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Csiasan & Carmen

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 Csiasan & Carmen

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MessageSujet: Csiasan & Carmen   Jeu 8 Mar 2018 - 23:55









Csiasan & Carmen


Les nombreuses chutes de neige avaient recouvert les terres d'un épais manteau blanc. L'hiver était rude, particulièrement agressif cette année là et pour les nomades suderons de ce petit groupe loin de Khand c'était tout à fait difficile. Ils avaient beau ne plus vivre dans le désert depuis bien des années, il y avait encore certains aspects climatiques qu'ils ne parvenaient pas à surmonter. Après de longues et pénibles journées de marche à faire de longs détours à cause des chemins enneigés, ils étaient arrivés près de ce lac qu'ils avaient convoité pour son eau afin de remplir leurs réserves mais aussi s'y installer pour quelques temps ou jusqu'à ce que la neige fonde. Le vent soufflait tellement fort qu'on aurait cru que les hauts pins se pliaient sous sa force, on l'entendait siffler entre les roulotes en bois recouvertes de glace et de neige. La nature devait s'amuser de tourmenter les humains ces derniers temps et particulièrement eux qui n'étaient pas équipés pour ces grosses chutes de neige.

Il y avait eu des morts dans leur groupe et quelques enfants étaient malades. Cette eau était l'espoir qui les avait encourager à braver les éléments Parce qu'ils pourraient la faire bouillir, se réchauffer avec. Ils avaient déjà utilisé la neige pour en faire mais ils ne le convoitaient pas que pour l'eau mais pour les animaux sauvages qui devaient se trouver autour et qui leur permettraient de chasser et de manger.

Carmen s'était avancée la première vers la rive, mais ne trouva pas d'empreintes, pas de traces d'une vie animale et la raison lui sauta alors aux yeux. C'était comme si le lac avait disparu, remplacé par un large terrain blanc et lisse. L'eau du lac en dessous avait gelé et les animaux étaient donc partis ailleurs.

« Le village le plus proche est à deux jours de marche et encore, avec la neige, cela prendra plus de temps...» avait fait Hannad, son père et chef du groupe alors qu'il venait lui aussi de découvrir le problème qu'ils rencontraient.

« Les roulottes ne passeront pas, laisse moi y aller avec quelques uns , je suis la seule qui sait parler westron»


*******



Le chemin avait été difficile, en sillonnant entre les chemins recouverts de neige, mais au dernier jour sur les derniers kilomètres, ils avaient été surpris par un violent blizzard et s'étaient perdus de vue. C'était de la faute à Carmen qui avait assuré à son père qu'en partant à trois tout irait bien, et au final elle était arrivée au village sans l'un ni l'autre. Le vent glacial crispait ses doigts qu'elle protégeait tant bien que mal dans son plaid, son visage rougi ne semblait même plus pouvoir démontrer d'expressions, figé par le froid comme une statue de glace. Elle arrivait, le cœur rempli de peine parce qu'elle était seule et qu'elle ne savait plus quoi faire pour aider les siens qui avaient eux aussi été frappés par ce blizzard.

Carmen entra dans cette taverne qui fut le premier bâtiment qu'elle vit ouvert. Les quelques habitant venus se réchauffer l'observèrent d'un œil mauvais, elle savait que les haradrims n'étaient jamais la bienvenue sur ces terres mais d'autant plus une femme seule. La gitane les ignora, portant ses derniers efforts pour s'approcher du feu et se laissa tomber à genoux devant. Ses mains ne répondaient plus, la douleur était atroce et semblait même lui arracher des larmes. Elle avait froid, faim, soif mais plus que tout elle avait besoin d'aide. Mais les gens ici présents ne lui donnaient pas l'impression qu'ils seraient réceptifs à sa détresse et ce fut d'ailleurs le propriétaire mécontent de voir quelqu'un rentrer et profiter de son établissement sans payer de consommation.

« Dehors la sorcière !» beugla t-il

Carmen releva les yeux vers lui, elle n'eut pas le temps de lui dire quoi que ce soit qu'il l'avait attrapée par le bras pour la forcer à se relever jusqu'à finalement la mettre dehors. Il la jeta dans la neige, dans cette ruelle déserte et froide avant de fermer la porte. La gitane se releva, prise de tremblements à cause du choc de température entre ses doigts qui avaient commencé à se réchauffer et cette neige qui lui fit de nouveau goûter au froid extrême. Ses vêtements étaient d'ailleurs partiellement mouillés désormais mais elle refusait de rester là et mourir de froid. Alors elle entra de nouveau, faisant irruption dans la taverne.

« Vous n'avez pas le droit de faire cela! Je payerai si vous le voulez mais laissez moi me réchauffer ! »
« je m'en fou de ton argent voleuse! Dors d'ici ou je te rosse !»

Le cœur cognant de rage dans sa poitrine, les cheveux mouillés et collés à son visage, elle allait l'insulter mais les portes d'entrée s'ouvrirent derrière elle sur un nouveau client et l'incita à se décaler.


 

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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Dim 18 Mar 2018 - 19:43


 


Tout autour de lui n'était plus qu'un vaste monochrome. La tempête avait tout avalé sur son passage, et s'apprêtait à en faire autant avec lui. Cependant, Csiasan n'était pas homme à renoncer face à l'adversité, certainement pas quand il en allait de sa propre vie en tout cas. C'est tête baissée qu'il avançait, un pas posé avec soin après l'autre, le vent et la neige fouettant son visage au travers du  linge qu'il y avait pourtant tendu pour s'en protéger. De sa main droite gantée de laine et de cuir, il tenait fermement la bride de son cheval, qui n'y voyait pas plus que lui et s'agitait régulièrement, effrayé par les hurlements que soufflaient chacune des rafales qui les cinglaient. Ils avaient perdu le chemin une bonne heure plus tôt, et l'homme se dirigeait plus ou moins à l'instinct, le cercle brillant du soleil s'étant soustrait à leur vue depuis déjà un moment.
C'est ainsi, guidé à tâtons dans la tourmente, qu'il tomba sur ce qu'il avait d'abord pris pour une grosse pierre. Loin d'être minérale, la forme sombre s'avéra être un homme, recroquevillé sur lui-même au milieu de nulle part.

