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Dies Irae

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Dies Irae

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DURIN'S HEIR ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Dies Irae Sam 25 Oct 2014 - 22:27



Dies Irae


Ils atteignirent la première porte du relief des Montagnes Bleues, la plus proche de Bree, celle qu'ils avaient espéré atteindre sans encombres avant leur rencontre avec les orcs. Mais les Valars en avaient décidé autrement. On leva la première herse et ils entrèrent. La fatigue se lisait sur leurs êtres et lorsqu'on les laissa entrez, certains nains ne purent retenir quelques murmurent de stupeurs qui se turent bien vite sous le regard de leur monarque. Il ne lui suffit pas de parler afin que chacun retourne à ses occupations et , en compagnie de son neveu, il s'arrêtèrent au niveau du corps de garde après que la seconde herse fût abaissées.L’Héritier de Dùrin pris quelques instants pour discuter avec le supérieur des gardes de ce côté-ci des murailles à propos des orcs, demandait à ce que la surveillance se fasse avec plus d'attention.
On envoya ensuite quérir un guérisseur qui arriva bien vite suivi de son apprenti, ils ne firent que le stricte nécessaire, le Seigneur des Montagnes Bleues et son neveu étaient pressés de regagner leur quartier et non sans remercier le rebouteux, ils se remirent en marche le plus rapidement possible.
Le Roi des Exilés avait cependant fait envoyer un  corbeau pour Waldur à l'attention de Dis également, signalant leur retour, pressant le chambellan dans une seconde note de préparer un repas et de quoi faire disparaître la poussière et le sang qui les maculait, afin qu'ils soient plus présentables, bien que le régent se doutât que sa sœur ne leur laisse pas le temps avant qu'elle ne leur fasse subir son courroux.
Ils commencèrent à regagner en empruntant la courtine du chemin de ronde, la citadelle de pierre qu'on avait surnommé les Halls de Thorin depuis qu'il en était devenu le Régent.
Nombreux étaient les gardes qui s'arrêtaient dans leur surveillance pour saluer leur souverain et son héritier non sans dissimuler la surprise de les voir revenir si pâles et si éreintés. Le Roi répéta ,es recommandations quant à la veille des gardes qu'il avait exprimé aux portes à chaque poste où se tenait un référent. Bientôt ils atteignirent la fin de leur traversée, le chemin n'avait pas été extrêment long, mais ils avaient eu grande hâte de rentrer.

Waldur s'avançant déjà à leur rencontre sur le passage circulatoire, son visage arborait un air catastrophé au fur et à mesure qu'il s'approchait d'eux avant qu'il ne reprenne un peu de contenance. Il s'inclina respectueusement, se gardant bien de faire le moindre commentaire sur leur états, s'en allant conduire Kili auprès de sa mère dans le plus bref délai après avoir vu un soignant, selon les volontés du Roi. Il les laissa rejoindre les Halls Royaux, le Seigneur du Peuple Errant tenait tout d'abord à s'entretenir rapidement avec les gardes de cette partie du relief. Il en avait fait des même avec tout les nains de veille aux postes d'observation rencontrés en chemin. Il demanda une fois de plus à ce que l'on redouble de vigilance, un nouveau groupe d'orcs ayant été vu et tué a quelques lieux d'ici, il tenait également à ce que les nains qui travaillent à l’extérieur de la montagne, les bûcherons, les marchands et les bouviers ne risquent rien. Une fois qu'il fût assuré que ses ordres furent compris, il les laissa retourner à la tâche qui leur incombait.

Thorin emboîta donc le pas, quelques minutes plus tard, de son chambellan et de son neveu. Descendant  les marches, il entendit ses hommes se questionner sur son état de santé. Il savait que ce voyage l’avait épuisé, physiquement du moins, qu'il n'était pas au meilleur de sa forme et que cela ne manquera pas de lui valoir de nombreuses œillades inquiétés.  Il était pâle, blême, livide. Son teint avait pris une couleur spectrale et ses cheveux semblaient s'être strié un peu plus de blanc. Il donnait l'impression que ses cent quatre-vingt-quinze années d'existence l'avaient rattrapées d'un coup sans crier gare. Les cernes qui ornaient ses yeux rendaient le tableau on ne peut plus affreux. Ses vêtements taché du sang des orcs et du sien n'améliorait pas sa tenue. Son épaule qui avait été touché lors des affrontement l'élançait, tout comme l'estafilade sur son côté, les bandages et l'emplâtre teindraient encore quelques heures mais il ne suffirait pas.
Avant de voir Dis, il faudrait au moins qu'il se change, ou bien les Montagnes Bleues n'en ressortiront pas indemnes. Il lui avait infligé suffisamment de souffrances en quittant une nouvelle fois leur demeure, elle devait le haïr d'avoir mentionné cette nouvelle expédition et que Kili l'ait suivis, elle le haïrait encore plus de le voir le ramener dans un si piteux état.
Il atteignit la cour à ciel ouvert, pavées, structure produite par l'érosion et sur lequel les nains avaient battis des remparts, c'était la dernière porte avant la maison de Dùrin, demeure dans laquelle séjournait désormais ses héritiers après le sacque de la Montagne Solitaire et ses années d'Errance. Des années d'Exil qui bientôt ne seraient plus. Il commença à gravir songeant à ce qu'il avait appris durant sa courte expédition et ce qu'il ferait, perdu dans ses pensées, sans rien voir au dehors, que ces pavés si semblable à ceux qui recouvrait le chemin qui menait à la grande porte d'Erebor.




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AZAGHÂL KHUZD ♦ NAIN
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« Baruk Khazâd ! Khazâd ai-mênu ! »
— RACE DU PERSO : Nain et fier de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Exilé d'Erebor, réside actuellement à Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 168 ans et toutes ses dents (mais pas ses cheveux).
— RANG SOCIAL : Seigneur nain.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guerrier dans l'âme et avant tout. Il passe les jours calmes à la Forge.
— ARMES DU PERSO : Tout est une arme pour lui. Sinon : Marteau, Haches, Dagues, Armure de poings, Crâne
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Sa loyauté va à Thorin et son frère aîné.
— VOYAGE AVEC : Ses armes.
— AMOUREUSEMENT : Veuf depuis 80 longues années.

MessageSujet: Re: Dies Irae Dim 26 Oct 2014 - 12:54



So much more than anger



Dwalin avait failli.
Plus d’une fois, et chacune d’entre elles étaient gravées dans sa mémoire, dans son être. Il les avait incisées sur sa peau pour ne jamais oublier, encrées dans sa chair. Ces torts qui le tenaient encore éveillés, certains soirs. Ces visages, qui lui rappelaient ses fautes. Son père, sa mère. Sa femme. Ses compagnons. Son roi.
Il ne pouvait faire machine arrière, il le savait. Rien ne sert ne s’appesantir sur le passé, il faut regarder vers l’avenir. Espérer se repentir, amenuiser ses torts par de nouvelles actions. Toujours, avancer. Car s’embourber reviendrait à périr. Alors, il en faisait sa force. Il s’accrochait à leurs souvenirs. Revoyait les traits si lointains du père qu’il n’avait pas su protéger. Les larmes de la mère que sa faiblesse n’avait pu épargner, celles du frère cédant sous le chagrin au milieu de leurs morts. Il affutait ses armes, méthodiquement, pensant à ses hommes, qui avait péris sous sa charge, bien plus tard encore. Il se remémorait leurs noms, leurs histoires. Pour que jamais leurs vies ne soit oubliées. Il veillait sur les recrues. Pour que plus jamais elles ne soient prises au dépourvue sur un champ de bataille. Et plus que tout, il se tenait à côté de son Roi, son ami. Pour être celui qui le soutiendrait dans sa cause. Celui qui protégerait leur demeure d’Ered Luin, leur peuple. Celui qui redorerait l’honneur qui avait été émietté, jour après jour. Pour espérer rectifier, au moins un peu, toutes ses négligences, ses offenses et ses erreurs.

Mais quoi que l’on fasse, la culpabilité revient toujours.
Car il était aussi celui qui avait failli à son premier souverain. Et après toutes ces années, le sentiment restait intact. Brûlant. L’absence de réponses, malgré les jours et les nuits passées à chercher sans répit, avait été insoutenable. Il s’en était rendu fou. Avait presque usé de violence sur ses compagnons à l’abandon des recherches tant la frustration était grande. Mais il avait fallu se rendre à l’évidence, Thrain était perdu à jamais.
Ils y avaient gagné un nouveau roi. Dwalin lui avait dès lors apporté une loyauté sans faille. Aujourd’hui, on parlait même de leur amitié au creux des murs de leur demeure de pierre, comme d’un lien emblématique. Et pourtant… la faute commise envers son père le rongeait toujours.

Alors, lorsque son ami s’était lancé en tête de retrouver la trace de ce père qui ne pouvait pourtant plus n’être que poussière à présent, Dwalin n’avait plus qu’entendre le blâme derrière ses propos. Son manquement. Sa faiblesse passée. Pourquoi n’avait-il pas été si loyal, si fort, à l’époque ? Pourquoi n’avait-il pas de réponse à fournir ? Pourquoi n’y avait-il pas de tombeau pour celui qui les avaient guidés jusqu’aux Montagnes Bleues, leur avait donné un véritable toit ? Il aurait été bien incapable de répondre à ces questions muettes, qui n’avaient pourtant jamais été soulevées. Mais malgré cela, elles l’avaient tout de même transpercé comme des lances, impitoyables ; les remords sont bien tenaces en ce monde.
Aucune aide ne lui avait été demandé. La décision était déjà prise, les préparatifs faits, les rênes du royaume laissées et les instructions données. On ne voulait pas de lui, c’était ce qu’il s’était dit. Qu’aurait-il fait ? Démoralisé son ami sur l’impossibilité de ces rumeurs ? Tué le peu d’espoir qu’il restait en son coeur ? N’avait-il pas déjà fait assez par le passé, par son incompétence ?! Il devait se rendre à l’évidence… Lui-même aurait donné cher pour un soupçon d’espérance. Il aurait mené quête bien plus folle pour voir ses êtres aimés à nouveau, les serrer dans ses bras pour un seul instant. Alors, il comprenait. Il comprenait ce désir absurde, tout comme il comprenait ne pas être le bienvenu.

Alors, il était resté.

Et il avait fait ce qu’il faisait de mieux. Veiller sur ceux qui étaient encore présents. S’entraîner avec Fili. Garder un oeil sur la garde. Rassurer Dìs quand elle lui sembla trop incertaine au détour d’un couloir. Autant qu’un vieux guerrier peu doué de l’art de la parole ne puisse le faire...
« Au moins, ils ne sont pas seuls »
Car la route n’est jamais sûre, même pour le plus aguerri des nains.
« Kili sait se défendre s’il le faut. »
Il lui avait appris lui-même.

Par ces propos, il s’était presque persuadé tout seul, repoussant l’ombre planant sur son coeur. Tous deux avaient pourtant tendu l’oreille plus d’une fois, impatients de recevoir des nouvelles ou de l’un ou de l’autre des nains. Mais nul messager ne vint apaiser leurs esprits. Jusqu’à ce qu’enfin, leur retour conjoint ne fut annoncé. Mais le soulagement fit immédiatement place à un tout  autre sentiment, comme l’annonce ne s’arrêtait pas là. Un médecin avait été délégué pour dispenser des premiers soins sur les deux nains à leur arrivée. La rumeur se propagea, de ceux qui avait vu arriver leur souverain, que l’un comme l’autre semblaient bien mal en point, présentant bien plus qu’une simple estafilade. Et le coeur de Dwalin de se serrer.

Avait-il encore failli ?
Laissé son ami, son filleul… son roi et son prince, seuls face à la nuit ? Pourquoi n’avait-il pas pris la route pour les retrouver quand Kili avait disparu ? Comment avait-il pu se persuader que tout irait pour le mieux ?
C’est l’anxiété et les regrets fichés dans son estomac qu’il avait traversé la montagne, les tripes en boule, un air qui se voulait impassible sur le visage mais qui n’exprimait peu à peu plus que colère. Le passé avait-il une telle emprise sur lui qu’il n’avait su passer outre, au risque de voir tomber ses proches ? Et pourquoi diantre Thorin ne lui avait-il pas demandé de l’accompagner ? Pourquoi n’était-il pas rentré sitôt Kili à ses côtés ? Malgré ce qu’il avait lui-même dit à sa mère, le jeune prince n’était pas du tout prêt à affronter le monde en solitaire ! Il fallait bien être fou pour y songer !

Ses pas le guidèrent tout droit vers les quartiers privés de son roi, où il savait que Thorin passerait avant même d’aller voir sa soeur, pour limiter ses foudres en se rendant présentable. Il y fit irruption sans même prendre le temps de se faire annoncer, sous l’air parfaitement pantois des nains en service. Il n’était pas là. Dwalin tourna en rond, revint sur ses pas, comme une bête aux abois. Il réfléchissait. Cela voulait dire qu’il avait passé plus de temps que prévu aux bon soins du médecin. Beaucoup de temps… Ou alors cet idiot avait encore jugé plus important de faire le tour de sa garde pour des sujets de moindre importance au lieu de veiller à sa santé. Mais un coup d’oeil à la fenêtre lui fit voir le profil, abîmé, blanchâtre, de son ami, gravissant avec peine les marches de sa cour et Dwalin prit la porte pour rencontrer le spectre qui s’avançait. Les sentiments contraires s’emparèrent du guerrier alors qu’il arrivait à la hauteur de son roi, qui n’avait toujours pas relevé la tête, indifférent à son environnement. C’est finalement entre des dents serrées -pour se forcer à ne pas élever la voix et attirer ainsi l’attention- qu’il lui grogna pour le faire réagir :

« J’en conclus que cette affaire ne fut pas une réussite ? »

Il était en colère. Contre son ami, contre lui-même. Ils n’étaient que de pauvres idiots. Et les sentiments contraires qui l'envahissaient, la tempête qui faisait rage en lui à cette pensée, étaient visible sur son visage.


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There is one I could follow. There is one I could call King. This one that I call Old Friend, for him I could spill my blood. Let us fight side by side, and if Mahal wish so, up to Mandos Halls !


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DURIN'S HEIR ♦ NAIN
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MessageSujet: Re: Dies Irae Mer 29 Oct 2014 - 18:37



Dies Irae


La courtine était leur dernier rempart contre les attaques du monde extérieur, elle était leur muraille et les nains qui la gardaient, le faisaient avec honneur et exerçaient leur devoir vaillamment. Mais cela n'empêchait pas le Roi des Exilés de s'y promener fréquemment, s’enquérir de quelques nouvelles qui pourraient nécessiter un renfort de la garde ou une veille plus attentive. En pensant aux soldats, son esprit se dirigea vers le grand guerrier chauve en qui il vaiat placé toute sa confiance. Il n'avait aucune idée de ce que faisait Dwalin à cet instant, il espérait le rencontrer, sans doute après son entrevue avec Dis, leur conversation lui semblerait alors moins houleuse, car il n'ignorait pas que le guerrier lui en voudrait d'être parti si vite sans gardes ni protection que son écu-de-chêne. Oui, il espérait grandement le voir, il y avait une expédition qu'il ne ferait pas sans lui, une Quête qui bientôt serait annoncée, oui, il aurait besoin de tout ceux en qui il avait confiance et qui le soutiendrait, Dwalin était sans aucun doute le premier.

IL lui faudrait le voir au plus tôt, pour le moment il ignorait où il se trouvait. Le Roi du Peuple Errant songeait peut-être qu'il serait encore au niveau du corps de garde, à entraîner les jeune recrues mais certainement pas entrain de faire irruption dans ses appartements, surprenant les nains en service En réalité, son attention était tournée vers tout autre chose que les siens, il songeait à Erebor et cette expédition qu'il venait de mener. Il s'ébroua, cela n'avait été que folie inconsciente, il reprochait à ses neveux parfois leur ingérence mais il ne valait pas mieux qu'eux en cet instant, il n'avait pas réfléchi, foncé tête baissé vers le danger, l'état dans lequel il revenait en témoignait. Son épaule le tiraillait, le bandage et le cataplasme ne suffirait pas longtemps, tout comme l’estafilade sur son côté, au moins pour le moment, les blessures ne saignaient pas, à moins que la montée des marches en ait décidé autrement une fois qu'il serait sur le parvis.
Il ne vit pas tout de suite le guerrier chauve arriver à sa rencontre, sans doute s'il n'avait pas été perdu dans la contemplation du sol et des marches se serait-il préparé à l'accueillir avec une meilleure mine, mais de toute évidence, cela était déjà trop tard. Un grognement qui dissimulait mal sa colère, contenue derrière ses mâchoires serrées. Sa question était purement rhétorique, il le savait, il n’avait pas besoin réellement de réponse, mais cela était une façon de lui reprocher sa stupide entreprise, il n'était pas dupe. Au moins, Dwalin était sans pitié avec lui et il n’avait pas besoin de compassion larmoyante, il savait qu'il avait faillis, une fois de plus, qu'il avait agis en dépit de la raison.
Sa voix s’éleva, toujours aussi grave et profonde, un mot court qui cachait fort mal ce nouvel échec et son amertume.

« Non.»


Une négation âcre, la seule chose qu'il avait réussis à obtenir était un lots de cicatrices, une pierre aux reflets solaires dissimulée au fond de sa poche et une fatigue extrême. Il répondit avec lassitude. Cette quête avait été voué à l'échec depuis le début. Il s'était comporté comme un enfant, priant Mahal pour que son père ne lui revienne. Mais les efforts et les recherches qui avaient été effectuées des années plutôt n'avaient rien données, qu'espérait-il trouver, poussé par cette impulsion subite, ce besoin pressant de vérifier une dernière fois ? Il n'y avait rien à trouver, hormis la mort et la poussière, rien qui puisse le réconforter, rien qui puisse lui assurer que les tâches qui lui incombaient, il les réalisait correctement. Cela était partis depuis tant d'années, brûlé dans les flammes qui embrasait la Montagne Solitaire, qu'aurait-il donc pu attendre de plus ? Thrain avait été brisé, depuis longtemps, la folie n’avait fait que combler ce gouffre immense qui béait en lui, il était déjà perdu, déjà parti même s'il avait pu donner l'impression du contraire, combien de jours et de nuit avait-il passé sans manger ni dormir avant de jeter ses troupes à l'assaut devant les portes de la Moria ? Son corps se nourrissant lui-même de la culpabilité qui le tirait ? Combien de temps avait-il passé à essayer de se souvenir d'Erebor à tourner cet anneau autour de son doigt ? Combien de fois avait-il préféré se rappeler le chatoiement de l'Arkenstone plutôt que le visage de son épouse ? Non. Thrain avait perdu, le retrouver n'avait été qu'un caprice stupide, rien n'aurait pu le ramener, mais le Seigneur des Exilés aurait souhaité que cela soit le contraire, peut-être parce que dans son cœur, il sentait qu'il était temps, que le magicien n’avait fait que souffler sur des braises rougeoyante et qu'il aurait voulu, avant de reprendre la Montagne Solitaire, que son père puisse reposer en paix.

Il continua de gravir les marches avant de dépasser le farouche guerrier, dissimulant une grimace alors que ses côtes se mettaient à le faire souffrir, il était inutile d'obtenir plus de désapprobation qu'il n'en méritait déjà. La colère de son ami était perceptible. Elle se lisait sur son visage, s'imprimait dans sa chaire et il en était responsable, il le savait, il était partis trop longtemps sans donner de nouvelles. Il était partis, laissant à son neveu la liberté de le suivre dans son sillage sans se retourner, risquant la vie de son neveu en plus de la sienne alors qu'il aurait pu rentrer aussi tôt. l aurait du prendre un corbeau et envoyer au plus vite de quoi rassurer les leurs. Mais il ne l’avait pas fait, il avait manqué à son devoir de frère, il aurait dû rasséréner sa sœur, il avait manqué à son devoir d'ami, qui plus est, il avait manqué à son devoir de Roi. Après tout, n'avait-il pas un fois de plus trouvé un prétexte ? Sans doute bon nombre de nains penseraient cela de lui. Il reposa son regard sur son ami, il était inutile d'essayer de cacher la fatigue qui l’étreignait, ils n'avaient de toutes façon jamais réellement eu besoin de parler et Dwalin comprendrait sans mal qu'il serait plus agréable de discuter à l'intérieur plutôt qu'ici, inconfortablement installé à la verticale sur ces marches, a la vue de tous.




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MessageSujet: Re: Dies Irae Sam 8 Nov 2014 - 14:36






Thorin ne l’avait pas vu arriver, ce qui ne pouvait être une bonne chose. Imperméable à son environnement, il avançait, et Dwalin devinait déjà l’étendu de ses blessures, cachées sous ses vêtements, à sa seule démarche. Le guerrier avait eu tôt fait de se signaler à lui. Il désirait une réponse, malgré sa question rhétorique. Quelque chose pour lui montrer que son ami n’était pas si mal en point que cela. Quitte à devoir essuyer sa colère, traverser des reproches, lui aussi. Il était assez en forme pour pouvoir subir quelque foudre que ce soit. En termes de réplique, il n’eut cependant droit qu’à un mot, un seul. Un mot qui lui en disait déjà long, teinté d’amertume et de fatigue.

