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L'étoffe fragile du monde [ft Luth ]

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 L'étoffe fragile du monde [ft Luth ]

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LONELY CAPTAIN ♦ HUMAIN
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— RACE DU PERSO : Destan est un Homme, un simple Gondorien sans particularité aucune si ce n'est la fierté qu'il conserve, indéfectible, pour sa patrie.
— ORIGINAIRE DE : Il est originaire de Dol Amroth, ancienne cité elfique et port fortifié sous la gouvernance de Princes Dunédains et l'Intendance du Gondor.
— ÂGE DU PERSO : Il y a quarante-trois années que Destan foule la Terre du Milieu et il les supporte plutôt bien.
— RANG SOCIAL : Assez pauvre comparé à ce qu'il aurait pu être au vue du grade qui était le sien auparavant.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Il a été Capitaine des Garde de la Porte Noire avant que les orcs ne les mettent en déroute. Désormais, il offre ses services aux caravaniers qu'il escorte durant leur voyage.
— ARMES DU PERSO : Destan possède une épée dont il prend grand soin et qu'il chérit, Ascalon.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : L'allégeance de Destan va à Turgon ainsi qu' Angelimir, Prince de Dol Amroth.
— VOYAGE AVEC : Il voyage seul pour le moment, il a accompagné lors de son voyage de retour la dernière caravane qui était partie de la baie de Belfalas, désormais, avec la menace des Pirates, il est contraint à voyager en solitaire pour se trouver de nouvelles tâches.
— AMOUREUSEMENT : Il a cessé de croire que le Grand Amour était pour le commun des mortels mais réservé à certains privilégiés.

MessageSujet: L'étoffe fragile du monde [ft Luth ]   Ven 30 Déc 2016 - 12:42


L'étoffe fragile du monde.
L'Astre argenté et le vieillard.



