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Bienvenue en Terre du Milieu, Ô toi noble voyageur ! N'hésite pas à consulter les PVs ou à te balader
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pour se distraire à toute heure. Salaire conséquent,
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pour lui masser les pieds et élever ses bébés
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▬ Que sonne l'Appel

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▬ Que sonne l'Appel

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DURIN'S HEIR ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: ▬ Que sonne l'Appel Mar 14 Oct 2014 - 12:28



       
“ Que sonne l'Appel”

C'était l'heure. Il avait revêtu sa plus noble tunique bleue, ceint une ceinture d'argent aux motifs des fruits du chêne. Il sortit de ses appartements, les derniers nains se pressaient pour gagner la salle du trône, le Seigneur des Montagnes Bleues bifurqua, emprunta les derniers mètres qui le séparaient de la pièce où il se préparait à appeler les nains pour leur Quête.
Les gens de Dùrin qui se pressaient contre les portes se poussèrent en le voyant arriver, le mot se relayant, il n'eût que peu de mal à se frayer un chemin parmi la foule.
Ils avaient repoussé les tables dans les alcôves afin que la plupart d'entre eux puissent se tenir dans la salle. Seule une demeurait, à quelques mètres des marches pour accéder au trône. Il y avait dessus un encrier et une plume unique, elles n'attendaient qu'une chose, que des nains viennent signer le contrat de l'Expédition.

Il s'avança, beaucoup s'inclinèrent avec respect, d'autres essayaient de mieux voir. Le flot de paroles perdait de son intensité, tous ici savaient que leur roi n'était pas un nain aux longs discours, taciturne, c'est peut-être ce qui impressionnait beaucoup d'entre-eux. Un être si grave qui avait vécu tant de choses. Il gravit les quelques marches vers le siège qui lui servait de trône sans s'y asseoir, il devait se tenir devant eux, il devait leur parler, il devait leur rendre ce qui leur avait été pris.  Les murmures s'étaient éteints au fur et à mesure qu'il avançait. Il se tourna, regardant l'assemblée qui s'était réunie dans la grande salle, tant de visages à qui il devrait s'adresser, tant de visages qui avaient entendu les rumeurs.
Nombre d'entre eux n'étaient là que par curiosité, il devait les convaincre de le suivre de nouveau, ils devaient croire en lui, ils devaient lui faire confiance.
Son regard de glace dévisagea l'assemblée, passant sur chacun, dans ses iris de givre brillait une flamme nouvelle, une flamme qui n'avait plus brillé dans ses yeux depuis si longtemps.
L'âge avait semblé quitter son visage, il semblait être le nain qu'ils avaient couronné, celui qui s'était battu à leur côté, celui qui leur avait trouvé un endroit où vivre, celui qui leur rendrait leur patrie.
La lassitude avait cédé la place à la détermination, à l'espérance, au devoir de vengeance. Sa chevelure régalienne l'auréolait, il était depuis trop longtemps le Roi du Peuple Errant, il était temps qu'un Roi demeure de nouveau sous la Montagne Solitaire, il était temps que cet exil prenne fin. Il les regardait, pleinement, comme si il lisait en chacun d'eux, il les connaissait tous, il avait partagé la peine, la douleur avec eux, il était temps de leur redonner espoir.

Sa voix s'éleva, grondante, comme le feu d'une forge qui n'attendait qu'un souffle pour s'embraser totalement. Elle se répercuta en échos dans le silence environnant, elle partait du plus profond de son cœur. Elle était forte, puissante, elle se nourrissait de l'ombre qui avait crue en lui alors qu'il sentit le désespoir et la mélancolie s'abattre sur ses épaules, il avait craint qu'elle ne finisse par avoir raison de lui mais l’opprobre qui devait être lavée depuis si longtemps ne le permettrait pas. Cette ombre  qui tendait à être plus forte que lui, s'unissant à celle latente en lui, cette ombre qu'il avait fait taire comme il éteindrait le feu de Smaug dans sa gorge. Mais la nuit ne s'étendrait plus au dessus du Peuple de Dùrin, il était temps que les lanternes brûlent de nouveau dans les salles d'Erebor, que les jours sombres du Peuple Errant soient révolus et leur errance achevée. On aurait dit un lion prêt à bondir, qui grondait, feulant, plein de hargne, identique à celle qui emplissait les guerriers.



« Depuis quand avons nous permis aux Ténèbres de devenir plus fortes que nous ? »


Il laissa un temps, le feu enflait dans ses entrailles, le même que celui qui l'avait saisi aux Portes de la Moria il y a si longtemps, le même que celui qui l'avait saisi lorsque Frerin était tombé. Le droit de vengeance dont il avait hérité, qui lui incombait et qu'aujourd'hui il allait enfin accomplir brûlait.
Les nains attendaient une suite, ils étaient pendus à ses lèvres. Alors il ne les fit pas plus attendre, sa voix toujours grondante, tel un orage éclatant sur les cimes des Montagnes, il continua de parler. Ses mots étaient courts, mais incisifs, plein de défi et de soif de revanche. Ils avaient tous trop perdus pour qu'à l'aube d'un renouveau, la peur les étreigne. Il devait leur insuffler la force d'avoir foi en lui de nouveau et le courage de le suivre, une dernière fois.




«  Il est temps de leur montrer que leur puissance n'est que poussière. Il est temps de reprendre la Montagne Solitaire. »




D'un geste de la main, il signala qu'on pouvait apporter le contrat.


Déroulement:
 
   

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Dernière édition par Thorin Oakenshield le Dim 21 Déc 2014 - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Mar 14 Oct 2014 - 16:58

La montagne appelle!
Tous ceux pouvant se battre.
Le grand jour était finalement arrivé. Quelques jours plus tôt, Fili avait eu une grande discussion avec son oncle à ce sujet, concernant la reprise de Erebor et le retour juste des siens dans le foyer leur ayant été volé avant même qu’il ne vienne au monde. L’histoire de Smaug et de la Montagne Solitaire avait bercé son enfance, celle de Kili également, et il n’était donc pas étonnant qu’il se soit proposé en entendant un jour que Thorin comptait mener une expédition pour rendre à leur peuple d’exilé sa grandeur d’antan. Même si la vie était calme ici, que les familles avaient réussies à panser leurs plaies et retrouver des repères, le souvenir de ce jour brillait encore de mille feux dans les esprits de nombreuses familles, certaines y ayant perdu un fils, une fille, un père, un frère ou une sœur. D’autres lignées s’étaient purement et simplement éteintes ce jour-là, soufflée par les flammes du dragon et sans doute  dans l’estomac du cracheur de feu dans les derniers instants.

Peut-être que penser à cela n’allait pas attirer nombre de personnes, mais Fili avait bon espoir, les nains étaient de valeureux guerrier et plus encore, Thorin savait comment unir ses troupes, il était un leader et personne ne devait avoir oublié ce qu’il avait fait pour eux par le passé, le temps était venu de montrer que ses efforts n’étaient pas tombés entre les mains d’ingrats.

Perdu parmi la foule, un nain parmi tant d’autres, Fili écoutait avec une révérence et une admiration non-feintes les propos de son oncle et roi, en quelques mots seulement – car il ne perdait jamais de temps en discourt – il avait sût instaurer un silence religieux dans les halls où ils trouvaient refuge. Une grande clameur s’éleva parmi la foule rassemblée, surprise, joie, soutient. Mais peu semblait avoir compris le message sous-entendu, Thorin demandait entre les lignes qui étaient présent pour l’accompagner dans cette mission périlleuse. Le soutenir dans cet optique était une chose certes, mais les cris et les soutiens n’étaient rien sans les armes nécessaires pour affronter un lézard grand de plusieurs mètres et capable de mettre tout un peuple en déroute.

Personne ne semblait encore se décider à rejoindre la place où se trouvait maintenant le contrat amené par Waldur, avec juste à côté, un encrier et une plume pour apposer sa signature et ainsi lier son destin au futur Roi sous la Montagne, de l’une des plus grandes cités naines que la Terre du Milieu ait jamais portée. Le temps entre les quelques paroles de son Roi et l’exultation de la foule ne donnait pas de suite aussi, Fili prenait les devant en se détachant de la foule, attirant quelques regards au départ – puis tous ensuite – dans sa direction alors qu’il sortait son épée qui pendait jusque-là à sa ceinture, prenant la poignée entre ses deux mains avant de poser la pointe de la lame sur le sol et poser genou à terre devant son souverain.

« Mes armes sont à votre disposition aussi longtemps que les Valar m’accorderont la vie, Mon Roi. »

Ce n’était pas des paroles en l’air, loin de là. Il avait longuement réfléchi avant de savoir s’il allait ou non pouvoir venir dans cette quête, ils avaient parlés ensemble des dangers qui allaient survenir, du fait que ce serait loin d’être un entraînement cette fois et qu’il devra obéir aux ordres en toutes circonstances – pas comme lors de son expédition ayant failli lui coûter la vie – et ne rien prendre à la légère. Sa mère était aussi sceptique à cette idée, pour ne pas dire complètement réfractaire à l’idée de ce départ. Enfin… c’était une mère, elle ne pouvait pas être ravie à l’idée du départ de son frère et son fils aîné… surtout pas après avoir perdu tant de personne dans sa vie.

Cette promesse faite, le jeune prince à la crinière blonde se relevait, rengainant son arme à sa ceinture avant de s’avancer vers le contrat. Il était tout de même nerveux, mais aussi fier de faire partit de ceux qui allaient rendre leur honneur à son peuple, car pas de doute, ils allaient réussir ! D’une main sûre, il prenait donc la plume qui l’attendait là et juste en dessous de celle de son oncle, il apposait sa propre signature, devenant par la même un membre de la Compagnie de Thorin Oakenshield.

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Dernière édition par Fili le Mar 14 Oct 2014 - 22:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Mar 14 Oct 2014 - 18:14


Que sonne l'Appel  # avec Les Nains




Que sonne l'Appel. La foule de nains était telle que j'avais utilisé mon rang de garde pour me glisser auprès de mes collègues qui tentaient tant bien que mal d'endiguer la foule. La pièce était remplie de nains, que je connaissais de vue pour certains, d'amitié pour beaucoup. Vêtue de ma plus belle tunique en cuir gris et en lainages bleus, j'avais également fait l'effort de mettre une jupe de tissu fin, descendant jusqu'au milieu de mes hautes bottes. Avec ma ceinture et ma tunique, cela formait un ensemble étrangement androgyne, avec mes cheveux tressés couverts de bijoux. J'avais également mis en avant le léger duvet roux qui commençait à poindre en dégageant ma gorge. Mais dans le fond, ma vêture importait peu. Et je baissais les yeux, humblement, un léger sourire apparaissant sur mes lèvres, quand Thorin entra dans la salle, l'air déterminé. Il marcha, de sa démarche royale, féline, et voir son ombre se mouvoir fit naître un bond dans mon coeur. Non pas d'une émotion comme Fili savait le faire, mais une émotion lancinante. Le besoin. Non pas l'envie ou le désir, mais le besoin de justice.

Les gardes et moi-même relevâmes enfin nos visages, et Thorin prit la parole. Sa voix caverneuse résonna dans la salle, mais surtout dans nos coeurs. Il y avait tant de sentiments, tant de hardiesse dans son ton que je me sentais vibrer comme jamais. Une cause juste, un roi juste. Voilà ce qu'il y avait devant moi.

THORIN ⏏ « Depuis quand avons nous permis aux Ténèbres de devenir plus fortes que nous ? »

La foule remua, et un brouhaha accueillit les paroles du roi. Déjà, quelques nains faisaient entendre leurs voix, mais le roi reprit. Son regard de glace semblait animé d'un feu ardent, et quiconque le vit en cet instant ne pouvait que ressentir à son tour la brûlure de son juste objectif. Il n'y avait pas à s'y méprendre : Thorin était un roi. Par son ascendance, mais par son physique, par sa façon de se tenir. J'étais face à un roi, et je sentais mon coeur se serrer en écoutant ses paroles.

THORIN ⏏ « Il est temps de leur montrer que leur puissance n'est que poussière. Il est temps de reprendre la Montagne Solitaire.  »

D'un geste élégant et impérieux, il fit un signe. Waldur se dégagea de la foule, avec l'encrier et le contrat. Mes entrailles se serrèrent un instant, douloureusement, alors que ma gorge s'obstruait et que mon regard se postait sur le morceau de papier. Dans un silence assourdissant, les secondes passèrent. Puis, la stature de Fili apparut, et s'avança vers le milieu de la salle. A nouveau, mon coeur fit un bond, mais bien différent de la foi envers mon roi. Dans un geste élégant, écho de ceux de son oncle - et en me faisant cette remarque, j'eus un sourire affectueux - il sortit son épée. Tout en lui respirait l'attitude princière, mais également altière et loyale.

FILI ⏏ « Mes armes sont à votre disposition aussi longtemps que les Valar m’accorderont la vie, Mon Roi. »

Durant de longues secondes, j'observais la courbe de son visage, ses cheveux tressés, son regard volontaire. Mes narines s'évasèrent, respirant l'odeur des nains dans la pièce, l'odeur de la pierre, mon propre parfum. Puis, Fili se leva et alla signer le contrat. Quand il eut finit, il déposa la plume. Son nom serait le premier écrit sur cette liste. Mon regard pâle observa alentour, et je vis que bien des nains, bien que rongés par la flamme que le roi avait ranimé en eux, ne semblaient guère partant pour s'inscrire dans une quête. Cependant, Kili suivit son frère, bien rapidement, et Dwalin également, de façon claire, nette et précise. Sans dire un mot. Le visage grave. Inspirant, je voulus faire un pas en avant mais une main m'arrêta, se posant sur mon épaule. Sans un mot, Ceryl me fit non de la tête, lentement, sans rien dire. Tout aussi silencieusement, je fronçais les sourcils, et hochais la tête. Je me dégageais de sa poigne, et son regard se fit résigné. Puis, le rouge aux joues, j'avançais à mon tour vers le milieu de la salle. Exactement où Fili avait découvert son épée, je fis de même avec ma lance, pointant le carreau de métal au sol, jusqu'à faire s'élever une note métallique et presque musicale.

