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"Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn

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 "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn

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MessageSujet: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Lun 6 Jan 2014 - 14:38




Je suis déjà mort...

Dans une taverne de Rohan… Dans la cité du roi Brytta, Méduseld, un autre roi venait se poser après une chevauchée de plusieurs jours. Abattu. Complètement anéanti. Il se traîna lourdement vers un coin reculé de la salle et se posa une chaise libre. Tellement vide. Impuissant. Comment cela avait-il put se produire. Morte. Elle était morte. Serrant dans son poing un morceau de papier, la tête appuyée douloureusement sur celui-ci. Elle ne méritait pas de finir ses jours ainsi. Pas maintenant ! Pas après avoir donné naissance à leur premier enfant. Un enfant qui ne connaîtra pas sa mère. Et ne verrait son père que les rares fois où celui-ci reviendrait dans le nord. Ainsi, son fils ne saura pas ce qu'est d'avoir l’affection d’un parent, la tendresse de sa mère, les bras forts de son père. Pour peu qu’il soit seul, et le seigneur des Dunedain en aurait pleuré de rage. Mais à cet instant précis, ses yeux étaient vides, secs. Les larmes se refusaient à lui...Seul un sentiment d’injustice profonde résidait dans son cœur. Les Valars n’avaient-ils donc aucune pitié ?

Arathorn. Son petit garçon, ne connaîtrait donc jamais le sourire de Miraen la belle. Il ne saisirait jamais entre ses mains innocentes sa chevelure rousse, flamboyante au soleil. Il ne pourrait sentir son parfum de miel et de jasmin, sa peau de pêche. Dieu qu’il l’avait aimé. Et maintenant elle était partie. Retentant un gémissement déchirant de franchir la barrière de ses lèvres, le jeune Dunedain s’effondra sur la table. La tête entre ses bras pour cacher son visage ravagé par la souffrance d’une blessure qui resterait présente dans sa chaire, Arador voulait disparaître. Disparaître et rejoindre son fils. Il voulait le tenir contre lui, le rassurer, le couvrir d’amour, et lui dire qu’il serait là pour lui ! Toujours ! Mais à l’instant c’était impossible. Et cela lui faisait plus mal que tous les coups qu’il avait déjà pu recevoir.

La journée avait pourtant commencé sous de bon hospice. Un soleil radieux, un temps doux, son cheval Amroth semblait encore heureux de le porter à travers les plaines du Rohan. Et il n’avait suffit que d’un message, porté par un maudit pigeon pour que le ciel lui paraisse alors sombre, le vent glacé, et le monde insipide. Il avait suffit d’une lettre pour qu’il s’écroule au sol en hurlant de douleurs. Criant sa peine. Il ne se rappel même plus comment il à fait pour remonter sur son cheval, comment il a fait pour trouver cette taverne, comment même il a put y penser. Mais désormais il était là, misérable, loque humaine, à ressasser des instants qui ne seraient jamais plus.

-Une pinte s’il vous plait ! gueula soudainement, d’une voix enrouée, le désormais veuf.

Il voulait oublier. Oublier tout. Ne plus penser à rien. Dormir. S’endormir et se réveiller auprès de sa bien-aimée. Loin d’ici. Loin de tout. Avec leur fils entre eux, heureux. Il voulait faire taire en lui ce sentiment de désespoir qui menaçait de le submerger. Alors il allait boire. Boire jusqu’à ne plus avoir un sous en poche. Boire jusqu’au dernier baril de bire de cette maudite taverne qui allait assister à se déchéance. Il allait boire jusqu’à ne même plus se rappeler de son propre nom. Jusqu’à ne plus avoir conscience de lui. Première pinte. Il la vide cul-sec sous l’œil légèrement concerné du serveur, qui d’une voix incertaine lui demande : « Une autre ? »Jetant sur le pauvre homme un regard pénétrant, le prince malheureux grogne un « Et vite » sinistre.

Ainsi commencèrent la valse des pintes de bières. Sous l’œil amusé bien sûr des autres clients du coin qui désormais tournés vers lui, l’encourageaient à boire. Chose inutile car c’était avant tout son intention.  Sa bourse devait être vide à la fin de cette soirée. Et il avait encore de la marge à en juger par le poids de celle-ci.

« ENCORE ! »

Cinq, six , sept, huit pintes. Des murmures commencèrent à parcourir les autres buveurs. Celui-là semblait bien tenir l’alcool apparemment. Rien de bien amusant. Ils auraient préféré le voir perdre tous ses moyens au bout de la troisième pinte. Mais il en était déjà à sa neuvième et toujours rien.

-SILENCE PAYSANS ! Mangeurs de foins et de crottins de cheval ! beugla de façon quasi-incompréhensible Arador.

Ah. Là ça devenait intéressant. L’homme s’était relevé de sa chaise, et tanguait dangereusement. Il voulu faire un pas,  mais dû s’appuyer au bord de la table pour ne pas être complètement déséquilibré. Les yeux papillonnants, il semblait vouloir fixer quelque chose sans pouvoir y arriver. Les joues légèrement rosées, il commençait à laisser transparaître de signes d’ivresse. Et pourtant il avait encore tous ses réflexe car d’un geste vifs il attrapa un morceau de pain lancé verre lui. Le regardant d’un air troublé, il chercha son propriétaire à grand cri.

-Viens là mon gars ! Allez viens t’asseoir avec nous.

Assis de force, il se retrouva entouré de quatre grands blonds, barbus, tout aussi saoul que lui, semblant taillés pour le combat. Surement des soldats, pensa-t-il vaguement avant de se retrouver avec une nouvelle choppe de bière dans les mains, dieu seul sait comment. Son esprit n’était déjà plus très clair, mais pas assez pour le satisfaire pleinement. Et recommença, la malheureuse beuverie. De défi en défi, il se retrouva à vider assez de pintes pour soulager la soif d’un régiment de fermiers. Sauf que là ça commençait vraiment à ne plus aller bien. Mentalement, et physiquement. Le jeune homme se sentait atrocement mal, il avait trop chaud, son estomacs se rebellait à l’idée même d’un autre verre, et une forte nausée menaçait de lui faire régurgiter ses derniers litres de bière.

-Vous êtes tous des fillettes ! Moi je vous écrase tous à l’épée !

Il voulut se mettre debout sur la table mais glissa malencontreusement pour se retrouver au sol. Sol qui fut rapidement recouvert de vomissements.  Gémissant misérablement, il frotta ses lèvres d’un geste rageur. Reprenant ses appuis il se remit debout misérablement et cria à tue-tête la main sur l'épée ceinte à sa droite.

-Allez venez ! Venez vous faire tuez ! Bandes de lâches ! J’ai pas peur de mourir moi ! Je suis déjà mort !






Dernière édition par Arador le Mer 19 Mar 2014 - 12:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Lun 6 Jan 2014 - 22:28

Aislinn Feat. Argonui


Tout semblait annoncer une journée à priori normale pour Aislinn qui gérer parfaitement l’enseigne familiale. Bien que son passe-temps favoris était de s’éclipser dans la vaste région qu’était le Rohan. Elle avait laissé la taverne sous une surveillance restreinte le temps qu’elle  puisse profiter de son après-midi dans le calme loin de toute la cohue de la taverne.  Les derniers évènements avaient quelque peu changé le caractère de la jeune femme, elle n’était plus si douce, si souriante à la place elle était devenue une personne arrogante, et insouciante.

Après quelques heures passer dans les plaines à marcher sans but elle rentra dans la cité pour se rendre à la taverne afin de reprendre son service. Comme elle l’avait prédit il y avait du monde, beaucoup de monde… D’un côté elle ferait son chiffre d’affaire, mais d’un autre côté il y avait un risque de bagarre comme les nuits précédentes. Aislinn décida de rester à l’arrière pour s’occuper de ranger les tonneaux, et de s’occuper des commandes aux comptoirs afin d’éviter tout débordement inutile.

Elle connaissait les habitués de la taverne puisqu’elle côtoyait certains commerçants présent pour elle chaque soirée s’annonçait comme une fête familiale avec son lot de ragot, de beuverie et encore de bagarres entre clients pour clôturer la soirée, mais une fois de plus Aislinn espérait de minimiser les dégâts.  La tavernière qui scrutait chaque personne à partir du comptoir elle interrogeait les clients sur l’inconnu qui venait de prendre place à une de ses tables.

N’ayant que très peu de réponse certains clients affirmaient qu’il avait de l’argent, d’autre qu’il connaissait tel personnes. Une chose qui visiblement agaçait Aislinn au plus haut point puis le ton qu’il employait à chaque fois qu’il réclamait une commande irritait la jeune femme qui lui aurait fait comprendre que la politesse était la moindre des choses dans sa taverne. Elle restait debout devant le comptoir à donner les commandes aux serveurs et elle récupérer l’argent ainsi que les pourboires afin de repartir l’argent à la fermeture de la taverne.

Aislinn gardait un œil sur l’ambiance de la taverne qui semblait bien arrosé, un peu plus que d’habitude.  Cependant, elle s’absenta  quelques instants le temps de régler une livraison à l’arrière de la taverne, mais elle eut une autre surprise lorsqu’elle revint sur ses pas. Une bagarre était sur le point d’éclater et il fallait pour elle de montrer qui diriger l’enseigne.

- Ça suffit !

On craignait son autorité lorsqu’elle quittait le comptoir pour venir se mêler aux clients. Son regard autoritaire faisait trembler plus d’une personne lorsqu’elle dévisageait les personnes présentes afin d’éviter une émeute, cela pouvait également ternir la réputation de son commerce. Elle ne comprenait pas vraiment ce que l’individu marmonnait et elle ne cherchait pas non plus à comprendre, car son esprit était bien trop occupé à trouver une solution rapidement. Elle remarqua rapidement que le danger était imminent lorsqu’elle proférait des menaces de mort dans la taverne.

Connaissant les personnes ayant le sang chaud présent, elle savait pertinemment qu’il suffisait encore d’un mot pour que cela se termine dans un bain de sang. Elle décida d’annoncer la fermeture de la taverne prétextant qu’il n’y avait plus de  boisson pour la soirée. Elle affirma avec sa voix quelque peu excéder par la situation :

- Si vous continuez votre scène je n’hésiterais pas une seule seconde à vous étriper moi-même.





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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Mer 8 Jan 2014 - 10:19




My beloved lady...

L’esprit complètement englué dans un marasme incohérent de pensées, Arador sentait le monde tourner autour de lui doucement, mais surement. Se retenant à l’un de piliers de la taverne, il secoua vigoureusement sa tête comme pour y chasser des mouches. La main toujours sur la poignée de son épée, il restait dans l’attente d’un challenger à son défi, mais peine perdu, car à peine l’avait-il lancé, qu’une femme était venu mettre bon ordre dans la pièce. Arrivée sur ses gros sabots, elle semblait avoir plus d’autorité que quiconque dans ce lieu. Il la regarda alors de ses yeux obscurcis par l’alcool, lui dédiant un regard dédaigneux et hautain.  

Sous l’emprise des litres de bières et autres breuvages qu’il avait absorbés, voilà que le jeune homme en perdait sa courtoisie. Fixant ostensiblement, la femme. Blonde. Elancée. Un beau visage, mais dur et comme qui dirait taillé par une vie somme toute difficile dans ce pays rarement en paix, souvent en guerre. Contre les orc, contre les sauvages du pays de Dun, contre la famine. Il aurait put la trouver belle, et saisissante, s’il n’avait pas été dans un tel état d’ébriété. En cet instant il ne pouvait la voir que comme une gêne, et un personnage insignifiant, particulièrement agaçant venant contrarier ses plans.

- ÇA SUFFIT !

Suffit de quoi ? Aurait demandé le Rôdeur si une nausée plus forte que les autres ne l’avait pas prit, le courbant en avant, lui coupant la parole. Posant une main pressante devant sa bouche, il parvient avec force de conviction, à se retenir de souiller une fois de plus le sol de la taverne. Car après tout vomir c’est tricher disent les hommes aguerris à l’art de la boisson. Aussi calmant son cœur s’étant emballé sous la crainte de cette possible régurgitation, il finit par redresser la tête, fier comme un coq d’avoir sut garder la bière présente dans son estomac.  Suivirent deux grandes inspirations qui lui mirent un peu le tournis.

- SI VOUS CONTINUEZ VOTRE SCÈNE JE N’HÉSITERAIS PAS UNE SEULE SECONDE À VOUS ÉTRIPER MOI-MÊME.

C’était la première fois qu’il s’arrêtait dans cette taverne. Et apparemment au silence qui régnait, cette femme en était la propriétaire. Son autorité semblait avoir fait taire le reste des clients présents qui quelques instants plutôt s’était mis à encourager bruyamment le jeune homme dans sa folie. Se positionnant avec assurance au centre de la pièce, elle semblait défier quiconque de contester son pouvoir sur ces lieux. Défier ? Les défis, Arador n’a jamais sut leur résister. Aussi cette femme qui ordonnait déjà la fermeture des lieux, son regard ombrageux défiant les hommes de répliquer, lui fit monter l’envie de se battre. Non pas avec son épée -jamais il ne blesserait pour rien au monde une femme-, mais bien avec sa bouche et ses mots.