« Vieux, tu vas calancher si tu restes prostré là. »

L'inconnu lui avait répondu d'une voix éraillée, comme s'il s'était échiné à crier contre le vent pendant des heures avant de se résigner. Cependant, Csiasan n'avait pas compris un traître mot de ce qu'il racontait, et ce n'était pas seulement parce qu'il était particulièrement malaisé de l'entendre alors que le blizzard gueulait dans leurs esgourdes. Il reconnut dans sa bouche les accents du sud, et ne perdit pas plus d'énergie à tenter de parler dans le vide, sachant qu'ils ne se comprendraient pas. Alors, il l'avait aidé à se lever sans vraiment lui en laisser le choix, et l'avait d'abord traîné avec lui sur plusieurs miles avant que l'homme ne finisse par se laisser tomber à nouveau dans l'épais tapis de neige, une litanie sans fin s'échappant de ses lèvres bleuies. Ce n'est pas sans jurons que le géant de l'Est lui avait alors aboyé dessus, finissant par le charger sur son cheval en comprenant que l'autre ne bougerait plus d'un pouce, ses forces et sa volonté ayant été finalement drainées.
Le suderon avait par la suite fini par perdre connaissance et cessé de parler tout seul, pour le plus grand plaisir de celui qui l'avait ramassé, que ces diarrhées verbales insupportaient au plus haut point. C'est encore quelques temps plus tard qu'il finit par appercevoir l'ombre de ce qui s'avéra être un village et qu'il s'y engagea, retrouvant bientôt des ruelles familières qu'il traversa d'un pas résolu, quelque peu protégé du vent mortel par les hautes bâtisses. Il laissa le poids mort (mais encore bien vivant rassurez-vous) dans un établissement qu'il avait l'habitude de fréquenter à l'occasion, non sans lui chaparder sa bourse au passage -simple rétribution pour ses nobles services- avant de ressortir s'occuper de sa monture et des affaires qu'elle transportait.

C'est ainsi, alors qu'il déchargeait son armure, qu'il vit la porte de la taverne non loin s'ouvrir et dégueuler un ramassis de couleurs rougeâtres sur la neige. C'est comme elle se redressait  avec difficulté pour tenter une nouvelle entrée qu'il vit qu'il s'agissait là non d'un jeune homme mais d'une femme, dont l'accoutrement puis finalement l'accent ne laissa guère de doute quant à ses origines. Csiasan poussa un soupir, chargeant son attirail sur son épaule, puis traversa la ruelle pour pénétrer à son tour dans l'établissement, où les menaces fusaient déjà. Il ne perdit pas de temps en politesse, lâchant son morceau sans même un regard à ceux qui, pourtant, le dévisageaient sans gêne.

« Il n'est pas intéressé. Moi, je te dirai où tu peux te réchauffer sans être importunée... et où retrouver le compagnon que tu as perdu dans la tempête. Contre le tiers de ce que tu balades dans ta bourse. »

S'il avait été meilleur homme, nul doute qu'il aurait simplement offert ces informations à titre gracieux... mais la vie l'avait rendu ainsi. La femme était, après tout, celle qui avait évoqué en premier l'argent, même si ça n'était pas à son adresse... Et tant qu'à devoir supporter le regard probablement malaisé d'une donzelle, autant que cela lui rapporte quelque chose. D'autant plus qu'il avait, après tout, fait le déplacement jusqu'à elle alors qu'il aurait simplement pu passer son chemin.
Il n'avait pas vraiment de doute sur le fait que les deux individus devaient se connaître, quand bien même il n'avait rien compris au discours du gus : dans son expérience, une gitane ne se promenait jamais seule. Or, celle-ci semblait bel et bien perdue loin de son groupe. Au pire, s'il se trompait sur le fait qu'ils se connaissent, il empocherait simplement l'argent. Ce n'était pas son problème, et ni la femme ni l'autre ne formaient l'ombre d'une menace pour lui.
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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Sam 31 Mar 2018 - 16:26









Csiasan & Carmen


Dans quelle situation s'était elle encore fourrée ? N'auraient ils pas pu prévoir tel désagrément ? Et maintenant qu'allait il arriver ? Que devait elle faire quand ses seuls espoirs résidaient en des gens qui refusaient de lui apporter leur aide ? Ce qui choquait Cármen c'était de constater qu'ils en avaient conscience et que même avec cela ils s'évertuaient à vouloir la chasser comme si elle était porteuse de maladie. Ils n'auraient pourtant pas souhaité que leurs femmes, leurs filles, leurs sœurs, se fassent traiter de cette manière si elles avaient été dans la même situation. Mais non, de toute façon elle savait qu'à ce genre de remarque elle aurait droit à des insultes avant de se faire encore balancer dehors comme un chat errant. Fallait il donc qu'elle se mette à genoux pour les supplier ? Cármen l'aurait fait si cela aurait pu les convaincre à l'aider à ramener ses compagnons, si pour cela elle aurait pu avoir ne serait ce que deux minutes au chaud devant cette cheminée ; mais même l'idée qu'elle paye ne semblait pas convaincre l'homme sévère qui se tenait devant elle. Il avait alors attrapé son bras, prêt à la renvoyer une nouvelle fois dans le froid et la tempête quand une nouvelle apparition l'en empêcha.

La jeune femme se retourna soudainement, quand elle entendit la porte se refermer, et vit un homme grand et fort lui proposer sans plus attendre ses services contre de l'argent qu'elle possédait. Il avait cette aura imposante, ce visage défiguré, qui aurait pu inspirer de la méfiance à n'importe qui. Même la jeune femme en fut bouche bée, hésitant à dire oui, parce qu'elle avait tout simplement peur de ce qu'il pouvait lui faire. Après tout il n'aurait pas de mal à la balader comme bon lui semble ou a la balayer hors de sa vue d'un revers de main sans le moindre problème. Mais la jeune femme savait ce que cela faisait d'être différent, d'être jugé par son apparence, qu'il s'agisse de la couleur de sa peau, des lésions qui s'y baladaient et bien d'autres. Elle venait justement d'en être victime, et voilà que lui, venait la mettre au pied du mur en la mettant dans la même situation. Quelle idiote aurait elle été de suivre tel instinct ? Son père lui avait toujours dit de ne jamais juger les gens si elle ne voulait pas qu'on la juge elle, parce que arriverait un moment où cela pourrait bien lui faire défaut. Quand bien même elle n'avait jamais vu cela, il était alors hors de question de continuer sur des suppositions qui pouvaient s'avérer fausses puisqu'elle ne savait rien de cet homme face à elle. Cármen ignora donc le tavernier qui lui avait une énième fois demandé de déguerpir et sorti de sa bourse l'exact tiers qu'il lui demandait en échange. Elle tendit la main vers lui, signant son accord, et même avec cette méfiance toujours, elle ne voulait pas tomber dans des eaux troubles.

La jeune femme ignorait comment cela fonctionnait mais après réflexion elle se disait qu'elle aurait peut être mieux fait d'attendre qu'il l'ait aidé à retrouver les siens avant de le payer parce que maintenant que c'était fait, elle n'avait aucun moyen de récupérer son argent s'il jouait le malhonnête. Elle scruta ses yeux, puis décida de prendre la parole afin de faire en sorte qu'il ne pense pas à cette éventualité et qu'il l'aide ainsi qu'il le lui avait proposé.

«  Mes amis sont coincés dans la tempête, nous sommes venus depuis l'Est, à trois jours de marche, il y a notre campement et c'est de là que nous sommes partis. Ils sont deux... »

La jeune femme n'avait jamais expérimenté tel temps, elle ignorait ce qu'il fallait faire : y aller en ignorant les tremblements de son corps en préférant leur vie ou attendre que cela se calme et faire les choses correctement ? Cet homme devait sûrement être du coin, il saurait comment agir mais l'angoisse de ne jamais les revoir la prenait. Et en attendant, elle gardait ses mains dans les voilures trempées de son châle, c'était mieux que rien puisque le tavernier ne désirait pas la voir se réchauffer près de l'âtre.