Le roi ne s’était pas arrêté, poursuivant son trajet en dissimulant tant bien que mal sa difficulté à le faire, dépassant d’une marche, puis d’une autre le guerrier qui était venu à sa rencontre. Cet escalier n’était pas le lieu pour régler leurs comptes, et Dwalin le savait. C’était aussi pourquoi il avait gardé sa voix si basse, ne désirant pas attirer l’attention. Il regarda son ami tenter de cacher une grimace, et finit par pousser un soupir distinct, sombre. Tout à la fois de mécontentement, exaspération et défaite. Il grimpa les deux ou trois marches qui les séparaient à présent, et passa son bras sous celui de Thorin afin de lui offrir un appui, sans lui laisser d’autre choix  que d’accepter son aide, dans l’éventualité ou sa fierté de nain entêté aurait la mauvaise idée de vouloir s’interposer entre eux. Il appuya le tout d’un regard en biais marqué, pour lui faire passer la possible envie de se dégager. Après tout ce qu’ils avaient pu vivre et partager, Thorin n’avait pas jugé bon de lui demander de l’accompagner dans sa folle entreprise, préférant risquer sa vie, et finalement aussi celle de son plus jeune neveu. Si son obstination allait jusqu’à lui refuser son aide à présent, Dwalin serait sans nul doute plus blessé encore que s’il avait été tranché dans sa chair. Alors, il avança sans lui laisser d’autre possibilité, le silence se faisant autour d’eux.

S’adaptant au rythme du blessé pour veiller à ne pas lui faire plus de tort que de bien, il l’emmena par-delà les marches jusque dans ses quartiers personnels, où il l’accompagna jusqu’à un fauteuil, lui donnant le choix de s’asseoir ou non (bien qu’il juge inutile de le laisser s’épuiser à tenir debout quand ce n’était pas nécessaire). Quand ce fut fait, il sortit de la pièce afin d’aller quérir Waldur. Cependant, il apprit que ce dernier était déjà parti, mais avait fait préparer repas et bassine. Dwalin comprit ainsi tout seul que le chambellan avait été prévenu plus tôt que lui de l’arrivée de leur roi. Alors, il apporta lui même le plateau repas sans se soucier des protestations du personnel. Nul doute qu’il n’y avait pas une minute à perdre à présent que Thorin était rentré, s’il ne voulait pas attiser un peu plus la colère de sa soeur. Il déposa les vivres près de son ami, le laissant se servir s’il le désirait, tandis que lui même reprenait la conversation, commençant déjà par énoncer l’évidence d’un ton clairement bourru :

« Dìs va te chauffer les oreilles... »

Au moins autant que ce qu’il aimerait les lui chauffer lui aussi, disait son regard. Et encore, ses mots étaient légers, car Dwalin ne doutait pas qu’elle allait lui faire pire. Mais cela, ils le savaient tous deux : il devait s’attendre à se faire engueuler, et plutôt deux fois qu’une. Car il prendrait aussi pour la fugue de Kili, pour ne pas l’avoir ramené à la maison plus tôt et l’avoir ainsi mis en danger. Ce que Thorin ne savait pas, c’est que c’était lui qui avait dû rassurer la naine en son absence. Et Mahal savait qu’il n’aimait pas devoir endosser ce genre de rôles. Quand bien même cela lui avait permis de se voiler la face, se rasséréner tout seul et échapper pour quelques instants à sa propre culpabilité, celle-la même qui l’étreignait encore à présent. Il demanda alors, la voix basse et sombre :

« Qu’en est-il de Kili ? »

Les nouvelles avant tout. Dwalin s’inquiétait pour son filleul, sachant pertinemment que cet idiot de nain, dans son insouciance et son inexpérience, n’aurait pas hésité à se jeter devant le danger pour protéger son oncle s’il le fallait, alors même que ce dernier était parfaitement capable de se protéger seul en théorie. Et l’état que Thorin arborait devant lui à présent ne lui disait rien qui vaille pour le plus jeune ! Le vieux guerrier espérait donc qu’il ne fut pas gravement blessé. Il espérait aussi lui avoir bien appris, et qu’il avait tout de même fait honneur à sa famille et son rang, à son tuteur, en s’étant montré fort et brave lors de leurs péripéties... même si le principal était qu’il se porte bien avant tout, évidemment. La bravoure ne sert plus à rien si elle ne vous mène qu’à votre mort.


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Dwalin
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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: Dies Irae Dim 23 Nov 2014 - 10:45



Dies Irae


Le Seigneur du Peuple Errant était pourtant encore assez alerte pour prévenir la venue de tout danger, mais il avait été incapable d'entendre ni de pressentir la venue de son ami, sans doute la fatigue avait-elle beaucoup trop œuvré en lui pour maintenir ses sens aux aguets. Il marchait avec pénibilité, les pensées tournées vers des rêves qu'il ne semblait vouloir partager. Les mots du grand nain le tirèrent de ses songes éveillés. Il ne répondit que par un mot, court, las, qui en disait bien plus qu'il n'en laissait paraître. Il n'y aurait aucun conciliabule sur ces marches, ni grand discours. Il ne s'était pas arrêté, il ne l'escomptait pas. Non, il devait continuer d'avancer, nul ne devait le voir en si piteux état, trop déjà pourraient en parler ce soir avec leurs épouse sou leurs amis, il était de surcroît impensable qu'il puisse rendre des compte à Dwalin dans un lieu si public et bien qu'il ait sentis la fatigue et la colère se mêlée à l'entente des paroles de son ami, il remerciait mentalement ce dernier de sa discrétion. Il en avait toujours été ainsi de toute évidence, son cousin était de ceux à qui on pouvait confié ses secrets sans craindre de les voir divulguer et les conversations n'étaient jamais surprise par des oreilles indiscrètes. Il le dépassa, grimaçant, essayant de le cacher, mais cela était peine perdue, le soupir assombri par le mécontentement, la désespérance devant le nain buté qu'il faisait de la part de Dwalin le prouvait.
Le grand guerrier chauve arriva à sa hauteur avant de venir le soutenir, fort heureusement il se saisit de son bras valide avant de l'aider a gravir les marches. Le regard qu'il lui offrit ne souffrait aucune réplique et le Seigneur des Exilés n'était pas assez fous pour en faire. Le regard qu'il lui renvoya, teinté d'azur et de givre, dissimulait mal une certaine reconnaissance, son orgueil était touché d'admettre qu'il avait besoin d'aide, son ego ne voulait le lui laisser dire, mais Dwalin était l'un des seuls qui avait le droit de le voir dans était de faiblesse comme celui qu'il arborait aujourd'hui et qui ne s'attirait que peu de foudres de sa part. Ils avaient trop combattus ensemble pour qu'en cet instant il ne puisse lui accorder la confiance et la veille d'un de ses repos.
Son ami se cala sur son rythme déjà bien lent, l'emmena vers ses quartiers personnels, l'accompagnant jusqu'à un fauteuil, tel le vieillard qu'il semblait être devenu en cet instant. Il haïssait cette faiblesse et il exécrait encore plus de ne pouvoir la cacher à son ami. Il était roi, il avait été soldat, guerrier, il se devait de continuer à l'être et il ne pouvait se permettre de ressembler à une vieille loque défraîchie. C’est pourquoi il resta debout, avant de voir le grand nain chauve se détourner de lui.
Alors que Dwalin quittait la pièce, le Roi du peuple Errant entrepris de se dévêtir de son manteau de voyage, de ses armes qu'il déposa dans leur râtelier, il les nettoierait plus tard. Il ne resta de ses vêtements que sa tunique, déchirée sur l'épaule et les côtes, auréolée de rouge, qu'il pourrait envoyer à être rapiécer après un bon bain, de nouveaux soins et son entrevue avec Dis, il n'eût le temps d'en faire plus, son amis revenant déjà avec un plateau de vivres, sans doute préparé par Waldur qu'il n’avait eu le temps de personne. Le plat fût déposer non loin de lui et le Seigneur des Montagnes Bleues finis par s'asseoir, il ne fit signe à Dwalin d'en faire de même, le grand guerrier choisirait de lui-même la position la plus confortable pour discuter, il n'avait besoin de son assentiment pour le faire. Mais il ne perdit pas de temps, il repris la conversation là où elle avait été laissée, dans ton bourru, alors que le Roi se découpait un morceau de pain et une tranche de fromage, il s'arrêta pour reposer son regard sur Dwalin.Un sourire fugace vint orné son visage avant de disparaître comme s'il n'avait jamais été là, il lui répondit avant de commencer à se sutenter.

« Les orcs n'étaient en réalité pas si terrible... »


Contre toute attente, il osa ce trait d'humour incongru au vues de la situations et de la beuglante qu'il allait écoper. Le regard de Dwalin en disait d'ailleurs long dessus, il savait que Dis serait pire et il n'osait imaginer l'inquiétude qu'elle avait pu avoir, accrue par le départ de son fils cadet. Il lui avait infligé bien des tourments, mais ceux qu'elle venait de vivre ne seraient pas les derniers, il le savait et il devrait lui avouer, tôt ou tard. Il reposa son regard sur Dwalin, comme s'il avait souhaité lui parler, comme si ce dernier aurait pu comprendre le geste qui l’avait poussé à partir et cette hâte qui l’avait fait revenir, car, par delà la fatigue, la colère d'avoir pu risquer sa vie, la joie, et un fol espoir gonflait son cœur, une idée, un vœux cher à son cœur qui avait germé depuis si longtemps pour éclore, corolle de volonté et de détermination dans son esprit. Dwalin serait le premier à le savoir. Cependant, les prémices de la révélations s'envolèrent bien vite lorsqu'il le questionna sur l'état de santé de son filleul, d'une voix plus basse et sombre encore qu'aurait pu être les mines de la Moria.

« Mahal merci, il a juste été assommé, mais les orcs qu'il a abattus ont eu bien plus de mal que lui . »

Il se devait de rassurer son ami, comme de lui démontrer que son filleul s'en était sortis, avec courage et bravoure. Au moins cela atténuait la quelconque soufflante qu'il aurait pu se prendre à son tour, mais Kili s'en serait sortis, cela était de sa faute, aurait-il dû mourir plutôt que de laisser les créations ignobles de Morgoth l'avoir. Mais son neveu l'avait surpris, loin d'être aussi insouciant et sage, il ne s'était pas jeté en avant seul dans le danger, peut-être la fatigue l'avait-il fait redoubler de méfiance, mais le Roi du Peuple Errant voulait croire que les années d'entraînement, l'éducation qu'il avait reçue avait porté ses fruits, sans doute plus sur certains aspects que celle reçue par son frère aîné, les événements récents en donnaient néanmoins l'impression.
Cependant, la bonne nouvelle qu'était l'état de santé dans lequel se trouvait Kili n'était pas à même d'éclipser les torts et les fautes du Roi des Montagnes Bleues, alors qu'il avait à peine terminé son début d’en-cas, il lui sembla que l'appétit le quittait.
Évidement, tout cela était de sa faute, s'il n'avait couru après des chimères, rien de tout cela n'aurait eu lieu et son neveu n'aurait été blessé, mais il était trop tard, les faits étaient là, ce qu'il avait reproché à son héritier quelques mois plus tôt, cette impulsivité puérile, il en avait fait de même, partant pour une quête de façon irraisonnée et irréfléchie. Il savait qu'il aurait dû demander à cet ami, ce frère qui se tenait devant lui de l'accompagner, il savait qu'il n'aurait de toute façon pas du entreprendre pareille entreprise, il s'était fourvoyé et il devait l'admettre, pour qu'au moins son ami lui pardonne de ne pas l'avoir fais venir avec lui, car si Dwalin avait été là, sans doute bien des choses auraient été différentes.

« J'ai eu tort. »




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— ORIGINAIRE DE : Exilé d'Erebor, réside actuellement à Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 168 ans et toutes ses dents (mais pas ses cheveux).
— RANG SOCIAL : Seigneur nain.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guerrier dans l'âme et avant tout. Il passe les jours calmes à la Forge.
— ARMES DU PERSO : Tout est une arme pour lui. Sinon : Marteau, Haches, Dagues, Armure de poings, Crâne
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MessageSujet: Re: Dies Irae Sam 6 Déc 2014 - 16:29





Le nain avait ramené un plateau de nourriture préparé à l’attention de son roi, et l’avait posé sur la table, commençant sans attendre à évoquer le mécontentement de leur Dame. Car il n’y avait pas de temps à perdre pour boucler cette discussion, avant que la naine en question ne perde patience. Il l’avait regardé s’asseoir mais avait choisi de rester debout, ses membres encore peu prêts à se détendre. Il bouillonnait toujours, l’adrénaline en ses veines, et même s’il pouvait paraître constant et stable malgré sa colère, il ne se faisait pas confiance pour rester tranquille sur une chaise plus de deux minutes.
La réplique de Thorin aurait pu le faire sourire, si elle avait été lancée dans une autre situation. Si le guerrier n’avait pas passer des jours à rassurer la mère du jeune, et des nuits à culpabiliser sur les raisons de ce départ en solitaire. Non, il était bien trop ébranlé pour en rire avec lui, comme ils avaient pu le faire par le passé alors qu’ils revenaient ensemble à la Montagne. Cette fois, son ami avait fait le choix de partir seul, et il n’avait pas le coeur à rentrer dans une sphère dont il avait été écarté consciemment. L’expression sévère qui était ancrée sur son visage ne s’adoucit donc pas à la plaisanterie, même si cela pouvait bien être une tentative de rapprochement.
En outre, il y avait bien plus grave encore, et le vieux guerrier ne pouvait pas décemment se dérider alors qu’il était encore pleinement inquiet pour Kili, ce qui pouvait se sentir dans sa voix alors qu’il demandait des nouvelles du jeune nain. Peut-être était-ce l’agitation de Dìs qui avait fini par déteindre sur lui… Non, ce serait mentir. Car s’il n’avait pas pu le préparer au combat aussi bien que ce qu’il avait pu faire avec son frère aîné, s’il n’avaient pas un lien aussi fort via leur amour pour les objets tranchants et de longues séances de combat ensemble, le jeune nain n’en en était pas moins son filleul. Celui qui lui avait redonné le sourire quand... quand il n’avait plus de raison de le faire. Le savoir en mauvaise posture l’ennuyait plus qu’un distant oncle. Car les deux fistons étaient sa famille à présent. Il fut ainsi soulagé d’apprendre qu’il n’avait rien eu, si ce n’était être assommé, et qu’il s’était bien battu avant de perdre conscience. Il faisait confiance à Thorin pour ne pas lui mentir sur l’un ou l’autre de ces points, et une partie de sa tension pu s’envoler, enfin. Il bougonna tout de même dans sa barbe, par principe et parce qu’il le pensait, tout simplement :

« A croire que je ne lui ai pas donné assez de coups sur le crâne… »

Il y remédierait la prochaine fois qu’il le verrait, pour sûr ! Si son crâne ne sortait pas trop abîmé de son entretien avec sa chère mère, bien entendu… Elle serait peut-être à même de le rendre insensible aux coups portés à la tête si on les laissait suffisamment longtemps ensemble après tout ça… Le silence retomba entre les deux nains pour quelques secondes, avant que la voix de Thorin ne le tranche d’un très simple : « J'ai eu tort. ». Le guerrier gronda tout aussitôt, sa voix résonnant dans la pièce en un vrombissement sombre :

« Tu Crois ?! »

Dwalin pouvait sentir ses muscles prêts à bondir alors qu’il appuyait sur le second mot, l’ironie et l’aigreur palpables dans cette question rhétorique, qui n’était pas véritablement posée. Il aurait peut-être dû être content d’entendre cet aveux de la bouche de son ami, mais au lieu de le soulager cela n’avait fait qu’ouvrir la porte à sa fureur, exaspéré qu’il était en cet instant. Bien sûr qu’il avait eu tort ! Quel fou était-il pour aller ainsi se jeter tête baissée dans une quête illusoire ?! Son bras s'abattit d’un coup d’un seul sur le dossier de la chaise à sa portée, celle dans laquelle il se félicita de ne pas s’être assis sans quoi il aurait probablement sauté au plafond. Le pauvre meuble claqua sous l’impact et le guerrier fusilla son ami du regard, incapable de se contenir plus longtemps.

« Que croyais-tu trouver ? Prouver ?! A aller ainsi traquer un fantôme ? »

Il commença à marcher d’un pas lourd et tendu, pour faire passer son envie de taper dans le mobilier. Il était bien plus aisé de se mettre en colère que de laisser entrevoir que par dessus tout cela, il était surtout blessé. Alors il grondait, lâchant la tempête pour mieux couvrir le son de sa propre culpabilité, celui de son amertume.

« Et embarquer Kili là-dedans ? Qu’aurais-tu fait s’il avait été blessé pour une telle chimère ? Crois-tu que Dìs l’aurait compris ? Crois-tu que nous ne l’avons pas assez cherché ? Que nous ne nous sommes pas déjà assez torturés ?! »

Et alors qu’il aboyait, le voilà. Le blâme. Qui ressortait comme une rivière trop pleine pour mieux se déverser. Dwalin se tut aussitôt, arrêtant ses pas. Car alors qu’il s’emportait, la vérité qui le hantait avait repris le dessus. Il soupira, s’appuyant contre le mur. Sa voix retrouva un ton plus égal, plus las.

« Tu aurais dû me demander de venir... »

Même pour une quête illusoire. Il préférait encore être à ses côtés et peut-être même risquer sa vie pour une pacotille plutôt que se sentir rejeté pour sa faiblesse passée. Il avait été offensé, peiné, car tout cela revenait à le blâmer ouvertement à ce sujet, alors que lui-même le faisait déjà bien suffisamment tout seul. Il releva les yeux vers son ami, se demandant s’il comprendrait son ressenti, même s’il ne lui pardonnait pas d’avoir failli à son père tant d’années auparavant. Mais comment pouvait-il se racheter de ses fautes si on ne lui en laissait pas l’occasion ?



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— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
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MessageSujet: Re: Dies Irae Mar 16 Déc 2014 - 16:30



Dies Irae


Il avait apporté le plateau sur lequel on avait déposé de la nourriture, un maigre en-cas pour un repas plus complet dans la soirée, mais cela suffirait. Il affronterait ainsi la colère de son ami, puis celle de sa sœur sans défaillir sous la fatigue ou la faim. Mal grès la chaise offerte , le grand guerrier avait refusé de s’asseoir,, demeurait debout, bouillonnant comme un lion en cage bien qu'il tenta de le dissimuler, de contenir cette fureur.
La tentative d'humour que s'était permis le Roi des Exilés alla se perdre dans l'air pour ne trouver nul sourire, nulle esquisse de rictus, elle alla se heurter à la sévérité, à la colère. Le guerrier balayait ce qui aurait fait office de rapprochement, laissant la distance de la colère s'installer. La première question fût pour Kili, sa santé et la façon dont il s'en était sortis. Le Seigneur des Montagnes Bleues n’enjoliva aucunement la situation, n'exposa que les faits, laissant une once de fierté passer à travers sa voix. Son neveu s'était vaillamment battus, les enseignements qu'il avait reçu avait porté ses fruits et cela sembla satisfaire son ami, qui grommela avant de lui offrir une phrase plus légère. Il avait cru que cela adoucirait sa colère, mais le silence qui' s'était installé et la déclaration qui s'ensuivit de la part de l'Héritier de Dùrin balaya cette possibilité.
La voix de Dwalin enfla, gronda, roula comme une vague qui s'écrase contre des parois. Elle s'abattit comme un coup de tonnerre, sombre, vibrante, lui renvoyant une question rhétorique grondante.
Le corps du guerrier qui se crispait sous la colère ne manqua pas au Seigneur nain, il vis cette envie sans doute de se jeter sur lui pour exprimer plus avant sa fureur dissimulée derrière une ironie bien aigre ? Le bras qui abattit sur une chaise innocente ne fit donc pas sursauter le Régent des exilés, le pauvre meuble claqua sous l'impact mais le coup était bien moins blessant que le regard que son ami lui lança.Laissant ensuite sa bouche vomir de colère à son égard en un enchaînement de question que le fils de Thrain avait déjà retourné dans son esprit bien avant de rentrer.

Le guerrier se déplaça, de son pas lourd, à faire s'ébranler les murs tant en ressortait la tension qui l'imprégnait. S'il avait pu, sans doute aurait-il frappé le mobilier tant sa fureur était grande mais le Seigneur des exilés n'était pas totalement aveugle, il connaissait son ami depuis trop longtemps pour ne pas voir qu'il était blessé, blessé de part cette décision qui semblait lui retirer la confiance qu'il lui portait, cette décision qui l’avait fait rester en Ered Luin alors que l'Héritier de Dùrin partait. Il le sentait, e ton amère dans la voix, ce soupçon de culpabilité presque, mais le Seigneur de Peuple Errant ne percevait totalement ce que se reprochait son ami ? Était-ce le départ de Kili qui avait réussi à se faufiler au dehors mal grès sa surveillance ? Était-ce de ne pas avoir su le retenir, lui et son neveu ? Mais l'Héritier de Dùrin n'avait jamais rien eu a reprocher à son ami, jamais et il savait en cet instant qu'il était le seul à blâmer pour sa quête inconsidéré.
Il savait ce qu'il avait fait, il n'ignorait pas que son neveu l'avait suivit, désobéissant à ses ordres, il savait tout cela comme il imaginait le chagrin de Dìs, son inquiétude et celle de son ami. Ils avaient déjà suffisamment souffert, il le savait, mais s'il n'était partis, il n'aurait croisé la route de ce vieillard aux hardes grises, l'espoir n'aurait jamais étreint de nouveau son cœur et jamais il n'aurait été si proche d'accomplir son devoir. La colère se mêlait à la fatigue, à la douleur, il tentait bien de la ré-freiner mais ces dernières paroles avait tranché net dans l'air. Le guerrier chauve lui reprochait non sans raison bon nombre de mots, mais il ne pouvait comprendre.