ILHY ⏏ « Votre cause est juste. Erebor vous appartient de droit. Il est de notre devoir de vous aider, en tant que nains. Nous appartenons tous à une même race, et si nous ne nous entraidons pas, qui nous tendra la main ? Erebor ne viendra pas à nous. Rien ne vaut la recherche quand on veut trouver quelque chose. Et Erebor, nous allons la retrouver. Ma lance est vôtre, Majesté.  Aussi longtemps que vous voudrez de moi, je serai à vos côtés pour vous aider à reprendre votre cité et votre trône. »

Malgré moi, et malgré mon désir de rester neutre et stoïque, ma voix avait des accents de flammes, écho de celles de Thorin. Je dois avouer que j'étais déçue de voir que ces Montagnes Bleues se refusaient en grande partie à aider Thorin. Pourquoi personne ne se ruait à mes côtés, pour offrir sa vie et ses armes à cette cause légitime ? Je relevais enfin le visage, pour croiser les yeux de Thorin, et encore une fois malgré moi, je cherchais des yeux Fili. Puis je m'avançais et allais apposer mon nom sur le parchemin. L'encre tâcha mes doigts tremblants. Je voyais - ou plutôt je sentais - les regards lourds sur mon dos. Une naine, une naine guerrière, qui se jetait dans de tels dangers ? J'entendais leurs pensées qui s'entrechoquaient, qui me jugeaient. Mais j'étais décidée. Si je devais mourir, ce serait pour aider mon roi à défendre son trône - ou plutôt en le récupérant !



© Great Thief
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AZAGHÂL KHUZD ♦ NAIN
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« Baruk Khazâd ! Khazâd ai-mênu ! »
— RACE DU PERSO : Nain et fier de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Exilé d'Erebor, réside actuellement à Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 168 ans et toutes ses dents (mais pas ses cheveux).
— RANG SOCIAL : Seigneur nain.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guerrier dans l'âme et avant tout. Il passe les jours calmes à la Forge.
— ARMES DU PERSO : Tout est une arme pour lui. Sinon : Marteau, Haches, Dagues, Armure de poings, Crâne
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Sa loyauté va à Thorin et son frère aîné.
— VOYAGE AVEC : Ses armes.
— AMOUREUSEMENT : Veuf depuis 80 longues années.

MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Mer 15 Oct 2014 - 20:08



My axes. My undying loyalty.



Dwalin était arrivé bien avant que les portes du Grand Hall ne soient ouvertes au peuple d’Ered Luin. Accompagné de la Garde, ils avaient veillé à la préparation de la salle dans un premier temps, et le vieux nain avait donné des instructions relatives à la sécurité, montré où chacun devrait se tenir, comment ils devaient orienté la masse à venir. L’agitation était palpable jusque dans leurs rangs, mais lui-même restait serein, aucune émotion ne filtrant sur son visage balafré. Pourtant, son coeur semblait avoir repris une vie propre, battant, appelant déjà aux armes et à l’aventure, s’ouvrant à l’espoir. Son frères et lui étaient bien vieux à présent, et la lignée de Fundin s’éteindrait avec eux ; mais il rêvait toujours de retrouver la demeure de ses pères et d’offrir un royaume aux exilés d’Erebor à défaut de rêver d’un territoire pour ses descendants.

Quand le signal lui parvint, il fit signe d’ouvrir les portes, et la foule qui attendait à l’extérieur ne tarda pas à remplir le hall dans une cohue semi-organisée. Les grandes familles étaient là, tout aussi bien que les petites gens, les uns côtoyant les autres avec la même curiosité, le même engouement dans le regard. Bien entendu, la rumeur s’était étendue depuis plusieurs jours déjà, mais nul ne pouvait être certain de l’annonce qui allait suivre.

Dominant la foule, le guerrier ne fut pas surpris quand il vit apparaître la chevelure d’Ilhy non loin de lui (bien que ses bijoux étaient, eux, plutôt inhabituels). Il fut rassuré cependant de la voir se caler d’elle-même au sein d’un groupe de Garde, et fit signe à Beryl de garder un oeil sur elle, avant de s’avancer lui-même plus avant, s’approchant de l’estrade. Le silence se fit lorsque Thorin apparut enfin, et il ne perdit pas de temps avant de commencer son discours. Son annonce. Son appel.
Dwalin en connaissait déjà la substance, mais ne fut pas moins happé par le sens de ces mots, qui faisaient écho à son coeur. Une fois de plus, il sut au plus profond de lui-même qu’il avait bien choisi son souverain. Il ne bougea pas tout de suite cependant, même si son être entier le démangeait. Il se fit violence, et attendit patiemment, laissant ainsi le jeune lion de Dùrin, leur héritier et son fier élève se présenter en premier. Le chauve sourit doucement en l’entendant prêter allégeance à son oncle, très cérémoniel dans ses propos et gestes.  
Quand ce fut fait, et comme il ne voyait pas la silhouette du jeune Kili -qui aurait pourtant probablement dû être collé à son frère non ?- Dwalin s’avança. Ce ne fut une surprise pour personne, à l’évidence, quand il monta à son tour sur l’estrade. Mais il ne présenta pas ses haches, ni ne mit genou à terre. Nul discours ne fut prononcé. Thorin était déjà assuré de l’allégeance de son ami. Ses armes étaient déjà siennes, et il le suivrait jusqu’au bout. Jusque dans la fournaise d’un dragon s’il le fallait. Le vieux guerrier salua néanmoins son roi, s’inclinant légèrement avec un hochement humble de la tête, avant d’ôter la plume des doigts de Waldur. Il la trempa dans l’encrier, et apposa son nom sur le parchemin qui s’étalait devant lui avant de faire demi-tour sans autre cérémonie. Faisant ainsi face pour quelques secondes au peuple d’Ered Luin, à ces centaines de nains entassés, il les toisa du regard, les mettant au défi de rester simples spectacteurs ce jour. De se comporter en lâches, en méprisables trouillards sans loyauté. Mais cela ne dura que quelques instants avant qu’il ne regagne sa place parmi le peuple.

Malgré cela, le reste de la cérémonie fut décevante. Peu de signataires. Il aurait pourtant juré que des nains auraient sauté sur l’occasion, auraient presque signé sur un coup de tête… Que des pintes auraient coulé dans les bars de la ville plus tard. Qu’ils auraient chanté en coeur les rimes d’antan, qui parlaient de hall d’or et de fastes. De femme et de combats. Il soupira, espérant qu’ils étaient tous en train de négocier auprès de leurs femmes et leurs familles. Que la liste de la compagnie s’allongerait sitôt que ce serait fait, sitôt que des modalités plus précises auraient été communiquées.
Puis il soupira encore, en songeant à Ilhy qui avait défrayé la chronique, avant de s’emporter soudain. Par Mahal, elle avait plus de sang nain en elle que tous ces couards ! Et même s’il avait faillit s’étrangler en voyant qu’elle avait échappé à Beryl, il en était fier ! Et enragé…. le manque de participation était d’autant plus honteux que même une femme avait plus de couill-  de courage que le reste de l‘assemblée ! Il restait cependant très partagé sur le fait qu’elle se joigne à eux. C’était à Thorin de décider ce qu’il ferait d’elle mais il s’attendait déjà à ce qu’il lui demande son avis. Et ce serait mentir que de dire qu’elle n’avait pas certaines aptitudes ou de nier qu’ils avaient besoin de nains motivés...



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Dwalin
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ARCHER OF DURIN ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : De la plus grande, la plus prestigieuse, celle composée des plus grand guerriers que la Terre du Milieu ait portée... quoi j'en fais trop ?! Je suis.. un nain et fier de l'être, un nain de la lignée de Durin pour bien faire les choses, neveu du grand Thorin Oakenshield.
— ORIGINAIRE DE : Montagnes Bleues, refuge du peuple nain depuis la prise d'Erebor mais ce n'est qu'une solution temporaire avant la reprise d'Erebor.
— ÂGE DU PERSO : soixante dix-sept ans et toutes mes dents mais pas toute ma barbe
— RANG SOCIAL : Prince.. oui, riche.. ça reste à voir.. bien que les salles d'Erebor croulent sous l'or et les pierreries, elles croulent aussi sous le poids d'une grosse larve cracheuse de feu.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Éclaireur, musicien, séducteur, guerrier, archer, ... sans oublier petit frère, neveu et filleul ... ce sont des métiers à plein temps moi j'vous dis.
— ARMES DU PERSO : Arc, hache, poignard, épée, mais surtout ARC
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Du meilleur côté qui soit, le côté des nains. On s'en fou de savoir si on est gentil ou méchant, on est des nains. Mais plus sérieusement, il est du côté de son oncle.. reste à voir quelle position il prendra s'il juge ses décisions.. teintées de folie
— VOYAGE AVEC : Thorin et le reste de la Compagnie
— AMOUREUSEMENT : En couple avec mon arc qui bande à ma demande.. et parfois à celle de mon oncle.. En vrai c'est un secret :wtf:

MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Jeu 16 Oct 2014 - 17:16


Que sonne l'Appel
will you be brave enough to join us ?

Bien des années plus tôt..

Ce n’était pas la première fois qu’il entendait l’histoire de la désolation de Smaug, ce terrible vers solitaire qui avait attaqué la montagne de ses ancêtres et les avait contraints à prendre l’exil non sans avoir préalablement massacré bon nombre des leurs. Mais chaque fois qu’on la lui contait, son esprit s’emballait tant et plus jusqu’à ce qu’une résolution ne se forme au fond de lui, la détermination renforçant son cœur. Elle avait fait son chemin, année après année mais jamais ne faiblissait malgré la terrible réalité que cela représentait. Ce n’était au début qu’un rêve d’enfant alimenté par son imagination mais la certitude était là et c’est avec le cœur gonflé de fierté, les yeux animés de la flamme du courage qu’on impute à la jeunesse, qu’il annonça à son oncle après avoir mûrement réfléchit, sa volonté de reprendre Erebor pour le rendre au peuple nain et le voir enfin Roi sous la montagne. Le dragon n’aurait qu’à bien se tenir de voir ainsi débarquer un jeune nain près à défendre chèrement de sa peau, reprendre ce qui leur revenait de droit. Il se voyait déjà planter une flèche avec l’arc que lui avait offert son oncle, dans le dragon qui succomberait par quelques miracles à cette flèche si bien tirée par le valeureux nain qu’il se révélait être, tout autant qu’il se voyait annoncer à sa mère et son oncle, non sans une pointe de fierté, qu’ils leur étaient maintenant possible de retourner dans la montagne de leur enfance.
Mais ce n’était que chimère et rêve d’enfant, le genre de conte où tout fini pour le mieux dans le meilleur des mondes et où le courage triomphe de tout. Il ne lui venait pas une seconde à l’esprit que s’il s’était suffit d’approcher le dragon pour le tuer, son oncle ou son parrain aurait pu s’en charger bien des années plus tôt. Il ne voyait que le bonheur que cela engendrerait et ce bonheur, c’était tout ce qu’il souhaitait du haut de ses trois pommes. Et s’il avait été question de gloire, il aurait tout aussi bien amené son frère pour l’en faire profiter. Des années déjà ils s’étaient imaginés combattre ensemble dans les plus féroces batailles, mimant les cris de guerre et le son des lames qui s’entrechoquent mais tout cela n’était que son imagination. On avait bien tenté de le raisonner et d’éventer pareille ambition mais s’il avait grandit et évolué, cette résolution était demeurée immuable, renforcée tant et plus par l’expression de ses êtres chers à l’évocation de la terre de leurs ancêtres.

Jour présent..

Kili cligna des yeux comme s’il émergeait d’un rêve et le hall lui apparut plus petit qu’avant, impression renforcée par la foule qui se pressait. Son oncle leur faisait face, à tous, et apparaissait comme changé, il avait l’air d’un homme neuf, tant qu’il aurait pu passer pour son frère. Cette pensée le fit légèrement sourire mais il retrouva bien vite son sérieux alors que les paroles du Roi résonnaient. Les paroles de son oncle, de son.. Roi, il les écouta davantage avec le cœur que son esprit, son corps tendu comme la corde de son arc, vibrant avec passion. Ces mots, ils les avaient attendus toute sa vie, il en avait rêvé. Il fouilla rapidement la foule du regard pour trouver son frère, se présenter à ses côtés, aperçu la tignasse de leur amie avant de tomber sur la blondeur de son aîné qui s’était déjà agenouillé devant leur oncle. Il fit un pas en avant puis se figea, incapable d’aller plus loin. Pourtant ce n’était pas la peur qui l’étreignait, son cœur battait la chamade, distillant l’excitation dans ses veines. Il avait besoin de se calmer. Jamais son oncle ne l’accepterait s’il se présentait d’une manière aussi inconsciente. Il avait besoin de paraître posé. Il observa Dwalin signer à son tour, sans un mot, semblable à lui-même. Il savait qu’ils pouvaient compter sur lui, jamais ils ne leur feraient défaut. Se déplaçant sur le côté, il fendit la foule pour se rapprocher un peu plus de ses proches au devant de la foule. Une voix le fit se retourner brutalement. Il aurait dû s’y attendre, il savait que ça allait arriver et pourtant.. Il entendit plus qu’il ne vit la naine faire son discours mais espéra qu’elle essuierait un refus du Roi. Il aimait beaucoup Ilhy et la savait aussi courageuse qu’un nain, voir plus courageuse même mais il voulait aussi la savoir en sécurité avec toute naine. Il tourna le regard vers son frère pour voir sa réaction mais ne rencontra que le visage fermé de Dwalin.
L’attente avait assez durée, les minutes s’égrenant. Il s’attendait à ce que d’autres nains apposent leur signature sur le parchemin. Qu’attendaient-ils ? S’étaient-ils changés en pierre à force de vivre dans cette montagne ? Avaient-ils honte d’avoir été coiffés au poteau par une demoiselle ? Inspirant profondément, il resserra sa prise sur son arc et carra les épaules. La tête haute, il se fraya un chemin jusqu’aux pieds des marches s’étendant devant le Roi. Parvenu jusque là, il lança un regard déterminé à son frère passa rapidement sur son parrain puis gratifia sa mère d’un mince sourire qui se voulait réconfortant avant de porter toute son attention sur le nain à la chevelure régalienne. L’air solennel, il présenta son arc devant lui avec ses deux mains avant de mettre un genou à terre, tête baissée et de poser son arc par terre à ses pieds.