«  Sortez d'ici ! » réitéra t-il avec de grands gestes comme s'il chassait des insectes.

La jeune femme recouvrit sa tête de son châle, prête à affronter l'extérieur pour aller dans cet autre endroit où elle pourrait éventuellement se réchauffer. N'importe où, mais pas ici, elle en avait assez d'entendre la voix de ce type alors qu'il les chassait de plus belle.


 

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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Dim 15 Avr 2018 - 19:11


 


Il avait hissé son barda sur son épaule, avant de traverser la ruelle d'un pas largement alourdi par le poids du matériel, venant repousser une porte à peine refermée pour entendre une voix d'homme invectiver la gitane, essayant de la forcer à retourner dans le froid. L'offre pécunière de la femme ne serait cependant pas perdue pour tout le monde. Fallait-il être idiot, ou trop riche -si telle chose existait- pour cracher ainsi sur de l'argent facile ! Csiasan, lui, ne laissa pas échapper la proposition et se positionna à la place du tavernier, offrant de lui trouver un endroit où elle pourrait rester au chaud et de l'amener à son compagnon, contre un peu de sa bourse.
Sa voix avait à peine résonnée dans l'établissement, que le silence se fit, lourd, les regards effarouchés déjà tournés vers lui, et les murmures renaissant tout bas. Il en avait l'habitude, et fit mine d'ignorer tous ceux qui ne l'intéressaient pas, attendant simplement la réponse de la femme, qui resta coi un instant. Il lui faisait peur, bien entendu. Il ne pouvait guère la blâmer, conscient de son apparence et de sa carrure, quand bien même cela n'en était pas moins blessant. Mais il n'en montra aucun signe, impassible, et ils semblèrent ainsi se jauger, l'orientale pesant ses options tandis qu'il attendait patiemment sans rien dire, le tout sous les râleries renouvelées du propriétaire. Celui-ci ne tarda cependant pas à la fermer quand Csiasan finit par tourner la tête dans sa direction, agacé par son comportement. Et c'est à peu près là que les doigts fins de la brune fouillèrent à son côté avant de se tendre vers lui, présentant quelques pièces qu'il empocha dans la foulée sans vraiment chercher à savoir s'il s'agissait du montant demandé. Aucun d'eux deux n'était le bienvenue ici, et il avait assez hâte de ressortir de cette ambiance putride de curiosité malsaine.
Alors, sans vraiment un mot de plus, il fit demi-tour droite, s'apprêtant déjà à repasser la porte dans l'autre sens tout en laissant à la jeune femme le loisir de le suivre, quand cette dernière commença à évoquer ses amis coincés dans le blizzard. Il ne ralentit qu'à peine sa sortie, le temps d'absorber l'information, et repartit de plus belle.

« Le marché est : t'amener au chaud et auprès d'un compagnon, pas plus. »

Réponse qui pouvait paraître froide si ce n'est inhumaine au regard de la situation terrible dans laquelle se situait au moins l'un de ces fameux compagnons, mais il s'agissait bel et bien des faits. Le froid les assaillit de nouveau comme un piège inextricable, et il observa du coin de l'oeil la silhouette tremblante de celle qui n'avait pas encore de nom et peinait à marcher dans la neige, ne ralentissant pas sa démarche jusqu'à pénétrer dans un second établissement, juste de l'autre côté de la rue. Il entra en premier, pour s'éviter le regard apeuré du chaton qui le suivait et ses hésitations tout autant que pour se mettre au chaud le plus rapidement possible.

« Ne va pas mourir pour un ami qui l'est peut-être déjà. » ajouta-t-il sobrement, en se baissant légèrement pour passer la porte.

A l'intérieur, la chaleur était agréable au point de pincer les extrémités et la musique jouait dans quelque pièce adjacente où les yeux ne portaient pas immédiatement. Tel un habitué, il passa sans trace d'hésitation un couloir pour déboucher sur une grande pièce où quelques donzelles se tournèrent vers eux, une cuisse à l'air ici, une mamelle présentée là.
Il n'avait jamais dit qu'il l'amenait dans un établissement fréquentable pour une femme de bonne réputation.... Mais après tout, elle n'en était pas une. Et il n'avait cure de savoir si cela l'effaroucherait ou non. Ici, elle ne serait pas mise à la porte comme une malpropre, et c'était déjà bien davantage que ce qu'elle avait deux minutes plus tôt.
Déjà, deux des filles accouraient, s'agitant soudain dans une sollicitude non feinte à la vue d'une comparse manifestement trempée et gelée jusqu'aux os. Certes, les autres se contentèrent d'observer, certaines roulèrent même des yeux, mais qu'importe. Csiasan se détourna d'elles et de leurs caqueteries inquiètes à la voix de la matronne, qui lui demanda sobrement ce qu'il lui apportait encore là.

« Un chaton égaré. Le temps que la tempête passe.
—  Le temps que la tempête passe. » répéta-t-elle après lui.

Les deux s'entendaient comme le font deux habitués de transactions fructueuses. Sans un mot de trop, sans s'importuner de détails inutiles. Voilà qui était tout. Le colosse se détourna alors pour voir que l'on avait mis une tasse de thé chaud dans les mains de la gitane, et l'interpella.

« Ton ami est en haut, première chambre à droite. »
Il annonça, tout en louchant dans un décolleté délibérément mal fermé qui passait non loin de là.


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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Dim 15 Avr 2018 - 21:40









Csiasan & Carmen


L'homme qu'elle avait payé possédait une aura étrange. Elle ne parvenait pas à lire en lui, elle qui pourtant avait ce sens particulier pour cerner à peu près la personnalité des gens. Mais ce type là resterait sans aucun doute un mystère. Il avait donc prit l'argent, il avait entendu ses paroles et comptait visiblement honorer ce qu'elle lui avait demandé à un détail près qu'il ne se préoccupait pas de ce qui pouvait se passer dehors. La jeune femme fronça les sourcils et le suivit donc dans la bourrasque, la neige venait recouvrir l'entièreté de sa silhouette, les flocons de neige en quantité se posant sur sa tête mouillait ses cheveux de plus belle. Alors ils arrivèrent dans un autre établissement, elle y entra, la douleur sur les doigts de ce froid extrême. C'était comme s'ils s'étaient solidifiés, elle ne parvenait pas à les bouger et ne savait pas non plus quoi faire pour pallier à ce problème. Elle continua de suivre son guide cependant et en levant les yeux elle s'était attendue à tout sauf à ça. La gitane resta un moment dans l'entrée, absente et détailla les alentours. Une des filles en voyant ses mains violacées s'empressa de lui donner des gants dans lesquels y enfermer ses doigts pour les réchauffer. Elle n'était clairement pas habituée à ces températures extrêmes. La jeune femme vint prendre place à l'endroit ou l'homme s'arrêta, échangeant quelques mots  à son propos quand il la compara à un chaton perdu.

