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Le chant des dunes

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Le chant des dunes

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— RACE DU PERSO : Humain, haradrim
— ORIGINAIRE DE : Khand, Harad
— ÂGE DU PERSO : 25 ans
— RANG SOCIAL : Il est né riche, puisque dans une famille royale. Aujourd'hui il a quitté le palais avec ce qu'il avait sur lui
— MÉTIER PRATIQUÉ : Ancien guerrier dans la garde royale de son pays, il parcourt les terres et se débrouille pour manger à sa faim en faisant quelques besognes pour ceux qui en ont besoin, mais jamais trop
— ARMES DU PERSO : Un sabre, une épée, quelques dagues orientales
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Porte allégeance à son frère, même si ça ne lui plait pas vraiment, il sait qu'il n'a pas le choix
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MessageSujet: Le chant des dunes Dim 18 Déc 2016 - 17:55





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat







Il avait parcouru les dunes, à l'écart des chemins commerciaux pour ne pas risquer d'altercations ou de poursuites. Si son frère savait qu'il s'était lui aussi enfui, alors il ne ferait aucun doute qu'il aurait déjà lancé des patrouilles à sa recherche. Sharbat avait quitté les chemins depuis bien longtemps, il menait son cheval au travers des dunes de sable qui changeaient de forme sous ses yeux, se dirigeant avec la position du soleil ou de la lune pour ne pas perdre sa direction. Il avait l'impression de marcher dans les pas de Farshad, à se cacher dans le désert pour espérer échapper à ceux qui voulaient sa peau. Ce grand frère, cela faisait bien longtemps qu'il n'en avait plus entendu parler. Peut-être qu'il était mort. Peut-être aussi qu'il avait passé les frontières et qu'il vivait sa vie là-bas, loin de tout, loin de son pays. Sharbat s'en fichait bien, de ce qu'il pouvait faire. Il n'avait pas encore pris sa décision. Bercé par le chant des dunes qui ne lui laissaient aucun répit, il ressassait, encore et encore, les derniers mots de son petit frère, avant qu'il ne passe les portes de la cité royale. Un message, oui, mais c'était bien plus que cela. Comme l'espoir entier d'un peuple placé sur les épaules de Farshad, et un peu sur les siennes aussi. Mais il n'avait pas encore pris sa décision.

Pour le moment, son objectif était de sauver sa peau, de s'éloigner assez de Sturlurtsa Khand pour arriver à ces contrées où l'on ne le reconnaîtrait pas, où l'on ne le chasserait pas. Peut-être que là bas, il espérait se faire une nouvelle vie ? En attendant, il devrait faire cas de ce qu'on lui avait confié, et prendre sa décision. Retrouver Farshad. Oui, mais qu'en serait-il ? S'il décidait vraiment de remonter ses traces pour arriver jusqu'à lui, peut-être que c'était vain, et que jamais son frère ne voudrait l'écouter après la trahison qu'il avait monté avec Sufyan. C'était même fort probable. Mais même s'il acceptait de lui parler ? Sharbat ferait face à un homme qu'il ne connaissait finalement pas, et qu'il devrait convaincre de revenir porter la couronne, renonçant par la même occasion à ses rêves les plus fous, lui qui avait tant espéré être un de ces rois.

Il avait longtemps arpenté le désert, à s'arrêter seulement le soir venu pour faire griller des scorpions à même les braises et en déguster la chair au clair de lune, sous l'éclat des milliards d'étoiles qui peuplaient le ciel. Cela lui semblait étrange, de se retrouver ainsi, seul, dans le désert. Bien qu'il y ait été un nombre incalculable de fois, ici, cela avait un goût différent. Il y songeait souvent, le soir, en comptant les astres dans le ciel pour s'endormir, jusqu'à être réveillé au petit matin par les lueurs de l'aube. Sur son cheval, il avait finalement repris la route pour rattraper les derniers chemins de commerce qui se dirigeaient vers An Karagamir, une cité assez éloignée de Sturlurtsa Khand pour qu'il craigne moins pour sa vie. Sharbat ne quittait pour autant pas son turban noir, enroulé autour de son visage pour ne laisser que ses petits yeux perçants entourés de khôl. Au bout d'un moment, il commença à croiser quelques voyageurs, le menant lui aussi jusqu'à une petit oasis. Il laissa son cheval de désaltérer dans l'eau pure, ne prenant pas la peine de s'asperger le visage car il ne voulait pas découvrir ses traits au reste du monde. Pas ici.

Faisant le tour pour chercher un marchand de vivres, Sharbat se procura quelques sacs de graines qu'il attacha sur sa selle, avant que son attention ne soit attirée par un tout autre spectacle. Il s'avança, entendant un homme vanter son commerce à qui voulait bien l'entendre. Piqué par la curiosité, Sharbat tira son cheval pour contourner la foule qui se massait autour de lui, et il leva les yeux, découvrant que cet homme bien criard était en fait en train de vendre des esclaves. Il fronça les sourcils, détaillant les visages de ceux qui attendaient leur sentence. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu des gens en si piteux état, mais il y avait un visage qui retint son attention. Un visage trop pâle, fatigué et tiré, un regard qui sembla accrocher son âme et l'empêcha de se détourner d'elle. Pendant un moment, il eut un gros doute. Et si.. Non, cela ne pouvait pas être son épouse, il l'avait vu mourir devant ses yeux.. Et pourtant, la ressemblance était frappante. Le vendeur l'attrapa par le bras, ce qui fit remarquer au jeune homme qu'elle avait déjà de nombreux bleus, et il la proposa à la foule pour la maudite somme d'une pièce d'argent, espérant que les enchères ne montent assez haut. Il clamait sa beauté, selon lui elle avait un sang pur, elle pourrait faire aussi bien une bonne esclave qu'une bonne épouse et il la disait très douée. En somme, chacun de ses esclaves semblait avoir les mêmes qualités, faussées certainement, mais dès lors qu'il eut posé les yeux sur elle, il savait qu'il ne pouvait pas la laisser ici.

« Une pièce d'or » annonça-t-il en haradrim, la voix cachée par son turban.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Dim 18 Déc 2016 - 19:43

☙ Le chant des Dunes

feat. Sharbat & Cármen


A chaque pas, le sable semblait l’engloutir comme si le désert ne souhaitait pas la voir s’enfuir. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’elle s’échappait et une fois encore elle fut rattrapée en un rien de temps par son ravisseur sur sa monture. Une nouvelle tentative ratée, Cármen fut stoppée et aussitôt rouée de coups pour qu’elle se rentre dans la tête que plus rien ne serait jamais comme avant et qu’elle n’était rien, rien du tout. Quelques jours plus tôt, elle menait encore une vie parfaite, et ce jour là alors qu’elle s’était promenée dans le jardin du domaine de son cousin, un homme était venu l’enlever pour se faire de l’argent. Forcément une dame riche en bonne santé, ça allait lui rapporter, ainsi il n’avait pas hésité à l’assommer pour l’embarquer sous les cris alertés de sa cousine. Alors il l’avait enlevée sans chercher à comprendre avant de la revendre à un marchand d’esclaves qu’ils croisèrent sur le chemin. Le destin de Cármen était désormais décousu, elle avait tenté de se rebeller mais n’avait reçu que des coups en échange. Enchainée, puis transportée avec d’autres personnes à vendre, le marchand arpenta les petits villages alentours de là d’où elle venait, et vendait quelques esclaves. Le soir il les nourrissait en jetant des morceaux de pain pour lesquels tous se battaient comme des animaux ; sauf Cármen qui restait prostrée dans son coin à penser à Leoden. Bien entendu il ne les mettait pas tous en vente en même temps, il cherchait à conserver les plus chers pour les plus gros villages où ils avaient de quoi payer. Sur ce dernier village elle avait su qu’elle allait être mise en vente et sa dernière tentative échouée, la gitane fut amenée de force jusqu’à une estrade où l’on vendait régulièrement des esclaves. C’était une route très fréquentée par les riches marchands alors ce dernier avait espoir d’en récolter quelques pièces.

Amenée au devant, sous le regard d’acheteurs potentiels, Cármen, la mine éteinte ne désirait pas croiser leurs yeux. Elle se sentait dévisagée sous toutes les coutures, de manière fortement désagréable. Elle pensait à Leoden, ce qu’elle donnerait juste pour qu’il la prenne dans ses bras et qu’elle sente de nouveau ce sentiment de sécurité. Elle n’était pas belle à voir, livide, comme malade et pourtant il y avait déjà de nombreux intéressés mais l’un d’entre eux annonça la couleur en plaçant la barre très haute, ayant manifestement pas envie de jouer aux enchères.

Cármen ne leva pas le visage pour voir de qui il s’agissait puisque ce n’était pas la voix de Leoden et que son haradrim était parfait, elle savait qu’à partir de ce moment là les chances de retrouver Leoden étaient proches de zéro et elle allait s’éloigner petit à petit de lui car son nouveau propriétaire ne vivait certainement pas ici. Une pièce d’or, c’était beaucoup et s’il avait de quoi mettre une pièce d’or pour une esclave il était sans doute riche. Le cœur de la gitane se serra, et si c’était un sous-fifre d’Umayr ? La jeune femme senti les larmes monter de nouveau quand le marchand l’attrapa par le bras pour la faire descendre de force de l’estrade après l’avoir libérée de ses chaines. En pleine angoisse, la jeune femme n’avait d’autre choix que de suivre si elle désirait voir son enfant vivre. Il vivrait esclave, mais il vivrait quand même et elle se promettait de faire en sorte que jamais il ne souffre de la situation et qu’il sache que son père était l’homme le plus merveilleux qu’Arda ait jamais porté. Elle n’avait d’ailleurs pas dit qu’elle était enceinte car elle référait mille fois finir domestique qu’être invendable et devenir objet de distraction dans les arènes ainsi que finissaient les esclaves qui n’avaient pu être vendus.

Le marchand récupéra son du et laissa la jeune femme à son nouveau propriétaire. Cármen tremblait de peur, elle avait faim, elle avait soif, elle se sentait souillée. On lui avait arraché ses vêtements pour lui faire enfiler une tunique blanche qui s’était salie pendant le trajet, on lui avait retiré tous ses bijoux, sauf la bague que lui avait offerte Leoden pour leurs fiançailles. Elle avait réussi à la cacher et l’avait souvent  secrètement regardée quand le moment était le mieux afin de se donner du courage. Mais il lui manquait horriblement, elle l’imaginait en train de remuer ciel et terre pour la retrouver en compagnie de son cousin. Mais désormais les espoirs s’étaient envolés. Le désert est grand, trop grand pour que l’on pense pouvoir y retrouver quelqu’un. Qui sait où celui-là allait l’emmener ? Ce qu’il allait lui faire ? Le marchand retournant sur l’estrade amena un autre esclave, ventant ses mérites et sa voix résonnant dans sa tête, la gitane demeurait immobile, pétrifiée.








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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Dim 18 Déc 2016 - 23:16





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat







Proposer une pièce d'or directement était osé, mais pas moins stratégique. Avec ça, il n'aurait pas besoin de s'enquiquiner avec d'autres intéressés pour faire monter les enchères, et alors, il distribuait une partie de son pécule à ce marchand d'esclaves sans même avoir vraiment une raison de le faire. Mais il était troublé par cette ressemblance forte, par ce caractère qu'il retrouvait dans le visage de cette jeune femme. Peut-être qu'elles étaient de même ascendance, mais de toute façon cela n'avait que peu d'importance. Sous la lourde carapace qu'il traînait avec son turban, Sharbat n'en était pas moins un homme et il avait autant de sentiments que son cœur lui donnait le pouvoir d'en sentir. Malgré la haine et la colère qui infusaient encore ses veines et qui serraient ses dents, ce visage trouvé au milieu de nulle part avait ramené avec lui bien des souvenirs, et aussi bien de la douceur. Il était un homme qui savait aimer avec un grand cœur, et comment aurait-on pu le vouloir insensible face à cela ?

Le marchand demanda une première fois si quelqu'un voulait monter la mise. Soudainement, le public s'était tu, et personne ne leva la main. Il demanda encore, toujours personne, puis demanda une dernière fois avant de faire descendre la jeune femme de l'estrade sans aucune délicatesse ni précaution. Le marchand s'approcha de Sharbat, la foule se fendant en deux pour le laisser faire son chemin avec la femme derrière lui, qu'il tenait comme un chien par le bout d'une chaîne en métal. Sharbat tira une grimace à cette idée, dissimulée sous son turban. Il avait un respect profond pour les femmes, qu'il jugeait comme ses égales ; cela était certainement dû au fait qu'il ait eu deux sœurs, et qu'il ait eu Pashamina aussi. C'était elle qui lui avait maintenu la tête hors de l'eau, qui avait insufflé un peu de douceur dans sa vie qui lui avait sans doute évité de devenir fou pendant toutes ces années. Et là, il se retrouvait confronté à ce visage qui lui semblait si proche..

Il régla son dû, attrapant les chaînes de la jeune femme pour s'en retourner et la mener avec lui. Il ne voulait pas faire d'émeutes dans le coin, ni de rébellion chez les esclaves qui pouvait se voir dégénérer et devenir très dangereuse. Alors il ne décrocha pas un mot à la demoiselle, la tirant avec lui sans pour autant se montrer brusque, et il ne remonta pas non plus sur son cheval, pour rester à côté d'elle. Il s'éloigna, quittant la foule pour rejoindre le désert, alors qu'il avait pris soin de faire ses provisions et de remplir ses outres. Il aurait bien assez d'eau pour deux, au vu des précautions qu'il avait prises. Ils marchèrent longtemps, ne décochant pas un mot à la jeune femme, et quand ils eurent quitté les chemins pour retrouver les dunes, éloignées de tout, alors il se retourna finalement pour faire face à celle qu'il venait probablement de sauver d'un triste destin.