La cité blanche de Minas Tirith brillait sous la lumière d’un soleil voilait, les nuages sombres ne parvenaient pas encore à faire disparaître la lueur qui berçait la Terre du Milieu. Les habitants de la cité arpentaient les rues et les allées pour venir marchander des produits et remplir leurs paniers afin de nourrir les membres de leur famille. Les affaires avaient doucement repris ais les pillages menés précédemment par les pirates et les ténèbres grandissant n’avaient permis à la confiance et la prospérité de revenir. Ce qui avait été ne serait plus, bien que le Gondor essayât de se remettre sur pied, les choses avaient changées. Tout comme lui. L’ancien capitaine de la porte noire n’était plus exactement celui qu’il avait pu être quelques mois auparavant, plus depuis sa blessure.
La douleur revenait encore bien trop souvent, le pliant en deux au beau milieu de ses occupations. Sa blessure l’avait affaiblis, plus qu’il n’aurait pu l’imaginer, pendant plus d’un mois il avait trainé son corps meurtris  sur les quelques mètres de balade que ceux qui l’avaient soignés lui autorisaient. Il était devenu l’ombre de lui-même. Chaque quinte de toux, chaque efforts trop grands et inattendus lui meurtrissaient les côtes et le transperçaient comme si la lame avait demeuré en son giron.
Celle qui l’avait blessé avait cherché cela, cette agonie douleurs et persistante dans laquelle elle l‘avait plongé, le laissant se vider de son sang au beau milieu d’une ruelle à Osgiliath, cité en ruines qu’il avait espéré protéger avec d’autres soldats du Gondor et du Seigneur de Dol Amroth de l’infamie des pirates.  Mais il avait échoué sa tâche, la douleur renforcée par la honte d’avoir manqué à son devoir et cet échec le hantait plus qu’aucun autre. Selen, cette pirate avait désiré ardemment qu’il souffre, elle avait fait en sorte que ce soit le cas et qu’il demeure diminué, après tout, s’il l’avait humilié une fois, sa vengeance avait été bien plus grande.
Dans chacun de ses songes la lame mordait sa chair. Il se souvenait de la façon dont le métal pénétra l’interstice entre les plates de son armure, il se souvenait de la disparition de l’air dans ses poumons, le hoquet qu’il l’avait saisis alors qu’il sentait le fer ripper contre ses os avant de s’enfoncer encore plus loin dans sa chaire. I se souvenait de tout et à chaque fois, i s’éveillait tremblant, meurtris d’être passé si près de la mort et d’en être revenu si diminué.
Mais Destan n’était pas homme à se laisser faire, il avait vu bien trop d’hiver pour passer les suivants alités comme un vieillard sur une couche à se morfondre de sa situation.
Dès que son corps lui avait permis de se lever et se tenir sans trop de souffrances il avait rejoint les casernes des gardes du Gondor pour que ses bras et ses mains se souvienne du poids de son épée, pour que son corps recouvre les muscles qu’il avait perdus, il s’astreignit à des exercices devant lui permettre de retrouver la résistance qu’il possédait auparavant. Cela n’était pas chose aisée et sa convalescence semblait plus ardue.
Chacun de ses mouvements le tiraillaient au plus profond de son être et le forçait se reposer plus qu’il ne l’aurait fait auparavant, mais il ne perdait pas espoir de retrouver l’agilité qu’il avait perdu et il y travaillait durement, prenant grand soin néanmoins de laisser son corps se reposer et se reconstruire.
Son repos forcé lui avait cependant permis de reprendre sa correspondance avec celle dont son cœur avait toujours été épris, avec une force puissante, comme un rêve dont ne s’éveille jamais ou avec difficultés.  Ces longs mois leur avait permis de s’échanger plusieurs missives et les mots qui lui étaient parvenus lui avaient permis de panser quelques peu ses plaies.
Il aspirait sans doute désormais à une vie plus douce, sans doute s’en irait-il garder des feux d’alarmes du Gondor, vivant sur ses pics en attendant doucement que quelque chose arrive sans pour autant l’espérer. Le Gondor avait encore eu bien trop d’ennemis pour qu’on puisse espérer que d’autres Ténèbres n’arrivent. Ses frontières étaient trop faibles mais Destan était sans doute trop vieux pour pouvoir encore apporter son aide dans une guerre, la preuve avait été faite lors de la bataille d’Osgiliath contre les pirates.
Une vie douce et paisible, il aurait souhaité que cela soit le cas, auprès d’un foyer aimant, mais ce destin n’avait pas été prévu pour lui, il le pressentait. Son devoir était de protéger, depuis toujours alors il continuerait ainsi sur la voie qui avait été forgée pour lui, un destin modeste qui lui suffisait à défaut de pouvoir rêver à mieux.
Ainsi c’est pourquoi il se trouvait à répéter au beau milieu de cette matinée des gestes que l’on aurait pu croire dansés si les soldats présents n’avaient pas effectué les mêmes. Une gestuelle guerrière, des assouplissements et équilibres censés améliorer l’agilité de ceux qui les pratiquaient. Si le visage de Destan se figeait parfois bien plus que ses camarades il y mettait pourtant autant d’ardeur. Cet entraînement dura plus d’une heure, de longues minutes pendant lesquels Destan laissa son corps recouvrer l’énergie qui lui manquait et la force dont il avait besoin, où il laissa chacun de ses sens en éveil pour communier avec les soldats qui prenaient part à cet exercice et la nature qui les entourait.
Lorsqu’enfin cela fût finis il se dirigea vers le tonneau qui servait aux ablutions, retirant sa tunique pour se nettoyer, découvrant ainsi la cicatrice qui désormais pulsait contre son flan , blanchâtre dans la lumière du matin, il ne tarda pas à la couvrir, trop honteux de porter ainsi les stigmates de son échec. Il s’apprêtait à disparaître à la suite des soldats du Gondor pour aller vaquer à diverses occupations lorsqu’un éclat argenté attira son attention. Une lueur étoilée qui ne pouvait être présente ici, à Minas Tirith, une lumière qui avait trouvé sa place parmi les astres éloignés et y demeurait depuis longtemps, une lumière qu’il ne pouvait atteindre sans briser l’étoffe fragile du monde qu'il était entrain de reconstruire.

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Ce sera l’heure des loups et des boucliers fracassés lorsque l’age des hommes s’effondrera. Mais ce jour n’est pas arrivé.
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— RACE DU PERSO : Elfe Ñoldor descendante d’Indis de par sa chevelure d'or et de son petit fils : Argon (fils de Fingolfin) mort durant la bataille de la Lammoth. Un sang royal coule dans ses veines.
— ORIGINAIRE DE : Sur l'île de Tol Fuin, en Dorthonion, à l'Ouest du Lindon.
— ÂGE DU PERSO : 2065 ans
— RANG SOCIAL : De famille noble donc Aisé.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Archère de haut niveau, soldat de la garde royale de Thranduil, musicienne de renom et ambassadrice du royaume Sylvestre.
— ARMES DU PERSO : Un arc long en If, une dague et une épée accrochées à sa taille, toutes deux appartenant à feu son père.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Au Roi Thranduil et au Prince Légolas // Elfe
— AMOUREUSEMENT : Aimer dans le plaisir sans avoir à choisir entre un regard sans faille et un sourire...