Toutes ces femmes, si peu vêtues, elle n'avait pas vu souvent ce genre de profession, là où elle avait vécu cela n'existait pas ; seulement dans les grands villages et surtout à Umbar. La gitane replaça machinalement son châle sur le dessus de sa tête, comme dans la volonté de se cacher. Elle avait beau être partiellement dénudée de part les vêtements orientaux qu'elle portait ce n'était pas aussi évocateur. Et puis elle fut surprise par l'arrivée de deux d'entre elles qui la couvrirent et lui offrirent une boisson chaude. Alors le type lui annonça que l'un de ses compagnons était ici, ce qui failli la faire s'étouffer avec son thé.

« Là haut ? »

La jeune femme se leva, se demandant s'il disait la vérité ou si c'était juste un moyen pour lui de se débarrasser d'elle. Il n'avait pas l'air d'avoir fait transaction avec la matrone pour la revendre en tant que prostituée alors pourquoi continuait-elle à se méfier ? Cármen n'avait pas l'habitude des gens bienveillants dans ces environs et encore moins venant d'un homme aussi costaud que lui. Il ne se souciait certainement pas de sa situation. La jeune femme s'était glissée entre les silhouettes, évitant de se faire attraper par l'un de ces hommes dans les environs qui aurait pu la confondre avec l'une d'entre elles. Et elle n'avait à vrai dire pas pensé à ce qu'elle faisait qu'en poussant la porte, elle avait surpris son ami effectivement dans une posture assez suggestive avec deux jolies blondes.

La jeune femme n'avait pas réfléchi avant d'ouvrir la porte, alors que c'était parfaitement logique qu'il soit en train de prendre du bon temps s'il était enfermé dans l'une des chambre d'une maison close. Gênée, elle referma la porte sous les rires moqueurs des filles qui étaient dans le coin et fit demi-tour. Elle descendit pour se retrouver de nouveau dans cette grande salle et reprit place là où son nouveau compagnon était. Il avait dit la vérité, alors elle avait aucun regret de l'avoir payé, il avait rempli toutes les directives qu'elle lui avait demandé.

« Je...Je vais rester un peu avec vous si ça ne vous ennuie pas... »Fit elle en reprenant cette tasse de thé chaud entre ses mains.

Puis son regard se posa sur la fenêtre malmenée par le vent et la neige qui en recouvrait la surface. Comment Hannad pouvait il prendre du bon temps pendant que Yuris était sans doute dehors mort de froid. La gitane se pinça les lèvres, cet homme qui l'avait aidé avait rempli son contrat et ne l'aiderait probablement pas à le retrouver. Cármen ne savait pas évoluer dans la neige, Hannad non plus, alors elle se demandait s'ils avaient de véritables chances de retrouver leur camarade sans que l'on sache pister ses traces.

« Croyez vous qu'il soit mort ? » Fit elle à propos de l'autre de ses congénères qui était d'ailleurs l'un de ses cousins.

Elle ignorait quelles étaient les chances de survie dans une tempête comme celle-ci mais dans l'autre extrême cela lui rappelait une tempête de sable et la réponse était donc « s'il est abrité oui, il y a des chances » mais la gitane voulait confirmation.


 

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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Dim 6 Mai 2018 - 1:11




Il n'était pas immunisé contre le froid, mais justement, c'était bien pour cela qu'il ne s'amusa pas à perdre du temps. Derrière lui, la gitane avait du mal à lutter contre les flocons qui se collait à chaque parcelle de vêtement comme de peau libre, mais elle le suivit néanmoins jusque dans le bordel -littéral- où il s'engouffra.
Csiasan ne perdait pas de temps en conversations inutiles et politesses impensées. Peut-être cela déroutait-il la femme, mais ce n'était pas son problème. Il la laissa donc découvrir le lieu par elle-même, car elle était bien assez grande pour comprendre toute seule de quoi il retournait. Sans se préoccuper d'elle, il échangea quelques mots avec la matronne, qui lui fit comprendre qu'il s'agissait là d'une situation exceptionnelle. La femme, d'un certain âge mais non dénué de charmes, avait une volonté de fer qui transparaissait dans ses traits, mais n'était pas sans coeur. Elle prenait soin de ses filles avec justesse et de ses clients avec ... hm, disons simplement que ses accords avec Csiasan tenaient aussi au besoin de remettre certains d'entre eux dans le droit chemin.

Quand cela fut réglé, il se tourna vers celle dont il ne connaissait toujours pas le nom, à qui l'on avait donné de quoi se couvrir, et du thé. Il lui indiqua où se trouvait celui qu'il pensait être son compagnon, acquiesçant à la demande de confirmation, avant de se laisser distraire par quelques protubérances qui passaient non loin de lui. Il avait, après tout, plutôt bien gagné sa journée, et pouvait se permettre un petit remontant... Mais pour l'instant, il demanda surtout à ce qu'on lui apporte à boire et disparut quelques instants dans une salle adjacente où il alla poser le fourbi qui était toujours chargé sur son épaule. Il laissa également son manteau détrempé et une laine qui avait connu de meilleurs jours. Paradoxalement, il aurait moins froid en simple chemise.

Il ne s'attendait pas à retrouver l'orientale aussitôt revenu dans la grande salle, la pensant au chevet de son ami, mais il comprit au ton érubescent de sa peau et aux rires de certaines que ce dernier allait probablement mieux que quand il l'avait laissé. Beaucoup mieux, même. Il alla prendre place à une table, attendant sa liqueur, tandis que l'intruse se rapprochait d'une fenêtre non loin de là, pensive. Lorsqu'elle lui demanda s'il pensait que son autre compagnon était mort, il haussa les épaules sans même prendre la peine de la regarder.

« Qu'importe ce que je crois, c'est pas ça qui va l'aider. »  

Et ce n'était certainement pas cette réponse qui allait aider la gitane non plus... Mais après tout, il ne connaissait pas le gars, et n'était donc pas le mieux placé pour juger de ses capacités à survivre ou non. Une des filles arriva finalement pour lui donner une bouteille et un verre et repartir, sans qu'il sache si elle le fuyait ou si elle ne connaissait suffisamment pour savoir qu'il préférait être tranquille. Il ne se posa pas vraiment la question cependant, occupé à se servir à ras bords un verre qu'il vida aussitôt d'un bon trait, puis remplit à nouveau. L'alcool lui brûla la gorge jusqu'au gosier où il sentit la chaleur commencer à se diffuser de l'intérieur. Juste ce qu'il lui fallait. C'était là une bouteille de casse-poitrine qui se vendait à bas prix dans n'importe quelle gargote mal famée, mais c'était exactement ce qu'il voulait. Puis, jetant finalement un coup d'oeil à la figure frêle et inquiète, toujours grelottante sous ses nouvelles couches de tissus, il ajouta enfin à son adresse, de la voix un peu rude et rocailleuse de ceux qui ne s'attardent pas en ronds de jambes :

« Prends un godet. Ça réchauffe mieux que l'eau chaude et ça t'empêchera de trop y penser. »  

Ce n'était pas particulièrement généreux de sa part. D'une, il allait payer avec son argent à elle si ce n'était avec celui qu'il avait prélevé sur son compagnon un peu plus tôt. De deux, si cela pouvait alléger l'ambiance et lui faire arrêter de claquer des dents, ce ne serait que plus agréable pour lui.

