne n'était venu l'aider, elle. Pouvait-il seulement comprendre, depuis son petit confort de seigneur, ce que ces comportements bien trop fréquents ici bas pouvaient donner ? Et bien, dites-vous bien une chose : c'est qu'ils façonnaient des êtres comme elle. « Si vous saviez, j'aurais pu me résoudre à ne le tuer que lui. Cependant, j'ai le souci du détail, et quand un rat vient ronger vos tapis, vous ne vous contentez pas de tuer ce seul rat. Vous tuez le nid entier, sinon ça prolifère, et ça gangrène, et si je coupe les aides du seigneur pour Aldburg, alors toute cette vermine pourra crever en silence. »








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Shall you perish under my hatred
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