S’avançant vers elle d’un pas peu assuré, son regard noir fixé sur elle, il n’attendit pas que tous les hommes soient partit pour crier haut et fort.

-J’ignorais que les hommes du Rohan fuyaient devant le combat! Les chants louant leur bravoure seraient donc mensonges et fabulations ?

Souriant à pleine dents, comme un imbécile heureux il lança un regard venimeux à la tavernière qui selon lui tentait de réduire à néant ses efforts. Il ne s’était pas enfilé un tonneau de bière, perdu dans le même temps sa contenance et sa raison, pour finir par être simplement renvoyé au dehors comme un simple paysans. Il était roi. Et méritait un combat pour bien terminer la soirée.  Il voulait avoir mal. Suffisamment en tout cas pour oublier sa véritable douleur. Celle de la perte et du décès d’un être aimé.  Aussi dans un regain d’arrogance et d’inconscience, il s’approcha encore de la Rohirim maitresse des lieux, et la saisie par la hanche, et la ramena fermement auprès de lui, comme un trophée gagné après la bataille.

-Aussi notre belle dame aura le plaisir de vous annoncer que la soirée n’est PAS terminée, et reprend…tout de suite ! TOURNEE GENERALE CAMARADES ! ET C’EST MOI QUI PAYE ! S’exclama-t-il  en levant une bourse à moitié pleine, en l’air.

Inconscient de ses actes, ne se comportant plus du tout comme un individu de son rang, il posa un regard sombre de confusion, mêlant luxure et tristesse, sur la barmaid. Entourant de ses bras puissants la femme,  la rapprochant encore de lui, glissant ses lèvres à son oreille, respirant son parfum d’une façon qui aurait fait hurler d’indignation ses pères avant lui. Il était provocant et se comportait comme un amant en manque. Mais il y avait déjà longtemps qu’il n’avait pas été aussi proche d’une femme, de près ou de loin. Et celle-ci l’enivrait à cet instant précis de par son charisme et son autorité. Venue comme une vague plus forte que les autres, cette soudaine envie de réconfort et de chaleur féminine, lui avait fait perdre l’esprit. Sa belle Miraen à jamais parti, il se sentait vide, et inconsciemment peut-être, recherchait de quoi combler ce trou béan. L’alcool, les femmes, la douleur étaient peut-être des solutions dans son esprit torturé. Aussi il s’étourdit encore de cette présence chaude, murmurant continuellement telle une lamentation des mots aussi lourds de sens que d’un sentiment de désespoir refoulé.

-Tellement…belle…et forte…une femme…une vraie…ma Dame...Hiril Vuin*…j’ai besoin…j’ai envie…de vous…je suis perdu…sans vous.disait-il, ces mots entrecoupés de profondes inspirations, de soupirs, et de caresses toujours plus osées.

Il ne savait même pas à qui il s’adressait en particulier. Sa voix était faible mais grondait d’émotions. Peut-être croyait-il serrer dans ses bras Miraen la Brave, caressant doucement sa longue chevelure rousse, soufflant doucement à son oreille, se laissant reposer contre elle, ses muscles détendus. Sauf que la réalité était tout autre, blonde, et sévère… et il ne tarderait pas à le découvrir, douloureusement. Car ils n’étaient pas seuls.  Loin de là.





Dernière édition par Arador le Mer 26 Fév 2014 - 10:35, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Mer 8 Jan 2014 - 14:55

Aislinn Feat. Argonui


Bien qu’elle ait annoncé la fermeture de la taverne pour la soirée il semblait que le fauteur de trouble en avait décidé autrement. Il osa défier son autorité dans son commerce et de plus devant une vingtaine de personnes qui étaient des habitués.  Le sang d’Aislinn n’en fit qu’un tour, son regard de braise n’exprimait que la fureur qui l’envahissait peu à peu après ce début de révolte.

Aislinn restait impassible, elle ne reviendrait pas sur sa décision. Par ses mots on devinait rapidement qui était la maitresse de ses lieux et qu’elle n’allait pas fermer les yeux sur un comportement aussi inacceptable qu’il soit. La jeune femme constata qu’il était impossible de parlait pour calmer le jeu puisque le fauteur de trouble était ivre et cela ne se limité par à son comportement, mais aussi à l’odeur de l’alcool qui l’insupportait plus que tout.

De nature bien élevait elle resta silencieuse pendant que ses clients s’installaient avec prudence sous le regard noir de la tavernière, elle réfléchissait rapidement à une autre approche sans doute décuverait-il avec  une vieille recette fait maison ? Beaucoup de pensées négatifs lui venaient à l’esprit afin de faire disparaitre ce mécréant imbus de sa personne croyant faire la loi sur son territoire.

Lorsqu’il s’avança sur elle, beuglant à tout va une remarque qui fut une remarque de trop elle n’hésita pas à répliquer aussi rapidement que possible avec un ton autoritaire et un regard meurtrier :

- Ou voyez-vous un combat ?  Personne ne fuit le combat puisqu’il n’y en a pas. Vous n’êtes qu’un étranger vagabondant sur nos terres et vous fuyez chaque responsabilités et vous vous terrer dans les ombres lorsque vint la guerre... Vous osez remettre en question la bravoure des hommes du Rohan ? Je serais vous, je réfléchirais  avant de parler, j’en ai humilié pour moins que ça.  Vous n’êtes rien dans ces lieux !

Les spectateurs savaient à quoi s’attendre lorsqu’Aislinn se mettait en colère, et il lui faudrait plusieurs jours pour laver un affront de la sorte. Car personne ne pouvait en douter, la fureur de Aislinn le traquerait sans relâche, en quelque lieu qu’il cherchait un refuge, et jusque dans l’au-delà s’il le fallait, mais pour elle il était hors de question de remettre en question le courage des hommes du Rohan qui avaient traversé de longues heures sombres à cause des attaques d’Orcs  aux abords de la cité.

Toutes ses manières l'insupportaient au plus haut point, elle prit discrètement un  des couverts qui se trouver sur la table ou elle était appuyée puis elle le cachait dans sa manche pour prévenir de n’importe quel danger puisque les esprits semblait tous fonctionner à l’alcool. Il ne manquait pas d’air et sa fierté viendrait à le perdre s’il continuait à se comporter de la sorte avec elle.  Aislinn n’eut pas le temps d’agir pour quoi que ce soit qu’il attira contre lui tout en se croyant victorieux.

La seule choses par instinct qui était venue à l’idée était de la gifler d’un revers de la main puis elle essayait de se débattre, personne ne forcerait la main si facilement.  Elle n’avait aucun sentiment pour l’individu juste du dégout à l’état pur qu’elle lui avait fait part lorsqu’il se prit en quelques sortes pour un roi. Même si il avait de l’argent à dépenser il ne le ferait pas ici, il était hors de question pour elle de continuer à supporter son manque de respect envers ses employés et les clients habituels.

La jeune femme essayait  tant de bien que de mal de le repousser, elle entendit quelques brides de conversation qui lui murmurer à l’oreille, mais avec le bruit des pintes et des discussions elle n’entendit que très peu de chose.  Lorsque les caresses se faisant de plus en plus insistante elle n’eurent pas d’autre choix que de sortir le couteau qu’elle avait précieusement caché dans sa manche  pour lui donner un coup de couteau au niveau de sa hanche. Le coup fut bref, vif et sans remord pour la jeune femme elle ne pensait pas en venir à cela, mais il le fallait. Elle reprit sa respiration tout en s’adossant contre le mur qui se trouvait derrière elle.  

Lorsque des gardes entrèrent dans la taverne, elle leur fit comprendre que personnes ne devaient s’en mêler, car elle comptait cette histoire seule. Elle affichait un sourire  narquois, celui qu’elle affichait chaque fois qu’elle avait gagné une chose sans le moindre effort. Elle lui répliqua impassiblement :

- Vous êtes dans ma taverne et c’est moi qui dicte les lois. Si vous n’êtes pas content vous pouvez repartir.

Elle ne se souciait guère de la blessure physique qu’elle lui avait donnée quelques instants plus tôt. Il pouvait affirmait que c’était une solution désespérée  ou tout simplement une action calculé venant de la part de la jeune tavernière.





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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Sam 11 Jan 2014 - 15:14




Am I that desperate?  

Complètement ivre. Avachi au sol, du sang –son sang- tâchant ses habits ainsi que le sol, Arador était bel et bien ivre. Après être passé par l’euphorie, la nausée, il menaçait de pénétrer dans l’inconscience alors qu’il souffrait d’une blessure à la hanche. Blessure infligée par la farouche tavernière du Rohan. Celle-ci désormais éloignée du Rôdeurs, le regardait, goguenarde. Et Arador, les yeux baissés au sol, un moment hébété par ce soudain rebondissement, passait ses doigts fins sur sa plaie, semblant presque indifférent à ce qui venait de se passer.  Sonné en quelque sorte par ce revirement soudain. Il avait cru dans un bref instant de folie que la jeune femme lui faisant face était sa bien-aimée et avait agit comme le pire des mufles. S’en voulait-il ? Absolument pas. Du moins pas sur le moment, saoul comme il l’était. Au contraire même, car il se mit à ricaner. Oui ricaner.

Jamais Arador ne ricanait. Ce n’était pas le genre de comportement qu’il prônait. Les railleries, il ne s’en servait que rarement. Aussi pourquoi, de quoi se moquait-il ? De lui-même ? D’elle ? De cette blessure ? Il ne savait pas trop. Mais il était sûr d’une chose. Il avait mal, non plus dans son cœur, mais à cette hanche meurtrie par la lame que tenait encore dans sa main la tavernière. Il avait mal et il riait. D’un rire dément. Appuyant sur sa blessure pour retenir l’écoulement du sang, il se releva doucement. Tiens d’ailleurs il n’avait même pas remarqué qu’il était tombé. Mais cela n’avait guère d’importance. Une fois debout, son rire devient plus sombre, une espèce de grondement sourd, plein de colère s’insinuant dans ses éclats.  Un étrange mélange de ressentiment et d’agressivité termina de tuer ce rire sinistre.

-Je vous conseille de surveiller vos mots, femme ! J’ai connu plus de conflits et de batailles que vous n’en connaîtrez jamais dans votre courte vie. Et de mes yeux, vus des créatures qui ferait de vos soldats les plus hardis, des fillettes mouillant leurs dessous.

Il avait parlé d’une voix basse, grinçante, et dans ses yeux se reflétait à la lueur des flammes ses cinquante années de vie. Vingts dans le nord, toujours en proie à des attaques d’Orcs réfugiés et d’autre créature plus ou moins immondes. Vingts ans de combats à protéger les petites gens, et les terres de l’Eriador, du Rhudaur, et du Lindon.  De l’Arthedain au Rohan, il avait combattu des orcs, des gobelins des hommes, et ne supporterait pas d’être considéré comme un lâche, se terrant lorsque venaient les guerres. Cette femme ne savait rien des batailles et du combat. Elle ne connaissait pas le gout du sang des orcs, la puanteur de celui-ci lorsqu'il vous recouvrait de la tête aux pieds. Qu’elle ne vienne surtout pas lui faire une quelconque leçon de morale. Elle ne savait rien du monde au dehors, simple gérante d’une taverne où les seuls conflits qu’elle avait à gérer étaient ceux des hommes bourrés. Arrogante, et insolente il se ferait un plaisir de la faire taire.

-Vous ne savez pas à qui vous vous adressez. Gronda-t-il d'une voix venimeuse, dans ses yeux se reflétant ses longues années d'épreuves.

C’était le seigneur des dunedain qui s’exprimait. Un seigneur descendu bien bas ce soir là, mais qui tenait à ce que l’honneur de son peuple ne soit pas sali. Il n’avait pas le droit de laisser ainsi ses gens être décrier par ces paysans. Sans eux, ils ne pourraient même ferme l’œil la nuit, leurs terres seraient toujours la proie d’attaque et de descente d’orc. Le fait qu’eux Rôdeurs, opère dans le nord, préservaient les terre plus au sud des  attaques pouvant les surprendre de ce côté. Mais quelles reconnaissances obtenaient-ils pour ce sacrifice. Mépris et dédain. Arador s’il supportait ces regards hautains, sobres et reposé, ce soir ivre et psychologiquement las, il ne pouvait laisser passer de telles insultes face au sacrifice de ses frères d’armes.

Se relevant, fixant dans les yeux la tavernière s’étant replié contre une des murs de son enseigne, Arador avança, une lueur dangereuse brillant dans son regard. Il ne savait pas ce qu’il allait faire. Il ne voulait même pas y penser en faite. Sa main toujours appuyé contre sa blessure, il marcha encore de son pas légèrement titubant, pour finir par n’être plus qu’a quelques centimètres de la jeune femme l’ayant blessée. Otant sa main ensanglantée de sa blessure sans qu’une once de douleur –et pourtant il ressentit nettement la morsure que ce geste lui coûta-  n’apparaissant sur ses trait, il la mit devant les yeux de son agresseur.

-Voyez, il en faudra plus pour me mettre dehors…j’ai survécu à bien pire que la simple piqûre d’un couvert de table.