Il ne lui parla pas, mais se contenta de laisser ses mains défaire les chaînes à ses poignets. La jeune femme verrait bien qu'il n'avait rien d'hostile, qu'elle n'avait rien à tenter contre lui et en même temps elle ne pourrait pas s'enfuir, parce qu'ils étaient perdus au milieu des dunes et qu'elle serait morte de soif bien avant de faire la moitié du trajet vers une oasis. Sharbat reprit la route, silencieux puisqu'il se concentrait pour avancer dans la bonne direction. Lorsque le soleil commença à se coucher, jetant de jolis rayons orangés sur le ciel, il proposa une halte. Sharbat commença à monter un petit feu de camp avec le bois qu'il avait gardé dans ses sacoches, roulant une brindille jusqu'à faire apparaître une étincelle. La nuit était souvent très fraîche ici, et il le savait bien. Il sortit une couverture qu'il avait pour lui mais la déposa auprès de la jeune femme ; ce soir, il pourrait s'en passer. Il commença aussi à réchauffer ses mains vers les flammes, ses petits yeux fixant leur danse sempiternelle ; son turban n'avait pas bougé, et il n'était pas prêt de l'enlever non plus. Bientôt, Sharbat sortit du pain de sable de son sac, et il le fit réchauffer quelques minutes dans les cendres avant de le rompre en deux, et d'en proposer une moitié à la demoiselle en la lui tendant.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Lun 19 Déc 2016 - 11:34

☙ Le chant des Dunes

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Après l’achat, l’homme emmena Cármen avec lui pour sortir du village et sans doute la ramener chez lui. La jeune femme suivit sans broncher, tentant de ne pas se mettre à pleurer puisqu’elle allait sans doute encore s’éloigner de Leoden. Ils marchèrent alors dans la ville puis en dehors où ils continuèrent le chemin jusqu’à n’être plus que tous les deux aux alentours. Il s’arrêta alors et se tourna vers la gitane qui eu un mouvement de recul, appréhendant ses intentions quand il s’approcha d’elle. Mais contre toute attente, il se contenta simplement de lui ôter ses chaines.

Levant finalement les yeux vers son nouveau propriétaire, elle croisa un regard aussi clair que le sien. Elle fut troublée le temps de les contempler, comme s’ils étaient deux pierres précieuses. Avec cela elle voyait une douceur dans son âme, il ne lui voulait pas de mal, et puis de toute façon il savait qu’elle ne ferait pas le poids face à lui. Une fois libérée de ses chaines, la jeune femme entreprit de masser ses poignets qui présentaient des marques violacées, ces chaines avaient été inconfortables et par-dessus tout douloureuses à porter. Elle était désormais bien plus libre de ses mouvements et ils pouvaient ainsi reprendre la route. Cármen jeta un regard en arrière, n’arrivant pas à se repérer puisqu’elle avait perdu la notion de l’espace en ayant été assommée. Elle ne savait pas dans quelle direction se trouvait An Karagmir mais eu toutefois l’envie de s’enfuir. Ses yeux humides observaient le désert et pour la première fois de sa vie elle se prit à haïr ces dunes et tout ce sable. On entendait déjà les lourds bourdonnements de leur chant qui lui rappelaient qu’elle ne pourrait jamais s’en sortir si elle l’affrontait seule. Alors, elle n’eut d’autre choix que de suivre son maître. Sur un premier temps elle n’eut pas trop de mal à le suivre mais plus il s’écoulait plus c’était pénible pour elle. Elle avait le pas lourd, des douleurs dans le bas du dos. Elle tentait de ne pas geindre, de ne pas se plaindre, mais elle était visiblement au plus mal.

Lorsqu’ils firent une halte, Cármen ne perdit pas de temps pour s’échouer sur le sable, essoufflée, suffocante, le monde semblait tourner autour d’elle alors qu’elle était prise de lourds vertiges. Elle vit son maitre monter un feu de camp puis le temps de retrouver ses esprits, il avait déposé une couverture à côté d’elle, devinant qu’il la lui prêtait. Cármen se redressa, ne prenant même pas le temps de retirer le sable qui s’était incrusté dans ses cheveux et observa l’homme qui entreprenait de faire chauffer du pain de sable. Elle s’entoura de la couverture, dans un besoin de trouver un peu de confort et la douceur de celle-ci était rassurante.

La gitane mangea quelques petits morceaux de pain, ignorant si elle avait un certain quota de nourriture à ne pas dépasser puisqu’elle était désormais une esclave. Elle se sentait terriblement mal, elle était faible et avait réellement besoin de se nourrir - si l’appétit n’y était pas vraiment, pour le bébé elle devait rester en bonne santé et voilà plusieurs jours qu’elle n’avait pas mangé ni bu à sa faim. La jeune femme osa en prendre un peu plus, mangeant et buvant sans pour autant tout consommer parce qu’elle ne voulait pas se faire rosser ni faire regretter à cet homme d’en avoir fait possession si elle mangeait pour deux et qu’elle lui coutait de l’argent. Elle avait déjà eu sa dose de coups, en témoignent les bleus parsemant ses bras nus et le but n’était pas non plus de mourir ni de provoquer une fausse couche. Elle s’était murée dans le silence, elle ne prendrait pas les devants pour entamer la conversation, on l’avait lavée de toute dignité.

Au moment de dormir, alors qu’elle n’arrivait plus à tenir éveillée Cármen se recroquevilla en tournant le dos à l’homme, pleurant silencieusement sur son mal-être et à l’adresse de Leoden qui hantait ses pensées. Elle était crispée, tremblante, elle souffrait et le stress éprouvé n’arrangeait rien de son état fragilisé. Elle était déjà rassurée de constater que son propriétaire n’allait pas lui faire du mal ni abuser d’elle. Même si elle avait cette « chance » là, elle n’arrivait pas à taire sa tristesse et ne pouvait s’empêcher de se voir comme la femme la plus malchanceuse du monde d’être séparée aussi subitement de son compagnon alors qu’elle n’était clairement pas en état de le supporter. Glissant discrètement sa main sur son ventre, si ce qui se cachait là ne se voyait pas, elle ressentait tout de même le besoin de le rassurer. Elle allait faire en sorte que tout se passe bien pour lui et qu’il ait un jour la chance de rencontrer son père même si pour cela elle devait donner sa vie. Comme toutes les autres depuis qu’elle s’était fait enlever, elle dormait mal, en pointillés et sur le matin, les premiers rayons du soleil associé au chant des dunes la tira de son sommeil. A chaque aurore, quand elle se réveillait, elle priait pour que tout ceci ne soit qu’un mauvais cauchemar. Elle était encore dans une torpeur certaine, les douleurs lui paralysant le corps, des sueurs froides, Cármen n’en informa pas son propriétaire de peur qu’il l’abandonne dans le désert mais craignait de finir par tomber dans les vapes durant le journée.








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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Mar 20 Déc 2016 - 18:30





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat







Sharbat mangea tranquillement, dans le plus grand des silences, laissant autour de lui seulement les bronchements de son cheval, et le chant des dunes qui peuplait inlassablement le vide lorsqu'il passait les portes du désert. Il aimait bien cette mélodie-là, bien qu'elle soit parfois entêtante à force de se faire entendre, et qu'elle venait à rendre certains hommes un peu fous lorsqu'ils se perdaient dans le désert et qu'ils n'avaient plus que ce chant pour seule chose à laquelle se raccrocher. Pour lui, c'étaient de ces beautés que la nature ne donne qu'à peu d'hommes, et il aimait ces douces sonorités qui lui rappelaient certains instruments à corde qu'il avait déjà entendu au palais royal. C'était loin, et aussi loin que cela lui puisse paraître, ces chants-là l'accompagneraient encore un moment. Sharbat mordit dans son pain, savourant son goût comme il le pouvait alors qu'il préférait largement les plats très épicés. C'était de la nourriture de voyage, et après tout ce qu'il lui était arrivé, il n'allait pas faire son difficile. Il laissa son regard pâle détailler les traits de la jeune femme qui ne disait mot, intrigué, mais aussi assez troublé. Il ne comprenait pas comment elle pouvait ressembler autant à celle qui avait partagé sa vie, supposant que ses perceptions étaient peut-être biaisées par les événements, par tout ce qui semblait s'accumuler ces derniers temps. Dans tous les cas, il essayait de comprendre ce qu'il lisait sur son visage, mais c'était difficile, et il n'était pas très habitué à rencontrer du nouveau monde.

Lorsque dans le ciel, l'astre solaire disparut à l'horizon pour laisser place à la lune argentée, les températures chutèrent, et Sharbat vérifia que la jeune femme s'endorme bien sous la couverture, qu'elle ne prenne pas froid. Il savait la rudesse des dunes dans leurs heures nocturnes, et il savait aussi qu'il aurait à les affronter sans avoir de quoi se protéger. Mais ce n'était pas très grave, il était fort et sans aucun doute plus résistant que la jeune femme à qui il avait prêté ses biens. Il dormit d'un œil, guettant les alentours à la fois pour les protéger et pour se méfier des idées qui pourraient traverser l'esprit de la demoiselle. Il savait que les situations désespérées appelaient à des mesures désespérées, ce qui ne donnait pas mauvais dos à cette jeune femme mais juste un peu de méfiance de la part du suderon. Au petit matin, il était levé avant même que le soleil ne pointe le bout de son nez par delà les dunes.

Sharbat avait pris le temps de faire chauffer de l'eau dans les braises pour pouvoir faire du thé, mais aussi des galettes de céréales qui constitueraient leur seul repas avant le soir. Il voulait avancer, mettre le plus de distance possible entre lui et Sturlurtsa Khand, comme s'il chassait avec ceci les mauvais souvenirs et les tentatives de meurtre qui pouvaient le menacer dans l'ombre. En attendant que le repas ne soit prêt, il laissa son regard observer l'horizon, se balader le long des dunes, détailler les oreilles légèrement courbées de son cheval. Il avait hâte de se sortir de ce pétrin, mais dans le même temps, il avait toujours ce dilemme en lui, de savoir s'il allait devoir chercher Farshad ou non. Une décision difficile à prendre. Bientôt, lorsqu'il vit la jeune femme se réveiller, il prit soin de regarder si le thé était bien chaud, et il lui tendit deux galettes et un pot dont les effluves de menthe embaumaient déjà l'endroit. Il ne voulait pas brusquer la demoiselle, alors il faisait en sorte qu'elle comprenne qu'il ne lui veuille aucun mal, qu'il était là parce que le destin l'avait mené ici mais qu'il ne s'en prendrait pas à une femme sans défense. Il avait quand même des principes, même s'il ne parlerait pas de la vraie raison qui l'avait poussé à acheter une esclave. Pas pour le moment.

« Haradrim ? » demanda-t-il finalement, mais de toute façon, elle pouvait bien être autre chose qu'il n'aurait pas su lui parler dans une autre langue, alors il reprit. « Ils vous ont battue, n'est-ce pas ? »

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Mar 20 Déc 2016 - 20:56

☙ Le chant des Dunes

feat. Sharbat & Cármen


L’aurore doucement venait éclairer les dunes, il y avait une légère brise fraiche qui laisserait bientôt place à cette chaleur caractéristique de cet endroit. La jeune femme en cherchant son propriétaire du regard s’aperçu qu’il avait préparé du thé et qu’il lui tendait également deux galettes de céréales. Son ventre gargouilla aussitôt et la jeune femme ne se fit pas prier pour les prendre, le remerciant d’un timide geste de la main tout en se redressant. Décidément, il était de plus en plus troublant, cet homme…La jeune femme mangea avec appétit, le thé lui fit le plus grand bien et elle était heureuse de pouvoir manger autant de nourriture alors qu’elle n’était pas sensé couter autant en vivres en tant qu’esclaves. Mais la jeune femme se disait que probablement elle était tombée sur ces maitres qui traitaient bien leurs domestiques et qu’une bonne étoile lui avait permis de tomber sur l’un d’entre eux. Leoden hantait encore ses pensées, elle s’imaginait déjà qu’il devait être parti pour la chercher partout, fouiller les villages alentours. Elle espérait seulement qu’il ne perde pas patience, qu’il arrive à maitriser la colère qu’elle ressentait jusque là. La simple pensée de l’homme qu’elle aimait lui arrachait encore le cœur, elle sentait de nouveau les larmes lui monter aux yeux jusqu’à ce que l’homme à ses côtés ne hausse la voix pour lui poser une question. Visiblement il cherchait à engager la conversation en lui demandant d’abord si elle était capable de le comprendre.

Cármen acquiesça doucement lorsqu’il lui demanda sil parlait le haradrim. Même si elle ne le parlait plus aussi souvent depuis qu’elle avait quitté le désert, c’était toujours sa langue maternelle et il résidait dan son westron quelques traces d’un accent solaire. Elle fut surprise qu’il lui demande si elle avait été battue ; à vrai dire comme elle ne le connaissait pas, elle ne savait pas si c’était une question piège, une manière de la tester ou s’il se souciait réellement d’elle. La gitane avait envie de croire que tous les gens qu’elle croisait n’étaient pas méchants, après tout même dans le Rohan elle avait rencontré des gens qui lui étaient venus en aide et pour le coup elle était sur ses terres natales. Elle avait remarqué un léger accent de Khand chez cet homme, un dialecte qu’elle connaissait bien puisqu’elle avait longtemps vécu à la frontière de ces riches royaumes. Maintenant qu’elle y pensait, ses vêtements ne dataient pas de la guerre et son cheval était particulièrement beau. Peut être qu’il était un seigneur ? La jeune femme n’osa pas répondre à sa question, remontant la couverture sur ses épaules dans un réflexe qui trahissait la honte qu’elle éprouvait. Oui, elle avait été battue et ce plus d’une fois. Elle avait été frappée, humiliée, descendue plus bas que terre et par chance, son enfant n’en avait pas souffert.

« Oui…
»Répondit elle simplement, redoutant toujours une réaction qui n’irait pas en sa faveur.

Elle ne pouvait de toute façon pas le nier, ces marques étaient là, parsemant son corps, marquant son visage d’usure et de fatigue.