- Je mets mon arc à votre cause, mon Roi.

Il se releva alors et avant même que l’idée de le retenir ne vienne à quelqu’un, il apposa sa signature sur le parchemin, gravant son engagement avec l’encre. Ce faisant, il éprouva une sorte de soulagement mêlé d’excitation, heureux que sa voix n’ait pas trahie l’émotion qui lui enserrait la gorge. Il alla se placer près de son frère et, sans un regard pour son aîné, fit face à la foule, croisant le regard de plusieurs nains. Couards semblaient lui répéter son esprit, tous des couards.. ne devraient-ils pas se presser en file indienne pour se joindre à cette quête. Ses pensées furent subitement interrompues alors qu’il croisait un regard qu’il connaissait bien, il ne lui accorda pourtant pas un sourire, s’interrogeant sur les pensées cachées derrière ses prunelles. Il faillit bien rompre le contact en baissant les yeux mais garda la tête haute. Bientôt, ils reprendraient Erebor...

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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Ven 17 Oct 2014 - 15:00




Don't go
I can't do this on my own



Leur roi avait une annonce importante à faire, le peuple d’Ered Luin était invité à se rendre dans le Grand Hall avant d’entendre son message. C’était tout ce que l’on avait dit à Fraìa. Elle avait pourtant entendu quelques murmures, sitôt stoppés lorsque l’on s'apercevait de sa présence, vu le regard songeur de son père et celui de Dalor. Quelque chose en elle s’était agité, comme pour la prévenir qu’il ne s’agissait pas là d’une simple annonce relative à une taxe ou une autre, mais qu’il se tramait quelque chose d’important. Elle ne put cependant qu’espérer que tout irait pour le mieux, une ombre s’insinuant dans ses pensées, un doute. Car elle avait vu le regard de Thorin, presque entendu vibrer son coeur au souvenir de la Montagne Solitaire....
Sa famille et plusieurs de leurs gens étaient venus attendre devant les portes du Hall, et ils obtinrent une place relativement proche de l’estrade toute chose considérée, si ce n’était quelque peu excentrée. Derrière elle, les hypothèses allaient bon train mais elle ne prêta que brièvement attention aux idioties qui étaient proférées, avant de se redresser en voyant apparaître leur souverain. A sa mine grave, la détermination dans son regard, Fraìa exhala. Elle connaissait déjà à cette seule vue la réponse à ses questions. Respectueusement, elle s’inclina, alors que le silence tombait sur la salle comme une fatalité.

Elle écouta alors son ami s'exprimer avec force et passion, l'espoir teintant chacune de ses paroles, mais son propre coeur était serré. Elle ne pouvait que détailler ce visage qu’elle connaissait bien, l’écouter parler de puissance et d’espérance tout en prenant conscience qu’il s’agissait peut-être de la dernière fois qu’elle le verrait. Cette réalisation la frappant, son souffle se fit chancelant, la salle semblant soudain surchauffée par la présence de tant de nains, et l’atmosphère presque oppressante. La main de sa mère se glissa dans la sienne mais Fraìa n’eut pas le courage de la regarder en face. Cette présence rassurante eut tout de même un avantage, celui de la tirer de ses pensées funestes pour un instant. Assez pour que le lion de Durin ne vienne prêter allégeance à son oncle sous son regard vide. Si jeune... courant déjà à une mort certaine. La naine garda la tête haute, quoique pâle, tout en observant ensuite le meilleur ami de Thorin se présenter : elle avait beau se sentir mal, elle n’était pas prête de laisser entrevoir cette faiblesse, encore moins avec tout Ered Luin présent pour en témoigner par la suite. Alors elle continua de regarder. Dwalin fut suivi de près par Ilhy ; cela l’aurait presque fait sourire, si la situation ne lui semblait pas aussi grave. A dire vrai, l’oxygène manquait presque à ses poumons, la sensation d’oppression toujours présente, et la main posée sur son ventre était remontée sur son corsage, comme si cela avait pu l’aider à rechercher un peu d’air.
Mais par dessus tout, elle souhaitait que tout ceci ne fut jamais arrivé. Combien allaient s’enrôler dans cette quête ? Elle ne mettait pas en doute la détermination de Thorin, ni la légitimité ou la noblesse de son désir. Elle aurait théoriquement soutenu son choix, son courage, ses aspirations pour son peuple même si elle avait déjà tenté de le rassurer sur leur situation au sein d’Ered Luin. Mais en l’instant présent, elle ne parvenait qu’à penser à une issue sinistre. A visualiser une tombe et avec elle, la solitude dans laquelle elle serait elle-même plongée.
La naine était partie loin, son esprit ailleurs, occupé à la torturer ou au contraire à se focaliser sur le petit bout de sol sous ses pieds ou tout autre détail pour ne plus penser. Pour se concentrer sur le fait de respirer malgré le manque d’air qui ne semblait gêner qu’elle. Quand elle revint à la réalité, ce fut pour voir le jeune prince présenter un arc qu’elle connaissait déjà à Thorin. Elle exhala encore, sentant le vertige revenir soudainement en une vague implacable, proche de la reprendre à nouveau. Malgré elle, sa main se serra sur celle de sa mère, tachant de garder une prise sur la réalité. Si jeune… Si… Le sang se mit à tambouriner dans ses tempes, frénétique. Ses sens semblaient engourdis, son estomac prêt à remonter dans sa gorge et elle se concentra sur le fait de rester droite. Même alors que sa vision était trouble, que son souffle chancelait.
Elle suivit Kili du regard, difficilement, lui trouvant une mine déterminée et fière. Si semblable à celle de son frère, celle de leur oncle. Qui était-elle face à une telle hardiesse ? Peut-être les descendants de Thròr seraient-ils ceux qui reprendraient leur demeure des griffes du Dragon. Elle ne pouvait que l’espérer. Non pour le bien de leur peuple… mais bien par peur et désir égoïste. Elle ne voulait pas apprendre une perte parmi ceux qu’elle aimait. Elle n’en avait que trop peu.
Son regard croisa des iris sombres au-delà de la foule, pour se troubler et se détourner immédiatement. Ses pensées ne pouvaient être dévoilées impunément. Les volontaires devaient voyager l’esprit léger ; ils devaient aussi partir entourés de chants et clameurs positives.



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— ÂGE DU PERSO : 126 ans et toute sa barbe
— RANG SOCIAL : Pour pouvoir savoir si l’on est pauvre ou riche, il faut pouvoir se comparer aux autres et je sors trop peu pour cela. Selon ma propre estimation, je dirais que nous sommes suffisamment aisés pour ne pas avoir à nous plaindre. (fille de marchant)
— MÉTIER PRATIQUÉ : Faire la cuisine, laver la vaisselle, coudre, broder.. est-ce cela que vous vouliez dire ?
— ARMES DU PERSO : Celui de me rendre invisible, de me soustraire au regard de mon père pour éviter son courroux
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Aux nains
— VOYAGE AVEC : Personne, il faudrait déjà sortir de chez soi
— AMOUREUSEMENT : En quête de l’amour, si vous l'avez croisé dernièrement, faites lui passer le message

MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Ven 17 Oct 2014 - 23:58




Que sonne l'Appel

     Le Roi avait invité tout le monde à se rendre dans le Grand Hall. Tout le monde. J’en faisais donc parti même si c’était contre la volonté de mon père. Pour dire vrai, il m’annonça lui-même que nous répondrions conjointement à cette invitation. Je ne pouvais donc pas y couper, même si ce n’était de toute façon pas dans mes intentions.
     Je passai un long moment à m’apprêter pour l’occasion, ne sachant trop pour quelle raison il nous réunissait. Je choisi donc une robe simple afin de ne pas attirer l’attention sur moi, de couleur ocre, elle se fondrait parfaitement avec notre environnement. Ce ne fut pas ça qui me prit le plus de temps mais plutôt mes cheveux. Avec l’aide de ma dame de compagnie, je les tressais le plus simplement possible et laissait ma barbe presque telle quelle, une simple tresse nouée d’un ruban en accord avec ma robe. Je ne devais pas attirer les regards mais je devais rester convenable pour sortir, surtout que le regard de mon père serait sur moi à tout les instants. Une cape négligemment jetée sur mes épaules et nouée sur ma poitrine, je sorti me présenter à mon père. M’attendant sur le pas de la porte, il me scruta attentivement avant de hocher la tête sans un mot et de me tourner le dos. Dans son langage, ça avait presque l’air d’un compliment même s’il s’agissait plus de son assentiment quant au choix de ma tenue. Je pouvais enfin sortir.

     Marchant un pas derrière mon père, le capuchon de ma cape jeté sur ma tête pour masquer mon visage, je le suivais en silence pendant que mon esprit se déchaînait. J’oscillais entre la curiosité, l’excitation et une légère appréhension. Mon père me jeta un coup d’œil, comme s’il avait sentit les sentiments qui m’animaient mais mon visage lui demeura caché. Il aurait pu être à découvert qu’il n’aurait rien dévoilé. Il y a bien longtemps que mon visage ne montre plus aucun sentiment.
     On entendait les murmures s’élever à mesure que nous nous approchions du Grand Hall et fûmes accueillit par les regards curieux qu’ils nous lançaient. Je n’aimais pas ça. Ça me faisait l’effet d’être une bête de foire. Je voulais que mon père presse le pas pour que nous arrivions plus vite. Cela ne me soustrairait en rien à leurs regards mais nous serions là, et je ne pouvais attendre davantage de savoir, la curiosité me consumant peu à peu. D’un autre côté, j’aurais été bien aise qu’il ralentisse, pour que ce moment se passe moins vite, pour que l’heure de rentrer ne vienne jamais. Tous ces sentiments se mêlaient en moi, rugissant mais j’avais confiance en ma carapace, elle ne me trahirait pas.
     Le Grand Hall était immense, mais moins que ce à quoi je m’attendais. Nous fûmes dirigés par les nains à l’entrée et placés sur un côté, non loin de l’estrade mais trop loin à mon goût. J’avais envie d’être plus proche mais n’osai esquisser un mouvement vis à vis de mon père. Ma capuche enfin baissée et mon visage dévoilé,ma cape entre les mains je pus observer mon environnement librement, de manière discrète. Les nains étaient nombreux, tant et si bien que je ressentis une légère ochlophobie me saisir, moi qui rêvais tant de voir d’autres visages que ceux que je côtoyais chaque jours, mais elle n’eut pas le temps de m’étreindre totalement que notre souverain fit son entrée. Tout de suite, je ne pus détacher mon regard de sa personne, oubliant presque de m’incliner devant lui. Le silence se fit dans la salle et je frissonnais quand son regard passait sur moi, comme gelée par le givre de ses yeux, mon cœur se mit à battre plus fort et je dus porter ma main à ma poitrine pour vérifier qu’il ne risquait pas d’en sortir avant de sentir le regard de mon père posé sur moi et de rabaisser ma main, rougissant intérieurement. Le Roi avait l’air déterminé, fort. Sans y penser, je fis un pas vers lui, portée par ses paroles. Je ne m’étais pas attendue à une telle déclaration mais je fus prise d’un élan. J’avais envie de me porter en avant et de signer ce papier mais n’en fis rien, me contentant d’observer. Son héritier fut le premier, suivit par un fier guerrier, puis arriva le tour de la naine. Je portais ma main à ma bouche pour couvrir un hoquet de stupeur tandis que mon cœur se serrait d’envie. Elle ne manquait pas de courage, c’était pourtant tellement inapproprié pour une naine. J’étais choquée et jalouse à la fois. Le second neveu du Roi se présenta, j’étais tellement proche que quelques pas seulement me séparaient de l’estrade où ils étaient réunis. Réalisant ma position, je me retournais d’un coup pour m’en retourner auprès de mon père qui me fusillait du regard quelques pas derrière moi. Ce faisant, mon pied se prit dans l’ourlet de ma robe et je titubais légèrement en bousculant au passage une demoiselle près de moi. Je lui bredouillai des excuses, gênée, notant au passage son teint pâle avant de me hâter vers mon père en inspirant pour reprendre contenance. Je m’étais montrée en public et je subirai les reproches de mon père pendant plusieurs jours à cause de mon comportement, son regard en disait déjà assez long.


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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Ven 24 Oct 2014 - 21:03

Il était un temps où Dalor serait resté en place, à la garde. Il était un temps où il aurait su avant tout le monde que le Roi allait faire une annonce. Il était un un temps où il aurait écouté avec gravité, et se serait tu pour laisser des Nains plus valeureux que lui s'avancer et se proposer pour cette périlleuse quête à travers la Terre du Milieu. Mais ce temps était désormais révolu.

