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MessageSujet: Caught in your own head.   Mar 30 Jan 2018 - 19:52

Je regardais le mur en face de moi. Il était blanc, il était apaisant. C’était étrange … et agréable en même temps … J’étais seule. Perdue au milieu d’un océan de coussins que je commençais à bien connaître. J’étais dans la demeure du seigneur Elrond depuis quelques temps. Je dormais contre lui la nuit, il me rassurait, j’aimais dormir dans ses bras. Malgré tout j’avais essayé parfois de me sauver la nuit. Mais à chaque fois que je tentais de me glisser hors de ses bras il s’agitait dans son sommeil si bien que je n’osais plus faire un mouvement de peur de le réveiller. Mais depuis que je dormais près de lui j’avais un tout petit peu moins de cauchemars. C’était quelque part déjà ça. Dans la journée … Cela dépendait. Je pouvais passer des journée assise sans rien dire ou sans rien faire à regarder simplement devant moi, comme je pouvais essayer de trouver une cachette loin de tout pour qu’on m’y oublie, mais peine perdue, il me trouvait et me sortait de là à chaque fois. Mais je pouvais aussi bien lire que sculpter des choses. Il avait déjà sa petite statuette à son effigie. Du moins tel que moi je le voyais avec le nom que je lui avais donné sur le socle. Menel … Il avait réussis deux exploits : m’arracher quelques mots et ensuite que je lui donne l’autorisation de voir les quelques visions que je voulais bien lui montrer. En évitant avec soin celle parlant de Saruman. Dés qu’il était là, je le chassais de mes pensées. Peur et Douleur restaient bien souvent cachées.

J’étais allongée, derrière une montagne de coussin, je m’étais fait aujourd’hui un rempart de coussin pour échapper aux regards de tout le monde, comme d’habitude j’avais envie de dormir pour toujours. Même si je recommençai parfois à manger un peu, je voulais toujours fermer les yeux et oublier … J’eus brièvement une pensée pour ma mère qui avait dû retourner avec mon père dans le rang des gardes. Je clignai des yeux lentement, j’avais sommeil. Je fermai un peu trop longtemps les yeux et le sommeil planta ses griffes dans mon esprit. Mais cette fois ce ne fut pas des visions agréables …

Je clignais des yeux incapable de comprendre ce qu’il se passait. Je voyais des éclats de foudre, les flammes, je ressentais peur et douleur, je vis mon père main tendue bouche ouverte comme-ci il criait, brièvement les cheveux bouclés de ma mère et son armure de garde … Une montagne crachant du feu … Une terre aride … Je clignais des yeux. Je n’avais pas bougé, j’étais à venue dans la poussière, il faisait incroyablement chaud et des créatures dont j’avais appris le nom, les orcs, semblaient visiblement s’amuser avec … un humain ou un elfe … J’écarquillais les yeux et portais les mains à ma ceinture. Je n’avais pas d’arme. Où étais-je ? Je plaquais mes mains sur ma bouche pour étouffer un cris et retenir mes larmes. Je me remis debout avec difficulté en ravalant tout pour ne faire aucun bruit. Où étais-je ? Un des orc me remarqua et déclara quelque chose, mais son langage me blessa les oreilles et je tournais les talons pour fuir aussi vite que je pouvais vers les montagnes. Là bas ! Il y avait des grottes ! Je devais bien pouvoir me cacher non ? Rien n’est plus rapide qu’une enfant voulant fuir. Mais c’était parce qu’il était seul que je pouvais me sauver. S’ils étaient plusieurs j’étais morte. Où étais-je ? C’était donc vrai ce que m’avais dis Saruman ? Je ne savais plus … Tout était si réel ? Je retiens un sanglot et piquai un sprint.
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Lord of Imladris ♦️ Peredhel
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— ORIGINAIRE DE : Beleriand, mais peu sont ceux qui se souviennent. À ce jour, il règne sur Imladris, son lieu de résidence
— ÂGE DU PERSO : 6440 années à fouler cette terre
— RANG SOCIAL : Seigneur d'Imladris
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guérisseur, il est le meilleur que l'on puisse trouver en Terre du Milieu
— ARMES DU PERSO : Hadhafang, mais il sait aussi bien manier l'arc que l'épée.
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— VOYAGE AVEC : Il ne voyage généralement pas, mais lorsque s'est le cas, il peut très bien le faire seul
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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Lun 12 Fév 2018 - 3:00

Caught in your own head
She'd trade her blade for love But she's caught in the crossfire And she keeps waking up But it's not to the sound of birds The tyranny, the violent streets Deprived of all that we're blessed with And we can't get enough, no

Voilà un moment déjà que Niphredil vivait dans le cœur de sa demeure, silhouette discrète et silencieuse, dont il fallait véritablement porter attention pour réaliser la présence. Elle s’imposait peu, ne dérangeait pas et il arrivait souvent qu’Elrond se mette à parcourir les pièces et les couloirs à la recherche de la nouvelle cachette qu’elle s’était confectionnée, finissant toujours pas la trouver camoufler quelque part sous les couvertures, les coussins ou entre deux bibliothèques. Il n’y avait nul endroit où elle pouvait se terrer dans sa maison où il n’aurait su la trouver, bien que les lieux soient vastes. Le semi-elfe connaissait trop bien chaque recoin de son chez soi qu’il avait arpenté depuis des millénaires pour que quiconque puisse le battre à ce jeu. Mais il devait avouer que l’enfant était plutôt douée pour trouver les cachettes les plus inusitées. Il n’enlevait rien à son ingéniosité pour se camoufler des yeux du monde et trouver la tranquillité l’espace de quelques heures durant lesquelles le Seigneur d’Imladris était occupé à des tâches importantes. La nuit, il la faisait dormir avec lui. L’Eldar avait réalisé que ses cauchemars étaient moindres lorsqu’il accompagnait ses nuits. À quelques reprises, elle avait tenté de s’esquiver en douce, mais l’elfe millénaire qui ne dormait pas vraiment, mais méditait, faisait mine de bouger dans son sommeil pour la dissuader de partir. Niphredil avait fini par abandonner l’idée de fuir, sans doute par peur de le réveiller, même s’il l’était déjà.

Voilà d’ailleurs que c’était un autre des moments où il la cherchait, dans les dédales des pièces et des couloirs. Depuis quelques minutes, son regard parcourait les recoins habituels à la recherche de la tête rousse si typique de l’enfant. Parcourant sa demeure d’un pas posé, le soir touchait à sa fin et il désirait savoir si l’elfling désirait manger quelque chose. Même si elle n’avait que peu grignoté, il parvenait à faire en sorte qu’elle se nourrisse un minimum. Ce fut d’ailleurs dans sa bibliothèque qu’il finit par trouver un amoncellement de coussins et des mèches rousses qui signifièrent la présence de Niphredil juste en dessous. « Niphredil… » appela alors Elrond pour capter son attention, mais il n’obtenue pas de réponse de sa part. Non pas qu’elle lui parlait habituellement, mais il avait droit à quelques froissements de coussins ou un œil intrigué. Mais la rien… Peut-être dormait-elle ? Le semi-elfe se risqua à écarter quelques coussins délicatement pour découvrir le visage endormie de l’enfant. Néanmoins, les traits froncés de ses sourcils et de ses paupières lui indiquèrent qu’elle n’était pas dans un doux rêve. Des cauchemars semblaient l’assaillir. Mais par n’importe quel cauchemar. Son esprit semblait à nouveau pris au cœur de ses visions. « Niphredil ! » Il parla un peu plus fort, passant une main sur son visage, mais elle ne se réveilla point. Elrond fronça des sourcils et l’extirpa de sous les coussins, la prenant dans ses bras pour la transporter vers un banc où la déposa délicatement.

Durant sa manœuvre, elle ne se réveilla pas davantage, son esprit comme absorbé par ce qui l’assaillait. L’Eldar posa alors ses doigts sur le front de l’enfant, fermant doucement les yeux. Son esprit tenta de s’ouvrir à celui de l’elfling pour l’extirper de sa torpeur, mais il eut l’intime sentiment que cette manœuvre lui demanderait plus de finesse qu’il en était habituellement capable, qu’elle était bien plus loin dans les tourments de son être et de ses visions qu’à l’habitude. Il aurait pu forcer l’ouverture et le passage, mais à quel prix ? Rouvrant les yeux, Elrond soupira, pensif. Elle était visiblement coincée dans son propre corps, dans sa propre tête, victime de ses propres visions. Se redressant, le Seigneur d’Imadris se mit à faire les cent pas dans son bureau, réfléchissant à son approche et aux avenues qui s’offraient à lui. Il dut se rendre à l’évidence qu’il aurait besoin d’une aide extérieure. S’immobilisant dans son sillage, son regard se posa sur le ciel coloré, le soleil s’éclipsant dans l’horizon. Ses pas posés le menèrent sur son balcon, le vent s’engouffrant dans sa chevelure sombre. Il posa ses mains sur la rambarde et ses yeux scrutèrent un lieu qui n’était point devant lui. En un battement de cil, son esprit était ailleurs, à la recherche d’un vieil ami passible de pouvoir être cet aide qu’il recherchait. Lorsque ses pensées rencontrèrent celles de Saruman, Elrond ne perdit pas de temps supplémentaire pour délivrer son message. « J’ai besoin de votre aide… Je vous pris, venez à Imladris… » Il ne fut pas particulièrement détaillé dans sa demande, mais n’étant point de ceux à requérir l’aide d’autrui pour de petites mesures, le semi-elfe avait la certitude que le Mage Blanc ne lui refuserait pas sa demande. Il n’avait plus qu’à espérer qu’il n’était pas trop loin de sa contrée…



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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Mer 14 Fév 2018 - 18:33

Caught in your own head

Δ Niphredil & Elrond

Les mots. Portés par de l’encre, par des voix ou par nos pensées les plus intimes, ce sont de curieux  acteurs jouant dans l’ombre des sociétés, ondulant entre Hommes, Elfes, et Nains. Ils peuvent faire brûler la haine et fleurir l’amour, guérir les coeurs blessés et blesser les coeurs guéris, convaincre comme intimider. Les mots sont une arme versatile, efficace. Acérée.
Ce sont les mots qui transmettent les pensées, qu’ils courent de bouche à oreille ou sur un parchemin. Ce sont des guerriers assidus, des guérisseurs efficaces, des diplomates hors-pairs, et des messagers sans égal. Les mots sont la roche dans laquelle sont taillés les ponts qui unissent les gens : et, lors de rares occasions, les mots peuvent franchir l’espace entre deux êtres, sans passer par une voix, ou un papier. Simplement, parce qu’ils existent dans l’esprit de l’un, ils sont visibles par l’esprit de l’autre.

Saruman pencha la tête. Des mots, encore plus de mots. Portés par une voix familière, à travers la distance, traversant vallées, forêts, montagnes pour se déposer dans le creux de son oreille. Un appel à l’aide, franchissant les négligeables barrières du monde physique pour frapper directement à la porte de son esprit.

Le magicien était occupé dans son armurerie, tenant ce qui ressemblait à une arbalète dans ses mains. Au moment où la voix d’Elrond lui parvint, le magicien s’était penché sur un plastron d’armure, enfilé sur un mannequin : à l’aide d’une paire de lunette étranges, il observait les impacts causés par l’arme, passant ses doigts sur la surface métallique. L’appel télépathique le fit se redresser.

Le magicien posa l’arbalète et sa paire de lunettes sur une petite table de bois. Traversant la pièce, il attrapa son bâton, posé contre le mur d’en face : au mouvement dans la lumière du jour, la pierre de son sceptre sembla parcourue d’une étincelle.

*Elrond.*

Un appel à l'aide du Seigneur d'Imladris. Voilà qui était assez surprenant. C'était le genre d'événement qui accaparait toute l'attention de l'Istar en quelques mots. Elrond n'était pas elfe à avoir besoin d'aide. Quoique. Saruman eut un rictus légèrement ironique, puis après un court instant de réflexion traversa à nouveau la pièce, poussa une petite porte et descendit une volée de marches.

*Je suis actuellement à Orthanc. Entreprendre un voyage à Imladris serait possible, mais ne serait pas une action des plus rapides.*

Poussant une porte, le magicien déboucha dans son bureau. Il marqua un temps d'arrêt, comme en plein choix. Puis passa une autre porte, un couloir, entra dans un salon. Les meubles étaient ouvragés, en bois sombres; des tableaux ornaient les murs, une carafe de cristal étaient posées sur une buffet, dans lequel s'alignaient des bouteilles colorées.
Dans la cheminée de pierre brûlait un petit feu. Le magicien s’assit dans un haut siège de cuir, son bâton au travers de ses genoux.

*Mais peut-être puis-je vous porter assistance depuis ma tour ?*

Son regard dériva lentement vers les flammes. Les lueurs de la pièce scintillèrent dans la pierre de son bâton, comme des danseuses de lumières, déformées par la forme sphérique de la prison de leur reflet : elles s’agitaient, tremblaient, ondulait à la surface laiteuse. Les ombres frémirent, le feu trembla.
Puis Saruman fut ailleurs.

Pendant un court instant, sa conscience flotta, comme séparée en une infinité de morceau répandus aux quatre vents, soufflée par une brise invisible. Elle erra, le long du chemin tracé par le message d’Elrond. Et soudain, repris consistance.
Si le lien qui unissait leurs esprits avaient été un pont, la conscience de Saruman se serait tenue à son extrême limite, sans pour autant avoir quitté la construction.
Entièrement présent dans le lien télépathique, plus vraiment dans son corps, mais pas non plus dans celui d’Elrond. Quelque part entre les deux.

A Imladris, la présence du magicien blanc se fit plus forte, comme si il était présent dans la pièce. Invisible, inaudible, mais présent. Comme un spectre, debout aux côtés du Seigneur Elfe, mais ne pouvant communiquer que par une voix dans son esprit. Saruman, prenant lentement conscience de son environnement via les sens d’Elrond, se concentra sur son « hôte ».

*Quel est le problème ?*

Codage par Libella sur Graphiorum
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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Mer 14 Fév 2018 - 19:45

Mais c’était quoi cet endroit ? Où étais-je ? Où était mon père ? Ma mère ? Elrond ? Elenna ? Elinà ? Erydrin. Il n’y avait personne. En essayant de fuir les orcs, j’étais passé de la terre brûlée à un espèce de marécage aux eaux noires, boueuse et malodorantes. Et en guise d’orc une bête énorme, aux cornes de cerfs à la mâchoire proéminente comme celle d’un dragon, et un corps difforme couvert d’un cuir épais, qui semblait mourir d’envie de me manger en guise de petit déjeuner. Et je courais à en cracher mes poumons, les vapeur s’élevant de l’eau me brûlait la gorge et me faisait pleurer. Ou alors je pleurais de base mais je n’en n’étais pas sûre.

Un trous dans l’eau me fit trébucher et je m’étalais de tout mon long dans l’eau. Je sentis sur ma langue le goût de l’eau et un haut-le-cœur ne secoua. Je me remis sur pieds aussi vite que possible pour reprendre ma course, la bestiole me suivait. Je sentis brusquement une chose visqueuse s’enrouler autour de ma cheville et je poussai un hurlement en me sentant soulever dans les airs. Mais cette chose avait une langue capable de faire ça ?! L’endroit où sa salive était me brûlait avec force. Je poussais un hurlement de détresse

« Ada ! Ada ! Emel ! Emel ! Elrond ! Menel ! »

Je ne savais même plus qui j’appelais, Elrond ou Menel étant la même personne. La bête sembla se moquer de moi et je poussais un nouveau hurlement en me tortillant dans tout les sens et en donnant des coups de pieds. Pourquoi ils ne venaient pas ?! Pourquoi personne ne venaient m’aider. Je ne sais pas réellement ce qu’il se passas mais la bestiole me lâcha. Je retombais sur le dos, dans l’eau et l’air jaillit de mes poumons. Je remontais à toute vitesse et remontais sur la berge sans attendre ou même jeter un œil à ce qu’il y avait derrière moi. Ma cheville me faisait un mal de chien, j’étais trempée et j’avais le goût de l’eau dans la bouche.