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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Mar 8 Mai 2018 - 21:58









Csiasan & Carmen


Jamais elle n'aurait cru se retrouver dans un bordel en cherchant de l'aide, mais ce qui était agréable c'était que les filles d'ici semblaient ne pas faire la différence que d'autres auraient faites comme le tavernier plus tôt par exemple. Quel que soit, la provenance d'une personne, ses caractéristiques physiques ou sociales, elles avaient cette chaleur qui ne passait pas seulement parce qu'elles vendaient leur corps à qui voulait, mais parce qu'elles avaient l'air bien plus concerné par la nécessité de ne pas faire de différence. Un homme comme Csiasan devait sans aucun doute effrayer les gens par ces larges lésions sur son visage, de quoi inspirer la peur, qu'avait il fait pour avoir cela ? Ou alors était-ce une maladie ? Contagieuse ? Carmen avait été impressionnée aussi, mais elle avait mis ses a priori de côté et avait tout misé sur lui. Résultat elle se trouvait au chaud et avait retrouvé au moins l'un de ses compagnons. Toutefois il n'était pas devenu son meilleur ami pour autant non plus, car il était froid comme le temps extérieur. Du moins, il n'était pas amical et ne s'avança pas non plus pour la rassurer, bien au contraire. Elle aurait juste voulu son point de vue en connaissance de cause. La bohémienne avait alors longuement soupiré, il n'y avait plus qu'à prier les valars pour qu'elle puisse ensuite le retrouver.

Cármen l'observa un moment, elle ne parvenait pas à le cerner, à la fois il était attentif et à la fois il avait l'air totalement détaché de toute situation. C'était troublant et elle devinait qu'il avait dû passer par de ces choses dont on ne souhaitait à personne, d'une à cause des blessures qu'il présentait mais aussi par cette aura sombre et mystérieuse, non pas méchante, mais sombre. Elle pouvait déjà dire qu'il avait l'air d'être un habitué des lieux, et puisqu'il n'avait pas été mis dehors, semblerait-il qu'au delà de l'argent qu'il donnait il avait l'air d'être assez apprécié par la patronne pour le laisser ramener une étrangère sans payer de prestation avec l'une de ses filles. Autre chose les armes et son allure générale qu'il portait pouvait lui indiquer qu'il n'était pas un paysan ou un meunier, et puis il n'avait pas l'air d'être un noble non plus. Il devait beaucoup voyager, vivre sur l'instant, un peu comme un nomade, comme elle. Si c'était vrai ça leur faisait déjà un point commun et cela avait tendance à adoucir le portrait qu'elle se faisait de lui.

Cármen choisit néanmoins de suivre son conseil, après tout il savait mieux qu'elle ce qui était préconisé en cas de température extrême, en ce qui concernait son camarade disparu, elle n'était pas certaine que cela marcherait mais soit. Et le thé avait beau réchauffer ses mains, il était vrai qu'elle avait encore très froid. Elle demanda à l'une des filles de lui ramener la même chose que Csiasan. La gitane vint donc remplir son verre et le porta à ses lèvres. C'était fort comme alcool, ça lui passait dans la gorge comme une torche enflammée. Elle grimaça, peu habituée à ce genre de chose mais senti presque aussitôt la chaleur se diffuser dans son ventre quand la boisson eu traversé son corps. Avec un alcool aussi fort elle n'allait pas non plus tarder à percevoir les effets relaxants que cela pouvait procurer, toutefois son esprit restait figé à la vie de son ami laissé dehors. Il fallait qu'elle se change les idées, alors parler avec cet homme, avait été la première chose qui lui était venue à l'esprit en se souvenant qu'elle ne lui avait même pas donné son prénom.

« Je m'appelle Cármen, je suis haradrim »Fit elle pour briser le silence, et d'abord pour se présenter parce qu'elle avait bien envie d'en savoir plus sur lui.

Il ne semblait pas être le genre à raconter sa vie, quoi qu'il pouvait aussi possiblement s'en foutre de tout lui révéler. Mais c'était toujours agréable de pouvoir mettre un nom sur un visage lorsque l'on s'adresse à quelqu'un non ? Et puis s'il n'avait pas envie de discuter avec elle, il l'enverrait sûrement sur les roses.  Elle lui tendit sa main afin de serrer la sienne, paraît il que cela se faisait beaucoup par ici alors que chez elle cela n'existait pas.

« Je me dis que puisque nous attendons ici, j'aimerai bien discuter un peu. Quel est votre nom ? »


 

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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Sam 2 Juin 2018 - 17:19




Quand il revint dans la pièce principale, c'était soulagé du poids de ses affaires et dans le but de savourer de quoi réchauffer ses veines dans un coin tranquille. Néanmoins, il y retrouva la jeune haradrim, avec le rouge au joues et le même air inquiet bien accroché. Lui, prit place à une table en attendant qu'on vienne lui servir sa commande. Elle, choisit de rester avec lui et de le questionner sur son camarade resté dans la tempête. Csiasan ne mentit pas, comme s'il estimait ne pas être là pour embellir les choses dans le seul but de la rassurer. Elle ne pouvait rien faire pour lui, sinon attendre. Eventuellement prier, s'ils étaient de ceux qui pratiquaient. Il lui conseilla plutôt de se mettre à l'alcool elle aussi ; ce n'était pas la peine qu'elle attrape la crève pour rien. Il ne se perdit pas dans d'autres paroles, sirotant son alcool à brûler tout en appréciant la flambée qu'il créait dans sa gorge et son ventre.
La femme semblait l'observer, mais s'il pouvait sentir son regard sur lui, il ne tourna pas la tête dans sa direction pour autant. Des regards, il en avait senti des centaines déjà, et n'était pas à un de plus, un de moins. Il avait eu le temps d'apprendre qu'ignorer les évidences étaient parfois meilleurs que de montrer que cela l'ennuyait. On le laissait plus facilement tranquille, ainsi. La gitane passa commande sur son conseil, avant de venir s'asseoir en face de lui, toute en couleurs et tremblements. Il la regarda du coin de l'oeil, tandis qu'elle remplissait son verre et le portait à ses lèvres, les siennes se tordant légèrement en une sorte de sourire oblique tandis que la femme faisaient la moue.