Cette journée fatidique, Dalor se trouvait dans les rues à déambuler entre deux départs de caravane. Il venait de revenir d'un voyage du Gondor, chez les Hommes, afin de livrer à Minas Tirith quelques gemmes précieuses négociées habilement par Bain, son employeur. Ce dernier en avait retiré une belle somme, et en avait profité pour vendre à d'autres marchands de la Ville Blanche diverses marchandises. En tout, une jolie transaction et un sacré chemin à parcourir. Néanmoins, le travail étant ce qu'il était, Dalor s'était mis en route sans tarder. L'aller fut tranquille, et le retour encore plus. C'était ce genre de parcours qui endormait la conscience et émoussait les sens. Dalor ne les aimait pas. C'est pour cela qu'une fois rentré, après être allé faire son rapport, il se dirigea droit vers la taverne pour se rincer le gosier avec une bonne bière naine, la meilleure de toutes. Il passa toute la soirée auprès du feu, sa choppe à la main, et ne quitta l'établissement qu'aux heures de lever des honnêtes travailleurs. Après tout, il avait une permission désormais, et une bourse clinquante et cliquetante à la ceinture. Il pouvait faire ce qu'il voulait, ou presque. Ainsi, il se retrouva à se promener sans but certain dans les rues de pierre, profitant du plaisir simple de la marche. C'est alors qu'il vit passer de nombreuses personnes, toutes impatientes de rejoindre la salle du trône. Selon elles, le Roi prévoyait de faire une annonce publique extrêmement importante, de celles qui nécessitaient la présence d'une bonne part des Nains de la ville.

Intrigué, Dalor ne se fit pas prier et se dirigea lui aussi vers l'événement de la journée, sans se douter que ce serait celui de la décennie.

Devant les grandes portes du Grand Hall, une foule importante bruissait, se mouvait sans cesse, attendant avec une certaine impatience l'ouverture des portes. La curiosité suintait dans l'air, et nombre de personnes discutaient avec leurs femmes, leurs amis, leurs fils et leurs filles de ce que pouvait vouloir le Roi des Exilés. Dalor lui-même se posait la question avec insistance.
Les portes s'ouvrirent enfin, imprimant un mouvement importants à la populace qui pénétra peu à peu dans l'espace ouvert. Elle se déversait avec force de paroles et de fracas pour s'immobiliser quelques mètres plus loin. Le Hall de pierre était d'ordinaire majestueux, mais le voir rempli accentuait davantage cette impression: un vrai discours royal s'apprêtait à être prononcé. Et lui, Dalor, était tout dépenaillé, vêtu comme un rustre, totalement en désaccord avec l'instant.

Enfin, tous purent voir le Roi, Thorin Oakenshield, le puissant guerrier. Nombre de gens l'observaient avec émerveillement, ravis de voir sa majesté, sa noblesse. Mais ce qui plaisait au gardien de caravane, ce n'était pas le luxe de la tenue du seigneur. Seuls ses mouvements souples, de Nain rompu au combat lui importaient. Durant sa vie, l'héritier de Durin avait combattu de nombreuses menaces, affronté de trop nombreux dangers, et cela se sentait encore aujourd'hui. Cependant, celui qui attira le regard du Nain fut une personne dépassant de peu son suzerain en taille. Dwalin... Celui qui lui avait brisé le bras... Un sentiment étrange monta en lui, qui se contint avec grande difficulté. Malgré son âge avancé, le grand Nain se tenait encore auprès de son Roi, engagé à ses côtés dans une quête épique, où la vie et la mort se côtoieraient sans cesse. Cet état de fait venait quand même contrebalancer la rancœur que contenait le cœur de l'ancien Garde royal.
Avant même que le Roi n'ouvre la bouche, Dalor se permit de sourire en voyant les figures aux airs transcendées de ses confrères. Toutefois, son regard se tourna immédiatement vers le Seigneur Nain quand il se mit à parler.


- Depuis quand avons nous permis aux Ténèbres de devenir plus fortes que nous ?

Malgré le faible nombre de mots, les paroles étaient fortes, dignes de celui qui les prononçait. Dalor appréciait cela. Elles faisaient écho à ses propres croyances: depuis quand les Nains devaient-ils plier l'échine devant autre chose que leur propre volonté ? Depuis quand le plus grand peuple de la Terre du Milieu se retrouvait-il départi de ses terres ? Depuis que les Nains s'étaient ramollis. Il fallait changer cela, prouver de nouveau au monde la force du peuple de la montagne.

- Il est temps de leur montrer que leur puissance n'est que poussière. Il est temps de reprendre la Montagne Solitaire.

Des beaux mots, couronnés par l'ouverture d'un contrat liant ceux qui le souhaitaient à la quête. De prime abord, Dalor pensa que la réunion allait se finir en émeute vu le peu de places qu'allait offrir le parchemin. Mais étonnamment, personne ne se mobilisa. Tous restaient là, à se regarder dans le blanc des yeux en attendant que les autres se lancent.
Vint d'abord le neveu de Thorin, Fili:


- Mes armes sont à votre disposition aussi longtemps que les Valar m’accorderont la vie, Mon Roi.

Suivit ensuite une jeune naine rousse, encore sans barbe:

- Votre cause est juste. Erebor vous appartient de droit. Il est de notre devoir de vous aider, en tant que nains. Nous appartenons tous à une même race, et si nous ne nous entraidons pas, qui nous tendra la main ? Erebor ne viendra pas à nous. Rien ne vaut la recherche quand on veut trouver quelque chose. Et Erebor, nous allons la retrouver. Ma lance est vôtre, Majesté.  Aussi longtemps que vous voudrez de moi, je serai à vos côtés pour vous aider à reprendre votre cité et votre trône.

Kili, l'autre neveu du Roi, prit ensuite la parole:

- Je mets mon arc à votre cause, mon Roi.

Et c'était tout... Vraiment tout ? Non.

- Majesté, ma hache et mon épée seront vôtres.

A sa grande surprise, Dalor lança cela à voix haute, par-dessus la foule. Il lui semblait ne l'avoir que pensé, pourtant. Mais il en avait envie. Il le voulait, malgré la dette qu'il pensait avoir contracté envers Bain. Mais comment pourrait-il le dire à son employeur ? Bonjour monsieur, je pars en quête pour récupérer Erebor ? C'était inconcevable... Peut-être pourrait-il demander à Fraia de l'aider ? Oui, sans doute ferait-il ça. En attendant, il devait s'avancer.

- Je suis Dalor, Majesté, garde de caravane du marchand Bain. Je connais très bien les terres au-delà d'Ered Luin, et j'accepte de rejoindre votre compagnie pour vous aider à regagner le trône, le territoire et les richesses qui vous ont été dérobées il y a des années de cela.

Sur ce, il fendit la foule et se retrouva devant la table et le contrat. Avec détermination, il se saisit d'une plume et calligraphia rudimentairement son nom et signa. C'était ce qui devait être fait.
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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Mer 12 Nov 2014 - 22:09




Raeryan réussi à obtenir une place de choix malgré son rang modeste, au vu qu’elle avait sauvé et secouru pas mal d’entre les nains présent à ce soudain rassemblement, elle se voyait être légèrement privilégiée parfois. Elle arriva alors, logée entre quelques nains de haute famille qu’elle salua poliment. Elle avait tout de même fait l’effort de revêtir de beaux vêtements afin de ne pas être trop en contraste avec ceux qui allaient l’entourer. Au bout d’un moment, lorsque tout le monde semblait avoir trouvé sa place, le silence s’installa progressivement jusqu’à régner totalement à l‘arrivée de Thorin.  Lentement, il traversa la salle ente les siens jusqu’à monter les quelques marches le menant au trône. Toujours aussi humble, toujours aussi grave. Le regard de Raeryan parcouru la salle à la recherche de visages familiers dont certains lui sautèrent immédiatement aux yeux. Notamment Dwalin à qui elle adressa un sourire au loin ; Fili accompagné de Kili mais aussi Meruva qu’elle avait tiré d’affaire d’une fièvre assez virulente quelques jours plus tôt. Son attention sur ces nains fut de courte durée alors que la voix de Thorin brisa le silence pour introduire la raison de ce rassemblement.

«  Depuis quand avons nous permis aux Ténèbres de devenir plus fortes que nous ?  Il est temps de leur montrer que leur puissance n'est que poussière. Il est temps de reprendre la Montagne Solitaire.  »

C’était un appel, un recrutement pour reprendre Erebor et y déloger le Dragon possiblement encore vivant. La nouvelle serra le cœur de la guérisseuse qui resta cependant immobile de muette de tout commentaire alors qu’un lourd brouhaha avait envahi la salle. Les souvenirs remontaient, la colère et la tristesse aussi. Elle était heureuse que ce jour arrive enfin, mais elle restait inquiète sur bien des choses. Des inquiétudes qui furent amplifiées alors que le premier à signer le contrat se trouva être Fili. C’était pourtant dans la logique, en tant qu’hériter de Thorin qu’il se joigne à cette quête. Pourtant au fond d’elle-même c’était avec un sentiment presque maternel qu’elle veillait sur lui et son jeune frère et que forcément elle éprouvait quelques réticences quant à leur participation sans oublier qu’ils étaient encore bien jeunes. La naine baissa la tête en voyant le tour de Kili arriver après avoir été secouée par l’intervention d’Ilhy. En revanche, voir Dwalin et Dalor y participer ne l’étonna point, et espérait que cela motive d’autres nains….

Car il fallait avouer  qu’il n’y avait pas foule qui prenait son courage à deux mains pour aller signer le contrat et plus le silence se faisait plus le nœud dans la gorge de la naine se serrait. Raeryan se pinça machinalement les lèvres, taisant la folie grandissante dans son esprit qui souhaitait  aussi signer. Elle savait parfaitement qu’elle n’aurait pas sa place dans ce genre de quête mais tout de même, en tant que médecin elle n’en serait pas inutile non plus. Son désir d’aider une fois de plus était démesuré, quitte à en oublier le principal pour elle qui était d’être présente à Ered Luin pour ceux qui étaient dans le besoin – Et ça la dérangeait, ça la démangeait tellement.  Ceux qui s’étaient engagés avaient aussi longtemps bénéficié de ses soins et de sa bienveillance… Les voir partir pour Erebor avec de minces chances de revenir à Ered Luin un jour lui brisait le cœur. Tous ces gens qu’elle appréciait, qu’elle chérissait et pour ceux qu’elle avait juré de protéger, c’était un véritable déchirement. Néanmoins elle s’était attendue à ce que ce jour arrive et dans ces cas là elle devait songer à ce qu’elle ferait : rester là avec sa famille qui serait dans l’incapacité de se déplacer ou partir pour Erebor une fois que le Roi sous la montagne aurait repris son trône.

La respiration de la guérisseuse se faisait plus rapide alors que son cœur s’emballait a cause de l’adrénaline, elle observa la foule avec peine tandis qu’aucun nouveau signataire ne semblait se manifester. Les secondes se faisaient longues, bien trop longues comme si tout état véritablement mis en place pour la pousser a se montrer et qu’elle se jette avidement sur le contrat. Jusqu’au moment où c’était trop pour elle, que le silence lui soit devenu insupportable et qu’elle emboite soudainement le pas avec autant de détermination que de craintes. Les points serrés, elle se stoppa à son tour au milieu, faisant face au roi et pouvant presque déjà sentir le refus dans son regard. Elle avait cependant un besoin énorme de s’exprimer et de montrer qu’elle resterait volontaire quoi qu’il arrive, ici comme là-bas. Raeryan demeurait parfaitement consciente de faire une grosse bêtise en débarquant de cette manière mais face au peu de monde s’étant manifesté jusque là, il n’aurait pas pu en être autrement. Les gens ici présents ne seraient cependant pas étonnés de son culot et de sa dévotion pour son peuple comme dans les moments où elle ne pouvait pas y faire grand chose. Et même si les chuchotements se firent sévères aux premiers instants, le silence arriva ensuite, sans doute dans la curiosité de ce qu’elle avait à déclarer. Raeryan déglutit, saluant le roi avec tout le respect qu’il lui était possible d’offrir, et, lorsqu’elle se redressa, ses yeux dérivèrent immédiatement sur le contrat. La frustration était bel et bien là mais dans un dernier élan raisonnable elle ne fit pas plus d’un pas vers celui-ci et alors, reporta son attention sur Thorin.

« Je n’ai pas de grands talents à vous offrir en thermes d’armes et de combat...Et j'ai conscience que je n'y aurais pas ma place. Néanmoins ce n’est pas l’envie de vous rejoindre qu’il me manque et je signerais sans hésiter si vous le désirez.»

Le cœur lourd, elle étira un sourire crispé et continua après avoir lancé un vif coup d’oeil à ceux qui avaient déjà signé le présent contrat.

« Laissez-moi vous être utile autrement et vous soutenir avec quelques ravitaillements médicaux que vous emporterez, ou bien avec quelqu’un à qui j’aurais transmis mon savoir faire. Laissez-moi vous offrir ce dernier service avant que vous ne regagniez Erebor.»