« Mais je le méritais je suppose...Parce que j’ai tenté de m’enfuir » Ajouta t-elle dans le doute, parce qu’elle ne désirait pas être abandonnée au milieu du désert.

Bien sûr, elle ne pensait pas un mot de ce qu’elle déclarait mais pour sa survie, elle était prête à jouer sur tous les plans, quitte à s’écraser, quitte à se faire de nouveau battre. Cármen leva les yeux vers l’homme qui l’avait achetée, croyant avoir le temps d’analyser la réaction de ses dires mais ne fut pas assez forte pour le maintenir et baissa aussitôt les yeux. Elle avait tant de questions à lui poser : qui était-il, d’où venait-il, où allaient-ils ? Elle n’osait pas les lui poser parce qu’elle ne savait pas encore où s’arrêtaient ses droits.










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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Mer 21 Déc 2016 - 15:22





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat







Alors qu'elle sembla hésiter, bientôt, la réponse fébrile de la jeune femme perça l'air pour soulever la curiosité du suderon. Il s'était attendu à ce genre de réponse ; évidemment qu'elle avait été battue. S'il y avait déjà les marques sur ses poignets, sur ses bras pour en témoigner, son attitude générale ne laissait présager rien de bon de ce côté-là. Elle avait du souffrir, et rien que de s'imaginer quelqu'un en train de battre une femme, ça le foutait en rogne. Il ne supportait pas cette espèce de supériorité que certains pensaient avoir, alors qu'elles étaient des créatures tout ce qu'il y a de plus respectable. Et parmi les plus belles choses qui leur étaient conférées par les dieux, elles donnaient la vie, ce qui, inconsidérablement, les mettait sur un piédestal. Sharbat avait toujours respecté son prochain, d'une certaine manière encore plus aujourd'hui puisque la jeune femme lui faisait étrangement penser à son épouse. Il avait eu un sérieux pincement au cœur en la voyant, la veille, sur cette estrade à être profanée comme un morceau de viande. C'était assez indescriptible, ce qui l'avait traversé à ce moment-là, et même lui avait un peu de mal à mettre des choses très précises là-dessus. Il remua son thé sans le boire en écoutant les paroles de la jeune femme, songeur.

Elle avoua avoir mérité ce châtiment, comme si elle se sentait responsable qu'on l'ait ainsi brimée. Sharbat ne comprenait pas l'agissement de ceux qui lui avaient infligé cela, il avait l'impression de venir d'un autre monde, encore une fois, d'être trop loin de tout cela pour pouvoir cerner ces gens. Elle avait essayé de s'enfuir, donc ? C'était osé, d'autant plus qu'elle n'avait pas une carrure qui la prêtait à se mesurer aux maîtres qui l'avaient vendu à son nouveau mécène. La nuance dorée, gorgée de soleil de la peau de ses bras lui laissait voir qu'elle venait certainement de la région, de plus qu'elle maîtrisait le haradrim. Sharbat esquissa un sourire, il savait à quel point les femmes de ce coin-là pouvaient avoir fort caractère, et elle semblait en être un bon exemple, quoique timide pour le moment. Avec le temps, elle verrait qu'il n'avait aucune intention de lui faire du mal, ni même de la faire souffrir, mais pour le moment elle ne pouvait pas le savoir et c'était bien normal. Sharbat était profondément touché par cette jeune femme, un peu perdu dans sa ressemblance à celle qui avait volé son cœur et ça le déroutait. Il avait de la compassion pour elle, il aurait voulu savoir d'où elle venait, ce qu'avait été sa vie avant d'arriver ici mais il ne souhaitait pas la mettre mal à l'aise. Et c'aurait été un échange à sens unique, puisqu'il n'aurait pas été en mesure de lui révéler son identité, et qu'il allait bientôt devoir la masquer au monde entier.

Le jeune homme resta songeur, il aurait voulu boire son thé à l'abri des regards. Pour la veille, il avait déjà fait très sombre lorsqu'il avait baissé son turban pour manger son pain, alors elle n'avait pas pu voir ses traits, ce qui l'avait grandement arrangé. Il reposa la tasse, vérifiant que le tissu qui recouvrait le bas de son visage était bien fixé, ne laissant voir que ses petits yeux verts entourés de khôl. Il ne mangea pas, laissant son repas à la jeune femme qui devait sans doute avoir encore faim. Il ne lui proposa pas directement mais laissa les galettes à sa disposition, ne voulant pas la brusquer. Bientôt, il leur faudrait reprendre le chemin pour s'éloigner le plus possible de sa cité. Il faisait aux alentours d'une trentaine de kilomètres par jour en marchant seul à cheval, mais pour le coup, il serait un peu retardé par la demoiselle. Tant pis, il ferait avec, en espérant ne pas se faire rattraper. Il remballa les affaires dans les sacoches accrochées à la selle de son cheval, puis proposa sa main pour aider la jeune femme à se mettre debout.

« Est-ce que vous allez tenter de vous enfuir, là aussi ? » demanda-t-il, le visage concentré  sur ce qu'il était en train de faire, tout en la gardant dans son champ de vision. Après tout, il s'était déjà pris des poignards dans le dos, alors il savait de quoi se méfier.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Mer 21 Déc 2016 - 22:30

☙ Le chant des Dunes

feat. Sharbat & Cármen


Cármen fut très étonnée de le voir proposer sa portion de galette et si Cármen hésita au début, elle prit finalement son courage à deux mains pour s’en saisir et le manger parce qu’elle avait vraiment faim et que ces derniers jours elle n’avait quasiment pas mangé. Ce n’était pas non plus nourriture consistante mais ça lui permettrait de tenir jusqu’à ce qu’ils croisent un prochain village et qu’ils puissent éventuellement manger autre chose que du pain du sable et des galettes. Finalement, elle eu terminé son thé et rangea les affaires pour qu’ils puissent se mettre en route. La jeune femme s’aida de la main qu’il lui tendit gentiment pour se relever. Décidément, tout lui laissait croire que cet homme pourrait en réalité être son salvateur mais la jeune femme préférait continuer de rester distante, parce qu’elle ne savait pas à quoi s’attendre réellement. D’ailleurs, après qu’elle lui ait avoué avoir tenté de s’échapper, il lui demanda si là, elle comptait s’échapper – une question qui fut difficile pour elle et particulièrement étranger.

« Non… » Fit elle doucement, encore hésitante tout en lâchant sa main une fois debout

Elle n’envisageait pas de partir, d’une part parce qu’elle n’aurait aucune chance de survie toute seule et parce qu’il semblait gentil, attentionné, du moins pas le genre de sale type qui maltraitait ses esclaves et jusque là c’était assez rassurant. Toutefois, si elle n’allait pas s’enfuir, elle préférait mille fois être auprès de sa famille, être dans les bras de l’amour de sa vie et père de son enfant. La gitane ignorait quelle serait sa réaction si elle déclarait cela, si elle lui racontait qu’elle avait été enlevée. Pour la plupart des esclaves que l’on retrouvait sur le marché, ils n’étaient jamais là de leur plein gré mais ça, cet homme là dont elle ne savait toujours pas le nom devait s’en douter. Elle se disait alors qu’il devait simplement avoir besoin de domestiques pour s’occuper de sa maison, que ces derniers devaient vivre bien qu’il était aussi généreux avec elle.

Cármen n’osa pas soutenir le regard de son propriétaire, elle avait été déjà trop loin dans les paroles et ne voulait pas le mener à se méfier d’elle ni l’encourager à l’abandonner au beau milieu du désert. Si elle n’avait pas été enceinte, elle aurait pris son courage à deux mains et serait partie dans la nuit pendant qu’il dormait. Mais elle ne l’avait pas fait, parce que quelque part elle avait toujours l’espoir que les choses s’arrangent pour elle et qu’elle puisse croiser ou retrouver Leoden. Cármen hésitait à lui dire que son cousin serait sans aucun doute prêt à payer une belle somme pour la revoir, mais elle ne voulait pas attirer de problèmes à Namvar dans le cas ou cet homme soit malhonnête, car après tout elle ne le connaissait pas.

Ils commencèrent à marcher, la gitane était quelque peu essoufflée de monter les dunes, elle avait des courbatures un peu partout et trainait, elle n’arrivait pas à suivre le rythme de l’homme qu’elle suivait. On pouvait entendre à son souffle saccadé qu’elle ne faisait pas exprès de ralentir la marche mais elle avait réellement du mal. Elle faisait pourtant beaucoup d’efforts pour suivre la cadence, essayait de montrer de sa volonté pour ne pas rester mourir au milieu du néant et avoir une chance de voir a la fin un endroit où elle pourrait se reposer un peu.

La journée était particulièrement chaude ce jour là et le vent qui soufflait et la réverbération du soleil sur le sable l’obligeait à plisser des yeux, lui donnant une horrible migraine. Sa tête tournait, elle se sentait comme marcher constamment sur un brasier et chacun de ses pas semblait de plus en plus lourd. Au bout d’un moment, alors que son propriétaire marchait plus en avant, la jeune femme s’arrêta soudainement. Elle ne pouvait plus avancer, elle se sentait trop mal pour ça. Levant le regard vers le ciel, comme si elle essayait de calmer ces horribles sensations qui faisaient trembler ses jambes, la jeune femme ne pu davantage en supporter et tomba sur le sable, inconsciente.











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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Sam 24 Déc 2016 - 9:48





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




Sharbat voyait déjà le soleil tracer son chemin sur le ciel azuré, il leur fallait partir maintenant, sinon ils prendraient encore plus de retard que ce qu'il avait laissé comme marge. Il n'aimait pas beaucoup le fait de devoir ralentir la marche, mais pour la jeune femme qu'il avait sauvée, c'était un passage obligé car elle n'avait pas de monture, et elle était assurément plus fragile que lui. Pour sa part, le suderon avait déjà maintes fois bravé les dunes de sable, le soleil brûlant et la chaleur, cela ne lui faisait pas peur et il était dans son élément. S'il pouvait comprendre que c'était difficile pour d'autres, il avait une aisance ici qui lui rendait bien service, et l'on aurait pu croire qu'il avait toujours vécu ici. Pourtant, il était loin du confort de son palais natal, et de tout ce qui avait accompagné sa vie jusque là. Sharbat emboîta le pas à la jeune femme, lui indiquant de le suivre d'un mouvement de tête. Il laissait ses pas le mener droit devant lui, dans la direction qu'il avait repérée avec la position du soleil afin de se diriger vers des terres plus peuplées, où il pourrait normalement se fondre dans la masse. Il laissait le vent effacer ses pas sitôt qu'il laissait des empreintes, ce qui était de très bon augure pour lui. Si la moindre de ses traces disparaissait aussi facilement, alors il serait difficile de le retrouver dans les dunes, et il espérait que personne ne vienne le chercher jusque là.

La chaleur commença à augmenter à mesure que le soleil se levait, et lorsqu'il fut bien haut dans le ciel, les températures semblaient avoir atteint leur apogée. Sharbat savait que désormais, la moindre erreur de sa part, le moindre détour pourrait leur être fatal. Ils avaient des réserves d'eau pour seulement deux jours, alors s'il venait à les emmener dans la mauvaise direction, il mettait en péril non seulement sa vie, mais aussi celle de la jeune femme. D'ailleurs, il voyait qu'elle était un peu à la traîne, ce qui ne le rassurait pas. D'une part, parce qu'il n'aimait pas trop l'avoir hors de son champ de vision, et d'autre part, parce qu'elle semblait mal, que ça les ralentissait et qu'il aurait voulu se sortir de là plus rapidement. Le jeune homme commença à ralentir son allure, tirant doucement sur les rênes de sa monture pour qu'il s'adapte, et il encouragea la demoiselle comme il le pouvait, criant des mots pour espérer dépasser le chant des dunes omniprésent et le vent qui rendait ses paroles inaudibles. Il y avait beaucoup de vent, qui soulevait le sable doré comme une traînée de poudre, et ça ne rassurait pas beaucoup Sharbat, parce que cela pouvait annoncer une tempête imminente.

Il ne quittait plus la jeune femme des yeux, et c'est alors qu'il la vit s'effondrer au sol. Dans la panique, il lâcha son cheval et se précipita vers elle, dérapant sur la pente de sable jusqu'à venir s'agenouiller près d'elle. Avec précaution, il lui releva la tête, prenant la température de son front, observant son souffle et son rythme cardiaque pour savoir comment réagir. Elle était inconsciente, et il jugea que peut-être le soleil avait été trop fort pour elle, ou alors que le vent en plus de la chaleur l'avait déshydratée. Sharbat appela son cheval qui ne fit pas trop attendre, et il récupéra une de ses outres d'eau pour donner à boire à la jeune femme. Il n'était pas guérisseur, il n'avait pas de grandes connaissances en médecine, mais il essayait de faire ce qu'il pouvait. Il attendit que la jeune femme ne se réveille en l’abritant sous un châle noir, et lorsque finalement elle montra des signes de conscience, il soupira de soulagement. Il la regarda de ses petits yeux cernés de noir sous son turban, l'aidant à s'asseoir.

« Ne vous relevez pas tout de suite. Tenez, buvez ma part, et mangez aussi ceci, c'est pour aller mieux et repartir » Il lui tendit des feuilles à mâcher, qui l'aideraient à se remettre un peu mieux. Elle était encore pâle et n'avait pas l'air très en forme, alors il lui tendit un turban à enrouler sur ses cheveux pour se protéger du soleil, et lorsqu'elle fut prête, il lui fit la courte échelle pour l'aider à monter sur son cheval. C'était un grand privilège, parce que si il lui faisait confiance pour la mettre à autant d'avantages, elle pouvait tout aussi bien s'enfuir avec leurs provisions et la monture qu'il mourrait probablement ici tout seul.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Dim 25 Déc 2016 - 10:11

☙ Le chant des Dunes

feat. Sharbat & Cármen


C’était un véritable four, jamais le désert ne lui avait paru aussi inconfortable. Tombant sur le sable, épuisée, Cármen avait sombré dans l’inconscience pendant quelques minutes. A vrai dire au moment où elle ouvrit les yeux, elle ne savait pas combien de temps il s’était passé, mais quand elle revint à elle, sa première pensée fut pour son enfant. Quel avenir avait-il si elle n’était pas capable de rester dans de bonnes conditions ?