Essuyant un des ses doigts sur la joue pâle et douce de la splendide blonde, il se recula lentement, écartant ses bras. Son rire reprenant où il s’était arrêté, le jeune homme se sentit vivant. Cette douleur. Elle lui prouvait qu’il n’était pas encore mort. Pas encore. Il pouvait encore souffrir, et le fait qu’il souffre, signifiait qu’il pouvait encore ressentir autre chose que ce vide étouffant de désespoir l’étreignant quelques heures plus tôt. Il pouvait encore avoir mal. Il pouvait encore rire. Se moquer. Il n’était pas mort. Pas encore. Et c’était tout ce qui comptait pour le moment.

S’éloignant progressivement de la barmaid, lui tournant le dos, il alla vers les quelques soldat ayant pénétré les lieux. Il les toisa avant de continuer sa marche railleuse au travers de la taverne. Le silence y était désormais oppressant, chacun des hommes revenus à leurs tables attendant qu’il se passe quelque chose. Qu’il tombe inconscient sous l’effet de l’alcool et de sa blessure. Qu’il se fasse jeter dehors par la belle tavernière. Que quelque chose se passe. Mais rien. Il continuait à rire de son rire sombre, et odieux. Amer.

-La douleur… si enivrante. C’est  tout ce que je désirais en venant ici… murmura d’une voix rauque, les yeux flous, le jeune seigneur alors qu’il s’en retournait vers la belle Aislinn. Vous me donnez exactement ce que je veux, alors pourquoi devrais-je m’en aller ! Approchez fillette, que je vous apprenne comment faire souffrir un homme

Sortant  soudainement son épée elfique, Angurva, de son fourreau, il la pointa directement sur le visage de la tavernière, son visage trahissant une sinistre envie de faire du mal. Jamais il n’avait ressenti cela auparavant. Ces ténèbres qui entouraient son esprit…cette sensation…étrange …malsaine…mais tellement grisante. Ce n’est que lorsqu’il tuait des orcs et des loups qu’ils ressentaient cela. Cette satisfaction immonde. Cette haine. L’alcool lui embrouillait tellement l’esprit qu’il ne faisait plus la différence entre bien et mal. Il laissait s’exprimer des choses trop longtemps refoulées au fond de lui. Colère, chagrin, malveillance. Tout se mélangeait, et le changeait en une personne détestable.

L’on dit qu’une femme peut rendre fou un homme. Qu’elle peut lui faire perdre l’esprit.  Cela semblait sur le point de se vérifier ce soir là, quand soudain l’on entendit un bruit de verre brisé, et celui d’un corps qui tombant lourdement. Le seigneur des Dunedains venait de se faire assommer  perfidement par un vieil homme –fidèle client de la taverne- tenant encore dans sa main l’objet de son forfait. Celui-ci, le visage ridé par tous les hivers qu’il avait vu passer, son regard brillant d’une lueur  de pitié et de compassion pour le jeune homme s’était rapproché sans un bruit. Lui seul dans la taverne avait reconnut dans les yeux du Dunedain une souffrance au delà de ce que lui-même avait eu à endurer à la mort de son épouse l’hiver dernier. Autant de désespoir chez une si jeune personne…cela ne devrait pas être, avait-il pensé alors.

-Ayez pitié de ce pauvre bougre ma chère Aislinn. Il n’a plus toute sa tête après tout ce qu’il s’est enfilé ce soir. Et pis le désespoir mêlé à l’alcool font souvent dire des choses insensées…






Dernière édition par Arador le Mer 26 Fév 2014 - 10:35, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Sam 11 Jan 2014 - 17:06

Aislinn Feat. Argonui


Aislinn restait muette adossé contre le mur de la taverne. Son regard en disait long sur ses pensées. S’amusait-elle de la scène ? Éprouvait-elle le moindre remord ? Rien de tout cela, pour elle la personne qui demeurait encore debout était le vainqueur puisque c’était comme sa mère adoptive lui  disait « le pouvoir est le pouvoir ». La jeune femme était connue pour être froide, ne montrant aucun signe de compassion pour les rôdeur et encore moins pour les Orcs qui arpentent depuis des lustres les plaines du Rohan.  Depuis qu’elle dirigeait la taverne, elle avait eu à faire à beaucoup d’énergumènes  et jamais elle ne s’était laissé dominer sur son propre terrain. Une fois de plus elle en avait fait la démonstration aux clients qui étaient encore présents dans les lieux.

Elle n’éprouvait rien, pas même une once de pitié pour ce pauvre fou. Il avait beau se relever, jamais elle ne bougeait, elle restait la immobile à regarder la scène qui se déroulait devant elle. Son rire résonnait encore dans sa tête comme si il perdait la raison, pourtant cela insupportait Aislinn avait toujours cette sensation de ne pas être pris au sérieux  et elle n’hésiterait pas à le poignarder de nouveau pour obtenir enfin le silence. La jeune femme fut tirée de ses songes lorsqu’il prit la parole, cela l’ennuyait au plus haut point.
Elle était déjà blasé de son comportement et hésitait toujours à mettre fin aux spectacles en lui faisant comprendre les règles de ses lieux. Lorsqu’il eut fini de geindre elle se redressa et affirma toujours de sa voix froide et de son regard méprisant :

- Je n’ai pas à surveiller ma manière de parler dans mon commerce !  Vous avez peut-être connu des batailles sanglantes, mais savez-vous ce que nous avons vécu pendant toutes ses années ?  Nous avons défendu nos terres nous-même, car personnes daignaient venir nous aider.  Le Rohan se bat tous les jours contre les Orcs qui surgissent des plaines et de la peur qui jaillit dans le regard des plus jeunes ayant peur de fermer les yeux, car ils se demandent s’ils pourront les ouvrir le lendemain !  Nous n’avons pas la même signification du sens de la guerre.


Elle avait une fois de plus exprimé ouvertement le sentiment d’inquiétude et d’insécurité  des gens du Rohan. Elle en faisait partie, mais elle luttait avant tout pour aider à sa manière. Bien sûr elle n’avait jamais vu une guerre de ses propres yeux juste les conséquences que cela engendraient aux regards des dirigeants. Elle détestait la guerre, les Orcs et beaucoup d’autres choses, mais elle vivait avec cela au quotidien sans jamais ne rien changer à ses habitudes. Elle ne comptait d’ailleurs pas en restait là à écouter cet individus souillait la mémoire des anciens. Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’elle reprit d’un ton déterminé :

- Je parle avec un ivrogne qui ne sait pas faire la différence entre la peur et le désespoir !

Elle planta le couteau dans la table en bois qui lui faisait face, Aislinn n’avait pas l’habitude de se montrer désagréable envers un client, mais celui-ci l’avait pris de haut, même de très haut.  Aislinn n’avait qu’une seule envie le faire taire pour toujours, mais cela remonterait évidemment aux oreilles de sa mère adoptif qui était devenir une dame très apprécier, mais qui serait furieuse après sa fille d’avoir employé ce genre de manière pour une petite dispute.  Pourtant elle affichait toujours son sourire narquois afin de montrer à quel point elle s’enfichait de sa misérable existence.

Il avait beau se dirigeait vers elle, Aislinn ne bougeait point de sa place elle ne le quittait pas des yeux. Ignorant savoir ce qui allait se passer elle devrait être prête à n’importe quelle situation sans doute devrait-elle mettre son franc-parler de côté histoire de calmer le jeu. Pourtant il était impossible pour elle de restait une minute de plus a se taire et de le laisser parader comme bon lui semble.  Elle écoutait ses dires et elle cachait son sourire tout en avouant :

- Certes je ne peux pas vous mettre dehors, mais je pourrais vous abattre avec une seconde « piqure ».  Il serait facile ensuite de dire que vous m’aviez agressée et que je n’ai fait que me défendre, donc un conseil, ne me tentez pas.

Elle essayait rapidement son sang qu’il avait osait mettre sur son si jolie minois, une provocation de plus selon elle.  La jeune femme attendait  qu’il s’éloigne peu à peu d’elle pour reprendre son couteau et cette fois elle ne le raterait pas.  Elle perdait son temps et le temps lui parut une éternité à attendre le moment opportun pour lui donner le coup final.  Son comportement n’était digne d’un être humain, même les étrangers qui faisaient une halte dans sa taverne étaient plus courtois que lui.

Observant chaque recoin de la taverne, elle regardait si personne n’allait faire une chose stupide heureusement pour elle la peur se lisait dans leur regard.  Il ne lui fallait pas très longtemps pour que le jeune homme se remit à parler dans démences, cette fois-ci le sang de la tavernière ne fit qu’un tour, elle lui répondit calmement avec son couteau en main :

- Vous voulez un autre coup ? Il n’y a pas de problème cependant, je ferais en sorte que votre agonie soit lente et douloureuse à la fois.  Je n’ai pas peur de vous faire souffrir loin de là, mais penser juste à ce qui pourrait vous arriver si vous venez juste à m’effleurer … Je vais vous le dire, vous ne sortirez pas vivant de la taverne !

Elle constatait rapidement qu’elle avait parlé trop vite, son épée n’était pas d’une simple épée de rôdeur c’était une lame elfique comme elle avait déjà vu quelques mois auparavant.  Fallait-il encore qu’il sache se battre dans son état, bien qu’il ait changé en un quart de seconde.  Elle avait l’intention de le blesser et de lui faire comprendre ce qu’elle pouvait endurer lorsque des individus comme lui venaient faire le malin dans la taverne. Par contre elle savait que son but à lui n’était pas simplement que de faire couler du sang…

Elle était prête à assainir le premier coup lorsqu’il s’effondra sur le sol,  elle se rassura avec un long soupir qui en disait long sur son soulagement à ne pas à avoir mettre un client dehors. Elle éloigna l’épée d’un coup de pied et ordonna à un de ses employé qu’elle soit rangé et que personne ne devait dire quoi que ce soit à l’extérieur de ce qu’ils avaient vu,  elle rétorqua à l’habitué de la taverne un regard bienveillant et une voix normal :

- Ce n’est pas une excuses, il nous a manqué tous de respect. Devrais-je avoir pitié de toutes les personnes ivres qui viennent à la taverne ?

Pour vérifier si il était bien inconscient elle lui donnait un coup de pied sur sa blessure, cela l’amusait beaucoup de faire souffrir les gens surtout lorsqu’ils étaient inconscients. Elle demandait aux personnels restant de préparer une chambre et de le soigner afin qu’elle n’ait pas l’impression d’être un monstres aux yeux des personnes encore présente dans la taverne.



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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Ven 17 Jan 2014 - 22:06




Hangover

Ainsi, Arador passa la nuit dans la taverne d’Aislinn Artwright . Monté à l’étage par deux jeunes serveuses, il fut placé dans une chambre, étendu sur un lit peu confortable, mais après tout quelle importance. Dans son inconscience. Sa blessure avait laissé une trainé de sang dans l’établissement. Il était lui-même imbibé de ce liquide précieux. Sa chemise du moins. Le regardant pensivement, les deux jeunes filles se surprirent  à  trouver son visage fermé beau et noble, mais mélancolique. Il semblait jeune. Mais des plis aux coins de ses yeux semblaient dire le contraire. Sans âge.

Rappelées par leur patronne, elles se détachèrent de la vision de ce corps amorphe, et s’en retournèrent à leurs tâches. D’autres viendraient le guérir. Cela n’était pas dans leurs compétences. Elles risquaient d’empirer les choses si elles prenaient des initiatives.

Peu de temps après, quelqu’un pénétra dans la chambre allouée au rôdeur. Une dame d’un certain âge ayant déjà surement vécu de nombreux hivers. Elle était accompagnée d’une jeune enfant. A peine 16 ans. Le temps de déposer une bassine d’eau, un sac chargé d’outils servant à la pratique de la guérison, et les deux inconnues se mirent au travail. Débarrassant le corps d’Arador dès vêtements empêchant l’accès à sa blessure, la vieille ne sourcilla aucunement à la vue des cicatrices bardant son torse, ses bras. Nul doute qu’il était un guerrier. La jeune enfant cependant, ne put retenir un frisson de lui parcourir l’échine. Il aurait une autre cicatrice à ajouter à son palmarès déjà bien fourni. Etait-il un piètre bretteur ? Ou se battait-il souvent avec des ennemis plus puissants que lui ? Elle n’aurait put le dire. Et de toute façon, cela ne la regardait pas. Reprenant ses esprits, essayant de garder son attention sur la tâche à accomplir, elle ne put toutefois pas manquer d’accorder quelques secondes d’attention à la belle pierre bleue qui pendait sur la poitrine du blessé...

-Helwine, concentre-toi ! Claqua la voix autoritaire de la vieille femme, celle-ci s’affairant déjà sur la blessure saignant abondamment, tentant d’en stopper l’hémorragie.

La jeune fille secoua vivement la tête pour se remettre les idées en place, et remis ses mains au travail. Trois qu’arts d’heures plus tard, les deux guérisseuses reposaient outils, et onguents pour enfin débarrasser leurs mains du sang les recouvrant. Arador quant à lui toujours inconscient, blême après une cette perte de sang somme toute importante, respirait fortement. Là où un homme normal ronflerait sous l’effet de l’alcool, lui se contentait de produire une respiration lourde.

Une respiration qui une fois les deux femmes parties, devint erratique, trahissant quelques émois intérieurs. Car dans son inconscience, l’homme déjà affaiblis par la peine, se retrouvais assailli de cauchemars. Le beau visage de Miraen pâle comme la mort, son père étendu au sol, sa jambe manquant à l’appel, encore dans la gueule d’un loup. Il revoyait toutes les attaques d’orcs ayant causé la mort de certains des siens.  Des visions angoissante qui terminaient de l’achever.