Mon pantalon se déchira, tout comme ma peau, contre une pierre tranchante lorsque je roulais en bas d’une pente. Je poussais un gémissement et tendis les doigts pour écarter le tissu, je saignais. Le sol trembla. Je levais la tête et le regrettais immédiatement. Un espèce de félin, énorme, à la tête insectoïde, recouvert d’une fourrure épaisse … où visiblement … des personnes étaient entrain d’être digéré … Et sur le torse, juste sous la tête, le buste d’une femme, aux cheveux noirs, pleurant du sang semblait chanter. Eru … Qu’est ce que c’était que ça ?! Même dans mes pires cauchemars je n’avais jamais vu ça !  Je me mis à reculer à toute vitesse, profitant de l’orc entrain de se faire dévorer par la tête qui semblait se faire plaisir. Je me redressais. Non ! Non ! Non ! Je levais les yeux, visiblement même les cieux n’étaient pas sûr. Où allais-je trouver un endroit sûr ! Je tournais le regard vers l’Est. Par là ? Peut-être ! Sans réfléchir, je me remis à courir en suppliant pour que quelqu’un vienne m’aider. Je ne savais même pas où j’allais. Je bondis sur le côté pour éviter les serres d’une bête qui était un mélange géant de rat, d’araignée et de corbeaux. Je m’arrêtais un instant, à l’abri de rocher pour vomir tout ce que je savais. Je n’osais pas regarder mes jambes. Passant un regard derrière le rocher je vérifiais la vie autour de moi avant de me mettre à grimper, à quatre pattes entre les rochers, pour atteindre un abris. Je voulais ma maman …
Ada : père, Emel : mère
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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Lun 19 Fév 2018 - 16:43

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La distance n’était qu’une notion vague lorsqu’on était capable de la traverser en quelques fractions de secondes, de faire voyager son esprit, sa conscience, bien au-delà d’où pouvait porter le regard. Debout sur le balcon, les mains plaquées contre la rambarde, loin était l’esprit du Seigneur Elrond, à plusieurs lieux d’ici. Il était parti à la recherche d’une âme plus vieille que la sienne, un pilier lorsque la situation lui échappait, lorsqu’elle allait au-delà de ses pleines compétences. Saruman ne manqua pas de répondre à son appel venu de loin. Le semi-elfe pouvait remercier ce don d’ouverture de l’esprit qu’il possédait, facilitant les appels d’aide de la sorte. Lorsque les mots pouvaient traverser le temps et l’espace en un battement de cils, il n’y avait plus rien pour rivaliser en terme de communication. Néanmoins, bien que les échanges soient largement simplifiés, il n’en demeurait pas moins que les déplacements n’étaient pas aussi instantanés… du moins physiquement. L’Istar put sans doute percevoir la très légère contrariété du semi-elfe, non pas contre lui, mais plutôt contre la situation en soit qui impliquait qu’il ne puisse pas être rapidement à Imladris. Ce bref mécontentement fut néanmoins chassé presque aussitôt par la suggestion du Magicien Blanc. Tant qu’il était en mesure de venir à lui, d’une façon ou d’une autre, cela lui convenait.

Ainsi, le lien que le peredhel avait formé pu servir de guide à l’esprit de Saruman afin de croiser les distances et de projeter ses sens là où se trouvait le Noldor. Elrond battit lentement des paupières, comme son regard s’acclimatait de nouveau à l’environnement qui l’entourait. Ses sens revinrent à Imladris, sous son ciel orangé tirant vers l’obscurité. Bientôt, il ferait nuit. Dès qu’il eut reconnecté avec son milieu, le porteur de Vilya pivota pour entrer à l’intérieur de sa bibliothèque. Il pouvait sentir la présence du Magicien Blanc, comme dans le coin de son esprit et son regard n’eut point de difficulté à imager sa silhouette, comme s’il était véritable présent. Un fantôme venu de loin, une trace, presqu’une poussière qui se faisait discrète, mais pourtant pratiquement omniprésente. Le Seigneur elfe soupira doucement, il n’était pas de son habitude d’habiter un sentiment d’impuissance, cela faisait même fort longtemps que ce n’était point arrivé. Lorsque l’Istar s’interrogea sur la nature du problème, les yeux d’argent du guérisseur se posèrent sur Niphredil allongée sur un banc, dont le visage crispé et les soubresauts n’annonçaient rien bien pour elle.

Elrond s’approcha de l’enfant. « Je l’ai recueilli il y a quelques jours…» commença-t-il doucement, sans se douter qu’il y avait un lien entre l’elfling et le magicien. « Son âme est souffrante… elle mange à peine et son esprit est submergé par son don de double-vue… » L’Eldar chassa une mèche rousse du visage de Niphredil avant de tirer un tabouret et prendre place. « Son don est puissant… mais elle n’a aucun contrôle… » L’enfant lui avait montré ce qu’elle avait vu, en partie du moins. Ses visions étaient claires pour son jeune âge et sans doute trop vivides pour ce que sont esprit était capable de tolérer. « J’arrivais habituellement à l’extirper de cet état, mais cette fois elle semble s’y être encré trop profondément. Son esprit s’est égaré… et je ne peux la ramener au présent sans risquer d’endommager sa conscience. Je n’ai pas cette finesse. » Le regard du semi-elfe se redressa. Pour une personne extérieure, on aurait pu croire qu’il fixait le vide, mais en réalité, il regardait là où il pouvait entrevoir la présence de Saruman. « J’ai besoin de votre aide pour la ramener à elle… » Elrond ignorait ce qu’il se tramait dans la tête de l’elfling, mais à voir comment son corps sursautait et son visage semblait réagir à une situation stressante, le Noldor désirait mettre fin à son état le plus rapidement possible. Peu importe ce qui se surviendrait, Niphredil ne pouvait pas être physiquement blessée, mais son âme et son esprit le ressentiraient comme tel, nul doute. D’où l’importance d’agir sans tarder…


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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Lun 19 Fév 2018 - 19:43

Caught in your own head

Δ Niphredil & Elrond

Le monde se déplaça autour de Saruman, glissant du balcon jusqu’à la bibliothèque d’Elrond. Comme si le Magicien Blanc n’appartenait pas à cet endroit, qu’il n’était que spectateur dans un théâtre qui ne le concernait que peu. Ses sens continuaient de s’étirer, poussant jusqu’au limite de ceux d’Elrond. Devant ses yeux apparurent peu à peu des étagères remplies de livres, une douce lueur orangée, des parchemins divers… Saruman avait toujours apprécié les bibliothèques, et plus encore celles du Peredhrel.
Elrond s’assit à côté d’une enfant elfe allongée sur un banc, expliquant rapidement la situation. Il avait l’air réellement concerné par le devenir de l’enfant. Le magicien, lui, contourna l’Elfe, et se pencha au-dessus de la silhouette tremblante. Du point de vue de son hôte, il devait à présent être une silhouette blafarde, aux traits du visages indistincts et drapé d’une brume blanchâtre en guise de cape. Son visage invisible se tordit d’une grimace, et ses yeux obsidiennes scintillèrent rapidement.

Niphredil. L’enfant aux visions. Celle qui avait prophétisé sa mort.

Saruman marqua un court temps d’arrêt. Elle semblait prisonnière de son don. Retenue dans une prison de fer sculptée par son propre esprit, condamnée à errer dans sa propre tête jusqu’à ce que son coeur s’arrête, ou à voir son esprit brisé par un inconscient destructeur qui la laisserait pareil à une coquille vide. De plus, si Elrond, guérisseur émérite, avait fait appel à lui, c’est que la situation était réellement un problème. L’enfant était promise à un destin peu souhaitable, si les deux Sages n’agissaient pas vite.
D’un autre côté... Souhaitait-il vraiment sauter à pied joint dans un esprit torturé, instrumentalisant des visions de l’avenir pour se torturer lui-même ? La gamine valait-elle vraiment le coup ? D’autant plus que quelque part sous ses cheveux roux se cachaient des images de son propre décès.
Saruman se donna une claque mentale. S’y cachait peut-être. L’enfant avait probablement menti pour lui faire peur. Et ça n’avait pas marché. Pas du tout.
Le tout n’avait duré qu’une poignée de seconde, et c’était des pensées profondément enfouies dans son esprit. Il espérait qu’Elrond n’avait rien senti de spécial.
Le magicien recula de deux pas, et s’assit sur un tabouret, observant Niph d’un air calculateur. Il croisa les bras.

-Je n’ai pas cette finesse, Elrond.

La phrase tomba comme un couperet. Comme une sentence finale, condamnant quelque part l’enfant à mort.

-Vous êtes le télépathe. Vous êtes le guérisseur.

Saruman écarta les bras, avec un ton très légèrement moqueur, accentuant un peu les 'Vous". Quelque part, loin d’ici, à Orthanc, ses lèvres esquissèrent un début de sourire sarcastique.

-Si vous n’y pouvez rien, mes pouvoirs ne peuvent pas la sauver. Je n’ai pas le talent nécessaire pour aller la chercher. Pour la sauver.

Le magicien se leva, et s’avança vers l’elfe, qui s’agitait périodiquement. Il pencha la tête, comme si il l’auscultait, ou comme si il écoutait quelque chose. Niphredil, qu’il avait semblé terroriser deux fois. Niphredil, au don puissant. Niphredil, qui préférerait probablement rester enfermer dans sa tête pendant encore 4 siècle que de voir le magicien y instiller son pouvoir. Même pour la sauver. Niphredil, qui disait avoir vu sa mort.

Quelque part, c’était peut-être l’occasion inespérée de savoir si elle disait vraie. Ou d’éviter cette fameuse prophétie, si d’aventure elle s’avérerait vraie. Ce qui ne serait pas le cas, évidemment.

-Je n’ai pas la finesse que vous recherchez. Mais je peux vous l’offrir.

Saruman pivota, et attrapa la main d’Elrond. Il n’était qu’un spectre, une silhouette, une tâche blanche dans les sens de l’Elfe. Son contact ne lui sembla peut-être être qu’un souffle. Il planta ses yeux invisibles dans ceux d’Elrond.

-Allez-y. Entrez dans sa tête.


Dans sa tour, le feu frémit dans la cheminée, et la pierre de son bâton scintilla de plus belle, devenant plus blanche que l’ivoire. Autour de l’Elfe et du Magicien, la bibliothèque sembla s’effacer, comme mélangée avec la lumière orangée du soleil couchant, à la manière de la peinture que l’on distord avec de l’eau. Saruman se sentit tomber. Sa présence dans les sens d’Elrond fut soufflée comme une bougie, et il disparut en même temps que le décors.

Le lien n’était pas brisée, mais il avait eu besoin de s’adapter au changement d’état d’Elrond. Saruman lui avait insufflé juste assez de magie pour qu’avec l’aide de Vilya, l’Elfe puisse écarter les défenses de l’esprit de Niph et s’y glisser sans abîmer son psychisme dans l’opération.
L’air trembla légèrement, puis le Magicien Blanc apparut à nouveau à côté de l’Elfe, une période de temps indéterminée après que ce dernier ait pris consistance dans l'esprit de Niphredil. Cette fois, il n’était ni tâche, ni ombre à la frontière de ses sens. Il semblait de chair et de sang, voir même un peu plus jeune. Il n’avait pas son bâton avec lui, et se contentait d’observer leur environnement d’un air circonspect, les mains dans le dos.
Le magicien fronça les sourcils.

-Par Eru. Où sommes nous entrés ?

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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Lun 19 Fév 2018 - 21:05

Je plongeai pour éviter une patte griffue et rampai sur les pierres pour me cacher sous une pierre. Un monstre, un nouveau monstre avec une gueule de chien aux crocs longs comme mon bras, recouvert d'une peau grisâtre, de longues griffes recourbées couleur acier, et vu le bruit cela en était et la couleur de sa bave rougeâtre ne sentait pas bon. J'essuyai mes joues et rampai alors que la bête s'éloignait en grognant. Je sentis quelque chose d'étrange se passer mais j'étais incapable de dire ce que c'était. Je  remontai mes genoux contre moi. Mes jambes étaient en sang. Les montagnes étaient plus que dangereuses mais je ne pouvais pas revenir en arrière. Je ne savais pas pourquoi mais j'en étais incapable. Je gémis et observai autour de moi. Plus âme qui vive. Il fallait y retourner. Avancer encore. Il fallait aller encore plus à l'Est. Quelque chose m'appelait.

Je jetai un regard en arrière les bêtes étaient là... Toute. Je ne comprenais rien. Elles semblaient se diriger vers quelque chose ... J'entendis au loin un cris ... Elles se battaient ? Mais contre quoi ? Je ne voyais pas ... Peut-être que c'était mieux ... C'était sans doute mauvais pour moi. Mon sang avait laissé des gouttes au sol ... Je repris ma route. Je sursautai en voyant une petite bête sauter sur moi. Je roulais au sol et l'observai. Une sorte de loup/ renard au regard profond ... Il était beau. Il se frotta contre moi presque en ronronnant. Il était gentil puisqu'il lécha gentiment mes plaies. Je me redressai lentement jusqu'à être sur mes pieds. Il émit un petit glapissement et m'invita à le suivre. Il allait dans la même direction que moi ! Parfait. Je repris ma route en espérant de tout mon cœur qu'Elrond vienne me retrouver, lui ou mes parents...

"Menel ... S'il te plaît ... Viens ..."

Je ravalai un sanglot je voulais les bras rassurant de quelqu'un que j'aimais. Pourquoi étais-je ici ? Qu'avait je fais pour mériter ça ? Je levais les yeux vers le ciel : il était emplit de sales nuages noirs et rouges. Ma panique monta encore d'un cran. Encore ! Encore ! Je devais aller à l'est ! Je devais y aller le petit être me guidait. Tout irait bien à l'est ... Le petit être me guida vers un boyau de la montagne. Par là ? D'accord. Je déchirai mon pantalon pour essuyer un peu mes jambes qui étaient couvertes de sang. Mon pantalon n'était plus que des lambeaux ... Je lâchai le bout de tissu et me remis en route dans les cavernes inconnues.
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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Jeu 8 Mar 2018 - 4:16

Caught in your own head
She'd trade her blade for love But she's caught in the crossfire And she keeps waking up But it's not to the sound of birds The tyranny, the violent streets Deprived of all that we're blessed with And we can't get enough, no

La fatalité tomba tel le gong résonnant l’heure finale. Un poids immense sembla alors peser sur les épaules du semi-elfe face aux lourdes paroles du magicien blanc. Ses paupières se plissèrent dans une expression d’impuissance certaine. Impuissance. Voilà longtemps que ce sentiment ne l’avait pas habité. La dernière fois remontait à… à quand déjà ? Oh, oui… Celebrian. Sa chère épouse dont il n’avait su apaiser les maux d’âme. Il n’y avait pas de pire sentiment que d’être guérisseur et être incapable de guérir une blessure. Pire encore, de détenir le titre de plus grand guérisseur de la Terre du Milieu et de ne point être en mesure d’honorer la fonction. L’esprit d’Elrond s’emballait déjà à l’idée de ne pouvoir porter secours à Niphredil, de ne pouvoir tenir la promesse qu’il avait faite à son oncle et sa tante de la remettre sur pied. Chaque parole de Saruman tournait davantage le fer dans la plaie. Une douleur sourde grandissait dans sa poitrine et lui enserrait le cœur avec un plus de force pour chaque mot que l’Istar prononçait à son égard. Si le semi-elfe ne pouvait pas la guérir, lui non plus. Si le porteur de Vilya ne pouvait ouvrir son esprit, lui non plus.

