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Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)

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 Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)

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MessageSujet: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Mer 26 Avr 2017 - 16:33





Le dernier des vautours

Farshad & Sharbat




Abrité sous sa capuche, il était tel un soldat du haut de son mirador, à épier les autres un peu plus en contre-bas sur la colline. L'obscurité qu'amenait la canopée des chênes juste au-dessus de lui le prévenait d'être découvert ; il était là, tapi dans l'ombre, à laisser on regard perçant aller sur le groupe de voyageurs, alors qu'il marchait à leur vitesse pour ne pas les perdre de vue. Il faisait étonnement froid ici, et en comparaison des vents chauds du désert et des dunes à perte de vue, Sharbat se sentait quelque peu dépaysé. Il était loin du sable brûlant et de la réverbération du soleil sur les couleurs vibrantes des tentures orientales, du marché, du palais. La première fois qu'il avait abandonné le sol filant du désert pour rencontrer les terres arides et sèches du sud du Gondor, il avait été surpris que le chant des dunes s'éteigne derrière lui, mourant au fil des mètres qui le séparaient de son chez-lui, mais aussi du son mat des sabots de son cheval sur les chemins forestiers. Ici, tout lui semblait plus fade. Allant de la couleur des cimes aux pelages des animaux, peut-être même jusqu'à ces gens qu'il avait croisés : rien ne semblait raviver le souvenir d'un paysage coloré non plus que bruyant, et il se murait dans un monde de couleurs pâles et de silence, qui lui était soudainement étranger.

Il était loin, plus loin du palais qu'il ne l'avait jamais été, et pourtant, s'il continuait de suivre ces hommes, il ne ferait que s'en éloigner davantage. Du haut de sa monture, ses perles brunes fixaient le guerriers, tout en bas de la colline, là où coulait un filet d'eau qui leur permettait d'abreuver leurs chevaux, mais aussi de suivre une route plus sûre, et plus fréquentée. S'il ne se montrait pas au grand jour, Sharbat comptait bien aussi profiter de cette eau trop fraîche pour lui, mais il se concentrait beaucoup plus sur ce groupe de soldats, vêtus des couleurs de son royaume, et d'une peau trop brune pour être de simples gondoriens. Il savait que Sufyan avait envoyé des hommes à sa poursuite, tout comme il l'avait fait pour Farshad. Cependant, il ne pouvait tout à fait deviner quelle tête ceux-là devaient ramener à Sturlurtsa Khand. La sienne, ou celle de son frère ?

De ce qu'il lui semblait, les soldats avaient l'air tout à fait décidés quant à la piste qu'ils suivaient, et le jeune prince se contentait de les traquer comme des renards. Ils étaient sur un chemin, sans doute celui qui les mènerait jusqu'à l'héritier du trône de Khand. Pour le moment, il avait décidé de ne pas attaquer, quand bien même il aurait pu les prendre par surprise au beau milieu de la nuit : non, ils étaient une aide bien trop précieuse à son goût, pouvant le mener droit à son but et sans plus de périples. Et si ces hommes-là pouvaient le guider jusqu'à son grand frère, alors pourquoi se délester d'un tel cadeau ?

Sharbat les suivit pendant des jours, toujours enfoui sous son turban, tentant parfois de s'acheter du pain, avec son vocabulaire maladroit et son accent tellement fort qu'il était obligé de faire des gestes de ses mains pour se faire comprendre. Il payait souvent plus cher que de coutume, sans doute parce qu'il était étranger et que les gens croyaient bon d'abuser de son incompréhension pour en tirer quelques pièces supplémentaires. Mais il n'avait pas tellement la notion de l'argent, et s'il le savait bien précieux, il n'avait pas connaissance de la valeur d'un morceau de pain dur. Alors il avait fait son chemin, grappillant çà et là quelques restes d'une famille bien nourrie, jusqu'à ce qu'il ne fasse une halte à l'écart d'un petit village du Rohan.

**

Il ne les avait pas quittés de vue bien longtemps, et pourtant.. Pourtant cela leur avait suffi pour qu'il arrive devant cette maison un instant trop tard. La belle masure renfermait alors des cris de douleur et des pleurs, ceux d'une femme, incontestablement. Sharbat avait toujours le souvenir de son épouse en travers de la gorge, et ces hurlements achevèrent de tout ramener dans ses pensées, comme un arrière-goût amer de vengeance et de haine. Il souffla longuement, fermant les yeux pour envoyer une prière aux dieux et demander à ce que cette pauvre femme ne s'en sorte, qui qu'elle fusse. Pourtant, il ne préféra pas s'approcher, l'imaginant tantôt torturée ou souillée par ces bêtes, car il savait lui-même que les haradrims étaient capables d'une violence sans nom. Son cœur se serra, au fond dans les rares émotions qu'il lui restaient ; et quand les cris retombèrent dans des plaintes presque silencieuses, il se faufila jusqu'à la maison pour y découvrir les hommes qui reprenaient leur chemin, laissant derrière eux un bâtiment vide, et pourtant hanté de trop de souvenirs mauvais.

L'homme mit un premier pied à l'intérieur de la masure déserte, son regard errant sur les meubles renversés, les coussins et les tentures éventrées, le papier froissé à même le sol, et surtout, le sang sur le plancher. Peut-être qu'ils l'avaient tuée, elle aussi. Il aurait peut-être pu la sauver, mais compromettre tout un royaume pour une jeune femme en détresse ? C'était peu envisageable. Il se pencha pour ramasser un papier où étaient tracées de jolies lettres manuscrites, dans une langue qu'il n'était cependant pas capable de comprendre. Sharbat le plia machinalement en quatre, le glissant dans l'une de ses poches, avant de laisser sa main redessiner les bordures d'un bureau en bois, essuyant l'encre qui s'était logé sous ses empreintes. Un autre soupir s'échappa de sous sa fine barbe, témoignant d'une lassitude qui tendait à le gagner : alors ils étaient venus jusqu'ici pour une femme ? Non, il devait bien y avoir autre chose.

S'il avait fouillé la maison de fond en comble, il avait bien trouvé ce qu'il était venu chercher : des cartes célestes, des grigris orientaux.. Cette maison, c'était sans doute aussi celle de Farshad. Un pincement au cœur le reprit pour cette femme qui, même si elle était à son frère aîné, ne méritait pas autant de souffrance. Sharbat ramassa plusieurs grigris avant de descendre à nouveau au rez-de-chaussée, attrapant également ses affaires pour retourner vers sa monture, et suivre encore les guerriers haradrims. Pourtant, il eut un mauvais pressentiment en revenant dans la direction de la porte d'entrée, qui lui donna le réflexe de sortir un de ses sabres pour se tenir prêt en cas de danger. Sa lame devant lui, il se tapit contre un mur lorsqu'il entendit du bruit, la respiration calme et lente, et cette envie lancinante de trancher des gorges qui habitait ses mains.

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— RANG SOCIAL : Roi déchu de la cité Sturlurtsa Khand, désormais il vit avec les moyens du bord et ne s'en plaint pas
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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Mer 26 Avr 2017 - 16:39


Le dernier des vautours

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Sharbat & Farshad


Jamais il n’avait imaginé un jour pouvoir gouter à ce sentiment pur qu’était le bonheur simple, la vie telle qu’il l’avait toujours désirée. Il avait une femme charmante et qui l’aimait en toutes circonstances et tout deux avaient entreprit de se bâtir un petit nid rien qu’à eux où ils continueraient de se découvrir et de se témoigner leur amour. Farshad rentrait une nouvelle fois, sans doute la dernière car il avait pris congé de Taavi et qu’il désirait rester auprès de sa belle. Il voulait lui parler plus sérieusement de ce qu’il était, de ce qui les attendait tous les deux et être certain de pouvoir compter sur ses encouragements car ce serait en son nom qu’il allait mener sa guerre. Il arrivait là en fin de journée, un large sourire sur les lèvres, il laissa Sîn faire sa vie autour de la maisonnette après l’avoir déchargé de ses affaires. Farshad avait encore des cadeaux pour sa belle et quelques ustensiles, des couvertures, et autres objets décoratifs pour leur maison qui transformeraient toujours un peu plus ces lieux en un paisible cocon. Mais une fois arrivé devant celle-ci, il trouva étrange que son aimée n’était pas là pour l’accueillir comme elle le faisait souvent. Le suderon fronça les sourcils, interpellé, mais tenta de ne pas tirer de conclusions trop hâtives et se dire que forcément quelque chose clochait.