« Samhael ! »

Cármen se réveilla en sursaut, passant immédiatement ses mains sur son ventre et vérifia sur sa robe qu’elle n’avait pas saigné. Elle fut rassurée de voir que ce n’était pas le cas et que son petit était toujours sous protection, car il était a cet instant tout ce qu’il lui restait de Leoden. La gitane soupira longuement puis reposa sa tête en arrière. Elle ne se rendit compte qu’à ce moment là qu’elle avait potentiellement mis la puce à l’oreille à son propriétaire d’une éventuelle grossesse la concernant et se vit quelque peu confuse. Visiblement il avait pris soin d’elle le temps qu’elle reprenne ses esprits et lui demanda de se ménager pour éviter de tomber de nouveau.

La gitane observa l’homme qui avait désormais droit de propriété sur elle, quel homme voudrait s’encombrer d’une esclave qui lui coutait autant et enceinte de surcroit ? Visiblement il comptait beaucoup à son achat et alors tout n’était pas perdu pour elle. Il l’aida à monter sur son cheval afin qu’elle puisse être plus à l’aise. Mais troublée par tant d’attention, Cármen demeura silencieuse et ajusta le foulard qu’il lui avait mis sur la tête pour cacher le bas de son visage. Si la gitane n’était pas certaine de sa sécurité concernant Umayr, elle se devait encore de rester anonyme lorsqu’elle voyageait, cela lui éviterait alors d’autant plus de problèmes.

Au bout de quelques heures de route qui furent bien moins difficiles pour elle, ils passèrent près de failles où il y avait de ces nombreuses cavernes où l’on pouvait notamment y trouver de l’eau en descendant du cheval, la gitane s’y dirigea avec la gourde qu’il lui avait donnée pour qu’elle boive un peu plus tôt. Ils faisaient le plein d’eau, c’était une bonne nouvelle et pourraient même camper là pour la nuit, ils seraient à l’abri d’une éventuelle tempête de sable. Tous les haradrims savent que dormir à même le désert est risqué et qu’il est toujours préférable de trouver quelque chose près de quoi s’abriter quand on le pouvait ; un rocher, une caverne... La gitane s’était affranchie de son propriétaire, restant non loin de lui, elle profita de l’abondance d’eau qu’il y avait ici pour se dévêtir en veillant à ne pas attirer le regard de son propriétaire en en profita pour se baigner dans l’eau courante du ruisseau depuis une petite cascade afin de retirer sur elle toute trace de poussière et de saletés accumulées depuis ces derniers jours. L’eau fraiche lui fit le plus grand bien, la torpeur glissait sur sa peau, laissant de nouveau éclater les nuances dorées de celle-ci et purifiant son corps.

Le soleil tombait, ils avaient marché toute la journée et Cármen ne savait toujours pas dans quel coin du désert ils se trouvaient. Ses boucles noires humides entourant son visage, la gitane s’était rhabillée et avait gardé le foulard sur les épaules, comptant l’enfiler de nouveau dès qu’ils seraient partis. Elle vint prendre place à côté de son sauveur pour lui rendre sa gourde bien remplie pour qu’il puisse s’abreuver enfin. Elle avait visiblement récupéré ses couleurs, elle se sentait beaucoup mieux et tout cela et son regard bleuté était bien plus vif que quelques heures auparavant - c’était grâce à lui. Quels que soient les projets qu’il avait pour elle en ayant fait d’elle son esclave, elle lui en était très reconnaissante parce qu’il ne l’avait pas abandonnée mais plus encore il donnait aussi une chance à son enfant de vivre.

« Je vous remercie de m’avoir secourue »

La gitane lui laissa l’eau et entreprit à son tour de se montrer utile pour préparer quelque chose en fouillant dans le sac contenant les quelques vivres qu’il avait. La jeune femme fit cuivre de la semoule, y ajouta des épices et quelques légumes et des raisins secs, puis fit la pate pour faire du pain de sable qui cuirait gentiment sous les cendres. Rien de très fou, c’était là les basiques culinaires de voyageurs haradrims. La jeune femme avait remarqué qu’il avait de nombreux vivres et avait été surprise qu’il ne cuisine pas plus que ça. Peut être manquait il d’expérience ? Cela confirmait ses doutes sur le fait qu’il soit un seigneur car à ce moment là il avait sans aucun doute l’habitude d’avoir des gens assignés pour lui cuisiner de bonnes choses.

« Je m’appelle Cármen. » Annonça t-elle assez discrètement en espérant ne pas en faire trop à son gout.











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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Mer 28 Déc 2016 - 18:03





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




Le voyage dans le désert était long, et de surcroît difficile. Il faisait chaud, très chaud parce que c'était l'une des régions du monde où le soleil était sans merci, impitoyable. Il brûlait le sable, il brûlait la moindre parcelle de vie qui aurait voulu se faire une place ici. C'était un endroit hostile, et bien entendu peu propice à l'homme et à ses activités. Sharbat aimait beaucoup le désert. C'était le paysage qu'il avait toujours pu contempler depuis le palais, et il trouvait les couleurs du sable tout à fait ravissantes, rappelant parfois le grain de peau doré des femmes qui venaient danser lors des banquets du roi. Les dunes, c'était aussi ce qui le bottait particulièrement. Il aimait le défi, le besoin de survivre ici pour se montrer qu'il pouvait le faire, et braver les lois de la nature. Mais pour le coup, malgré toute l'affection qu'il pouvait avoir pour ces ergs terribles, il en était rendu à un point critique. Pas pour lui, mais la jeune femme qu'il avait sauvée ne se portait pas aussi bien qu'il ne l'aurait souhaité. Il faisait en sorte d'avancer rapidement, espérant peut-être pouvoir gagner la prochaine cité au petit matin et lui offrir un peu de repos. Et des soins, si elle en avait besoin. Elle avait l'air bien pâle, et pourtant elle était de ces femmes à la peau gorgée de soleil, comme l'avait été son épouse.

Avec la marche du cheval pour régler son rythme, Sharbat avançait bien. Il avait prit un bâton pour aider sa marche dans le sable, parce que gravir les dunes était une sacrée histoire. Le sable s'affaissant sous ses pas, il lui fallait être assez rapide pour avancer, mais pas trop pour ne pas se fatiguer, et il avait de l'énergie à revendre, mais savait qu'il devait l'économiser. Le petit prince se laissa aider par la force de sa monture ; il prenait le temps de vérifier que la jeune femme se portait bien, et ça le rassurait. Bientôt, ils arrivèrent à un endroit qui leur offrait de l'eau visiblement potable, et ils décidèrent de s'y arrêter pour la nuit. Sharbat commença à monter un feu de camp, se servant d'une pierre à feu qu'il avait achetée à un marchand ambulant. La demoiselle s'en alla faire sa toilette, et par pudeur, il se retourna complètement pour lui faire comprendre que le champ était libre. Pour sa part, il se contenta de réajuster le turban sur sa tête pour dégager un peu son visage et sentir les vents frais de la nuit, mais lorsqu'elle reparut, il eut tôt fait de cacher de nouveau tout ce qui était en dessous de ses petits yeux.

« Vous avez meilleure mine » commenta-t-il d'une voix douce, sereine. Il voulait la rassurer. Oui, elle avait repris des couleurs et ça lui faisait plaisir. Elle le remercia pour ce qu'il avait fait pour elle, mais pour lui, c'était naturel et normal, il n'y avait pas à remercier pour ça. Il esquissa un sourire dissimulé sous son turban, regardant la jeune femme s'activer pour leur faire de quoi manger. Elle semblait savoir s'y prendre, mais ça le gênait de ne pas pouvoir le faire pour elle alors qu'elle n'était pas au mieux de sa forme. Mais il n'avait pas de grandes connaissances dans le domaine de la cuisine, puisque chez lui il avait toujours eu quelqu'un pour le faire à sa place – qu'il le veuille ou non.

« Cármen » répéta-t-il à l'entente de son prénom. « C'est joli. Ça vient du Harad ? » se risqua-t-il à demander, histoire d'éloigner son attention pour qu'elle remarque le moins possible qu'il avait omis de lui dire son prénom. Lui révéler, c'était peut être prendre le risque d'en dire trop. Il n'avait pas un prénom très commun, et il était recherché. Mais de l'autre côté, il ne pouvait lui cacher trop longtemps, alors fallait-il lui faire confiance ? Tout à coup, il fut pris d'un gros doute, une sueur froide parcourant son échine. A quel point pouvait-il aller sans qu'on ne sache qui il était ? Devrait-il cacher son visage à jamais ? Changer de nom ? Il n'en avait aucune idée, et dans tout ça se posait encore la question de Farshad. Sharbat soupira discrètement, un long souffle pour tenter de s'apaiser. Il avait encore beaucoup, beaucoup de choses à régler. Et dans tout cela, il s'était laissé prendre au jeu par le minois de cette demoiselle, et elle le troublait beaucoup. Que pouvait-il bien lui dire au final ? Pourrait-il lui rendre sa liberté si elle découvrait ce qu'il était ?

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Lun 2 Jan 2017 - 15:31

☙ Le chant des Dunes

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L’homme n’avait visiblement pas relevé qu’elle était enceinte et c’était tant mieux, du moins il ne l’avait pas abandonnée sur le coup et alors elle n’avait pas dû se trahir autant qu’elle avait pu le croire. Alors qu’elle s’était de nouveau retrouvée à ses côtés, la remarque qu’il lui fit sur son teint et son état physique visible confirma le fait qu’elle était tombée sur un homme bienveillant et gentil. C’était si rassurant qu’elle senti un pincement dans son cœur, lui dévoilant qu’il y avait alors peut être une chance qu’elle puisse retrouver Leoden grâce à lui. La gitane déglutit, comme une vague d’émotion venant la paralyser durant l’espace de quelques secondes avant d’être d’autant plus surprise qu’il aille jusqu’à lui faire un compliment sur son prénom. Il était sans aucun doute un dieu venu sur terre pour l’aider à reprendre contrôle de sa vie et retrouver l’homme qu’elle aimait.

« J’ai vécu dans un petit village à l’extrême Est du désert, ma mère est originaire d’Umbar, mon prénom vient de là-bas. » Osa t-elle alors expliquer.

Elle avait toujours ces flash en tête qui lui montraient le visage de son amour complètement dérouté par la situation tout comme elle avait de doux souvenirs auxquels elle s’accrochait. Mais depuis qu’elle avait été enlevée, jamais l’éventualité de pouvoir le retrouver n’avait aussi potentiellement réalisable. Elle avait envie de crier qu’elle avait été arrachée injustement et que sa vie n’était pas celle dont on l’avait destinée en la vendant telle du bétail, mais que sa place était désormais auprès de son futur mari à An Karagmir. Elle avait envie d’en savoir plus sur lui mais n’osait pas poser de questions, elle se focalisa sur sa préparation et se concentra pour ne pas faire d’erreur même s’il n’était jamais risqué de mettre trop d’épices pour un haradrim. Cármen savait bien faire la cuisine, pour le nombre de fois qu’elle l’avait fait, on lui avait appris très jeune et il n’était pas difficile pour elle de faire quelque chose de savoureux avec peu de choses. Même pour un palais peu habitué aux épices comme Leoden, cela passait sans problèmes. La jeune femme servit sa préparation dans un bol avant de le tendre à son propriétaire en croisant son regard.

Elle avait alors remarqué qu’il n’avait toujours pas retiré son turban depuis le début et qu’elle n’avait connaissance que des couleurs mystérieuses de ses iris et aucun visuel du reste de son visage. Se cachait-il ? C’était tout à fait intriguant et elle se demanda s’il allait tout de même finir par le ôter pour manger, afin qu’au détriment de son identité, elle puisse avoir un visage en tête. La gitane se servit également du repas et prit de nouveau place pour commencer à manger. Cela lui fit le plus grand bien, en continuité de sa petite toilette, elle avait l’impression de sortir du trou même si elle était loin d’être dans une situation rêvée. Au moins elle restait en bonne santé et elle donnait une chance à son enfant de s’en sortir de cette mauvaise passe, car elle avait souvenir avec le marchand d’esclave d’avoir connu quelque chose d’affligeant sur bien des plans.
La jeune femme leva les yeux vers l’homme qui était à ses côtés, se demandant si elle pouvait plutôt le considérer comme un sauveur que comme un propriétaire. Cela dépendrait alors de bien des choses dont elle n’était pas encore certaine mais le dialogue semblait être plus facile avec lui qu’avec le revendeur d’esclaves. Cármen termina de mâcher et d’avaler ses légumes avant de prendre de nouveau la parole.

« Merci de m’avoir tirée d’affaire tout à l’heure…Vous êtes différent, vous êtes gentil. » Déclara t-elle un peu en retrait de peur de dire de bêtises qui pourraient altérer à la bonne atmosphère.

Cármen avait beaucoup de questions à lui poser, qui était-il ? D’Où venait il ? Où allaient-ils ? Elle ne pouvait pas toutes les lui jeter à la figure, il lui fallait d’abord prendre la température











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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Ven 6 Jan 2017 - 22:34





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




Cármen, oui, c'était un joli prénom. Il avait déjà pu le contempler dans certains livres d'Histoire dans lesquels il s'était plongé il y a quelques années déjà, cherchant dans ses souvenirs pour en retrouver l'écriture. Bien sûr, c'était un souvenir distant et sommes toutes inutile, puisqu'il n'avait ni de quoi écrire, ni une bonne raison de le faire. Mais cela occupait son esprit à autre chose, et de surcroit, cela lui évitait de songer trop à ce qui l'attendait dans un futur proche. Sharbat avait déjà bien des soucis, alors si cette jeune femme pouvait lui changer un peu les idées par une conversation loin des discussions habituelles sur la pluie et le beau temps, alors c'était tout aussi bénéfique pour lui. Il la regarda faire les préparations pour leur dîner, elle semblait bien affairée et surtout s'y connaître, alors que pour lui c'était loin d'être le cas. Il ne posa aucune question, ne voulant l'interrompre alors qu'elle semblait si concentrée, mais l'observa à la dérobée, à la fois pour comprendre mieux comment faire la cuisine, et aussi pour essayer de comprendre pourquoi il avait décidé de la sauver.