Puis l’esprit du Seigneur d’Imladris s’infligea une claque mentale. Ce n’était pas ce qu’il lui demandait, ce n’était pas de cette aide là dont il avait besoin. Il ne nécessitait pas assistance pour ce qu’il savait faire, mais pour ce qu’il ne savait pas faire. C’est-à-dire la finesse qui lui manquait pour lier ses pensées à celle de l’enfant. Néanmoins, au moment où il vint pour contester les dires de Saruman, celui-ci le devança en précisant qu’il pouvait lui offrir la finesse dont il recherchait. Les paroles du magicien blanc furent réceptionnées par un soupir presque agacé, mais Elrond n’en répondit rien. À croire que l’Ainur avait volontairement cherché à lui faire perdre son temps plutôt que d’aller droit au but dans sa proposition. Oui, qu’il lui confère cette finesse, c’était exactement ce qu’il désirait. Alors, telle un souffle sur sa main, les doigts de Saruman s’y posèrent, et un regard invisible se posa dans le sien. Vilya s’anima, renouvelée d’une magie neuve. Le Peredhel sentit sa fidèle alliée percer les défenses de l’esprit de Niphredil avec une aisance presque enfantine. Cela n’était pas comparable à sa première tentative.

Lorsqu’il ouvrit à nouveau les yeux, le paysage avait entièrement changé. Une scène horrifique s’étendait à perte de vue, des plaines marécageuses à la végétation flétrie. Elrond avait prit forme dans un environnement visiblement hostile où dans l’horizon se profilait des montagnes qui n’étaient pas sans lui rappeler les hauts pics du Mordor. Le regard du semi-elfe balaya les lieux avec inquiétude. Il était seul, mais il pouvait toujours sentir sa connexion avec Saruman, le vieux magicien ne l’avait simplement pas encore rejoint. À priori, le Seigneur d’Imladris était apparu tel qu’il était habillé dans sa bibliothèque, arborant une robe aux teintes d’argent, serti de son diadème assorti. Néanmoins, malgré la vision chaotique et l’esprit hostile de Niphredil, le porteur de Vilya entrait en son terrain de jeu. Ainsi, il prit un instant pour se construire une barrière pour se protéger de l’esprit inhospitalier de l’enfant. Cette protection se matérialisa par l’apparition de son armure elfique et d’une réplique d’Hadhafang à sa ceinture. Debout là, dans une scène lui rappelant trop quelques horreurs passées, Elrond paraissait telle une lumière d’or perçant dans l’obscurité.

Le défi relevait maintenant de retrouver le cœur de l’esprit de Niphredil pour la ramener à elle. Dans ce milieu aussi vaste, la tâche ne s’avérerait en rien aisée et nul doute que des obstacles se dresseraient en chemin. D’ailleurs… au moment où il songea à tenter de traquer l’elfling, des tentacules s’extirpèrent du marais à sa droite, le forçant à bondir in extrémiste pour éviter de se faire agrippé et trainé dans l’eau. Il dégaina alors sa lame dans un tintement aigu avant de ne trancher le membre qui revenait à l’attaque. S’il savait que rien de physique ne pouvait à proprement parlé survenir ici, c’était là comme deux esprits qui s’affrontaient. Et à n’en point douter, celui d’Elrond avait largement plus de maîtrise et d’expérience… La créature alla se terrer plus loin, au moment où Saruman se matérialisa enfin. Les doigts du semi-elfe serrèrent un peu plus autour du manche de son épée, jugeant plus approprié de la conserver dégainée.

« Aucune idée… Mais on ne veut point de nous ici… » répondit alors le porteur de Vilya d’une voix grave.



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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Ven 9 Mar 2018 - 15:40

Caught in your own head

Δ Niphredil & Elrond

Saruman fit quelques pas. Sous ses pieds, le sol frémit légèrement: comme si la moindre parcelle de terre lui en voulait personnellement d'être foulée au pied, et que chaque pas en avant était une menace de mort en plus hurlée par l'environnement. Le magicien baissa les yeux, fit quelques pas à nouveau. Un rictus moqueur apparu sur ses lèvres, puis il releva la tête.
Là où Elrond avait conjuré une défense, Saruman en avait appelé à une faculté d'esquive. Il semblait effectivement plus jeune, plus athlétique: ses yeux étaient vifs, et sa silhouette très légèrement translucide. Lorsqu'il se mouvait, on pouvait parfois apercevoir le paysage désertique au travers des bords de ses robes.
Son regard obsidienne se porta vers la créature tentaculaire aux membres blessés.

-Effectivement. Nous devons retrouver Niphredil au plus vite.

Saruman balaya le paysage désolé du regard, sondant l'environnement. L'air sec et puant laissait un goût amer de peur panique sur ses lèvres, et le vent qui soufflait dans les arbres portait les cris effrayés d'une voix enfantine. Les cieux, ballets de nuages obèses et obscènes crachant la foudre à intervalles irréguliers sans jamais pleuvoir, semblaient parfois dessiner dans leurs lourds méandres anthracites des visages en larmes. La terre portait des cicatrices brûlées, déchiquetée par une quelconque force antique et sauvage. Contrastant avec le sol aride, comme soudainement jeté là par une quelconque lubie de l'architecte des lieux, s'étendait un marécage sordide à la végétation suintante. Une ligne de démarcation bien nette séparait les deux univers, et la lumière elle même n’était pas la même d’un côté ou de l’autre de cette ligne. Le magicien leva les yeux.Au loin, de hauts crocs de pierres déchiquetés bouchaient l'horizon, mâchoire acérée bordant le monde pour dévorer le ciel.
Il leva un sourcil d’un air dédaigneux. Autant pour l’intérieur de la tête d’une enfant.

L'endroit lui rappelait le Mordor ; plus encore il rappelait la Terre d'Avant Tulkas. Le paysage ravagé présentait une étrange similitude au visage d'Arda lors des guerres incessantes contre Melkor à la naissance du monde. Quelque chose bougea dans les marécages.
Quelque chose qui, jaillissant d'entre les arbres tordus et à moitié engloutis par le marais, se jeta sur eux, gueule grande ouverte. La créature était large, massive, de la hauteur d'un petit arbre: son poil brun était zébré de rouge poisseux, et parsemé par endroits apparemment aléatoires de large bandes de cuir épais. Deux bois de cerfs tortueux jaillissaient de son front, et sa mâchoire se jetait en avant comme si elle avait plus faim que le reste de son corps.
Le magicien eut un large mouvement de bras au moment où la chose fut à portée. Son bâton de pouvoir jaillit du néant, dans la continuité de son action: devant le magicien, l'air s'embrasa soudainement d'une vive lueur blanche, et la créature poussa un hurlement aiguë.

Saruman jeta un coup d'oeil à Elrond. D'un geste de la main, il l'invita poliment vers les marais, avant d'en prendre la direction en faisant un écart devant le reste calcinée de la monstruosité. L'Istar était lié au semi-Elfe, qui était liée à l'enfant: sans pouvoir localiser précisément le coeur de Niphredil, Saruman pouvait plus ou moins savoir dans quelle direction aller. Peut-être Elrond pouvait-il la localiser, auquel cas il prendrait rapidement les devants.
Le magicien s'engagea dans l'eau sordide, l'air méfiant. Au dessus d'eux, les arbres formaient une voûte végétale torturée, suintante d'un liquide poisseux et noirâtre. Des lianes pendaient çà et là, semblables à des mues de serpents abandonnées: a dire vrai, les branches ressemblaient à un véritable cimetière ophidien, qui dardait sur eux son regard mort.
Elrond, à ses côtés, semblait luire d'une lueur dorée. Le magicien sourit devant l'ironie de la situation: il y a des années, ils s'étaient tenus tous les deux dans un autre repère dangereux, affrontant une autre force. Et c'était à l'époque lui, la lueur dans le noir.

L'eau frémit, à peine plus que d'une onde se répandant à la surface du marécage. Le magicien attrapa l'épaule d'Elrond au moment où l'eau se souleva. Son bâton émit une soudaine lumière, qui retomba comme une bulle scintillante autour d'eux.
Dans une fantastique gerbe de vase et de liquide putride, les deux Sages furent projetés en l'air et rejeté en arrière. Sous eux, l'eau sembla soudainement agitée de remous, ondulant, tourbillonnant, comme si une multitude de reptiles occupait soudainement le marécage. Ils furent violemment repoussé sur les bords du marécage. Le vent mordant s’intensifia, comme si une voix aiguë leur murmurait au creux de l’oreille. Les arbres ployèrent, leurs branches grincèrent, comme si le marécage refusait de les laisser avancer.
Saruman fit un nouveau pas en avant, sans entrer dans l’eau, l’air attentif. Dans la seconde qui suivit une créature vaguement simiesque, à la face décomposée, au poil ras et aux ongles noirs lui sauta dessus. D’un mouvement vif, le magicien la frappa en pleine tête. Elle tomba dans l’eau en poussant un hurlement. Il esquissa à peine un mouvement, et remarqua aussitôt le frémissement des branchages et de l’eau. Il recula, et le marécage sembla se calmer.

Le vieil homme pivota vers Elrond. Au moment où il se retrouva face à son compagnon, son bâton s’était volatilisé sans avoir été remarqué.

-Vous êtes le télépathe. Vous êtes la clef qui nous a fait entrer ici. C’est à vous de passer les défenses en premier.

Le magicien fit un pas sur le côté, libérant le passage pour le semi-Elfe.

-C’est à vous de franchir cette défense. Avec délicatesse.

La silhouette du magicien se fit moins distincte, à mesure qu’il se dissimulait en périphérie des sens d’Elrond. En quelques instants, il finit par totalement disparaître, n’était plus qu’un léger picotement dans un recoin de l’esprit du Seigneur d’Imladris. Il était cette impression de puissance et de maîtrise qui infusait chaque geste de l’elfe, le gant qui assurait une meilleure prise sur son épée, la corde qui donnait l’appuie à sa flèche.
Saruman disparut dans l’ombre d’Elrond, près à bondir sortilèges en main dès que nécessaire.

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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Ven 9 Mar 2018 - 17:32

Une sorte de mélange entre plusieurs félins observa avec attention les deux intrus dans l’esprit de la petite elfe. Il reconnu sans mal celui qu’elle haïssait et dont elle voulait quelque part la mort. Son esprit le sentait et faisait tout pour le chasser, il disparu dans l’ombre de celui à l’armure dorée. Le Félin bondit souplement et s’approcha, haut d’un mètre, ses canines luisaient d’un éclat qui ne promettait rien de bon à la première morsure. Il barra la route à Elrond et s’assit devant lui, soutenant son regard sans difficulté avant d’ouvrir la gueule, une voix profonde en sortie :

« Elle a peur, elle souffre, elle est blessée, et elle s’enfonce loin Menel. Il se pourrait qu’elle s’endorme pour toujours dans les bras de Celui qui Changeait de Visage, qui ici peut la rassurer et la tromper. Pense tu vraiment pouvoir la sauver en ce lieu dominé par Lui ? »

Il tourna la tête vers les monts et un ricanement sortit d’entre ses crocs et de nouveau la créature aux tentacules jaillit de l’eau cherchant à attraper Elrond et à frapper dans l’ombre derrière lui et à l’attirer dans l’eau. Une main pâle en sortie un bref instant et des visages apparurent à la surface de l’eau. Le Félin les défia d’avancer et de tenter de sauver Niphredil. Il eut un mauvais sourire

« Elle t’appelle tu sais ? »


***


Je me figeai incapable d’avancer, mes genoux se dérobèrent sous moi et je me pris la tête des deux mains. Cette douleur … C’était insupportable. Un hurlement aigu résonna dans le tunnel alors que des images dansaient dans mon esprit, dame Arwen, drapée de noire, penché sur un homme, une larme, solitude des forêts, un enfant , la mort … De nouveau les images de la mort de Saruman, son corps chutant … Mon hurlement me ramena à la réalité et  je pris une bouffée profonde d’air avant de me redresser en me tenant à la paroi, le petit animal me fixa avec inquiétude et vient me lécher la main, je lui frottais la tête et en titubant me remis à le suivre, il devait bien avoir une sortie, non ?


***


Le Félin plissa les paupières en observant le paysage être zébré par les images en répétition jusqu’à que tout ce calme. Il eut un mince sourire et lécha sa patte et fixa Elrond et par la même occasion Saruman avant de s’avancer tranquillement sur la surface du marécage sans que la bête ne l’attaque, elle continuait à repousser Elrond

« Elle a mal… Vraiment. Tu pense vraiment à réussir la sauver ? Ou serais tu trop faible ? »

Il se moquait d’Elrond. Il semblait être fait de vent, son pelage sombre et sa silhouette ondulait à chaque bourrasque. Sans vouloir les guider il leur avait indiquait la direction à prendre, s’ils parvenaient à franchir le marais et ses défenses. Même si les défenses étaient moindre puisque Saruman avait en quelque sorte disparu.

Spoiler:
 


Dernière édition par Niphredil le Mar 17 Juil 2018 - 12:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Dim 11 Mar 2018 - 4:31

Caught in your own head
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Elrond acquiesça doucement lorsque le magicien proposa de trouver rapidement la jeune elfe. Mieux valait ne pas s’attarder sur les lieux, une idée plus que raisonnable, il fallait l’admettre. Le paysage ne donnait point envie d’y faire séjour. L’environnement cherchait même à s’assurer que les visiteurs soient de très court passage en étant le plus hostile possible à leur présence. D’ailleurs, ce fut à cet instant qu’une créature en profita pour tenter de fondre sur eux, bête à l’allure étrange tel qu’il n’avait jamais croisé auparavant. L’imagination de Niphredil était particulière, il fallait lui donner cela, et plutôt fructueuse. Mais le semi-elfe n’eut jamais à faire fendre sa lame, car Saruman envoya l’immondice calciné du bout de son bâton qui s’était abattu vivement sur sa tête. Le Noldor s’était retourné brusquement, sa chevelure claquant dans son dos, mais tout était déjà terminé. L’Eldar dévisagea la chose calcinée, comme l’Istar l’incita à avancer près du marais. Il le laissa prendre les devants, faute d’avoir eu l’opportunité de localiser l’elfing de façon plus précise qu’une direction générale, soit vers les montagnes acérées au loin.

Le marais arborait un aspect tout aussi pullulant que le reste du paysage sordide qui faisait lieu de l’esprit de l’enfant. Il pouvait bien croire que ses visions la terrifiaient si c’était ici qu’elle plongeait chaque fois. Mais ce lieu, cet avenir, ne pouvait être exact. Il ne ressemblait à nulle part, ne reflétait pas exactement le Mordor tel qu’il était, telle que l’image qu’il avait gravé dans ses mémoires millénaires. C’était là l’image de quelqu’un qui en aurait entendu parlé, qui aurait lu sur le sujet ou ce serait fait raconter des histoires, mais qui n’aurait jamais véritablement visité les lieux. Le paysage était éclectique. Aussi, lorsque les deux Gardiens approchèrent du marais pour y pénétrer avec méfiance, la surface de l’eau ondula paresseusement, comme si une silhouette avait caressée la surface autrement placide. En pointant son bâton, une bulle lumineuse s’extirpa pour aller se poser sur l’étendue vaseuse. Puis, à peine Saruman eut-il posé une main sur l’épaule d’Elrond que tous deux furent soudainement projetés en arrière par la vase putride qui balaya tout dans sa détonation. Le semi-elfe se rattrapa dans son élan, bien que propulsé vers la berge, pour se remettre rapidement sur ses pieds.