« Ne me reproche pas ce que je sais déjà.  »

Il avait reconnu ses fautes, il avait admis ses torts et il savait qu'agir comme il l'avait fait n'avait qu'inquiété ses proches et faillis coûté a vie d'un de ses neveu désobéissants. Mais il ne pouvait rester enfermer en Ered Luin, il ne pouvait attendre que les saisons passent et le rende fou. Il lui avait fallu une excuse mal grès cette intime conviction qui lui broyait le cœur que son père était toujours en vie. Peut-être aurait-il dû se hâter, pousser jusqu'à Mirkwood ou bien partir bien avant cela le chercher, mais jamais son cœur n'avait eu tel espoir de le retrouver, il avait cru s'être fait une raison suffisante de rester, il avait cru que son cœur avait accepté cette douloureuse perte, une fois de plus. Sans doute avait-on imposé ce désir à son esprit ? Après tout, comme le magicien gris aurait-il pu le trouver à Bree et savoir de surcroît qu'il s'y rendrait, les nains sortaient si peu de leurs montagnes...
Dwalin s'était tue, cessant de le blâmer, de lui mettre sous le nez son erreur, cette vérité édifiante qu'il avait pourtant avoué et concédée, ces mots qui prouvaient bien qu'il avait eu tort.
Le ton du nain de Dùrin se fit plus las, plus fatigué, comme celui qu'il avait usé plus tôt avant que son ami ne s'emporte. Et peut-être révélait-il ainsi la véritable raison de son courroux. Oui, le Roi du Peuple Errant aurait du lui demander de venir, cela aurait enlevé bon nombres d'inquiétudes à sa sœur et à ses neveux, ces derniers seraient sans doute resté bien sages en Ered Luin, oui il aurait dû mais il n'avait pu concevoir l'idée d'infliger par deux fois la perte de Thrain à son ami, en ne le retrouvant pas, c'était comme si par deux fois son père s'était échappé et cette tristesse sourde qui l'étreignait, il ne l'aurait partagé pour rien au monde.
Alors il lui offrit la raison qui s'ajoutait aux autres pour laquelle il n’avait demandé à son amis de l'accompagner, elle lui semblerait sans doute un bien maigre lot de consolation mais en ces temps troublés, il préférait savoir sa famille en sécurité, sous la veille vigilante de son amis et parce que s'ils avaient été amené à périr, le tribut aurait été trop lourd, pour tous, partir seul avait donc été la meilleure solution.

« Tu es le seul en qui j'ai confiance pour me supplanter à la veille des miens, tu devais rester . »


Ce n'était pas pour une autre raison que de préserver son ami qu'il ne lui avait demandé de l'accompagner.
Lors qu'il croisa le regard de Dwalin, les iris de ce derniers lui demandant presque le pardon, un pardon qu'il ne pouvait lui accorder car il n'avait rien à pardonner, rien à excuser. Il vaait cru que son ami aurait depuis longtemps compris, si Thrain avait été perdu, cela n'était que la faute de cette folie qui avait cru dans ses veines, nuls n'auraient pu le protéger du danger, car ce dernier, qui l'avait conduit à sa perte, n'était venu que de lui-même.


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MessageSujet: Re: Dies Irae Sam 20 Déc 2014 - 14:16





Dwalin s’était emporté. Tout aussi grincheux qu’il soit, tout aussi amateur de bagarres improvisées, il n’aimait pas s’emporter outre mesure. Foncer tête baissée vous amenait à commettre des erreurs irréparables. Il était un nain de peu de mots, toujours francs. Mais il avait aussi un caractère de cochon qui se plaisait à refaire surface de temps à autre, grondant, l’amenant parfois à dire plus que ce qu’il n’aurait voulu. Il avait tempêté, haussé la voix, fait craquer le mobilier dans sa frustration qui avait eu besoin d’un exutoire immédiat. Il y avait trop de choses qu’il désirait dire et qui trouvèrent, pour certaines, une sortie de choix au travers du flot de sa colère. Quand il s’arrêta, ce fut en se rendant compte que ses propres torts transparaissaient dans son discours, ressortant au milieu de ses questionnements rhétoriques pourtant voués à inculper son ami et non lui-même. Il était encore trop fier pour aller plus avant dans l’exploration de la vaste thématique qu’étaient ses propres fautes. Il ravala le flot de paroles qui aurait pourtant pu continuer s’il se laissait aller à ouvrir les vannes, mais ce ne fut que pour entendre une réplique simple mais bien sombre de la part de son ami.  
« Ne me reproche pas ce que je sais déjà.  »
Dwalin réalisa à ces mots qu’ils étaient tous deux aveugles, le nez enfoui trop profondément dans leurs propres torts. Les reproches qu’ils se ressassaient. De la même façon que, loin de ne blâmer que son ami, il s’était tu quand sa propre colère avait laissé filer ses pensées trop avant, Thorin restait collés ses erreurs. Si Dwalin n’avait pas failli, toutes ces années plus tôt, son roi n’aurait pas eu l’envie de partir seul à présent pour retrouver un fantôme et il avait été blessé par ce que ce départ pouvait signifier d’autre à son égard. Et à présent c’était lui qui restait enveloppé dans son manteau de culpabilité. Tant et si bien que là où ils auraient normalement pu discuter d’un seul regard, l’un et l’autre se trouvaient face à un mur qu’ils n’avaient créé que par eux-mêmes. Ce n’était pas ainsi que les choses devaient être. Pas entre eux.
Il restait tout de même un dernier point que Dwalin se devait d’évoquer. Alors, l’esprit plus calme à présent, comme s’il avait été vidé de ses forces après une rude bataille, il annonça d’une voix lasse son ultime reproche. Thorin n’aurait jamais dû partir seul. Mieux, il aurait dû lui demander de venir. Et à cela, son ami avait une réponse. Il lui parlait de confiance... mais Dwalin, s’il aurait pu en être heureux, ne se laissa pas complètement amadouer pour autant. Malgré cela, il s’approcha plus près du roi, commençant tout d’abord par lui proposer symboliquement son bras pour une empoignade, en signe de paix. Ce faisant, il reprit la parole. Sa voix se faisait basse à présent, comme pour une confidence entre deux vieux amis, ce qu’ils restaient :

« Thorin. Je n’ai plus que vous… et Balin. Tu le sais. »

Non, il n’avait plus rien, que son devoir et eux. Il n’était pas homme à s’en plaindre, jamais. Non, il laissait le temps couler en espérant qu’il atténuerait la blessure. Mais il était indéniable qu’ils étaient devenus plus importants que ce qu’ils n’étaient déjà avant, et plus encore que ce qu’ils auraient pu être si tout avait été différent... Ils étaient ce à quoi il avait pu se raccrocher pour ne pas perdre l’esprit. Dìs l’avait compris : c’était pour cela qu’elle lui avait confié son second fils, lui demandant d’en devenir le parrain. Parce qu’il s’agissait du seul moyen de le secouer, et de lui donner un avenir vers lequel se tourner. Et elle avait merveilleusement bien réussi son entreprise.
Alors, ce que le guerrier, vieux et usé, concédait ici à mi-mots sans le dire pour autant, c’était que oui, même en râlant pour la forme, il aurait théoriquement tout fait pour cette famille qui était devenu la sienne. Il n’était nul besoin pour lui de s’étendre sur le sujet, il le savait, alors il n’en fit rien, avare qu’il était de mots, et ce plus particulièrement encore quand on en venait à ce genre de choses. Mais malgré tut cela, il y avait un appel bien plus fort que n’importe quoi d’autre en lui, et Thorin ne pouvait l’ignorer davantage. Il aurait cru qu’il le connaissait bien trop pour ne pas le savoir déjà :


« Mais je ne peux rester ici quand d’autres batailles se jouent. Quelles qu’elles soient. »

Il voulait se battre. Avec honneur. C’était pour cela qu’il était né, ce serait pour cela qu’il mourrait. D’autant plus s’il était à côté de son roi. De ses neveux. Il n’était pas concevable qu’il reste consoler Dìs au lieu de combattre à leurs côtés, au lieu de faire une différence sur le champ de bataille. Rester enfermé dans leur montagne n’était pas son rôle et ne le serait jamais. Et s’il devait mourir plus rapidement que prévu à cause de cela, qu’importe ! Il reverrait sa femme, sa fille, ses parents dans les halls de Mandos. Lui n’avait guère plus d’avenir, ni de gens pour le pleurer, alors que Thorin manquerait à son peuple entier. Fili n’était pas prêt. Quant à ce dernier et son frère, ils avaient toute leur vie devant eux. Peut-être même de jeunes naines à rendre heureuses. En termes de balance, le calcul était rapidement fait.




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— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
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MessageSujet: Re: Dies Irae Jeu 8 Jan 2015 - 10:56



Dies Irae



Son ami avait laissé la colère prendre le dessus. Elle les aveuglait tout deux, cette incompréhension totale et bornée de l'autre et de ses propos. Comment étaient-ils parvenu à ce point ? Il leur suffisait pourtant d'habitude d'un semble regard, d'une œillade furtive parfois même pas, pour savoir ce que l'autre pensait. Là, leur compréhension mutuelle s'était évaporée.
La pauvre chaise avait craqué sous la fureur mal contenue de Dwalin avant de la laisser s'évacuer par les mots. Alors le Seigneur du Peuple Errant avait répondu, le ton sombre, lui ordonnant presque de cesser de lui faire des reproches sur ce qu'il savait déjà, sans doute s'il le savait si bien aurait-il pu éviter cette confrontation ? Au moins l'avait-il deviné alors que son ami tempêtait à son encontre.Ils avaient tout deux commis des erreurs, le Régent bien plus que son ami et les admettre ne les expiait pas. Ils s'étaient aveuglé par la propre erreurs, noyé dans la culpabilité, incapable pour le Roi des Exilés de voir que son ami se reprochait des choses qui n'avaient pas lui d'être. Il n'était pas responsable de la perte de Thrain, jamais. Il reposait son regard sur lui, comme si ses yeux avaient pu l'exprimer à sa place. Si Thrain avait disparu, péri, ce n'était pas de son fait, le Roi avait eu connaissance des risques avant de partir, son fils avait essayé de le retenir mais a ce moment là, qui avait laissé des décennies s'éculer ensuite, il y avait eu une chose bien plus forte que l'amour qu'il aurait pu porter à ses enfants et les suppliques muettes qu'ils lui adressaient, non, d'autres choses plus importantes avaient envahis son esprit et l'avait obscurcis, le faisant se perdre et disparaître. Ce n'était pas de la faute de Dwalin.

Ce dernier redevint d'ailleurs plus calme, comme vidé de cette rancœur, de cette colère à son égard, lui assénant son dernier reproche auquel il ne pouvait répondre que part la confiance qu'il lui témoignait, que part cette absolue nécessité à veiller sur les siens puisque ses neveux étaient encore trop jeune, trop de responsabilité avait déjà fait fuir Fili une fois, il ne pouvait ainsi que confier cela à des épaules qui avaient déjà fait leurs preuves. Bien que cela ait pu amadouer son ami, tel n'était pas véritablement le cas, trop de colère s'était déferlé dans cette pièce pour que de simple mot puisse effacer la rancune tenace des nains, surtout celles des deux têtes de pioches qu'ils étaient. Dwalin lui en voulait encore un peu et lui s'en voulait encore bien plus.
Finalement, la voix de son ami se fit plus basse, un murmure de confidences, lui révélant ce qu'il savait déjà. Il ne lui fit pas l'affront d'une nouvelle réponse colérique comme celle qu'il lui avait offert. Non, car la colère s'était dissipée, éloignée, comme un nuage de fumée sombre.
Il se redressa, se releva, pour aller serrer le bras de son ami, lui prenant le coude dans sa paume, refermant sa main dessus. Un éphémère geste durant un fugace instant qui par delà les mots exprimait ce qu'il ressentait et que de simple syllabes n'auraient su exprimer. Il comprenait, il savait, il connaissait ce gouffre immense qui parfois le saisissait ce même abîme obscur qui avait crû en lui alors que Thrain, son propre père, le laissait derrière pour partir et ne plus revenir, ce départ qui n’avait fait que noircir cette plaie déjà béante. Il n'avait plus qu'eux également, il avait certes un peuple a guider, mais jamais ils ne remplaceraient ceux qu'il avait perdu mais ceux qui disparaissaient à leur tour ne faisait qu'accroître la tristesse qui aurait pu le saisir. Son cœur avait pleuré, en silence, en même temps que ceux qui voyait périr leur proche et il savait ce que son ami ressentait, ô combien il le savait !

Son ami était taillé dans le roc de ceux fait pour se batte, de ceux qui défendait leur honneur et il savait combien il avait perdu pour ne plus avoir peur de perdre si ceux qui lui restait et qui demeurerait à ses côtés, au milieu des batailles.
Mais si le Seigneur du Peuple Errant n'avait été sûr de revenir, sans doute les choses aurait été différente, mais il savait qu'en partant à la suite de ce père disparu il n'avait rien risqué. Il avait fait le choix de préserver son ami, pour qu'il veille sur les siens, juste au cas où les choses auraient pu tourner court. Mais il existait des guerres qu'il ne mènerait pas sans lui, Dwalin aurait voulu les menée toutes à ses côtés, comme cette dernière contre des rêves candides, déplacées et fou, ce qu'il ne lui avait pas permis.

Non, son ami ne pouvait demeurer alors que des conflits se jouaient au dehors, il l'avait oublié, trop aveuglé par ce fol espoir enfantin. Il n'avait jamais eu de cesse d'avoir confiance en son ami, mais comment avait-il pu oublier qu'il n'était pas le seul à souffrir de cet enfermement forcé dans une patrie qui n'était pas la sienne ? Comment avait-il pu songer un seul instant que protéger, laisser ainsi en retrait le guerrier qu'était Dwalin ? Comment avait-il pu le laisser si loin de ce combat, même s'il avait été différent de ceux auxquels il avait été habitué ? Il ne l'oublierait plus, il ne pouvait, il avait su lire comme dans un livre les penses de son ami et une chose s'était distendue entre eux, les menant à l'incompréhension, mais elle ne pouvait demeurer. Ils mèneraient bientôt leur dernière bataille et il serait a ses côté. Telle était l'évidence qui s'était frayée un chemin dans son esprit. Ils se battraient de nouveau, frères, armes au poing pour reprendre leur bien.

Pouvait-il demander à son ami un tel effort ? Il avait en lui une confiance absolue, il respectait l'honneur de ce guerrier qu'il ne pourrait plus laisser de côté après l'avoir bafoué ainsi sans le vouloir. Il ne pourrait plus et i ne le souhaitait pas. Ce voyage , cette Quête pleine de naïveté indécente pour un nain de son âge, de chimères atroces avait néanmoins réussi à ne pas être qu'un échec effarant. Non, Dwalin ne resterait pas enfermé, comme un Lion en cage pour palier à cette peur de voir ceux qu'il chérissait partir avant lui, il ne pouvait les préserver dans des neiges éternelles comme celles qui s'élevaient en haut du Pic Solitaire, brillantes immuables et belles. Alors cette décision qu'il lui fallait désormais prendre, cette révélation qu'il devait faire à propos  de ce souhait si cher à son cœur et qui serait accomplis, était-elle celle d'un Roi qui pensait au confort de ses sujets ou était-elle seulement exacerbée par ce devoir de vengeance qui lui était revenu de droit de part son père et son père avant lui ? N'était-elle pas le fruit de ces pertes trop douloureuses qui ne seraient jamais arrivée si les siens avaient conserver leur Montagne ? N'était-elle pas le reflet de cette honte qu'il portait depuis si longtemps ? Non, la décision qu'il était en train de prendre n'était pas celle d'un Roi, Seigneur, il le serait lorsque la Montagne Solitaire leur reviendrait. Il était Thorin II Oakenshield et il ne voulait pas de la confiance qu'on offre à un Roi, il voulait de celle que l'on offre à un ami, car il était intiment persuadé de faire le bon choix, mais il ne pouvait l'imposer à quiconque. Alors c'est en ami, comme il l'avait toujours été pour Dwalin qu'il repris la parole, exempte de lassitude, de fatigue et de douleur, il n'était plus recroquevillé sur cette chaise à grimacer, non, durant ce court instant il se tenait debout, face à un guerrier qui depuis longtemps avait fait ses preuves et dans son regard flamboyait une flamme nouvelle. Un sourire sembla vouloir se frayer un chemin mais il le contint pour poser une unique question. Une seule question qui contenait tout ce qu'il s’apprêtait à dire et plu encore, qui semait déjà la nouvelle récolte de ces germes qui avait éclos il y avait si longtemps avant de trouver l’engrais nécessaire pour fleurir avec les informations apportées par un mage gris. plongeant son regard céruléen dans les orbes de son ami.


« Me ferais-tu confiance, une dernière fois ? »




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MessageSujet: Re: Dies Irae Lun 12 Jan 2015 - 19:07





Il voulait se battre. C’était sa destinée, la fièvre qui coulait en ses veines et le rendait vivant. On avait souvent dit que ce serait sa fin, aussi, mais il l’avait accepté depuis très longtemps. Depuis déjà tout gamin, alors qu’il s’était faufilé jusqu’au campement de son père en plein milieu d’une guerre pour laquelle il était trop jeune pour se battre. Il n’avait pas le droit de s’enrôler, qu’ils lui avaient dit. Et bien, ça ne l’avait pas arrêté. Sa mère ne l’avait pas arrêté. Sa femme ne l’avait pas arrêté. On ne l’arrêterait pas plus aujourd’hui. Il était bien trop tard pour tenter de le faire changer. Il était déjà trop tard lorsqu’il n’était encore qu’un gosse. Il avait choisi sa voie et s’y tiendrait jusqu’au bout. C’était ce qu’il expliquait à Thorin en ce jour, quelques mots suffisants à son sens à faire comprendre tout cela. Qu’il craigne pour sa vie était pure ineptie. Car sa vie n’était pas s’il n’avait pas une arme au poing. S’il avait eut une vie à la Montagne, celle-ci était révolue à présent. Disparue en même temps que sa femme. Le mari s’était retranché et ne restait plus en lui que le guerrier, celui qu’il avait toujours été. Alors il était impensable pour lui d’être laissé de côté. Il n’était pas une nounou, mais un guerrier. Et sa vie n’importait pas s’il ne pouvait la jouer sur un champ de bataille, aux côtés de ses frères d’armes ou au service d’une cause plus grande. Plus rien ne revêtait une telle importance aujourd’hui, car même les pitreries de Fili et Kili, pourtant chères à son coeur, ne sauraient s’y comparer.

Thorin s’était relevé pour être à hauteur d’oeils avec lui et dans son regard brillait une flamme que son ami avait déjà connu par le passé. Une raison, un sens. Il crut même le voir sourire un instant mais son visage était parfaitement sérieux quand il lui demanda s’il lui ferait confiance, une dernière fois. Dwalin ne prit pas la peine de considérer la question, pas une seule seconde. Ses yeux ancrés dans ceux de son roi, de son ami, il répondit tout aussitôt :

« Je te ferais confiance, à chaque fois. »
Et ce, jusqu’à la dernière.

Mais Thorin ne choisissait pas ses mots au hasard, il le savait. Si lui-même ne parlait pas beaucoup, il se laissait parfois emporter, ou oubliait l’importance de chaque verbe, chaque sujet, chaque adjectif franchissant ses lèvres. Ce n’était pas le cas de son ami, qui pesait toujours chaque syllabe avant de l’offrir à son interlocuteur. Alors, s’il lui demandait de lui faire confiance ainsi une dernière fois, la dernière fois, ce n’était pas un hasard ou un mauvais tour de phrasé non réfléchi.
Iraient-ils au devant d’une mort certaine, main dans la main, côte à côte comme des frères ? Ou n’auraient-ils plus de raison de se battre une nouvelle fois lorsque cette ultime mission aurait aboutie ? Peut-être les deux. Certainement, même. Car Dwalin ne visualisait qu’une seule aventure qui puisse balayer toutes les autres. Une seule quête qui les mènerait devant un danger des plus graves, des plus certains, mais vaudrait la peine d’être entreprise malgré cela. Cette tâche des plus ambitieuse, il en avait déjà rêvé maintes fois au même titre que son roi. Il avait même essayé de s’y joindre avec son père, celui-là même donc Thorin était allé chasser le fantôme. Son ombre aurait-elle soufflé quelques mots à son fils pendant son voyage ? Peut-être était-il moins insensé que le guerrier l’avait pensé ; peut-être avait-il couru après une information vitale pour mener à bien une toute autre expédition et non après un spectre.
Si en cet instant Thorin semblait fort et droit, visité d’une énergie nouvelle puisé on ne sait où, Dwalin savait qu’il valait mieux ne pas taper trop avant dans cette réserve dont il aurait besoin bien assez tôt, et il tira une chaise à lui afin de s’asseoir, invitant ainsi son ami à en faire de même. Sitôt assis, il se permit de piocher un morceau de fromage dans le plateau qui ne lui était nullement destiné avant de reporter son regard sur son roi.