Bien sûr, son esprit eut tôt fait de choisir lequel de ces deux sujets l'intéresserait le plus. A vrai dire, la cuisine n'était qu'une banalité pour lui, il savait se contenter de choses et d'autres même si son palais appréciait la flaur d'oranger et les épices, il aurait su se satisfaire d'un met bien pâle et sans trop de couleurs, jugeant que tant que la nourriture avait les bienfaits escomptés, c'était le principal. Sharbat ne se plaignait néanmoins pas le moins du monde d'avoir à disposition une femme qui sache faire la cuisine, mais il daigna tout de même se proposer pour remuer dans la casserole, ne risquant ainsi pas du tout de faire rater le plat. Tout du moins c'était ce qu'il espérait.

Finalement, lorsqu'elle sembla décider que c'en était assez pour la cuisson, la jeune femme servit le festin dans deux bols, dont un qu'elle tendit à Sharbat. Il la remercia d'un signe de tête en joignant ses mains, comme ils avaient l'habitude de le faire ici, ne doutant pas qu'elle saurait comprendre ce que cela signifiait. Elle lui avait dire provenir des Harad, et cela l'intriguait grandement, lui qui n'avait jamais été plus loin que les dunes de sable d'or qui formaient la frontière de son pays. Cependant, le bol entre ses mains, il se laissa enivrer par la bonne odeur d'un plat typique de la région qui lui mettait déjà l'eau à la bouche. Elle était donc fine cuisinière, même si bien sûr il ne la forcerait jamais à faire les repas pour lui. Ce n'était pas pour cela qu'il l'avait « achetée », alors loin de lui l'idée d'exploiter le moindre de ses talents.

« Tirée d'affaire.. » répéta-t-il, avec un rire léger s'échappant de sa gorge, mais pas moqueur du tout ; non, un rire plutôt doux qui lui était assez étranger. « Vous étiez si mal lotie ? Regardez, vous vous retrouvez avec un homme qui ne sait pas faire la cuisine et qui vous offre seulement du pain de sable à manger..! » Mais s'il l'avait sauvée, alors il en était le plus reconnaissant. Il remercia silencieusement les dieux de lui avoir permis de rendre quelqu'un heureux aujourd'hui, mais s'il ne savait que le prénom de cette femme, il ignorait en revanche bien des choses sur sa vie, comme par exemple, le fait que quelqu'un, quelque part, pouvait être en train de l'attendre. Qu'en serait-il alors ?

Finalement, il retourna son regard perçant vers son bol dont les effluves ne cessaient de lui donner faim. Sharbat resta silencieux, osant à peine descendre son turban pour laisser la cuiller passer ses lèvres. Il tournait légèrement la tête loin d'elle, comme pour ne pas qu'elle voit trop son visage alors qu'il était forcé de le découvrir au grand jour. Il ne voulait pas qu'elle observe, qu'elle détaille, non. Cela impliquait beaucoup plus de choses que de montrer seulement son visage à cette jeune femme. Elle ne devait pas savoir, pas maintenant. Sharbat se dépêcha de finir son bol, et aussitôt cela fait, il remonta son turban pour cacher de nouveau le bas de son visage. Puis il vint à la discussion, alors qu'il était moins angoissé que lorsqu'il avait mangé, et qu'il tentait de sympathiser avec la jeune femme.

« Alors, dites-moi un peu.. Vous avez toujours vécu chez ce marchand ? Parlez-moi un peu de vous. Je ne sais que votre prénom. » S'il pouvait éloigner de lui toute éventualité qu'elle ne lui pose des questions sur sa façon d'agir, alors il tenterait de le faire. Mais le problème avec ce genre de dialogues, c'est qu'elle finirait peut-être par lui retourner la question, sans qu'il ne le veuille. Sharbat laissa son regard fuyant se perdre dans les flammes, attendant avec attention et un semblant d'empathie la réponse de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Sam 7 Jan 2017 - 12:04

☙ Le chant des Dunes

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Cármen n’avait pas eu le temps de voir le visage de cet homme au moment de manger, elle en était presque déçue parce qu’au fil des instants qu’ils passaient ensemble, il lui semblait différent de ce à quoi elle s’était attendue. Elle commençait presque à éprouver de la sympathie à son égard et était contente d’avoir pu lui faire à manger, qu’il apprécie et qu’il la remercie également. En tout cas il avait tout mangé et cela la motivait à recommencer sur les jours suivants. La gitane le remarqua avec un large sourire, elle prit le bol entre ses mains avec l’intention d’aller les laver mais fut retenue par la remarque qu’il lui fit. Il faisait preuve d’humour, elle se serait encore moins attendue à recevoir telle remarque et bien qu’elle aurait dû en sourire, la gitane se sentit soudainement paralysée. Se pourrait il qu’il l’ait sauvée au lieu de chercher à en faire l’acquisition ? L’espoir de retrouver Leoden et sa famille semblait la faire renaitre tandis que son cœur cognait contre sa poitrine. La gitane demeura silencieuse, observant son propriétaire qui brisa de nouveau le silence en recentrant la conversation sur elle, sur sa vie.

Il s’intéressait à elle, il voulait savoir comment elle en était arrivée là et elle percevait de la compassion, de la gentillesse dans ses mots et dans son regard. C’était peut être une chance à saisir que de le voir aussi sympathique et ouvert d’esprit, puisqu’il le lui demandait elle allait lui révéler avec grand plaisir que sa place n’était pas ici malgré toute la gratitude qu’elle avait envers lui.

« Il y a de cela quelques jours encore, je vivais chez mon cousin auprès de mon compagnon…J’étais sortie dans le jardin, un homme est venu m’attaquer et en me réveillant j’avais été vendue à ce marchand… »

Ce genre de pratique n’est pas méconnue des Haradrims, nombreux des esclaves vendus ont été arrachés à leur famille puisqu’à la base il n’existe pas de marché d’esclave sur Arda. Les esprits les plus sadiques se permettaient de vendre des humains parce qu’ils avaient compris que des gens cherchaient à avoir de la main d’œuvre facile. Du travail, en échange d’une vie meilleure, c’était ça le deal. Et pourtant, cet homme ne lui avait ni parlé des conditions de sa nouvelle vie, ni de ses tâches alors qu’elle s’était attendue à avoir un résumé des tâches qu’elle aurait à faire une fois chez lui. Cármen se redressa, essayant de captiver son regard dans un élan de désespoir alors qu’elle cherchait à comprendre ce qu’il avait vraiment voulu faire ce jour là où il avait proposé une pièce d’or pour elle alors qu’elle ne le valait clairement pas.

« Vous ne m’avez pas achetée pour avoir un esclave n’est ce pas ? Aucun propriétaire ne se serait indigné de ne pouvoir offrir que du pain de sable et de ne pas pouvoir cuisiner pour quelqu’un qui est sensé le faire à votre place…» Fit-elle remarquer.

Peut être que c’était osé de parler aussi librement, mais elle avait eu soudainement une lueur d’espoir et comptait la saisir de pleines mains. Était-il une divinité ? L’esprit d’un de ses ancêtres venu sur terre pour l’aider enfin et qui mettrait fin à ses malheurs ? Les haradrims étaient très croyants, très sensibles à ce genre de chose et d’autant plus les petites populations comme celle d’où elle provenait qui donnaient une origine divine en chaque événement d’une vie, en chaque phénomène de la nature.

« Etes-vous mon ange gardien ? » Demanda t-elle, le regard s’illuminant quand elle se rapprocha de lui.

Elle voulait voir son visage, mettre un nom sur celui-ci et le remercier de vive voix pour tout ce qu’il avait fait et pour tout ce qu’il pouvait éventuellement faire pour elle s’il ne lui voulait pas de mal et s’il ne la destinait pas à ne plus jamais croiser le regard de l’homme qu’elle aimait.












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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Dim 8 Jan 2017 - 0:43





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




S’il s’était attendu à écouter l’histoire d’une gamine arrachée à ses parents trop tôt des années plus tôt, Sharbat fut quelque peu surpris de savoir qu’elle n’avait été enlevée que très récemment. Il était étonné surtout en grande partie parce qu’il l’avait récupérée dans un bien piteux état, et cela voulait dire qu’elle avait dû beaucoup trimer et souffrir pendant ces quelques jours. A la foi c’était rassurant, mais tout aussi inquiétant de savoir que son état n’était pas le fruit de dures années de labeur. Ils avaient dû bien user d’elle, ces bâtards. Sharbat serra les dents à cette pensée, profondément offusqué que des hommes puissent agir de la sorte. Il savait bien sûr que des marchands avec très peu de scrupules pouvaient avoir quelques commerces douteux, mais cela le touchait beaucoup de le constater de son propre chef. Il aurait voulu que personne ne blesse cette magnifique jeune femme qu’il avait devant lui, que le monde entier la respecte, qu’elle soit aimée et choyée, qu’elle mérite le même jugement que n’importe quel homme. Chez lui, les femmes étaient très respectées, et ça lui faisait beaucoup de mal de savoir cela, surtout qu’il commençait à avoir une sympathie toute particulière pour Cármen.

Le suderon ne rajouta rien pour le moment, laissant la jeune femme poursuivre sur ce qu’elle avait à dire alors qu’il fuyait toujours son regard pour ne pas qu’elle détaille trop ses traits. Il ne voulait pas se montrer devant elle, ni même devant qui que ce soit, il espérait juste qu’elle ne le juge pas pour cela. A l’entente de ses mots, il devina néanmoins qu’elle avait percé son secret, alors, il fit diversion de façon rapide.

« Peut-être que je veux seulement prendre soin de vous. Ce n’est pas en plantant une mauvaise graine qu’on aura une grande récolte » avança-t-il gentiment, sans se montrer offensant ni même pour briser ses espoirs. Il ne voulait pas lui donner de trop beaux espoirs, ne sachant pas ce qui l’avait poussé à acheter une esclave, ni même comment leur avenir allait se jouer. Il y avait certaines choses qu’elle ne devait savoir, auquel cas il ne pourrait pas lui rendre sa liberté. Pas tout de suite. Il lui fallait conserver sa couverture, y compris avec elle. Mais il se voulait droit avec elle, et surtout, ne pas la brusquer, la blesser ou l’anéantir. Elle était une perle rare, et il voulait la choyer alors là même qu’il ne savait rien, ou presque, de son histoire.

Il était troublé par ses dires, peut-être même plus qu’il ne l’était par son visage. Elle avait cette chose intrinsèque à sa façon d’être qui l’intriguait, et qui le poussait à vouloir la protéger. Sharbat n’avait aucune idée de la façon dont il pourrait lui rendre sa liberté, il était captivé par son minois, et un brin d’égoïsme lui soufflait de ne jamais la laisser partir. Mais pour quoi faire ? Si elle avait une vie, quelque part, si elle avait quelqu’un qui l’attendait.. Et il commença à songer à ses deux fils, qui peut-être, l’attendaient eux aussi quelque part, loin. Trop loin. Il avait le cœur rongé par la haine, et dans le même temps, il ressentait une infinie douceur à l’égard de cette femme, sans trop en comprendre les raisons. Elle lui rappelait d’agréables souvenirs. Mais était-ce suffisant pour lui voler le reste de son existence ?

Dans tous les cas, non, il était bien loin d’être un ange, et il releva immédiatement la tête à ces paroles. Qu’est-ce qui pouvait bien lui traverser la tête pour qu’elle lui sorte de tels propos ? Il était d’autant plus troublé qu’il aurait cru que la présence de cette femme sur son chemin était un signe des dieux.. Mais alors, peut-être que leur rencontre ne découlait pas du hasard, et peut-être que les dieux avaient en réserve quelques jolis projets pour eux. Sharbat laissa un long soupir, il ne savait trop comment lui répondre.

« Moi ? Non, je ne suis qu’un homme. Je connais les mêmes vices que tout un chacun, je ne suis pas mieux que celui qui mendie au coin des rues ni moins bien que celui qui dirige un royaume. » murmura-t-il en réponse, le regard à nouveau fixé sur ses mains qui jouaient avec le sable, comme pour détourner son attention de ce qui était dit. Il décida alors de conserver le silence ; il était perdu dans bien des choses, et c’en était une de plus.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Dim 8 Jan 2017 - 13:13

☙ Le chant des Dunes

feat. Sharbat & Cármen


Le visage de la jeune femme sembla s’assombrir, elle déglutit, ses espoirs soudainement brisés. Elle aurait tant voulu qu’il lui dise qu’effectivement, il n’avait pas besoin d’esclaves, qu’il l’avait simplement sauvée dans un élan de bonté. Mais au vu de ce qu’il venait de dire, il ne semblait plus y avoir d’espoir pour elle de retrouver Leoden, d’autant plus qu’il ne lui posa pas plus amples questions sur le fait qu’elle avait été enlevée il y a de cela quelques jours. C’était comme si pour lui ce passé se devait d’être révolu, qu’à présent, elle n’avait plus le choix que d’accepter le fait qu’elle n’était plus cette femme libre qu’elle avait été. Les larmes lui montaient aux yeux, la jeune femme détourna le regard, et tenta de se ressaisir. C’était un nouveau coup dur pour elle.

Suite à cette discussion, la jeune femme osa relever le regard sur l’homme et étira un fin sourire sans grande conviction.