Le porteur de Vilya se secoua un peu pour se départir du liquide vaseux l’ayant recouvert, alors que l’eau se mit à s’agiter furieusement et qu’un vent furieux se souleva. Si tôt, une autre aberration s’extirpa du marécage, mais l’Istar s’en départit avec rapidité encore. Les remous furieux doublèrent d’intensité à l’approche du mage blanc près de la rive, puis se calma aussitôt à son recul. L’elfe millénaire fronça des sourcils.

« C’est à croire que c’est vous que cet endroit ne veut point voir ici… »
souffla Elrond, alors que l’envoyé d’Aüle disparaissait pour ne devenir que son ombre.

Quand on y pensait bien… c’était contre Saruman que les créatures s’étaient acharné. Mais son fil de pensée fut interrompu rapidement par l’arrivée d’un félin aux canines acérées qui vint lui barrer la route en soutenant son regard. Le fils d’Eärendil le dévisagea d’un regard froid, de ceux qu’il était rare de le voir arborer. Menel. C’était là le surnom que l’enfant lui avait donné. Néanmoins, lorsque des tentacules s’extirpèrent à nouveau de l’eau, le Seigneur d’Imladris dut bondir vers l’arrière pour l’éviter. Encore une fois, bien que Saruman ne fut pas tangible, la créature essayait de s’y attaquer. Le félin le nargua en s’avançant sur l’eau, intouché. La mâchoire du semi-elfe se crispa imperceptiblement. Cet endroit se moquait littéralement de loin. Cependant, il se refusa de répondre aux provocations et se contenta de les ignorer.

Elrond prit une inspiration et, à bonne distance du rivage pour ne pas que la créature l’atteigne, il ferma les yeux. Sa main portant Vilya se redressa en direction du marais et des montagnes, son esprit se mettant en quête du cœur de Niphredil. Il put en ressentir les défenses et les obstacles, dont la première qui se dressait là, juste devant lui. Le saphir de sa bague se mit alors à briller à mesure qu’il s’immisçait avec finesse et précision au cœur de la première barrière. L’esprit solide de l’elfe millénaire n’eut pas trop de difficulté à fissurer un passage et fendre la protection pour lui permettre de passer. Puis, lorsqu’il sentit la défense craquer et tomber, ses pupilles se révélèrent, brillantes et déterminées, pour se poser sur le félin arrogant.

« Hors… de mon… chemin… »

Et combiner à l’aide de Saruman, Vilya brilla plus fortement et l’eau du marais, lentement, mais sûrement, fut repoussée et s’écarta. Chaque pas que le semi-elfe posait, l’eau refoulait et devenait son alliée contre la créature aux tentacules qui se retrouva à combattre contre son propre flot. Hadhafang siffla dans l’air pour trancher et découper les longs bras ayant été capable de passer le mur d’eau, mais rapidement, la bête battit en retraite. Et l’eau s’écarta pour créer un passage au cœur du marais et Elrond s’y engagea avec prudence, sa chère alliée scintillant à son doigt assurant la pérennité du chemin le temps de le franchir, le magicien sur les talons. Ainsi, tous deux purent atteindre l’autre côté de la rive et lorsque le Noldor mit pied sur la terre ferme, l’eau retomba lourdement dans une vague houleuse qui claqua derrière lui avant de reprendre sûrement son calme habituel. Puis, le semi-elfe se mit en route vers les montagnes, à l’affût de la prochaine défense qu’il croiserait. Il était cependant un peu plus avisé sur ce qu’il l’attendait et était parvenu à ressentir davantage le cœur de Niphredil pour la localiser. Rien de tout à fait exact, mais un peu plus précis qu’une simple direction générale. Lentement, mais sûrement, il travaillait à établir un lien avec elle. Lui faire sentir sa présence, qu’elle cesse de fuir et d’aller plus loin, qu’elle sache qu’il venait pour elle. Qu’il ne la laissait pas tomber.

Niphredil… tiens bon…

Avec un peu de chance, elle aussi entendrait son appel, comme il avait entendu le sien.

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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Sam 17 Mar 2018 - 23:30

Caught in your own head

Δ Niphredil & Elrond

Le vent soufflait légèrement plus fort, jetant ses murmures tonitruants au visage d’Elrond : loin, au-dessus de lui, les nuages roulaient dans le ciel à perte de vue, comme de gigantesques pourceaux disproportionnés et reconvertis en ballerines. Le marécage s’étendait sur une plaine rocailleuse qui portaient la vision jusqu’aux montagnes à l’horizon : le sol terreux était rouge-brun, comme portant des traces d’un ancien océan de sang disparu depuis des siècles. Une bourrasque souleva un nuage de poussière : le marécage n’était déjà plus qu’une ligne verdâtre loin derrière, là où les montagnes semblaient plus loin qu’avant.

Les plaines rocailleuses pouvaient avoir un certain charme lorsque dotée de reliefs, de crevasses, de collines, de constructions de pierres abandonnées comme des vestiges de roches laissées là par un géant négligent : mais celle-ci n’avait aucun charme. Aucun intérêt. C’était une large bande de terre, de cailloux et de sable couleur rouille, qui n’avait pour seule véritable caractéristique que de sembler absolument sans fin : c’était un désert parfaitement plat dont les dimensions ne faisaient aucun sens.

Saruman apparut aux côtés d’Elrond, dans le coin de son champs de vision. Il le dépassa en quelques foulées souples. Il observait d’un air concentré l’environnement, le ciel, la terre, l’horizon. Il écoutait le vent, baissait le regard vers le sol. Ses sourcils étaient légèrement froncés : son regard sombre observait le monde comme un initié observe le travail d’un architecte ou d’un artiste, étudiant chaque lien, chaque détail, chaque jonctions entre les divers éléments qui sculptaient ce tout autour d’eux.

-Elle souffre.

Il répétait les paroles du tigre. Non pas à titre d’informations ou dans le but d’apprendre quelque chose à Elrond : c’était simplement un constat, fait à voix haute, partie infime d’un raisonnement plus complexe s’étant extirpé de son esprit par ses lèvres.

-Elle souffrait. Avant d’être coincée ici. Elle souffrait suffisamment pour avoir l’impression de suffoquer sous le poids de sa propre douleur. Tout cet endroit…

Il eut un large geste de la main, englobant d’un mouvement tout le panorama dévasté, illogique et désertique qui s’étendait sous leurs yeux.

- … Tout cela n’est qu’un gigantesque métaphore de sa peur, de son angoisse, de sa douleur psychique. C’est une titanesque maquette de ses cauchemars, cristallisée en un monde infernal. Le vent porte ses plaintes, ses angoisses, ses cris. Les nuées sont gorgées de ses larmes.

Il se pencha et ramassa une poignée de terre, qu’il laissa s’écouler entre ses doigts.

-Même le sol sur lequel nous marchons n’est qu’un résidu aride de ses espoirs qui ne fleurissent plus.

Saruman se retourna vers Elrond, et si son regard était froid, son sourire portait des étincelles sarcastiques.

-Cette « réalité » toute entière est un condensé de peur, de crainte, et l’incarnation la plus poussée d’un replis sur elle même qui soit. Ce monde repousse tout, « Menel ».

Le magicien blanc haussa les épaules, et son regard se retourna vers l’horizon.

-Tout le monde n’a pas la relation privilégiée que vous avez elle, visiblement. Vous devait être spécial, à ses yeux.

C’était, implicitement, la raison pour laquelle l’environnement réagissait plus à sa présence qu’à celle de l’Elfe. Saruman se remit à avancer, pensif.
Ça ne lui avait pas échappé. Les infimes subtilités de variation dans la voix du félin qui sonnait vaguement familière. Les réactions de l’environnement qui semblait lui en vouloir tout particulièrement. La peur qu’il avait vu dans le regard de Niphredil les deux seules fois où il l’avait croisée dans sa vie était exactement la même que celle qui infestait le monde autour de lui. Il prit une inspiration : c’était comme respirer un air vicié par un quelconque poison.
Il était responsable, quelque part, de ce qui arrivait à l’elfe.

-Il n’est pas mort. Le tigre. Il nous observe, de loin. Il se déplace a distance respectable, mais il nous suit.

Elrond avait sûrement remarqué. C’était plus une pensée exprimée à voix haute, à nouveau. Il sentait l’animal rôder aux frontières de ses sens, se déplaçant dans l’angle mort de sa vision et se rapprochant inexorablement. Le magicien ferma un court instant les yeux. Il resta silencieux un moment.

-Ses cauchemars réagissent plus à moi qu’a vous.

L’Istar ouvrit les yeux à nouveau. La phrase était simple, lancée négligemment, comme un simple constat d'un fait acquis. Il jeta un regard à Elrond, sans sourire. Ses yeux sombres parurent songeurs une fraction de secondes.

-Je peux vous donner du temps, détourner les obstacles. Vous êtes proche de Niphredil, de celle qui se cache là, au loin. Avec moi a vos côtés, vous portez le fardeau d’un intrus en plus.

L’air miroita légèrement plus autour du magicien et pendant une fraction de seconde il sembla s'écouler un temps bien plus long durant lequel il ne se passa rien. Puis ses traits semblèrent brutalement se préciser, comme si il était soudainement plus réel que tout ce qu’il l’entourait. Une violente bourrasque portant d’étranges effluves d’encens agita ses robes blanches et souffla au visage d’Elrond. Le magicien sembla légèrement plus lumineux, plus coloré, plus vrai.
Sa présence frappa le semi-elfe de plein fouet, ainsi que l’intégralité du désert qui les entourait. Une force ondulante se répandit en un clin d’oeil au travers de la plaine. Silencieuse et invisible, elle avait exactement le même effet qu’une déflagration explosive de lumière blanche : elle était terriblement visible.

Saruman venait de s’engouffrer en quasi totalité dans le lien qui l’unissait à Elrond. Ce qui dans l’esprit de Niphredil revenait à peu près à hurler sa présence au moindre caillou, à la moindre particule d’air. Le sol trembla sous ses pieds. Il lança un regard sévère a son compagnon.

-Trouvez la vite.

Le sol explosa sous ses pieds. L’air se tordit en une tornade de vents colérique ; les nuages furent pris de remous comme une grotesque mer grise, inversée, qui se pliait en vagues monstrueuses loin au-dessus de leur tête; le ciel se fendit de larges éclairs de lumière bleutée qui crépitèrent et claquèrent comme milles voix en furie. La roche s’éleva en un tourbillon de sable rouge, enveloppant le magicien blanc et repoussant Elrond plus loin. Le maelström de pierre rugit comme un dragon en colère et de larges failles zébrèrent le sol, l’ouvrant jusqu’à des profondeurs rougeoyantes comme des plaies purulentes de magma. Quelque part, au milieu du chaos de roches et de terre, on aurait pu distinguer quelque chose à mi-chemin entre un cri de fauve et un rive dément à gorge déployée.

Des arcs électriques dansaient dans les cieux, déchirant, découpant, tailladant les nuages qui se reformaient sans cesse. Un trait de lumière ardent jaillit des hauteurs et frappa la tempête de pierre. Une nouvelle faille déchira le sol, engloutissant la roche en furie, les vents hurlants, les éclairs rageurs, et Saruman.

Les remous des nuées semblèrent brutalement soufflés, et une vague de silence tonna dans la plaine rocailleuse. De la disparition du magicien blanc, il ne restait que de larges failles qui marquaient encore le sol, et un silence de mort.

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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Dim 18 Mar 2018 - 11:11

J'avais l'impression de voir le bout du tunnel, enfin, enfin ! Une petite lumière, je la voyais … Je me mis à courir, il fallait que je sorte d'ici ! La petite bête bondissait près de moi comme pour me guider. Ce qui n'était pas nécessaire : le boyaux souterrain allait en ligne droite Allez Niphredil tu peux le faire ! Au moment où je posais le pied dehors je sentis le sol trembler et une douleur me vrilla de nouveau les tempes. La douleur revient et un nouveau hurlement de douleur franchit mes lèvres. Ça faisait mal ! Et encore les images de Saruman ! Qu'il crève ! Et que ces visions me laissent en paix ! Qu'elles sortent de ma tête ! Je poussais un grognement quand cela se finit. Je vis des éclairs et j'entendais du bruit …

De l'herbe ! Je me relevai pour courir vers le tapis d'herbe et m'y laissai tomber avec un rire. C'était si doux ! Enfin ! Des arbres ! … Oui … J'étais enfin quelque part où j'étais bien. Je rampai un peu plus loin pour m'échapper complètement. Je me remis lentement sur pieds et jetai au loin ce qui restait de mes chaussures qui tombèrent sur le sol rocailleux. Je savourais la caresse de l'herbe sur mes pieds. Je m'arrêtais un instant pour boire au ruisseau qui coulait non loin, l'eau était glacée, cela me fit du bien, j'en profitais même pour me passer de l'eau sur le visage et boire à nouveau avant d'examiner mes jambes … Aie. L'endroit où la créature m'avait attrapé était couvert de pustule à la teinte étrange qui me brûlaient affreusement. Je laissai un filet d'eau couler dessus avant d'essayer de nettoyer un peu les coupures que j'avais sur les jambes. Ça faisait du bien. Je fermais un instant les yeux pour profiter du calme ambiant avant de me redresser. Au milieu des arbres je reconnu un arbre que j'avais vu plus d'une fois dans mes rêves. L'arbre blanc aux fleurs pâles qui saignait, je m'approchai et posai un instant ma joue dessus, son écorce était douce. Je caressai doucement ses branches et observai les tâches sur mes mains. Le pauvre … lui aussi il souffrait. J'espérais que ses souffrances s'arrêteraient bientôt.

Je m'éloignai de lui avant de me laisser tomber aux racines d'un arbre, blottie contre le tronc, j'essayais de chasser les douleurs de mon esprit. Les arbres m'entouraient comme un cocon, j'étais bien là … c'était un endroit parfait pour se reposer. J'entendis soudain de la musique. De la harpe ! Je me redressai pour me diriger vers la musique impatiente de découvrir l'auteur de cette douce mélopée.


***


Le Félin avait en effet survécu à l'attaque d'Elrond, l'onde pur ne l'avait même pas blessé, ni même touché. Il suivit et écouta avec attention, un mauvais sourire aux lèvres. Il ne craignait personne. L'analyse du magicien blanc le fit sourire d'avantage. Il avait raison et tord à la fois. Mais ce n'était pas à lui qu'il le dirait, surtout qu'il accaparait toutes les défenses. Et cela agaçait profondément le Félin, il aimait trop la destruction de cet esprit pour voir Elrond réussir. Il grogna sourdement, et reprit son air impassible. Il éclata d'un rire joyeux en voyant Saruman devenir un phare dans l'obscurité et se faire engloutir par la terre, le feu, l'eau et l'air. Il bondit hors de sa cachette et s'approcha souplement d'Elrond. Il se lécha les babines amusée et un ronronnement gronda dans sa gorge quand il tourna la tête vers la montagne qui sembla devenir plus petites et ses flancs se dégagèrent. Un chemin clair et propre apparaissait lentement et on voyait clairement le refuge de Niphredil, la montagne semblait être également plus proche.