Farshad ouvrit alors la porte toujours avec ce mauvais pressentiment lui prenant les tripes. Il essayait toutefois de se raisonner et de se dire que sa femme serait là à l’intérieur peut-être en train de cuisiner, toujours aussi belle et rayonnante que ce jour-là où il lui avait demandé sa main. Mais il fut confronté à un mur de silence, dans une semi pénombre angoissante alors qu’une bataille avait retourné son foyer et semé çà et là vaisselles et coussins éventrés.


« Élwel ? » Appela-t-il une première fois, inquiet.

Mais sa voix résonnant dans la maisonnette n’eut pas d’autre réponse que son écho. Alors il s’empressa de fouiller chaque recoin de sa maison, continuant de l’appeler toujours un peu plus dans l’effroi de découvrir qu’il s’était passé quelque chose de grave ici et que sa belle avait disparu. Il n’était pas difficile de deviner ce qu’il s’était passé en vérité à cause des derniers événements chez Lisbeth et Déor. Farshad s’empressa d’aller à l’extérieur dans le but de chercher des traces de leur passage mais vit que le jour tombait et que bientôt ces traces-là lui seraient invisibles, or s’il voulait la retrouver il devait faire cela bien. Le suderon entra alors de nouveau dans la maison, ignorant le désordre et s’attela à dérouler une carte pour trouver l’itinéraire qu’ils auraient pu emprunter jusqu’à Khand car c’était sans doute là-bas qu’ils l’emmenaient si Sufyan voulait revoir Farshad sur les terres arides de leur royaume en utilisant Élwel comme un appât. La respiration saccadée, Farshad se concentra sur ses plans en essayant de ne pas laisser la colère l’envahir parce que ce n’était clairement pas le moment et que ça ne l’aiderait pas à la retrouver aussi vite qu’il le voulait. C’était le genre de choses que lui avait enseigné son père, en tant que roi, il était de son devoir de savoir garder son sang-froid. Mais à ce moment-là, il sentait la haine monter en lui, le suderon laissa alors éclater sa colère, et tout en hurlant de rage, il vint abattre son poing avec une brutalité qu’on ne lui connaissait pas dans l’un des meubles. Il retira sa main, le bois avant entaillé le dessus de celle-ci et le sang coula abondamment. C’était trop, beaucoup trop pour toute une vie de devoir supporter autant d’échecs alors qu’il ne demandait qu’à vivre tranquillement avec sa bien-aimée. Excédé, épuisé, le suderon glissa sa main sur son front tout en soupirant d’exaspération avant que quelque chose n’attire son attention…

S’il était habituel d’entendre le bois des poutres craquer sous le vent et par à-coups, il savait faire la différence entre ça et les bruits suspects et c’était exactement ce qu’il lui était parvenu aux oreilles. Alors Farshad ne perdit pas de temps pour attraper son sabre, le dégainer et se diriger sans crainte vers l’endroit où selon lui se trouvait quelqu’un – de la vermine, une personne qu’il aurait plaisir à tuer après lui avoir demandé où est ce qu’ils avaient emmené sa femme, ou alors confirmer ses doutes. Farshad avait toutefois l’avantage du terrain : les moindres recoins de cette maison n’avaient pas de secret pour lui, alors il fut en mesure de faire le tour pour surprendre cette présence indésirable ici.

Farshad vit une silhouette se dessiner, qui visiblement tapie dans l’ombre était sur ses gardes et n’avait pas imaginé que l’on puisse arriver par derrière. Le roi déchu ne se fit pas prier pour attraper ce rat en lui empoignant les cheveux pour venir lui plaquer le profil contre le mur dans un geste qui se voulait si violent qu’il lui avait sans doute fait mal. Poussant de multiples jurons en haradrim, en temps normal, il se serait contenté de le tuer mais là, il avait grandement besoin d’informations. Le jeune homme le désarma de son sabre, le balançant quelques mètres plus loin. Farshad serrait les dents, essayant tant bien que mal de prendre le dessus sur ses pulsions sanguinaires et entraina le vaurien jusque vers l’âtre crépitante pour voir son visage. Là, la rage laissa place à la surprise, le dégout de découvrir que les traits de ce jeune homme faisaient miroir aux siens puisqu’il s’agissait de Sharbat, son petit frère.

« Toi ?! »

Entrant dans une colère noire, Farshad jeta son frère avec violence au sol et se précipita sur lui après avoir laissé son sabre pour poser ses mains de part et d’autre de son cou. Tel un serpent constrictor, il serra crescendo son emprise, d’abord lui bloquant les voies respiratoires jusqu’à sentir sous ses doigts les pulsations rythmées de son cœur et qui tendraient à s’espacer s’il le désirait en refermant son emprise. Pas de sabre pour les traitres de sa famille, il s’était juré de les tuer à mains nues et la disparition d’Élwel amplifiait son besoin imminent de vengeance. Jamais il ne s’était senti à ce point-là assombri par la haine, car on l’avait toujours connu calme et raisonnable.

« Où est ma femme ?! » Lui hurla-t-il à la figure

Le suderon lui asséna un coup de poing dans la figure avant de le secouer, le malmenant sans la moindre pitié. Il se souviendrait toujours du visage de Sufyan et Sharbat, le jour de son couronnement où tous deux s’étaient satisfaits de le voir s’empoisonner alors il n’avait aucune pitié à lui faire mal parce que c’était tout ce qu’il méritait.

« Parle ! »










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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Mar 23 Mai 2017 - 0:06





Le dernier des vautours

Farshad & Sharbat




Surveillant l'ombre qui s'était glissée dans la maison, Sharbat avait figé son petit regard perçant sur celui qui se déplaçait dans le grand salon de la maison. Le sol tapi des plumes des coussins éventrés, recouvert d'éclats de bois des meubles que l'on avait retournés pour saccager la maison ne laissait pourtant aucun doute : cette maison avait été le théâtre de choses aussi affreuses qu'insoutenables, et Sharbat, bien qu'en très mauvais termes avec son grand frère, ne pouvait décemment pas cautionner que l'on violente une jeune femme comme il l'avait été fait ici. S'il était arrivé à temps, avant d'avoir à se révéler aux yeux des hommes envoyés par Sufyan, il aurait porté secours à la jeune femme, il en était certain. Mais là, les circonstances ne lui avaient pas permis de la sauver, pas au prix de tout un royaume dont il portait le poids sur ses épaules encore inhabituées. Quittant rapidement Farshad de vue pour aller se dissimuler dans un coin de la maison, Sharbat entendit son frère parcourir toutes les pièces, passant chacune d'entre elles au crible, sans doute dans l'espoir vain d'y trouver une information. Pour sa part, il n'avait pas grand chose de plus à lui donner : les hommes de Sufyan ne lui étaient pas tombés dessus, mais ils avaient trouvé son frère. Prendre l'épouse de ce dernier en otage relevait d'une idée excellente, qui d'ailleurs, aurait tout à fait pu être la sienne : Sharbat se doutait qu'ils risquaient de l'emmener jusqu'à la cité royale, un appât fraîchement pêché pour attirer celui qu'on voulait mort.

Sharbat soupira de l'entendre hurler au rez-de-chaussée, sans doute cherchait il comment récupérer celle qui partageait sa vie, mais de conseils s'il avait pu en donner, le haradrim aurait sûrement proposé à son frère de l'oublier. Juste l'oublier, c'était ce qu'il y aurait de pire pour Sufyan : qu'il puisse regarder cette femme comme il le voulait, qu'il puisse la frapper ou l'enfermer, la torturer, cela ne changerait rien si Farshad ne courrait pas après elle. Et qu'il en demeure amoureux rendait les choses plus difficiles qu'elles ne l'étaient déjà. L'homme sortit de sa cachette après quelques trop longues minutes, son sabre toujours à la main, et il se glissa dans l’entrebâillement d'une porte à l'étage pour essayer de retrouver la silhouette de son frère. Mais ne la trouvant pas dans la pénombre, il n'aurait de toute façon pas pu quitter la demeure sans être certain de n'avoir pas été vu.