Voilà, c’était dit, elle se sentait déjà délivrée d’un poids en moins. La guérisseuse salua Thorin une dernière fois avant de se retirer et de se placer sur un côté. Le sourire lui était enfin revenu ~







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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Ven 14 Nov 2014 - 13:37




Dori (Nori&Ori)

L’instant tant attendu et espéré était arrivé. Ce qui n’était qu’une rumeur où un bruit de couloir devenait enfin une réalité. Si les oreilles de Dori avaient depuis un moment déjà récolté les nouvelles au sujet d’un rassemblement traitant de leur avenir, il avait prit la chose très au sérieux et avait mené sa petite enquête. L’annonce officielle ne le surprit point. Son fouineur de frère les avait tenu aux dernières nouvelles et si la décision de rejoindre l’expédition lui était parue comme une évidence, il espérait que les dangers qui les attendaient briseraient le courage de ses frères. Il n’en fut rien. Au fond de lui, il brillait d’admiration devant l’honnêteté de leur bravoure. L’optimisme d’Ori  était la force sur laquelle il se reposait. Il veillait sur lui et pourtant, c’était lui qui lui redonnait courage et espoir. Quant à Nori, Dori n’avait pas encore saisi sa motivation réelle…Lui restait-il un peu d’honneur pour s’engager sans autre intérêt que celui de restituer au peuple nain leur royaume ? Où voyait-il là une opportunité à ne manquer sous aucun prétexte pour fuir ses innombrables problèmes ? Quelque soit les raisons, s’il y avait bel et bien une chose que Dori ne remettait pas en question sur son premier frère, c’était ses sentiments et sa fidélité envers sa famille.

Si rassemblement il y avait, alors sa toilette devait être irréprochable. Si Nori n’estimait guère paraître distingué devant les siens, Dori refusait catégoriquement de se montrer sous un mauvais jour devant son Roi. D’ailleurs existait-il seulement un jour pour lequel notre dandy se négligerait ? De toute évidence non, Dori avait des valeurs et des manies auxquelles il tenait et qui lui valaient sa renommée actuel. Recherchant confort et aisance, il enfila une élégante tunique bordeaux – sa couleur fétiche ! – et para sa taille d’une épaisse ceinture en cuir noire. Les pans de sa redingote lui retombaient jusqu’aux genoux tant dis que de grosses bottes recouvraient ses jambes jusqu’aux mollets. Brossant et tressant ses cheveux, il les habilla de plusieurs petits ornements anthracite. Terminant par la caresse d’une brosse aux poils de mouton, il lustra avec attention sa barbe soyeuse qui faisait la fierté chaque nain. Un sourire montra sa satisfaction.

- Ori, est-ce que ça va, veux-tu que je t’aide ?

Il crut entendre les plaintes de son jeune frère dans la pièce d’à côté. Apparemment, il éprouvait quelques difficultés à enfiler correctement sa tunique. Il se présenta, un sourire timide, dans l’ouverture de la porte accueilli par le regard exaspéré de son grand frère.

- Tu l’as enfilé à l’envers. Si tu tiens à te faire remarquer en public, ça va être chose faite. Viens que je t’arrange un peu.

Puis comme à son habitude, Dori rectifia les erreurs enfantines de son adorable frère qui, même quand il paraissait le gronder, l’attendrissait au plus profond de lui. Il aimait la candeur et la vulnérabilité d’Ori, ainsi Dori se savait utile en demeurant dans son ombre, vigilant et protecteur. Ori ne luttait jamais ou ne contre-disait jamais son frère, à vrai dire, il était à son entière écoute et comprenait que si son frère intervenait, c’est qu’il y avait une raison, ainsi ils ne rentraient jamais en conflit. C’était sans compter sur Nori qui faisait constamment pencher la balance avec ses répliques agaçantes. D’ailleurs, le malandrin arriva derrière ses frères et rétorqua à Dori de laisser un peu respirer Ori. Puis ensemble, ils se dirigèrent là où convergeaient la totalité des nains et où les attentait leur illustre Roi.

La salle était majestueuse comme à son habitude. Si l’on pouvait s’émerveiller devant les prouesses architecturales des elfes, les nains n’avaient rien à leur envier. La pièce était large de manière à pouvoir recevoir du monde. Deux séries de longues colonnes de pierres taillées, incrustées de pierreries et de runes pulsant une lumière céleste soutenaient le plafond sombre tant dis que se tenait au fond de la pièce, légèrement plus élevé et au centre, le trône du souverain mit en évidence par de gros chandeliers qui flamboyait. Les trois frères pénètrent dans la salle du trône, saluant au passage leurs confrères et consoeurs nains et naines. Tout le monde se connaissait ici-bas comme s’ils formaient tous une grande famille. Bien sûr, il y avait des affinités plus particulières avec certaines personnes, mais en générale, les nains s’appréciaient tous. Dori remarqua Dwalin vers lequel il se dirigea, qu’il salua puis demeura à ses côtés, attendant l’arrivée de leur Roi et du discourt qu’il s’apprêtait à déclarer. Le verbiage incessant et les messes basses cessèrent quand Thorin se montra enfin, droit et fier, le regard brûlant d’une détermination longtemps retenu et qui s’éveillait enfin. Dori incrusta son regard sur ce monarque expressif dont on pouvait facilement discerner ce qui l’animait. Thorin parla peu mais parla juste. Les grands discours étaient inutiles. Les longues années de souffrance et d’exile suffisaient à revivifier la fureur, le courage, la bravoure, la loyauté et le désir de reconquête dans le cœur de ceux qui avaient tant perdu. Ces quelques mots résonnèrent encore au tréfonds de Dori qui déposa un regard humide et douloureux sur Ori. Il croisa le regard pétillant de son jeune frère, presque implorant. Il n’avait pas le droit de le décevoir, son autorité avait ses limites et lui interdire ce voyage était la pire offense qu’il pouvait lui infliger. Alors dans un sourire bienveillant, Dori acquiesça et laissa Ori grimper les marches pour signer le contrat et rejoindre la compagnie. Son protecteur l’observa, le cœur serré. Il y avait tellement d’insouciance dans le geste d’Ori, mais pourtant il ne pouvait s’empêcher d’admirer sa résolution. Il ne connaissait pas la peur ou le doute. Il ne les connaissait pas, parce qu’il était aimé et protégé.

Dori qui, bien avant que l’idée d’un Appel ne fleurisse dans les esprits, s’était déjà engagé pour cette quête, resta encore en retrait histoire d’observer les gens autour de lui et de décrypter leur expression. Aussi pessimiste qu’il puisse être, il n’avait jamais été un lâche et il fut indigné de constater autant de veulerie chez les siens. Les têtes de pioches qui avaient su venter des mérites infondés ou psalmodier des rimes haineuses à l’encontre de Smaug se terraient aujourd’hui dans le silence quand le moment de mettre leur rage à l’honneur se présenter à eux. Dori aurait volontiers remué les puces de certains si la situation ne l’obligeait pas à garder son self control. Son attention bifurqua en direction d’une jeune naine qu’il connaissait plus que bien pour la compter parmi les personnes qu’il chérissait le plus : Raeryan. Voilà une raison de plus qui le poussait à s’engager pour cette aventure. Il était hors de question de laisser une gente dame affronter le danger sans nains vigoureux pour veiller sur elle. Du moins c'est ce qu'il crut jusqu'à ce que la jeune naine se rende compte de ses limites et qu'elle décide d'assister la compagnie d'une toute autre manière. Cette femme était une exemple de sagesse à suivre mas aussi de force, ce qui aurait dû faire frétiller les barbes de tous ces couards. Stop, il était tant de s’engager à son tour. Il se leva alors, un sourire de reconnaissance marquant ses traits doux.

- J’ai suivi votre père, Thrain. Je suivrai son fils.

Sur ces simples mots, il gravit les quelques mètres qui le séparaient du contrat et il inscrit son nom à la suite des autres. Il vit celui d’Ori et…celui de Nori ? Quand s’était-il présenté celui-là ? Dori resta un moment devant le contrat et glissa un regard perplexe en direction du petit groupe qui s’était engagé. En effet, ce voyou se faisait tout petit derrière Dwalin. Soupirant un bref instant, il refit bonne figure et s’inclina profondément devant Thorin avant de rejoindre ses nouveaux compagnons de voyage.




Dernière édition par Dori le Sam 22 Nov 2014 - 17:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Sam 22 Nov 2014 - 0:03

La salle était immense, impressionnante, digne d’une salle d’un grand Roi. Et, Thorin était un grand Roi, peut-être le plus grand de toute la Terre du Milieu.

Cet homme, ce Nain plutôt, avait réussi à mener son peuple à travers des plaines sauvages et des forêts inhospitalières pour finalement arriver ici, en des lieux chaleureux et accueillants mais, qui n’étaient pourtant pas leur Royaume, dans le cœur de beaucoup en tout cas. Ce n’était pas le cas de Bofur, lui aimait les Montagnes bleus, aimait sa vie tranquille ici, ses voyages sans sombre issue, les fêtes, les amis et amies, sa famille. Pourtant, quelque chose dans la voix de son Roi anima une certaine envie d’aventure au creux de son estomac. Le fabricant de jouets n’était pas le plus courageux des nains, ni même le plus grand ou le plus valeureux guerrier or, il avait un cœur et, ce cœur se remplirait de honte s’il laissait ce valeureux roi ainsi que ses valeureux nains (et naine), partir sans lui. Certes, il ne serait peut-être pas utile mais, il était loyal, s’il pouvait aider ceux dont l’âme était encore attacher à la Montagne solitaire à la regagner, c’était tout ce qu’il désirait.

Ce ne fut donc pas par couardise qu’il ne réagit tout de suite à l’appel de Thorin mais, parce qu’il était parfois un peu lent lors de ses réflexions, pesant toujours le pour, le contre, sauf que cette fois il n’y avait pas de contre. C’est ainsi que le petit artisan s’avança dans la foule, ayant été loin derrière, Bofur mit un certain temps à remonter jusqu’au lieu du trône, s’attirant le regard curieux de certains amis, le regard effaré de ses parents. Il les ignora superbement, après tout, n’était-il pas un nain adulte depuis longtemps ? Il était tout à fait capable de prendre ses décisions seul désormais. Se retrouver devant le Roi en personne fut impressionnant, soudainement, le nain sentit très intimidé, Thorin avait une telle prestance, il eut d’un seul coup la sensation d’avoir rapetissé. Serrant sa main droite autour du manche en bois de sa modeste pioche de mineur (un cadeau de son père, un objet d’une grande valeur sentimentale), le jeune nain s’avança timidement puis s’agenouilla, déclarant d’une voix qui fut forte malgré son cœur remonter dans sa gorge :

« Je ne suis qu’un nain d’une modeste lignée, mon Roi, un simple fabricant de jouets. Néanmoins, je vous serais toujours loyale et, je vous suivrais jusqu’au bout, même si cela doit me mener dans la gueule d’un dragon.  Ma pioche est donc vôtre ! »

Il se releva, son visage levers vers celui de Thorin, un sourire se dessina sur ses lèvres. N’attendant plus longtemps, Bofur prit la plume, la trempa dans l’encrier puis, signa le contrat de son écriture en patte de mouche. Cela fait le petit nain se sentit tout chose, il eut l’impression pendant un instant qu’il allait défaillir, ce qui ne serait pas vraiment une bonne chose n’est ce pas. S’agenouillant une nouvelle fois devant le Roi des nains sous la montagne, il s’éloigna pour aller rejoindre ses compagnons d’armes, ne pouvant empêcher un très léger rire s’échapper d’entre ses lèvres, ce n’était que pure nervosité, il réussit à l’étouffer plus ou moins dans sa barbe. C’était une décision complètement folle, il le savait, il ne fabriquerait pas de jouets avant un long moment, il le savait aussi or, le nain ne regrettait en aucun cas d’avoir agi. Son sourire ne quitta donc pas ses lèvres, tandis qu’il observa la foule, se demandant qui d’autre se joindrait à cette fabuleuse quête .

Raeryan avait offert ses herbes médicinales mais, ne viendrait pas, cela l’attrista légèrement néanmoins, Bofur comprenait que la jeune naine préférait rester auprès du peuple. Poussant un léger soupir, la tension due à l’excitation quittant ses épaules, le fabricant de jouets posa la tête de sa pioche à terre, s’appuyant sur le dessus du manche. Son regard ne quittait encore pas les visages familiers, d’autres moins, à quoi ressemblait un dragon au juste ? Cette pensée traversée son esprit, il avait vu des peintures bien entendu toutefois, un vrai dragon, cela devait être très effrayant, voire même écrasant. De ce fait, peut-être passaient-ils pour de fou, à vouloir accompagner Throrin ? C’était possible cependant, Bofur préférait passer pour fou plutôt que de trahir la confiance d’un homme qui avait tant donné pour eux …
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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Dim 7 Déc 2014 - 22:35







Elle se devait d’être présente. C’était la phrase qu’elle se répétait. Elle se devait d’être présente. Comme si la répétition pouvait finir par la persuader. Elle se devait d’être présente. Son frère ferait en ce jour la même annonce que celle qu’avait jadis faite son père, avant de disparaître à jamais. Elle se devait d’être présente. Il ferait un appel, à l’ensemble de son peuple, afin de créer une compagnie de nains valeureux, et son fils, ses fils, iraient avec lui. Elle se devait d’être présente.

Elle ne le voulait pas.

Car que lui importait de retrouver sa demeure, si c’était en y laissant un des siens ? A quoi cela pouvait bien servir d’offrir une tombe à leurs morts si c’était pour devoir en creuser plus encore ? Il ne fallait pas sacrifier l'avenir en s'accrochant au passé... Mais elle savait que rien n'aurait pu le faire changer d’avis sitôt sa décision prise, tout comme elle n’avait pas su convaincre leur père à l’époque.

Et à présent, elle se devait d’être présente.

Parce qu’elle était la régente en l’absence de son frère. Parce qu’elle ne pouvait montrer un signe de faiblesse. Parce que son absence aurait montré une dissension. Parce que les leurs ne pouvaient connaître ses doutes. Parce que si ses fils partaient, alors elle ne pouvaient qu’espérer que leurs plus valeureux guerriers se mobilisent en masse avec eux et qu’elle devait pour cela montrer qu’elle soutenait cette entreprise elle aussi. Même si le coeur n’y était pas tout à fait. Seule l'espérance lui restait, et elle s'accrochait à cet espoir maigre que leur peuple entendrait cet appel et y répondrait avec ferveur.