Il passa surement la plus mauvaise nuit de sa vie. Et nuls doutes que le lendemain ne serait pas meilleur. A la merci d’une femme au caractère affirmé, et ne montrant qu’aversion à son égard, il risquait de subir ses foudres encore le lendemain. Mais pour l’instant, il restait profondément enfoui dans les limbes du sommeil éthylique suivant toujours les grosses beuveries. Sa blessure prise en charge. Son état, stable. Ne restait plus qu’a attendre le lendemain.



OoOoO



L’aurore arriva très vite. Dans les plaines du Rohan, nombre de chevaux relevaient déjà la tête, éveillés, et attendant leurs cavaliers et amis. Les femmes se préparaient déjà à la journée à venir.  Le soleil chauffait graduellement les terres, et le ciel exceptionnellement dégagé de tous nuages, avait belle allure. La nature s’éveillait joyeusement dans des piaillements d’oiseau gais et moqueurs, sous une fraiche rosée matinale. Ce jour, il ferait doux et agréable de sortir. Surement beaucoup en profiteraient. Mais pas Arador.

Encore effondré sur son lit, le jeune homme avait passé l’un des pires nuits de son existence. Délires, douleurs, et nausées l’avaient assailli cette nuit. Il était sorti plusieurs fois de l’inconscience où il était plongé pour vider le contenu de son estomac dans une bassine posée non loin. Sa gorge se souvenant encore amèrement de ces remontés acides. Son côté avait été lancinant, et désormais, il regrettait presque de ne pas avoir eu sur lui la moindre côté de maille. Il aurait put éviter ce coup en traitre.

Pas encore tout à fait réveillé, mais reprenant doucement ses sens, le Dunedain ouvrit les yeux pour se découvrir dans une chambre modeste, plongé dans la pénombre. Des rideaux tirés, un mince filet de lumière venait lui indiquer que la journée avait déjà démarré. Allongé, les yeux sur le plafond, il hésitait à faire le moindre geste. Sa tête lui faisait atrocement mal, sa hanche ne semblait pas dans de meilleurs dispositions, et la nausée n’était jamais très loin. Aussi il resta encore un long moment étendu immobile, à tenter vainement de se remémorer les évènements de la veille.

Il se souvenait vaguement avoir commandé plusieurs bières. Il se rappelait d’un visage beau mais sévère, de longs cheveux d’or l’encadrant. Un visage de femme. Il se rappelait de la douleur. Mais rien de plus. Ah si, il se souvenait parfaitement d’une chose encore. Elle était morte. Et ce souvenir, lui arrache une plainte déchirante. Il couvrit sa bouche avec sa main pour s’empêcher d’émettre le moindre son, mais des larmes coulaient de ses joues. Son mal de tête empirant d’autant plus qu’il laisse couler ses larmes et s’étouffait dans ses sanglots. Et il resta plusieurs minutes ainsi, à exprimer sa peine en silence.  Une part de lui était heureuse que personne ne soit encore venu s’enquérir de son état. Mais d’ailleurs où était-il ? Cette chambre ne lui disait absolument rien. Et ce n’était pas pour lui plaire.

Ses larmes se tarissant, il essuya leurs traces, désormais vide et sec. Se relevant doucement de sa couche, grimaçant sous le mal de tête le taraudant, il jeta un coup d’œil pointu à tous ce qui pouvait se trouver dans la pièce, ses instincts de rôdeur reprenant leurs droits. Lui permettant l’espace d’un moment, de mettre de côté sa peine. Désormais assis sur le lit lui ayant été gracieusement offert, il se rendit enfin compte qu’il ne portait plus de chemise, mais que des bandages enserraient son abdomen. D’une main inspectrice, il toucha sa blessure, se demandant encore comment il l’avait obtenu. Il ne se souvenait plus. Tout était confus. Il avait surement trop bu. Surement avait-il agi comme le pire des ivrognes. Une honte. Ce n’est pas ce qu’elle aurait voulu. Et il se dégoûtait pour avoir tenté ainsi d’oublier son malheur. Il n’était pas un simple homme. Il était roi. Et devait agir comme tel. Mais comment faire quand la douleur du cœur l’emporte sur la raison.





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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Ven 17 Jan 2014 - 23:19

Aislinn Feat. Arador


Après l’altercation de la soirée, Aislinn avait ordonné la fermeture de la taverne plus tôt que prévu afin de ranger le désordre qui s’y trouver. Ce n’était pas la première fois qu’elle devait faire face à ce genre d’individus, mais c’était le premier qui l’avait menacé d’une arme elfique elle comptait bien avoir des réponses à ses questions sur la provenance de son arme, mais aussi sur d’autres choses.

Quelques heures plus tard, elle demandait des nouvelles sur l’état de santé du rôdeur aux soigneuses qui semblaient elles-mêmes très préoccupaient Aislinn pensait qu’il ne finirait pas la nuit vivant, mais pourtant il semblait très bien récupérer.  Elle ne s’inquiétait pas pour lui, mais elle se sentit responsable de son état elle n’était pas du genre à avoir des remords de conscience. Sa réaction fut simplement simple, un simple soupir pour montrer son agacement avant de retirer dans ses locaux.

La jeune femme ne fermait pas l’œil de la nuit,  elle restait éveillée assise sur une chaise le regard plongé dans  un livre. Ses pensées étaient sombres et flous, elle refermait le livre après quelques minutes puis elle montrait quelques signes nerveux avec ses mains, comme si elle était impatiente  pour se calmer les nerfs elle décidait de redescendre à la taverne pour se servir un verre.  Elle resta un long moment assise à un table et à caressait du bout de ses doigts le dessus de son verre.

La nuit fur très longue pour Aislinn, les premiers employés de sa taverne étaient déjà arrivée qu’elle fût toujours attablée, une de ses servantes l’accompagna jusque dans sa chambre pour l’aider à se préparer. Elle passa devant la chambre du rôdeur sans pour autant se donner la peine d’entrée et de voir comment il allait Aislinn  ne fit qu’une chose tendre son oreille contre la porte pour essayer d’entendre le moindre bruit, mais lorsqu’elle entendit du bruit plus bas elle se dépêchait  de descendre pour accueillir les premiers clients.

La tavernière jugea avec l’heure qu’il était temps pour elle de voir si oui ou non elle avait réussi à tuer le rôdeur, elle s’empressa de prendre son épée avec le fourreau puis d’un pas décidé elle s’engagea dans les escaliers. Elle empoignait la force avec fierté, et sa première réaction fut de poser son épée contre la porte qu’elle avait pris soin de refermer derrière elle.  Aislinn prit une chaise pour s’assoir face à lui avant de commençait son interrogatoire.

Ses yeux étaient braqués sur la blessure qu’elle lui avait infligé la veille, un sourire  ironique. Elle lui annonça juste quelques mots afin d’apaiser l’ambiance sombre qui s’installa dans la pièce. Elle comptait lancer les hostilités lentement si elle n’obtenait pas les réponses.

- Je laisse quelques souvenirs marquant. J’espère que vous ne m’en voudriez pas. Alors comment vous sentez-vous ?

Aislinn ne comptait pas en venir aux faits directement de peur sans doute que l’individu se renferme complètement et qu’il ne réponde pas à ses questions.  Beaucoup de questions et peu de réponses voilà où elle en était.  Elle avait décidait d’être clémente pour cette fois-ci, il avait sans doute remarqué qu’elle n’apprécier pas trop les étrangers. Elle reprit de nouveau la parole d’un ton normale, toujours étant assise sur la chaise sans broncher :

- Il me semble que nous nous sommes point présenté, je me nomme Aislinn Artwright je suis également la responsable de ça. Et vous êtes ?

Elle pointa son regard vers sa blessure lorsqu’elle insista sur le « ça », elle assuma entièrement son geste et si c’était à refaire elle recommencerait encore et encore.




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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Sam 18 Jan 2014 - 16:57




Regret or not?

Assis au bord de son lit, ses doigts inspectant encore son bandage, vérifiant s’il avait été fait correctement, Arador continuait de se poser des questions, malgré sa gueule de bois, sur ce qui avait bien put se passer la veille au soir. Cette blessure était préoccupante. Ce n’était pas la pire qu’il ait reçu, cependant non soignée, ou mal soignée, elle aurait put devenir problématique. Là, elle semblait avoir été bien gérée. Et il en remerciait silencieusement les Valars.

Délaissant ses pansements, le rôdeur passa une main lasse dans sa chevelure emmêlée et salie par maints jours de voyages dans les terres. Massant son crane dans l’espoir d’apaiser sa migraine, il tentait de faire la part des choses dans ses vagues souvenirs. Mais la seule chose lui revenant avec plus ou moins de clarté, était le visage de cette femme autoritaire. Blonde, et élancé. Qui était-elle ? Elle semblait dans sa mémoire, très sûre d’elle, et impérieuse. Il se rappelait vaguement l’avoir tenu contre lui…Et il espérait sincèrement n’avoir rien fait d’inconvenant avec la Dame, car il ne s’en remettrait pas. Oser ainsi approcher une femme alors que son épouse est tout juste décédée. Même si l’alcool ingurgité avait put y jouer un rôle, il ne se le pardonnerait pas.  

Dépité de ne pas pouvoir se remémore ses actions, l’homme soupira. Du haut de ses six –bientôt- sept décennies de vies, jamais il n’avait bu au point de se retrouver dans un tel état. Les rôdeurs en général n’avait guère de goût, ni de temps pour la fête. Tout leur temps s’employant à défendre les terres de leurs ancêtres et celle de la Comté. Les festivités qu’eux même organisaient étant rares, et courtes, chacun retournant rapidement à son point de garde. Lui-même avait plus fait la fête chez les elfes qu’avec son propre peuple. Ces elfes, toujours prompt à se distraire et s’amuser ce même lorsque les choses vont mal. Maugréa le seigneur des dunedains, sa rancune loin d’être éteinte. Mon père aurait put être sauvé si les elfes étaient arrivés plus tôt ! Mais non, ils ont préféré attendre. Attendre, ils ne savent faire que ça.

Cependant il devait admettre que son cœurs souffrait d’être si froid et distant avec ce qui fut sa famille un temps. Une part de lui se disait que si il avait été sage et leur avait pardonné, surement Miraen aurait put se faire soigner à Fondcombe…mais dans son aveuglement, dans son entêtement, il avait refusé qu’elle soit menée aux elfes. Tout était de sa faute. Elle ne serait pas morte s’il avait été plus conciliant. Elrond aurait put la sauver, la guérir de cette maladie étrange  l’ayant atteinte. Il commençait à en être conscient, et la culpabilité, acide, progressivement le rongeait intérieurement. Comment pourra-t-il se regarder en face ? Regarder son fils dans les yeux ?. Il l’avait privé d’une mère par sa folie et sa rancœur. Il était ignoble. Egoïste. Borné. Indigne d’être roi. Ce fait le frappa avec la force d’une masse. Il faisait honte à ses pères.

Agrippant violement ses cheveux à la racine, il retint un gémissement de douleur de se faire entendre. Mais il ne pouvait échapper à la souffrance que lui engendrait ce constat, plus douloureux encore que le décès de sa bien-aimée. Il devra retourner en Arnor, dans l’Arthedain, pour l’enterrement. Comment pourra-t-il se tenir debout devant tous les siens, en sachant ce qu’il avait fait. Certains lui dirait qu’il n’avait rien à se reprocher, que cette maladie était mortelle et foudroyante, que même s’il l’avait voulu, il n’aurait put l’amener à Fondcombe à temps. Mais cela ne changerait rien. Il se sentirait coupable tout de même, comme maintenant.

Aussi, perdu dans ses pensées, il ne prêta aucune attention à la porte de sa chambre s’étant doucement entrouverte, révélant une silhouette féminine, vêtue à la mode de la région. Seul le bruit de la porte se refermant lui fit relever la tête, croisant pour la première fois depuis la veille, ces yeux clairs et limpides à l’éclat déterminé. Restant un moment sans voix, souffrant à cause du bruit engendré par le claquement de la porte, il s’essaya tout de même à un regard vers la femme venant de pénétrer les lieux, l’épée qu’elle porta en main plus tôt, déposé contre la porte désormais close.

Pendant un instant, il la détailla d’un regard curieux. Elle était blonde, grande, avait fière allure, et se portait fièrement. C’était elle. La femme de la veille. Celle dont il pouvait encore se souvenir. Celle contre qui il s’était appuyé un moment. Et elle le dévisageait étrangement. Ou plutôt elle fixait les bandages sur son torse, un petit sourire narquois aux lèvres. Aussi, elle tira vers elle  une chaise, dont le bruit fit grimacer le Rôdeur, et s’assit, le scrutant toujours. Arador, lui ne put se retenir de hausser un sourcil circonspect face à cette attitude ne trahissant aucune gêne.

- Je laisse quelques souvenirs marquant. J’espère que vous ne m’en voudriez pas. Alors comment vous sentez-vous ?