MessageSujet: Re: L'étoffe fragile du monde [ft Luth ]   Ven 15 Sep 2017 - 9:58






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— Toi & Moi
Des mots couchés sur du papier, une ancre bue, à peine séchée et déjà glissant de mains en mains, voyageant de contrés en contrés dans une attente interminable pour celui qui attendait si ardemment les nouvelles du concerné. Combien de danses avaient effectué le soleil puis la lune dans le ciel depuis leur dernière rencontre ? Luthien ne comptait même plus le nombre de prières qu’elle avait confié aux étoiles pour que leur lueur céleste apporte soutien et réconfort à son ami de longue date. Pour Luthien, le seul échange des missives ne suffisait plus, elle ne s’était que trop longtemps tenue éloignée de celui qui avait plus d’une fois bouleversé son âme. Etait-ce judicieux alors de le revoir maintenant ? Ces pensées ne l’effleurèrent même pas, seul l’inquiétude d’une guérison incomplète lui étreignait le cœur. Une crainte que jamais ne se referment les blessures de Destan, que de l’homme fier et robuste qu’il fut, il n’en reste plus qu’une ombre. Non, il avait donné et consacré ses éphémères années à l’armée et à la cité qu’il défendait, toujours il lui était apparu comme l’inébranlable et puissante montagne, parée de cristaux de neige luisant sous les caresses de l’astre diurne dès lors que l’aube s’annonce. Qu’on ne lui ait infligé ne serait-ce qu’une égratignure où qu’on lui ait fait courber l’échine ne lui était inconcevable, pas lui, pas à cet homme…pas à cet homme…cet homme. Tel raisonnait la vérité dans cette désignation que sa propre immortalité avait occultée. Sa mortalité demeurait encore et toujours le seul obstacle, la seule désillusion à cette idéale qu’elle se faisait de lui, éternel, figée dans sa mémoire que les cruelles années ternissaient comme les couleurs d’une aquarelle subissant les affres du temps. Joueur avide, qu’elle méprisait de le voir se nourrir de l’essence vitale du seul mortel qui ait assez d’importance à ses yeux pour lui avoir fait éprouver un jour le regret de l’éternité. Si seulement d’un simple geste elle pouvait distraire sa course et le suspendre à jamais pour garder à jamais et égoïstement son ami à ses côtés…