En quelques secondes pourtant, il sentit une main empoigner sa chevelure, le plaquant violemment contre le mur où il étouffa un grognement ; sa mâchoire avait craqué sous le coup, ce n'était rien de grave, mais l'autre ne semblait pas se montrer très tendre avec lui. Positionné comme il était, Sharbat ne pouvait se servir de son sabre, qui trop vite, lui tomba des mains sous les gestes de son frère. Il ne tarda pas à l'attirer vers les flammes de la cheminée, qui, jetant leur lumière dorée sur le visage du haradrim, ne tardèrent pas à révéler son identité à Farshad. Le jeune homme le sentit à la fois surpris et couvert d'une haine puissante, une haine qu'il ne lui avait pourtant jamais connue, qui était bien plus intrinsèque à lui qu'à son frère. « Content de me revoir ? » beugla-t-il entre les mains de l'homme qui n'avait pas une once de pitié pour lui.

Il sentit que le poids de cette remarque fit basculer un peu plus son aîné dans une colère noire, et le jeune haradrim se retrouva projeté au sol, et avant même qu'il n'ait eu le temps de réagir à quoi que ce soit, son frère était déjà en train de le saisir à la gorge pour resserrer sa poigne de plus en plus. Sous la pression Sharbat sentait l'air se faire rare, le chemin trop difficile pour se frayer jusqu'à ses poumons ; il commençait à étouffer, se débattant comme il le pouvait alors que Farshad l'assénait de questions sur sa femme. Le pensait-il coupable ?

Sharbat n'avait d'autre choix que de se débattre ; emprisonné par les mains de son aîné, il suffoquait, s'agitant pour reprendre de l'air quand il sentit un bon coup lui frapper la tempe gauche. L'homme laissa un grognement lui échapper avant qu'il ne se fasse malmener davantage, tentant le tout pour le tout en portant ses mains en avant pour se dégager de l'emprise de son frère. Encore couché au sol, il lui donna un bon coup de genou dans le ventre pour avoir juste assez le temps de se soustraire à sa prise, roulant sur le côté pour se relever. A l'affût de la moindre réaction de son frère, Sharbat ne savait pourtant pas quoi lui dire : bien sûr qu'il ne pouvait pas arriver comme une fleur pour lui demander de reconquérir tout un pays, c'était une évidence. Mais des moments à choisir, il avait sans doute écopé du pire.

« Sans doute bientôt dans les bras de Sufyan, j'imagine » fit-il tout de même, n'ayant jamais vraiment perdu cet esprit de vengeance sur son aîné. Ses petits yeux de vipère posés sur son frère, il avait plus d'une remarque acerbe à lui jeter à la figure, mais pour le moment, il avait une chose plus importante qui le concernait : se sortir de là où il s'était fichu, ou admettre face à Farshad pourquoi il était venu.

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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Dim 28 Mai 2017 - 16:41


Le dernier des vautours

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Sharbat & Farshad


Farshad était plongé dans une colère si noire et si intense qu’il ne mesurait plus ses gestes. Lui qui était d’habitude relativement sur la retenue, dès qu’il s’agissait d’Elwel, de sa vie, il n’entendait nulle raison. On la lui avait arrachée et Sharbat était bien au courant puisqu’il y avait participé. N’en avaient ils pas eu assez de l’empoisonner et de le forcer à s’exiler ? Lui qui ne demandait rien de plus que de vivre sereinement avec sa belle. Ils lui retiraient la seule chose qui l’avait motivé à continuer d’être bon et bienveillant envers les autres, d’avoir un objectif à atteindre. Ces monstres allaient lui faire du mal, et Sufyan serait sans doute le pire. Le regard transperçant celui de son frère, Farshad savait qu’il ne devait pas le tuer ni le laisser s’enfuir, il lui servirait de monnaie d’échange pour sa femme ou du moins serait son laisser-passer jusqu’à Sturlutsa Lhand. Il n’avait pas voulu y remettre les pieds à moins d’avoir une armée à ses côtés. Or là, il allait y aller bel et bien seul et n’était pas certain que l’histoire allait bien se terminer.

Farshad empoigna la veste de son cadet, ne faisant pas preuve d’une once de pitié et l’obligea à se retourner sur le ventre pour lui lier les poignets dans le dos. Il attacha également ses pieds et le laissa pourrir à l’endroit même où il l’avait balancé. Il agrippa de nouveau ses cheveux, tirant sur ses racines sans ménagement pour l’obliger à relever la tête et bien entendre chaque mot qu’il prononcerait.

« Toi et Sufyan, une fois que j’aurais récupéré ma femme, je vous laisserait vous faire dévorer par les porcs. » Déclara t-il en serrant les dents.

Puis il lâcha sa tignasse bouclée pour se relever et entreprit de chercher des indices de sa femme, des traces qu’elle aurait pu laisser. La porte avait été verrouillée et barricadée avant d’être défoncée, ce qui témoignait qu’elle avait eu le temps de les voir arriver et s’était probablement cachée quelque part ensuite avant de se faire enlever. Mort d’inquiétude, il maudissait la nuit d’être tombée trop vite et de l’avoir empêché de se lancer à sa poursuite. Le suderon avait le pas lourd, trahissant la colère sous-jacente alors qu’il retournait chaque coin de la maison à la recherche de quelque chose qu’elle aurait pu laisser. Puis, Farshad vint s’asseoir là où Sharbat était ligoté, ne lui adressant pas le moindre regard et s’assit à même le sol en déroulant une carte de la région afin de l’étudier dans le moindre détail pour savoir par quel chemin il allait probablement passer en suivant leurs traces

Il cocha les possibles points d’arrêts qu’ils pourraient faire jusqu’à Khand, car le but était bien de les rattraper avant. Il y avait plusieurs routes possibles mais dans l’urgence ils choisiraient sans doute la plus rapide qui n’était pourtant pas la plus facile. Ils étaient en groupe, il voyagerait sans doute plus vite mais il devait aussi compter la présence de son cadet et comment le transporter parce qu’il était hors de question de lui donner un seul mouvement de liberté

Après quelques longues minutes de réflexion le suderon vint poser son dos contre le mur et observa son frère, le regard toujours aussi noir. Il avait souvenir qu’il n’était pas très présent pour lui, ayant toujours maintes choses à faire que lui ordonnait son père. Mais Farshad se souvenait aussi de cette fois là où leur père avait su qu’il fréquentait une femme qui n’était pas de son rang. Il avait voulu la faire bannir du royaume pour ensuite organisé un mariage à Sharbat et Farshad l’en avait empêché, car il avait vu à quel point il aimait cette femme. Bien sûr Sharbat n’avait jamais su cela, parce que Farshad n’avait pas cherché à avoir de la reconnaissance ; pour lui c’était la moindre des choses. Mais à ce moment là où il se retrouvait seul et sans savoir si sa bien aimée se portait bien, il n’aurait aucun scrupule de lui arracher des remords

« Regarde toi, ingrat comme tu es, j’ai empêché père de te retirer ta femme pour que tu puisses l’épouser et toi tu me retires la mienne. »











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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Ven 16 Juin 2017 - 0:08





Le dernier des vautours

Farshad & Sharbat




Sous la poigne de son frère, le jeune suderon en pouvait pas faire grand chose, sinon que se débattre et couiner sous les mains de son aîné qui ne se faisait pas prier pour le malmener. Bon, l'un dans l'autre, il l'avait ouvert un peu trop rapidement, et avec trop d'assurance : il ne connaissait pas réellement Farshad en dehors du simple aspect politique, parce que ce dernier n'avait jamais pris le temps pour lui, pour nouer un lien dont il aurait probablement eu besoin : pourtant, il le savait très habile au combat, et surtout, Sharbat était plus petit, et donc aussi moins fort dans le corps à corps puisqu'il concentrait ses atouts sur sa vitesse et son esquive. Là, il était en mauvaise position, et c'était peu dire. Il sentit Farshad l'empoigner par la veste pour le bloquer encore sous son poids, et il sentit aussi une corde se serrer autour de ses poignets à lui en faire mal. Dans les gestes de son aîné, il sentait toute la haine et la colère qui le prenait. Si cela lui faisait réaliser qu'il tenait bel et bien à la jeune femme qui s'était faite enlever par les soldats haradrims, c'était plutôt désagréable de le vivre de cette façon pour Sharbat. Il souffla entre ses dents, le visage crispé sous le poids de Farshad alors qu'il se faisait emprisonner. Heureusement pour lui, il ne l'avait vraisemblablement pas ouvert assez pour se récolter un bâillon, alors il en profita pour garder quelques judicieuses minutes de silence.