Ainsi c’était elle, la cause de sa douleur à la hanche. Malheureuse!  Arador ne put retenir un petit rire désabusé face à cette question. Il la détaillait avec plus d’attention maintenant qu’elle commençait à lui donner des réponses à ses questions, cela sans même le savoir. Néanmoins s’il avait maintenant une réponse, celle-ci amenait d’autres questions. Pourquoi l’avait-elle frappé avec une arme ? Qu’elle arme ? Et pourquoi l’avoir soigné ? Cependant, il n’allait pas tout de suite exprimer son questionnement. Car il avait bien sentit qu’elle essayait de dissiper la pesanteur de l’ambiance qui régnait dans la pièce. Arador devant lui-même s’avouer responsable de toutes les ondes négatives flottant autour d’eux.  Se réveiller avec une gueule de bois et un trou au côté n’aidant pas à envoyer des vagues d’ondes positives. Cela dit, il répondit néanmoins avec toute la politesse et la courtoisie dont il était capable sur le moment, tentant de faire abstraction de sa mauvaise humeur et de son tourment.

-Ma dame… il inclina doucement la tête, respectueux…il semblerait que la soirée d’hier ait été agitée. Je me sens comme transpercé ce matin…termina-t-il sur le ton de la plaisanterie. Il se laissa un moment avant d’ajouter. Je ne vous en veux pas, car même si je ne me souviens pas de ce qui a bien put se passer,  je suppose l’avoir en quelque sorte mérité. Vous n’attaqueriez pas un homme s’il n’avait pas eu quelque attitude déplacé envers vous. Je vous demande donc  expressément pardon, et vous témoigne de ma gratitude quant aux soins dont j’ai put bénéficier.

Posant sa main sur son cœur dans un salut elfique, il inclina la tête, reconnaissant. Il espérait maintenant qu’elle accepte ses excuses, car il devinait qu’elle avait eu à souffrir de sa présence même si pour le moment elle se montrait clémente. Aussi, il ne détacha point son regard de celui de la Dame du Rohan, trouvant un certain calme dans la confrontation de son regard avec le sien. Cela lui occupait l’esprit et l’empêchait de penser à autre chose. Même si ce n’était que bref.

- Il me semble que nous nous sommes point présenté, je me nomme Aislinn Artwright je suis également la responsable de ça. Et vous êtes ?

Laissant un sourire fatigué se peindre sur son visage, Arador nota qu’elle semblait fière de son acte. Après tout que pouvait-il redire à cela. Ce n’était pas tout les jours qu’il se faisait ainsi châtier par une femme. Elle avait néanmoins eut la chance qu’il ne porta point de protections ce jours là, voyageant très léger. Car une cote de maille ou un gilet en cuir et surement son coup aurait été vain. Et dieu sait ce qu’il aurait put lui faire dans son ivresse. Un frisson le parcouru, et il chassa bien vit les scénarios ayant commencé à se former dans son esprit, dégoûté de lui-même. La plupart se terminant dans le sang.  Aussi respirant profondément pour garder son calme, il jeta un regard circonspect à la belle Aislinn. Son nom glissant dans son esprit pour se loger dans sa mémoire. Il ne l’oublierait pas de sitôt, cette femme au regard assuré.

-Les peuples  du Nord m’ont donné le surnom de Zéphyr, mais je me prénomme Norìma. Déclara-t-il simplement, omettant volontairement son véritable nom.

Elle n’avait point besoin de connaitre sa véritable identité. Car même ici les rumeurs cours vite, et les légendes comptent les histoires de ses ancêtres. Il ne faudrait qu’un peu de curiosité et de recherches documentaires pour remonter à ses aïeux et découvrir son haut lignage. Et cela, il ne le désirait aucunement. Passer inaperçu, était sa façon leurs façon de vivre à eux, peuple en errance.

-Cependant je dois vois avouer être curieux ma Dame, car je ne me souviens aucunement de ce qui a put vous obliger à faire ça.Disant cela, il toucha de sa main l’endroit où était située sa blessure.Je dois dire qu’en vérité je ne me rappelle pas de grand-chose, si ce n’est d’avoir bu plus que de raison…Je m’en excuse, d’ailleurs ais-je bien payé toute ma consommation, hélas je ne m’en souviens plus...Mais j'aimerais savoir ce qui vous as poussé à user de violence...






Dernière édition par Arador le Mer 26 Fév 2014 - 10:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Sam 18 Jan 2014 - 20:56

Aislinn Feat. Arador


Restant toujours assise face au rôdeur, la tavernière ne prit pas la peine de le brusquer. Ses réactions étaient simple soit elle restait silencieuse soit elle soupirait à chacune de ses réponses. Des réponses qui lui étaient vagues et indécises, mais elle devrait faire avec pour le moment. Aislinn semblait calme, rien à voir avec la personne de la vielle qui était fière et provocante, elle optait ce genre de comportement lorsqu’elle voulait avoir quelque chose.

Sans doute avait-elle fait bonne impression lorsqu’elle s’annonçait de façon claire et simple, elle détestait en faire trop afin de ne pas attirer les regards sur elle bien au contraire elle voulait restait discrète et les évènements de la vieille ne l’avaient pas aidé, cela avait entaché sa réputation, surement la seule chose de précieuse qu’elle avait encore aux yeux de tous.

La jeune femme le regardait toujours d’un air suspect, car lorsqu’elle se remémorait les mésaventures de la vieille plusieurs choses lui semblaient suspectes et la première d’entre elle étaient son attitude puis son équipement. Elle avait rencontré beaucoup de voyageurs, elle avait vu beaucoup de race s’arrêter quelques jours dans sa taverne, mais chacun avait leur propre manière, et le rôdeur ne se limiter pas aux manières des hommes.  

A première vue le jeune homme semblait sobre et reconnaissant rien à voir avec le bougre de la veille.  Elle l’écoutait s’excuser pour son comportement même si il ne semblait plus se souvenirs de quoi que ce soit. Aislinn allait lui rappeler chaque moment sans prendre de pincette, même si elle avait déjà oublier cette histoire qui n’était qu’une mésaventure parmi tant d’autres à ses yeux.

C’était avec un sourire naturel et un regard moins dur qu’elle répliqua calmement tout en ne mâchant pas ses mots.

- Je vais vous rafraichir la mémoire, vous êtes arrivé en début de soirée et vous avez commencé à cuver pour huit. Les esprits ont commencé à s’échauffer lorsque vous avez provoqué une altercation avec des habitués de la taverne, vous avez également insinué que nous n’étions rien, puis vous avez eu un comportement déplacé envers ma personne. Pour vous éviter de sales ennuis j’ai décidé d’entacher ma réputation bienveillante pour vous sauver la mise en vous poignardant avec un couteau de cuisine, rien de bien méchant. Je pensais que cela vous calmerait, mais vous êtes devenu presque hystérique, vous avez également proféré des menaces, que je n’ai pas cru évidemment, puis vous avez sortis votre épée, oui celle qui se trouve derrière moi, et vous avez une fois de plus dit que vous j’allais regretter mes paroles. Vous n’avez toujours pas eu le temps de lever votre épée qu’un client vous a assommé et pour vous éviter des ennuis avec la garde j’ai caché votre épée et j’ai un peu exagérer l’histoire.  Je ne pensais pas que vous passerez la nuit vivant et donc par remord, je dois l’avouer, j’ai fait en sorte que l’on  vous soigne correctement.  Triste résumé vous ne trouvez pas ?

Elle avait réussi à résumer la soirée sans s’énervé, sans doute un exploit pour elle qui s’emportait facilement et qui ne pardonner pas lorsqu’on l’importunait, bien qu’elle avait était plus qu’embêter elle avait décidé de faire abstraction de la torture psychologique pour cette fois elle semblait bien intéressé par autre chose. La jeune femme fut étonnée de voir qu’il connaissait une  certaine manière elfiques, Aislinn s’empressa d’incliner la tête vers le sol comme si c’était par instinct qu’elle acceptait son excuse sans pour autant l’annonçait officiellement. Lorsqu’il eut terminé de se présenter à son tour elle répliqua aussitôt :

- Norìma c’est bizarre comme non ? Cela ne regarde que moi, mais je trouve le peuple du Nord bizarre . . . Sont-ils différents de nous ?

Il avait éveillé sa curiosité, lorsqu’elle posait une question elle en avait de nouveau une autre en tête, c’était son côté aventurière qui se réveiller. Enfin bien qu’elle n’avait jamais quitté le Rohan sauf pour aller dans les plaines ou dans un cas exceptionnelle ou elle avait s’été aventuré, de trop près selon des habitants, de la forêt de Fangorn parce qu’elle avait entendue des rumeurs Aislinn ne s’était jamais aventuré hors du territoire. Bizarrement elle fut tirée de ses songes par une autre chose qui lui tenait à cœur.

Aislinn prit l’épée qui ne trouver à quelques mètres d’elle puis la posa sur ses genoux sans la sortir du drap dans lequel elle avait pris soin de cacher l’arme la veille. Elle lui demanda sincèrement la provenance de l’arme, car elle-même avait un gout très prononcé pour les armes et elle savait parfaitement l’origine de son arme.

- Je peux effacer la consommation d’hier seulement si vous me dites ou vous avez eu cette épée ?  Je sais que c’est une épée elfique et que les gens du Nord non pas vraiment l’habitude d’utiliser ce genre d’épée. A qui l’avez-vous dérobée ?




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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Dim 19 Jan 2014 - 23:19




La vérité si je mens...

Fixant toute son attention sur les mots de son vis-à-vis, Arador posa pensivement son menton dans sa main droite, son coude posé sur son genou. Il observait, circonspect, les lèvres de la Rohirrim lui énoncer des faits dont il ne se rappelait que des bribes. Son regard était sincère, sans aucune once déni, simplement en attente de réponses. Il avait besoin en quelque sorte de savoir ce qu’il avait fait. Ce que l’abus d’alcool avait déclenché chez lui. Jusqu’où il était tombé. Une façon pour lui de marquer au fer rouge cette expérience dans son esprit afin de ne plus refaire la même erreur. Boire pour oublier…qu’elle pitié. Quelle faiblesse. Jamais plus, se dit-il avec fermeté.

- Je vais vous rafraichir la mémoire, vous êtes arrivé en début de soirée et vous avez commencé à cuver pour huit. Les esprits ont commencé à s’échauffer lorsque vous avez provoqué une altercation avec des habitués de la taverne, vous avez également insinué que nous n’étions rien, puis vous avez eu un comportement déplacé envers ma personne. Pour vous éviter de sales ennuis j’ai décidé d’entacher ma réputation bienveillante pour vous sauver la mise en vous poignardant avec un couteau de cuisine, rien de bien méchant. Je pensais que cela vous calmerait, mais vous êtes devenu presque hystérique, vous avez également proféré des menaces, que je n’ai pas cru évidemment, puis vous avez sortis votre épée, oui celle qui se trouve derrière moi, et vous avez une fois de plus dit que vous j’allais regretter mes paroles. Vous n’avez toujours pas eu le temps de lever votre épée qu’un client vous a assommé et pour vous éviter des ennuis avec la garde j’ai caché votre épée et j’ai un peu exagérer l’histoire. Je ne pensais pas que vous passerez la nuit vivant et donc par remord, je dois l’avouer, j’ai fait en sorte que l’on vous soigne correctement. Triste résumé vous ne trouvez pas ?

Restant un moment silencieux face à ces aveux aussi brutaux que véridiques, peut-être même édulcorés, Argonui fronça ses sourcils. Et bien. Quelle soirée. Il ne se serait pas imaginé agir de cette façon, même sous l’effet d’une barrique de bière. Il ne se rappelait de rien, aussi il ne pouvait que faire confiance à la parole de cette femme. Il pensait être une personne éduquée, avec un caractère impulsif par moment, mais incapable de malveillance, ou de violence envers autrui sans de bonnes raisons. Surtout que d’après ses dires il était devenu hystérique et l’avait menacée de sa lame. Quel genre d’homme ferait cela. Lui apparemment.

En colère contre lui-même, le rôdeur resta néanmoins de marbre face à la femme qu’il avait indirectement offensé. Il n’était pas le seul homme à perdre un être aimé bon sang. Il n’était pas le seul homme veuf de la terre du milieu. Il aurait dû réfléchir posément, et faire son deuil autre part que dans une taverne. Il aurait dû. Mais sa jeunesse et la solitude l’avait conduis à chercher une solution facile et trouver refuge dans la bassesse et la médiocrité. Il ne savait pas quoi dire. Amer, il ne voulait qu’une chose maintenant, se rendormir, puis se réveiller, pour constater que tout cela n’avait été qu’un horrible cauchemar. Soupirant, encore nauséeux, le Rôdeur passe une main lasse sur son visage avant d’ajouter à la question rhétorique de la blonde le dévisageant désormais avec une curiosité perceptible. « Triste et misérable en effet »

Aussi c’est avec un certain soulagement qu’il la vit accepter sans mot dire ses excuses. Il aurait été bien embarrassé si elle les avait balayées d’un revers de main, car il n’aurait su quoi faire alors. Elle aurait été dans son droit de lui demander ce qu’elle voulait. Après tout elle était celle qui avait été offensée, voir violentée, et lui, le fautif. Il lui était donc profondément reconnaissant pour ce geste. Maintenant était-il prêt pour autant à lui donner des réponses aux questions qu’elle allait lui donner. Il n’était pas sûr.