« Raconte. »

Alors, il porta le fromage à ses lèvres, l’engouffrant en une bouchée, les yeux rivés sur son ami et le visage tout à fait sérieux. Comme s’il avait eu besoin de vivres pour pouvoir se concentrer parfaitement sur le sujet en question. Car il voulait tout savoir, sur tout. Les moindres détails… Même s’il était conscient qu’ils n’auraient peut-être pas le temps pour cela dans l’immédiat, s’ils ne voulaient pas finir démembrés par Dìs parce que son frère ne l’avait pas rejoint assez tôt après avoir osé mettre son fils en danger.




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MessageSujet: Re: Dies Irae Ven 16 Jan 2015 - 18:18



Dies Irae





Il s'était levé, à la hauteur de son ami, plantant son regard dans le sien, saisissant son coude pour lui témoigner son amitié. Une étincelle brûlait à l'intérieur des ses iris, une flamme pleine de sens, une raison de continuer de se battre, de ne pas enterrer ce guerrier qu'ils avaient en eux. Une façon de laisser l'espoir renaître et de le voir se raviver. Il avait tant prier pour qu'un jour pareil arrive et il était temps. Mais il ne pourrait le faire seul, il le savait, il ne réussirait pas sans aide et son ami était le premier sur qui il aurait pu compter pour une telle entreprise.

Il s'était fourvoyé, il avait cru bien faire en laissant son ami en retrait mais il avait eu tort. Il avait eu tort car il n’avait pas respecté la nature de son ami, il n’avait pas respecté sa raison de vivre depuis que Freris n'était plus et s'il se disait être son ami, il aurait dû. Il ne laisserait pas Dwalin en arrière pour cette Quête qui envahissait son esprit, il ne partirait pas sans lui dans ce voyage où le retour pourrais être compromis. Elle serait la dernière expéditions qu'il mènerait, il le savait, la plus grande et la plus honorable , lorsqu'elle serait menée à son terme, lorsqu’il aurait effectué ce devoir qu'il aurait dû depuis longtemps accomplir,il pourrait enfin se reposer, il pourrait enfin dormir. Et même s'il n’avait jamais été aussi proche du but, un doute subsistait, celui que nul nain ne le suivre, celui qui transformerait cet espoir en cendres. Il ne pouvait se permettre un tel échec, pas alors que son père, Thrain, avait déjà échoué avant lui. Nul n'avait réellement soutenu leur Roi, lui le premier qui avait maudit cette folie mais il avait appris de ses erreurs, il se souvenait et il ne faillirait pas, il ne partirait pas si nul n'était près à le suivre, si aucun de ses sujets n’avait foi en lui, si même ses amis condamnait cette entreprise.

Il lui demanda ainsi, s'il avait toujours sa confiance, s'il le suivrait. Il ne forcerait pas son ami, il l'avait déjà lésé une fois, il ne se méprendrait pas plus. Dwalin ne pris pas la peine de le faire attendre, de réfléchir. Il ne cilla pas, ses yeux planter dans les orbes céruléennes du Roi des Exilés il lui répondit. L'héritier de Dùrin avait sa confiance, depuis toujours et à chaque fois, le battement de cœur qui cogna dans sa poitrine amena ce qui avait été dit en silence, cette confiance jusqu'à la dernière limite, jusqu'au dernier lever du jour, jusqu'à leur dernière fois.
Une énergie nouvelle s'était emparée de lui, la douleur et la fatigue s'était évaporée, lui laissant un répit.
Le guerrier chauve attira néanmoins vers lui un siège, comme s'il enjoignait son ami de s'asseoir lui aussi, après tout, la douleur ne manquerait pas de se rappeler à lui de si tôt et il s'exécuta, regagnant le fauteuil qu'il n'aurait du quitter, s'y asseyant lourdement, une légère grimace vint déformer son visage avant qu'il ne reprenne le calme qui lui seyait d'ordinaire.

Il laissa Dwalin se servir dans le plateau qui attendait là, engouffrant une bouchée de fromage sans cesser de le fixer, le visage fermé et sérieux. Il ne savait comment tourner la chose, les mots se bousculaient dans son esprit car il y avait tant à expliquer, tant à raconter. Le fol espoir apporté par ce magicien, cette évidence qui s'imposait à lui depuis de trop nombreuses années, l'existence de cette porte dérobée et la possibilité de reprendre la pierre des Rois, celle de chasser la limace, parasite qui souillait leurs Halls. Il y avait tant à dire mais il ne parlerait pas comme un insensé, il n'était pas fou et il ne voulait pas que son ami le croît. Il avait peut-être fait une erreur en se mettant à la recherche de son père mais il savait que cette Quête était réalisable, il savait que tout cela était possible, il en avait l'intime conviction et il savait qu'ils pouvaient réussir. Il était grand temps qu'il exerce son droit de vengeance, son peuple était en sécurité, la joie était revenue au fil des ans mais il était temps qu'on leur rende ce qui leur était dû. Cependant, parler avec passion de cette Quête qu'il envisageait la discréditerait aux yeux de tous, il n'était pas son grand-père, il n'était pas son père, il ne laisserait pas la folie dicter ses actes, il n'avait eu de cesse de remuer les arguments qui s'offraient à lui, de les peser durant les six jours de marches qui l'avait séparé de Bree à l'Ered Luin. Il n'en avait touché mot à son neveu, cela était trop tôt mais l'attaque des orcs n'avait qu'appuyer ce choix. Les temps étaient devenus trop sombre, la Montagne Solitaire les protégeraient tous et elle ne pouvait demeurer sous l'égide d'un parasite. Elle était leur et si les Hommes ni les elfes ne semblaient accorder d'importance à ce qui se passait dans les contrées, alors les nains le ferait et leur puissance de jadis serait restaurée et nulle ténèbres ne pourrait les atteindre.

Alors il reposa son regard sur Dwalin, sans doute les mots qu'il lui offrirait lui semblerait insuffisant mais il ne pouvait laisser la hâte gagner ses propos. La décision devait être entendue, comprise réfléchis, bien qu'en son fort intérieur, son coeur ait déjà décidé. Sa voix grave enfla dans la pièce, solennelle et pétris de détermination.

« Nous allons reprendre Erebor. »

Il fixait son ami, les yeux brillant d'une détermination nouvelle, celle qui ne l'avait pas quittée depuis qu'il s'était redressé. Ils allaient reprendre Erebor, les grandes familles des nains seraient réunies comme autrefois, le dragon périrait et l'Arkenstone brillerait de nouveau au dessus du trône destiné au Roi sous la Montagne. Ils reprendraient leur bien, leur Royaume leur serait rendu et le peuple Errant ne le serait plus.



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MessageSujet: Re: Dies Irae Jeu 22 Jan 2015 - 10:39





« Nous allons reprendre Erebor. » Cette seule phrase provoqua un long frisson qui descendit tout le long de son échine. Pas de peur. Pas d’appréhension. Non, rien de tout ça, de près ou de loin. Un sourire franc vint s’accrocher à ses lèvres en cet instant, dévoilant ses dents comme s’il allait gronder et il répondit aussitôt, sans hausser la voix pour s’exclamer, sans sautiller sur sa chaise, sans excès et sans fioriture aucune. non, il répliqua simplement :

« Que Mahal en soit témoin, mon ami. »

A nouveau, il tendit son bras en empoignade. A nouveau, il garda celui de Thorin dans la paume de sa main pour plusieurs secondes, comme si ce contact pouvait faire passer un message muet supplémentaire. Ils iraient, en frères. Réaliser leurs rêves à tous deux. Venger la mort de ceux tombés avant sa naissance. Reprendre le royaume qui leur revenait de droit. Ramener l’honneur sur leur noms et leur famille. Redonner un toit aux exilés d’Erebor. Il irait, et découvrirait pour la première fois cette demeure qui avait vu son père naître, et ses pères avant lui. Ces halls somptueux que vantaient les chants maintes fois entendus et qui avaient abrités sa mère autrefois. Cette montagne où il avait été conçu dans l’amour et la sécurité, mais qu’il n’avait jamais seulement pu visiter.
Tout comme à l’annonce de Thraìn, le guerrier se sentit pousser des ailes et croître en lui une énergie nouvelle venue de nulle part, qu’il pensait être un don direct de leur créateur, un signe. Non, ce n’était pas tout à fait ce qu’il avait ressenti à l’époque. C’était plus fort encore. Car cette fois il marchait auprès d’un meneur qui avait réellement toute sa confiance et sa loyauté. Il le suivrait. Par delà les monts brumeux, par delà les plaines, au travers les forêts. Jusque dans les griffes du cracheur de feu. Il comprenait d’où venait cette force renouvelée qu’il avait sentie chez Thorin quelques minutes plus tôt, à présent. C’était la même qui coulait en ses veines. C’était le feu des forges du Créateur lui-même. C’était l’exaltation. C’était l’espoir.

Un petit rire quitta sa gorge. Mais ce dernier n’eut pas le temps de finir de passer ses lèvres que la porte de la pièce s’ouvrait dans un mouvement brusque. Il tourna la tête seulement pour voir apparaître la figure de Dìs se dirigeant vers eux. Les talons claquaient sur le sol, dans un rythme accéléré qui ne correspondait nullement à celui plus mesuré qu’elle entretenait habituellement. Dwalin se leva de sa chaise immédiatement.
D’abord par politesse, son éducation prévalant sur son caractère rustre pour certaines choses (et sa mère lui aurait tiré les oreilles jusqu’à les faire céder si elle avait su qu’il restait  assis en présence d’une Dame). Ensuite, par pur réflexe de  préservation de soi. Il savait qu’elle ne serait guère d’humeur jouasse et qu’il ne valait mieux pas ajouter à son état d’esprit. Si elle le voyait se relaxer ainsi avec son frère après les évènements des derniers jours, il était évident que cela ne ferait qu’accroître son courroux.
Malheureusement, il avait vu juste. Et elle avait vu également, le geste fraternel qu’ils venaient d’avoir. Peut-être même avait-elle entendu son rire, allez savoir. Le regard de la femme se posa sur lui alors qu’elle s’arrêtait déjà, arrivée face à eux. C’était un acier glacial, capable de vous transpercer de part en part au même titre que l‘épée... et il se prit à craindre un instant qu’elle n’ait entendu leur conversation avant d’entrer, ce qui était pourtant très peu probable. Ce qu’elle déclara, cependant, il ne l’avait pas vu venir :

« N’avez-vous donc rien à manger chez vous, Dwalin ? »

Le ton lui sembla plus mordant que la pire rafale de vent d’hiver et l’utilisation combinée, volontaire et inhabituelle, du vouvoiement lui fit l’effet d’une douche froide. En effet, il se rendit compte qu’il avait bel et bien un autre bout de nourriture dans la main, qu’il avait pioché distraitement après avoir cité Mahal, déjà prêt qu’il était d’annoncer qu’il leur fallait trinquer ensemble, oubliant cette soeur qui attendait son frère. Cette naine qui, au-delà de cette pique vis-à-vis de ce “vol” qui en toute honnêteté n’avait réellement d’importance pour personne dans la pièce, mettait soudainement une barrière claire et palpable entre eux, le repoussant à présent alors même que pas plus tard que la veille elle demandait encore ses conseils et son réconfort. Il lui sembla que l’acier de son regard était tourné dans la plaie. Ainsi rejeté, il ne put que marmonner quelques excuses tout en reposant la viande séchée qu’il avait empruntée sur le plateau, comme un gosse pris en faute l’aurait fait. Enfin, il regarda l’un puis l’autre des deux adultes à ses côtés, puis, peu désireux d’être pris dans ce qui allait certainement suivre, il annonça finalement prudemment, hésitant un instant sur les mots à employer comme s’ils risquaient d’attiser le feu de la colère :

« Je vais vous laisser… vous… retrouver. »

Cela valait certainement mieux ; de toutes façons le regard appuyé de Dìs à son égard après qu’elle l’ait houspillé ne laissait guère de flou quand à son envie qu’il quitte la pièce. Il se gratta donc la gorge et procéda, jetant simplement un dernier regard à son ami. Tout à la fois un “bon courage” et un “on en reparle si tu es encore en vie”. La femme ne lui fit pas l’honneur de lui répondre et bientôt, le silence s’étira derrière lui alors qu’il faisait dos aux deux nains, en direction de la sortie. Etrangement (ou pas), il fut presque soulagé quand il referma finalement la porte. Il resta là une seconde ou deux, juste le temps d’un soupir. Juste le temps d’entendre le son retentissant d’une claque cuisante, sans savoir si Thorin avait eut ne serait-ce que la chance de prononcer quelques mots avant de la recevoir. Dwalin échangea un regard en biais et une moue avec le domestique qui était posté non loin de la porte et se dépêcha de déguerpir.




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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
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MessageSujet: Re: Dies Irae Ven 23 Jan 2015 - 14:28



Dies Irae



Alors il annonça ce qui lui brûlait le cœur et palpitait dans son esprit, il lui annonça qu'ils allaient reprendre leur patrie, La Montagne Solitaire et s'il avait cru un instant recevoir un regard désapprobateur de la part de son ami, il s'était honteusement mépris . il avait vu le frisson traverser le corps du guerrier chauve, avant d'éclore en un sourire d'une franchise salvatrice sur ses lèvres. Un rictus qui lui donnait l'impression de gronder, de feuler, mais ce n'était pas la colère ni la fureur qui transparaissait dans son regard, le Seigneur des Exilés avait perçu ce regain d'espérance. Mais cette fois-ci, le silence ne suffit pas et sans hausser le ton, sans s'exclamer mais avec la neutralité de ceux dont il n'est nul besoin d'effusion pour exprimer leur sentiments. Son ami le suivrait, il avait sa confiance et cela ne fit qu'accroître sa détermination, sa volonté de chasser ce parasite de leur royaume et de venger ce et ceux qui devaient l'être. A nouveau il saisit le bras de son ami pour une empoignade, à nouveau sa paume vint se presser contre l'avant-­bras du guerrier chauve durant un instant dont les secondes  semblèrent s'étioler, s'étirer plus lentement. Mahal était témoin de ce serment silencieux, ils iraient, ils combattraient, ils vengeraient et ils reprendraient, ensemble, ce qui de droit leur revenaient.Il n'y aurait ainsi plus de barbe coupée courte et d'épaules voûtées au plus noir de la nuit sous le poids d'un fardeau trop grand. Les chansons ne seraient plus et mélancoliques mais joyeuses et belles, on conterait la persévérance des gens de Dùrin qui avait triomphé du Mal. Des enfants naîtraient et connaîtraient la beauté des fontaines d'argent, celle du soleil qui se lève sur les versants ombragés, la douceur du souffle du vent porté par le long lac, les croassements des corbeaux porteurs de nouvelles et le sons des cornes de la garde. On entendrait frapper et cogner les marteaux dans les forges, le fer rutilant s'embraserait sur les enclumes, les orfèvres orneraient de nouvelles chaînes de gemmes semblable aux étoiles et l'Arkenstone brillerait de nouveau, symbole du retour du Roi sous la Montagne. Ils réussiraient cette entreprise, il ne pouvait en être autrement. Seigneur des Montages Bleues planta de nouveau, pleinement, son regard dans celui de son ami et sentit quelque chose changer chez le grand guerrier chauve, il vit l'espoir croître dans son regard, incandescent, aussi brûlant que les fours de Mahal qui les avait forgé et qui guiderait leurs pas.


Un léger rire sembla vouloir quitter la bouche de son ami, un rire né dans sa gorge qui mourût avant même d'avoir pu s'échapper alors que la porte des appartements de l'Héritier de Dùrin s'ouvrait avec force, dans un mouvement brusque. Tout deux portèrent leur attention sur la personne qui venait d'intervenir dans leur conciliabule.  Dìs venait d'apparaître dans la pièce se dirigeant droit sur eux, ses chaussures claquant sur le dallage au sol, rapide, nerveux, annonciateur de l'orage qui allait s’abattre sur eux comme si chacun de ses pas avaient été un éclair.
Comme un seul homme, à l'unisson de Dwalin, il se leva de son fauteuil, avec bien moins de vivacité que le guerrier mais cela n'était qu'un détail. Sa condition de roi ne pouvait lui retirer la politesse qui prévalait en la présence d'une dame et ne pas se redresser en la présence de sa propre sœur aurait signé bien plus rapidement son arrêt de mort.

La fille de Dâris déposa son regard sur le guerrier, un acier implacable, glacial, polaire, comme s'il avait une lance aiguisée. L'orage ne pris pas longtemps avant d'éclater.
Il en demeura silencieux, coît, rendit de voir ainsi sa sœur s'adresser à leur ami mais tout deux savaient que le silence seul pourraient les garder en vie. Le ton était mordant, un froid hivernal aux allures de douches froides qu'il pris autant que Dwalin, après tout, il ne lui avait pas interdit de se servir et il était donc responsable de la réprimande effectué par Dis à son ami.  A cela s'ajoutait le vouvoiement inhabituel. Le Seigneur des Exilés leva discrètement la main a l'intention de son ami pour lui signifier que la nourriture n'avait pas d'importance, le visage fermé devant l'intervention impromptu de sa cadette, il se fichait bien que ce dernier se soit servi, après tout, le plateau était suffisamment grand pur le partager a deux et il n'y aurait ainsi aucun gâchis. Néanmoins, le guerrier s'excusa, rejeté, reposant ce qu'il avait pris sur le plateau avant de laisser son regard aller de l'un a l'autre avant de reprendre la parole pour signifier qu'il prenait congé d'eux et les laissait se retrouver. Le regard de  Dìs, celui qu'elle avait suffisamment appuyé à l'encontre de Dwalin ne lui laissait pas d'autre marche de manœuvre. Son ami se gratta une dernière fois là gorge avant de lui jeter une œillade compatissante.
A ce regard  de souhait qu'il resta en vie et qu'il espérait qu'ils discuteraient un peu plus tard, il répondit, aussi silencieux, ses pupilles s'attachant à celles de son ami pour lui signifier qu'il espérait survivre jusque là.
Le fils de Fundin se dirigea vers la porte, la passa avant de disparaître de leur vue. Il se retrouva seul avec sa sœur, le visage fermé.
Il fixa son regard dans celui de Dìs, ses iris flamboyaient du feu allumé précédemment par cette discussion avec Dwalin. Il savait pourquoi elle était là et il savait pertinemment quelle discussion ils allaient avoir. En revanche, la claque qui fit trembler le silence, vivace et cuisante, il ne pu l'éviter. Il ne quitta pas un seul instant sa sœur des yeux lorsque la gifle retentit contre sa joue, il ne pu que carrer la mâchoire sur l'instant suivant, ne lui faisant pas l'honneur de porter sa main à son visage pour atténuer la douleur. Il savait qu'il méritait ce geste et il l'acceptait. Son regard était dur, froid, déterminé et il semblait présager un silence polaire avant une réplique cinglante. Mais quelque chose sembla changer, sembla être différent, moins sûr, moins droit, un tressautement dans ces iris céruléens qui ne cessaient de fixer la naine.

Dans le même temps, sans crier gare, sans que rien de plus que ce changement dans son regard n'en donne le signal,  Il l'attira contre lui, la serrant contre son torse. Il l'attira tout contre lui dans cette embrassade silencieuse, faisant fis du cataplasme et de la douleur de ses côtes dissimulées sous cette tunique que Waldur avait déposé avant qu'ils n'arrivent, Dwalin et lui. Non, il se fichait bien que cette enveloppe corporelle ait mal car il savait que son cœur le ferait encore plus souffrir, il savait que la décision qu'il avait prise sans consulter quiconque accroîtrait le courroux de sa sœur mais pire encore, il ne voulait pas lire les réprimandes qu'elle lui feraient ajouté a celles de savoir qu'il allait partir. Il savait qu'un seul regard de la part de sa sœur lui ferait regretter chacune de ses décisions, il le savait et pourtant il ne pouvait la contredire, car ce qui avait été fait appartenait désormais au passé et il savait qu'il ne changerait pas d'avis. Il serait aussi aveugle et sourd que son père l'avait été à ses suppliques mais il savait qu'il n'échouerait pas, il n'était pas son père, il n'était pas son grand-père et il les vengerait vous. Il  la serrait ainsi dans ses bras, ses pensées s'envolant, son cœur s'embrasant, se nourrissant de lui même de cette détermination nouvelle, de cet espoir immense qui le tenaillait depuis qu'il savait possible la reprise d'Erebor. Il la tenait tout contre lui non pour obtenir son pardon car cela lui était impossible, elle ne pourrait lui pardonner totalement, non, il la gardait au creux de ses bras pour qu'elle hurle, qu'elle le maudisse, qu'elle le frappe et que son torse déjà meurtris bleuisse, qu'elle lui montre combien elle lui en voulait pour ce qu'il avait fait et ce qu'il s'apprêtait à faire. Il se savait coupable de tant de chose et s'il était amené à partir, il ne pouvait le faire sans la moindre réaction de sa cadette, qu'elle le haïsse ou non, il n'oubliera alors pas ce qu'elle lui dirait, il ne ferait pas comme son père et il reviendrait pour laver cette rancœur lorsqu'il aurait réussi, il reviendrait pour qu'elle lui pardonne. Cette Quête après une chimère durant laquelle Kili s'en était tiré sain et sauf n'avait plus la moindre importance dans son esprit face à celle qu'il souhaitait ardemment entreprendre.