Il se garda de répondre sèchement à la réplique de son frère, n'ayant pourtant pas le moindre mal à trouver quoi lui rétorquer : il faisait mieux de se taire pour assurer que son visage ne ressorte pas encore plus abîmé qu'il ne devait déjà l'être. Finalement, il sentit la poigne se desserrer autour de sa chevelure, le lâchant à même le sol. Sharbat grogna en rencontrant brutalement le sol, mais il ne rajouta rien de plus. Observant son aîné qui faisait les cent pas dans la grande pièce de la maison, il tenta de gigoter pour au moins réussir à s'asseoir, mais cela lui prit tout de même de bonnes minutes avant qu'il ne réussisse. Farshad semblait chercher des indices dans la maison, mais les haradrims avaient malheureusement bien fait leur travail : aucune réelle trace n'avait été laissée ici, hormis ce petit bout de parchemin froissé qu'il avait rapidement fourré dans sa poche.

Son frère mit quelques temps avant de rappliquer, pour venir s'asseoir à côté de lui et sortir une carte. Il commença à marquer certains endroits, Sharbat devinait que c'étaient sans doute les haltes des haradrims : il les avait repérés à leur arrivée, aussi, il avait eut le temps de voir par quel chemin ils étaient venus, ayant d'abord cru que c'était pour sa tête qu'ils étaient là. Il vit néanmoins son frère s'arrêter, réfléchir quelques instants avant de lui balancer à la figure ce à quoi il ne s'attendait vraiment pas.

Sharbat sentit son cœur se serrer d'un coup, et devant lui, le visage de celle qu'il avait aimée d'une façon si pure, mais qui par maintes fois ne lui aurait pas été destinée : il avait d'abord du se marier à l'abri des regards pour mettre son père devant le fait accompli, puis subir les délires de Sufyan qui réclamait sa promise. Désormais qu'elle n'était plus, qu'elle avait péri sous ses propres yeux, il en avait le cœur meurtri : incapable d'aimer, mais sans doute tout aussi incapable de souffrir. Il réalisait à peine ce que Farshad lui disait, pourtant, tout au fond de lui, il avait cette envie de lui dire, de lui dire combien il lui en voulait de ne pas être revenu ou d'avoir laissé Sufyan prendre le trône, mais qu'il n'était pas non plus venu ici en instigateur du mal. Son âme était teintée de perfidie, il le savait, mais devant Farshad, il ne pouvait sans doute plus garder son secret bien longtemps.

« Peut-être aurait-il mieux valu pour elle qu'il la bannisse. »
maugréa Sharbat, tout bas entre ses dents comme une vipère qui siffle. « Elle serait probablement encore en vie à l'heure qu'il est. » Et il se tut, ne laissant aucune parole de plus passer ses lippes, le regard sans doute aussi noir que celui de son frère.

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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Jeu 22 Juin 2017 - 19:18


Le dernier des vautours

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Sharbat & Farshad


A la lueur du feu de la cheminée, Farshad avait sous les yeux cette immense carte qu’il avait travée lui-même et de morceaux de charbon il avait fait des croix à des points stratégiques pour savoir par où chercher dès le lendemain. Avoir son jeune frère ici était un handicap supplémentaire mais il n’était pas certain que Sufyan lui offre quoi que ce soit en échange de sa vie qui puisse l’aider à récupérer Elwel. Ca le rendait malade de savoir que sa chère et tendre épouse se trouvait aux mains de malfrats, il priait pour qu’ils ne lui fassent aucun mal. Le couple avait vécu ici dans une tranquillité qui n’avait pas d’agale, à tel point que Farshad avait presque voulu abandonner ses plans et ne plus courir après ce qui lui était pourtant revenu de droit. Etre près de celle qu’il aimait valait beaucoup mais il y avait tant de gens à Khand qui comptaient sur lui pour revenir qu’il n’aurait pas pu les décevoir.

Farshad avait élevé la voix à l’adresse de son frère qui était parvenu à s’asseoir avec difficulté. Jamais il ne lui avait dit qu’il avait prit son parti pour qu’il épouse cette femme et aurait voulu garder cela secret. Mais l’envie de lui mettre le nez dans la merde était bien trop grande pour qu’il ne saisisse pas l’occasion. Alors il ne s’était clairement pas attendu à la réponse de son jeune frère qui déclarait de manière explicite qu’elle était morte à l’heure qu’il était. Alors à en croire le ton qu’il employait, Farshad devait d’emblée le coupable – parce que cela avait été prévisible, parce que cela n’aurait guère pu se passer autrement. Sufyan est ce genre de type qui requiert votre allégeance, vous promets des choses et qui ensuite vient vous arracher les ailes afin d’être certain d’avoir main prise. Sufyan était tel un prédateur, et a toujours eu ce besoin d’être au dessus des autres, d’être craint. Sharbat dans la mesure où il avait collaboré contre son propre frère était devenu même une menace pour Sufyan et ce dernier s’était sans aucun doute empressé de l’éradiquer.

Farshad observa son petit frère, fronçant les sourcils. Sa présence ici ressemblait bel et bien à une fuite, mais dans quel but ? Le suderon attrapa sa gourde dans un lourd silence, il avait choisi de ne pas lui répondre tout de suite pour s’abreuver de longues gorgées et continuait de réfléchir à ce qu’il venait de dire, ce que cela impliquait

« Et il a fallu que tu sacrifie ta femme pour te rendre compte que Sufyan n’était pas une bonne personne ? Que t’avait il promit pour l’aider à m’empoisonner ? De l’or ? Un palais ? »

Le suderon ricana, nerveux ; il se sentait désolé pour sa femme mais en même temps il n’aurait jamais dû faire confiance à Sufyan. Farshad reconnaissait avoir sa part de responsabilité là-dedans, n’ayant jamais réellement été présent pour lui. C’était un tissu d’erreurs commises depuis le tout début, des choses dont ils n’avaient pas prêtés attention et voilà qu’aujourd’hui ils étaient là tous les deux.

« Si t’es pas avec eux, qu’est ce que tu fiches ici alors ? » Demanda t-il, sèchement.

Venait-il chercher une protection ? Farshad se méfiait de lui, ayant l’impression d’être dans une mauvaise machination dans laquelle il allait tenter de l’adoucir en lui inventant toutes sortes d’histoires de manière à mieux le poignarder dans le dos pour retourner lécher les bottes de Sufyan. Il ne connaissait pas bien Sharbat, il ignorait s’il avait été influencé par la noirceur de son frère ou bien s’il restait en lui le bon que leur mère leur avait inculqué étant petits. Ce qu’il avait fait était une insulte à la mémoire de leurs parents qui avaient beaucoup donné pour les rendre heureux. Alors il n’y avait pas de pardon possible mais le roi déchu était curieux de savoir ce que son jeune frère allait bien pouvoir lui dire pour justifier sa présence ici. Quoi qu’il dise, ça ne changeait pas son programme et dès l’aurore il allait se mettre à la poursuite des haradrims pour aller sauver sa femme.












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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Mer 28 Juin 2017 - 22:06





Le dernier des vautours

Farshad & Sharbat




Cela remontait de douloureux souvenirs, dans le cœur du suderon. Des choses encore trop fraîches dans sa mémoire, qu'il aurait pourtant voulu oublier mais qui, d'une certaine manière, reviendraient toujours à lui. De tout ce qui avait ajouté de la rancœur dans son esprit, la perte de sa femme était sans doute la pire : son doux nom résonnait encore sur les lèvres de Sharbat, et il l'avait tellement chérie, tellement protégée, qu'il ne comprenait toujours pas comment il avait pu ne pas être à la hauteur. Elle avait été sa perle rare, sa précieuse, et maintenant il lui restait quoi ? Des cendres, du vent. Pas même leurs deux enfants, et il n'était même pas certain de ce qui leur était arrivé. Alors il sentit son coeur se renfermer, son visage se ternir encore plus et son regard s'éteindre, dans une noirceur qu'on ne lui connaissait que trop bien : c'était là cette même noirceur qu'on avait insufflé dans son cœur bien trop tôt, à des fins bien trop mauvaises. Sufyan avait vite compris ce qui se tramait dans l'esprit du petit prince, et finalement, un peu d'intérêt marqué, il l'avait mis dans sa poche.

C'était sans doute ce qui avait manqué de la part de Farshad. De l'intérêt. C'était douloureux, quelque part, d'avoir grandi avec ce frère, ce modèle qu'il voulait suivre, sans toutefois que ce dernier ne manifeste le moindre intérêt pour lui en retour. Pourquoi ? Il ne l'avait jamais su. Mais c'était sans aucun doute ce qui avait nourri la haine du jeune prince pour son aîné, dont Sufyan avait allègrement su profiter. Alors il se mura dans un nouveau silence, avalant ses paroles et la douleur qu'elle ramenaient dans son cœur. Il était jeune, sans doute trop pour tout ce qu'il avait déjà du vivre, sans doute trop pour toute la haine qu'il avait accumulée.