Elle avait passé une robe d’un bleu profond, couleur de Durìn, où les fils d’argent créaient quelques effets. Elle avait tressé sa barbe et ses cheveux, et utilisé les fermoirs portant les runes de ses aïeux. Elle avait observé son reflet dans sa coiffeuse, et composé son visage pour la cérémonie à venir. Enfin, elle avait passé un collier que Korli lui avait offert, à l’occasion de sa seconde grossesse. Parce qu’elle en avait besoin, pour ne pas être seule lorsqu’elle verrait ses bébés monter sur l’estrade.

Elle n’était pas venue trop tôt. Presqu’en retard même, mais l’attente lui aurait été insupportable. Elle avait fait son entrée en empruntant les couloirs qui étaient réservés à la famille et leur suite, et débouchaient presque au niveau du trône. La salle était déjà pleine à craquer, et elle s’immisça gentiment, un fin -faux- sourire aux lèvres, entre deux familles du premier rang en leur retournant leurs salutations. Elle avait à peine fini sa phrase que le calme tombait sur la foule, et elle n’eut pas besoin de regarder pour comprendre que son frère venait également de faire son entrée.
Se retenant de toucher à son collier, elle le regarda faire ses déclarations. Il semblait avoir puisé une  nouvelle jeunesse… Elle songea un instant qu’il avait dû lui voler son énergie pour pouvoir en déployer autant car malgré tous ses efforts, elle-même se sentait lasse, vidée. Elle appliqua un air faussement positif sur son visage et préféra se détacher mentalement de la scène. Mais elle ne pu le faire bien longtemps, son premier né se ruant presque sur l’estrade pour signer ce maudit contrat. Son coeur se serra douloureusement et elle sentit ses voisins l’observer, alors elle força un nouveau sourire approbateur tout en priant Mahal pour la millionième fois de la semaine de préserver ses fils et leur idiot d’oncle. Elle lui en voulait. Malgré tout ce qu'elle pouvait dire ou montrer, elle lui en voulait si fort de lui faire ça... Et dans le même temps, elle s’en voulait de ne pas pouvoir le soutenir davantage mais elle ne pouvait pas concevoir qu’ils la laissent ainsi. Bien sûr, Dwalin se proposa, sans surprise. Elle lui en voulait aussi. S’il lui avait dit que tout ceci n’était que folie, peut-être que Thorin l’aurait écouté, lui. Mais non. Le guerrier n’avait rien à perdre alors bien sûr… Bien sûr il avait pu soutenir son frère là où elle ne le pouvait pas tout à fait. Il n’avait plus que faire de sa vie, et sa mort le ramènerait à sa femme. Malgré tout, Dìs préférait grandement le savoir auprès des siens dans le voyage à venir. Car s’il n’avait plus rien à perdre, il n’hésiterait pas à protéger la lignée de Durin de son corps s’il le fallait. Elle s’aida des souvenirs de ses deux petits apprenant avec difficulté à manier une épée de bois avec le grand chauve, pour retrouver un fin sourire, malgré que le bleu limpide de ses yeux exprimait à lui seul, pour quiconque la connaissant bien, que son coeur était en tourmente.
Son second fils ne tarda pas à faire son entrée et elle pria encore, sa main venant se porter à son cou, caresser le métal précieux un instant avant de retourner à sa place. Son sourire ne la réconfortait pas. Rien ne le pouvait mais elle devait être forte. Elle s’était après tout promis de ne plus jamais leur montrer qu’un visage heureux...  Alors, elle prit une inspiration et laissa la cérémonie se poursuivre, observant les trois nains qu’il lui restaient, si fiers et déterminés devant elle. Priant encore une fois, que sa famille lui revienne.




_________________


Dìs
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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Jeu 25 Déc 2014 - 17:08

PV : Tous les braves nains
 ~Lève-toi, ais confiance, il t'appelle!~    


♦Il était muet. Sa bouche close, mais son âme tiraillée. Tiraillé entre une envie légitime, celle de couler des jours calmes et heureux dans ce nouveau havre de paix construit de leurs mains, et le sentiment d’attachement profond qui le liait à cette maison dérobée, si lointaine qu’elle leur semblait parfois n’être qu’une idée. Une idée pour se réconforter un soir de mélancolie, une idée pour se permettre de rêver. Une idée pourtant bien réelle pardi ! Il l’avait vu, il avait eu le temps d’y voir s’écouler son enfance, de jouer dans ses allées majestueuses, des s’émerveiller devant ses merveilles. Erebor. Le plus beau, le plus grand royaume nain que la terre du milieu aient put connaitre, mais plus encore…une maison, un point de ralliement, cher tous les nains, qu’ils en soient les héritiers ou non. Qu’ils aient put en admirer les merveilles, ou qu’ils en aient entendu conter la splendeur. Erebor avait dans le cœur de sa race, une place toute particulière ! C’était la mère patrie du peuple de Durin, son peuple.  Et cela, malgré son désir de paix, après toutes les horreurs vécues, après tous les combats qu’il avait menés, après toutes les peines qui parfois étreignait encore son cœur, ce foyer qui l’avait vu naitre, continuait de faire monter en lui ce désir de reconquête. Ce désir de voir renaitre de ses cendres ce royaume autrefois puissant et florissant. Ce désir de revanche sur le mauvais sort, sur la mort et la destruction. Ce désir de vengeance que tout nain, ayant senti la chaleur de sa flamme, pouvait nourrir envers la bête, qui, railleusement leur avait tout prix, pour ensuite s’affaler sur les restes de leurs anciennes vies, de leurs amours perdus. Un soir, solennel, dans la plus grande familiarité qui pouvait parfois s’installer entre lui et son roi, le conseiller avait déclaré ceci d’une voix amère.

-Les elfes ont Fondcombe, Caras Galadhon, les Havres gris, et tant d’autre lieux, chargés d’histoire, de savoir, symboles de noblesse, de leur existence millénaire, de leur grandeur… mais nous…Erebor…notre montagne, notre maison, notre héritage aux générations futures.

Il soupira tristement.

- Quelle injustice pour notre peuple,  de s’en être vu ainsi privé Thorin. Nous nous faisons vieux mon cher ami…qu’allons-nous donc laisser aux prochaines générations… Leur laisserons-nous, un échec ? Tu as fait déjà beaucoup pour notre peuple Thorin, plus que l’on aurait put s’attendre venant d’un si jeune prince…mais des signes nous laisse entrevoir la possibilité de revoir les splendeurs d’Erebor…que devrions-nous faire alors ? Nous contenter de ce que notre travail acharné, et nos années de labeur ont durement contruit ? Ou avons le droit de réclamer plus ; de reprendre notre bien le plus précieux !

Puis laissant un lourd silence s’installer après cette tirade passionnée qui lui sortait droit du cœur, le vieux notable s’avachit sur son fauteil, comme épuisé par tant de sentiments étranglés par sa raison.

-Je ne sais pas...Qui suis-je demander aux dieux pourquoi ils martyrisent leurs créations! Puis lâchant un rire désabusé. Allons, je suis peut-être un peu trop vieux pour ça après tout.

Mais alors la voix de son roi tonnait dans sa défaite. Caverneuse, elle réveillait en lui le guerrier qui en chaque nain sommeillait. Elle faisait trembler leur os, nés de la roche.  Elle inspirait en lui exactement le même sentiment qu’il avait éprouvé lors de la bataille d’Azulnabizar, alors que tout espoir était perdu. Elle respirait la confiance, et la noblesse d’âme. C’était la voix du nain qu’il avait décidé de suivre, le nain pour lequel il n’hésiterait jamais à se battre. Son roi. Et il releva la tête sur l’estrade menant au trône d’où son roi déclamât ces mots.

« Depuis quand avons nous permis aux Ténèbres de devenir plus fortes que nous ? »

De ses yeux ornés de pattes d’oie gaies et de rides savantes, il fixait la foule réunie.  Son visage de marbre, il s’empêchait de dévisager le morceau de papier posé à côté d’un encrier accompagné de sa plume d’aigle, qui présenterait à ses semblables assez fous pour y apposer leurs noms, les conditions qui régirait leur voyage. Un long voyage vers ce monde perdu aux ténèbres  qu’ils s’engageraient alors à reconquérir. Ce morceau de papier où des lettres savamment tracées par sa main s’étiraient en des lignes assassines.  Il les avait encore en mémoire, ces mots que lui et Thorin avaient délibérément choisis pour ce contrat aux lourdes implications. Rien n’avait été négligé, même si parfois, peut-être avait-ils été un peu loin. Même si, en fait, personne ne prendrait vraiment la peine de tout lire. Peu importe, tant mieux ! Qui voudrait donc se joindre à cette quête d’où nul n’était parfaitement sur de revenir, si en plus s’ajoutait à cette incertitude, des règles draconiennes –et c’était le cas de le dire.  

 « Il est temps de leur montrer que leur puissance n'est que poussière. Il est temps de reprendre la Montagne Solitaire. »

C’était dans le grand hall aux murs de pierre, dont la sévérité avait acquis au fil des ans un certain charme, une âme chaleureuse, un air de chez-soi, que résonna cet appel aux braves. Il vit alors son neveux, le plus âgé, le plus sage, à qui il avait enseigné tant de choses, se levé. Avec lui, une jeune tête rousse au menton volontaire et à l’œil déterminé, pas tout à fait inconnue. Quelque chose remua dans sa poitrine. Un appel à tout ceux qui n’avaient plus rien à perdre, et qui donnerait tout pour une grande cause. Un crâne chauve, fendit alors la foule pour s’avancer sur l’estrade, et Balin ne dit rien. Il savait déjà que Dwalin ne se priverait pas d’une telle mission. Il n’y avait là aucune surprise, leur allégeance à tous les deux étant acquise à Thorin. Un appel qui verrait les plus hardis se lever, les plus jeunes. Kili alors, tout solennel qu’il pouvait lettre, prêta serment avancer de sceller son futur.  Ah ouis voilà, c’était son cœur qui se serrait dans sa poitrine. Un appel qui verrait se démarquer les fidèles parmi les fidèles. De la populace perplexe, s’avança un brave, gardien de caravane, qui avec un dévouement appréciable, signa lui aussi. Un appel qui ferait verser des larmes amères aux femmes, sœurs, mères, et épouses. Et à cela, les yeux de Dis, qu’il ne pouvait voir étant donné sa position au côtés de son roi, avait quelque chose de poignants. Et les croiser aurait finit de lui achever ses convictions et sa motivations. Car oui, malgré toutes ces paroles, qui, assis confortablement  au coin d’un feu, était belles à dire…le souvenir de la dernière expédition pour reconquérir Erebor à laquelle il avait participé, restait frais dans sa mémoire…et ne s’était somme toute, pas très bien passé.

-Il y a-t-il encore des volontaires ? questionna-t-il à voix haute.

Comptant rapidement le nombre de participants, un bref et fugace sentiment de déception traversa le regard du vieux nain. 11…Ils n’étaient que 11.
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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Lun 29 Déc 2014 - 21:10



L’Appel.



Loìn n’était pas censé venir aujourd’hui. Il devait rester sagement à la maison, mais voilà… il avait aussi entendu parler du fait que le roi Thorin allait faire un discourt très très très très (et encore tout plein de très) important pour les nains. Il était un nain, un tout petit d’accord, mais un nain quand même, et il n’était pas question pour lui de ne pas savoir ce qu’il se passait. Toute la montagne ou presque allait être présente et du coup, le petit garçon avait fait en sorte de fort bien s’habiller aujourd’hui, seul, comme un grand – même s’il aimait bien qu’on le materne, il devait penser à grandir – et une fois tout le monde partit – ou presque, il restait la servante, mais lui fausser compagnie était facile – et bien… Loìn passait le bout de son nez par la porte, vérifiant qu’il n’y avait personne, avant de glisser la capuche de sa cape sur sa tête et filer dans le dédale de la montagne. Un véritable labyrinthe, du moins… pour ceux n’ayant pas fait leurs premiers pas ici.

Tourner à gauche… puis une fois à droite… prendre ce large couloir… voilà ! Il venait de trouver le lieu de rendez-vous, pas de doute possible, il suffisait de voir la foule s’amassant pour écouter le discourt du roi. Pour une bonne partie de ce qu’il se passait, le petit brun avait été occupé à se frayer un chemin mais au bout d’un moment, il avait réussit à se glisser dans le premier rang, juste à côté d’une dame très belle, mais elle avait l’air aussi inquiète et il comprit pourquoi en voyant que la dame ressemblait beaucoup au roi. Est-ce que c’était sa maman ? Non. Elle était trop jeune… idiot de Loìn… sa sœur ? La maman des princes ? Waaaah elle était vraiment encore plus beaucoup belle que ce qu’il avait entendu dire, et elle avait l’air gentille, enfin… une maman quoi. C’est toujours gentil les mamans, même si parfois ça crie très fort, surtout quand on fait des bêtises, comme enfermer nounou dans l’armoire.

Dans les nains ayant déjà signé, il y avait bien entendu le roi Thorin, les deux princes, un monsieur sans beaucoup de cheveux – pour ne pas dire aucun – mais une chose était certaine, il était très imposant, ça se trouve, c’était lui le nain dont son papa parlait, qui pouvait te faire tourner trois fois la tête avec une seule claque… minimum. Non, fallait vraiment pas le chercher ce monsieur ! à sa grande surprise, Loìn voyait aussi Raeryan, sa Rae’… elle allait s’en aller elle aussi ? Elle allait le laisser ici ? Et monsieur Bofur aussi ? Mais… mais il avait promis de lui apprendre à fabriquer de beaux jouets… comment il allait faire si il partait ? Les autres personnes, le petit ne les connaissaient pas et il ne préférait pas jeter un regard appuyé dans le reste de la foule, surtout parce que Meruva risquait de le reconnaitre, et il n’avait pas envie de se faire crier dessus devant tout le monde, ou de se prendre une bonne fessée pour ne pas avoir obéit. Papa lui avait mis une fessée une fois, mais en même temps, il ne l’avait pas volé… ce jour-là, il avait fait une énorme bêtise avec son frère… jeter de gros bacs d’eau froide sur les passants, ils avaient sans doute été coupables de beaucoup de rhumes cette semaine-là.