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MessageSujet: Re: Dies Irae Sam 24 Jan 2015 - 20:01





Dìs avait été soulagée lorsque Waldur, le fidèle chambellan et ami de son frère, avait fait irruption dans ses quartiers afin de lui signaler le retour de ce dernier  et de son plus jeune fils. Cependant elle se doutait que s’il s’était finalement décidé à envoyer à envoyer un corbeau alors même qu’ils arrivaient bientôt, cela ne pouvait pas être que de bonne augure. Elle avait alors pressé le pauvre nain pour en apprendre plus et il avait laissé entendre sans rentrer dans les détails que son frère et son fils seraient probablement peu présentables et bien fatigués à leur retour. Aucune mention de blessure n’avait été faite mais l’homme lui-même n’avait alors rien su de l’ampleur des dégâts subis. Elle avait soupiré et était retournée à ses affaires, sourcils froncés. Elle ne comptait pas se rendre en courant auprès de la grande porte. Non, ce serait faire trop d’honneur à ces deux ingrats. A celui qui l’avait abandonnée sans même laisser un mot, à celui qui n’avait pas trouvé utile de lui faire savoir qu’il avait retrouvé son fils vivant.
Quand on annonça Waldur à nouveau, il était cette fois accompagné de Kili. La naine tomba de haut en le voyant. Il était dans un état pitoyable, ses traits étaient tirés et ses vêtements maculés de boue et de sang. Pendant un instant, elle ne put que se rapprocher de lui en prenant une inspiration de surprise, oubliant toute rancoeur à son égard. Mais cela ne dura qu’un instant avant que sa colère ne prenne le dessus et qu’elle le traite de fils ingrat et insouciant, qu’elle lui demande s’il souhaitait que ses cheveux tournent blanc, et tout un tas d’autres choses qui passèrent ses lèvres plus rapidement que la lumière. Après qu’elle ait vidé son sac cependant, elle l’avait finalement pris dans ses bras, le serrant contre elle en lui demandant si tout allait bien et quelles étaient ses blessures. Il l’avait rassuré, mais elle avait compris rapidement que son oncle avait pris le plus gros des attaques. Son oncle. Elle avait à parler avec celui-là aussi. Fort heureusement pour lui, tout indiquait qu’il était trop mal en point pour qu’elle puisse réellement déverser toute sa colère sur lui.
Elle avait d’avoir patienté un peu. Restant avec Kili. Le forçant à manger. Tentant de démêler ses cheveux. Le faisant manger encore un peu. (L’étouffant probablement à moitié au passage mais ça lui apprendrait à la laisser sans nouvelles si longtemps !). Puis elle avait commencé à perdre patience. Que faisait Thorin ?
Tout à la fois inquiète et énervée d’être ainsi laissée dans l‘attente, elle avait pris les choses en mains, forcé son fils à aller prendre un bain et à se coucher, et avait traversé les couloirs pour aller rejoindre son frère. Plus elle se rapprochait de ses quartiers, plus elle avait peur de l’état dans lequel elle allait le retrouver. Waldur avait semblé grave, très grave, et les propos de Kili ne l’avait guère aidée à être rassurée. Elle espérait qu'il se porte bien, et qu'elle pourrait être d'une aide quelconque. Mais quand elle passa la porte pour le retrouver, ses pas s’étant accélérés encore un peu en cours de route, ce fut pour le trouver en train de discutailler avec Dwalin. Dwalin. Qui était tout sourire. alors qu’elle avait partagé sa peine et ses inquiétudes avec lui. Alors qu’elle avait tremblé et s’était confié à lui. alors qu’elle pensait qu’ils avaient partagé quelque chose, ensemble. Qu’ils s’étaient compris. La colère fit de nouveau irruption, éclipsant toute inquiétude sur son passage. Ces deux-là se moquaient bien d’elle !

Ils s’étaient relevés pour l’accueillir et elle commença par attaquer Dwalin, furieuse de le voir tranquillement manger la nourriture supposée aider Thorin à se remettre. Oh mais il avait déjà l’air bien remis après tout… Frais et vaillant comme un gardon ! Il ne se passa pas plus de deux minutes avant que le guerrier ne sorte de la pièce, son échange de regard avec l’autre nain n’ayant fait qu’énerver Dìs un peu plus. Ils avaient toujours été proches mais c’en était trop. Elle avait l’impression d’être moquée. Moquée dans son inquiétude. Dans son souci. Dans son envie de protéger sa famille car elle était ce qui comptait le plus pour elle. Voilà comme on la repayait pour cela !
Elle avait esquissé quelques pas supplémentaires, contournant la table et la baffe était partie avant même qu’elle n’y pense. Son corps, son bras, dans le parfait prolongement de son esprit. Son frère n’avait rien dit. Même pas un bonjour. Il savait qu’elle était énervée et n’avait pas tenté de se justifier. Rien ne pouvait le justifier de toute façon. Mais le coup parti, elle n’était pas plus soulagée que ça. Elle avait presque envie de lui remettre une seconde, à le voir la fixer de son regard dur comme si elle était celle en faute dans l’histoire. Mais son regard changea un instant et la coupa. Elle y vit finalement une vulnérabilité qui la surprit et elle resta muette, interrompu dans ses pensées, dans son processus. La suite la surprit plus encore, comme deux bras forts vinrent l’enserrer et l’attirer contre le torse large de son frère, sans un mot. Elle laissa échapper un souffle hésitant, se détendant une seconde avant qu’elle ne secoue la tête. « Non... ».  Ce n’était qu’un murmure mais elle tenta alors de se dégager, apposant ses deux mains à plat contre le torse de son frère pour le repousser, sans douceur, sans attention pour ses possibles blessures. Elle savait qu’il lui fallait être ferme, et répéta plus fort : « Non ! » Elle frappa son poitrail de son poing fermé sitôt qu’ils furent un peu plus séparés, pour bien faire passer le message, gesticulant encore pour se dégager parfaitement.

« Tu crois qu’une embrassade suffira à te faire pardonner ?! »

Elle avait haussé la voix davantage encore. Elle était indignée et en colère et peinée, et tout se mélangeait à cause de lui et elle était perdue mais elle se refusait de se laisser aller si facilement. Il ne le méritait pas. « Tu ne mérites pas que je te prenne dans mes bras ! »

Son regard bleu translucide se para alors d’une étincelle de défi, la fureur revenant bientôt derrière ces orbes claire : « Mais apparemment tu n’as pas perdu l’usage des tiens. Cela aurait expliqué pourquoi cela te coûtait tant d’envoyer un maudit corbeau ! »

Elle se tourna alors d’un mouvement fluide, lui faisant dos, reprenant son souffle un instant alors que ses épaules se mettaient presque à trembler. Elle ajouta ensuite sans lui laisser réellement le temps d’en placer une s’il le désirait  :
« Des jours, Thorin... Des jours sans savoir s’il t’avait seulement rejoint ou s’il gisait dans une fosse ! »

Sa voix s’était faite d’abord plus grave, puis plus aiguë sans qu’elle ne le veuille vraiment, menaçant presque de se casser alors qu’elle évoquait une possible mort. Elle reprit cependant le contrôle de ces inflexions involontaires bien vite, alors qu’elle se retournait pour lui faire front à nouveau et continuait : « Veux-tu donc que je meure de souci ?! »

Elle marqua une pause infime avant de le désigner de la main dans un geste clairement plus détaché de tout sentimentalisme qu’empreint d’affection fraternelle à son égard : « Mais alors qui veillera sur Ered Luin lorsque tu décideras de partir faire Mahal sait quoi la prochaine fois ?... »

C’était une question presque rhétorique et elle eut un petit rire jaune, sardonique alors qu’elle répondait elle-même déjà : « Fili ? Le pauvre prince qui s’use à rester à carreau pour ne plus te décevoir ? »Elle pinça les lèvres et sa voix se fit plus basse et mesurée, plus froide  aussi : « Comme si tu étais un modèle à suivre. »




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MessageSujet: Re: Dies Irae Dim 25 Jan 2015 - 2:26



Dies Irae



Sa sœur avait fait irruption au beau milieu de leur conversation, sans leur laisser la moindre possibilité de dissimuler la joie grandissante qui les avait étreint. La colère de Dis s'était sentie avant même qu'elle n'ait à ouvrir la bouche, de la vitesse de ses pas à la tension de son corps, mais c'était ses yeux qui avaient pris la teinte de l'acier qui avait le plus parlés pour elle .Ils avaient eu beau se redresser, elle avait assaillis Dwalin de réprimandes, le poussant à quitter la pièce sans demander son reste, laissant au Seigneur des Exilés la seule et unique possibilité que de fixer sa sœur, sans pouvoir prononcer le moindre mot, sans le vouloir. Elle s'était avancée vers lui avant de le gifler, il n'avait même pas fait mine d'esquiver son geste. Il était resté droit, stoïque, sans la quitter du regard. Il s'était attendu à un retour, une seconde claque tandis qu'il acceptait la première en serrant les dents, mais il savait que la fureur de Dis n'était alors rien comparé à celle qu'elle ressentirait, et cela lui broyait le cœur, car il n’avait jamais souhaité faire aussi mal à sa sœur.

Cette flexion dans la détermination qui avait pris place dans son regard, ce doute, cette culpabilité naissante et cette vulnérabilité qu'il connaîtrait face aux propos à venir de sa sœur sembla provoquer un changement dans ses yeux, comme la flamme d'une bougie qui vacille et cela sembla rendre muette Dis, l'interrompant. Dans le même temps, profitant sans vraiment y songer de cette accalmie, il l'a pris dans ses bras, la ramenant contre son torse, comme si cela avait pu changer le cours des choses. Elle murmura, laissa échapper un soufflement hésitant lorsqu'il la sentis se détendre avant qu'elle ne secoue la tête, tenta de se soustraire en posant ses deux mains à plat sur le torse de son aîné, pour le repousser, sans douceur, sans la moindre considération pour ses blessures mais il avait passé outre la douleur de ce contact. Elle répéta plus fort ce non qu'elle lui avait déjà offert, plus catégorique. Mais il ne la lâchait toujours pas. Alors elle frappa son torse de son poing clos, il la laissa faire jusqu'à ce qu'elle se dégage en grimaçant mais sans dire mot. Elle se libéra de son emprise et il ne chercha pas à la retenir, haussant la voix encore un peu plus pour lui prouver que cet étreinte ne suffirait pas à obtenir son pardon, il le savait, il n'en avait pas eu l'ombre d'un doute depuis qu'elle avait fait irruption dans la pièce. Il la savait en colère, indignée, peinée sans doute de savoir que Dwalin l'avait vu avant elle et elle ajouta à ses précédente parole qu'il ne méritait pas une embrassade de sa part, il le savait aussi et pourtant, il ne se permis pas l'once d'un soupir. Le regard de sa cadette se sertis d'une étincelle de défi, de colère qui bientôt rejoignit la couleur translucide et pâle de ces iris céruléens. Elle lui reprocha de ne pas avoir donné de nouvelle, mais comment aurait-il pu ? Il n'avait emmené avec lui nul corbeau et ceux revenus à l'état sauvage ne parlait plus le langage des nains.

Elle se tourna, dans un mouvement sans saccade pour lui laisser voir que son dos et ce mouvement des épaules qui démontrait qu'elle reprenait son souffle, ces dernières se mettant presque à trembler. Quelques instants plus tôt, il aurait tendu un bras vers elle, quelques instants plus tôt, il aurait essayé de chasser cette colère mais cela était maintenant bien loin, à des siècles de différence et sans lui laisser le temps de répondre, elle ajouta qu'elle était restée des jours sans nouvelle de son cadet mais il n’avait su que ce dernier le suivait et lorsqu'il l’avait découvert, ils étaient rentrés aussitôt qu'il l’avait estimé nécessaire.. Il n'aurait pu la prévenir pour lui assurer que tout allait bien, qu'il était sain et sauf.
La voix de sa sœur qui avait descendu dans les tierces majeures mais sans leur douceur pour s'envoler vers des notes plus aiguës, comme si elle avait menacé de se briser alors qu'elle en venait à évoquer la mort possible de son plus jeune fils. Que croyait-elle ? Qu'il n’avait pas été inquiet en voyant arriver à sa suite son neveu ? Qu'il n’avait pas songé à la peur qui devait tenailler sa sœur ? Elle sembla se contenir, sembla reprendre le contrôle de son échange avant de faire volte-face pour lui demander s'il souhaitait sa mort à cause de l'anxiété que tout cela lui avait causé. Il ne la quittait pas des yeux, ses orbes bleutées s'étaient emparées d'un voile gris et il ne pouvait se justifier, elle avait marqué une pause fugace d'une fraction de seconde avant de le désigner de sa main pour le questionner, lui demander qui régenterait les Montagnes Bleues à la prochaine de ses folies, avant de lui asséner le coup de grâce.
Les mots se fichèrent profondément dans son cœur, un à un s'imprimant, se gravant sur son myocarde en brûlant comme s'ils avaient été apposé s au fer rouge. Il blêmit au fur et à mesure que sa sœur l'incendiait de cette voix devenue basse et aussi froide que la glace. Il était devenue pâle, comme si son corps mesurait en même temps que son esprit les reproches qui lui étaient adressés, le regain conféré par l'espérance sembla s'étioler, disparaître pour ne plus être qu'un lointain souvenir. Il se rassit dans le fauteuil qu'il n'aurait du  pour se pincer l'arrête du nez. Il sembla avoir vieillis tout d'un coup, comme si ses presque deux siècles d'existence s'était rappelé à lui  tandis la culpabilité dévorante reprenant ses droits. Qui était-il en réalité pour reprocher à son neveu sa conduite ? Qui était-il pour se considérer comme modèle alors qu'il était partis en quête d'un mirage ? Le rire de sa sœur raisonnait avec noirceur dans son esprit. Ainsi on le percevait comme cela, comme un nain, un Roi qui fuyait faire des choses dont nul ne connaissait les tenants et les aboutissants, qui n'en faisait qu'à sa tête . Le considérait-on comme un couard, un inconscient ? Qui était-il pour se conduire ainsi ? N'était-ce pas cela qu'elle était entrain de lui reprocher ? De ne pas être une figure digne d'être suivie, d'avoir échoué dans sa tâche. Il était fatigué de ses reproches qu'il ne cessait se faire et qui trouvait écho dans les paroles de sa soeur, il était fatigué de n'avoir le droit a aucun faux pas, il était fatigué de ce voyage éreintant dont il revenait et qui semblait vouloir lui retirer la moindre once de répartie.

 Il savait que Dìs était en droit de le réprimander et il ne pouvait le lui reprocher. Mais la détermination avait regagné son regard, si on lui reprochait tant de chose, on ne pourrait lui reprocher ce qu'il s'apprêtait a faire, on cesserait de lui  reprocher le moindre faux pas, le moindre écart, il n'aurait plus à se sentir coupable car il ne porterait plus sur ses épaules la honte édifiante de tout son peuple. Il savait qu'il avait eu tort de partir ainsi mais il ne pouvait surveiller constamment ses neveux, il ne pouvait contrôler leur désobéissance et il le faisait tant qu'il le pouvait lorsque cette dernière était en son pouvoir, mais il avait mis tout en œuvre pour ramener Kili à sa mère sans la moindre égratignure. Elle pouvait lui reprocher son expédition fantaisiste, cette folle Quête qui s'était emparé de lui mais elle ne pouvait lui reprocher de n'avoir pas veillé à la santé de son neveu, car cela n'aurait été que mensonge. Il n'existait pas un seul jour depuis leur naissance où il n'avait pas écarté le danger de leurs têtes blondes, pas un jour sans lequel il ne fit rien pour leur offrir le meilleur. Elle ne souhaitait pas lui pardonner, mais elle ne pouvait pas l'incriminer, pas cette fois-ci, pas entièrement et la fatigue mêlée à la colère vorace qui croissait dans ses veines répondit à sa place, sifflante. Alors que la pâleur spectrale n'avait pas quitté ses traits et d'une voix ferme grondant, fusant alors que son devoir de vengeance reprenait peur a peu sa place dans son cœur. Il s'adressa à sa sœur, encore plus glacial qu'elle, sa voix tonnant, fouettant dans l'air comme un orage d'été.

« Il suffit ! »



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MessageSujet: Re: Dies Irae Dim 25 Jan 2015 - 20:39





Dìs s’était énervée. Voir son frère se porter si bien après qu’elle se soit souciée de sa santé, voir Dwalin rire avec lui après qu’elle se soit confiée à lui des jours durant lui avait fait l’effet d’une baffe. Personne ne se souciait donc de ce qu’elle ressentait. Entre son fils qui partait sans mot dire, et ces deux-là… Elle était entourée de goujats insensibles ! Combien de temps aurait-elle pu attendre encore, dans ses quartiers, à se faire un sang d’encre, à se demander s’il finirait par venir la voir ou s’il était finalement trop souffrant pour cela ?
Alors, elle lui avait reproché le manque de nouvelles, elle lui avait raconté le souci qu’elle s’était fait pour Kili, elle lui avait tout bonnement reproché son escapade insensée. Elle lui avait rappelé ce qu’il faisait subir à son héritier, son aîné. Et elle lui avait dit qu’il n’était pas toujours le modèle qu’il devrait être.
Elle avait vu la fatigue s'abattre sur les traits de son frère d’un coup d’un seul et elle s’était arrêtée, mais elle le bravait tout de même du regard, furieuse. Elle attendait qu’il dise quelque chose, n’importe quoi. Qu’il se défende. Qu’il s’excuse. Qu’il lui dise qu’il veillerait à ne plus la laisser sans nouvelle. Qu’il justifie l’absence de missive de cette fois. Qu’il prenne en compte ses sentiments, simplement. Même s’il n’avait pas à être d’accord avec. Elle voulait qu’il lui montre qu’il avait compris. Mais non. « Il suffit ! » fut tout ce qu’il trouva à dire, d’une voix grondante. Elle serra la mâchoire en l’entendant ainsi hausser la voix pour l’obliger à se taire. Non, il ne suffisait pas ! Pas tant qu’elle n’en jugeait pas ainsi !! Il pouvait lui répondre. il devait lui répondre. Mais la faire simplement taire, il en était hors de question.

« Me bâillonneras -tu à présent ? »

Sa voix était posée mais lourde de reproches. Si elle avait fait sortir Dwalin, ce n’était pas que pure colère aveugle, ce n’était pas par lubie, ce n’était pas juste à cause d’un bout de viande séchée. C’était aussi parce qu’elle avait toujours ses esprits et qu’elle ne s’était jamais permise de s’engueuler ainsi avec son frère devant témoin. Même avec ses propres enfants, elle avait toujours veillé à ne pas l’enfoncer devant eux, préférant leur laisser conserver une bonne image de cet oncle qui était aussi leur souverain, et ne pas le saper ou amoindrir son autorité. Ils étaient probablement tout à fait conscients qu’elle ne se privait pas pour le réprimander ensuite s’il était besoin, d’autant plus maintenant qu’ils étaient adultes et savaient comment les choses fonctionnaient, mais c’était ainsi. C’était un équilibre qu’elle avait opéré d’elle-même et qu’elle avait toujours cru positif, même lorsqu’elle était parfois en colère et frustrée  d’attendre le départ d’un élément gênant pour s’exprimer. Mais bien sûr, elle n’avait pas pour habitude de se taire lorsqu’ils étaient en tête à tête, même si fort heureusement les engueulades franches à base d’éclats de voix et de répliques blessantes n’arrivaient pas trop régulièrement. Alors, s’entendre demander le silence de cette manière l’agaçait hautement. D'un ton toujours très calme, elle lui indiqua :

« Lorsque tu auras envie de m’entendre, je serais auprès de mes fils… à moins que je ne travaille pour tes sujets. »

Elle avait insisté sur le “Tes”. Elle n’était pas reine, et elle n’avait jamais été destinée à le devenir. Elle avait reçu ses enseignements basiques de manière sporadique sans l’appui de quelconque matériels. Elle avait appris à rapiécer des vêtements, peler du gibier et sceller une monture avant de maîtriser parfaitement  l’écriture. Elle avait appris ses runes en les traçant dans la boue et l’utilisation de la plume lui avait paru insurmontable quand elle avait dû de nouveau la pratiquer régulièrement. Elle n'avait jamais été supposée régner, car elle avait deux frères ainés ; le pouvoir n’avait jamais fait partie de ses objectifs de toute façon.
Ce qu’elle faisait aujourd’hui, même si elle aimait penser qu’elle le faisait pour son peuple, elle le faisait surtout pour lui. Pour l’aider. Pour alléger sa charge de travail. C’était ainsi que cela avait commencé, et c’était ainsi qu’elle avait pris sous son aile de plus en plus de dossiers au fil du temps. Pas parce qu’elle adorait les réunions interminables et les listes de chiffres à en dormir debout. Pas parce qu'elle appréciait recevoir les plaintes. Pas parce qu’elle raffolait des longues soirées à griffonner des rapports.Pour lui.