Peut-être est-ce cette grimace qui la poussa à lui adresser la parole à nouveau, se présentant soudain en une phrase qui lui fit soulever un sourcil. Elle, haradrim ? Il n'aurait jamais deviné ! Comme si sa provenance n'était passez affichée comme ça, depuis son minois à ses vêtements... Il ne répondit pas, prenant plutôt une nouvelle gorgée de tord-boyaux avant de se resservir un verre plein. Puis la femme tendit sa main. Une main fine et fragile, dorée comme un caramel. Ce n'était pas là le genre de mains qui se tendait normalement vers lui. Il la fixa même, cette main, tandis que sa propriétaire exprimait le désir de converser et lui demandait son nom. Il releva les yeux vers son visage, pour y déceler une quelconque trace de dégoût ou de peur, qu'il ne trouva pas. Alors, il laissa son verre pour tendre la sienne.
Une main bien moins belle. Elle n'avait rien de fragile, ni de fine, celle-ci. Non protégée des regards indiscrets par ses éternels gants de cuir, elle se révélait ici dans toute sa disgrâce, couturée de stigmates et de callosités. La peau autrefois pâle n'avait pas seulement brunie au soleil, elle s'était parée d'entailles et de cautères, qui l'avaient fait changer de couleur, ici et là, l'avaient morcelée. Une blessure fraîche ornait d'ailleurs la naissance du pouce, qui s'en trouvait boursoufflée, visiblement brûlée récemment. Pour autant, il serra sa main, sans flancher, soutenant son regard comme il en avait l'habitude.

« Csiasan. »   il lui livra son nom, mais sans prendre la peine de lui donner son origine, à laquelle il ne s'identifiait plus depuis déjà longtemps. Malgré ses vouvoiements, il la tutoyait pourtant depuis le début. Aucun d'eux n'était un grand seigneur ou ne méritait plus de respect que l'autre après tout. Il le lui fit fit remarquer sobrement : « Tu peux me tutoyer. Mais les filles sont sans nul doute de meilleure conversation que je ne le suis. »  

Puis il reprit une gorgée pour se réchauffer les chairs davantage encore. Par l'alcool, dans un premier temps. Même s'il avait l'intention d'utiliser une autre méthode avant la fin de la journée. Son regard frôla une courbe féminine qui traversait la salle, avant de revenir sur celle qui se prénommait Càrmen.

« Ton compagnon se porte mieux, je suppose ? »  

C'est en tout cas ce qu'il avait déduit de l'expression de la femme quand il l'avait retrouvée dans le salon alors qu'elle aurait dû se trouver à son chevet. C'était une bonne chose. Il fallait maintenant espérer que le second ne serait pas assez stupide pour s'arrêter lui aussi en plein milieu de la tempête.

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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Mar 5 Juin 2018 - 20:29









Csiasan & Carmen


Csiasan ne devait pas être un grand amateur de discussions, elle le comprit quand il lui proposa d'aller parler aux filles du bordel plutôt qu'à lui. Néanmoins, la jeune femme n'avait pas changé d'avis.

« Et bien pour le moment c'est avec toi que je discute, tu n'as pas hésité à venir m'aider. Je dois dire que j'étais désespérée qu'on cherche à me jeter dehors même si je comptais payer.» Avoua t-elle, laissant son regard sur le fond de son verre, cette scène désolante était courante mais rares étaient ceux qui intervenaient en général.

Alors elle était toujours curieuse d'en savoir un peu plus sur lui, il était intriguant. La jeune femme savait que la motivation de l'argent était derrière le fait qu'il soi venu l'aider, il ne semblait pas se soucier le moindre du monde d'elle à part cela. Mais lui au moins n'avait pas regardé le fait qu'elle soit étrangère, il avait accepté de lui porter son aide comme il aurait pu le faire à toute autre personne et pour cela elle lui en était reconnaissante. Ainsi elle s'appliquait à ne pas faire de différence avec lui non plus bien que son étrange maladie pouvait en effrayer plus d'un. Elle n'avait pas hésité à lui tendre sa main pour le saluer, il semblait être un homme de parole, un homme bon et cela manquait cruellement par ici ces temps-ci.

«Oui, il avait l'air... En forme, ça me rassure ; sa mère m'aurait tuée s'il n'était pas revenu avec moi. » Plaisanta t-elle doucement, mais en réalité cela aurait probablement été le cas. Quand l'autre, sa famille aussi attendait, a la différence près qu'il avait une femme et des enfants qu'elle ne désirait pas laisser veuve et orphelins.

La jeune femme avait remarquée une blessure sur sa main, elle savait comment soulager cela à défaut de ne pas connaître sa maladie. Elle pouvait le soulager, surtout avec le froid ça ne devait pas rester ainsi. La jeune femme désigna sa main du regard, désireuse de lui venir en aide.

« Il faut soigner cela Csiasan »

La jeune femme n'attendit pas qu'il lui réponde parce que si elle lui demandait la permission il risquait de dire non. Alors elle s'était simplement levée pour aller vers la matrone des lieux et lui demander d'avoir accès aux cuisines afin de fabriquer un remède pour Csiasan. Elle fut escortée, dans la crainte sans doute qu'elle vole quelque chose et au lieu de cela elle prépara un onguent à base de miel et autres ingrédients qui permettraient d'apaiser sa blessure et l'aider aussi à se refermer avant qu'elle n'attrape des saletés qui pourraient lui donner ensuite de la fièvre, il devait avoir l'habitude de ce genre de blessure, et son remède aussi pourrait lui permettre d'éviter qu'elles ne s'ouvrent de cette manière, lui faciliter un peu la vie. Les femmes ici la regardaient d'un air mauvais, elles connaissaient sans doute ce qu'elle était en train de faire mais entre les mains d'une femme haradrim, elle se donnait des allures de sorcière. Tant pis. Cármen évita tout bonnement les regards et ignora les messes basses à son adresse puis retourna près de Csiasan après avoir récupéré également un peu d'eau et un linge propre, avec une bande de tissu. Elle aurait pu faire un onguent plus efficace avec certaines épices qu'ils avaient gardé du désert, certains fruits secs également qui auraient pu le rendre d'autant plus efficace et plus rapide.

« Il me manquait quelques ingrédients, mais ça fera l'affaire pour le moment. C'est un onguent que j'ai fait, ça apaisera la blessure, ce sera rapide.» Fit elle en lui adressant un joli sourire, en essayant de lui faire un peu de charme histoire de le convaincre.  « Tu me laisses prendre soin de toi ? »

Puis elle prit place à ses côtés, et, prudemment revint glisser ses mains vers son bras pour le tirer doucement vers elle en ne le lâchant pas du regard comme pour le rassurer - ou l’envoûter de ses yeux brillants? Le buté tait surtout qu'il reste tranquille, qu'il accepte son aide aussi infime soit elle. La suderone se montra alors douce et attentive quand elle remonta sa manche afin de voir clairement ce qu'elle était en train de faire. Puis elle trempa le linge dans l'eau chaude pour venir d'abord nettoyer, retirer les poussières autour de sa blessure et puis y appliqua son remède avec précaution. Elle évita de croiser son regard à ce moment là, trop concentrée dans sa tâche et même si c'était des gestes qu'elle connaissait déjà, l'intérêt pour elle était de lui montrer qu'il était possible de s'entraider sans réclamer de l'argent en retour, comme elle aurait certainement aimé que quelqu'un le fasse avec elle un peu plus tôt. Puis Cármen vint enrouler un tissu autour de son pouce.