« Excusez moi, j’ai cru que…Enfin je ne sais pas ce que j’ai cru d’ailleurs.. »

Quelle capricieuse faisait elle, elle n’était pas battue qu’elle aurait voulu qu’il la ramène gentiment chez elle ? Non, les choses ne marchent jamais de cette manière. Cármen emporta avec elle les bols pour aller les laver dans le petit cours d’eau et en profita pour essuyer ses larmes qui s’étaient alors échappées de ses yeux une fois le dos tourné. Elle prit son temps pour laver la vaisselle, attendre que son chagrin passe et revint les ranger dans le sac. Elle souhaita alors bonne nuit à son propriétaire dont elle ne savait toujours pas le nom et entreprit de s’allonger a même le sol en lui tournant le dos.

La gitane ne dormi qu’en pointillés cette nuit là, préoccupée par son avenir, consternée par le futur qu’elle allait offrir à son enfant et Leoden qui passerait sans doute une bonne partie de sa vie à la chercher en large et en travers du désert. Cette pensée même lui déchirait le cœur, elle rendait les gens malheureux autour d’elle quoi qu’elle fasse. Au matin, la gitane se redressa, se frottant le visage marqué par un mauvais sommeil. Elle remarqua que l’homme dormait encore, n’en profiterait elle pas pour prendre le cheval et s’en aller ? L’envie pouvait se faire ressentir alors que ces images là vinrent s’imprimer dans son esprit qui forcément aboutiraient à une fin heureuse lorsqu’elle retrouverait les bras de Leoden. Mais quelle pourriture était elle d’abandonner un homme à son sort alors que ce dernier l’avait aidée ? Elle filerait un mauvais karma et ne souhaitait pas l’avoir sur la conscience toute sa vie.

Cependant une idée avait commencé à mûrir dans son esprit, quand elle se fit de nouveau la remarque qu’elle n’avait toujours pas vu son visage. Et s’il était un sou fifre d’Umayr ? Il y en avait deux chez lui qui avaient les yeux clairs, peut être qu’il se cachait pour avoir sa confiance et ensuite la livrer à lui en lui racontant tout ce qu’elle avait pu lui dire. Elle se ferait alors tabasser pour son insolence à coups sûrs. Cela angoissait d’hors et déjà Cármen, si par malheur il était un serviteur d’Umayr, alors elle n’aurait aucun scrupule à prendre le cheval, mais s’il n’en était rien alors elle pouvait rester. La gitane avait besoin d’en avoir le cœur net, alors elle se leva, doucement, fit quelques pas pou s’agenouiller devant l’homme qui portait encore et toujours ce sombre turban autour du visage. Le cœur pris de stress sous la tension, elle osa porter sa main vers lui, prit doucement un des pans du turban et entreprit de doucement le soulever. Elle voulait voir son visage, elle voulait voir si elle était en danger ou pas, dans quel cas elle devrait fuir. A mesure qu’elle soulevait le tissu, son cœur cognait si fort qu’elle avait l’impression qu’il résonnait dans la grotte, elle baissa la tête d’un côté afin de voir les traits se dessiner malgré la pénombre et fronça les sourcils. Encore un peu, elle y était presque….









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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Lun 9 Jan 2017 - 1:10





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




Silencieux, voilà ce qu’il avait été ce soir-là, après que la discussion ait commencé à tourner vers des sujets dont il ne voulait pas traiter. Sharbat s’était alors plongé dans un mutisme difficile, il aurait voulu que cette jeune femme mène une autre vie, bien sûr, mais c’était loin d’être aussi simple, comme toujours. Elle avait néanmoins croisé son chemin, et peut-être que c’était mieux que rien. Ici, elle ne se ferait jamais battre, elle ne recevrait pas d’ordres à exécuter et c’était toujours mieux que d’être encore chez ce foutu marchand d’où il l’avait tiré. Elle avait encore quelques marques sur les poignets à cause des fers qui l’avaient maintenue prisonnière pendant ces quelques jours, et il sentait son cœur se serrer à chaque fois que son regard céruléen se posait dessus. Il était tiraillé entre l’envie de lui rendre sa liberté et tout ce que cela impliquait, mais il avait encore bien le temps d’y penser avant qu’ils ne quittent le désert. Alors il resta longuement assis devant le feu, à perdre ses prunelles dans les flammes dorées qui n’allaient pas sans lui rappeler les couleurs chaudes des tentures dans les rues de sa ville.

Sharbat eut du mal à se motiver pour aller dormir, mais une fois couché il eut tout autant de mal à trouver le sommeil. Il était tourmenté par cette femme, mais aussi par cette mission qu’on lui avait confié lorsqu’il avait quitté le palais royal de Strulurtsa Khand. Il pouvait tout aussi bien disparaitre et ne jamais aller chercher Farshad, mais alors il serait condamné à vivre une vie d’anonymat le plus total, à mendier ou à voler, à faire des petits boulots pour ne gagner qu’un maigre pécule. Son sommeil aussi fut agité, mais au petit matin, il était bien plus calme et il put trouver quelques heures de repos au coin du feu alors que le jour ne s’était pas encore tout à fait levé.

Mais s’il n’avait pas prévu de se réveiller de sitôt, il sentit quelque chose le gêner sur son visage, pensant d’abord que c’était peut-être seulement un lézard ou un scorpion qui lui marchait dessus, mais bien vite, ses doutes se transformèrent en suspicion alors qu’il sentait une présence au-dessus de lui. Alors sans plus réfléchir, il attrapa la personne par les cheveux en sortant la dague qu’il gardait sous son oreiller pour la placer juste en dessous de sa gorge avant de laisser ses yeux s’habituer à la pénombre. Un voleur, sans doute. Mais petit à petit, alors que les traits de la personne se révélaient à lui, il fut on-ne-peut-plus surpris de constater que c’était la femme qu’il avait sauvée qui s’était approchée. Il fut pris d’une sueur froide, sentant son cœur s’accélérer dans sa poitrine alors qu’il commençait à se poser de sérieuses questions. S’il avait pensé à un voleur, la réalité se pouvait en fait d’être bien pire..

Et si, par le plus grand des hasards – ou pas du tout – elle était envoyée par son frère pour lui détourner l’esprit pendant qu’il se ferait piller, voler, ou pire. Si c’était le cas, alors son choix était très bien fait parce qu’elle ressemblait tellement à son épouse qu’il n’aurait pu passer à côté d’elle sans rien faire. Alors, il commença à se méfier, mais ne baissa pas sa garde.

Sharbat lâcha les cheveux de la jeune femme en se redressant, la gardant au bout de sa dague alors qu’il se relevait. Il la fixait avec un regard noir, plein de haine et de rancœur. Qu’était-elle en train de lui faire..?

« Tu essayais de me tuer ? » demanda-t-il, alors qu’il réajustait le turban devant son visage pour être sûr de bien le cacher.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Lun 9 Jan 2017 - 13:25

☙ Le chant des Dunes

feat. Sharbat & Cármen


Cármen était si proche du but de découvrir si oui ou non elle connaissait cet homme et s’il était celui qui la conduirait en enfer ou celui qui l’empêcherait de mourir. Elle aurait eu juste besoin de soulever un peu plus son turban pour en avoir le cœur net mais fut stoppée dans son élan. Des sueurs froides s’emparèrent d’elle en se rendant compte qu’il s’était réveillé et dans des gestes beaucoup trop rapides pour qu’elle puisse faire quoi que ce soit, il avait agrippé sa chevelure et logé une lame à son cou. Dans la panique, la gitane serra les dents et demeura immobile, elle ne savait pas quoi dire, ni quoi faire pour lui prouver que ses intentions n’avaient pas été mauvaises, qu’elle voulait juste voir son visage. Lorsqu’il découvrit qu’elle était derrière tout ça, elle vit son regard émeraude déçu et choqué, lui demandant si elle avait essayé de le tuer.
Le tuer ? Non, de toute façon elle n’était pas armée, elle n’aurait pas eu la moindre chance contre lui-même à mains nues, cela était tout à fait logique de son point de vue. La jeune femme observa l’homme se relever, pointant toujours sa dague dans sa direction, méfiant et sans doute prêt à la tuer au moindre faux-mouvement qui ne lui plaisait pas. Il rajusta son turban, ayant toujours la ferme intention de garder l’anonymat devant elle et cela lui empoigna le cœur quand ses hypothèses vinrent pencher en la faveur d’Umayr. La gitane fut alors prise d’angoisse, elle tremblait alors que son rythme cardiaque s’emballait. La fatalité l’avait ainsi rattrapée ? Qu’avait donc elle fait de mal pour mériter tel châtiment ? De se voir retrouvée au hasard par un employé d’Umayr qui la ramenait dans l’extrême est du Harad, là où tout avait commencé.

« Vous êtes un larbin d’Umayr ? Vous vous cachez de peur que je vous reconnaisse et que je prenne la fuite? Je voulais voir votre visage mais maintenant, j’ai compris. » Fit elle dans le désespoir.

Cármen voyait cela de plus en plus comme une évidence, sinon pourquoi se cacher d’elle et jouer celui qui s’occupe d’elle ? Umayr la voulait bien vivante, il n’avait aucun intérêt à la faire maltraiter jusqu’à ce qu’on la ramène à lui puisqu’il voulait s’octroyer ce plaisir là pour lui seul. C’était maintenant clair qu’elle était prise au piège et allait droit à la mort. Mais elle ne désirait pas mourir de la main d’Umayr, alors elle se mit à genoux, le front au sol pour l’implorer, son dernier espoir n’avait pas d’autres alternatives semblait il.

« Ca ne sert à rien, tuez moi maintenant si vous avez un tant soit peu de cœur ! A la seconde où il me reverra il voudra me torturer et me tuer ! » Déclara t-elle, les yeux larmoyants.

La gitane avait l’espoir d’une mort lente et douce, elle qui n’était déjà pas en forme physiquement ne supporterait que très peu de se faire humilier et terminer sa vie entre les mains de l’homme qu’elle craignait le plus au monde.

« Pitié, je ne veux pas retourner là-bas, accordez moi une fin plus digne. » Ajouta t-elle une dernière fois.

Cármen avait déjà tant souffert, et s’il ne lui accordait pas cela, elle trouverait le moyen de s’ôter la vie elle-même avant même de revoir l’oasis de Tereze et pour cause elle ne manquerait pas d’imagination pour se tuer, il aurait du mal à l’éviter. La jeune femme priait les dieux pour qu’il accède à sa requête et lui épargne la vision de ce cauchemar se réaliser une nouvelle fois. Elle n’osait pas dire qu’elle était enceinte, parce que Umayr serait d’autant plus violent avec elle. Noyée dans sa tristesse, pleurnichant comme la petite fille qu’elle avait été, Cármen attendait que le sort du destin lui tombe enfin dessus et qu’elle cesse de souffrir inutilement.








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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Lun 9 Jan 2017 - 22:59





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




Encore sur le qui-vive, Sharbat se méfiait du moindre geste de la jeune femme. Il ne comprenait pas ce qu’elle voulait, ni même pourquoi elle s’était autant approchée de lui ; elle avait bougé son turban, et c’était la seule chose qu’elle avait réussi à faire, fort heureusement. Mais pourquoi ? Avait-elle voulu l’étrangler ? Il savait bien que dans des cas d’extrême urgence, les idées les plus folles pouvaient traverser les esprits, mais elle n’avait quand même pas pu croire qu’elle aurait raison de lui aussi rapidement.. Alors, peut-être simplement que ce n’était pas une tentative de meurtre, mais quoi d’autre..? Le jeune homme hésita longuement, gardant le silence au bout de sa dague alors que le doute brouillait son regard. Il ne comprenait pas, ne savait pas pourquoi elle pouvait agir ainsi avec lui. Etait-elle une envoyée de son frère pour le tuer..? C’aurait été une drôle de circonstance, mais il ne pouvait décemment pas chasser cette hypothèse de son esprit. Sharbat fixait la jeune femme, les yeux habités par un esprit mystérieux, comme si elle avait réveillé en lui cette facette de sa personnalité, l’homme brutal qui n’a pas peur de tuer, de venger.

Alors qu’il allait se faire plus violent dans ses mots – force était d’avoir provoqué le mauvais homme –, il entendit la gitane hausser le ton, ce qui l’arrêta net dans ses gestes. Elle lui parla d’un homme qui s’appelait Umayr, mais ce nom-là ne lui disait rien ; peut-être qu’elle l’avait mal prononcé ou il ne savait quoi, mais elle semblait avoir compris qu’il se cachait d’elle. Alors donc, elle s’était approchée pour voir son visage. Mais il ne lui montrerait pas.

Alors, il l’entendit la supplier de la tuer sur le champ, afin de lui permettre une mort douce et honorable plutôt que de la livrer à cet homme-là. Mais que voulait-elle dire par là ? Jamais n’avait-il eut l’intention de la livrer à qui que ce soit, et elle lui faisait beaucoup de peine à se mettre à ses pieds pour le supplier ainsi. Le suderon se méfiait toujours, peut-être que c’était une technique pour qu’elle attire sa pitié et mieux le poignarder dans le dos.. Mais de l’autre côté, elle semblait profondément bouleversée par ce qui était en train de se passer.. Le suderon, toujours troublé par cette femme, rangea sa dague à sa ceinture, et il garda le silence encore un moment. Finalement, à la voir pleurer par terre, il n’en tint plus et se baissa à son tour, posant une main qui se voulait rassurante sur son épaule. Comment pouvait-il justifier un tel comportement de sa part, alors qu’il avait tout de suspicieux ? Il s’adressa alors à elle, calmement.

« Cármen »
commença-t-il, enlevant une mèche de cheveux qui couvrait son visage rougit. « Je ne vous veux aucun mal, j’essaye de vous faire confiance, mais il y a des choses que je ne peux vous dire. Vous me parlez de cet homme que je ne saurais connaitre, vous me parler de mort mais je ne peux point vous la donner. » Il marqua une pause, essayant de voir ce qui pourrait apaiser la situation, tout en préservant au maximum son anonymat. Elle n’était donc pas une envoyée de son frère, sinon, elle aurait saisi cette chance pour le tuer, il était à sa merci.