Alors qu’elle se perdait dans des espoirs vains et irréalisable, elle ne remarqua point l’éclatante citée s’étendre devant elle, bâti fièrement aux pieds d’une montagne. L’éclat du jour étincelait sur la pierre, aussi scintillante qu’une tunique de mithril. Une vaste et verdoyante plaine la séparait encore de la surprenante cité blanche qui n’eut point l’effet enchanteur dont elle s’attendait. Le désir de revoir Destan et de s’enquérir de son état n’aurait su être effacer si aisément, pas même par ce chef d’œuvre architecturale et royal. Luthien n’était pas venu en Gondor seul, elle était accompagnée d’une garde composée de 4 soldats et de deux médecins que le seigneur Thranduil avait confié à sa potégée. Sans doute ne l’avait-il jamais vu aussi éteinte que depuis son retour de cette quête inutile pour un palantir inexistant. Elle ne s’était que peu ouverte à son seigneur, chose qui est rare mais il avait pu ressentir sa détresse et le mal être qui la rongeait comme une gangrène virulente. Quand bien même cela l’alarmait de la laisser entreprendre ce long voyage, il ne lui avait pas refusé sa requête et c’est ainsi qu’elle s’était rendue, le cœur soulagé – bien que toujours inquiet – vers cet épi de blé qui, depuis le premier jour de leur rencontre, avait marqué à jamais son esprit. L’ombre imposante de la citée avala le petit groupe qui venait de gagner dès à présent les portes de la cités. Luthien salua tout d’abord les gardes dans sa langue maternelle puis s’adressa à eux dans la langue commune. Les hommes de la garde rendirent les salutations et leur souhaitèrent la bienvenue. Des écuyers les attendait dans la cour de la cité afin de prendre soin de leur monture le temps de leur séjour. On aida la jeune elfe à descendre, par courtoisie bien qu’elle se serait volontiers passer de ce service, mais elle tenait à respecter les coutumes des hommes. Après tout, on leur reprochait trop souvent d’être brute. Sa jument, nacré comme l’écume, racla un moment le sol, perturbée et inquiète. Elle n’était pas habituée à la compagnie des hommes. Luthien posa délicatement une main sur le chanfrein de l’animal tel un voile glissant dans le vent. Elle lui murmura quelque chose que les hommes ne comprirent pas mais qui, comme par magie, apaisa l’animal devenu tout à coup docile envers n’importe quelle main. Ses ongles parfaits gratifièrent l’animal d’une caresse tandis que ses lèvres aussi roses et fraîches qu’un bouton de fleur s’ouvrant à la beauté d’une matinée humide effleurèrent la peau tendre de son nez d’où se dégageait un souffle chaud mais serein. Elle confia l’origine de sa présence à un garde qui l’autorisa à entrer et parcourir la cité. Elle le remercia d’un profond signe de tête puis s’aventura alors dans les allées gonflées de citoyens. Comme il était bon d’entendre jaillir à plein poumons les rires et les cris d’enfants courant gaiement et innocemment alors que s’était tenue il y a peu une guerre sans merci contre les effroyables et sanguinaires pirates. Luthien ne manqua pas de remarquer le cruel manque d’homme dans le regard larmoyant de chaque femme que sa route rencontrait. Leur tristesse se traduisait et se reflétait sur eux et il aurait suffit de peu pour qui ne se brisent toutes ces pauvres femmes. Certaines d’entre elles pouvaient se raccrocher à leurs enfants mais la lourdeur de leurs larmes cristallisait leurs prunelles quand elles songeaient que dans un futur proche, on leur arracherait et que ce serait à leur tour d’aller mourir sur le champ de batail ou de se faire violer par la racaille des mers. Luthien éprouva une profonde tristesse qui la força à placer une main sur son propre cœur, à bout de souffle. Comme elle aurait aimé pouvoir les soulager de leur souffrance et de les libérer de leur tourment. Impuissante mais éternellement compatissante, elle ne détourna jamais le regard et adressa une attention vive à tous ces êtres qui jonchaient les ruelles, épuisés de pleurer, épuisés d’espérer. Dans la mesure de ses capacités, elle confia à un de ses médecins de s’entretenir avec les savants de la cité afin de distribuer des soins à toutes les personnes souffrantes et non pas qu’à quelques exceptions.

L’être éternel continua son ascension dans la cité, sur ce chemin en spirale et ô combien étroit. Il lui sembla percevoir le bruit distinctif du fer qui s’entrechoque. Les coups pleuvaient, conjugués à la ferveur du poing qui tenait l’arme. Elle pouvait presque entendre le vent se fendre sous la gestuelle souple et travaillée. Puis elle arriva enfin, passa la dernière alcôve en granit et vit apparaître sur une terrasse un homme, le corps ruisselant de sueur. Il brillait aux lueurs du jour comme si des centaines d’étoiles s’étaient tout à coup enfouis sous sa chaire pour y demeurer à jamais. Comme honteux de cette balafre disgracieuse, il n’autorisa que peu de temps l’exhibition de sa cicatrice, même Luthien ne put la remarquer. Elle demeura là, silencieuse et immobile comme un chêne enraciné dans un monde en constant mouvement. Elle le regardait comme si elle le redécouvrait. Il avait pris quelques années qui avaient creusé les sillons de son visage et inscrit une histoire sur son corps mais ce n’était pas ça qui la bouleversé, non, c’était le simple fait de le voir en chair et en os, apparaître à quelques pas d’elle, à portée de main…Elle n’osait le distraire, ni même l’interrompre, pourtant il y avait si longtemps qu’elle attendait de le revoir. Puis, comme brûlés par un éclat venu d’au-delà du firmament, ses yeux se figèrent sur elle, prisonniers, condamnés, aveuglés. Que s’était-il passé ? Venait-elle de briser ou de reconstituer quelque chose ? Elle n’aurait su le dire, puisque dans sa poitrine, elle crut entendre son cœur exploser lorsqu’il l’aperçu enfin, tranquillement adossée sous la voûte en pierre, sa chevelure dénudée et qui se prêtait à quelques mouvements de danse en compagnie du vent. Poussée par une soudaine force de volonté, elle se dégagea de sa léthargie et s’avança doucement vers lui, le tissu de sa robe bleue glissant sous les mouvements de ses jambes. Elle se plaça à moins d’un mètre de lui et le regarda longtemps dans les yeux, l’ombre d’un sourire nostalgique aux coins des lèvres.