- Norìma c’est bizarre comme non ? Cela ne regarde que moi, mais je trouve le peuple du Nord bizarre . . . Sont-ils différents de nous ?

Amusé par la façon de parler, franche et directe de la dame Aislinn, Argonui, fut néanmoins quelque peu froissé par ses propos. Norìma n’était pas un nom bizarre. C’était le nom que son « père » lui avait donné enfant, et bien qu’aujourd’hui il soit en froid avec celui-ci ; il ne pouvait rejeter ce surnom qui avait rythmé son enfance. Rapide à la course. Telle était la signification de son nom elfique décrivant une de ses caractéristiques principales. Sa vitesse. Après il était certain que peu de jeunes elleth portaient ce nom, et il en était plutôt fier car après tout, ce qui est rare est précieux. Ainsi il était quelque peu vexé. Il hésitait à répondre, ne sachant pas s’il allait réussir à retenir une pique de venir entacher le compromis qui était en train de se créer. Toutefois il ne pouvait rester muet face à la question posée par Aislinn et tacha de lui répondre le plus calmement possible, sans pour autant dévoiler toutes ses connaissances. Aussi il louvoya.

-Différents ? Si vous parlez de l’apparence physique, des habitudes vestimentaires, de la culture, de la langue et des mœurs, tous les peuples sont différents. Cependant il y a bien une chose qui nous lie et nous rend semblables. La mort…et même là encore, nous ne somme pas tous lotis de façon identique.

Il ne pouvait pas décemment lui parler de tous les peuples vivant au Nord, car ils seraient encore là dans une semaine tant il y avait de choses à dire. Entre les elfes du Lindon, les Falathrim, peuple des rivières, gouverné par le sage Cirdan, dont le chef-lieu est Mithlond. Les Havres gris, où chaque année, s’en vont toujours plus d’elfes. Non loin, Les Montagnes bleues, où résidaient désormais les nains d’Erebor, chassés de la montagne solitaire par le dragon Smaug. Peuple fier, mais éprouvé. Il y avait aussi l’Arthedain, le Cardolan et le Rhudaur, ancien royaumes des Hommes, tombés il y a de cela bien longtemps sous les assaults d’Angmar, décimés également par la peste. Et puis Fondcombe, La Comté, l’Eregion !...Non vraiment il y aurait trop de choses à raconter. Trop de choses oubliées.

Aussi il offrit un doux sourire mélancolique à la tavernière, se souvenant de ces années où lui aussi posait des questions sur le monde à son tuteur. Toujours plus curieux de jours en jours. Ne tarissant jamais son envie de savoir. Ce temps était si loin maintenant. Et pourtant il se rappelait encore du visage beau, noble, mais sévère d’Erestor, son maître savant. C’était lui qui lui avait expliqué pour la première fois ce que mourir pouvait signifier. Autant pour les elfes, pour les nains, que pour les hommes. Il avait dès lors envié les eldars, dont l’esprit restait attaché à la terre du milieu par delà le trépas. Alors que les hommes eux, disparaissaient à tout jamais, leurs âmes s’en allant vers un monde inconnu même des Valars. Il leur avait envié le fait de pouvoir se réunir avec ceux qu’ils avaient perdu en traversant la mer. Lui ne pourrait jamais revoir ceux qu’il avait perdus. Car ils étaient mortels. C’était le cadeau que les Valar leur avaient offert. La mortalité. Et il n’était pas sûr de l’apprécier pleinement à cet instant précis.

-Cependant, je peux comprendre que vous nous trouviez étranges. Comme je peux trouver étranges, les gens du Sud.

Puis soudainement, la Rohirrim se leva pour aller récupérer quelque chose non loin de la porte. Se tendant insciemment, il la suivit des yeux alors qu’elle récupérait l’épée emmaillotée, posée sur la porte de bois. L’observant de plus près, son malaise s’intensifia lorsqu’il reconnu, non recouverte par le drap, la garde son épée. Que faisait-elle entre les mains de cette femme ? Elle ne devait pas y toucher ! C’était impensable pour lui qu’une autre main se pose sur cette lame. Elle avait une très grande valeur à ses yeux, car avec elle, il avait tout appris, et vécu tant de choses…Il devait à tout pris la reprendre.

- Je peux effacer la consommation d’hier seulement si vous me dites ou vous avez eu cette épée ? Je sais que c’est une épée elfique et que les gens du Nord non pas vraiment l’habitude d’utiliser ce genre d’épée. A qui l’avez-vous dérobée ?

Fronçant ses sourcils, une lueur de mécontentement apparaissant dans ses yeux, Arador dut se mordre la langue pour ne pas répliquer à cette insulte. Lui un voleur ? Elle avait de la chance d’être une dame et son hôte, car autrement il ne se serait point tut. Que savait-elle des gens du nord? Rien du tout. Les forgerons elfiques n'étaient pas aussi renfermés que les nains. Quant à sa consommation, il pensait qu’elle passerait outre, mais apparemment elle n’oubliait pas si aisément. Mais bon, il préférait quelques questions, à des tâches rébarbatives. Aussi très vite, si sa désapprobation avait put transparaître, elle disparu très vite, le Dunedain reprenant un masque placide.

Inclinant la tête comme pour lui signifier son accord quant à son marché, il prit néanmoins la lame de sur les genoux d’Aislinn –c’était la sienne – et enleva le tissus la recouvrant. Elle était encore dans son fourreau. Aussi c’est avec un geste lent mais sûr qu'il la sortie, métal contre métal produisant un son familier et agréable à ses oreille. Inspectant minutieusement la lame, il se leva maladroitement –son côté toujours douloureux- s’éloigna d’Aislinn et pour la faire tournoyer.

-J’accepte votre marché, Dame Aislinn. Des réponses à vos questions, et ma dette envers vous est annulée. Laissant planer un moment de silence, jouant toujours avec sa lame, il finit par la planter au sol pour regarder la tavernière dans le blanc des yeux. Aussi je n’ai point dérobé cette épée, elle m’a été offerte par mon père il y a plus de trente ans...un cadeau d'anniversaire...il y a si longtemps.

Et il se souvint alors du doux sourire d'Elrond alors qu'il dégainait l'épée, le visage rayonnant. Un pincement au coeur.









Dernière édition par Arador le Mer 26 Fév 2014 - 10:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Lun 20 Jan 2014 - 0:55

Aislinn Feat. Arador


Selon Aislinn, le passé appartenait au passé uniquement. Il était inutile de s’apitoyer sur certains détails embarrassant elle savait balayer les remords d’un revers de la main pour éviter d’entacher sa précieuse réputation. C’était sans doute la seule chose à laquelle elle tenait plus que tout au monde. Aislinn était une femme de caractère, forte, mais lorsqu’on éveillé sa curiosité elle devenait une cible idéale elle pouvait du statut de pion au statue de reine, de petite fille idole à une personne folle à lier lorsqu’on savait la contrôler parfaitement. Ceci n’était pas une chose facile, elle-même avait connaissance de ses propre faiblesse c’est pour cela qu’elle restait de façon silencieuse et neutres dans ses explications.

Ses mots étaient choisis par hasard, mais elle avait rapidement déduis qu’il souffrait. Une douleur longue et profonde comme celle qu’elle avait eu lorsqu’elle fut une fois de plus abandonné à son sort. Le genre de douleur qui ne disparait pas facilement malgré l’apparence elle reste toujours là, dans l’ombre, elle nous rappelle sans doute à quel point l’être humain pouvait être faible. Aurait-elle qualifié la soirée de « Triste et misérable » ? Non, elle aurait qualifiée de « agonisante et désespérante ». Aislinn acquiesça de temps à autre la tête pour suivre les explications, mais elle ne montra pas un seul signe d’impulsivité malgré qu’elle ait de la rancœur.

Elle avait du mal à croire qu’il venait du Nord, tout ce dont elle connaissait Aislinn l’avait lu dans les livres, elle pensait que les gens du Nord était froid, en retrait, se préoccupant uniquement de leur Terre. Pourquoi est-ce qu’un rôdeur viendrait au Sud ? Elle resta silencieuse et n’osa pas lui demander la raison de sa venue dans l’immédiat, elle continuait de l’écouter avec des yeux d’enfant à qui l’on compte une histoire.  Pourtant, le temps d’une réflexion, elle se doutait forcement qu’il n’était pas si différent d’elle, malgré leurs nombreuses différences tous les hommes de la terres étaient identique elle reprit d’un air triste et d’une voix frêle :

- La mort n’est pas la seule chose qui nous lie.. Il y a la peur, l’angoisse, le désespoir, la douleur, la souffrance… Vous n’êtes pas si différent de nous.

Son sourire ne lui remontait guère le moral, elle était psychologiquement épuisée.  Aislinn ne savait plus vraiment ou elle en était la peur l’habitait depuis si longtemps même si elle se forçait à se montrer forte elle n’en restait pas moins que faible comparait aux gens de la Terre du Milieu. Il existait tant de chose elle ne savait rien, elle ne comprenait pas. Cela pouvait se lire dans ses yeux, sans doute la confrontation de de la veille l’avait réveillé, lui avait comprendre qu’il était impossible de fuir et de se cacher.

Restant assise, les yeux dans le vide comme une simple marionnette sans fil elle tenter de se montrait forte, ce qui était peine perdue. Elle savait être forte pour protéger les siens, mais seule elle ne pouvait rien faire. Pourtant lorsqu’il lui retourna sa question elle répliqua rapidement :

- Nous ne sommes pas si différents. Nous nous battons chaque jour pour défendre nos terres, nous faisons du commerce afin de faire vivre les nôtres.  Nous possédons notre propre armée comme chaque régions,  comme vous pouvez le voir nous ne sommes point différent.

Les choses avaient basculés lorsqu’elle eut l’épée sur ses genoux, une épée pouvait changer beaucoup de chose. C’était la seule arme qu’elle avait elle aussi pour se défendre des envahisseurs même si ce n’était pas la place d’une femme d’être sur le champ de bataille. Elle avait remarqué que le regard de Norima avait changé lui aussi. Sans doute étais-ce une faiblesse ?  La tavernière avait eu l’occasion de regardait de plus près l’épée de ses propres yeux sans doute était-elle un peu trop familière avec les armes. Elle affichait un sourire qui pouvait exprimer tant de chose, elle savait pertinemment qu’une épée comme celle-ci ne pouvait être volé, car son propriétaire ne pouvait s’en séparer, même la mort ne pouvait rien y changer.  Elle ne comptait pas le harceler de questions absurdes, la jeune femme  voulait vérifier certaines choses et l’une d’entre elles venaient de se confirmer.

Il se leva maladroitement, sans doute aurait-elle dû lui conseiller de restait allongé encore un jour ou deux avant de pouvoir  se mettre débout. Dans le regard de la jeune femme il n’y avait aucun doute, il était bien le propriétaire de l’épée cependant, elle sursauta légèrement lorsqu’il planta son épée dans le sol elle répliqua aussitôt avec son aire de chef :
- Le sol, je vous le facture ?

Elle se leva délicatement pour lui faire face, il était plus grand qu’elle de deux têtes elle tournait sa langue sept fois avant de prendre la parole pour lui faire part de sa déduction.

- Vous paraissez encore jeune, et vous avez votre épée elfique, je dois en déduire que vous venez d’un milieu aisé.  Et en pensant à la soirée d’hier alors que j’allais vous charcuter une seconde fois on m’a laissé entendre que vous êtes plutôt riche. Donc ma question suivante est simple : Que venez-vous faire sur nos terres ? Peu de personnes aisées viennent au Rohan sans condition.


Elle lui saisit son poignet tout en faisant attention de ne pas être blessé par la lame de l’épée,  Aislinn plongea son regard dans le sien pour décerner le vrai du faux. Son regard se voulait sans faille elle lâcha prise lorsqu’elle eut sa réponse. Un regard ne pouvait mentir, et le mensonge était sa spécialité, la jolie blonde lui demanda une nouvelle fois :

- Lorsque vous irez mieux, j’aimerai savoir si vous savez utiliser votre épée. Je suis aussi capable de faire la même chose avec mon épée, mais contrairement à vous je ne pense pas que j’aurai le cœur à ôter la vie.  Et est-ce que  cela fait mal ?

Elle s’amusa à faire pression sur sa blessure avec sa main, son intention était visible elle voulait tester sa patience.  Aislinn était une spécialiste dans ce domaine : faire souffrir les autres.





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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Jeu 23 Jan 2014 - 14:49




My patience has limits

- La mort n’est pas la seule chose qui nous lie. Il y a la peur, l’angoisse, le désespoir, la douleur, la souffrance… Vous n’êtes pas si différent de nous.

Ces mots étaient sages. Il était vrai que réduire leurs ressemblances au simple fait de mourir un jour, était quelque peu précipité. Il y avait tant d’autres choses qui pouvaient lier entre eux les peuples, et effacer leurs dissemblances. Ils pouvaient rire ensemble lors de banquets, pleurer coudes à coudes leurs amis perdus en guerre, craindre de l’avenir, se battre pour leurs terres... il ne pouvait donc qu’approuver ces dires. Même si en son cœur, l’amertume restait profonde.

- Nous ne sommes pas si différents. Nous nous battons chaque jour pour défendre nos terres, nous faisons du commerce afin de faire vivre les nôtres.  Nous possédons notre propre armée comme chaque régions,  comme vous pouvez le voir nous ne sommes point différent.