Il entendit pourtant Farshad poursuivre, comme s'il enfonçait le couteau dans la plaie : parce qu'à chaque phrase, il alimentait le brasier infernal qui rongeait son cadet. Pourtant, toujours cloué sous son mutisme, Sharbat ne daignait pas répondre. Il essayait tant bien qu'il pouvait de ne pas montrer, de ne pas laisser voir cette haine qui croissait dans ses entrailles, fruit inavouable de ce qui l'avait toujours rongé depuis le départ. Simplement, Farshad semblait avoir mis la main sur quelque chose de relativement sensible, et plus il creusait dans cette direction, plus il risquait de réveiller des choses auxquelles il ne valait mieux pas toucher. Finalement, il lui demanda après un silence pourquoi Sharbat était revenu vers lui, à cet instant précis, s'il prétendait n'être pas avec les soldats de son frère.

Le suderon sentit alors une boule se former dans sa gorge. Il était venu pour demander l'aide de Farshad, pour le prier de revenir et de reprendre le trône, au nom de ses frères, au nom de ses sœurs, mais aussi au nom de tout un peuple. Seulement, de fragile égo il en allait, et il était difficilement capable d'avouer devant ce frère à quel point finalement il avait besoin de lui. Parce qu'il ne voulait plus dépendre de personne : ni de Sufyan, ni de Farshad. Mais pour reprendre un pays, pour revenir sur le trône, le seul roi légitime que le peuple de Khand pourrait accepter, c'était bien lui. Alors il lui fallait taire sa rancœur pendant au moins un moment, mais c'était plus difficile que ce qu'il ne pensait. De plus, Farshad avait raison de ne pas lui faire confiance : il l'avait déjà trahi, et même s'il regrettait amèrement ses choix aujourd'hui, il ne pouvait pas demander le pardon, parce qu'il était toujours une vipère dans un panier à fruits.

Sharbat déglutit, se tordant un peu sous les liens qui lui tenaient encore poignets et chevilles, pour essayer de mieux s'installer. Il n'était pas vraiment prêt à assumer que c'était lui qui avait besoin de Farshad. « A ton avis » grogna-t-il, en essayant de se débattre sous ses liens. Cependant, tout ce qu'il réussit à faire, ce fut de basculer sur le côté et de se retrouver sur le flanc, le visage à même le sol. Même là, il n'assumait pas de demander à Farshad de le relever. De toute façon, d'une manière ou d'une autre, il méritait ce qui était en train de lui arriver. Cependant, il y avait une chose, et une seule, qui pouvait le pousser à demander l’aide de son frère avec moins d'amertume, parce qu'il avait encore dans son cœur l'espoir d'un père déshonoré. Ses deux fils étaient quelque part, il le savait, mais il devait maintenant mettre toutes les chances de son côté pour les retrouver. « Le pays a besoin de toi. »

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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Jeu 6 Juil 2017 - 14:02


Le dernier des vautours

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Sharbat & Farshad


Plongé dans une colère noire de ne plus avoir sa femme et de ne pas être en mesure de l’aider pour le moment, Farshad avait préféré mettre des distances entre lui et son frère. La conversation toutefois entre eux avait bel et bien reprit et d’après ce qu’il sous-entendait, Sufyan avait fait tuer la femme de Sharbat. Ce n’était pas étonnant en soi, il aurait tué toute personne apportant un tant soit peu de bonheur dans la vie de quelqu’un par pure jalousie et par égoïsme. Farshad s’était toujours demandé ce qu’il s’était passé dans sa vie pour qu’il devienne le monstre qu’il était alors que tous avaient été bercés d’amour par leurs deux parents. Voila sans doute quelques années qu’il avait été fait roi à sa place et les retours qui parvenaient parfois à ses oreilles concernant les conditions de vie de leur peuple ne lui plaisaient pas. Le royaume avait perd de sa grandeur et de sa puissance, assiégé par une armée aux commande de leur roi, le peuple devait se plier à son sadisme. Et tandis que lui buvait dans des coupes en or, le peuple mourrait de faim. Ce fut à cet instant que Sharbat mentionna leur pays d’origine, justement et déclara qu’il avait besoin de lui.

Farshad fut surpris de ses déclarations, écarquillant les yeux comme s’il avait mal entendu ses mots. Et pourtant, ils les avait bel et bien prononcés. A vrai dire jamais il n’aurait cru entendre ça de la bouche de son frère – Le suderon avait l’impression de voir le monde à l’envers, une portée manquante à la partition puisqu’il ne comprenait pas pourquoi il tenait de tels propos. Cela ne pouvait pas être vrai, Sharbat mentait sans doute pour le ramener à Khand où l’armée du royaume attendrait tranquillement son arrivée pour le lapider. Ca l’avait énervé qu’on lui tende un piège en le croyant aussi naïf, Farshad se leva donc, empoigna la veste de son frère pour le regarder dans les yeux, l’air menaçant et éclairé par les faibles lueurs du foyer.

« Tu crois vraiment que je vais gober tes paroles ?! Que j’y vois pas clair dans ton jeu ?! Toi et Sufyan vous êtes les mêmes, des traitres !! Des monstres !!» Lui hurla t-il à la figure

Farshad le relâcha soudainement en le laissant choir au sol, il était entré dans une colère monstre au moment où il avait osé mentionner leur pays. Il ne méritait pas cela, il ne méritait pas de parler de leur peuple qui avait porté toute leur confiance en leur famille depuis de nombreuses générations. Ils avaient tous été trahis au même titre que Farshad.

« J’ai entendu tout ce que vous avez fait de notre peuple, comment vous avez détruit tout le travail de notre père. Et toi tu oses t’en servir pour me faire croire que tu viens me chercher et remettre de l’ordre ?! Comme par hasard ma femme disparait juste avant ? Non Sharbat, j’ai vu le regarde que tu m’as lancé pendant que j’étais en train de me faire empoisonner devant notre mère, devant notre famille ; t’es comme lui, t’as pas la moindre once d’humanité et tu me fais honte

Le suderon grimaça, préférant se détourner de son cadet pour entreprendre d’aller se coucher après lui avoir ordonné de se taire ; parce que c’était trop, beaucoup trop d’un seul coup et que Farshad ne voulait pas que les choses de nouveau dérapent alors qu’il avait touché le bonheur du bout de ses doigts et qu’on le lui avait injustement arraché. Il ne dormirait sans doute pas avec Elwel qui hantait ses pensées mais il ne voulait plus entendre la voix de son cadet. Alors il se mit à l’autre bout de la pièce, dors au mur, le regard empreint de colère. La nuit passa, Farshad avait quelque peu somnolé mais passait le plus clair de son temps à observer Sharbat pour qu’il ne tente pas de s’échapper.

Aux aurores, Farshad s’empressa de se lever, déjà d’attaque en s’équipant rapidement, il ne prit pas la peine de manger car le temps pressait s’il voulait suivre les traces des haradrims et retrouver sa belle le plus rapidement possible. Il attrapa son frère par le bras, l’aidant à se remettre sur pied et le fit avancer devant lui jusqu’à l’extérieur de la maisonnette où il y avait deux chevaux qui les attendaient.

« Tu vas venir avec moi, et quand j’aurais retrouvé ma femme, je te laisserai retourner à Khand et je veux plus jamais te revoir.» Déclara t-il d’un ton froid en le libérant de ses liens.

Contrairement à leur frère, malgré toute la haine qu’il avait à leur égard, Farshad ne serait pas du genre vengeur au point de chercher à le tuer. Il restait son petit frère et il voulait par ce geste là lui prouver qu’il n’était pas un tyran. Mais il y avait des limites, c’était donnant donnant.