- Eldarië Destan.

Salua t-elle d’une voix pleine de velours et d’émotivité. On pouvait voir que trop briller ses yeux. Elle était à court de mort, seul ses yeux étaient en mesure de s’exprimer pour elle tant l’émotion était présente.
MAY



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MessageSujet: Re: L'étoffe fragile du monde [ft Luth ]   Sam 16 Sep 2017 - 23:46


L'étoffe fragile du monde.
L'Astre argenté et le vieillard.



Les jours passaient et un peu plus à chaque fois il réapprivoisait ce corps qui lui avait fait défaut et dans lequel son âme était accrochée comme un navire à une ancre. Aussi loin qu’il se souvienne il s’était épris des grands espaces et de la liberté des oiseaux, aussi loin qu’il se souvienne il aurait aimé pouvoir fouler la terre plus longtemps que ce qu’Ilùvatar lui offrait. Alors il chérissait chaque nouveau jour qui lui était offert afin que d’autres puisse venir paver sa route et s’entraînait durement pour pouvoir l’arpenter non sous les traits d’un vieil homme mais celui de l’homme qu’il était en ces jours, bien que diminué encore dans certains de ses faits et gestes. C’est pourquoi il chérissait ces instants partagés avec les soldats qui lui permettait de se sentir vivant et de recouvrer cette énergie qui le distinguait des siens auparavant.
Mais la blessure et l’échec étaient encore bien présents, pulsant sous sa peau, caché sous la balafre infligée par Selen. Il ignorait encore s’il désirait la vengeance, leurs routes s’étaient croisées maintes et maintes fois, cette fois-ci il avait perdu et laissé pour mort, sans doute leurs chemins ne convergeraient plus.  Et c’était en songeant à cela, dissimulant au plus vite la cicatrice cuisante de sa faiblesse à Osgiliath, qu’il fût distrait par un chatoiement qu’il ne pensait plus jamais revoir sur Arda.
Il demeura coi, alors qu’il s’était apprêté à disparaître en empruntant les baraquements des soldats, un éclat scintillant l’avait retenu. Il eut l’impression que le temps s’était arrêté, d’avoir droit à une réminiscence du passé à la saveur bien réelle. Elle se tenait là, comme un mirage, adossée à cette voûte de pierre qu’elle quittait déjà, laissant sa chevelure argentée se mêler au vent pour danser avec lui. Comme la toute première fois où il l’avait vu sur la jetée, bien loin d’ici, dans une cité plus blanche encore que Minas Thirit et lors de temps bien reculés. Comme si tout ceci n’avait appartenu qu’à un conte ancien au milieu d’un livre oublié.
Et le rêve s’avança vers lui. Le ciel ondulant autour de son corps et de ses jambes, glissant sur elle ainsi fixé sur le tissu, comme découpé directement sur l’étendue au-dessus de leur tête. Elle s’arrêta à quelques mètres de lui et le temps s’arrêta de nouveau alors que leurs regards s’étaient entremêlés, l’esquisse d’un sourire vint se loger à la commissure des lèvres de Luthien.  
Deux mots seulement passèrent cette barrière de chair. Deux mots seulement pour le saluer, pour l’accrocher et lui prouver qu’il ne rêvait pas, qu’elle était bien là devant lui, que ces temps lointains où ils s’étaient éloignés étaient révolus.
Elle le salua de sa voix douce, l’émotion de leur retrouvaille transparaissant dans ses accents et au fond de ses yeux brillants. Ils n’avaient en vérité nul besoin de se parler. Le silence était ici d’or tant les sentiments qui passaient entre eux étaient puissants. Une nostalgie omniprésente de ce qu’ils avaient été, une infinité des possibles de ce qu’ils pourraient être mêlées à ce présent dans lequel ils étaient réunis.
Alors il avala la distance encore trop grande qui les séparaient, fébrile de cette rencontre qu’il n’attendait plus. Chancelant presque sous les émotions qui pulsaient en lui, balayant les certitudes qu’il avait cru construire tel un maelström furieux. Il pensait l’avoir laissée s’envoler, rendue aux étoiles desquelles elle était descendue. Il pensait qu’il avait cessé de voler pour pouvoir toucher cet astre éternel, qu’il avait fini par arrêter de suivre ce rêve qui n’était pas pour lui mais alors qu’elle se tenait devant lui, tous ces sentiments qu’il avait cru disparu, enfouie, mis au placard ressurgir avec force. Sous le poids de cette secousse, il se laissa emporter et arrivé à la hauteur de l’Elfe, il ploya le genou devant elle. Emu de la savoir ici, il prit sa main pour y déposer ses lèvres dans un chaste baiser et sentir la douceur de sa peau laiteuse sur la sienne identique à la caresse d’une plume. Comment avait-il pu essayer de se défaire de cette sensation ?
Il se redressa sans lâcher la main qu’il tenait et laissa ses yeux aux reflets d’acier se lier de nouveau à ceux de l’Eternelle avant de lui retourner son salut, dans la langue des elfes et celle des Hommes.