« Le magicien est en vie Menel. Il a attiré à lui toute les défenses de son esprit. Je doute qu'il ait des difficultés pour s'en sortir. Elle a atteins son sanctuaire, le vois tu ? Là bas, quelqu'un l'attend Celui qui Changeait de Visage. Avant toutes les terres ici et là bas étaient comme son sanctuaire. Une vaste forêt avec des rivières chantantes. Puis moi et les miens sommes arrivés quelque chose nus a porté ici. Adieu chants d'oiseaux, adieux tapis de mousses et rivières. Nous les avons dévorés, laissant l’aridité venir, détruit l'espoir  … Sais-tu à quel point les espoirs d'une enfant sont délicieux ? Comme des pommes au miel. Mais tu as réussis, jusqu’à aujourd'hui , à préserver un dernier petit endroit. Jusqu'à aujourd'hui … Un de mes fils est avec elle, et la poussera à aller avec Celui qui l'attend. Tu pense vraiment arriver à temps Menel ? »

Le Félin ricana  en suivant Elrond, il n'allait clairement pas laisser son divertissement partir.


***


Une créature gigantesque se tourna vivement  vers le magicien blanc qui arriva face à lui. L'énorme créature avait le corps long d'un serpent, mais à la mâchoire puissante d'un dragon  et les longues écailles de son corps avaient un éclat métallique qui ne présageaient rien de bons pour celui qui était touché par une attaque de pleins fouet. Il se dressa face au magicien et le sol ondula et s'ouvrit. Des cadavres en sortirent pour venir saisir le magicien aux bras et aux jambes. Le reptile ne se pencha pas, mais il ouvrit la gueule, dévoilant de longs crocs, et poussa un rugissement sur Saruman qui fit trembler les murs de la caverne. Une huile noire sembla couler le long des murs, jusqu'au sol, entourant le serpent qui claqua des mâchoires. Une goutte du liquide toucha Saruman sur la main et ses veines semblèrent transporter le fluide dans son corps sans que cela ne le blesse. Du moins, physiquement.
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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Mer 2 Mai 2018 - 22:18

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Paysage désertique, aride, stérile, c’était là la représentation grossière d’une humanité flétrissant. La peur avait grugé pratiquement chaque recoin, telle la gangrène dévorant la chaire depuis une blessure négligée. Niphredil avait été blessée, dans son esprit, dans son âme, dans son cœur et cette affliction avait été omise trop longtemps, prise trop tard pour empêcher la progression d’un mal plus insidieux. S’il n’eut été de l’intervention d’Elrond, pourtant, il aurait été fort probable que sont état eut décliné plus rapidement et qu’il n’en aurait rien resté, pas même un refuge tapis dans son esprit.

Saruman disait vrai. Le semi-elfe entretenait un lien privilégier avec l’elfling depuis qu’il l’avait recueillie, morcelée, et qu’il avait tenté de recoller ce qui avait été brisé. Les douleurs de l’âme était cependant hors de sa portée et de ses compétences. S’il pouvait atténuer les souffrances physiques, améliorer le sommeil et faire taire momentanément les cauchemars, il ne pouvait en revanche faire plus, le reste du chemin revenait au souffrant de marcher vers la guérison. Certains tourments étaient trop forts pour disparaître et il arrivait parfois, suite à un trauma émotionnel ou psychologique trop important, qu’un elfe se laisse mourir ou rejoigne volontairement Aman pour trouver la paix. Mais Niphredil était trop jeune et il lui paraissait inconcevable qu’elle est pu vivre, en temps de paix relative – surtout entre les murs de Fondcombe -, un traumatisme d’une aussi grande envergure. Pourtant, elle en présentait tous les symptômes…

Depuis qu’il avait atterri ici, pourtant, l’environnement leur était hostile. Plus à Saruman qu’à lui, même, ce qu’il ne s’expliquait toujours pas. Celui qu’on surnommait Peredhel avait été de peu de mots, même à l’égard des paroles du Magicien, depuis qu’il avait pénétré l’esprit de l’enfant. Mais l’Istar n’avait pas tort lorsqu’il lui disait que sa présence le ralentirait plus qu’autre chose dans leur progression jusqu’au cœur de la petite. Ainsi, Elrond ne protesta pas lorsque son vieil ami prit la décision d’attirer à lui toutes les barrières qui se dressaient dans leur chemin. Le Seigneur d’Imladris se couvrit momentanément les yeux lorsque l’envoyé des Valars émit une lumière incandescente avant de disparaître dans les entrailles de la terre. Le sol trembla et un vent violent s’engouffra avec lui. L’immense maelström le propulsa plus loin, balayer par un nuage de poussière et de pierres. Le porteur de Vilya resta accroupi au sol, la tête sous le bras le temps que la tempête passe et que les éclairs cessent d’étourdir ses sens.    

Puis, un souffle balaya l’orage, laissant tomber un silence placide. Le brouillard poussiéreux s’estompa et la plaine redevint calme. Osant un regard sous son coude, Elrond se redressa enfin pour scruter l’horizon. Mais il n’eut guère le loisir de réfléchir davantage, car l’étrange félin s’approcha enfin, des mots belliqueux sur le bord des lèvres. Le regard sombre du guérisseur toisa l’animal d’un air impassible.

« Bien entendu que j’arriverai à temps. » rétorqua-t-il sans l’ombre d’un doute dans sa voix.

Ses doigts s’étaient resserrés autour d’Hadhafang. Le semi-elfe avait perçu une différence depuis que Saruman avait écarté les barrières. La bête n’était plus intangible. Elle était maintenant susceptible à l’esprit même d’Elrond qui se ferait un devoir – pour ne pas dire plaisir – de l’anéantir.

« Et je ne m’en fais guère pour le Magicien. Tout ce que vous pouvez faire ici n’aura aucun impact réel, ni sur lui, ni sur moi. En revanche, pour vous… »

À ces mots, le porteur de Vilya avait bougé. Un battement de cils aurait été trop lent pour percevoir son déplacement. Une fraction de seconde et il n’était plus devant lui, mais dans son angle mort, lame dégainée. L’épée frappa comme une onde de lumière trancherait l’obscurité, sectionnant le corps du félin en deux. Le flot lumineux s’attaqua aux morceaux pour tout dévorer depuis le point d’impact. Quelques secondes et il ne resterait pas même de la poussière pour témoigner de son existence.

Elrond ne resta guère pour admirer la fin de la créature, mais s’engagea déjà en direction des Montagnes. Les silhouettes escarpées semblaient plus proches, maintenant. Cette idée le soulagea, en quelque sorte, mais il n’avait point de temps à perdre. Celui qui change de visage l’attendait. Le guérisseur se demandait bien pourquoi Niphredil s’était faite une représentation de Sauron dans son esprit…. Sans doute le saurait-il bien assez tôt. Il traversa, ainsi les grandes plaines plus rapidement qu’il ne l’aurait cru au départ. Cette impression d’avancer plus vite suite à la tomber des barrières était prenante. Et il était réellement plus rapide. Le semi-elfe arriva bientôt aux pieds des monts. Là, il s’accorda un arrêt, concentrant ses sens pour traquer l’enfant et trouver le meilleur chemin jusqu’au sanctuaire. La tâche ne fut pas des plus difficiles et il trouva même l’emplacement exact de la petite. Il ne restait plus qu’à la rejoindre.

Ainsi, il s’engagea dans un passage à travers la montagne. La voie fut rapide à traverser, un couloir qui déboucha rapidement sur un lieu complètement différent d’où il venait. Le sanctuaire était un endroit presque trop paisible. De l’herbe fraîche tapissait le sol et des arbres s’élevaient vers le ciel, oasis au cœur d’un désert gris. Elrond se mit à progresser dans ce milieu enchanté, ce sanctuaire que ses efforts avaient préservés. Tous les sens au aguets, il capta rapidement le son d’une harpe qui faisait vibrer l’air d’une douce mélodie. Son intuition lui avisa de suivre les notes claires de l’instrument pour retrouver l’elfling. Alors, il s’orienta pour emprunter ce chemin qui le mènerait à elle. Puis, émergeant des arbres, c’est alors qu’il l’aperçut, lui faisant dos et semblant se diriger vers une silhouette plus loin.

« Niphredil ! » appela-t-il alors d’un ton tiré entre le soulagement et l’angoisse. « Niphredil, viens ! »

Il avait fait quelques enjambées pour la rejoindre, mais il n’était pas encore pleinement à sa hauteur lorsqu’une autre personne se joint à eux, plus près de l’enfant qu’il ne l’aurait souhaité. Elrond ralentit momentanément dans sa progression, son regard toisant le nouvel arrivant. Un dernier obstacle n’avait pas été attiré par l’aimant de Saruman et était demeuré caché dans le sanctuaire. Qu’importe, le semi-elfe s’en départirait. Maintenant qu’il avait rejoint l’enfant, rien ni personne ne l’empêcherait de repartir avec elle et de lui faire reprendre conscience.


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— ÂGE DU PERSO : Plus vieux que le monde (littéralement)
— RANG SOCIAL : Riche
— MÉTIER PRATIQUÉ : Magicien, gardien, conseiller, alchimiste
— ARMES DU PERSO : Voix, magie, dague, et (quelques fois) divers mélanges alchimiques plus ou moins stables
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Conseil Blanc/Valinor
— VOYAGE AVEC : Une voiture, tirée par deux chevaux. Rarement, juste une selle et Balthazar
— AMOUREUSEMENT : Célibataire

MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Sam 12 Mai 2018 - 23:52

Caught in your own head

Δ Niphredil & Elrond

Le vent hurlait. Soufflait, crachait, criait à pleins poumons en bourrasques mugissantes, faisant violemment claquer sa cape de tissu et cinglant son visage. Ses cheveux tourbillonnaient autour de sa tête comme une nuée de serpents filandreux d'un blanc sale, agités par la main capricieuse d'un enfant invisible.

Un pas. Puis un autre.

Il avançait d'une démarche raide. Sa large cape blanche claquait autour de lui, ailes membraneuses et albinos d'une créature depuis longtemps déchue des cieux. Ses mains nerveuses étaient nouées entre elles, ses longs doigts osseux s'agitant compulsivement de manière presque arachnéennes, grouillant comme un nids de doigts et d'ongles. Il avançait. Foulait du pied des éclats de bois noir charbon, sans avoir le luxe d'y accorder une pensée. Il s’arrêtait devant un incroyable précipice, debout sur une corniche d'obsidienne, et laissait alors tomber son regard.

Loin en contrebat, pataugeant dans la boue, le sang et les ruines de ce qui avait semblé être un vaste atelier, peut-être même une forge, se tenaient des silhouettes. Elles étaient floues, imprécises, changeantes, comme vue au travers d'un verre grossier. Tantôt, il y voyait des visages connus, tantôt, c'était de parfaits étrangers qui le dévisageait de leurs traits inexpressifs. Les silhouettes n'étaient qu'une petite poignée. Les visages étaient bien plus nombreux.
Un elfe aux cheveux noirs, un vieil homme en robe bleu, une enfant aux cheveux roux, un garçon aux boucles blondes, une dame sur un lit, une gamine aux cheveux d'encre... Autant de traits, changeant sans cesse, qui lui crachaient  sa honte et leur mépris, son désespoir, et leur haine. Des visages parfaitement inexpressifs, de marbre, vaguement familiers et terriblement distants. Des visages aux yeux vides. Des visages morts.
Des visages dont la seule pensée, la seule envie, le seul but, était de le voir mort.

Le vent rugissait de plus belle, l'incitant à sa mort, dans des propos violents et haineux que seul un souffle aérien peut porter. Il lui crachait aux oreilles des sifflements de tempête et des hurlements de tornades. Il portait le même message que les figures en contrebas, qui l'attendaient au pied de sa paroi d'obsidienne.
Il le voulait mort.

Lui, debout face à ce vide, ne disait rien. Il était parfaitement silencieux, une étincelle à peine perceptible au fond de ses prunelles. Même lorsque l'un des spectres lui lançait une plainte tissée de mots incompréhensible et pourtant si pleine de reproches, il n'ouvrait pas la bouche. ça ne lui ressemblait en aucune façon. Il avait toujours trouvé un mot à dire, verbalement ou non, en toute situation. Là, non. Rien. Le silence. Il avait les lèvres cousues d'un fil qu'il ne pouvait voir et qu'il n'expliquait pas, et cela le rendait fou.
A chaque fois, une colère sourde brûlait dans sa poitrine, remontait sa gorge, et essayait de sortir en une pluie de pure venin. Pour brûler les silhouettes en contrebas. Pour faire taire le vent. Pour les voir morts. Il ignorait ce que disaient leurs murmures, ce que disaient leurs pensées. Il ignorait, à vrai dire, ce que disaient ses propres réflexions, et quels mots il aurait pu prononcer. Il ignorait tout de ce qu'il pensait, de ce qui résidait dans son esprit et son coeur. Il ne connaissait que le désir brûlant de les massacrer tous. Il ne voyait que sa colère, que sa rage, qui écartait toutes ses autres pensées dans son sillon de haine rugissante. Il ne sentait que le sang qui bouillonnait dans ses veines, cet instinct primaire de sauter à la gorge du premier venu, propre a l'animal aux aboies.

C'est là qu'intervenait la douleur. Une pointe de glace déchirait alors son dos, ouvrant une brèche par laquelle s'échappait tout l'air de son corps. C'était un croc d'acier mordant deux fois sa chair, lacérant sa cape, sa peau et ses muscles, instillant sa douleur métallique jusque dans sa tête. Elle se répercutait violemment, et il lui semblait recevoir deux coups de hache. Ses yeux s'écarquillaient, s'ouvraient en deux puits de ténèbres remplis d'incompréhension ceints d'une lueur de douleur. Sa bouche s'ouvrait enfin, pour ne laisser sortir qu'un son étrange, une inspiration tordue qui ne lui apportait par le moindre souffle. Il titubait, tentait de parler, de se rattraper à quelque chose. Le précipice se faisait plus grand, plus large. Plus près. Comme si il allait l'avaler. Il pivotait, l'air ahuri, vers un énième spectre, debout derrière lui, une lame à la main, ayant pour seule visage une grimace primitive de rage pur.
Le sol de roche se déroba sous ses pieds, et le vide l'engloutit.


Saruman tombait. Le vent hurlait de plus belle autour de lui, accompagnant sa chute d'un cri presque animal, moqueur. Ses étoffes tourbillonnaient autour de lui, claquant comme de large morceau de tissu grossier. Elles formait un linceul de piètre qualité, comme découpé dans une quelconque nappe. Elles ondulaient autour de lui, lui donnant l'allure d'un paquet de linges enveloppant un cailloux rachitique.
Il tombait, et le monde tombait en morceau autour de lui.

Il sentait toujours la douleur dans son dos, lacérante et lancinante, traçant dans son sillage deux ailes de souffrance vermillon. Ses yeux étaient toujours écarquillés, et sa bouche toujours ouverte en une grimace d'horreur muette. Les silhouettes avaient disparue, la paroi d'obsidienne aussi. Le ciel s'était évaporé en une large tâche azur, dansant autour de lui avec le ver-de-gris du sol.

Il aurait aimé entendre ses souvenirs. Revoir les visages qui lui étaient chers. Retrouver Valinor. Revoir les Forges d'Aulë. Entendre sa voix. Retrouver cette paix et ce bonheur qu'il avait si négligemment mis de côté dans sa stupide quête de revanche contre Sauron. Retrouver cette impression d'être entier, d'appartenir à un tout.
Il aurait aimé revoir le visage de ceux qu'il avait aimé. S'échapper dans sa mémoire, jusque dans les bras de celle qui avait conquis son coeur.

A la place, il n'avait que les cris psychotiques du vents, la douleur de ses plaies, un remords dont il ne connaissait pas la source, et la violence de l'impact qui déchira sa cage thoracique en un pic de douleur, noyant ses pensées dans un raz de marrée obscure et froid, à l'arrière goût d'éternité.