« Je ne sais pas ce qui vous est passé par la tête, mais cela me blesse que vous pensiez que je vous veux du mal. A vrai dire je.. Je n’avais jamais songé à acheter un esclave avant de voir votre visage. » commença-t-il à expliquer, alors qu’il s’asseyait dans le sable à ses côtés, contemplant au loin le soleil qui se levait à l’horizon. « Vous m’avez fait penser à quelqu’un, quelqu’un qui m’est cher. Pour cela je ne pourrais jamais vous faire de mal, soyez-en certaine. Cependant, j’aurais besoin de votre respect à mon égard. Nous sommes égaux tous les deux, je ne vous traite en aucun mal, je voudrais que vous ne pensiez pas de mal de moi non plus » tenta-t-il, alors là même qu’il ne savait pas où cette discussion pouvait le mener. Il ne serait pas en mesure de lui en dire davantage, mais pour le coup, c’était déjà lui en donner beaucoup.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Mar 10 Jan 2017 - 22:37

☙ Le chant des Dunes

feat. Sharbat & Cármen


Une main vint se poser sur son épaule, réconfortante, bienveillante. La jeune femme se redressa, rencontrant ces deux iris mystérieux qui ne semblaient plus éprouver de colère. Il était sans doute embêté par ce qu’il se passait parce qu’elle avait failli trahir sa confiance, qu’il ne la connaissait pas mais parce qu’elle venait aussi sans doute de dévoiler des faits sur elle qui témoignaient qu’elle avait eu des problèmes. Puisqu’il ne connaissait pas Umayr ni même de nom, alors elle n’aurait pas à commettre l’irréparable, elle n’aurait pas à franchir le pas et son enfant avait toujours une chance de naitre. Elle souffla doucement, comme vidant son être de tout ce stress soudainement accumulé grâce à cette première bonne nouvelle. S’il se cachait pour des raisons personnelles, elle pouvait tout à fait le comprendre, mais voilà elle avait eu besoin de savoir afin de lui faire confiance aussi et cela les avait alors aidé à comprendre ce dont avait besoin l’un et l’autre. Elle l’écouta attentivement, troublé par les quelques anecdotes qu’il lui fit part et fut tout aussi surprise de savoir qu’il l’avait sauvée parce qu’elle lui faisait penser à quelqu’un qui lui était cher.

Cármen déglutit, elle aurait sans doute voulu que les choses se passent autrement, mais ce n’était peut être pas plus mal au fond. Alors il lui demanda de lui faire confiance et de ne plus aller à l’encontre de ses choix ou de tenter de les contourner. Elle n’avait pas le choix, mais tat qu’il ne l’emmenait pas chez Umayr, elle était prête à faire n’importe quoi pour rester en vie. La jeune femme prit les mains de son sauveur, posa son front sur celles-ci après les avoir jointes et le remercia poliment.

« Je vous promets de vous obéir. Les dieux seront témoins de votre gentillesse. » Déclara t-elle comme une prophétie

Il lui arriverait de bonnes choses à cet homme là, qui semblait avoir beaucoup souffert, il serait remercié en temps voulu, quelque chose de bien allait arriver dans sa vie et il n’aurait plus besoin d’être aussi méfiant. Elle allait prier jour et nuit pour lui, pour que ce bonheur là lui arrive. Cármen lâcha ses mains et redressa doucement le dos pour croiser de nouveau son regard émeraude. Elle inspira une grande bouffée d’air pour calmer le stress latent qui s’était emparé d’elle soudainement et qui continuait de sévir alors qu’elle avait décidé de lui dire la vérité à son sujet.

« Il y a quelque chose que je ne vous ai pas dit… »

La jeune femme resta agenouillée au sol, qu’il ne prenne pas cela comme un mauvais signe. Elle prit toutefois quelques secondes de réflexion supplémentaires, se demandant encore si c’était une bonne idée de le lui dire ou pas. Puisqu’il n’était pas lié à Umayr, qu’est ce qui l’empêchait de le faire ? Il pourrait sans doute faire en sorte que tout se passe mieux pour elle et qu’elle vive mieux ce voyage qu’au début alors qu’elle s’était effondrée sur le sable.

« Je porte un enfant... » Déclara t-elle dans un souffle.

La gitane observa alors les yeux de l’homme qui l’avait achetée, espérant y trouver vite un indice sur la réaction qu’il aurait. Verrait-il cela comme une mauvaise chose ? Cela le dérangerait il ? La jeune femme ne voulait pas être un fardeau pour lui, mais il comprendrait pourquoi elle s’était évanouie et pourquoi elle ne semblait pas en forme. Elle n’avait alors pas besoin de préciser que c’était l’enfant de son compagnon avec lequel elle était quelques jours plus tôt et qu’en plus d’avoir été enlevée, son enfant l’avait aussi été. Il n’y avait pas besoin de dire ce qu’il pouvait donc potentiellement arriver s’ils croisaient Leoden. Ce serait alors de son devoir de protéger Sharbat dans le cas où il parvienne à la retrouver et de la colère excessive de l’homme qu’elle aimait. L’un comme l’autre étaient prêt à tout pour sauver sa moitié mais Leoden était d’autant plus dangereux.








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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Jeu 26 Jan 2017 - 16:22





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




Sharbat se sentit soulagé de lui dire ces mots, il les avait sur le cœur depuis quelques jours que cette femme lui tenait compagnie, et c'était difficile de la regarder, de confronter son regard alors qu'il avait l'impression de revoir les yeux de son épouse. Il ne rajouta rien d'autre, pensant bien en avoir dit assez sur son compte. De toute manière, il comptait bien préserver son anonymat auprès de la jeune femme – qui d'ailleurs, ne connaissait toujours pas son prénom – et pour le moment elle en savait déjà trop. Il avait parlé de cette personne à qui elle lui faisait penser, il avait ouvert un peu son cœur devant elle, lui prouvant qu'il n'était pas qu'un homme insensible et brutal. Sharbat relâcha la tension qui avait étreint son corps un instant, la menace était retombée et à priori il n'avait rien à craindre de cette femme. Il fut touché par sa réaction, elle qui prit ses mains dans les siennes pour y coller son front comme un signe de respect. Sharbat était gêné ; s'il avait longtemps eu ce genre de marques à son égard lorsqu'il était au palais, les rares femmes qui l'avaient côtoyé n'étaient pas du genre à lui en donner. Son épouse encore moins, elle était la reine qu'il avait placée sur un piédestal et c'était lui qui se pliait devant elle, bien qu'elle soit le genre de femme timide et très douce. Il chassa ce souvenir d'un geste invisible, se concentrant sur Cármen qu'il n'écarta pas, pour ne pas trahir sa couverture.

Finalement, la jeune femme brisa le silence à nouveau, alors que les yeux du suderon se perdaient sur l'horizon rosé, observant le soleil faire son chemin, et constatant qu'ils devraient bientôt plier bagage eux aussi. La jeune femme annonça qu'elle lui avait caché quelque chose, ce qui, tout de suite, eut pour effet de raidir totalement le jeune homme, qui tourna rapidement le regard vers elle dans un geste de méfiance. Il hésita un instant, se disant qu'elle était finalement peut-être un appât pour lui, comme il l'avait soupçonné. Elle mit quelques secondes – bien trop longues à son goût – avant de finalement cracher le morceau, et devant la nouvelle, Sharbat se sentit complètement démuni. Il était à la fois soulagé de voir que ce n'était finalement rien de très grave ni de dangereux, et de l'autre côté, il s'en voulait de l'avoir forcée à traverser le désert, à marcher autant jusqu'à tomber évanouie. Il partagea avec la jeune femme un regard troublé, il s'en mordait les doigts.

« Pourquoi.. » commença-t-il, la voix légèrement marquée par l'événement qui venait de le toucher. « Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit plus tôt..? » Ça non plus, il ne comprendrait pas. Mais la nouvelle lui fit l'effet d'un vrai baume au cœur, et il comme lorsque sa femme lui avait annoncé qu'elle portait ses fils, il se sentit vraiment concerné et prêt à aider Cármen. Il fit l'effort de lui préparer un petit déjeuner, lui évitant alors la tâche de préparer la nourriture ; ce ne serait certainement pas aussi fameux que ses plats à elle, mais il refusait de la laisser travailler alors qu'elle était dans une telle condition. Empiétant sur sa part, il fit en sorte qu'elle ait bien de quoi se nourrir convenablement elle et son bébé, puis il prépara son cheval et leurs affaires, et aida la jeune femme à monter en selle.

« On va adopter un rythme lent » proposa-t-il, bien qu'il sache qu'il prenait de gros risques avec cela. Mais il n'avait vu personne de suspect dans le coin depuis un moment, alors peut-être qu'il avait réussi à les semer. Tout du moins, il l'espérait. Alors, ils prirent le départ, et le soleil se levant à l'horizon leur servit de guide pour savoir dans quelle direction Sharbat devait les diriger. Le chemin s'annonçait encore assez long, mais dans l'après-midi, ils devraient arriver aux abords d'un village qui leur permettrait de renouveler leurs réserves de nourriture et de thé. Sharbat marchait à pieds à côté de sa monture, une main sur les rênes, le visage dissimulé sous son turban et les yeux cernés de noir. Il avait vraiment l'air d'un bandit, finalement, ce n'était pas si étonnant qu'elle ait eu des soupçons sur lui. Mais il espérait vraiment qu'elle lui ferait confiance maintenant, malgré le fait qu'il ne sache pas ce que l'avenir leur réservait.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Sam 28 Jan 2017 - 19:29






Le chant des dunes


Sharbat & Cármen


La nouvelle passait bien, mieux qu'elle n'avait pu l'imaginer mais elle se senti gênée de le voir se démener pour lui faire à manger ensuite alors que c'était son rôle. La jeune femme ne voulait pas qu'il se prive non plus et lui redonna un peu plus à manger afin d'équilibrer, surtout par cette chaleur, elle voulait le  garder en bonne santé. Après tout il l'avait sauvée alors elle lui devait bien cela. C'était un poids en moins à porter cette grossesse cachée jusque là , Cármen était tellement soulagée. Une fois restaurés, tous deux reprirent tranquillement la route et la jeune femme pouvait bénéficier du dos du cheval pour éviter de s'épuiser. Sur le chemin Cármen lui expliqua pourquoi elle ne lui avait pas dit plus tôt qu'elle était enceinte, d'une part parce qu'elle avait eu peur qu'il n'en veuille plus et l'abandonne en plein désert mais d'autre part parce que s'il avait été un larbin d'Umayr comme elle l'avait craint, il aurait sans doute prévenu cet homme qui se serait empressé de la faire brûler. Mais puisque ce n'était pas le cas elle était vraiment rassurée et le remercia plusieurs fois d'être aussi protecteur avec elle sans quoi elle serait probablement morte. Si le nom de l'enfant n'avait pas déjà été choisi, elle aurait probablement donné celui de son sauveur - à condition de le connaître bien sûr et pour le moment ce n'était pas encore gagné.

La jeune femme pensait à Leoden tout le long du chemin, combien il lui manquait combien elle priait pour revoir son doux regard qui lui coupait le souffle à chaque fois. Vivre sans lui était difficile et la jeune femme espérait trouver un arrangement avec cet homme pour retrouver Leoden. Elle avait compris que c'était délicat et ne pouvait même pas demander pourquoi. C'était un peu frustrant mais pour que tout se passe bien elle allait l'écouter et pas poser de questions.

Ils arrivèrent finalement aux portes d'un village. Cármen ne le connaissait pas mais regardait chaque visage dans le cas où elle aperçoive parmis la foule Leoden ou Namvar. Il y avait un marché alors il y avait pas mal de monde. La gitane avait ajusté le foulard sur son visage pour se cacher des éventuels risques de croiser Umayr mais aussi pour dissimuler un peu sa robe d'esclave, laissant seulement voir ses yeux bleutés cernés de kajal. Elle n'était pas trop à l'aise, mais faisait confiance à son protecteur. La jeune femme descendit du cheval après avoir demandé pour se dégourdir un peu les jambes et resta près de l'homme qui l'avait sauvée. Elle se fit passer pour sa femme en lui tenant le bras afin qu'ils prétendent être un couple simplement de passage afin que l'un comme l'autre ne se fasse pas embêter. Ne sait-on jamais qu'elle se fasse de nouveau enlever pour être revendue. Les brigands traînaient souvent ce genre d'endroit et dès qu elle croisait quelqu'un qu'elle ne sentait pas et qui la regardait ou tenter de porter une main vers elle, Cármen serrait un peu plus son emprise sur le bras de son sauveur comme pour l'avertir qu'elle n'était pas à l'aise. Elle ignorait pourquoi ils étaient là, au fond d'elle elle craignait toujours qu'il cherche a se débarrasser d'elle puisqu'elle le ralentissait. Ils évoluèrent dans les rues, suivant la route sur laquelle se tenait un marché et eu un moment ce réflexe là de regarder derrière elle, interpellée par de drôles de sensations et des ondes négatives. Elle croisa alors un regard noir quelques mètres plus loin, un groupe d'hommes armés semblaient les suivre et elle eu la nette impression que c'était pour son protecteur. Elle préférait suivre ses instinct, puisqu'elle était sensible à ce genre de chose; Alors elle l'entraîna dans une autre ruelle sans rien lui dire, bondée de monde et alors que derrière eux une énorme caravane s'était engagée entre eux et le groupe, cela lui donnait le temps.

« Il y a cinq hommes étranges derrière nous.... j'ignore si c'est pour moi ou pour toi mais nous risquons d'avoir des problèmes...il faut se cacher !»