Elle le respectait. Elle l’aimait. Elle lui souhaitait le meilleur. Mais elle ne pouvait pas… elle ne pouvait pas se taire quand il s’agissait de ce qu’elle ressentait. Quand il s’agissait de sa famille, de ses fils.
Oh, elle s’était tue, elle s’était  pliée... Pour ces derniers, elle n’avait pas pu décider de leur éducation, de leur destinée. Son aîné était l’héritier de son frère et elle avait du se plier maintes fois à ce fait. Elle n’avait pas pu lui offrir l’enfance qu’elle aurait voulu. Elle n’avait pas pu le protéger de ses responsabilités. A tel point qu’il avait déjà essayé de les fuir, qu’il s’était braqué et avait renié son héritage. Et elle les avait regardé se déchirer sans pouvoir rien faire, sans avoir le droit de prendre parti.
Oui elle s’était tue. Mais pas aujourd’hui. Pas quand elle avait eu si peur. Pas quand elle s’était sentie bafouée dans son inquiétude. Elle devait s’exprimer parce que la douleur qui l’avait rongée n’était pas encore partie. Parce qu’elle craignait que cela ne se reproduise. Parce qu’elle ne pouvait souffrir de voir ses sentiments mis de côté de la sorte. Parce qu’il fallait qu’il comprenne que si cela se reproduisait, il se devait de la prévenir par tous les moyens. Sans quoi elle n’était pas certaine de ne pas devenir folle ou pis encore. Amère, elle ajouta finalement :

« En lieu et place de mes pleurs, je peux faire rappeler Dwalin pour que vous terminiez vos charmantes retrouvailles.  »

Car bien sûr elle lui en voulait grandement de ne pas être venue la voir, ou de ne pas l’avoir fait appeler s’il préférait. Elle ne le lui avait pas encore dit, elle n’en avait pas eu le temps. Alors si elle devait se taire, ce serait sur ce dernier reproche. Elle baissa la tête un instant, le temps de sortir une petite boîte ronde d’un des plis de sa robe. Elle la posa sur la table dans un geste mesuré, sans un mot. Kili lui avait dit qu’il avait été fiévreux et que son sommeil était troublé, alors elle avait ramené une pommade aux herbes que Raeryan lui avait donnée à l’époque pour l’aider à dormir et éloigner ses cauchemars, pensant que cela aiderait peut-être son frère à se remettre.




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— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: Dies Irae Jeu 29 Jan 2015 - 21:40



Dies Irae



Elle était courroucée, outrée et il comprenait qu’elle ait pu l’être, elle était dans son plein droit en lui criant dessus, en le cognant alors qu’il l’avait prise dans ses bras, d’autant plus alors qu’elle l’avait trouvé en bien meilleure forme qu’il aurait du l’être, rajeuni et revigoré par l’espoir. Mais tout ceci avait bien vite disparu, envolé, dévasté par cette gifle qui l’avait saisi et plus encore par les mots qui avaient suivit. La fatigue avait repris ses droits au fur et à mesure que les paroles de sa sœur se fichait profondément dans son cœur, un à un, brûlant, dévorant de culpabilité, suintant d’échecs. Elle s’était arrêté, un court instant avant de reposer sur lui des yeux incandescent et furieux. Elle aurait préféré qu’il parle, qu’il s’excuse, qu’il se justifie peut-être ? Qu’il lui démontre qu’il comprenait ? Mais où était passé sa compréhension à elle, où étaient ces excuses qu'elle aurait du lui faire alors qu’elle l’emmenait, l’abaissait plus bas que terre ? Il n'avait pas à s’excuser, pas maintenant et la rage, mêlée à la fatigue tonitrua à sa place, lui demandant de se taire, de cesser tout cela, il était usé, il ne voulait pas d’un autre conflit, il en avait assez. Mais elle serra la mâchoire et dans ses iris il su que rien de tout cela n’était terminé. Elle s’adressa à lui, pleine de reproches, dans la continuité même des précédents. Elle lui reprochait de vouloir la bâillonner, il retint un soupir avant qu’elle ne continue de nouveau, qu’elle n’aille ajouter à la pile de remontrance une phrase à la saveur amère en lui indiquant que s’il était disposé à l’entendre, elle se trouverait en compagnie de ses enfants ou à travailler pour le peuple de Dùrin.
Elle avait insisté sur le possessif, comme une autre gifle qu'elle lui aurait asséné. Ses sujets, oui, cela était vrai et il n'avait jamais oublié son rôle quant a eux, l'énoncer de la sorte aurait été mentir, il n'était pas un jour sans qu'il ne fasse rien, sans qu'il ne se démène pour assurer la paix et la prospérité de ces nains et naines qu'il se devait de protéger. Il n'était pas un jour sans qu'il ne les fasse passer avant ses propres souhaits et envies, sans qu'il ne se contente pas de faire du mieux qu'il pouvait mais toujours plus. Il n'était pas un jour où il oubliait combien sa sœur lui était d'une grande aide dans ce travail et bien qu'il lui ait confié des responsabilités importantes, elle ne savait pas ce que cela faisait de régner, elle ne savait pas ce que cela faisait de sentir poindre le plus petits échecs, elle ne comprenait pas que ces mots le heurtaient bien plus que cette blessure qui le tiraillait à l'épaule. Il travaillait pour ses sujets et elle le faisait passer pour un lâche qui fuyait ses responsabilités et ne veillait pas sur eux, mais c'était faux ! Ce n'était pas la vérité et la preuve en était qu'à peine après avoir confié Kili à Waldur et aux guérisseurs il avait été prendre des nouvelles de la garde et donner de nouvelles directives, il avait mène cette expédition que Dwalin lui avait reprocher sans le but de retrouver un père, un roi, qui aurait pu l'aiguiller a ce devoirs qui lui était dévolu et qu'il n'était jamais certain de faire convenablement, il avait ramené avec lui l'espérance même alors que la reprise de la Montagne Solitaire semblait possible. Elle ne pouvait pas lui dire qu'il oubliait son devoir, elle n'avait pas le droit. Pas plus qu'elle ne pouvait lui asséner le fait qu'il ne veillait pas sur ses neveux, il avait toujours tout fait pour les protéger et mal gré la désobéissance de Kili, ce dernier était en vie, il avait défendu son neveu assommé avec ardeur et seule une intervention impromptue avait empêché qu'il ne meurt durant cette tâche. Elle ne pouvait pas dire cela. Il était passé de pâle à livide et il se pinça de nouveau l’arrête du nez, soupirant doucement avant de reposer son regard clair dans celui de sa soeur, il avait de nouveau cette même vulnérabilité que plus tôt, lorsqu’il l’avait pris dans ses bras, il y avait dans cette voix grave et lasse une once encore palpable de colère face à ces réprimandes injustes, un colère mêlée à une supplication lointaine, presque comme un maigre écho, pour qu’elle le comprenne, pour qu’elle cesse de remuer le couteau dans cette plaie déjà si profondément ouverte.

« Tu n’as pas le droit de me reprocher tout cela.»

Il savait qu'il n'avait pas toujours fait les bons choix mais il n'avait eu de cesse de se rattraper, de corriger ses erreurs sans que personne ayant vécu ces mêmes choses n'ait pu le conseiller, il avait du se contenter de réprimandes silencieuses. Il s'était trompé sans doute dans l'éducation donnée à Fili, son héritier mais cela avait toujours été pour lui éviter de faire les même erreurs que lui. Mais ils avaient eu une enfance, ils avaient connu cette paix qui avait demandé tant de sacrifice, ils avaient connu des hivers doux et des printemps chaleureux, ils avaient connus tant de choses dont ils avaient eux été privés alors qu’Erebor leur avait été volé. Il avait fait tout son possible pour palier à cette sévérité dont il faisait parfois preuve, parce que ce n'était pas de leur faute si leur oncle n'avait point engendré d'héritier, si ce dernier n'avait su trouver de naine capable de l'aimer et d'en aimer une en retour, s'il avait si peur de cette hérédité qu'il sentait latente en lui pour ne jamais vouloir la donner et qu'il priait pour que ses neveux en soient exemptés. C'était de sa faute si le plus vieux de ses neveux lui en avait terriblement voulu, c'était uniquement de sa faute et personne ne pouvait comprendre cette si difficile tâche que de servir de père à des fils dont il avait pris le leur, car après tout, n'était-ce pas aussi de son fait cet éboulement au cœur de cette mine dont il avait délégué, comme ses pères avant lui, à un collège d'ingénieurs l'autorisation d'excavation ?
Alors elle ne pouvait lui reprocher tout cela, c'était injuste. Il savait qu'elle avait souffert de cette main mise sur l’éducation qu’elle aurait du donner à ses enfants, de toutes ces millions d’autres choses qu’il aurait pu mieux faire, de cette absence de nouvelles, de cette désobéissance de son fils. Mais il avait été impuissant, il n’avait emporté nulle missive avec lui car il avait été certain de revenir, comme à chaque fois, comme toujours. La surprise de voir son neveu le rejoindre l’avait obligé à rentrer bien plus tôt que prévu, en plus de cette fièvre malheureuse qui l'avait saisi et cette dernière ne lui avait laissé aucune possibilité de la prévenir alors que les maux l’avaient laissé terriblement usés.

« Alors je t’en prie, arrête. »

Il la supplia, une dernière fois, pour qu'elle comprenne qu'il avait toujours fait ce qu'il pouvait, qu'elle comprenne que  durant un instant la culpabilité dévorante qui le lacérait cesse. Il la priait d'arrêter, ce n'était plus ce même ordre colérique, c'était une prière dont il aurait souhaité que la fragilité qui l'engendrait ne vienne jamais a sa bouche. Car la force dont il faisait preuve, la volonté ne faisait jamais reculer la culpabilité patiente dont son coeur était hanté, mais il ne pouvait le montrer, il n'avait pas le droit. Si lui fléchissait, qui pourrait faire tout cela a sa place ? Fili n'était pas prêt, ce n'était pas le rôle de Dìs. Alors il s'était permis durant ce fugace instant de ne point refouler les sentiments premiers qui avaient percé sa voix. Il espérait qu'elle comprenne, par delà les mots ce qu'il n'osait lui révéler. Ils y étaient arrivés tant de fois, à se comprendre, d'un seul regard, pourquoi en cet instant, alors que ses orbes azurées se plantaient dans celles pales de sa soeur n'en étaient-ils pas capables ?
.
Elle ajouta, un court instant après lui, après qu'il ait fiché son regard dans le sien, l'amertume se faisant ressentir sans mal dans sa voix, que s’il ne pouvait supporter ses pleurs, elle pouvait toujours rappeler le grand guerrier chauve pour qu’ils puissent tout deux fêter leur retrouvailles. Un énième reproche, sans doute parce que Dwalin l’avait trouvé avant elle et escorté jusque dans ses appartements, sans doute parce qu’il avait espérer se rendre plus présentable avant d’aller la voir car il savait quel genre de conversation ils auraient risqué d’avoir, ce type d’échange qu’ils avaient à présent. Il ne répondit pas, il n’avait rien à dire, si elle songeait un instant que sa présence était indésirable, elle se trompait. il avait besoin d’elle mais il aurait préféré que leur premier échange ne se passe pas ainsi. Il était exténué, fatigué, blessé, il ne voulait pas être accabler en plus de reproches. Dwalin lui avait déjà servit les siens, elle l’avait suffisamment dénigré à son tour pour que tout cela cesse. Il avait ramené son fils sain et sauf, cela était l’unique chose qui importait vraiment et il le savait, alors elle pouvait cesser de lui en vouloir, pour le moment, car il aurait bientôt d’autres nouvelles à lui apprendre et si elle le haïssait déjà, elle n'aurait plus assez de rancœur à son égard pour continuer de l’honnir.
Il la vit baisser la tête un instant, un court moment durant lequel elle en profita pour sortir une mince boîte ronde des plis de la robe qu’elle portait. Il la vit la poser sur la table, doucement, sans mot dire. Il ignorait ce qu’elle contenait, on aurait dit l’un de ces récipients qui contenait un baume ou un onguent. Si elle croyait que cela suffirait pour les blessures qu’il dissimulait, elle se trompait, mais au moins avait-elle pensé un peu à lui. Il releva la tête à son tour après avoir suivit les mouvements de sa sœur avant de lever un sourcil interrogateur afin qu’elle l’informe de ce que contenait le réceptacle. Il avait pourtant demandé à Waldur de minimiser au maximum la chose et il était certain que Kili ait tout fait pour ne pas inquiéter sa mère, si tentée que cette dernière se soit intéressé à la santé de cette oncle qui n’avait rien d’un modèle. Alors après toutes ces remontrances, il cachait la surprise qui le saisissait de voir la tempête se calmer légèrement en prenant cette forme.




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MessageSujet: Re: Dies Irae Ven 30 Jan 2015 - 18:50





« Tu n’as pas le droit de me reprocher tout cela. »

A ces mots, elle avait eu envie de lui répondre, encore, mais s’était retenue. Son humeur se calmait, la colère s’étiolait pour faire place à ce qui l’avait causée en premier lieu. La déception. La peine. L’amertume de se sentir si peu considérée, de passer en second, voire bien moins encore. Elle sentait dans la voix de son frère qu’il était fatigué, qu’il était blessé. Et elle l’était tout autant. Elle était usée, blessée, brisée et elle ne voulait plus en rajouter, ni pour l’un ni pour l’autre et c’est pourquoi elle se réfréna de répondre, de cracher à nouveau un peu plus de ce venin qui semblait couler en elle.

« Alors je t’en prie, arrête. »

Parce qu’il était sourd à ses propres suppliques, à son tourment, qu’il se refusait à lui donner ce qui lui était vital en l’instant, quelques mots à peine, mais qu’à présent il la suppliait ainsi, elle s’était refrénée. Ils étaient à pied d’égalité, leur vulnérabilité effleurant à la surface. Elle le voyait enfin, maintenant que sa fureur s’était calmée. Et elle savait que ses mots frappaient toujours là où il fallait. Elle savait qu’elle l’avait blessé, meurtri. Inconsciemment, peut-être avait-elle voulu qu’il ait aussi mal qu’elle ?... Mais sa propre douleur n’en était pas partie pour autant. Au contraire.
Parce qu’il semblait ne pas la comprendre, et que là où autrefois il trouvait toujours le mot propre à la calmer ou lui rendre le sourire, il préférait se taire. Parce que, surtout, au delà de tout cela il se contentait de la prier de se calmer. Parce qu’il restait tout de même bienveillant à son égard, même dans leurs déchirures. Parce ce qu’elle se rendait compte qu’il aurait pu… Il aurait pu s’armer de mots à son tour. Il aurait pu la heurter, l’écorcher au plus vif et plus encore. Il aurait pu lui dire ce qu’elle s’était répétée toute seule pendant ces semaines. Que tout était de sa faute. Qu’elle n’était pas capable de tenir ses fils. Que Kili avait peut-être choisi de partir ainsi dans la nuit pour une raison. Qu’elle était une mauvaise mère. Que ses enfants n’étaient manifestement pas heureux malgré tous ses efforts. Que son aîné avait presque renié son devoir à cause de cela et que son cadet préférait fuir loin d’elle. Elle n’était pas compétente. Elle avait échoué dans sa tache. Elle avait failli à son seul vrai devoir, son seul plaisir. La seule chose qui l’avait maintenue en vie.
Il aurait pu lui dire tout cela mais il ne l’avait pas fait. Il était resté indulgent envers elle malgré tout ce qu’elle lui avait dit. Fait. Et elle se demandait à présent quelle soeur était-elle en comparaison ?... Bien entendu qu’il préférait la présence de Dwalin à la sienne quand on voyait ce qu’elle lui faisait ! Quelque chose vacilla dans ses iris qui avaient imperceptiblement changé de teinte, mais elle garda la tête haute. Elle ne pouvait s’excuser car cela reviendrait dans sa tête à accepter tout le reste. Et si l’amertume, la peine et les regrets  la rongeaient de concert comme un acide implacable, venant de toutes parts, elle ne pouvait le montrer. Elle était celle qui gardait le sourire pour ses enfants… et celle qui se montrait forte devant son frère. Elle n’escomptait pas dévoiler plus avant sa faiblesse, ses doutes. Elle ne voulait pas ouvrir les vannes de ses pensées au risque de voir s’écouler bien plus que ce qu’elle ne saurait contrôler. Elle était une naine. Trop fière. Trop entêtée. Alors elle se contenta de proposer :

« En lieu et place de mes pleurs, je peux faire rappeler Dwalin pour que vous terminiez vos charmantes retrouvailles. »

Car bien sûr, cela ne pourrait être que mieux. Ne l’avait-elle pas miné ? Blessé ? Il se tenait à présent, livide, fatigué. La jalousie et la peine la piquaient au coeur mais l’évidence était là. Il n’avait pas besoin d’elle. Pas besoin de l’entendre lui dire de manger pour reprendre de forces. Pas besoin d’une excitée pour ordonner à ses gens de préparer un lit, une soupe, un bain et milles autres choses. Pas besoin d’une agitation qui ne ferait que plus l’épuiser encore. Et surtout, pas besoin qu’elle ne l’engueule. Ils n’arrivaient à rien. Elle n’aurait pas les quelques mots salvateurs dont elle avait besoin et lui ne se remettrait pas mieux en sa présence. Tout cela était inutile. Elle se sentait inutile. Alors autant que le guerrier chauve revienne, même si cela lui écrasait la poitrine de l’admettre. Son ton était resté amer et plein de reproches. Elle préférait cela. Elle levait le bouclier pour se prémunir contre ses propres sentiments, pour ne pas les faire transparaitre. Elle ne comptait pas tomber à genoux et demander le pardon, ni pleurer sur son sort de mère ratée, de soeur négligeante. Pas devant lui. Les deux hommes pourraient reprendre des échanges plus gais. Thorin pourrait se détendre. Il n’en serait que mieux et n’en dormirait que plus sereinement par la suite. Mais il ne répondit pas et elle songea qu’il était bien assez grand pour le faire appeler tout seul. (Après tous ses hommes ne faisaient-ils pas déjà qu’agir selon leurs propres volontés sans lui rendre de comptes ?)
Alors, elle se rappela qu’il y avait tout de même une chose qu’elle pouvait encore faire pour aider son frère. Elle sortit de son vêtement le baume qu’elle avait ramené pour lui, et le posa sur la table. Elle n’était pas certaine que le lui donner en mains propres ne la pousserait pas à trahir ses pensées, fut-ce parce qu’il pourrait lire en ses yeux ou parce que le contact pourrait la pousser à parler, alors que lui-même restait encore désespérément muet, se contentant d’un regard interrogateur à son adresse. A cette question silencieuse, Dìs lui répondit simplement :

« A mettre sur le sternum. Ca aide pour… dormir. »

Pour se détendre, éviter les cauchemars. Elle n’avait pas besoin d’expliciter la chose, sachant que Thorin comprendrait bien l’utilité qu’elle en avait. La naine en avait d’ailleurs usé et abusé ces dernières nuits, pendant ces semaines où elle ne savait où était parti son fils et surtout, s’il était encore en vie. Elle avait entrecroisé les doigts de ses mains un instant en une pose calme et une attitude pondérée, mais elle savait -pensait- qu’il était temps pour elle de partir et de laisser son frère avoir enfin le repos qu’il méritait. Alors, elle tourna finalement les talons, se dirigeant vers la porte. Néanmoins lorsqu’elle l’entrouvrit sa main glissa sur le bois du panneau, traînante, et son corps ralentit son mouvement avant qu’elle ne se retourne finalement pour chercher son regard du sien. Alors, elle énonça d’une voix qui se fit moins nette que ce qu’elle aurait aimé :

« Merci d’avoir protégé Kili. »

Car il s’agissait là du plus important et elle tenait à le lui dire. Elle était réellement reconnaissante, malgré tout le reste. Et si elle désirait aussi de tout coeur savoir si son frère allait bien, si elle voulait vérifier ses blessures et s’agiter pour milles détails, elle se réfrénait également. Elle rendait les armes en même temps qu’elle lui rendait son espace. Il ne s’en porterait que mieux… pour le moment.