Alors, un très vieux nain prit la parole. Enfin… il devait être très vieux et très sage, parce que ses poils de cheveux et de barbe étaient tout blancs, comme la neige. Les grands disaient toujours que l’on reconnaissait les Sages (avec un grand S parce qu’ils étaient importants) à la clarté de leurs cheveux. Il aimerait bien que l’on pense la même chose de lui plus tard, même si tout le monde disait qu’il était très mignon avec ses cheveux noirs, surtout parce qu’ils contrastaient avec la pâleur naturelle de sa peau.

-Il y a-t-il encore des volontaires ? questionna le nain qui regardait la liste, à voix haute.

Personne ne répondait, les gens semblaient mal à l’aise, comme s’ils n’osaient pas admettre qu’ils n’avaient pas réellement envie de retrouver le pays de la Montagne Solitaire. Pourquoi ? Il ne comprenait pas. Son papa avait toujours raconté comme les nains avaient été malheureux de se voir chasser de chez eux… alors pourquoi est-ce qu’il n’y avait pas plus de monde ? Pourquoi n’y en avait-il pas plus qui soit prêts à montrer le courage des nains et chasser la grosse bestiole qui avait fait sien un logement ne lui appartenant pas ? Est-ce que le courage de leur peuple n’était qu’une légende ? Et l’honneur aussi ? Toutes les histoires que l’on lui avait racontées étaient fausses ? Même lorsque l’on tentait de le rassurer sur le fait qu’aucun dragon n’allait venir ? Même quand il demandait naïvement à quel moment ils allaient retourner dans cette montagne, ce à quoi son père avait répondu avec un sourire, en remontant les couvertures sur lui :

« Ainsi vient la neige après le feu, et même les dragons ont une fin. »

Oops… venait-il de dire cela à voix haute ? Vu les quelques regards qui venaient de se poser sur lui… aucun doute n’était possible… et aussitôt, l’enfant devenait aussi rouge qu’une tomate bien mure, juste avant de tortiller sa cape entre ses mains et avancer de quelques pas timides vers Thorin Oakenshield, leur roi. Lui qui avait horreur de parler en public… ou pour dire quelque chose de stupide… mais là, ce n’était pas cela, il était en colère contre les nains, et dans ce genre de cas, il avait au contraire pas mal de difficultés à retenir son venin.

« Je… je veux dire… mon papa il disait toujours que les nains… ils… ils ont une dette pour la lignée du roi… que sans le Prince Thorin, notre peuple serait mort de faim, avant d’arriver ici même… qu’il a été très courageux et… et qu’un jour, c’était notre devoir de faire la même chose pour lui, qu’il faut pas laisser la peur nous paralyser. »

Malgré lui, Loìn sentait bien que des larmes commençaient à envahir son regard clair et à nouer sa gorge, mais alors qu’il s’était avancé devant les nains ayant signés, le petit tournait finalement son regard accusateur vers la foule qui ne bougeait pas. Des lâches, tous des lâches.

« Alors pourquoi vous ne bougez pas ? Pourquoi vous vous cachez comme des lâches ou des enfants dans les jupes de leurs mamans ? Vous êtes si peu reconnaissant de ce que monsieur Thorin a fait pour vos familles ? Vous avez oubliés vos proches qui sont m…morts… là-bas et vous ne voulez pas les venger ? »

Puis de conclure avec une froideur assez surprenante pour une si petite chose, mais sans doute uniquement parce qu’il était bouleversé en ce moment, et que la propre mort de son frère et son père était encore récente dans son esprit :

« Quand je vous vois, tous en train de fuir comme des gobelins face au soleil… j’ai honte d’être un nain… vous ne méritez pas l’honneur d’avoir un roi capable de tant d’efforts pour vous… » par la suite, Loìn s’inclinait devant le roi et demandait timidement : « Monsieur ? Est-ce que je peux venir avec vous ? »

Derrière-lui, Loìn jurerait avoir entendu des rires, mais au moins, lui s’était avancé, qui pouvait en dire autant ici ? Ils devraient plutôt aller s’enterrer pour se faire coiffer au poteau. Jugeant pourtant qu’il s’était assez fait remarquer, Loìn allait rapidement se cacher derrière Raeryan, sa soigneuse préférée et passait ses bras autours d’elle en jetant un dernier regard plein de dédain aux nains étant venus pour mieux laisser leur souverain avec seulement une poignée de nains loyaux.




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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Lun 2 Fév 2015 - 16:48

Que sonne l'appel Nains des Montagnes bleues

C’est peut-être parce que j’ai peur, et qu’il me donne du courage. | Bilbo Baggins

Au fond, je savais que cette nouvelle finirait par tomber. Ce n'était qu'une question de temps, de préparation et de réflexions. Je voyais Dori s'inquiéter sans pour autant nous en parler à Nori et à moi. Oh, bien sûr il faisait tout son possible pour essayer de me tenir à l'écart et d'habitude je m'en accommodais très bien. Mais cette fois, le sujet était important et comme il semblait évident que je ne tirerai rien de mon aîné, c'est auprès de Nori que je partis récolter les informations dont j'avais besoin. Ce dernier, loin d'être si prévenant avec moi, me dit tout ce que je voulais entendre.
C'est alors que pour la première fois, je me mis moi aussi à m'inquiéter, et avec raison. La patience de notre Roi Thorin était arrivée à son terme et, avide de reconquête et de succès, avait décidé de poursuivre la tâche qu'avait commencé son propre père. Erebor devait retourner aux mains des nains.
Cette quête avait déjà brisé bon nombre de familles. Dont la mienne. Si mon frère en était revenu indemne, j'y avais perdu mon père et je craignais qu'un autre membre de mon foyer ait à y retourner. C'était finalement bien plus qu'une crainte,et elle se confirma bien trop vite, lorsque je compris que Dori se porterait une nouvelle fois volontaire pour cette mission. Deux choix s'imposèrent à moi : Soit j'essayais de l'en dissuader par tous les moyens, ou soit je me joindrai moi-même à la compagnie. Jamais encore je n'avais remis en doute les décisions et les remarques de ce dernier, non pas parce que j'avais peur, mais parce qu'en vérité il parvenait toujours à saisir ce qu'il y avait de meilleur pour nous. Même si aux premiers abords, cela ne m'était pas toujours manifeste.

" C'est décidé, je viens avec vous. Je ne veux pas que Nori et toi vous partiez en me laissant tout seul. Et moi aussi, je veux reprendre Erebor !"
Et si aucun des deux ne revenait ? Que pourrais-je bien faire ? Et puis, je ne voulais pas qu'ils me pensent trop lâche ou trop peureux. Déjà que Nori critiquait souvent Dori, de la façon qu'il avait de toujours trop me couver selon lui. C'est vrai qu'il avait un tempérament d'aventurier mon frère et que j'étais bien loin de lui ressembler. Mais c'est ainsi que j'avais imposé ma décision à Dori, alors qu'il regardait le feu dans l'âtre de notre cheminée. Au début il avait discuté, essayé de me faire revenir sur mon choix. Mais j'avais tenu bon et pour la première fois je lui avais un peu tenu tête. Peut-être que ça l'avait surpris et que c’était ça qui avait fini par le dissuader de m'évincer. Nous serions donc trois à quitter notre chaleureux foyer des montagnes bleues,pour marcher dans les pas de celui qui nous l'avait offerte. Thorin.

______________________


J'avais choisi de porter ma tunique bleue nuit. Parce qu'elle était jolie et que Dori l'aimait bien aussi. Elle était encore un peu grande mais comme je ne sais pas combien de temps ça prend de conquérir une montagne, je me suis dit que peut-être j'allais prendre quelques centimètres pendant le voyage.
Oui elle était jolie mais pas pratique du tout, avec toutes les boucles à mettre et les cordons à lacer ! Dori se préparait dans la pièce à côté et j'allais me montrer après avoir surmonté ces quelques difficultés vestimentaires.

Tu l’as enfilé à l’envers. Si tu tiens à te faire remarquer en public, ça va être chose faite. Viens que je t’arrange un peu.

J'esquissais une moue déçue. Je voulais pas me faire remarquer en public, moi. Dori lui, il était toujours bien mis sur lui, avec de jolies choses comme aujourd'hui. Il avait une redingote bordeaux et des bottes assorties à sa ceinture. Il avait même mis des petites perles anthracites dans sa barbe. Ma barbe à moi elle avait pas de perles. Mais elle avait de petites tresses. Et mes cheveux aussi parce que sinon ils me tombaient dans le visage quand j'écrivais mes chansons et que je les remettais toujours en place. Et ça énervait un peu Dori je crois. Je me laissa faire, quoiqu'en dise Nori. Lui par contre, il allait se faire remarquer. On aurait dit qu'il revenait tout droit du gosier d'un ours des cavernes. Peut-être que c'était vrai d'ailleurs... Lorsque qu'il eut fini, nous jetâmes un dernier regard sur nos biens et quittèrent la maison en direction du lieu de rassemblement.

La salle était noire de monde. Pour ne pas me perdre, je suivais Dori à la trace en saluant les personnes qu'il saluait et m’arrêtant quand il s'arrêtait. Finalement on se retrouva au premier rang à côté de monsieur Dwalin et de sa hache. Moi j'avais pas de hache, pas d'épée, ni même un cure-dents. Peut-être que Thorin ne voudrait pas de moi à cause de ça ? Peut-être qu'il m'en prêtera une ?
Lorsqu'il entra, le silence se fit. C'était impressionnant et l'écho de ses pas résonnait contre la roche brute de nos murs. Il nous fit face et à l'entente de son discours, je sentis mon cœur battre à tout rompre dans ma poitrine. J'échangeais un regard avec Dori, qui me sembla bien triste. Je lui souris en me serrant contre lui. J'allais mettre mon nom et je resterai à ses côtés, tout le temps. Il fallait pas qu'il soit triste.
Je vis Fili, droit comme un I, qui s'avança le premier pour y inscrire son nom, puis Kili invariablement. Puis une naine à la chevelure flamboyante, à qui j'avais toujours eu un peu peur de parler. C'est vrai qu'elle était jolie. Je bombais le torse.
Dori me gratifia d'un hochement de tête et après les signatures de Dame Raeryan et Monsieur Dwalin je décidais de gravir les marches à mon tour. La plume noir d'encre, je choisis ma plus belle écriture pour gratter les trois lettres de mon prénom.

" Comme mes frères, je me joint à vous pour cette quête. Puisse mes services vous permettre de reconquérir le trône d'Erebor et nos cœurs réchauffer les forges de la montagne depuis si longtemps éteintes."


Je n'avais ni arc, ni épée à présenter. Juste moi, et mon désir de servir. J'espérais que cela soit suffisant. Je m'inclinais devant notre roi et repartis me glisser entre Dwalin et Dori qui me regardait avec fierté. 


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MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Ven 20 Fév 2015 - 17:51


Que sonne l'appel.



La quête pour la montagne solitaire, le vieux rêve des nains d'Erebor toutes générations confondues. Enfin, surtout des têtes couronnées ou des gens qui avaient vraiment connu la montagne, parce que personnellement, la montagne solitaire ne m'inspire pas grand chose. Je n'y suis pas né, je n'y ai pas vécu. J'ai entendu ses louanges être chantés par ceux qui en étaient nostalgiques, j'ai entendu maintes et maintes chansons décrivant sa puissance et sa beauté. Mes parents m'en ont parlé des centaines de fois, des étoiles pleins les yeux, et même mon frère Dori rêve de revoir Erebor, ce qui est assez ironique puisqu'il ne l'a jamais vu. Quand je lui ai dit, il m'a rétorqué que c'était une façon de parler, mais cela ne m'empêche pas de trouver cela idiot. Je comprends tout à fait ce sentiment, cette tristesse d'avoir perdu sa maison et l'envie de retrouver ce qui nous a été arraché. Mais est-il vraiment nécessaire de se lancer dans des expéditions suicidaires pour aller affronter un dragon possiblement encore bien vivant ? C'est la question que je me suis posée la première fois, quand mon père et mon frère se sont joint à l'expédition lancée par Thrain il y a de cela une centaine d'années, et cette expérience renforça douloureusement mon avis sur la question. C'est stupide, inutile. Cet espoir ne provoque que la mort et la souffrance, et continuera à blesser le peuple nain aussi longtemps qu'il existera.
Alors quand j'ai entendu parler pour la première fois d'une prétendue nouvelle quête lancée par Thorin, fils de Thrain... J'ai simplement eut un rire moqueur. Les rumeurs circulent vite en Ered Luin, en particulier dans mon secteur professionnel. Les gens que je côtoie vivent des rumeurs et des renseignements, et il est aisé de tomber sur des informations intéressantes en fouinant un peu (et en jouant de ses poignards quand il le faut). Bien que ce ne fut qu'une rumeur à l'époque, cela ne m'aurait pas surpris d'apprendre que cette information était avérée, ce qui fut d'ailleurs assez vite le cas dès lors que je fut assez curieux pour aller écouter aux portes par ci et par là. Une nouvelle quête était prévue, et tous les volontaires seraient les bienvenus.
Malgré mes remarques cinglantes et amères, il me parut vite évident que Dori se lancerait de nouveau dans cette aventure sans vraiment y réfléchir, en n'écoutant que son espoir et le souvenir de leurs défunts parents. Bien sûr, il n'en dit rien, et ne laissa rien paraître mais je connaissait suffisamment mon frère pour ne pas en douter. Je sais pourtant que cette décision n'a pas été simple pour lui, car cela signifiait laisser Ori derrière lui, et je ne peux qu'imaginer à quel point cette perspective devait lui sembler déchirante. Quant à moi, je ne me faisais pas trop de soucis pour mon petit frère. Dori a tendance à le voir comme un grand bébé, et cela arrange sans nul doute Ori qui se complaît bien dans ce rôle, mais je suis persuadé que Ori cache bien son jeu. Je n'ai pas élevé mon frère, mais je me suis toujours assuré de bouleverser un peu sa vie à chaque fois que je rentrais à la maison, lui racontant mes aventures peu recommandables et lui permettant de faire des choses qui feraient pousser la barbe de Dori à l'envers si jamais il venait à l'apprendre. C'est donc tout naturellement que j'ai raconté à Ori tout ce qu'il souhaitait savoir sur ce qui préoccupait Dori, et lui expliquant que notre grand frère prendrait sûrement les armes aux côtés de notre roi.