« Passe devant, dépêche-toi on prend le chemin vers l’Est. Si tu tentes de t’échapper je te tue. » Fit-il en lui désignant un cheval pendant qu’il équipait le sien










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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Jeu 6 Juil 2017 - 17:13





Le dernier des vautours

Farshad & Sharbat




Il aurait pu s'attendre à beaucoup de choses, le suderon, lorsqu'il avait décidé de venir enfin à la rencontre de son frère aîné, qu'il avait jadis trahi. Oh, il avait bien compris qu'on ne l'accueillerait pas à bras ouverts, non plus qu'il aurait à son égard la douce intention d'un remerciement quant au souci qu'il se faisait pour le pays auquel il avait, d'une certaine manière, lui aussi tourné le dos. Sharbat avait bien mis de longues semaines avant de se décider à retrouver son aîné, celui en qui finalement, il avait confiance. Pas une confiance d'homme à homme, ça, c'était encore un long chemin qu'il n'avait pas voulu emprunter. Mais une confiance d'homme à roi, de prince à souverain. Il l'avait tant haï dans sa jeunesse, pour des raisons sans doutes aveugles de jalousie, de querelles de frères sommeillant pendant trop longtemps dans le silence absurde d'une famille bien nourrie. Alors elles avaient éclaté, ces querelles, et la famille tout autant. Il avait beaucoup pris sur lui, ça oui, mais faire face à ce qu'il se prenait dans la figure alors que son frère le pensait être un imposteur, c'était sans doute encore difficile pour son cœur empli de rage et de colère.

A vrai dire, elle ne s'était jamais tue, cette folie qui l'avait pris depuis que Sufyan l'avait attiré du mauvais côté de l'histoire ; distinguer le bien du mal n'avait jamais été une tâche aisée, même si désormais il savait où son allégeance devait se faire. De Farshad, il ne connaissait finalement rien sinon que la jalousie qu'il avait cultivée à son égard, et il se rendait compte dans ses propos qu'ils étaient finalement bien plus éloignés qu'il ne l'avait pensé. Il était pourtant son seul espoir, et s’il avait mis trop de temps pour se l'avouer lui-même, Sharbat comprenait ce que cela faisait, d'être rejeté par sa famille à Khand, par son peuple, et maintenant par celui qui portait sur ses épaules le poids d'un héritage immense. Comment pouvait-il seulement prouver qu'il ne venait pas en traitre ?

Le suderon préféra conserver le silence sous les sollicitations parfois violentes de son ainé, et il demeura muet pour le restant de la nuit, assis contre un mur, pieds et poings liés, à regarder filtrer les rayons sélènes par les fenêtre de cette jolie maison. Il ne dormit pas, sans doute parce que trop de choses étaient revenues dans son esprit, à commencer par le visage autrefois si doux de Pashamina, et les joues rebondies de ses deux fils qu'il ne reverrait que dans trop longtemps. La nuit fut longue, difficile tant les souvenirs pouvaient lui serrer la gorge, mais au petit jour, Sharbat entendit son frère se lever et ne posa pas de questions quand il se fit enfin libérer de ses liens.

Il n'avait pas envie de lui parler, déjà parce que ce n'était jamais très bon de se prendre dans la figure qu'on était la honte de son aîné, mais aussi parce qu'il n'avait rien de plus à dire, rien d'autre qu'une demande d'aide qui lui vaudrait sans doute peu de confiance et beaucoup de temps avant de lui être accordée. Il avait pourtant traversé tout le désert pour son aîné, il avait fui, il avait bravé les troupes des soldats ennemis et il avait remonté le pays jusqu'à le trouver lui, des mois plus tard. Le tout sans parler plus de trois mots de la langue locale, et il avait fait tout ça pour lui, et pour leur pays. Alors, il conserva le silence lorsqu'il mit le pied à l'étrier, et pris le chemin que Farshad lui avait indiqué.

Il se contenta de suivre la route pendant de longues minutes, sans rien dire, sans rien faire de plus que de regarder droit devant lui. Que pouvait-il dire à ce frère qui le croyait encore traitre ? « Ils sont plus au sud. » grogna-t-il alors, quand il vit que les directives de son frère les menait surtout à l'est. « Je les ai pistés en arrivant par ici. Il faut changer de route si tu veux les trouver. » Ce n'était pas grand chose, qu'une indication comme une autre, à prendre ou à laisser, mais qui pouvait peut-être lui gagner la confiance d'un frère qu'il ne méritait pas. Il retomba aussi rapidement dans le silence, laissant mourir sa voix avant de savoir si son aîné était d'avis de suivre une autre piste. Sharbat espérait que cette jeune femme ne coûte pas leurs vies ou encore même la volonté de Farshad de reprendre le royaume, mais seul l'avenir le lui dirait..

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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Sam 29 Juil 2017 - 20:48


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Sharbat & Farshad


Enfin le jour s’était levé et Farshad se jurait de retrouver Elwel avant le couché du soleil. Il ne pouvait pas la laisser entre les mains des haradrims plus longtemps, il ne le supporterait pas. A dos de sa monture, Farshad avait entendu la voix de Sharbat s’élever dans un murmure grinçant qui fit grimacer l’ainé. Il préconisait le sud plutôt que l’est, déclarant les avoir pisté mais pour Farshad ce n’était rien que du poison ce qui sortait de sa bouche de traitre. Devait-il lui faire confiance ou l’emmenait-il droit dans un piège ? Il aurait tendance à ne pas le croire mais au moins si c’était un piège il y avait de grandes chances qu’Elwel y soit. Le suderon observa son cadet, un regard noir et méfiant puis lui fit signe d’avancer, dans la direction du sud donc.

Farshad descendit avec empressement de son cheval pour aller toucher les cendres encore chaudes du feu de camp. Il y avait eu un groupe ici, et par n’importe lequel car il  y avait des reste de pain de sable par terre avec des épices qu’il connaissait bien puisqu’elles étaient très utilisées dans le harad. Des haradrims donc et sans doute ceux qui avaient enlevé sa femme. Le cœur cognant contre la poitrine, il observa toutes les traces jusqu’à en trouver une plus large, un peu plus isolée tout contre un arbre. Ils avaient dû ligoter Elwel ici. Farshad se baissa, posant sa main sur la terre poussiéreuse et serra les quelques herbes qu’il y avait sous ses doigts. Il les arracha dans un geste de rage, ils les avaient loupés bien sûr et il ne s’était pas attendu à les croiser en fait. Il avait une piste c’était ce qu’il était venu chercher mais ce qui le mettait en colère c’était savoir que sa femme était en mauvaise posture. Elle devait avoir peur, elle devait se poser des questions, alors qu’il n’avait même pas eu l’occasion de lui avouer ce qu’il était et pourquoi cela leur avait posé des problèmes. Il regrettait amèrement de ne pas avoir été en mesure de mieux la protéger, lui qui avait promis devant les valars de toujours être là pour sa sécurité. Il allait remuer ciel et terre pour la retrouver jusqu’à ce qu’elle soit enfin entre ses bras. Le roi déchu déglutit et s’empressa de remonter sur son cheval, ordonnant à son frère d’avancer sur ce même chemin alors qu’il y avait des traces au sol de leurs chevaux.

Il ne parlait toujours pas, concentré sur le chemin et de toute façon il n’avait rien à dire à son frère. Le plus important pour lui à ce moment là était retrouver sa femme, alors il suivait les traces.  Puis leur chemin les mena dans une clairière, Farshad tourna un moment sur son cheval, affolé en découvrant qu’il y avait plusieurs traces sur plusieurs chemins. Un convoi était passé et avait effacé les traces des haradrims. Ce n’était pas possible, pourquoi lui ? Pourquoi eux ? Farshad descendit de son cheval, le laissant aller manger et s’abreuver à sa guise. Mais la rage et la colère qu’il éprouvait de nouveau le poussa à se montrer violent. Le suderon se dirigea vers son frère, l’attrapant par le bras pour le forcer à descendre de son cheval et de nouveau le menaça d’un couteau sous la gorge.

« Ils sont où tes amis ?? Ils sont cachés où ?? Je suis là, qu’ils viennent se battre avec moi s’ils veulent ma mort !!! Dis leur de venir !! Tout de suite !! » Hurla t-il toujours dans leur langue natale.












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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Lun 14 Aoû 2017 - 0:18





Le dernier des vautours

Farshad & Sharbat




Est-ce qu'il avait espéré convaincre son frère avec ces seules paroles ? Non, certainement pas.. Mais, l'un dans l'autre.. S'il y arrivait, cela leur éviterait une bonne perte de temps, un détour inutile, et qui plus est, leur couterait probablement la survie de la jeune femme que son aîné voulait sauver. Sharbat savait bien qu'il ne prendrait pas ses paroles pour un gage de confiance, parce qu'il subsistait toujours entre eux les résidus de conflits familiaux de longue date, et encore aujourd'hui, une trahison qui ne serait pas si facile à pardonner. Bien sûr, Sharbat ne s'était pas attendu à ce que son frère ne l'accueille à bras ouverts et peut-être que.. Peut-être qu'au final, il avait plutôt mal choisi le moment de son intervention.