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Dìs
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— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
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MessageSujet: Re: Dies Irae Lun 9 Fév 2015 - 18:42



Dies Irae




Il s'exprima, une nouvelle fois, pour lui signifier qu'elle n'avait pas le droit de lui reprocher tout ces maux. Son silence était bien pire que les mots qu'elle aurait pu lui répondre ? Que songeait-elle en cet instant de lui alors que sa colère semblait disparaître ? A quel point la décevait-il ? Jusqu'où s'élevait son amertume a son égard ? Il était éteint, par ce voyage dont il revenait meurtris, par les mots que sa sœur lui avait violemment claqués au visage et c'était cela sans doute qui l'empêchait de voir qu'elle souffrait tout autant que lui ? Était-il a ce point égoïste pour lui demander de cesser ces remontrances, d'arrêter de s'insurger contre lui alors qu'en dépit des paroles hargneuses qu'elle lui avait offert, elle avait plus mal que lui ? Il avait préféré la prier d'arrêter, que cette dispute prenne fin car elle était inutile, chacun camperait sur ses positions sans vouloir concéder la victoire a l'autre, bien que le Seigneur des Exilés  ait pertinemment su que toute cette entreprise se révélant infructueuse de prime aurait pu lui coûter la vie mais il n'oubliait pas l'espoir qu'on lui avait insuffler bien que ce dernier, refroidit dans ses ardeur par la soufflante de Dìs n'ait eu en cette instant que peu d'envie de refaire surface, en laissant le régent fatigué, meurtris dans la moindre volonté de continuer a se battre ni l'envie de blesser sa sœur dans des propos déplacés qui sous la colère n'aurait été que plus faux les uns que les autres, bercés par un aveuglement certain.
Dìs avait remué la lame aussi tranchante que ses yeux dans la plaie béante qui demeurait en lui, cette peur de mal faire, cette horreur de l'échec et toutes  ces craintes indicibles. Il aurait pu se venger de toutes ces récriminations, il était vrai, mais il n'avait rien a reprocher a sa sœur, par alors qu'elle avait le droit de lui en vouloir. Il vit quelque chose vaciller a son tour dans les iris aux teintes acier de Dìs mais elle ne faillit pas. Elle était bien trop fière, trop entêtée, identique dans cette volonté ferme a cette mère au caractère suffisamment trempé pour que quiconque n'ose lui tenir tête lorsqu'elle se devait de faire des reproches. Non elle préféra lui planter le coup de grâce en lui proposant de céder sa place a Dwalin qu'elle avait congédié quelques temps plus tôt. Mais ce n'était pas ce qu'il désirait et étouffant un soupir devant ce dialogue au milieu duquel ils ne réussissaient à se comprendre, il n'avança nulle réponse.
Il l'avait vu sortir, à l'instant d'après, de ses habits une boite qu'elle avait ensuite déposé sur la table, le Seigneur des Exilés la suivant du regard.A la question qu'il n'avait osé poser elle lui répondit, simplement que le baume était de ces onguents a appliquer sur le sternum, afin de faciliter la venue du sommeil. Jusqu'à quel point Kili avait-il parlé de ce qui l'avait saisit ? Jusqu'à quel point ces nuits pleines de cauchemars transparaissaient-elles sur son visage ? Il n'avait jamais réellement dormi avec quiétude depuis longtemps, il arrivait parfois qu'il jouisse de quelques semaines, jours où nul songes désagréables ne venaient le troubler, mais depuis quelques temps, les rêves joyeux étaient délétères. Trop de questions tournoyaient dans son esprit, des problèmes qui devaient trouver leurs réponses. Partir avait été un moyen de les chercher, de réfléchir plus avant comme si l'absence de barrières montagneuses pouvait avoir éclaircie son esprit. Mais son inquiétude n'avait fait que s'assombrir avant qu'enfin l'espoir ne se décidé à apparaître.
Alors il hocha la tête, pour la remercier car il était certain que ce geste lui servirait, malheureusement. Dìs en avait-elle usé alors que son fils désobéissait ? Alors qu'il battait la campagne a sa poursuite sans qu'aucun d'eux n'ait eu pleinement conscience d'où Kili se trouvait ? Probablement. Il m'avait vu entremêler ses doigts, calme avant de décider qu'elle devait prendre congé de lui.

« Reste. »

Le mot franchit la barrière de ses lèvres, doucement, comme un murmure, une prière identique  aux précédentes alors qu'il la voyait se détourner, se diriger vers cette porte qu'elle avait traversé, telle une furie quelques temps plus tôt, lorsqu'il l'avait vu entrebâiller la porte pour le quitter. Il ne voulait pas qu'elle s'en aille, qu'elle le laisse seul au milieu de cet tempête  avaient provoqués. Il aimait Dwalin, profondément, comme un amie, comme un frère et même si le retrouver égayait son cœur, ce n'était pas lui dont il avait désespérément besoin. En dépit de ses remontrances plus ou moins justifier, en dépit sa colère à son égard, il désirait qu'elle reste. Elle était sa sœur, il ne voulait pas qu'elle lui tourne le dos, pas maintenant, pas tout de suite, il viendrait un autre jour de colère bien assez, un jour où elle pourra le haïr profondément et avec raison, un jour où la honte de lui imposer cela ne serait cependant pas aussi forte que la détermination et le devoir qui grandissaient en lui.
Il était las, fatigué, exténué et blessé, il aurait pu souhaité la quiétude, le silence mais alors qu'il la voyait s'apprêter à partir, une conviction bien plus forte évinça tout cela. Non, il voulait qu'elle demeure, qu'elle s'agite, qu'elle s'énerve encore une fois contre sa folle entreprise, qu'elle se courrouce après les nains qui les servaient et leur lenteur. Il ne voulait plus qu'ils se tapissent derrière leur récriminations, leur culpabilité et ses fautes, il voulait qu'elle reste car si elle partait, il savait qu'il n'appellerait personne. Non, il demeurerait seul, a ressasser en un cycle continuel cette conversation qu'ils venaient d'avoir, sur ce qu'il aurait dû lui dire, il savait ne ferait revenir pas même Dwalin et il ne voulait pas affronter le silence, cette absence de bruit, de chaleur, de vie si dérangeante dans laquelle il était sûr de se perdre. Non, il voulait qu'elle reste comme il aurait aimé pouvoir le faire pour elle, parce qu'elle était sa sœur et qu'il l'aimait.

Elle s'était apprêtée à partir, il espérait la retenir et la main toujours sur les panneaux de bois que formait la porte elle lui offrit ce qui semblait vouloir être sa dernière phrase. Elle le remercia, d'avoir protégé Kili, cherchant du regard le sien pour y ficher ses iris translucide et la voix moins ferme qu'auparavant, de l'avoir ramené en vie sain et sauf auprès d'elle. Il hocha la tête, il avait fait ce qu'il avait pu et jamais il n'aurait laisser son neveu périr malgré sa désobéissance, parce qu'il savait qu'elle chagrin cela causerait à sa sœur de voir ses fils arrachés, car il ne pouvait permettre qu'une telle chose arrive et qu'il avait été près a donner jusqu'à sa vie pour que jamais une telle chose ne se produise. Il s'en voulait de ne l'avoir vu plus tôt , de ne pas avoir remarqué que le plus jeune de ses neveux le suivait, de ne pas avoir deviné sa présence avant qu'il n'atteigne Bree afin de ramener Kili aux Montagne Bleues. Mais sans lui, il aurait été perdu, sans la présence de son neveu a ses côtés sans doute n'aurait-il pas survécu a la fièvre fulgurante et étrange qui l'avait surpris. Il se souvenait encore avec douleur de cette impression qui lui avait tirailler le crâne, celle d'avoir des ongles qui grattaient à l'intérieur de sa tête mêlés a ce sang qu'il avait cru sentir bouillir dans ses veines. Sans Kili, il aurait péri et il bénissait d'une main Mahal d'avoir un neveu si désobéissant. Ces jours de souffrance qui les avait retardé, ces jours où il n'avait pas été certains de pouvoir se tenir de nouveau debout.  Alors lorsque l'orage avait finis par passé ils avaient fait demi-tour, aussi rapidement qu'il avait pu, aussi rapidement que ses jambes avaient pu le porter avec le soutien de son neveu, mais ils avaient sans doute été bien lents, pourtant, ils avaient raccourcis les arrêts, avançant aussi longtemps que leur jambes pouvaient les porter.

« Nous avons fait aussi vite que nous le pouvions. »



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MessageSujet: Re: Dies Irae Jeu 26 Mar 2015 - 13:44





Elle avait supposé qu’il était temps de partir. Elle en avait déjà fait bien assez, dans sa peine, dans sa colère aveugle. Elle avait accusé son frère de bien des maux, elle l’avait miné et blessé là où elle savait qu’elle ferait le plus mal, sans même avoir à y réfléchir, sans préméditation aucune. Les paroles les plus rudes et blessantes s’étaient échappées de sa bouche en un flot continu pour mieux le frapper, encore et encore, jusqu’à ce que finalement son courroux ne se soit épuisé. Mais il était déjà trop tard. Elle était allé loin, bien trop loin dans ses propos et elle le savait. Pourtant, cela ne lui apporta aucun soulagement, cela n’allégea pas sa peine. Au contraire. Une fois sortie de son état de fureur sourde, elle se sentait vidée. Salie. Indigne. Elle avait honte de son comportement, honte de l’ampleur de ses actions et de ses mots, mais elle était bien trop fière pour s’excuser, trop blessée pour sembler courber l’échine. Alors, elle n’avait pas essayé de se faire pardonner, pas tenté de prononcer des excuses qui n’auraient fait à ses yeux que l’enfoncer un peu plus dans son tourment. Elle ne pouvait avouer être la pire des soeurs à voix haute. Pas après tout le reste. Pas après ces derniers jours.
Néanmoins, elle lui avait tout de même laissé une pommade vouée à l’aider à trouver le sommeil, à se remettre sur pieds plus rapidement. Comme une offrande de paix qui n’avait pourtant pas été pensée ainsi originellement. Car malgré tout ce qu’elle venait de dire, elle n’était pas insensible à la fatigue qui tirait ses traits, à présent qu’elle la voyait, et cela serrait son coeur comme à chaque fois où il lui était revenu blessé. Thorin était son frère, le seul qui lui restait encore avec ses enfants. Et si toucher à ses dernier la transformait presque en animal sauvage, elle n’en était pas moins inquiète pour lui également. Mais elle en avait déjà bien assez fait, et il était maintenant temps pour elle de le laisser se reposer, ou retrouver Dwalin si tel était son souhait. Le vieux guerrier semblait avoir une influence positive sur lui si elle en croyait le presque sourire et l’impression de vigueur qui émanait encore de lui avant qu’elle ne le brise par vague successives en ce nain fatigué et blessé qu’elle avait à présent devant elle. Elle qui n’avait fait que le casser et dont il était évident à ses yeux qu’il devait être impatient d’être libéré à présent.

Alors que ses pas résonnaient déjà sur la pierre comme elle tournait les talons, il lui sembla entendre une demande. A peine un murmure. Mais elle n’était pas certaine d’avoir bien entendu. Elle était même persuadé que tout ceci n’était que le fruit de son imagination. Un courant d’air qui s’était transformé en un fantasme. Son esprit lui jouait-il vraiment des tours ? Avait-elle donc tant envie de l’entendre lui dire qu’il la pardonnait qu’elle s’inventait à présent des mots imperceptibles qui lui en diraient autant ? Elle n’osa pas s’arrêter, le questionner. Cependant, le doute étreignait son coeur et bientôt, au-delà de ses propres besoins égoïstes, elle pensa surtout à lui. Etait-elle en train de l‘abandonner alors qu’il avait besoin d’elle ? Alors qu’elle venait déjà de le blesser sans la moindre pitié ? Là n’était pas son désir. Ainsi, ses pas se ralentirent d’eux mêmes et, malgré la certitude que tout ceci n’existait que dans sa tête, elle lui jeta un regard incertain, sa main s’attardant sur la porte. Il lui était impossible de s’excuser. Pas tout de suite. Mais il était une chose qu’elle était en mesure de faire, et qu’elle pensait de toute les fibres de son corps. Et c’était le remercier d’avoir protégé son idiot de fils.
Malgré tout ce qu’elle avait pu dire, elle n’avait pas besoin du témoignage de Kili pour savoir qu’en cas de bataille, son frère aurait donné sa vie pour le protéger s’il le fallait… et qu’il l’aurait fait pour elle. Thorin hocha simplement la tête et la naine sentit son coeur se serrer de nouveau, avant qu’il n’ouvre finalement la bouche pour lui signifier qu’ils étaient rentrés aussi vite que possible. Alors, et seulement alors, un imperceptible sourire se glissa sur les lèvres de sa soeur, qui se sentait soulagée de par cette simple phrase. Leur incompréhension mutuelle était-elle enfin passée ?
La main qui traînait encore sur la porte en bois comme si elle refusait de partir si vite finit d’ouvrir cette dernière en grand… Mais au lieu de poursuivre sa route pour retourner dans ses quartiers et auprès de son fils, la naine héla celui qui se trouvait dans le couloir :

« Ramenez-moi un nouveau plateau repas. Et faites chauffer un bain. »

Elle n’était toujours pas certaine d’avoir réellement entendu son murmure, que ce n’était pas là un simple produit de son imagination. Mais peu lui importait après tout. Alors, elle écouta son coeur et referma la porte derrière elle avant de retourner calmement auprès de la table comme s’il s’était toujours agit de son intention depuis le départ. Elle jeta un oeil au plateau où il ne restait au final plus grand chose à manger si ce n’était un peu de pain et un demi morceau de fromage et soupira légèrement. S’il y avait une chose qu’elle ne regrettait pas, c’était bien d’avoir fait fuir le vieux guerrier. Qui volait la nourriture d’un malade ? Vraiment... Elle ne s’étendit cependant pas sur ses pensées à ce sujet, ne voulant pas réveiller la conversation précédente ainsi que toutes les horreurs qui allaient avec. Elle ne s’excusa pas non plus, bien trop fière pour cela, se contentant plutôt de pousser le plateau -ou ce qu’il en restait- vers son frère en lui disant :

« Manges. Tu as besoin de forces »

Et faim ou pas faim, ce n’était pas négociable, elle ne comptait pas lui laisser le choix. S’il avait pensé pouvoir lui faire croire qu’il avait mangé tout cela seul alors qu’il s’agissait là de l’oeuvre de Dwalin, cela était fini. Elle comptait bien le voir manger de ses propres yeux pour s’assurer qu’il se remette sur pieds le plus tôt possible.




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MessageSujet: Re: Dies Irae Jeu 7 Mai 2015 - 8:41



Dies Irae




Il avait senti, dans la posture de sa sœur, bien plus que dans ses mots son envie de prendre congé de lui et seul un murmure sortis de la bouche du Seigneur des Exilés, un mince filet d’air, une prière quasi-inaudible avant d’essayer de la retenir encore en lui révélant qu’ils s’étaient hâté autant qu’ils l'avaient pu avec son plus jeune fils. La fatigue qui couvrait ses traits pouvait en témoigné, ils n’avaient fait que peu de haltes depuis leur départ d’Amon Sùl et ses environs. Mais sans doute cette supplique et ces quelques mots ne pouvaient suffire. Sa sœur devait être encore bien en colère contre lui, et ce n’était que par respect pour ne pas se montrer plus blessante, par respect pour lui qu’elle s’était probablement tue.

C’était pourquoi il avait cru qu’elle allait s’en aller et le laisser seul après leur houleuse conversation. Il ne le désirait pas et il aurait prié Mahal pour que le murmure qui avait traversé ses lèvres eût été plus fort, plus audible. Il craignait qu’elle se détourne de lui et ferme la porte pour partir, retrouver ses fils et ses autres occupations. Lorsqu’il l’entendit héler ceux qui se trouvaient dans le couloir, ameutés peut-être par quelques éclats de voix, il ne pu réprimer un soupir de soulagement. Cela signifiait qu’elle restait et il était rassuré.

Il ne cru pas bon cependant  de lui signifier que dans la missive adressée à Waldur afin que ce dernier mette au courant sa sœur de son retour il avait déjà demandé à ce qu’on lui prépares un bain. Il était inutile de contrarier sa sœur, il en avait déjà assez fait auparavant et il était déjà suffisamment ravi qu’elle reste pour essayer de la faire partir avec une remarque inutile. De toute évidence  les nains qui s’occuperaient de cette tâche n’auraient qu’à réchauffer celui déjà prévu et tout irait pour le mieux. Après tout c’était bien pour le plaisir de la voir s’affairer à ses côtés et de la savoir présente en cet instant qui le contentait le plus. Il avait cru un instant qu’elle n’avait entendu son murmure et peut-être était-ce un sens plus aiguisé, différents des cinq autres qui l’avait fait rester, toujours était-il que d’avoir Dis près de lui était bien plus revigorant que le nouveau plateau repas qu’elle avait fait mandé et le bain qu’on était entrain de lui préparer.
Elle restait, comme il le lui avait demandé, fermant la porte sur eux en attendant qu’un nain arrive avec un nouveau plateau. Elle restait et retournait vers lui, calmement, a ses côtés, comme si elle avait toujours souhaité en faire ainsi. Il était bien heureux qu’elle l’ait entendu, dissimulant un léger sourire en coin en y songeant,  car il n’aurait souhaité demeuré seul et bien que Waldur soit d’agréable compagnie, cela n’avait que peu de chose à voir.
Il la vit regarder en revenant le plateau qui avait contenu fromage, pain et viande il y avait peu avant de lâcher un soupir. Il ne pourrait lui faire croire que tout était de son fait et il su à cet instant qu’elle songeait au vieux guerrier chauve après cette contemplation.
Les mots qui sortirent de la bouche de sa sœur formait un ordre qu’il ne valait mieux pas discuter. Si Dwalin avait été là, sans doute se serait-il recroquevillé sur son fauteuil pour essayer de disparaître dans les coutures du meuble mais le Seigneur des Exilés, lorsque le méfait avait été accomplis,  n’y avait prêté que peu d’attention. Il avait laissé son ami se servir car un plateau pour deux était bien suffisant et que de toute évidence le Régent n’était guère en appétit. Évidemment, il ne pouvait faire croire à sa sœur qu’il s’était déjà sustenté et il dû terminer de bonne grâce le restant du plateau. Il espéra que Kili en ait fait de même de son côté avant d’aller retrouver la quiétude de sa couche, il savait son coup à la tête minime mais il était préférable que son neveu s’octroie un peu de repos.

Après avoir terminé sa portion, il fit tomber les quelques miettes sur le plateau, s’essuyant le bord des lèvres d’un revers du poing pour croiser ses mains devant lui, attendant que le reste arrive avant de s’adresser à sa cadette en quelques termes. Il ne s’intéressait pas tant à ce qui aurait pu se passer de politique ou d’économique en vérité, ses conseillers se chargerait de lui faire un rapport détaillé dès le lendemain mais il s’intéressait bel et bien à des choses bien plus joyeuses et frivoles. C’est pourquoi il demanda:

« Qu'ais-je manqué durant mon absence ? »

Non pas que cela soit son sujet de conversation favoris, il était bien trop aveugle a toutes ces considérations la majeure partie du temps, mais cela amènerait probablement quelques situations plus ou moins cocasses au centre du dialogue qui égaierait l'atmosphère. Après tout, sa sœur était l’une des naine les plus à même d’entendre ce qui se passait en Ered Luin, les gens lui faisaient confiance et il était de ces dons qu’avaient les naines pour avoir une ouïe bien plus développée que la normale pour entendre les conversations les plus discrètes.
Sans doute trouverait-elle étrange de sa part de s’intéresser à cela et loin de lui l’idée de la prendre pour une dame adorant les commérages de toutes sortes, mais il était tant de choses grave en ce monde pour qu’une fois, on les oublie un peu.
Oui, pour le moment, il était encore temps de recoller les morceaux de ce qui semblait se briser, avant de le faire à grand coup de masse lorsqu’il annoncerait sa décision à sa sœur, une conversation sans but, sans sérieux à conserver suffirait. Car il ne pouvait le faire en cet instant, elle lui en voudrait sûrement de ne pas avoir été la première informée mais il ne désirait pas envoyer valser ce moment. Il avait la certitude que pour l’instant, l'orage était passé et qu’il était temps que le soleil reprenne ses droits, qu'un calme s'instaure avant la tempête certaine qui s'élèverait lorsqu'il lui annoncerait ce qu'il escomptait faire dans les mois qui suivraient.



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MessageSujet: Re: Dies Irae Ven 15 Mai 2015 - 14:42





La colère partie, n’aurait pu rester que les regrets. Cependant au-delà de ces derniers, le sentiment qui prédominait à présent en elle était surtout celui qui l’avait poussée à passer cette porte en premier lieu : le souci. Alors, elle avait fait demander nourriture et bain chaud pour son frère, afin qu’il puisse reprendre des forces mais aussi se laver et se délasser, ce qui lui permettrait sans nul doute de retrouver un bon sommeil réparateur, qui lui avait apparemment bien manqué ces dernières nuits. Elle était revenue près de la table comme si tout cela avait été son intention depuis le départ, comme si elle n’avait jamais désiré le quitter en premier lieu, ce que l’un comme l’autre savait être pertinemment faux mais qu’aucun d’entre eux ne se permit de remettre en question.

A présent, elle se retenait. Elle étouffait l’envie de critiquer Dwalin en regardant le plateau quasiment vide qui se tenait à table, pour simplement signifier à son frère qu’il lui fallait manger. Elle s’empêchait de se lever à nouveau pour demander à ce qu’une bassinoire soit mise dans le lit de leur roi, afin qu’il soit bien chaud au moment de l’accueillir. Elle réprimait difficilement l’envie de venir inspecter elle-même ses blessures, quand bien même ses connaissances en la matière remontait à présent à un âge heureusement révolu, alors qu’elle assistait les professionnels en temps de guerre. Elle se retenait, difficilement, d’être fidèle à elle-même et de gesticuler dans tous les sens autour d’un frère qui avait au final seulement besoin d’un peu de repos… Et pour lequel elle faisait donc cet effort qui lui demandait toute sa concentration. A la place, elle resta gentiment en place, tout en regardant Thorin obéir sagement à sa demande (qui en termes de requête était plutôt un ordre, avouons-le). Seule sa main trahissait l’envie bouillonnante qu’elle avait de s’activer à tout et à rien, en tapotant la table dans un rythme qui soulignait à l’évidence plus l’urgence que l'apaisement.