« Ces brûlures, tu te les inflige n'est ce pas ? » Demanda t-elle, non pas sur un ton de jugement mais elle avait vu bien assez de brûlures dans sa vie pour voir ce qui était volontaire ou pas et les marques sur sa peau laissaient penser qu'il était adepte de la technique pour refermer les boursouflures.


 

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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Lun 30 Juil 2018 - 23:45




La jeune femme, donc prénommée Carmen, ne se laissa pas abattre par son injonction à plutôt aller parler aux autres filles, pas plus que par les autres fois où il s'était montré distant avec elle, d'ailleurs. Elle précisa qu'il n'avait pas hésité à l'aider lorsqu'elle en avait besoin, ce qui lui tira un semi sourire en coin. S'il aimait sa détermination, Csiasan était loin de se considérer comme un quelconque héro, ici ou ailleurs. Ce n'était pas là son rôle, et il n'hésita pas à rétablir la chose, d'un sobre :

« Je ne t'ai aidée que dans le cadre d'une transaction monétaire. » déballé d'un ton plat, sans fausse modestie.

Il ne s'agissait que d'une vérité comme une autre. L'homme ne se faisait aucune illusion quant à la nature humaine depuis déjà longtemps, après en avoir fait les frais plus d'une fois, et ne laissait pas autrui s'imaginer des balivernes à son sujet autant qu'à celui des autres. La bohémienne ne devait de toute façon plus avoir grand chose dans sa bourse à présent, et ne l'intéressait plus en tant que telle.

Il demanda néanmoins des nouvelles du compagnon qu'il avait ramené à la Maison, sous-entendant par son ton qu'il avait compris l'existence de quelque grivoiseries. Les mots choisis avec soin par la femme confirmèrent son intuition, et il trouva plaisant la pensée que celui qu'il avait sauvé de froid dans la tempête s'envoyait en l'air à présent... ceci car il en ferait de même un peu plus tard, assurément. Alors qu'il reprenait une gorgée de son tord-boyaux à bas prix, Carmen lui désigna sa main non gantée du regard. Le temps d'une seconde, l'homme se rembrunit, se préparant déjà à faire face à quelques questions mal placées ou à des remarques non moins désagréables, mais la jeune femme lui fit simplement part de ce qui seblait être de l'inquiétude. De l'inquiétude ? Pour lui ? Voilà qui était peu courant, à vrai dire, et le laissa coi (chose habituelle, par contre).
Ainsi donc, il n'avait rien répondu alors qu'elle partait déjà les valars seuls savaient où, après avoir échangé quelques mots avec la matrone. Csiasa ne s'occupa pas plus d'elle, continuant de vider la bouteille qu'on avait laissée sur la table à son attention, jusqu'à ce qu'elle revienne avec un bol, et quelques linges pour s'installer à ces côtés.
Elle souriait. Voulait le soigner.
Lui, se méfiait.
Nul être n'avait jamais rien fait pour lui sans attendre quelque chose en retour. Nulle âme n'avait réellement éprouvé d'inquiétude pour lui (et non à cause de lui). La situation le dérangeait, le laissait indécis. Mais que pouvait-elle lui faire, ici ? Il resta silencieux, d'autant plus qu'elle le troublait par une douceur non feinte et un sourire enjôleur. Prendre soin de lui. Lui-même n'avait pas l'habitude de le faire. Ses soins étaient un rituel de brutalité et de douleur qui n'appartenait qu'à lui. Une excision par la lame et le feu de sa haine pour le monde et pour lui-même. La femme, elle, saisit son bras avec douceur, pis fit taire les dernières réticences, résistances, qu'il lui opposait en relevant sa manche avec le même calme bienveillant. Lui, était droit comme un i sur sa chaise mais gardait son air impassible, fermé. Il gardait un oeil sur la salle, se refusant à se laisser complètement déstabiliser par la suderone qu'il surveillait également. Les filles étaient occupées et ne faisait plus attention à eux malgré les premiers regards intrigués. Les doigts de Carmen étaient légers, son toucher délicat sur sa peau monstrueuse et marquée. Elle le nettoya puis l'enduit d'un remède à l'odeur sucrée dont il n'avait pas vraiment besoin à son sens, avant de réaliser une petite poupée autour de son pouce. L'image était tout bonnement ridicule, et le laissait même quelque peu circonspect à vrai dire. Toujours incertain, il ne put s'empêcher de râler pour masquer son embarras :

« Ça va m'gêner ce truc. » bougonna-t-il donc d'une voix de reproche.

Bien sûr, s'il voulait tirer l'épée cela serait gênant. Mais il savait bien qu'il n'en aurait probablement nul besoin pendant un moment, au moins tant qu'il serait en ces lieux. La question qui sortit des lèvres de la beauté orientale ne fut pas la réponse attendue, cependant, et le poussa à se braquer davantage encore.

« Quelle différence ça peut te foutre. »

Cette fois, sa voix était plus dure, rejetait la question autant que la femme, alors qu'il reprenait son bras, son doigt, sa composition, sa distance. Redevenu en un seul instant l'homme dur et solitaire qu'il était par nature depuis que les hommes l'avaient modelé ainsi, il se releva, dominant la gueuse de toute sa hauteur de géant mais l'ignorant pour plutôt vider sa coupe d'un trait qui brûla sa gorge. Puis, comme pour se défaire d'une quelconque dette, il jeta une pièce sur la table.

« Pour le soin. »

Une pièce qui ne lui avait pas été demandée mais qu'il donnait autant pour se défaire de toute dette que pour casser la dynamique qui aurait pu s'installer entre eux, s'il avait été plus humain. Cela n'était pas bon, à ses yeux. Par le passé, ça ne lui avait apporté que malheurs. Il n'en voulait plus. Il s'en protégeait, s'en défiait. Ne savait pas quoi en faire d'autre, à vrai dire.


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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Mar 14 Aoû 2018 - 18:18









Csiasan & Carmen


Résistance relâchée, soins prodigués sans trop de peine, si cela n'a pas dérangé Csiasan il en est tout autre pour les questionnements. L'orientale a cru, l'orientale s'est trompée en beauté en ayant foi en la confiance qu'il avait instauré en elle l'espace d'un instant. Cármen n'est pas créature à craindre, pourquoi la rejette t-il aussi sèchement ? Le visage dans l'incompréhension, elle fronce les sourcils et observe le fond des yeux du voyageur mutilé ; trop personnel, sans nul doute, elle imagine que c'est de ces histoires que l'on ne dit à personne. Quand bien même elle a souhaité l'aider, elle ne peut le forcer dans la confidence. L'orgueil piqué, le cœur blessé par ce rejet, elle s'en contente et ne le prend pas personnellement. Malgré l'intonation, malgré le vocabulaire qu'elle comprend très agressif même en n'étant pas bilingue, Cármen ne relève rien et le regarde réagir comme si elle l'avait agressé. L'ours ne peut être dompté, elle ne comptait pas l'enfermer, s'il ne comprend pas cela alors tant pis.