**

Le vent hurlait. Soufflait, crachait, criait à pleins poumons en bourrasques mugissantes, faisant violemment claquer sa cape de tissu et cinglant son visage. Ses cheveux tourbillonnaient autour de sa tête comme une nuée de serpents filandreux d'un blanc sale, agités par la main capricieuse d'un enfant invisible.

Un pas. Puis un autre.

Il avançait d'une démarche raide. Sa large cape blanche claquait autour de lui, ailes membraneuses et albinos d'une créature depuis longtemps déchue des cieux. Ses mains nerveuses étaient nouées entre elles, ses longs doigts osseux s'agitant compulsivement de manière presque arachnéennes, grouillant comme un nids de doigts et d'ongles. Il avançait. Foulait du pied des éclats de bois noir charbon, sans avoir le luxe d'y accorder une pensée. Il s’arrêtait devant un incroyable précipice, debout sur une corniche d'obsidienne, et laissait alors tomber son regard.

Loin en contrebat, pataugeant dans la boue, le sang et les ruines de ce qui avait semblé être un vaste atelier, peut-être même une forge, se tenaient des silhouettes. Elles étaient floues, imprécises, changeantes, comme vue au travers d'un verre grossier. Tantôt, il y voyait des visages connus, tantôt, c'était de parfaits étrangers qui le dévisageait de leurs traits inexpressifs. Les silhouettes n'étaient qu'une petite poignée. Les visages étaient bien plus nombreux.
Un elfe aux cheveux noirs, un vieil homme en robe bleu, une enfant aux cheveux roux, un garçon aux boucles blondes, une dame sur un lit, une gamine aux cheveux d'encre... Autant de traits, changeant sans cesse, qui lui crachaient sa honte et leur mépris, son désespoir, et leur haine. Des visages parfaitement inexpressifs, de marbre, vaguement familiers et terriblement distants. Des visages aux yeux vides. Des visages morts.
Des visages dont la seule pensée, la seule envie, le seul but, était de le voir mort.

Le vent rugissait de plus belle, l'incitant à sa mort, dans des propos violents et haineux que seul un souffle aérien peut porter. Il lui crachait aux oreilles des sifflements de tempête et des hurlements de tornades. Il portait le même message que les figures en contrebas, qui l'attendaient au pied de sa paroi d'obsidienne.
Il le voulait mort.

Lui, debout face à ce vide, ne disait rien. Il était parfaitement silencieux, une étincelle à peine perceptible au fond de ses prunelles. Même lorsque l'un des spectres lui lançait une plainte tissée de mots incompréhensible et pourtant si pleine de reproches, il n'ouvrait pas la bouche. ça ne lui ressemblait en aucune façon. Il avait toujours trouvé un mot à dire, verbalement ou non, en toute situation. Là, non. Rien. Le silence. Il avait les lèvres cousues d'un fil qu'il ne pouvait voir et qu'il n'expliquait pas, et cela le rendait fou.
A chaque fois, une colère sourde brûlait dans sa poitrine, remontait sa gorge, et essayait de sortir en une pluie de pure venin. Pour brûler les silhouettes en contrebas. Pour faire taire le vent. Pour les voir morts. Il ignorait ce que disaient leurs murmures, ce que disaient leurs pensées. Il ignorait, à vrai dire, ce que disaient ses propres réflexions, et quels mots il aurait pu prononcer. Il ignorait tout de ce qu'il pensait, de ce qui résidait dans son esprit et son coeur. Il ne connaissait que le désir brûlant de les massacrer tous. Il ne voyait que sa colère, que sa rage, qui écartait toutes ses autres pensées dans son sillon de haine rugissante. Il ne sentait que le sang qui bouillonnait dans ses veines, cet instinct primaire de sauter à la gorge du premier venu, propre a l'animal aux aboies.

C'est là qu'intervenait la douleur. Une pointe de glace déchirait alors son dos, ouvrant une brèche par laquelle s'échappait tout l'air de son corps. C'était un croc d'acier mordant deux fois sa chair, lacérant sa cape, sa peau et ses muscles, instillant sa douleur métallique jusque dans sa tête. Elle se répercutait violemment, et il lui semblait recevoir deux coups de hache. Ses yeux s'écarquillaient, s'ouvraient en deux puits de ténèbres remplis d'incompréhension ceints d'une lueur de douleur. Sa bouche s'ouvrait enfin, pour ne laisser sortir qu'un son étrange, une inspiration tordue qui ne lui apportait par le moindre souffle. Il titubait, tentait de parler, de se rattraper à quelque chose. Le précipice se faisait plus grand, plus large. Plus près. Comme si il allait l'avaler. Il pivotait, l'air ahuri, vers un énième spectre, debout derrière lui, une lame à la main, ayant pour seule visage une grimace primitive de rage pur.
Le sol de roche se déroba sous ses pieds, et le vide l'engloutit.


Encore. Encore et toujours. Il tombait.

Le vent hurlait. Soufflait, crachait, criait à pleins poumons en bourrasques mugissantes, faisant violemment claquer sa cape de tissu et cinglant son visage. Ses cheveux tourbillonnaient autour de sa tête comme une nuée de serpents filandreux d'un blanc sale, agités par la main capricieuse d'un enfant invisible.

Il tombait. Encore. Sous les mêmes regards fixes de silhouettes qui ne comprenaient rien, sous les mêmes sifflements moqueurs de bourrasques qui n'avaient pas de fin.

C'est là qu'intervenait la douleur. Une pointe de glace déchirait son dos, ouvrant une brèche par laquelle s'échappait tout l'air de son corps. C'était un croc d'acier mordant deux fois sa chair, lacérant sa cape, sa peau et ses muscles, instillant sa douleur métallique jusque dans sa tête. Elle se répercutait violemment, et il lui semblait recevoir deux coups de hache. Ses yeux s'écarquillaient, s'ouvraient en deux puits de ténèbres remplis d'incompréhension ceints d'une lueur de douleur.
Le sol de roche se déroba sous ses pieds, et le vide l'engloutit.


Il ne pouvait pas s'arrêter. Encore, et encore. Il se sentait tomber, il se sentait lâcher prise. Il sentait sa douleur, le vent qui cinglait son visage lors de sa chute. Ses pensées, ses souvenirs qui ne venaient pas. Ces visages qui le regardaient sans le voir. Qui le voulaient seulement mort.

Le vent hurlait. Soufflait, crachait, criait à pleins poumons en bourrasques mugissantes, faisant violemment claquer sa cape de tissu et cinglant son visage. Ses cheveux tourbillonnaient autour de sa tête comme une nuée de serpents filandreux d'un blanc sale, agités par la main capricieuse d'un enfant invisible.
Mais cette fois, le vent hurlait plus fort.


Il se sentait s'écrouler, pierre par pierre, morceau par morceau. Il se sentait s'effondrer dans cette chute qui recommençait sans s'arrêter. Il se sentait mourir, encore et encore et encore.

Le vent braillait presque comme une voix, pour cacher quelque chose. Un bruit énorme, fait au loin. Comme le son du métal contre la chair, et d'un grognement de douleur presque félin.

Saruman avança avec un air contrit jusqu'au bord du plateau de pierre. Ses traits étaient tirés, son regard épuisé. Ses mains s'agitaient comme deux serpents en train de se battre au bout de ses manches. Ses yeux brillaient d'absence, et il marmonnait faiblement. Ses sourcils étaient légèrement surélevés, sa lèvre frémissantes. Il se noyait dans des pensées délirantes, loin, loin dans son propre esprit.

Le son siffla à travers les airs, péniblement couvert par les mugissements du vent. L'Istar continuait à avancer, posant son regard vide sur le sol sans le voir. Il avança au bord du précipice. Il jeta un regard aux silhouettes, qui le regardèrent de leurs yeux de poissons morts.

Ils étaient 5. Un vieillard, 3 cavaliers, dont les traits étaient étrangement flous. Et un fauve. Une créature hybride, qui n'avait jamais existé ni n'existerait jamais, au pelage dont la couleur ne suivait aucune logique, dont les yeux bicolores dardaient un regard ouvertement meurtrier.

-Tu es moi.

Le sol de roche se déroba sous ses pieds, et le vide l'engloutit.

Saruman tomba, à nouveau. Mais la voix du fauve ne se tarie pas. Elle continua, s'insérant dans la tête du sorcier comme un flot de velours désagréable.

-C'est ta faute. C'est toi qui m'a créé. Qui m'a mit ici. Et tu es venu t'enfermer dans une cage de torture forgée de toute sa haine pour toi.

L'Istar s'avança, une nouvelle fois, sur le toit de la tour. Ses mains s'agitaient toujours nerveusement, mais lorsqu'il atteint la limite, il chercha le fauve du regard. Et ne le vit pas.

-Je suis toute la rage et la peur que tu lui inspires. Et j'ai besoin de me défouler.

C'est là qu'intervenait la douleur. Une pointe de glace déchirait son dos, ouvrant une brèche par laquelle s'échappait tout l'air de son corps. C'était un croc d'acier mordant deux fois sa chair, lacérant sa cape, sa peau et ses muscles, instillant sa douleur métallique jusque dans sa tête. Elle se répercutait violemment, et il lui semblait recevoir deux coups de hache. Ses yeux s'écarquillaient, s'ouvraient en deux puits de ténèbres remplis d'incompréhension ceints d'une lueur de douleur.

La créature se jeta sur Saruman, et le précipita dans le vide, plantant ses griffes dans sa poitrine. Le magicien poussa un cri de douleur, et sa voix claqua dans les airs.

-Je devrais te dire merci. C'est grâce à toi. Tu t'es enfermé, ici, avec moi, et tu m'as donné toutes les clefs pour te torturer à loisir.

Le magicien s'écrasa au sol, et se redressa essoufflé sur le sol d'obsidienne. Les yeux écarquillé, il palpa sa poitrine, observa le monde qui l'entourait d'un regard paniqué.

-Jouons un peu.

Le félin n'était visible nulle part. Mais sa voix sonnait tout de même. Saruman se redressa, observant l'endroit. Son regard passa les 4 dents de pierres qui l'entourait, et sur la gravure au sol reconnaissable entre milles. Il passa le ciel, il passa l'horizon et sa forêt. Et s'arrêta sur des bouts de bois, éparpillés au bord de la plateforme. L'istar s'en approcha, les yeux écarquillés. Il les prit entre ses doigts, les observa autant qu'il pouvait.

-Sautes.

Il en attrapa un plus gros morceau. Sculpté, il était orné d'une gemme blanche, marquée d'une profonde craquelure. Il soupesa ce qui semblait être la tête d'un sceptre ou d'un bâton. Quelque chose, derrière lui, gronda, mais il ne vit rien en se retournant.

-Sautes, ou je te fais sauter.

Saruman baissa à nouveau les yeux vers les bouts de bois éparpillés à ses pieds. Puis redressa la tête, portant son regard dans le précipice. Au pied de ce qui semblait un pilier de roches noires, il y croisa celui du félin. Le magicien cligna des yeux, puis un léger sourire apparut sur ses lèvres. D'abords relativement timide, il se fit rapidement froid, et mordant comme l'acier. Il se mit sur pied, et toisa la créature.

-Tu n'es pas moi. Et je ne suis pas toi.

Elle pencha la tête. Son pelage étrange ondula, capturant la lumière ambiante dans son poil vaguement roux.

-Tu n'as rien a voir avec moi. Tu n'es pas une possession, tu n'es pas une instance extérieure de son esprit arrivé ici comme par hasard. Tu es sa peur, tu es sa haine, certes. Mais tu n'es pas moi.

Il se baissa, et ramassa la tête de son bâton. Il le porta à la hauteur de son visage, observant d'un air critique sa pierre brisée.

-Tu es un morceau de sa psyché à elle. Tu es elle.

La fente scintilla légèrement. Il souleva la tête du bâton, la tenant par en dessous, puis la précipita violemment vers le sol. La fissure s'embrasa d'une aveuglante lumière blanche, qui enflamma le reste de la pierre dans une explosion lumineuse. Lorsqu'elle fut dissipée, Saruman tenait son bâton à la main, entier. Il tourna un regard moqueur vers le fauve, mais celui-ci avait disparut. Il fit volte-face. La chose se tenait devant lui. Elle grondait, et ses griffes émettaient un étrange cliquetis sur le sol de pierre. Ses yeux brillaient, mais elle semblait entourée d'ombres. Elle se déplaçait doucement, le museau déformée par une expression de pure rage bien trop humaine, et chaque pas la faisait paraître plus grosse, plus menaçante.

Le magicien sourit un peu plus, puis haussa la voix.

-Tu as prouvé que j'avais raison.

Quelque part, le tonnerre gronda. Ou peut-être était-ce le monstre. Les mots du magicien ne lui étaient explicitement pas adressé, et peu importe son destinataire, il semblait avoir entendu. Le vent, qui jusque là s'était tu, agita un pan de la cape du magicien. Il écarta les bras, et sembla soudainement s'adresser au grand vide qui les entouraient.

-Je t'ai dit que quelques devins deviennent fou à cause de leur don. Et depuis des jours, tu te caches ici, prisonnière d'une de tes visions, capturée par ta peur et ton chagrin, à te réfugier comme une pathétique demoiselle en détresse dans le plus sécurisé des donjons que tu ais jamais connu: ta propre tête.

Le grondement se fit plus proche. Des larges bandes de nuages anthracites s'étaient répandu à travers le ciel, probablement porteurs d'orages. Ils s'étendirent, cachant le soleil, étendant leur ombre sur le plateau de pierre noire. Saruman leva la tête vers eux, comme si la masse nuageuse était la cible de son discours.

-Tu es là, à trembler de peur que ça arrive, alors que c'est en train d'arriver. Et tu comptes ne rien y faire et te laisser mourir, à l'abri dans ton jardin secret ?

Le fauve rugit, en même temps que le tonnerre. Cette fois, une langue de feu déchira les nuages, accompagnant le bruit. Saruman jeta un regard au fauve, aiguisé comme une lame.

-Couché. Je n'ai pas finis.

Le vent souffla plus fort. Il enveloppa Saruman, non pas pour noyer sa voix, mais pour annoncer une tempête. Les nuages roulèrent dans le ciel, près à déverser leur pluie et leurs éclairs.

-Tu es une reine ici, sinon une déesse ! Tu es cette endroit. Tu as un esprit remarquable, Niphredil, il faut bien l'admettre. Il n'est pas ici question de contes de fées, où tu dois mettre une armure, tirer ton épée et affronter un gros dragon qui fait peur. Il est question d'arrêter de te battre contre toi même.

Le ciel rugit d'autant plus, crachant trois zébrures de lumières embrasées. Les cieux semblèrent alors s'ouvrirent, déversant une pluie froid comme la glace sur le sol de pierre. Le fauve gronda un peu plus, et s'immobilisa, ses yeux perçants braqués sur Saruman.

-Arrête de parler, magicien.

Le magicien lui jeta un coup d'oeil. Le fauve rugit à nouveau. Une autre langue de feu lécha la masse nuageuse. La chose bondit en avant avec un cri presque humain. Saruman poussa un soupir.

-Je peux te donner un coup de pouce avec ça.

Son bâton virevolta, et une large explosion de pure lumière d'un blanc aveuglant arracha les pics ceignant la plateforme d'obsidienne, lacéra la roche et creuva les nuages.