Fort heureusement, son frère ne tarda pas à la sortir de ses considérations (elle se demandait combien de temps il allait falloir pour qu’il ait son repas, étant donné qu’il avait quasiment terminé ce qu’il restait du précédent), en lui demandant des nouvelles. Les doigts de la naine cessèrent leur mouvement pour se poser à plat sur le bois, tandis qu’elle se laissait une seconde de réflexion. Elle se doutait qu’il ne réclamait pas là de rapport officiel quant aux affaires en cours, pour lesquelles il n’y avait de toute façon pas eu de rebondissement majeurs dans les dernières semaines. Il avait de toute façon, comme à son habitude, des petites notes qui l’attendaient à ce sujet sur son bureau. Dìs lui répondit donc en ces termes :

« Rien qui ne menace la sécurité du royaume ou de ses habitants. »

Rien qui ne soit plus urgent que sa propre santé, donc. Elle passa cependant sous silence cette réflexion (qui allait d’elle-même), se retenant encore. Il était une chose, cependant, qu’elle pouvait se permettre de dire :

« Therir va être grand-père. »  

Annonça-t-elle soudain, avant de sourire doucement à cette pensée. Son valet faisait, à l’instar de Waldur pour Thorin, quasiment partie de la famille. Ils avaient après tout traversé les joies et les épreuves de la vie ensemble, depuis déjà un siècle et demi. L’annonce des fiançailles de son fils, quelques années en arrière, avait donné un coup de vieux monumental à la pauvre Dìs, qui n’avait pus s’empêcher de couver un peu plus les siens pour quelques temps, avant que le sentiment étrange ne finisse par s’apaiser de lui-même. Cela lui avait cependant donné matière à réfléchir. Aujourd’hui, bien entendu, elle était contente de la nouvelle et se réjouissait. La naine se mordit presque l’intérieur de la joue pour s’empêcher de divulguer, dans le même ordre d’idée, des choses qu’il ne lui appartenait pas d’annoncer et qui n’était encore que trop jeunes, à peine à leur prémices à vrai dire, pour que l’on en risque publicité. Elle ne put cependant s’empêcher de demander, un brin de malice dans les yeux :

« Tu m’imagines grand-mère ? »

Car si l’idée de laisser ses fils lui échapper l’avait d’abord effrayée, si elle avait craint d’être abandonnée sitôt d’autres femmes qu’elle dans leurs bras, elle s’était libéré de son besoin de contrôle pour enfin regarder du côté positif des choses. C’était après tout là la vie dans ce qu’elle avait de plus beau. L’opportunité de nouveaux rires, de nouveaux souvenirs chers à son coeur. La possibilité de bercer à nouveau des bambins fatigués, de les voir courir et jouer, de sécher leurs larmes, d’écouter leurs secrets et de peser dans leur éducation… pour les voir à leur tour devenir des nains dignes de la lignée de Durin.
Ils n’en étaient pas encore là, mais Dìs n’était pas aveugle - et encore moins sotte - et elle savait que le jour où elle verrait ses fils prononcer leurs voeux devant Mahal viendrait bien assez tôt. Pour le moment, elle se contentait de rester disponible si l’un d’eux avait besoin de conseils… Et d’en prodiguer de temps à autre l’air de rien, même si rien ne lui était demandé. Quoi ? Rappeler au détour d’une conversation que Daìn était parvenu à ses fins grâce à de la patience et de l’humilité, ou sous-entendre subtilement qu’une femme apprécie d’être complimentée sur autre chose que son physique, ça peut aider, si si !



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— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
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MessageSujet: Re: Dies Irae Mer 10 Juin 2015 - 15:54



Dies Irae



La colère de sa sœur était retombée, doucement, au fur et à mesure, tandis qu'il essayait de conduire leur houleuse conversation vers de meilleures auspices. Car il savait que sa sœur s’inquiétait, s’était inquiétée pour son fils mais également pour lui et il ne pouvait lui en vouloir d'être entrée dans une telle colère. Cependant, elle n'était plus utile désormais, ce n'était pas de sa colère dont il avait besoin en cet instant, seulement sa présence suffisait. Elle avait fait mander un nouveau plateau repas et un bain chaud, puis elle était revenue s’asseoir à ses côtés, comme si cela avait toujours été son intention et le Roi avait soupiré, imperceptiblement.
Elle avait entrepris de frapper en cadence sur le bois de sa chaise, se retenant sans doute de faire mander d'autres effets, de faire le tour de la pièce et autres mouvements qui aurait donné le tournis à son frère alors qu'il avait besoin de calme et de repos. Mais elle avait bien compris tout cela et elle demeurait assise, calme, tandis qu'il finissait le plateau repas comme elle le lui avait vivement conseillé sous peine sans doute de voir reparaître un courroux brûlant venir lui souffler dans les oreilles. Sa sœur cessa de marteler de ses doigts l'accoudoir du siège dans lequel elle était assise en l’écoutant, laissant au silence le droit de s'installer de nouveau avant que Dis n'ouvre la bouche.

En réponse à sa question, elle lui appris que rien ne menaçait l'Ered Luin et son peuple, chose dont il se doutait. Il confiait les rênes des Montagnes Bleues à sa sœur et à des conseillers compétents qui savaient œuvrer pour le plus grand bien de tous et avec intelligence, sa disparition n'aurait en rien pu affecter la sécurité du relief et c'était là, une chose bien rassurante. Il devina néanmoins, en sondant le regard de sa sœur qu’elle gardait pour elle une autre réflexion dont il n'était pas certain de vouloir connaître le sujet. Elle lui appris en outre que Thérir allait être grand-père et la chose laissa au Roi des Exilés la possibilité de s'en ravir.
Le regard du Seigneur des Exilés se para d'un éclat brillant. Il connaissait l'affection que portait sa soeur pour le nain, il était lié par la même amitié que Waldur à sa personne et il était heureux d'entendre pareilles nouvelles, comme lorsque le nain avait été père, c'était une consécration heureuse pour ce nain fidèle et altruiste. Il était d'ailleurs étonnant de voir qu'après toutes ces années de loyaux services envers sa soeur, le Roi du Peuple Errant ait ou considérer Therir comme un membre à part entière de leur famille, bien qu'il ait été pour lui placé dans un rôle de cousin éloigné, si sa sœur l'appréciait, il se devait et il le faisait sans mal, l'apprécier aussi.
Sa sœur souriait à cette annonce et il sourit en réponse. Songeant au bonheur que devait éprouver le nain, il ne vit pas sa cadette se mordre l'intérieur de la joue et il était bien loin de connaître les inclinaisons respectives de ses neveux pour des naines. Il croisa cependant le regard plein de malice de sa sœur qui le questionnait, lui demandant s'il pouvait l’imaginer grand-mère et s'il n'avait pas eût finis sa bouchée quelques secondes, sans doute ce serait-il étouffé avec. Écarquillant de grand yeux surpris, il ignorait s'il devait prendre cela comme une simple supposition ou s'il avait encore été aveugle à bien trop de choses depuis quelques temps.
Plongeant son regard de glace dans les même orbes bleutés qui le regardait, dans l'espoir de connaître les tenants et les aboutissants de cette phrase, il demanda à Dis :

« L'un de tes fils aurait-il commencé à courtiser une dame ? »

Imaginer sa sœur grand-mère était bien facile. Elle serait une aussi bonne grand-mère qu'elle avait été une excellente mère et il ne doutait pas que Dis remplisse ce nouveau rôle à merveille, comme tout les autres mais cela était à la fois une chose bien heureuse mais également bien triste.
Lui qui n'avait jamais eu le chance d'être père et ne l'aurait jamais, dû à son grand âge qui ne cessait d'avancer sans attendre. Il n'avait eu la chance de trouver la Dame qui aurait ou ravir son cœur, ou peut-être que si mais il ne s'était jamais montré enclin à la séduire, dans la crainte de recevoir un refus. Il était attristé d’avoir vu cette chance se refuser à lui et pourtant, son cœur s’emplissait de joie à mesure qu’il songeait que cela rendrait sa sœur heureuse. Il n’y avait rien d’autre de plus important que cela à son esprit en cet instant. Pourtant, une douce mélancolie vint bientôt cogner de nouveau contre les portes de ses pensées.
Cela signifierait le départ de ses neveux hors de leur maisonnée pour fonder une famille, et bien que cela ait été le juste cours des choses, il craignait doucement que la place qu'il pouvait qu'il pouvait occuper dans le cœur des enfants de sa cadette ne disparaisse. Après tout, quel jeune nain aurait aimé avoir comme grand oncle un vieux nain grincheux ? Mais cela signifierait également un foyer aimant pour ses deux neveux favoris, des épouses pleines de bonne volonté, de bonté, qui sauraient les chérir et les combler avant qu’il le ferait pour elle. Oui, tout ceci était en réalité une perspective bien plus encourageant que ce qu’il avait ressenti en premier lieu.

On vint frapper à la porte, sortant le Seigneur des Exilés des pensées au milieu desquelles il était plongé et il regretta presque qu'on vienne les déranger ainsi alors qu'il espérait recevoir une réponse de sa cadette mais fort heureusement, ce n'était que Waldur avec un second plateau repas qui vint le déposer sans plus de mots avant de recevoir un hochement de tête reconnaissant de la part du Seigneur des Exilés. Il aurait été bienvenue que ce dernier lui annonce que le bain était près mais une autre part de lui-même avait envie d'en savoir un peu plus.

Il n'était pas adeptes de ces commérages de bas étages que pouvaient affectionner bon nombre de nains à propos des amourettes d'autres, mais lorsqu'il était question des siens ou de ses proches, il en était tout autre. Il ne pouvait demeurer sans savoir si la question lancée par sa sœur était bien innocente ou si elle renfermait là des choses qu'il ignorait. Après tout, ils étaient en âge et en droit de le faire, il priait simplement pour qu'ils trouvent des naines aussi solides que leur mère, capables de les supporter. Fier de sa boutade intérieur, qu'il avait déjà faite à Dis lorsqu'elle était plus jeune et qu'il avait tenu une conversation similaire, son visage se para d'un sourire en coin alors qu'il reposa son regard et son attention sur Dis.



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MessageSujet: Re: Dies Irae Dim 2 Aoû 2015 - 22:34





Dìs avait le plus grand mal du monde à rester sagement assise et à ne pas commencer à faire les cent pas, s’agiter pour un rien, râler sur la lenteur excessive de leurs gens (ce qu’elle ne se permettrait pas en temps normal, rassurons-nous), et ainsi de suite. Alors, la question de Thorin lui avait permis une pause rafraîchissante dans son bouillonnement interne et elle s’était engouffrée avec plaisir dans la faille, rapportant une heureuse nouvelle dont la rumeur ne s’était pas encore répandue par-delà les Ered Luin, mais qu’elle tenait directement de la bouche du grand père comblé. Et l’un dans l’autre, elle n’avait pu s’empêcher, un sourire étrange aux lèvres, de penser au moment où ce serait son tour. Leur tour. Mamie et grand oncle, rendus gâteux trop tôt par de grands yeux suppliants et des sourires édentés. Elle essayait de se concentrer sur cette image du bonheur à venir, et d’écarter de ses pensées soucieuses les idées sombres qu’accompagnaient inévitablement un tel avenir : ses enfants quittant le nid, ses fils préférant largement la présence d’une autre à la sienne, ses petits ayant des milliers de choses plus intéressantes à faire que de s’occuper de leur mère. Non, mieux valait penser aux petits enfants à venir, plutôt qu’au fait que leurs parents n’auraient, d’ici là, plus grand besoin de leur mère une fois une autre naine entrée dans leurs vies.

Thorin n’était pas dupe ; il n’avait jamais été idiot et il fut probable que l’expression de sa soeur lui mit la puce à l’oreille. Quoi qu’il en soit, il ne tarda pas à plonger ses yeux dans ceux de sa cadette, soudain très intéressé, pour lui demander si l’un de ses fils avait commencé à courtiser une dame. Dìs n’eut d’autre choix que de se mordre à moitié la langue pour s’empêcher de dévoiler ce qui n’était pas dans son droit de livrer, même à Thorin, et pour ne pas laisser son visage, son sourire, trahir la chose non plus. Car si elle était la première à aimer entendre les rumeurs croustillantes de l’Ered Luin, et à faire des pronostics sur les dates de mariages, de naissance, ou à affabuler sur les jalousies et les amours des uns et des autres devant un thé fumant en riant avec Raeryan, elle ne se serait jamais permise de divulguer d’elle-même un secret qui n’était pas encore dans les rues. Ou plutôt, jamais elle ne serait allée révéler quelque chose sur ses proches, si ces derniers n’étaient pas eux-mêmes prêts à en parler. ...A moins d’une absolue nécessité, bien sûr.

La naine fut presque reconnaissante à Waldur d’entrer pile au mauvais moment…. au bon moment, l’aidant ainsi à recomposer une expression plus tranquille mais aussi à se composer une réponse. Sans compter qu’arrivait enfin le plateau qu’elle avait demandé un peu plus tôt ! Elle se demanda dès lors où en était le bain, mais se garda de justesse de presser le chambellan, dont elle savait qu’il faisait probablement du mieux qu’il le pouvait. Ce dernier reparti, elle senti le regard de son frère, perçant, posé sur elle, et ne put s’empêcher de sourire légèrement, mystérieusement, à le sentir si intéressé par le sujet. Pourtant, elle se contenta de répondre, presque espiègle :

« Eux seuls sont en capacité de savoir ce qu’ils font ou désirent faire… De même qu’ils sont les seuls à pouvoir se prononcer sur d’éventuels élans. »

Ce qui était tout à fait véridique. Et ce qui n’aidait absolument pas Thorin à relever la vérité quant aux affaires de ses neveux. De plus, les propos de sa soeur n’étaient pas tout à fait innocents ; ils ne concernaient pas uniquement ses neveux. S’il s’interrogeait sur ces derniers, elle, elle s’interrogeait sur lui. Une charade qui avait déjà des dizaines d’années et dont lui seul détenait la réponse. Une énigme qui la brûlait depuis qu’elle avait entendu parlait de Fraìa, mais qui avait perduré bien après qu’elle eu compris qu’aucun amour n’avait fleuri entre ces deux coeurs. Un rébus qu’elle avait entrevu, au détour d’un jour de Durìn, alors que des joues rosissait et que des regards semblaient s’éviter pour mieux se chercher à nouveau. Quels élans avaient embrasés ce coeur-ci ? Quelles actions avait été entreprises ? Thorin était un homme secret et elle faisait de son mieux pour respecter cela, mais elle ne pouvait s’empêcher de souhaiter son bonheur et d’espérer qu’il eut tenté tout ce qui était en son pouvoir pour goûter à la fortune de l’Amour, si ce dernier avait trouvé une brèche vers son âme.

« Ils en mettent un temps ! »

S’exclama-t-elle soudain, ses sourcils se fronçant un instant. Elle soupira et jeta un regard lourd de sens à son frère :

« Mange. Que le bain ne refroidisse pas d’ici à ce que tu aies fini, ou nous allons y passer la fin de la journée si ce n’est la nuit. »

Elle se leva de sa chaise, son agitation semblant finalement revenir à elle sur ces propos et elle parcouru quelques mètres allers, retour avant de demander :

« Combien de jours de repos t’ont été préconisés ? »

L’un comme l’autre savait probablement qu’elle arrondirait mentalement le chiffre qui lui serait donné à la dizaine supérieure.




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— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
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MessageSujet: Re: Dies Irae Ven 11 Sep 2015 - 10:40



Dies Irae


Il avait posé son regard azur sur sa sœur, alors que cette dernière semblait sur le point d'imploser, elle avait du mal à rester assise calme à attendre que tout les préparatifs qui avaient été lancé pour améliorer les conditions du retour de leur souverain. Le Seigneur des Montagne Bleues sourit pour lui-même, il n'aimait pas particulièrement voir sa sœur plongée dans un tel état d'impatience mais cela avait quelque chose de rassurant, comme les réminiscences de souvenirs chaleureux, de maternel. Dìs avait toujours été le portrait identique de leur mère, tant dans le caractère que dans les traits. Il avait pourtant déclenché son courroux quelques infimes secondes et pourtant, il était ravie qu’elle ait décidé de rester. Il essaya de ramener le sujet de la conversation à quelque chose de plus léger s’enquérant des dernières nouvelles de leur peuples et des dernières nouvelles que sa sœur aurait sans doute entendue.
C'est à cet instant qu'il fût ravi d'apprendre pour Thérir et il se laissa à s'imaginer grand oncle plutôt que père, car il était de ces choses plus certaines que d'autres. Il reporta la question sur ses neveux espérant en savoir d'avantage, il cru apercevoir le masque de tranquillité de sa sœur se fendre, mais Waldur arriva au même moment, détournant son attention. Cependant, cela n'empêcha pas le Roi du peuple Errant de poser un regard inquisiteur, perçant sur sa sœur qui lui répondit par un sourire espiègle, mystérieux avant de lui offrir quelques mots sur ce que pouvaient bien faire Fili et Kili et qu'eux seuls pouvaient apporter des réponses à ces questionnements.
La réponse était bien sibylline, sa sœur ne lui donnait en vérité nulle réponse concise, le Seigneur des Montagnes Bleues pouvait bien en tirer les réponses qu’il souhaitait entendre mais il était quelque chose, qui, bien qu’il fût loin d’être devin sur ces choses de l’amour qui lui était étrangère, que sa soeur ne pouvait lui cacher, dérober à sa vue. Cette conversation avait été bien trop axée sur la possibilité qu’un jour ils aient pu devenir grand-mère et grand-oncle pour qu’il n’y ait nulle fumée sans feu. Il lui faudrait sans doute bien plus de temps et bien moins de délicatesse qu’à sa sœur mais il finirait par savoir de quoi tout ceci retournait.  En songeant à cela il eût presque l’impression que les mots qu’énonçait sa cadette lui étaient destinés. Avait-elle cru surprendre des choses à propos desquelles il n'avait rien osé dire et desquelles il ne s'était aucunement avancé ?
Il y avait bien eu Fraia, cette amie cher à son cœur dont la rumeur d'une relation entre la Dame et le Seigneur des Exilés ne cessait de maintenir certaines ménagères en émois mais il n'en était rien, entre eux deux, il n'y avait qu'une amitié profonde et heureuse, cela suffisait d'ailleurs à remplir le cœur de l'Héritier de Dùrin de joie.
Il faillit sourire pour lui-même, songeant à une dame qui avait plusieurs fois occupée ses pensées mais il ne désirait en aucun cas s'avancer et bien que son regard porta en cet instant la trace des souvenirs heureux des jours de Dùrin, il essaya de ne rien laisser paraître. Lorsque le moment serait venu, si jamais il arrivait, Dis serait bien évidemment la première au courant.
Sa sœur s'exclama soudainement, fronçant les sourcils à l'encontre du temps que mettaient leurs gens avant de soupirer pour lui lancer une œillade qu'il comprenait que trop bain avant de lui enjoindre de manger et ce rapidement avant que le bain ne refroidisse. Elle ne désirait pas, tout comme lui, y passer la journée, cependant, il avait déjà la peau du ventre bien tendue, il avait sauvé quelques morceaux lorsque Dwalin était là, il n'était donc pas à discuter le ventre vide.

« Me goinfrer n'est pas non plus la solution... »

Il avait mangé, à sa faim, mais son appétit s'était amoindri depuis quelques années. En vieillissant, il n'avait plus besoin des même quantités qu'auparavant et bien que son corps ait encore souhaité arboré une certaine jeunesse, il sentait parfois le temps reprendre ses droits. Parfois, lorsque le temps était trop humide, il sentait ses articulations se raidir, comme le vieillard qu'il était, 195 ans était un âge honorable pour bon nombre de nain et ce qui lui manquait pour ne pas sombrer dans la sénilité, c'était bien l'exercice. Ainsi, cette petite quête, entreprise légèrement folle, ne faisait que repousser le moment où son corps ne le laisserait plus quitter seul son fauteuil. Il n'était pas pressé de se retrouver dans un tel état, il avait encore tant à faire et bien qu'il n'ait pu l’annoncer de la sorte à sa sœur, il savait qu'il le ferait bien assez tôt. Pour le moment, il ne voulait lire en aucun cas la tristesse, la colère et le désespoir dans le regard de sa sœur, il préférait profiter de cet instant où elle savait se montrer très, voire trop attentionnée et cela lui convenait parfaitement. Elle se leva d'ailleurs de son siège, son agitation revenait en elle depuis leurs derniers propos, faisant ainsi quelques pas avant de le questionner sur la durée de son repos à venir.

Il était inutile qu'il mente à sa sœur, de toute façon, elle 'e forcerait à rester au repos au moins dix jours de plus que cela était nécessaire. Bien qu'il ait pu supposer ses entailles et les coups reçus assez sévères pour être obligés de s'octroyer du repos, il espérait fort bien que tout ceci prenne fin avant l'achèvement d'une semaine. Il était de bonne constitution et sa nature le laissait que très peu en proie à des maladies ou à des maux plus longtemps que quelques jours, il en serait de même pour ce qu'il avait récolté. Ils avaient été pansés rapidement avec Kili par un guérisseur, mais cela n'avait été en aucun cas le fruit d'un examen poussé et méthodique, seulement un nettoyage et un bandage hâtif pour ne retarder plus avant leur retour.Il était également de cette fièvre bien étrange qui l'avait saisi dont il faudrait qu'il mentionne l'existence à un médecin, mais cela était bien trop mystique pour qu'il n'en parle avant d'avoir découvert après quelques recherches la possibilité d'une telle chose. Il haussa les épaules avant de planter son regard dans celui de sa cadette :

«  Moins d'une semaine, je ne vais pas mourir de quelques égratignures. »

Les nains avaient une bien meilleure constitution que les hommes qui d'une fièvre lié à une minuscule entaille pouvait être emporté par la mort si rapidement qu'ils n'avaient le temps de dire adieu aux leurs, mais le Seigneur des Montagnes Bleues ne mourrait pas aujourd’hui d'un malheureux coup à l'épaule et de la fatigue, il avait encore bien trop de choses à accomplir. Et l'une d'entre elles lui tenait particulièrement à cœur.




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