Cármen avait préféré éviter de dire qu'elle savait que c'était pour lui car il pourrait finir par se méfier définitivement d'elle. Hors ce n'était clairement pas le moment de perdre le seul allié qu'elle avait pu avoir jusque là. Même si elle ne savait pas si elle pouvait pleinement lui faire confiance, il était son protecteur et ici le seul qui permettrait à son enfant de survivre dans cet endroit trop hostile pour elle.


   

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Mar 21 Fév 2017 - 23:17





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




Le chemin ne fut pas très long avant de gagner le village que Sharbat avait annoncé à sa protégée. C'était un lieu qu'il ne connaissait qu'en l'ayant vu sur des cartes, mais il ne doutait pas que l'endroit était le lieu de tous les foisonnements du coin ; ils pourraient aisément y trouver à boire et à manger, un endroit pour dormir et, avec un peu de chance, quelqu'un pour s'occuper des sabots du cheval qu'il avait volé au palais avant de s'enfuir. Le jeune homme songea que, de tous les villages qu'il avait visités, c'était bien peu comparé à tout ce que son frère avait pu faire, puisqu'il était destiné à être roi. Un roi, oui, mais où était-il aujourd'hui ? Loin, bien trop loin de son peuple qui réclamait sa venue, comme un messie trop longtemps attendu. Et sous la colère de Sufyan, le palais ne s'en portait que trop mal. Contre son propre gré, Sharbat en était rendu là, et à chaque pas, à chaque visage qu'il croisait, il se demandait si Farshad ne l'avait pas déjà croisé avant lui. Peut-être, peut-être qu'ils n'étaient pas si loin l'un de l'autre, tout bien compté.. Mais c'était trop tôt pour le savoir, et le jeune suderon n'avait toujours pas pris sa décision.

Bientôt, ils arrivèrent aux abords du village qu'il avait visé, et son premier réflexe fut de trouver un point d'eau pour y faire boire sa monture, glissant quelques piécettes dans les mains du propriétaire alors qu'il laissait son cheval s'abreuver. La foule semblait dense dans le village, il était surtout peuplé parce que c'était jour de marché et que bon nombre de nomades venaient s'y retrouver pour refaire leurs réserves. Sharbat laissa les rênes de sa monture à l'homme qu'il paya gracieusement, du moins avec ce qu'il avait encore sur lui. Ces pièces-là ne lui seraient pas franchement d'une grande utilité passé les frontières des Harad. L'homme soupira doucement sous la chaleur, aidant Cármen à marcher à ses côtés alors qu'il la sentait s'agripper. Bien sûr, il y avait beaucoup de monde ici, ce qui incluait aussi qu'ils puissent croiser des personnes peu recommandables, et après plusieurs regards un peu trop appuyés de certains hommes sur Cármen, le suderon lui adressa quelques mots rapides.

« Cache bien ton visage, et reste près de moi. J'ai de quoi nous défendre, tu n'as pas à t'inquiéter » Et il la mena à travers la foule, repérant quelques endroits pour acheter des graines, des fruits frais et le genre de choses dont une femme enceinte pourrait avoir besoin. Mais la drôle d'impression constante que quelqu'un allait le retrouver se faisait d'autant plus forte, plus présente, qu'il sentait bien que leurs visages voilés attiraient les regards. Et sitôt que la jeune femme l'eut attiré discrètement dans une rue parallèle, ses doutes se confirmèrent : ils étaient bel et bien suivis. Un regard rapidement jeté en arrière, et la voie étant libre, ils poursuivirent leur route tout au bout de la ruelle au pas de course. Sharbat regarda des deux côtés avant de déboucher dans une artère pas trop peuplée, et il repéra un groupe au loin, le poussant à tourner sur sa droite avec la jeune femme au bras. Il avait reconnu les uniformes de ces gens, ce n'était pas pour elle qu'ils étaient venus. Il en était certain.

Sharbat attrapa plus fermement le bras de la jeune femme, et il se mit à se faufiler entre les gens dans la rue, au pas de course. Fuir, il fallait s'en aller le plus rapidement possible avant que ces gens-là ne lui tombent sur le coin de l’œil, où il était perdu, et tout son royaume avec lui. Sharbat guidait la gitane derrière lui, et alors qu'il allait tourner dans une petite rue parallèle, il fut surpris d'y trouver des hommes qui le cherchaient, et qui l'avaient aussitôt remarqué. L'homme ne mit pas plus de quelques secondes pour reprendre la main de Cármen et se précipiter dans une autre rue, à courir dans ce dédale jusqu'à s'en arracher les poumons. Dans l'agitation, son turban s'était décroché mais c'était loin d'être le plus important, alors il ne s'y attarda pas, tirant la jeune femme avec lui jusqu'à trouver une espèce de bâtisse abandonnée. Il entra par un trou dans le mur, se précipitant dans l'endroit assez sombre pour grimper à l'étage, où il serait sans doute plus difficile de les trouver. En courant, il avait réussi à semer les hommes à leur poursuite, mais pour combien de temps..? Et le sablier coulait aussi pour ses secrets, ceux qu'il voulait cacher à la gitane.

« Ici ils ne nous trouveront pas, nous devrions attendre un moment.. » murmura-t-il en haradrim, très doucement. Son visage était dans le seul rayon de lumière qui provenait du toit abîmé, et il se rendit rapidement compte que son turban ne cachait plus le bas de son visage, que Cármen avait probablement déjà eu le temps de détailler ses traits si elle l'avait voulu, et rapidement, il le remit en place, comme s'il ajustait sagement le voile de plomb au dessus de son secret.

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Mer 22 Fév 2017 - 10:47






Le chant des dunes


Sharbat & Cármen


L’homme avait entendu ses avertissements et vint agir en conséquence, entrainant la gitane dans plusieurs ruelles avec l’intention de semer leurs poursuivants. Mais plus ils fuyaient plus la situation devenait périlleuse et à plusieurs moment il en avait fallu de peu pour qu’ils les attrapent. Heureusement Cármen était endurante, alors elle n’eut pas de mal à suivre son sauveur dans la course folle dans laquelle il l’entrainait et fit en sorte de ne pas l’handicaper. Finalement ils trouvèrent refuge dans une planque dans un bâtiment et s’y planquèrent sans faire de bruit pour ne pas se faire repérer.



Dans l’empressement, le turban de son sauveur s’en était allé Cármen avait alors enfin vu son visage. Il était bel homme mais cela ne changeait rien au fait qu’elle ne le connaissait pas et qu’elle ne savait toujours pas son prénom. Néanmoins c’était plus agréable de savoir à quoi il ressemblait et alors elle le vit remettre son turban de manière empressée. Il était donc recherché, d’où son besoin d’anonymat et ces hommes qui les avaient poursuivis. Mais la jeune femme ne fit pas le moindre commentaire alors qu’ils avaient besoin de rester silencieux le temps que les événements se tassent. La jeune femme reporta son regard sur la rue, scrutant les moindres passagers dans les ruelles à la recherche de ces hommes qui étaient désormais en train de les pister. Ils ne pourraient sans doute pas les retrouver planqués là, alors il y aurait juste besoin d’attendre. La jeune femme en profitait pour reprendre son souffle.

C’est alors qu’elle le vit, évoluant sur sa monture parmi la foule, le visage grave, le regard sombre. Elle l’aurait reconnu entre tous et se demandait si elle n’était pas victime d’hallucinations. Son cœur s’accéléra, un frisson d’horreur la traversa et elle se redressa, paniquée.

« Leoden.. » s’étrangla t-elle.

Cármen le fixait, s’agitant mais en même temps savait qu’elle devait rester discrète. Elle ne pouvait cependant pas maitriser sa respiration qui se faisait haletante sous la difficulté de la situation. C’était un véritable cauchemar de le voir là et de ne pas pouvoir attirer son attention, courir vers lui et se jeter dans ses bras. Ses yeux s’humidifiaient, ayant du mal à respirer, elle le vit alors s’éloigner jusqu’à ne plus être en mesure de l’avoir dans son champ de vision. La gitane s’écroula, son front rencontra le sol alors qu’elle essayait de taire ses sanglots. Elle tira sur le foulard qui cachait le bas de son visage, ayant peine à respirer alors qu’elle se contenait pour ne pas faire de bruit. Pourquoi ne l’avait elle pas tout simplement abandonné pour retrouver Leoden ? Après tout c’était lui qu’ils voulaient, pas elle. Cármen n’était pas aussi ingrate, il l’avait sauvée alors elle ne devait pas attirer l’attention dans cette direction ou bien ils auraient vite fait de le retrouver. Hors elle ne pourrait pas vivre en se disant qu’à cause de son petit confort, son sauveur s’était fait attraper et qu’elle l’avait trahi dans un moment où il avait besoin d’elle.

La jeune femme avait vu sa vie, son amour passer sous ses yeux sans avoir pu l’interpeler. Désormais il ne restait que les déchirures de son cœur et l’espoir visiblement vain de le retrouver un jour. Il la recherchait, elle avait vu son minois éteint et elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il avait dû sombrer dans la détresse au moment de la disparition de sa future femme et de son enfant. Cármen prit de longues minutes pour parvenir à se calmer, rien ne comptait à cet instant, elle avait juste besoin de déverser sa peine et de réaliser ce qu’elle venait de sacrifier.

Puis Cármen se redressa, restant à genoux au sol, le visage marqué et livide à cause de la souffrance qu’elle venait d’endurer.  Le regard dans le vide, elle passa la main sur son ventre où son petit grandissait sans se soucier de ce qu’il se passait autour de lui et qu’elle avait été arrachée des bras de son père. Mais elle avait promis à Leoden qu’ils seraient invincibles et qu’ils pourraient surpasser n’importe quelle dure épreuve. La jeune femme reporta son regard sur cet homme à qui elle devait la vie et qui ne devait sans doute pas comprendre ce qu’il venait de lui arriver. Cármen reprit son souffle afin de lui expliquer.

« Juste à l’instant, il y avait le père de mon enfant… »

Une larme vint perler le long de sa joue et contre toute attente elle vint réclamer la compassion et le soutien de son sauveur en réclamant une étreinte.


   

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MessageSujet: Re: Le chant des dunes Jeu 23 Fév 2017 - 0:03





Le chant des dunes

Cármen & Sharbat




La respiration haletante, Sharbat se posa enfin, dans cette espèce de vieille grange abandonnée. Il ne savait pas trop où ils étaient, ni quelles limites ils avaient franchies, mais ils étaient sains et saufs. C'était le principal. Le suderon se laissa asseoir sur les planches en bois qui composaient le sol, soulevant dans son geste un nuage de poussières. L'endroit était vraisemblablement laissé pour mort depuis un bout de temps, ce qui conforta son idée que personne ne vienne à les chercher ici. Au moins, à l'étage, ils seraient d'autant plus en sécurité que la plupart des gens ne s'aventurerait pas là-haut, à en juger de l'aspect fragile des charpentes. Le suderon souffla, laissant son cœur reprendre un rythme un peu plus normal alors qu'il se débrouillait pour attacher son turban et masquer à nouveau le bas de son visage.

Il pouvait entendre, du haut de cette grange, l'effervescence dans les rues, le monde qui s'agitait, qui faisait sa vie, alors que lui essayait de protéger les leurs. Sharbat se mordit les joues d'avoir mis la jeune femme dans un tel danger. Il aurait voulu la laisser partir, mais comment le pouvait-il ? Il ne savait pas, et il ne savait pas du tout où il en était sur le long terme. Il passa machinalement la main sur son front, ajustant le haut de son turban avant de poser son regard sur la jeune femme, qui visiblement fixait quelque chose au dehors. Il ne lui posa aucune question, elle devait être grandement chamboulée et avec le petit qu'elle portait, n'était que plus fragile. Cela lui brisait le cœur, de voir la détresse de cette femme sans pouvoir y pallier, de constater à quel point elle semblait souffrir sans pouvoir atténuer la douleur.. Sharbat l'observa un moment, ne comprenant pas trop ce qui était en train de se passer alors qu'elle avait les larmes aux yeux. Il remit cela sur le compte de sa grossesse, sachant très bien à quel point les femmes devenaient sensibles dans ces moments-là. Il glissa une main dans son dos pour essayer de la réconforter, mais il prit ses seules paroles comme un poignard au cœur.

Aucune réponse ne pouvait sortir de sa bouche, aucune réponse qui n'aurait aidé à faire le bien, alors il préféra se taire, et accueillir la jeune femme dans une étreinte qui contrastait avec la violence des récents événements. Le suderon referma ses bras autour de la demoiselle, la serrant contre lui comme pour lui dire qu'il comprenait sa détresse. Mais il ne pouvait rien y faire, et ça le bouffait de l'intérieur de le constater. Sharbat resta longtemps avec la jeune femme dans ses bras ; elle avait besoin de soutien, et il ne pouvait le lui enlever. Pourquoi choisissait-elle de rester là à le cacher alors qu'elle aurait pu rejoindre son mari ? Il ne le savait pas, mais songea que peut-être, elle avait eu une hallucination. C'était possible avec toute cette chaleur et l'agitation, en plus du fait qu'elle était enceinte. Sharbat finit par briser l'étreinte, se rapprochant de l'ouverture dans le mur pour jeter un coup d’œil à la rue. Il ne vit rien de suspect, mais préféra attendre encore quelques minutes avant de faire sortir la jeune femme.

Il firent le chemin jusqu'à l'endroit où il avait laissé son cheval, une fière bête qui était la seule chose qui aurait pu trahir son sang royal. Sharbat ne fut pas surpris que le maréchal le mette en garde quand à sa monture ; apparemment, deux hommes étaient venus demander son nom, et il n'avait pas pu leur répondre mais conseilla au couple de partir en vitesse. Sharbat aida la jeune femme à se mettre en selle, et il la guida rapidement hors du village, s'éloignant dans les dunes en vérifiant régulièrement que personne n'était à leur poursuite.

« Je vais vous ramener chez vous » laissa-t-il seulement entendre, comme une promesse qu'il se faisait, et qui finalement, était la seule chose de bien qu'il pourrait faire pour elle.

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