Arador ne put s’empêcher de regarder la jeune dame lui faisant face avec un œil dépité. Ses paroles ne rencontrant que le néant chez lui. Son peuple ne se battait pas pour défendre ses terres, mais celles des autres. Ils ne pouvaient faire du commerce, n’ayant rien à offrir et peu de choses à acheter. Quant à leur armée, si l’on pouvait appeler cela une armée, était en déclin, constant. Leur race s’éteignait. Et lui ne pouvait que constater cette déchéance. Il voudrait tant que les choses s’améliorent. Qu’ils se réapproprient leurs terres, que leur population augmente, qu’ils aient de nouveau des richesses à partager. Mais ce n’était qu’un rêve. Aussi à ces mots, il ne se sentit que plus différents des autres hommes.

Lorsque le regard d’Argonui se posa sur la femme du Rohan, il ne rencontra no pas ce qu’il avait excompté, une femme forte, au regard dur et percant, à l’aura pleine d’autorité et de force. Non, il ne vit là qu’une pâle image de la Rohirim qui lui parlait quelques secondes plus tôt. Une grande peine, un masque en partie éventé. Il découvrait progressivement sous cet air résolu et affirmé, une personnalité pleine de contradictions, semblant hantée par nombres de questionnements, mais comme prisonnière de quelques cages. Il ne se prétendait pas être habile à lire les gens sur leur seuls regard –il laissait cela à la Dame Galadriel, celle qui a vu la lumière des arbres- cependant cette femme semblait être pour lui à cet instant précis comme un livre ouvert. Même s’il n’était pas sûr de vouloir en tourner les pages. Il avait déjà assez de ses propres tourments à traiter. Il craignait de s’enliser en plus dans ceux des autres. Il détourna son regard.  

- Le sol, je vous le facture ?


Son humeur sombre, et son dépit furent soudainement allégés par la remarque -sèche et autoritaire que lui fit la tavernière par rapport à son épée, qu’il avait plantée dans un geste devenu habituel, dans le sol. Amorçant un petit sourire taquin, avant de se reprendre, il secoua la tête en direction de la tavernière lui répondant dans une voix d’où perçait un soupçon si infime d’amusement que l’on aurait put croire qu’il n’avait jamais existé. « Ce ne sera pas nécessaire. »

La femme se leva ensuite avec une grâce insoupçonnée, et vint se planter devant lui, retrouvant toute son assurance et son imposante présence.  Aussi ce fut avec une certaine gêne qu’il sentit le regard d’Aislinn se poser sur lui. Inquisiteur, il semblait fouiller ses iris à la recherche de réponse à des questions connues d’elle seule.  Campant sur ses positions, n’ayant absolument –presque- rien à cacher, il soutint longuement ce regard gris orageux. Il se trouva même à détailler les nuance de ce regard franc. A en apprécier la ressemblance avec les ciels d’Automne, saison ayant vu sa naissance. La main maintenant son poignet était ferme, mais il n’avait pas l’intention de se dérober.

- Vous paraissez encore jeune, et vous avez votre épée elfique, je dois en déduire que vous venez d’un milieu aisé.  Et en pensant à la soirée d’hier alors que j’allais vous charcuter une seconde fois on m’a laissé entendre que vous êtes plutôt riche. Donc ma question suivante est simple : Que venez-vous faire sur nos terres ? Peu de personnes aisées viennent au Rohan sans condition.

Cette fois-ci, par pur plaisir, il laissa ses lèvres s’étirer en un sourire sibyllin.  Alors…lui répondra-t-il ou pas ? En réalité il n’avait pas vraiment le choix. Le marché avait été  clairement énoncé. Il devait répondre à ses questions pour voir sa dette envers elle effacée. Cependant il n’avait jamais été spécifié qu’il devait à tout prix dire la vérité. Il pouvait dire des semi-vérités. Des semi-mensonges. Jouer sur les mots. Parler en énigmes. Dès lors qu’il répondait aux questions. Cela pourrait être amusant. Toutefois il ne ressentait pas l’envie de jouer avec les nerfs de son hôte. Il avait une dette envers elle. Et son honneur lui commandait de l ‘éponger honorablement, sans fausser sa contribution.

-J’ai été convoqué à Edoras, par le roi Brytta. Il semblerait que celui-ci n’ai toujours pas réussi à digérer  le fait qu’un des meilleurs coursiers  du Riddenmark ait accepté de se joindre à moi. Mis à part cela, il tient probablement à ouïr des nouvelles du nord. Que sais-je…je ne suis qu’un simple rôdeur, ma Dame.  Quant à mes richesses, souvenez vous que tous les trésors ne sont pas d’argent et d’or…déclama, indéchiffrable, le seigneur des Dunedain, laissant ces mots planer entre eux. Cette façon énigmatique de s’exprimer, il la tenait surement de Mithrandir, ce vieux sorcier,  à ne parler que par énigmes et charades.

Aussi, il commençait à sentir des fourmillements dans sa main, signes d’une crampe prochaine, lorsque la Rohirim relâcha  l’emprise qu’elle avait sur son poignet. De part son regard satisfait, elle semblait avoir obtenu ce qu’elle voulait. Et il en était plutôt rassuré. Assouvir sa curiosité allait lui permettre de bientôt reprendre sa route. Reprend la route. Cette idée lui noua un nœud dans la gorge. Lui faisant irrémédiablement pensé qu’il lui faudrait retourner dans le nord, afin d’assister à l’enterrement de son épouse. Retrouver son fils qui devait surement avoir bien grandi depuis son départ. Qu’elle âge avait-il maintenant…Bientôt 30 ans…presque un adulte.  Il devrait de nouveau faire face, et rester digne dans son désespoir, pour lui. Finalement il n’était pas sûr de vouloir reprendre la route tout de suite. C’était lâche peut-être, mais il ne s’en sentait pas encore la force. Sa blessure encore fraiche et sa peine encore trop vivace. Il craquerait dès lors qu’il mettrait les pieds en Arthedain.

- Lorsque vous irez mieux, j’aimerai savoir si vous savez utiliser votre épée. Je suis aussi capable de faire la même chose avec mon épée, mais contrairement à vous je ne pense pas que j’aurai le cœur à ôter la vie.  Et est-ce que  cela fait mal ?

Dans un sursaut de douleur, ses réflexes agissant malgré lui et avec une force qu’il ne put maitrisée, il se saisit de la main vicieuse appuyant sur sa blessure, et la tordit avec méthode. Ramenant vers lui sa propriétaire, il lui souffla à quelques centimètre du visage, d’une voix glaciale, et ironique. « Absolument pas, que croyez vous. »  Son sang-froid avait des limites. Il était particulièrement à fleur de peau , sa gueule de bois n'étant pas loin. Et bien qu’il ait un devoir envers cette femme, il ne permettrait pas que l’on se moque de lui bien longtemps. Bien sûr que cette blessure lui faisait mal. Que croyait-elle ! Voulait-elle qu’il lui plante son épée dans le bassin pour qu’elle ait une réponse à sa question. Question stupide d’ailleurs. Il pourrait lui briser le poignet s’il le voulait. Aussi il resserra sa poigne sur la main de la dame Aislinn, lui faisant bien comprendre de ne pas trop jouer avec ses nerfs. De la patience, il n’en avait plus, et cela depuis bien longtemps. Il l’avait perdu en quittant Rivendell.

-Je ne porterais pas une épée si je ne savais pas m’en servir. Aussi je pense que si combat il y a, l’issue est déjà écrite. Car si vous n’avez pas l’envie de tuer, vous ne pourrez pas gagner contre moi. Réfléchissez-y bien. Je vous laisse le temps de mon rétablissement pour y penser. Je n’aimerais pas avoir à vous blesser inutilement. Je pense avoir déjà fait assez de mal comme ça.






Dernière édition par Arador le Mer 26 Fév 2014 - 10:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Sam 25 Jan 2014 - 0:54

Aislinn Feat. Arador


Aislinn ne quittait pas des yeux son hôte. Il attisait sa curiosité avec ses paroles et ses nobles manières. Pourtant le visage de la tavernière restait impassible, elle essayait à de nombreuses reprises ne pas sourire ou même paraitre faible. Pourtant lorsqu’il lui répondait qu’il était inutile de lui faire payer le sol elle eut un léger sourire en coin.

Elle était de nature franche, sans doute étais-ce un des défauts qu’on lui reprochait assez souvent ? Assez franche pour défier du regard un inconnu juste pour assouvir sa soif de connaissance. Lorsqu’elle se tenait devant lui, la tête relever les yeux dans les siens Aislinn avait réussi à le déstabiliser, mais cela déstabiliser également la tavernière qui n’avait pas l’habitude de fixer quelqu’un aussi longtemps.

Il ne mentait pas et cela exaspérer légèrement la jeune femme qui trouvait qu’un homme avec des secrets était plus intéressant à interroger. Elle n’avait que faire de ce genre de personne même en imposant les conditions son petit jeu commençait tristement à l’ennuyer. Elle préférait le silence, un long silence avant de le rompre avec un de ses soupirs. Même en trouvant son jeu ennuyeux elle trouvait qu’il y avait quelque chose qui clochait et elle n’hésitait pas à faire part de son désarroi :

- Vous n’êtes ici que pour des broutilles si vous voulez mon humble avis. Le roi n’a que faire des rôdeurs, et de plus si ce dernier est un étranger. Et je ne sais que trop bien que les trésors ne sont souvent en or ou en argent, pourtant le Rohan a perdu le siens nous sommes dans des heures sombres et nous le serons encore pendant un long moment.

Elle savait ce qu’été les heures sombres depuis sa tendre jeunesse, jamais elle n’avait connu le Rohan vivre normalement sans se soucier des attaques d’orc au coucher du soleil. Pour le moment elle vivait normalement comme chaque villageois, jamais elle n’avait eu le courage de fuir vers la cité.

Lorsqu’elle s’était amusée à toucher la blessure de son hôte juste pour voir si la douleur était toujours présente. Elle affichait son sourire taquin, mais ce dernier s’estompait lorsqu’en guise de réponse il lui tordit sa main. Malgré la réponse qu’il venait de lui donner elle tentait une nouvelle fois d’appuyer sur sa blessure rapidement elle lui avoue d’un air désolé :

- C’est vrai que ça fait mal. Je voulais juste vérifier si vous ne jouez pas la comédie. C’est dommage que vous réagissiez de la sorte.

Elle avait le don pour embêter le monde c’était dans sa nature, mais jamais lui avait-on refusé quelques choses, ni même contester son autorité dans sa propre taverne. Pourtant le fait qu’il refuse son duel lui était insupportable, elle n’était pas comme les autres femmes du village, si il pouvait tenir son épée il pouvait combattre sur le champ.

- Je dois me venger de certaines choses qui ont eu lieux hier. Je ne veux pas des mots, ils s’effacent vite avec le temps. J’ai bien vu que hier vous l’aurez fait et aujourd’hui vous changer d’avis, je ne vais pas attendre indéfiniment, je ne suis pas patiente pour ce genre de chose. Je ne le dirais pas deux fois, prenez votre épée.






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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Sam 25 Jan 2014 - 15:50




What the f***?!

-C’est vrai que ça fait mal. Je voulais juste vérifier si vous ne jouez pas la comédie. C’est dommage que vous réagissiez de la sorte.

Levant les yeux au ciel, consterné, Arador relâcha la main de la Rohirim dont il comprenait de moins en moins l’attitude. Elle agissait à ses yeux comme une enfant en manque d’attention. Alors qu’il y a peu elle lui semblait déjà bien plus mature, voir autoritaire. Elle avait eu des paroles sages, et pertinentes, et voilà qu’elle se mettait à agir de façon capricieuse et immature. Quel était son problème au juste. Oui cela faisait mal ! Avait-elle besoin d’empirer sa blessure pour le vérifier. Il pouvait être presque certain que celle-ci s’était recouverte. Se contorsionnant légèrement pour jeter un coup d’œil à celle-ci, il fut soulager de constater que non. Le bandage était toujours impeccable.

Le soupir qui franchit ses lèvres alors, était plein d’irritation et de lassitude. Elle était vexante. A rabaisser ainsi ses parents de la sorte, elle finirait réellement par le mettre à bout. Il ne fit que froncer ses sourcils aux mots que prononça la Dame, mais pour une autre, il n’aurait pas eu autant de retenue. Que savait-elle des affaires royales. Elle n’était que la gérante d’une tavernière. Que connaissait-elle à la politique du Roi. Il avait été convoqué nom de dieu! Ce n’était pas de son plein gré qu’il avait fait route pour le Rohan. N’écoutait-elle donc pas ce qu’il pouvait dire ? Apparemment non.

Ce constat l’exaspéra d’autant plus qu’il menaçait de trahir ses origine en discutant avec cette bonne femme. C’était décidé, maintenant il ne parlerait plus, et ferait en sorte de repartir au plus vite. Il avait un roi à rencontrer. Qu’elle garde son amertume et sa nostalgie, lui avait déjà la sienne à gérer. Il n’avait jamais connu un Rohan calme et prospère, tout comme le nord était toujours en proie à des forces maléfique. Et il était d’autant plus logique que le roi Brytta cherche à connaitre tout de ses ennemis, orc comme hommes du pays de Dun. Et ce de toutes les sources qu’il pouvait trouver...