Un son métallique sur le bois et il lui paye « son dû », jetées devant elle comme si elle était de ces filles aux mœurs légères, pas de reconnaissance. Non elle ne la cherche pas, mais ce serait mentir de dire qu'elle aurait préféré un merci plutôt qu'un échange matérialiste au détriment de la bienveillance, de la bonté d'une âme envers une autre. Le concept semble lui être étranger, elle pense à ce qu'il lui a répondu plus tôt, car il ne l'a aidée que parce qu'elle proposait une rémunération, non pas parce qu'elle venait de se faire mettre dehors. Au nom des valars, pouvait elle avoir encore un peu la naïveté de croire que cela n'est que fantaisies dont il se pare pour ne pas dévoiler son vrai visage ? Elle désire y croire, elle désire le voir et lui sourit doucement. Les doigts ramassent cette pièce, en silence elle l'observe, qu'est ce que ce petit objet en échange d'un peu d'humanité ? Elle la lui tend, la dépose devant lui ; acte de rébellion des convenances et de ce qu'on apprend ici – tout travail mérite salaire. «  Je n'ai pas réclamé d'argent Csiasan » Chez elle l'on échange la bonté contre un sourire, contre un autre service rendu, sur le moment même ou plus tard, ou pas du tout. On apprend a ne rien attendre des autres car l'on est forcément déçu.

« Garde le bandage au moins pour une heure, si tu ne veux pas que ça te gêne tu peux le faire avant de dormir » La petite boite contenant l'onguent glisse elle aussi sur la table jusqu'à Csiasan, elle le lui laisse, elle ne désire rien en échange, c'est quelque chose de simple, qu'elle peut refaire elle-même sans mal d'ailleurs. «  Viens au campement, je t'apprendrai la recette, tu pourras la faire toi-même, tu n'auras pas à payer quelqu'un pour que l'on te soigne, car je suis sans doute la seule qui n'acceptera pas ton argent » Qu'en pense t-il ? A défaut de lui donner des conseils, peut il accepter son enseignement ? Elle le fait naturellement, elle le fait parce qu'elle en a envie, non pas par pitié mais qu'elle prie pour que cela fasse un effet boule de neige dans le monde. U acte de bonté, en inspire un autre et peut être que plus tard, on ne jugera plus les hommes par leur richesse matérielle ; elle aimerait qu'en étant dans le besoin, elle puisse un jour tomber sur ce genre de personne.


 

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J'ai vu vos boucles noires danser. Sous le vent du printemps chantaient, des oiseaux du haut de leurs ailes. J'ai vu dans vos yeux l'éternel, la promesse écrite de vos mains, disait l'avenir incertain©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: Csiasan & Carmen   Mer 15 Aoû 2018 - 19:36




La femme n'avait pas eu l'air de comprendre son recul soudain. Il s'attendit à deux choses. La première était de la voir se renfermer elle aussi, de l'observer alors que la peur retournait à ses prunelles et que son regard sur lui ressemble à tous les autres. La seconde était qu'elle prenne offense de son geste. Le regard de la bohémienne changea effectivement, mais l'offense fut prise dans le silence et le calme, et non dans les cris et la houle. Elle observa la pièce jetée sur le bois vieillissant de la table tandis qu'il finissait son verre, déjà debout, à la fois dans l'idée de renforcer sa position, et dans celle de partir bientôt. Mais la femme n'avait pas dit son dernier mot, et mit un point d'honneur à noter qu'elle n'avait pas demandé d'argent. Ce qu'il savait. Mais l'argent était sans attache, sans remise à plus tard. Bien plus simple que tout autre dette dont il ne voulait pas.

Il ne répondit pas à la remarque, pas plus qu'il ne reprit sa pièce, tendue ainsi devant lui. S'encombrer d'une dette d'honneur ? Lui ? Csiasan était beaucoup de choses, mais bon, bienveillant, honorable n'étaient pas des mots qu'il aurait utilisés pour se qualifier lui-même. A quoi s'attendait-elle donc ? Même les contes pour enfants dépeignait le monde pour ce qu'il était... les bons, en tout cas. Elle pourrait garder cela en mémoire comme une leçon d'importance. En effet, il ne faut rien attendre des autres, sous peine d'être au mieux déçu, sinon trahi.
Certainement lui faisait-il une fleur en ce jour, en étant si transparent sur ce qu'elle pouvait attendre de lui. A savoir, absolument rien. Supposer autre chose était dangereux. Car Csiasan n'oeuvrait que pour le bénéfice d'une seule personne, et cette dernière portait son nom. Et si cela supposait quelques méfaits au détriment de personne comme elle, ce n'était pas quelque chose qui pourrait l'empêcher de dormir la nuit venue.

Peut-être finit-elle par comprendre qu'il ne reprendrait pas son argent, car elle lui prodigua alors ses conseils tout en glissant l'onguent vers lui. Le regard attiré par le mouvement, il se pencha pour attraper le boîtier, tandis qu'elle l'invitait déjà à passer à son campement, pour s'y faire soigner et connaître la recette de son traitement. Elle n'accepterait pas son argent là non plus, lui disait-elle. Mais bien qu'opportuniste, Csiasan se méfiait. De ses charmes, de ses offres. De ses frères, dans ces roulottes de malheur. Il pensait avec sincérité, avec acidité, qu'il avait plus à perdre qu'à gagner, si la promesse était un artifice. Alors, il n'irait pas. Pas plus qu'il ne reprendrait sa pièce ce jour. L'onguent néanmoins récupéré, car quel pouvoir avait-elle ici, sinon celui de ses grands yeux bruns, il ne murmura aucun remerciement superfétatoire. Simplement, un « Bonsoir » d'une platitude ineffable, tandis qu'il s'éloignait déjà sans avoir non plus répondu à son offre. Un peu plus loin, il fit signe à une fille de s'approcher pour lui glisser quelques mots à voix basse, et disparaître dans ce qui lui servirait de chambre le temps que la tempête finisse de faire des siennes.

Il ne fallut que quelques minutes tout au plus, pour que les filles se réunissent pour déterminer qui irait le rejoindre. Isolé dans son repaire, il commença à nettoyer son matériel dans l'attente. Ainsi, il n'entendit rien des débats féminins, des probables remarques insolentes ou blessantes, ne vit rien des grimaces échangées auxquelles l'étrangère pu assister de loin, avant qu'une malheureuse ne finisse par être désignée pour aller frapper à sa porte. Comme toutes les autres, elle n'aurait pas le loisir de le voir déshabillé. Comme toutes les autres, il la retournerait tout de même pour ne pas subir son regard. Comme toutes les autres, elle serait mise à la porte sitôt son affaire terminée, mais rondement payée pour ses services.


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