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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Dim 13 Mai 2018 - 10:24

La musique était douce, apaisante, j'avais l'impression qu'elle s'enroulait autour de moi pour me guider dans un endroit sur. J'avais même la sensation que l'herbe était plus profonde et plus douce vers la musique, comme si elle m'invitait à m'étendre et m'endormir pour ne plus avoir à souffrir. Et c'était terriblement tentant. Ici au moins je n'avais plus peur, je ne ressentais plus cette angoisse et cette tristesse morbide. Ici tout était tenu à distance, j'aurais pus y rester à jamais. Loin des autres, loin des rêves, loin du mal. Oui je pouvais rester ici et après une bonne nuit de sommeil ... Voir ce que je voulais faire en croquant quelques fruits qui étaient dans les arbres ... Oui cela était une idée des plus agréable.

Mon nom résonna alors que la musique s'était arrêtée, mais j'allais dans la direction qu'elle m'avait indiqué. Je me figeai et me retournai, j'avais reconnu la voix. Elrond. Qui m'appelait en m'ordonnant de vite venir. Il était inquiet je l'entendais. Inquiet mais soulagé. Une voix plus douce, plus calme vient se glisser à mon oreille. Celle-ci m'était inconnue cependant elle était aussi mélodieuse que la musique et venait de la même direction. C'était aussi un elfe qui avait parlé, plus grand que le seigneur Elrond , il avait les mêmes longs cheveux de nuit que retenait une simple couronne d'or et d'argent qui mettait en valeur ses yeux aussi profond que l'océan et aussi bleu que le ciel. Il portait une tenue d'un bleu chatoyant à la lumière du soleil. Il me sourit avec douceur et je lui rendis. Il était plus proche que Elrond et lui me tendait la main droite la gauche étant occupé par une belle lyre.

« Niphredil, je suis content de te voir »

Je tournai le dos à Elrond fascinée par l'elfe qui était d'une beauté, même pour un elfe, des plus parfaite. Mais moi je ne le connaissais pas comment lui pouvait connaître mon nom ?

« Qui êtes-vous ?
- Tu ne m'as jamais donné de nom, mais tu m'as beaucoup appelé ces derniers temps »

Je n'avais appelé personne ... Sauf le repos, le sommeil et l'oubli. Mais peut-être que je me trompais ? Il avait l'air gentil ... Il leva les yeux vers Elrond en s'avançant encore d'un pas vers moi. Je le laissais faire occupée à le regarder avec attention. J'avais très envie de prendre sa main mais la présence d'Elrond derrière moi me retenait. Comme une petite voix qui m'appelait encore en le tirant sur ma manche. L'elfe me sourit et posa un genoux à terre pour être face à moi. J'avais envie de me blottir contre lui. Il leva sa main comme pour m'étreindre, mais il ne me toucha pas.

« Tu es fatiguée, pas vrai ?
- Oui ... Je n'arrive pas à me reposer comme je veux.
- Les cauchemars et les visions ?
- Oui ...
- Ils te font peur. »

Je hochai la tête à toute vitesse et il eut un sourire triste et son regard quitta brièvement mon visage pour se porter derrière moi.

« Quelqu'un t'aide ?
- Oui, le seigneur Elrond essaie.
- Mais il n'y arrive pas. Tu sais pourquoi ?
- Non ?
- C'est parce qu'il n'est pas assez fort. Si tu viens avec moi tu n'auras plus jamais de cauchemars ou de vision. Tu pourras simplement profiter d'un sommeil que tu mérite depuis longtemps.
- Mais ... Comment je peux être sûre que vous êtes plus fort que le seigneur Elrond ?
- Tu ne me fais pas confiance ?
- ... Si, mais le seigneur Elrond est très puissant ... Je vois mal quelqu'un de plus fort que lui. »

J'eus l'impression de voir une faille dans le visage de l'elfe et son regard vira à un orange enflammé. Je fis aussitôt un pas en arrière et regardai Elrond avant de reculer de nouveau vers lui. Je n'avais pas aimé le regarde de l'autre Elfe qui était resté comme s'il avait deux yeux de flamme maintenant. Il semblait en colère. Cependant un sourire étira ses lèvres, mais rien qui puisse me rassurer

« Il n'est pas puissant Niphredil, sinon il n'aurait pas amené Saruman avec lui. »

Saruman ?! Il était ici ?! Mais pourquoi ?! Le soleil fut masqué par de gros nuages noirs et je me tournai complément vers Elrond. Il avait vraiment amené Saruman avec lui ?

« Seigneur Elrond ... C'est vrai ? Saruman est ici ? »

Je me tus en sentant mon cœur cogner trop fort contre mes côtes. Il ne pouvait pas être ici ! Il ne devait pas ! Le tonnerre déchira le ciel et je me bouchai les oreilles pour ne plus entendre personne, mais malgré ça la voix de Saruman sembla provenir de mes propres mains, de mes propres tympans puisque je l'entendais quand même. Je secoua la tête recroquevillai sur moi. Je n'aimai pas ce qu'il disait, même s'il avait raison, mais je ne voulais pas être ici ! Je ne voulais pas l'être ! La mort ? Mon regard se coula un instant vers l'elfe à la lyre qui me regardait avec attention avec ses yeux de flamme. C'était lui la mort ? Je n'étais pas cet endroit ! C'était faux ! Je n'avais pas un esprit remarquable ! Je ne voulais pas de ces visions ! Je n'en voulais pas ! Et pourtant j'en avais quand même, je n'avais même pas le choix. Pourquoi moi ? Pourquoi Eru m'avait-il confié ce ... Ce don ? On appelait ça un don mais c'était une malédiction pour moi. Je ne savais pas quoi en faire. Il n'y avait qu'une personne qui pouvait m'aider à savoir quoi en faire. Un éclair blanc trancha les nuages et de nouveau le jardin fut au soleil. Je restais immobile, les mains sur les oreilles, à écouter mon cœur vouloir jaillir de ma poitrine. Mon regard était rivé aux brindes d'herbe.

Il eut une main tendue devant moi et je suivis le bras pour voir que ce n'était pas celui que je voulais et que même il m'inspirait la peur. Je me redressai et sans le quitter des yeux je reculai à toute vitesse vers le seigneur Elrond. Sans je me précipitai vers lui et enroulai mes bras autour de lui en cachant mon visage contre son torse. Je ne voulais plus regarder l'autre elfe, tout doucement je finis par supplier :

«Menel ... Je veux rentrer s'il te plaît. Comment on fait pour revenir à la maison ? »

La maison étant Focombe. Je voulais quitter cet endroit je voulais retourner à la bibliothèque. Mais je ne savais pas comment faire toute seule.
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— ARMES DU PERSO : Hadhafang, mais il sait aussi bien manier l'arc que l'épée.
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— VOYAGE AVEC : Il ne voyage généralement pas, mais lorsque s'est le cas, il peut très bien le faire seul
— AMOUREUSEMENT : Sa très chère Celebrian, partie pour Valinor il y a un moment déjà

MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Dim 3 Juin 2018 - 22:17

Caught in your own head
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Il était immobile au beau milieu de ce paysage idyllique, tel un mirage en plein désert aride. Les arbres vertigineux, l’herbe fraîche et le bruit de l’eau d’une source s’écoulant à proximité ne donnait pas l’impression d’être au cœur d’un monde dévasté, aux terres stériles et sulfureuses. Le voyage s’était avoué laborieux au départ, mais depuis que Saruman avait appelé à lui toutes les défenses de l’esprit de Niphredil, le chemin s’était écourté rapidement. Fort heureusement, cela avait permis à Elrond de trouver l’enfant juste à temps.

À temps pour quoi, exactement ?

L’elfling était là, à quelques mètres de lui à peine. Que quelques pas supplémentaires et il pourrait la toucher, la prendre contre lui et la convaincre de mettre un terme à tout cela, de revenir parmi eux, de reprendre conscience. Voilà pourtant qu’une dernière ombre se dressait sur sa route. Il convint que l’esprit de Niphredil était astucieux, lui présentant un elfe à l’allure splendide et aux bras invitants. Mais le semi-elfe n’était pas dupe, il voyait parfaitement que cet être, quel qu’il soit, n’était que le fruit d’un mal cherchant à la consumer. Cette autre présence s’était accaparée l’attention de l’enfant, arrachant le regard de la rouquine au Seigneur d’Imladris qui se tenait toujours là, à quelques enjambées de distance.

Néanmoins, malgré les douceurs invitantes de cet elfe, Niphredil ne sembla jamais franchir pleinement le pas qui lui aurait permis de se blottir dans ses bras. Bien qu’anodin, ce détail fut suffisant à Elrond pour savoir que sa présence la retenait et qu’elle était encore capable de combattre ce mal qui tentait de l’inviter au sommeil. Cet autre ne gagnerait pas la partie. Et malgré toutes les paroles qu’il pouvait proférer à l’égard de l’enfant, tentant même de discréditer les capacités du guérisseur, ce à quoi l’elfling ne sembla pas particulièrement y croire, il ne sut pas parvenir à ses fins. Le semi-elfe resta immobile, le regard rivé sur la scène, sourcillant à peine devant la tentative évidente de provocation.

Il faudrait bien plus que les mots d’une créature imaginaire n’existant que par le désir d’une enfant pour ébranler la confiance qu’il portait en ses capacités. Et il considérait plutôt comme une force d’accepter et de reconnaître ses limites et ses faiblesses. Elrond ne régissait pas agressivement devant l’échec non plus, mais il persévérait. Ce qui ne semblait guère être le cas de cette entité, lorsque Niphredil remit en question les dires qu’il proférait à l’égard de l’Eldar.

Puis, les évènements prirent une tournure inattendue lorsque la présence de Saruman fut révélée. L’enfant sembla perturbée par cette idée, voire effrayée. Le ciel placide se couvrit alors brusquement, chargé d’orage et de nuages sombres. Un bruit de tonnerre déchira le silence et l’elfling se couvrit les oreilles, comme pour faire taire une voix qui résonnait dans le lointain. Une voix qui, grâce à la connexion que le semi-elfe entretenait avec Niphredil, put lui parvenir aussi. C’était celle de Saruman. Les mots qu’il prononça ne plurent guère à Elrond. Était-ce bien vrai ce qu’il disait là ? Était-ce qu’une simple provocation ? Ou un peu des deux… La tempête fut de courte durée, mais laisse le semi-elfe perplexe, bien qu’il eut autre chose de plus urgent à gérer dans l’instant.

Ainsi, les nuages furent rapidement chassée et le soleil brilla de nouveau sur le petit oasis. Lorsque, enfin, l’enfant se redressa, refusant le bras que lui tendait l’autre elfe, effrayée devant l’attitude qui n’était plus tout aussi doucereuse de sa part, et qu’elle recula vers le Seigneur d’Imladris, le porteur de Vilya franchit les quelques pas le séparant encore de l’elfling et la recueillit dans ses bras lorsqu’elle se serra autour de sa taille.

« C’est terminé. »

Ce furent là les seuls et uniques mots qu’il adresserait à cette entité, avant de pivoter pour se trouver dos à lui, cachant ainsi la présence de Niphredil au regard de cette vision éphémère. À partir de cet instant, il refusa de même reconnaître son existence et l’ignora complètement. L’enfant était revenue vers lui, elle désirait quitter cet endroit, retourner chez elle, à Imladris. Elrond se pencha doucement à sa hauteur, la serrant toujours entre ses bras, refusant qu’elle ne lui glisse à nouveau entre les mains.

« On va rentrer, henig… Mais il n’y a que toi qui puisse nous ramener à la maison. »

Le semi-elfe prit le visage de Niphredil avec délicatesse entre ses mains, posant son front contre le sien. Son esprit s’évertua à créer un calme autour d’eux, une bulle de sérénité où les sons extérieurs ne furent plus qu’un lointain écho. Il n’en demeura que le souffle rafraichissant du vent et l’odeur de l’herbe fraîche sous leurs pieds.

« Cet endroit, cet oasis en plein désert, nous l’avons préservé ensemble, Niphredil. Il peut fleurir davantage, il peut couvrir ton paysage entier, si tu continues de le nourrir. C’est ton univers, tu choisis ce que tu en fais. Tu y entres et en sors à ta guise, et rien ici n’a le pouvoir de te faire du mal si tu ne le désires pas. Tu peux créer et chasser ce que tu souhaites, tout n’es que le reflet de tes désirs et de tes décisions.  »

Elrond sourit doucement, Vilya brillant d’une lueur réconfortante, comme une étoile décrochée de la voûte céleste.

« Je peux t’aider si tu veux, mais toi seule peut sortir d’ici par toi-même. Il faut retrouver ton calme et reprendre le contrôle. De cette façon, tu pourras refaire contact avec toi-même. »

Le semi-elfe s’assura d’être la seule qu’elle puisse entendre, que si toutes autres manifestations se tentaient à approcher ou prendre contact, qu’elles soient repoussées et effacées par cette épaisse bulle de sérénité placide qu’il avait instaurée.

« Il faut te concentrer et lâcher prise. »


C’était la seule façon qu’elle parviendrait à ne plus être submergée par ses peurs et retrouver le contrôle qu’elle avait perdu. En attendant, Elrond protégeait le cœur de Niphredil des distractions extérieures potentielles pour que rien ne viennent perturber sa concentration.

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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Lun 4 Juin 2018 - 20:55

Malgré son armure contre ma joue, je restais agrippée au seigneur Elrond en cachant mon visage contre lui, je ne voulais plus voir l’autre Elfe au visage étrange. J’entendis le seigneur Elrond dire que c’était terminé, mais je ne savais pas si c’était à moi qu’il parlait ou non. Peut-être qu’il voulait me dire que tout ça c’était terminé et que nous allions pouvoir retourner à la maison ? J’espérais vraiment. Même si cet endroit était beau il n’en restait pas moins au cœur d’un endroit infernal. Mon propre esprit d’après ce que j’avais compris. C’était étrange de vouloir fuir son propre esprit, d’habitude on était plutôt attaché à cet endroit non ? Le seul endroit où j’étais bien c’était ici, dans cette minuscule forêt : les bêtes n’y entraient pas.

Je sentis le seigneur Elrond m’entourer de ses bras avant de se pencher à ma hauteur et je me nichai d’avantage contre lui en fermant les yeux. Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il voulait dire : pourquoi est-ce que j’étais la seule à pouvoir nous ramener à la maison ? Mais … je ne savais même pas comment j’étais arrivée là … Alors savoir comment en repartir … Je ne pouvais pas faire ça ! C’était impossible ! Je n’étais pas aussi puissante que le seigneur Elrond, ou même que Saruman. Je rouvris de grands yeux perdus incapable de saisir comment il voulait que je fasse.

Je me reculai un peu en sentant les mains de l’elfe sur mes joues et je soutient son regard alors qu’il posait son front contre le mien. J’avais l’impression qu’il n’y avait plus aucun son et je ne sentais plus que l’odeur de l’herbe de la caresse du vent sur mes joues. J’écoutais avec attention ce que m’affirmait le seigneur en face de moi, mais je ne saisissais pas tout … Je ne comprenais pas comment, du moins de quelle manière, je pouvais réussir à influencer cet endroit. Ce n’était pas lui qui m’influençait ? Comment faire de cet endroit le paysage entier ? Est-ce que c’était vraiment possible ? J’avais l’impression que c’était une tâche impossible. Cependant j’essayais de faire un sourire convainquant à Elrond lorsqu’il m’en fit hein.

Toujours silencieuse j’écoutais avec attention ses derrières consignes avant de hocher la tête. Je ne savais pas du tout comment j’allais réussir à revenir à moi, mais si je devais retrouver le calme … Reprendre le contrôle me semblait beaucoup plus compliqué … Est-ce que c’était seulement possible ? J’avalais ma salive avant de hocher la tête. De toute manière qui ne tentait rien n’avait rien. Après avoir prit un air que j’espérais déterminé j’affirmais :

« Je vais essayer. »

Et réussir. Du moins je priais Iluvatar pour. Je fermais les yeux en saisissant les poignets du seigneur Elrond en cherchant du bout des doigts son pouls pour me concentrer dessus. Au moins son cœur battait calmement. Je respirais profondément en me concentrant sur ce rythme calme et profond. Avec ce rythme sous mes doigts je pouvais me calmer lentement. Je respirais profondément en essayant de trouver ce que voulait me dire Elrond. Lâcher prise … Je sentis finalement quelque chose tout au fond de moi, comme un petit fil, mince que je n’avais pas sentis avant. Je le saisis délicatement avant de me mettre à le suivre en sentant toujours le battement calme du cœur du seigneur Elrond.