Toujours était-il qu'ils poursuivirent leur chemin en direction du sud, et Sharbat n'en fit pas la remarque, mais il affichait un fin sourire, pas peu fier d'avoir réussi à ce que son frère ne suive ses indications. Le trajet leur prit beaucoup de temps ; non seulement parce que le chemin était difficilement praticable pour les chevaux, mais aussi parce que les deux hommes étaient bien loin de connaître la région, ce qui, forcément, leur portait préjudice. Finalement, au bout de trop longues heures de marche à dos de montures éreintées, les deux hommes débouchèrent dans une clairière, ou vraisemblablement les traces des haradrims se confondaient avec celles d'un convoi de marchands qui avait du emprunter un autre chemin pour arriver jusqu'ici. Sharbat se retint de lâcher un « je te l'avais bien dit » quand ils découvrirent les traces laissées là par les leurs, et conserva le même silence qui l'avait habité pendant tout le trajet.

Il n'avait rien de spécial à dire, ça non. Parce que ce frère-là, lui non plus il ne lui vouait aucune confiance, et pourtant, il lui avait bel et bien donné les indications qu'il connaissait. Sharbat observa les différents chemins qui semblaient se croiser à cet endroit là, devinant sans doute lequel les haradrims avaient pris au vu des endroits où il les avait déjà repérés à son arrivée. Il se garda cependant de le dire, et bien vite, Farshad sut le trouver pour le tirer par le bras et le forcer à descendre de sa monture, avant de venir loger une nouvelle lame sous sa jugulaire. Le jeune suderon déglutit, laissant échapper un petit rire d'entre ses lippes de vipère.

Oh, pour sa part, il n'en savait pas grand chose de certain ; ces gens-là étaient bien loin d'être ses amis, et pour le coup, c'était même tout l'inverse. Sharbat laissa planer le doute un instant ; de toute manière, il avait toujours plus d'informations que son aîné, alors si ce dernier était un minimum intelligent, il ne prendrait pas le risque de le saigner à vif pour perdre de précieuses indications. « Tu ne me fais pas peur. » grogna-t-il sous la lame, son regard trop clair sondant les traits de son aîné. « Si tu me tues, ici, tout de suite, tu auras bien moins de chances de retrouver ta promise. Et ça, je sais bien que tu ne laisseras rien au hasard pour la récupérer. »

Finalement, le jeune homme se dégagea de son emprise d'un coup de bras, s'éloignant un peu ; si son frère était intelligent et qu'il voulait ces informations, il ne prendrait pas la peine de venir le remettre en joue. Sharbat se frotta la barbe scrutant l'orée du bois de ses petits yeux cernés de kajal. « Ce sont autant mes amis qu'ils ne sont les tiens ! » ne manqua-t-il pas de lui rappeler. « Je suis un fugitif, tout comme toi ! Cesse donc de prendre tes grands airs, tu n'es pas un roi ici ! Tu n'es pas un roi, ni un prince ! » Sa voix retomba dans le silence habituel qu'il ne connaissait que trop bien en compagnie de son aîné, et la rage au ventre de tous ces non-dits depuis des années, il reprit. « Dans tous les cas, je ne sais pas plus que toi par où ils sont partis. J'avais leur trace jusqu'à arriver ici, mais je pense qu'ils vont à présent vers l'est. Quoi qu'il en soit, il se fait tard, nous devrions nous reposer. Les chevaux n'iront jamais bien loin si on ne les ménage pas. »

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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Dim 3 Sep 2017 - 20:16


Le dernier des vautours

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Sharbat & Farshad


Il n’était ni roi ni prince, mais la faut a qui hein ? La faute à ce rat et son frère. Farshad s’était laissé emporter sous la violence des sentiments d’effroi qui l’avaient parcouru. Il avait perdu la trace d’Elwel et il ne pouvait pas se le pardonner, il ne pouvait pas leur pardonner. Sharbat étant le seul sur place, c’est lui qui avait épongé sa colère, mais ce n’était pas suffisant. Son jeune frère s’était débarrassé de son emprise, faisant preuve d’autant d’autorité pour freiner les ardeurs de son frère. Mais tout ce qui passait sa bouche était un véritable poison, une insulte à leur famille.

« C’est à cause de toi si on en est là !! » Hurla Farshad.

Sa voix résonna dans la clairière, effrayant quelques oiseaux qui s’envolèrent de leurs nids et le roi déchu bouscula son frère en passant à côté de lui pour aller s’enfoncer dans l’obscurité et chercher du bois. Il en profitait pour s’isoler un moment, sentant la rage tellement remonter qu’il ne savait pas s’il était capable de pleinement se contrôler. Il n’était plus la même personne depuis qu’on l’avait chassé de Khand, toutes les valeurs que lui avaient inculquées son père semblaient être un lointain souvenir désormais qu’il vivait comme un marginal, un voleur. Il avait connu tellement de misères, et durant tout ce temps il avait rejeté la faute sur ses frères que l’avoir là en face de lui, ce vaurien, c’était frustrant de ne rien pouvoir faire. C’était un puissant désir de vengeance, comme si le tuer allait mettre un terme à tous ses maux et rompre le malheur qui s’était abattu sur lui. Mais Sharbat avait raison, s’en prendre à lui ne lui ramènerait pas Elwel et il devait prendre son mal en patience en coopérant avec lui jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose.

Farshad ne lui faisait toujours pas confiance, il avait l’impression qu’une embuscade allait le saisir, mais au moins il se rapprocherait de l’amour de sa vie. Le suderon ramassa quelques bois et quelques brindilles pour en faire un feu, ses pensées étaient tournées vers le doux visage de sa femme qu’il rêvait de revoir. Puis il refit son apparition dans la clairière, ignorant tout bonnement son cadet pour installer le feu de camp avant d’entreprendre d’allumer le feu. Et il resta là, assis devant les flammes, noyé dans ses pensées, prisonnier de ses craintes et le regard noir de colère. Il ne voulait ni manger ni dormir, il savait que ce n’était pas intelligent et qu’il devait garder de l’énergie au moment où il sortirait Elwel des griffes de ces salopards, mais le nœud dans sa gorge était si serré que rien n’aurait pu passer. Ça le rendait malade, ivre de haine, s’en prendre à elle était la pire chose qu’on pouvait lui faire.

Dans sa demi-conscience, il la voyait blessée, les yeux humides de larmes, le teint blême, il voulait la tenir dans ses bras, la serrer et lui demander pardon. L’idée qu’il ne puisse plus la voir le hantait, il priait les valars pour avoir un jour la chance de lui expliquer pourquoi est ce qu’on s’en était prit injustement à elle. Il n’imaginait pas toutes les horreurs qu’ils auraient pu lui dire sur lui : Farshad est l’ennemi de Khand, c’est un usurpateur, une menace pour tout un peuple. Est-ce qu’elle y croirait ? Est-ce qu’elle lui en voudrait en ayant l’impression d’avoir été trahie ? Farshad serra les dents, ajustant sa cape sur ses épaules pour s’enrouler dedans et se protéger un peu plus du froid. Son cheval faisait sa vie, comme toujours, mais ayant sans doute senti qu’il se tramait quelque chose d’anormal, il revint vers son maitre, collant ses naseaux contre son épaule comme s’il avait envie de le bousculer. Cela le ramena à la réalité, le suderon passa sa main sur sa tête dans une caresse affectueuse. Heureusement qu’il était là lui.

« Vous aviez eu ce que vous voulez, vous m’avez banni de Khand, vous étiez les maitres. Pourquoi vous cherchez encore à me nuire ? Vous craigniez que je revienne ? Moi seul contre tout une armée d’Haradrims ? C’est de la folie. »

Pourquoi est ce que Sufyan voyait Farshad comme le seul héritier alors que cela faisait déjà plusieurs mois qu’il régnait ? Etait-ce par orgueil ou parce qu’il a des choses à se reprocher ? Farshad avait ouï dire que certains gens du peuple avait réclamé la destitution de Sufyan et réclamaient le roi légitime, ces derniers avaient été exécutés en place publique. Peut être qu’en apportant la tête de Farshad il prouverait au peuple qu’il n’avait pas l’étoffe d’un roi.