« Eldarië ma Dame. »

Il ne savait quoi lui dire, jamais il ne s’était attendu à la trouver ici et encore moins à la recevoir ainsi débraillé, sale, comme finalement en écho à l’enfant qu’il avait été autrefois, le jour de leur rencontre en Dol Amroth. Jamais il n’aura pu imaginer la voir ici. Le seul lien qui les unissait encore ainsi éloignés avait été des lettres, transportées de mains à mains par des coursiers que leur relation ne concernait pas et qui ne comprendraient jamais ce qui les unissait. Mais combien de temps s’était-il écoulé entre ces lettres qui avait voyagé et ce jour ?
Il se souvenait de lui avoir écrit, pendant les quelques temps de conscience où il s’éveillait, de lui avoir écrit ce qui lui était advenu de lui, sa blessure ainsi que ce qu’il ressentait et les adieux qu’il lui avait fait. Lui avait-il envoyé cette dernière lettre ? il ne se souvenait plus, si tel avait été le cas, sans doute le regretterait-il.
Mais alors qu’elle se tenait devant lui, il espérait pouvoir devenir ce rêve qu’elle était pour lui. La naïveté de son enfance semblait reparaître. Son cœur s’emballant, il lâcha sa main, essayant de réajuster ses vêtements, passant la main dans ses cheveux pour les discipliner. La couleur du blé avait disparu sur les prémices de l’hiver, il avait vieilli, son corps, les rides au coin de ses yeux, tout le criait alors qu’elle était demeurée inchangée et aussi belle que la première fois où il l’avait vu.

«  Je ne m’attendais pas à ta venue… »

Et cela était la stricte vérité. Comment aurait-il pu songer qu’elle se tiendrait de nouveau devant lui ? Quelle était la raison de sa venue ici ? Quand repartirait-elle ? Etait-elle venue lui annoncer son départ pour les Terres immortelles ? Mille questions se bousculaient dans sa tête sans qu’il puisse y trouver des réponses mais en ces instants, il se contentait de contempler l’aurore qui se dressait devant lui, aussi belle et lumineuse qu’au premier jour.


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MessageSujet: Re: L'étoffe fragile du monde [ft Luth ]   Lun 18 Sep 2017 - 13:21


 

   

 

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— Toi & Moi
Bien des regards éblouis se sont plus à redessiner les contours de son visage de porcelaine au fil des âges et si depuis tout ce temps le bourgeonnement rougeoyant avait cessé de brûler sous ses joues devant l'insistance de cette contemplation, Destan comptait parmi les rares (sinon le seul) devant lequel se ployaient ses yeux troublés. La relation qui les unissait était unique, comme la saveur d'un nouveau jour qui éclot dans un horizon épuré. Sa mémoire ne saurait effacer le souvenir de cette petite comète doré qui, dans sa course folle, s'était heurté à une étoile étincelante à la dérive en plein coeur d'un univers dont ils venaient tout deux de s'approprier. De cette collision était né un amas de magnificence. Des nébuleuses sans âge colorées de leurs rires, peintes en toile de fond sur lesquelles venaient se greffer des sentiments en constant expansion. L'Eternel ne s'était jamais sentie plus vivante qu'à cette époque à Dol Amroth. A peine son regard sans teint s'était accroché, comme un espoir, au paysage infini des rivages argentés que ce petit épi de blé bousculait son existence, déclenchant un brasier qui ranimait alors sa vie. Un enfant du peuple, sorti de nul part, sans aucune particularité à première vue, mais qui, aux yeux de Luthien, brillait comme la lumière d'un phare dans l'obscurité de la nuit dans laquelle elle déambulait, sans but. Il lui avait permis de perdurer encore en Arda, elle qui ne lui trouvait pourtant plus aucun intérêt sinon des rêves hors de sa portée et destinés à la faire souffrir jusqu'à ce que le monde tombe de lui-même en poussière.  