Au fur et à mesure le fils se fit plus épais et … Je ne sentis plus les battements du cœur du seigneur Elrond, mais sous mes doigts le bois dur d’un banc et de la lumière filtrait jusqu’à mes yeux malgré mes paupières. J’avais l’impression que mon corps était un nid de souffrance. Je restais quelques secondes à respirer profondément avant d’ouvrir les yeux et de toute de suite les cacher avec une main. La lumière était trop vive pour moi. Je finis par me redresser lentement en observant autour de moi avec attention. J’étais de retour à la maison ! Je me tournai délicatement vers Elrond et tendis la main pour prendre la sienne avant de parler :

« Menel … J’ai réussis ? »

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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Ven 15 Juin 2018 - 23:21

Caught in your own head
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Elle pouvait le faire, il en avait la certitude. Elle devait seulement se laisser une chance d’être forte, de démontrer qu’elle pouvait reprendre le contrôle. Elle avait le contrôle. Plus qu’elle ne le pensait, plus qu’elle ne voulait l’admettre. Niphredil était tellement convaincue par sa propre volonté qu’elle était vouée à s’éteindre qu’elle avait laissé tout cela se produire sans même le réalisé. Son esprit n’avait que répondu à ses désirs… et il était temps d’orienter ses désirs autrement. Il était temps d’avoir envie d’autre chose que de s’endormir. Alors peut-être s’accorderait-elle finalement la guérison, après avoir autant chercher à tout abandonner. À désirer l’obscurité, c’était tout ce qu’on récoltait au final. Pourtant, il n’existait pas d’ombre sans lumière. Il fallait seulement la voir. Et cette oasis en était la preuve. Qu’il n’y avait jamais aucune cause de perdue.

Les mains serrant les épaules de l’enfant, le semi-elfe savait que ses paroles ne faisaient peut-être pas complètement du sens pour elle, peut-être pas encore, du moins, mais ce ne saurait tarder. Pour l’heure, il lui fallait uniquement se concentrer et reprendre le contrôle. Il y avait ce moment, lorsque notre maîtrise était totale, où notre respiration ne devenait plus qu’un souffle tout juste perceptible, que chaque battement de cœur s’espaçait et pulsait doucement, où le temps était pratiquement au ralentie, que chaque sensation devenait décuplée. C’était cet état d’esprit où il n’existait plus que notre corps et que notre perception paraissait presque extérieure. Un état de transe absolue. Un calme placide et imperturbable. Une bulle impénétrable.

Un bref instant, les sens d’Elrond s’engourdirent alors qu’il passait d’un rêve à la réalité. La sensation du soleil et de l’herbe fraîche s’estompèrent pour laisser place à la douceur de la nuit. La lune s’était dressée dans le ciel, dardant ses rayons argentés sur le plancher de sa bibliothèque. Le semi-elfe ouvrit lentement les yeux, pour réaliser qu’il était de retour à Imladris. Sa connexion avec Saruman s’interrompit à cet instant et la présence de l’Istar ne se fit plus sentir dans son esprit. Le porteur de Vilya enlaça doucement Niphredil, un sourire soulagé marquant doucement son visage. Elle l’avait fait.

« Oui, tu as réussie, henig. »

Il passa une main dans la chevelure de l’enfant avant de se redresser d’un mouvement souple pour se diriger vers son bureau. Là, il versa d’une eau cristalline et pure dans deux coupes avant de revenir vers elle d’un pas posé. Elrond lui tendit un des verres.

« Comment te sens-tu ? »

C’était la première chose qu’il désirait savoir. Après toute cette épreuve, certainement qu’elle devait se sentir épuiser émotionnellement et mentalement. Néanmoins, il doutait qu’elle veuille se reposer de si tôt… Niphredil aurait sûrement peur de dormir les premières fois, par crainte sans doute de retomber dans ce cauchemar un peu plus réel. Il saurait la rassurer en temps et lieu. Pour l’heure, il préférait lui changer les idées un peu. Le Seigneur d’Imladris vint se poser à côté d’elle, sur le banc où il l’avait étendue après l’avoir trouvée prisonnière de ses mauvais rêves. Il lui coula un regard rassurant, passant sa main libre autour de ses épaules. Elle apprendrait à se reconstruire et il serait là pour l’aider et lui tenir la main aussi longtemps qu’il le faudrait.

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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Sam 16 Juin 2018 - 21:08

Je sentis les bras d’Elrond s’enrouler autour de moi et je me blottis immédiatement contre lui en agrippant sa robe. Je respirais profondément son odeur qui m’avait manqué, je retiens mes larmes en me mordant la lèvre inférieure et souris quand il passa sa main dans mes cheveux avant de partir. Je ne le lâchais pas des yeux lorsqu’il disparu dans son bureau pour revenir avec deux coupes d’eau et s’assit près de moi. Je pris la coupe d’eau et la portai à mes lèvres pour en boire une petite gorgée. Je passais la pointe de ma langue sur mes lèvres et regardais avec attention autour de moi avant de lever les yeux vers Elrond qui passa un bras autour de mes épaules, je me nichai contre lui.

Comment je me sentais ? Je fermais les yeux pour réfléchir un peu. J’avais mal partout en particulier là où je m’étais blessée là bas. Je me demandais si c’était normal … Mais moi moi … c’était plus complexe. Je me sentais là … tout en n’étant pas là. Le peu de temps que m’avais laissé seule Menel … J’avais observé autour de moi, et j’avais eu l’impression d’être derrière une mince parois qui m’isolait du monde, comme-ci je n’étais pas à ma place dans celui là … Je regardais à nouveau ma coupe d’eau avant de parler.

« J’ai mal partout … Comme-ci … Les blessures de Là-bas étaient survenues ici. Puis … je me sens un peu comme … en dehors ? Du monde … Comme-ci ce n’était pas ma place. Et je crois que je suis très fatiguée. »

Je me nichai un peu plus contre Elrond. C’était drôle de parler complètement de nouveau, mais par écris cela serait beaucoup plus compliqué. Et surtout beaucoup plus long. Je me frottai le nez de la paume de la main en essayant de mettre un peu d’ordre dans mes pensées et dans tout ce que je voulais demander. C’était compliqué et je n’arrivais pas à bien savoir par où commencer. Peut-être par le début ? Mais je commençais à en dire une que les autres suivirent aussitôt

« Menel … Qu’est ce qu’il s’est passé pour que je n’arrive pas à sortir toute seule ? Pourquoi c’était comme ça ? Pourquoi les … créatures de là bas me voulaient-elles du mal ? C’était qui l’elfe ? »

J’avais l’impression que mon cœur s’emballait dans mon torse et cognait plus fort. Je crispai ma main libre sur le bras du seigneur près de moi. C’est autre chose que je voulais demander en plus … Mais j’avais peur de paraître geignarde. J’essayais de me calmer un peu en prenant une profonde respiration et en buvant un peu d’eau. Je repris un peu plus calmement bien que je sentais que je n’allais pas le rester très longtemps.

« Comment est-ce que nous sommes revenus ? Pourquoi est-ce que vous ne pouviez pas nous faire revenir seul ? Pourquoi Saruman était là ? »

Pourquoi ? Pourquoi ? Un milliard de pourquoi tournaient dans ma tête. Mais j’avais un dernier pourquoi que je n’avais pas envie de dire, mais que je voulais absolument connaître. Je baissai les yeux sur mes pieds incapable de soutenir le regard du seigneur.

« Menel, pourquoi est-ce que j’ai ce … « don » ? Et pourquoi chez moi il ressemble plus à une malédiction ? »
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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Mar 17 Juil 2018 - 2:22

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La réalité avait laissé place au mirage, quittant un univers de l’esprit pour remettre pied dans le présent. Si le voyage l’avait quelque peu drainé, Elrond s’était plus facilement remis de son retour et la fatigue serait chassée rapidement. Il ne pouvait en dire autant pour l’enfant qui semblait terriblement épuisée de sa mésaventure. C’était peu dire. Son esprit s’était emballé dans des montagnes russes infernales et l’arrivée était plus que bienvenue. Niphredil s’était blottie contre lui, à la recherche de se réconfort que pratiquement lui seul en ce moment savait lui prodiguer. Une sécurité certaine et un point d’encrage auquel s’accrocher pour ne pas dériver au large. Le semi-elfe aurait souhaité la mésaventure terminée, mais il savait que le chemin vers une réelle guérison n’était pleinement achevé et qu’il restait bien des obstacles à franchir. Mais l’elfling y parviendrait, l’Eldar en avait la certitude. Il l’aiderait pour ce faire.

Néanmoins, sitôt assez remise et les idées un peu plus en place, la jeune rouquine déferla les questions. Entendre sa voix lui parut presque étrange. Elle n’avait placé qu’un seul mot depuis leur rencontre, à l’exception de lorsque leurs esprits étaient connectés. Un sourire fin s’ourla au coin de ses lèvres. C’était bon de simplement l’écouter parler. C’était déjà un pas immense dans la bonne direction.

« La fatigue et la douleur sont normales. Ton corps a l’impression d’avoir véritablement vécu ce qui lui est arrivé, même si ce n’est pas exactement le cas. Tu verras, d’ici un jour ou deux, tu te sentiras certainement mieux. »

Du repos et de la tranquillité, c’était tout ce don elle aurait besoin prochainement. Il lui faudrait refaire ses forces lentement, malgré l’engourdissement qui persistait. Elrond avait le sentiment qu’une situation comme celle-ci ne surviendrait pas de nouveau.

« Il est difficile de savoir spécifiquement pour tu es restée coincée dans ta vision. Je ne suis pas certain que c’était véritablement une vision en fait. C’était plutôt le reflet de ton état intérieur combiné peut-être à certains évènements que tu pressens et certaines craintes que tu refoules. Il en va demain pour les créatures et cet elfe en question. »

Le Seigneur d’Imladris n’avait jamais eu à gérer une telle situation auparavant. Les dons de vision n’étaient habituellement pas aussi violent et ravageur pour son possesseur. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait requis l’aide du Magicien Blanc.

« J’ai eu besoin de l’aide de Saruman pour connecter nos esprits, car je n’arrivais pas à le faire seul… Il me manquait une certaine finesse que lui a su me procurer. De cette façon, j’ai pu retracer le cœur de ton esprit pour l’apaiser et lui faire comprendre que ce n’était pas réel. Le reste, tu l’as fait toi-même. Tu es revenue ici par tes propres moyens. »

Elle ne le croyait peut-être pas, mais c’était elle-même qui avait le fait le travail pour reprendre conscience, pas lui, ni l’Istar. Le semi-elfe passa une main dans la chevelure de l’enfant, caressant sa tignasse rousse d’un air quelque peu pensif.

« Les enfants d’Illuvatar ont toujours eu une connexion particulièrement avec le monde qui les entoure. Cette connexion se manifeste sous différentes formes, dont le don de double-vue. Je sais que ce don te parait tout le contraire, mais le jour où tu parviendras à reprendre contrôle, ce sera fort différent et tu pourras le mettre à profit pour ton avenir et celui des autres. »

Peut-être que ça lui paraissait impossible, voire même loufoque, mais c’était bel et bien vrai. Il fallait simplement qu’elle s’offre une chance. Une opportunité de s’accorder une victoire et de cesser de craindre ce qui provenait d’elle.


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MessageSujet: Re: Caught in your own head.   Mar 17 Juil 2018 - 12:08

Il eut un petit instant de silence, le temps que Menel réussisse à comprendre toute mes questions et qu’il prépare les réponses. Je restais blottie contre lui, avec l’envie de grimper sur ses genoux pour me cacher contre son torse. La douleur et la fatigue étaient normaux puisque mon corps avait vraiment eut l’impression d’être là-bas. Mais Là-bas aussi tout était si réel, les odeurs, les sons, la douleur, le goût du sang et de l’eau… Cependant, il n’avait rien dit sur mon impression d’être en-dehors de la réalité, d’être une simple marionnette d’un spectacle vivant qui n’avait nulle prise sur ses actions et ses pensées. Et est-ce que vraiment dans un jour ou deux j’irais mieux ? Ou est-ce que cette impression aller rester longtemps ?

Même lui ne savait pas pourquoi j’étais restée coincée dans ma vision. Je baissai les yeux avant de fermer les paupières pour essayer de me souvenir de ce que j’avais vu. Mes angoisses que je cachais pour les créatures et l’elfe ? Mais pour les événements que je pressens Je me souviens et ouvris grands les yeux, une angoisse glissant ses longs doigts glacés autour de ma gorge.

« J’ai vu mes parents… Dans une vision. C’était très rapide, mais je les ai vu. »

Avec du feu. J’avalais péniblement ma salive. Je ne voulais pas savoir ce que cela voulait dire, l’ignorance parfois avait du bon. Pourquoi est-ce que je devais subir ce don ? J’aurais voulu ne rien savoir, ne pas voir, ne pas vivre ça. Je regardais toujours Elrond qui m’expliqua qu’il avait eut besoin de Saruman pour qu’il lui procure une certaine finesse. Saruman et la finesse. Pourquoi dans mon esprit c’était incompatible ? Cet homme n’avait rien de quelqu’un maniant la finesse ! C’était une brute ! J’avais bien sentis sa poigne et son pouvoir sur moi lors de nos deux rencontres. Quand au reste … Je ne savais même pas comment j’avais fais pour revenir. J’avais juste écouté les battements de son cœur et je ne savais pas le reste.

Je restais tout contre lui alors qu’il passait sa main dans mes cheveux. Une connexion différente, et bien je me serais passé de cette maudite connexion si puissante ! Je ne voulais pas de ce don ! Reprendre le contrôle ? Mais c’était lui qui me contrôlait depuis des années, j’avais tout tenté pour essayer de le calmer, de le contrôler : rien n’y avait fait. Et ce qu’il s’était passé en était la preuve : je n’y arrivais pas. Je levais le regard vers Elrond, peu convaincue par ce qu’il m’affirmait.

« « Le jour » ? Et quand est ce jour ? Dans mille ans ? Je n’ai jamais eu le contrôle, je ne sais pas quoi faire pour les tenir loin de moi. J’ai toujours cru que ce n’était que des cauchemars, parce que ma lignée n’a rien d’extraordinaire. Et comment je pourrais le mettre à profit si je ne vois que des choses qui me font peur et qui sont mauvaises ? Est-ce que je ne peux vraiment voir que ça ? »

Si ma vie entière consistait à voir la mort et la destruction autant perdre tout de suite la vie. Je restai nichée contre Elrond à regarder le sol. Une question me vient.

« Et qui va m’apprendre à gérer Ça ? Vous ne pouvez pas vous occupez entièrement de moi, vous avez une cité à gérer. Et je ne connais aucun autre elfe qui puisse m’aider. »

Visiblement, les seuls autres aptes à pouvoir m’aider c’était bien les magiciens. Et le seul que je connaissais un peu c’était Saruman. Qui avait beau être une brute avait aidé le seigneur Elrond pour me sortir de là. Je repensais à ma vision de lui.

« Seigneur Elrond, est-ce que toutes les visions se réalisent ? »
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Caught in your own head.
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