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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Dim 22 Oct 2017 - 1:20





Le dernier des vautours

Farshad & Sharbat




A cause de lui s'ils en étaient là ? Oh, Sharbat avait beau reconnaître sa part des tords, il savait également que ce n'était pas sa seule faute s'ils en étaient rendus là présentement. D'abord parce que l’on ne pouvait pas devoir la déchéance d'un royaume par la faute d'un seul homme, mais également parce qu'il avait l'impression que Farshad ne savait pas reconnaître ses erreurs, car il pouvait bien en dire, mais il était lui aussi une partie de cette déchéance, et il était lui aussi ce qui avait conduit le royaume à sa perte. N'en déplaise à l'intéressé, Sharbat se contenta de le dévisager amèrement, sans toutefois ouvrir sa bouche de vipère. Il en aurait eu, des choses à lui dire, des façons de lui exposer le problème pour le pousser à voir qu'il était lui aussi part de cet engrenage qui avait poussé Khand à se retrouver entre les mains d'un tyran. Cependant, il n'avait aucunement l'envie de voir une nouvelle fois son frère aîné s'entêter et le rabaisser, alors il préféra garder le silence.

C'était étonnant de la part du suderon, de se voir encore une fois tu au prix des caprices de ses aînés. Il avait détesté Farshad depuis son enfance, et pourtant aujourd'hui il voyait en lui une rage qu'il aurait préféré connaître jadis, une rage qui aurait pu le tirer lui aussi de cette spirale infernale dans laquelle Sufyan l'avait poussé à son tour. Sharbat n'était rien de bien signifiant, pour sa famille : troisième fils, il ne serait jamais roi malgré ses ambitions, et il ne serait jamais l'homme anonyme et innocent malgré ses volontés : à quoi bon jouer dans la cour des grands quand elle ne peut totalement vous accepter ?

L'homme se laissa alors choir dans l'herbe haute, alors que Farshad disparaissait à l'horizon. Il rumina pendant un moment ce qui, encore une fois, lui donnait envie de fratricide. Son frère se prenait-il pour meilleur que tous ? Il prêchait la bonne parole à qui voulait l'entendre, donnait la faute sur ses cadets sans toutefois les avoir écartés de l'ombre dans laquelle ils avaient sombré. Farshad n'était sans doute pas mieux, au final : avait-il seulement essayé de sauver son trône, quand ce dernier s'était vu menacé ? Avait-il seulement eut la force de se battre contre ses rivaux ? S’il n'en avait pas été capable lors, était-il vraiment méritant d'être un roi, d'être un souverain ?

Sharbat réfléchissait encore une fois à toutes ces interrogations qui le faisaient douter, mais qui remettaient en question bien des choses depuis un moment déjà. Lui-même ne prétendait plus à un tel titre d'honneur, mais aspirait seulement à être quelqu'un de meilleur, quelqu'un de bon. Il n'avait pas seulement laissé des plumes dans cette bataille, il avait laissé une part énorme de sa vie qui lui manquait terriblement aujourd'hui. Il aurait eut envie de le hurler sur Farshad, de lui montrer qu'il avait souffert également par la faute de Sufyan, par sa faute à lui aussi. Sharbat avait perdu beaucoup, mais il avait toujours le menton haut, et parfois il espérait autant des autres mais ce n'était malheureusement pas ce qui se produisait. Farshad ne tarda pas à revenir, et une nouvelle fois, il commença à s'en prendre à son cadet de façon hargneuse et peu conciliante. Sharbat sentit sa patience en arriver à ses limites, et finalement, le besoin et l'envie de lâcher prise se fit plus fort que jamais. Il avait envie de hurler, de beugler après son frère qu'il avait tout autant souffert, qu'il n'était pas plus coupable dans cette histoire pour le simple et bon prétexte que Sufyan avait usé de lui et de ses parts de faiblesses pour lui faire miroiter un bon avenir. Il leva les yeux vers son aîné, le regard fou de colère et la mâchoire serrée sans que cela ne transparaisse dans son attitude générale qui était simplement tendue.

« Tu vas sérieusement arrêter de me foutre dans le même sac que ces crétins, d'accord ? Si je voulais te tuer, crois-moi que ta tête serait déjà sur une pique à l'une des entrées de la ville. Je suis plus habile que ça et si je te voulais mort, bien m'en fasse que j'aurais assuré mes arrières, à l'inverse de notre frère. Maintenant si tu veux mettre ta rancœur de côté, ce serait des plus agréables parce que crois-moi ou non, mais j'ai mieux à foutre si t'es pas capable de te calmer pour écouter ce que j'ai à te dire. Je suis pas là pour t'emmerder, ni même pour faire plaisir à Sufyan parce que si lui aussi je pouvais lui arracher les yeux pour les lui faire bouffer, je le ferai. Simplement, je n'ai plus d'autre échappatoire que d’essayer de te retrouver, parce que même si ça me bouffe de l'intérieur après la façon dont tu as toujours été avec moi et la façon dont tu agis maintenant, même si ça me tue de devoir l'admettre parce que j'ai foutrement pas envie de tout ça, même si ça me ronge, si ça me blesse à cause de tout ce passé que parfois j'aimerais mettre derrière nous, aujourd'hui, j'ai besoin de toi. »

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MessageSujet: Re: Le dernier des vautours (Farshad & Sharbat)   Jeu 26 Oct 2017 - 15:41


Le dernier des vautours

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Sharbat & Farshad






Il était difficile pour eux de se comprendre et Farshad réalisait tristement qu'il ne connaissait pas son petit frère. Encore une fois son petit frère le surprenait avec ses déclarations, persistant sur le fait qu'il n'était pas son ennemi et qu'il était juste venu chercher son aide. Le suderon détacha son regard de son jeune frère, il aurait voulu le croire sur parole et lui faire confiance mais d'expérience il n'arrivait pas à faire confiance à quelqu'un. Il y avait bien qu'Elwel qui avait su faire la différence et qu'on lui ait arraché sa femme le submergeait dans une colère aveugle. Qu'importe qui était en face de lui, il en prenait pour son grade voila tout. Sharbat résidait dans ses mémoires les plus sombres et s'il désirait changer la donne entre eux, il avait besoin de temps pour oublier qu'il n'avait rien fait ce jour là alors qu'il aurait dû mourir à table devant sa famille et ses convives.

« Je vais pas te faire confiance sur parole Sharbat. Je vois pas pourquoi tu as besoin de moi, tu es un homme je suis pas là pour remplacer père et te faire une tape sur l'épaule et te dire que tout va bien. Tu comprendras que ton apparition soudaine après l'enlèvement de ma femme ne peut pas me convaincre que t'es là de manière innocente. »

Les mots sortaient, douloureux, tout ce qu'il voulait c'était récupérer son épouse et lui demander pardon. Mais tant qu'il avait pas de nouvelles d'elle il s'imaginait le pire. Ces haradrims n'avaient pas intérêt à poser leurs sales pattes sur elle. Il soupira longuement et leva ses yeux sombres de nouveau sur son cadet. S'il partait du principe qu'il lui disait la vérité, alors il s'était lui aussi fait avoir par Sufyan, au moins ils avaient leur naïveté en commun. En revanche quand il avait mentionné son comportement envers lui, Farshad ne comprenait pas où il voulait en venir car de toute façon ils ne s'étaient que très peu croisés et n'avaient jamais rien réellement partagé avec tout ce que leur père lui avait mis sur le dos. Alors il ne voyait pas où et quand il lui avait causé du tort. Le moment était peut être venu de s'expliquer pour comprendre ce qu'il s'était passé ce soir là pour qu'il en vienne à supporter Sufyan dans le projet de le tuer.

« Qu'est ce que je t'ai fait Sharbat ? Est ce que j'ai essayé de te tuer ? De t'empoisonner le jour le plus important de ta vie ? Qu'as tu as me reprocher? Je suis curieux... Qu'attends-tu de moi pour me faire pardonner du mal que j'ai pu te faire? »

Un rictus ironique avait passé ses lèvres, non vraiment il ne voyait pas ce qu'il avait bien pu lui faire pour qu'il lui en veuille autant et il se demandait ce qu'il allait bien pouvoir lui sortir. Farshad faisait quelque peu preuve d'orgueil et il en avait conscience que le plus intelligent n'aurait pas été de prendre ce ton ironique. En temps normal il n'était pas comme ça, mais savoir qu'on lui avait enlevé Elwel et le voir ainsi débarquer au même moment ne pouvait pas le laisser calme et Sharbat le comprendrait certainement s'il disait la vérité. En attendant la tension était palpable entre les deux frères, il avait bien entendu ses remarques quand à la souffrance du peuple mais cela ne l'aidait pas à comprendre les raisons de sa venue jusqu'à lui.









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