Les années avaient glissé sur la ligne du temps, mornes et identiques pour Luthien mais précieuses et changeantes pour Destan. Le sablier lui avaient dévoré plusieurs années depuis leur dernière entrevue même si durant leurs échanges par correspondance elle avait suivi son apprentissage dans la vie et l'avait accompagné dans les grands bouleversements vers sa vie d'homme, aucune lettre ne pouvait être assez représentative de l'émotion intense qui s'emparait d'elle à cet instant, ses yeux dans les siens, scellés. Mais dans cette joie de l'instant, elle ne pouvait réprimer une note d'amertume envers un Tout qui les rendait si proche et si distant à la fois. Devait-elle regretter ou bénir cet attachement ? La dureté de la réalité de la condition mortelle lui rappelait une nouvelle fois que les sentiments, aussi forts soient-ils, demeuraient impuissant face à la rigidité du temps et qu'au bout du chemin, il ne restait que tristesse et un profond manque inconsolable de l'être disparu. Ainsi, c'est aux larmes que la condamnait Destan, dans un futur qu'elle aurait voulu tellement lointain si l'immortalité ne lui avait pas fait perdre toute notion du temps. Demain était si vite arrivé qu'à peine effleurait t-il notre esprit, qu'il brûlait déjà son existence. Peut-être devrait-elle regarder la situation autrement qu'avec un regard dramatique et considérer que ce qui est éphémère et passager se doit d'être davantage chérit. Que si le temps lui est compté, qu'elle consacre le sien à ses côtés. Ce n'était pas la perspective espérée mais la seule qui soit réalisable et elle comptait bien ne plus laisser le temps leur filer entre les doigts.

Les mots avaient asséché ses lèvres. Les yeux humides, le coeur tremblant, elle avait jeté l'ancre de ses yeux dans le grand bleu de son regard, figée tel une statue de sel. Il se brisa avant elle, comme une vague impétueuse que le rivage aurait attendrie et qui se serait laissée mourir en douceur, léchant le sable chaud dans un dernier rouleau. Le genoux ployé, vaincu, elle démêla sans mal la requête silencieuse qu'imploraient les lèvres de l'homme et le laissa donc s'emparer de sa main pour la baptiser d'un baiser digne de la douceur du miel. Par ce geste, il leur assurait que ces retrouvailles n'étaient en rien le fruit d'un quelconque mirage mais bien la réalité. Une réalité que la belle savourait dans ce frisson qui la parcoura. Sa main demeura dans les siennes, volontairement captive, lovait dans la chaleur qui en émanait. Ses doigts se refermèrent comme pour s'y accrocher, le priant de ne pas lui permettre de s'envoler. Elle pouvait voir ruisseler dans son regard une myriade de question qu'il exprima en une phrase juste après l'avoir salué à son tour, ce qui la ramena un petit peu à la réalité. Elle baissa le regard, pleine de culpabilité.

- J'aurais du venir bien avant. Tu étais gravement blessé et je t'ai laissé affronter ça seul...

Seulement elle avait eu beaucoup à faire au Gondor avec cette histoire de Palantir que Thranduil avait désiré récupérer jusqu'à ce que l'on découvre qu'il s'agisse en vérité d'une ignoble fourberie pour mieux détourner leur attention pendant que les pirates assiégaient les côtes. Que de temps et d'énergie perdu...

- Si j'en suis encore digne, je te demande pardon.

Elle le scruta un moment, soucieuse.

Comment te sens-tu ? Au travers de tes lettres, j'ai bien remarqué que tu essayais de minimiser tes blessures, mais je ne suis pas dupe. lui avoua t-elle dans un tendre sourire qui lui laissait entendre qu'il était inutile de lui mentir.

  MAY


   
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