Suis-je alors surpris de voir Ori se préparer en ce matin de l'appel ? Pas vraiment. Sa décision n'a pas dû être facile à prendre, mais j'en suis assez fier. Cela ferait peut-être fermer leur caquet à pas mal des nains qui voyaient encore mon petit frère comme un enfant – et peut-être que ça ferait réfléchir Dori un peu sur ses manières trop maternelles. Comme de rhabiller Ori comme s'il avait à peine quinze ans. « Tu l’as enfilé à l’envers. Si tu tiens à te faire remarquer en public, ça va être chose faite. Viens que je t’arrange un peu. » Je lève les yeux au ciel et je soupire, n'ayant même pas le courage de lancer à notre mère une remarque cinglante. De toutes façons, il ne m'écoute jamais. Pourquoi le ferait-il après tout ? Je ne suis qu'un voleur sans honneur et qui a abandonné son petit frère à sa naissance. Bien sûr qu'il ne m'écoute pas.
Alors que mes frères se vêtissent de leurs plus jolies parures, je m'applique à ne pas avoir l'air distingué du tout. Je plaque un peu mes cheveux sur ma tête, même si ça me fait grincer des dents. J'ai tout intérêt à ne pas attirer l'attention aujourd'hui, ni à me faire remarquer. Je compte sur l'engouement des nains à rejoindre les rangs de leur roi pour passer inaperçu, mais j'ai bien peur que cela ne soit pas le cas. Les gens parlent avec vigueur de cet appel, mais très peu semblent réellement prêts à prendre les armes. J'espère me tromper.
Je suis mes frères qui sortent de la maison, et nous nous rendons dans la salle du trône où les nains s'étaient réunis, jeunes et vieux, nobles et pauvres confondus. Alors que mes frères s'installent au premier rang, je m’éclipse dans la foule, m'arrangeant pour être debout parmi des nains un peu plus grands que moi. Je redoute le moment où je devrai me porter volontaire, mais si tout se passe bien, personne ne viendra me chercher des noises. Bien que le roi ne sera sûrement pas des plus enchantés de voir mon nom rajouté à la liste, mais il fera avec je l'espère. Qui pourrait refuser à un nain de rejoindre les rangs de son roi, de le suivre jusqu'au bout du monde ? Personne. J'ai un sourire narquois. Je suis sûrement le moins motivé à l'idée de reprendre Erebor, et pourtant je vais signer. Cela m'arrangera bien de m'éloigner d'ici pendant quelques mois. Et puis mes frères partent aussi, je ne vais pas les laisser traverser la Terre du Milieu sans moi. Ils pourraient de perdre, on ne sait jamais.
Le roi fait un discours bref mais efficace, plein d'émotions sincères et qui auraient pu me toucher si je ne considérais pas cette quête comme une folie désespérée. Le contrat est amené et il est demandé aux volontaires de venir le signer. On aurait pu s'attendre à ce que les nains se ruent sur le contrat en essayant d'arriver en premier mais ce ne fut pas vraiment le cas. Je regarde le prince Fili s'avancer et promettre ses armes à son oncle, puis une poignée de nains – dont une naine – en faire de même. Dwalin est parmi eux évidemment, et j'ai soudain envie de rire aux éclats. Cela promet d'être amusant décidément. Je décide de me rapprocher du devant de la salle et me glisse entre deux volontaires. Là où chacun s'appliquait à s'adresser directement au roi, je m'en garde bien et me contente d'un signe de tête respectueux avant de m'empresser de signer le contrat et de rejoindre les volontaires comme si de rien n'était. Je me place derrière Dwalin, profitant de sa carrure pour me dissimuler un peu et j'observe avec un sourire satisfait mon petit frère se présenter à son tour. Ori nous rejoint, puis Dori. Notre benjamin a l'air tout mystifié par ce qu'il vient de faire, et je lui donne une tape affectueuse sur l'épaule, les yeux rieurs. Ça y est, nous sommes tous les trois officiellement embarqués dans cette aventure. Mais cela n'a pas l'air de déchaîner des passions dans la salle.
Eh bien, que quelqu'un me traite encore de lâche ou de pleutre après cela, que je lui rigole à la barbe. Ça ne changera pas de d'habitude, remarquez.


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— RACE DU PERSO : Il s'agit d'un super nain à cheveux lisses comme on peut en trouver en Ered Luìn, petit, mignon, docile..
— ORIGINAIRE DE : Vous ne savez pas lire ? Je viens de dire qu'il venait d'Ered Luìn
— ÂGE DU PERSO : 13 ans, treize longues années mais pas assez encore dans la vie d'un nain
— RANG SOCIAL : Il mange à sa faim mais avec les doigts, juste que la cuillère en argent donne un drôle de goût à la bouffe (ne le dites pas à Rae, elle serait fâchée et c'est pas propre)
— MÉTIER PRATIQUÉ : Faire tourner les gens en bourrique, manger tout ce qui lui passe sous la main, inventer des trucs.. bwah trois fois rien quoi.. mais assez pour occuper ses journées
— ARMES DU PERSO : Vaut mieux pas qu'il ait une arme, ce serait tenter le diable.
— AMOUREUSEMENT : Euh.. reposez la question dans quelques années, quoi que vu sa façon de s'exprimer et sa passion pour les mots doux envers les naines, il devrait vite trouver

MessageSujet: Re: ▬ Que sonne l'Appel Dim 12 Avr 2015 - 9:34

The King's call Le petit garçon ne tenait plus en place et c'était l'un de ces jours où sa mère regrettait sans doute l'absence de son mari pour l'épauler. Mais il y avait une raison à tant de remue ménage de la part de ce petit nain habituellement si calme, aujourd'hui aurait lieu un événement et il avait hâte d'y participer, tellement hâte que de l'électricité parcourait son corps pour le transformer en pile électrique. Aujourd'hui, leur Roi les réunissait pour faire une annonce. Il y aurait du monde parce que c'était quelque chose d'important et la curiosité le rongeait autant que l'excitation.
Il s'était réveillé avec des fourmis dans les jambes et le cœur battant à cent à l'heure, pour sauter au pied du lit et foncer à la cuisine. Sa mère dormait toujours, comme chaque fois qu'il se levait le matin mais cette fois-ci, il ne pouvait pas la laisser faire, elle devait se lever et se préparer. Préparant les affaires du petit déjeuner, il couru ensuite la réveiller en passant ses petites mains fraîches sur son visage, murmurant à son oreille tout en la secouant un peu, la réveillant aussi doucement que possible. Elle mit du temps à ouvrir les yeux pour lui offrir un regard fatigué, les yeux cernés. Il fila alors rapidement en cuisine pour finir de préparer le petit déjeuner pendant qu'elle se préparait. Il avait terriblement hâte.
Malheureusement, le temps passait trop lentement, l'un des inconvénients de l'excitation. Plus on attend, plus les minutes s'étirent au point de donner l'impression d'être des heures. Il avait passé un moment assis à table, ses jambes battant en rythme dans le vide tandis qu'il essayait de se concentrer sur un dessin, une idée, une invention mais rien, il en était incapable, toute sa concentration accaparée par ce qui allait venir. Sa mère avait fini par s'habiller et le rejoindre, ils avaient manger tous les deux en silence -ce dernier simplement troublé par le bruit de la mastication et des couverts sur la table- avant qu'elle ne retourne s'allonger, le laissant à nouveau seul. Il la sentait plus fatiguée que d'habitude mais c'était surtout parce qu'elle passait du temps le soir à travailler sur ses travaux de couture. Finalement, elle revint à elle un petit moment plus tard et il put s'atteler à la coiffer. C'était un événement important et il voulait qu'elle soit belle. Il brossa longuement ses cheveux pour en défaire les nœuds avant de les saisir mèche par mèche et de les tresser méticuleusement pendant qu'elle brossait sa barbe, les yeux perdus dans le vague.

Une foule s'amassait déjà entre les portes quand ils parvinrent enfin sur les lieux. Taràk regardait en tout sens, sautillant sur la pointe des pieds pour voir plus loin, râlant intérieurement face à la lenteur des adultes devant lui. Il tirait sur la main de sa mère qui avançait lentement, trépignant d'impatience. Bien sûr, ils n'avaient pas une bonne place et il ne voyait rien de ce qui allait se passer au devant, mais il ne pouvait se résigner à en vouloir à sa mère pour être arrivé si tard. Son état l'inquiétait d'ailleurs. Jamais encore il ne l'avait vu si fatiguée et il l'avait trouvée bien chaude sous ses caresses le matin mais il était trop excité, trop accaparé sur le moment pour s'appesantir sur la question.
Le silence se fit et il n'y tint plus. Le Roi faisait son entrée, il allait entamer son discours et il ne verrait rien. Après un rapide coup d'œil à sa mère, il lâcha sa main et se faufila entre les nains pour rejoindre le premier rang. Le Roi était grand et dégageait une aura si impressionnante qu'il en était intimidant. Le jeune nain en aurait perdu sa langue s'il avait pu parler mais en l'instant, il était surtout bouche-bée. Sa chevelure régalienne se déployant en vague sur ses épaules, sa barbe courte mais bien entretenue, ses yeux de glace et ses vêtements nobles, il faisait forte impression auprès de l'enfant qui, malgré le fait qu'il avait mis ses plus beaux vêtements, restait relativement pauvre d'apparence. Mais ce dernier n'avait pas à se plaindre, même si ses vêtements étaient raccommodés et dépareillés, il n'avait jamais ressentit de différence vis à vis de plus fortunés, si ce n'était de l'admiration aujourd'hui pour cet homme qui s’apprêtait à s'adresser à tous.
Le roi était calme et parlait d'une voix grave. Pour quelqu'un qui devait avoir beaucoup à dire, il économisait ses mots et tous l'écoutaient avec attention. Ses mots véhiculaient espoir, force, courage, puissance et résignation. Taràk avait entendu l'histoire du dragon et de la montagne solitaire, comme tout le monde. Son père la lui avait raconté maintes fois pour l'endormir et le dragon venait lui rendre visite dans ses cauchemars. Son père était un tout jeune nain quand la calamité s'était abattue sur leur peuple mais sa mère n'était pas encore née. Lui-même, n'était même pas un souvenir et pourtant, à travers ces mots prononcés, ces mots aux pouvoirs considérables, il percevait une infime partie de ce qu'ils devaient ressentir.

Après un tel discours, le petit nain était étonné, surpris, choqué. Pourquoi si peu de nains répondaient-ils à cet appel ? Lui qui avait été touché par les propos du Roi, il ne comprenait pas comment on pouvait faire preuve de si peu de courage mais en même temps, il avait peur. Ils allaient affronter un dragon, un terrible monstre de cauchemars. Aussi, au premier rang, il s'était mis à trembler en imaginant le péril vers lequel ils courraient, ces nains ainsi que son ami Bifur mais en même temps, il admirait le courage dont ils faisaient preuve. C'était des nains, de valeureux guerriers, leur quête était admirable mais ils n'étaient franchement pas beaucoup. Deux naines s'étaient même présentées quand d'autres n'avaient fait que détourner le regard, ce n'était pas normal en son sens.
Mais ce n'était pas tout. Toutes ses pensées, ses protestations, tout ce qui lui était passé par l'esprit pendant ce défilé avait été traduit par des mots et prononcés par un petit garçon de son âge. Il l'avait regardé parler tandis qu'il serrait son pantalon dans ses poings, frustré. Il avait du courage de parler ainsi devant tant de gens, les traitant ainsi de lâches en les mettant devant le fait accomplit. Même avec la parole, il n'en aurait sans doute rien dit, il n'aurait pas osé intervenir comme ça, bien qu'il n'en pensait pas moins. Oui, il trouvait qu'il avait fait preuve de courage, même s'il avait fini par se cacher derrière Raeryan, la guérisseuse qui lui avait permis de voir jour.
Fouillant les nains qui avaient signé, des yeux, il fit un petit signe de la main pour saluer son vieil ami avant de se faufiler en sens inverse en quête de sa mère. Elle lui manquait tout à coup, et il regrettait de l'avoir abandonnée au milieu de la foule quand elle était si fragile. Il eut un peu de mal à rebrousser chemin alors que les gens ne faisaient pas l'effort de s'effacer pour le laisser passer mais il finit par la retrouver et se colla à elle, passant un bras en travers de ses jambes tout en tenant sa jupe. Elle l'accueillit avec une douce caresse sur sa joue qu'il gratifia d'un petit sourire avant de se concentrer sur la fin de la cérémonie.
Bientôt, ces braves nains quitteraient la montagne pour reprendre leur bien. D'une certaine manière, il avait hâte de les voir sur le dos de leurs poneys pour leurs dire au revoir et à bientôt. Cela, il l'espérait.

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