Enfin…il ne pouvait rien faire pour cette femme. Elle n’était encore qu’une enfant à ses yeux. Il avait déjà vu bien d’autres paysages, vécu bien d’autres choses, affronté plus de dangers. Aussi il l’a voyait encore comme une petite chose innocente. Après tout, il aurait l’âge d’être son père. Et maintenant c’est presque comme à une enfant qu’il allait s’adresse alors qu’elle semblait réclamer de lui quelque chose qu’il n’avait absolument pas envie de donner.

- Je dois me venger de certaines choses qui ont eu lieux hier. Je ne veux pas des mots, ils s’effacent vite avec le temps. J’ai bien vu que hier vous l’aurez fait et aujourd’hui vous changer d’avis, je ne vais pas attendre indéfiniment, je ne suis pas patiente pour ce genre de chose. Je ne le dirais pas deux fois, prenez votre épée.

Soufflant avec exaspération et dépit, le rôdeur darda un regard dur et moralisateur sur la femme lui faisant face effrontément. Il ne comprenait pas cet entêtement qu’elle avait à vouloir se battre. Que cherchait-elle à prouver ? Elle savait se battre ? Grand bien lui fasse, en quoi cela le concernait-il ? Il voulait bien la croire sur parole. Après tout, il avait déjà entendu parler des shieldmaiden du Rohan. Ces femmes qui choisissaient l’épée et le bouclier aux aiguilles à broder. Ces femmes qui savaient se battre aussi bien que les hommes, et défendaient leurs terres avec bravoure. Après tout, le Rohan était un pays toujours en proies à de nombreuses attaques, et ce n’était pas souvent que les Eored des Maréchaux de la Marche arrivaient à temps pour défendre les villageois. Aussi ceux-ci se devaient parfois de prendre les choses en mains…même si souvent ils périssaient par inexpérience ou manque de combattants valables. Aussi il voulait bien croire qu’elle sache se battre, là n’était pas son souci. Lui ne voulait pas se battre.

Il était blessé. Une blessure certes soignée et désinfectée, mais loin d’être cicatrisée. Il lui faudrait une bonne semaine de repos pour être sûr de ne plus rouvrir cette plaie. Aussi il voulait partir le plus vite possible de ce lieu…et un combat n’était pas forcément le moyen de guérir plus vite. Alors pour sûr il refusait catégoriquement. D’autant que tel qu’il se connaissait, il risquait surement de prendre ce duel au sérieux. Et dans ce genre de cas, soit il finissait par confondre son adversaire avec un véritable ennemi, son égo n’acceptant pas la défaite, soit il s’énervait réellement, et finissait toujours par faire couler le sang. Aussi il préférait toujours éviter un duel à l’épée avec quelqu’un à qui il était redevable. Il préférait et de loin les combats à main nu, ou il avait moins de risque de trancher un membre sous l’effet de l’adrénaline.

Ainsi il dévisageait avec ennui la blonde, lui réclamant telle une précieuse un dû qu’il n’était pas enclin à donner. Il réfléchissait à une réponse à lui donner. Car elle ne le lâcherait pas, s’il se contentait de l’envoyer tout simplement voir ailleurs pour jouer à la guerrière. Elle voulait sa vengeance. Vengeance. Qu’elle idiotie. Elle lui avait déjà planté un couteau dans la hanche, cela ne suffisait-il pas ? Que voulait-elle encore, lui trancher la tête ? Lui prouver qu’elle était plus forte que lui ? Que c’était elle la chef ici ? Il ne dirait pas non si cela pouvait lui permettre d’avoir désormais un peu de paix.

Prendre son épée ?...Il l’avait déjà en main. Son poing serré par l’irritation, autour de la garde délicatement ouvragée. Il ne la sentait presque pas. Elle était légère à sa main, de sorte que même blessé il pouvait encore l’utiliser. Jouant le duel dans sa tête, il était presque sûr de gagner ce combat si il avait lieu. Mais dieu que cela l’ennuyait. Il voulait dormir. Sa gueule de bois n’était pas encore complètement passée, et sans se l’avouer, en réalité, il ne voulait pas faire un pas dehors, le soleil risquant de lui donner un mal de tête carabiné. Cependant il était certain de passer un sale quart d’heure si la Rohirim se mettait à lui hurler dessus pour qu’il accepte son défi. Aussi, il pesa longtemps le pour où le contre, un silence tendu régnant dans la pièce. Puis c’est finalement avec une exclamation rageuse, vocalisé dans un elfique grossier, qu’il se dirigeait prestement vers la porte de la chambre qu’il ouvrit à la volée, faisant signe à Aislinn de prendre ce chemin.

« Vous ne savez vraiment pas à qui vous avez affaire...marmonna Arador dans sa barbe naissante. Après vous fière guerrière ! Croisons donc le fer, puisque votre sang bout à ce poing de mesurer votre lame à celle d’un rôdeur. Toutefois je ne serais pas responsable de ce qui pourra vous arriver. Car je vous aurais prévenu… »grogna-t-il, clairement mécontent.

Il ferait en sorte d’en finir au plus vite.






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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Dim 9 Fév 2014 - 2:18

Aislinn Feat. Arador


Constatant rapidement l’état de la blessure de son hôte Aislinn avait toute les raisons de le provoquer de cette manière et cela sembler fonctionner comme elle le pensait depuis son arrivée dans la pièce. Rapide et simple était ses gestes lorsqu’elle voulait simplement vérifier qu’il était en état de tenir un duel sans avoir une excuse pour se défiler. Aislinn pensait utiliser plusieurs méthode pour le mettre hors de lui, la provocation, l’entêtement, le tourmentée se sont des arts dans lequel elle exercé avec brio, bien que la tavernière n’aimait guère verser du sang, car selon elle il était plus intéresser de torturée l’âme humaine que de la faire saignée.

Uniquement focaliser sur la manière dont elle aimerait l’achever, elle ne prêta pas réellement attention aux dire de son hôte, elle se demandait juste quand il arrêterait de ressayer la même chose contrairement à ce qu’il pouvait penser d’elle, la tavernière savait ce qu’il se passer dans tout le Rohan grâce aux petits « oiseaux » qui parlent si facilement lorsqu’ils ont faim. Presque personne n’avait de secret pour la jeune femme ici présente.

Cependant, elle commençait à perdre sa patience le rôdeur ne voulait point se battre que ce soit avec les mots ou même avec le fer. Aislinn se montrait de plus en plus effronté avec son regard noir qui pouvait amplement exprimer sa colère et ses pensées. Voyant clairement qu’elle n’obtiendrait pas ce qu’elle voulait dans l’immédiat elle était prêt à faire de nombreux sacrifice, mais étant de nature rancunière et fière elle ne pouvait pas laisser la chance de prouver sa valeur s’envoler librement.

Après quelques paroles déplacées envers le rôdeur elle obtint enfin ce dont elle voulait depuis la veille, lui faire regretter ses paroles, mais aussi lui montrer qu’elle n’était pas faible comme la plupart des habitants le pensaient. Son sourire fut plus que satisfaisant lorsqu’elle le vit prendre son épée pour livrer le duel. Elle ne tenu pas compte de son langage grossier envers sa personne, elle en avait presque l’habitude. Pourtant elle lui affirma à son tour sur le même ton qu’il avait employé :

- Vu votre état actuelle j’ai toute mes chance de vous donner la même raclée que hier. Dois-je également vous faire rappeler que même si vous avez votre épée j’ai réussi presque à vous tuer ? Si j’avais su cela je ne me serais pas gêner pour vous tuer et vous faire regretter d’être venu dans cet endroit.

Aislinn ouvrit une porte condamnée grâce à une des clés qu’elle gardait sur elle, cette pièce se trouver au sous-sol de la taverne à l’abri des regards. Elle ouvrit un coffre et prit son épée qui était à l’intérieur soigneusement rangé dans son fourreau. Elle retirait son épée de son fourreau d’un air vif pour ensuite faire face au rôdeur tout en ajoutant avec un simple sourire :

- J’espère que cela ne vous dérange pas de vous battre à l’abri des regards, j’ai un peu pensé à votre réputation au cas où …







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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Dim 9 Fév 2014 - 15:50




Irritated.






-Vu votre état actuelle j’ai toute mes chance de vous donner la même raclée que hier. Dois-je également vous faire rappeler que même si vous avez votre épée j’ai réussi presque à vous tuer ? Si j’avais su cela je ne me serais pas gêner pour vous tuer et vous faire regretter d’être venu dans cet endroit.

Soupirant lourdement, Arador préféra ne rien dire. Il avait presque l’impression que parler ne faisait qu’empirer les choses avec cette créature bornée. Et pourtant ce n’était pas l’envie de répliquer qui lui manquait. S’il ne se retenait pas, il dirait à la bonne femme que profiter de son ivresse et de leur proximité pour le blesser n’était pas particulièrement un acte de bravoure, ni même une performance incroyable. Il n’avait eu aucun réflexe et s’était laissé surprendre sous l’effet de l’alcool, chose en sois tout à fait normale. Quant à le tuer, il aurait bien aimé savoir comment elle aurait put justifier cela devant toute sa taverne, et continuer à marcher le mot meurtrière écrit en lettre de sang sur son front. Quant à son état, il n’était pas assez grave pour l’entraver dans ses mouvements. Il devrait juste faire attention, mais rien ne pouvait dire qu’il ne gagnerait pas ce duel à l’épée. Non décidément il devait se retenir de parler, car s’exprimer sur les piques lancée par la rohirrim ne ferait que relancer un débat stérile et il voulait à tout pris s’en aller maintenant. Il était agacé.

Si la jeune femme avait voulu lui faire regretter son attitude de la veille c’était largement accomplit. A telle point qu’il regrettait maintenant d’être entré dans cette maudite taverne. Subir l’attitude capricieuse de son hôte l’ayant refroidi de boire de l’alcool pour un bon moment. Surtout si c’était pour au réveil se retrouver ainsi assailli. Intérieurement, Arador se demandait si il n’aurait pas du simplement prendre ses affaire et s’en aller directement après s’être réveillé. Car là maintenant il se trouvait singulièrement ennuyé. Le regard qu’il lança alors à la belle blonde traduisant de façon claire son état du moment.  Blasé par ses paroles désobligeantes, agacé toutefois par son attitude, mais impatient d’en finir.

-Oh mais point d’inquiétude à avoir très chère, je regrette chaque seconde de plus que je passe ici. Alors si nous pouvions en finir rapidement, vous feriez de moi un homme comblé. Nargua le rôdeur caustique, un rictus aux lèvres.

Affichant désormais une mine imperturbable, il regarda la tenancière s’avancer vers une porte, cachée dans la chambre pour que quiconque ne la connaissant, ne pourrait savoir qu’elle est là. Sortant une clé afin de l’ouvrir, le rôdeur jeta un petit coup d’œil, légèrement curieux, par-dessus l’épaule de la femme, découvrant un escalier sombre descendant en profondeur. Il fixa pendant un moment les ténèbres de la cachette, puis fut tiré de ses pensées par le bruit si familier d’une épée que l’on tire de son fourreau.  Reposant son regard sur Aislinn, il détailla d’un œil expert sa lame, tentant par la même occasion de commencer à découvrir le caractère de son adversaire. Tout bretteur conscient, choisissant avec soin son arme, il était souvent prouvé que celle-ci ressemblait à son porteur, épousant parfaitement son style de combat. Ainsi il espérait que l’épée d’Aislinn lui parlerait un peu plus de la jeune femme, capricieuse  et impudente lui souriant, déjà sûre de sa victoire.

-J’espère que cela ne vous dérange pas de vous battre à l’abri des regards, j’ai un peu pensé à votre réputation au cas où …

Levant les yeux au ciel, clairement exaspéré par cette attitude moqueuse et parfaitement futile dans sa position, le Rodeurs se mit à prier les valars pour lui épargner une journée de plus en compagnie de cette véritable harpie. Il aurait presque put rire de la réplique de la dames du Rohan, s’il n’avait pas été d’aussi mauvaise humeur. Et dire qu’il s’était plutôt bien réveillé. Désormais, plus les minutes avançait, plus il devenait morose. Pas seulement à cause de sa gueule de bois.

Son épée toujours en main, il fixait, méfiant la jeune femme lui souriant avec effronterie. Il aurait put se vexer des paroles qu’elle avait proféré, mais il commençait à comprendre la mécanique. Plus il réagirait à ses propos, plus elle monterait crescendo et tenterait de le mettre à bout. Lui répondre serait prendre en considération ses mots et lui tendre la perche pour continuer. Ce qui n’était absolument pas le but recherché par Arador. Aussi il resta muet, pensant qu’ainsi, il finirait par lasser la demoiselle. Même si dans son esprit, il lui retournerait volontiers la remarque. Après tout lui n’avait rien à craindre d’une réputation perdu, il n’était pas un homme public. Alors qu’elle, était surement connue dans tout le village. Néanmoins il était vrai que pour son égaux, battre une femme ou se faire battre par elle –dans le pire des cas où ça arriverais- en public n’avait rien de bien attrayant.

S’avançant vers la porte entrouverte d’un pas décidé, le rôdeurs maintint celle-ci béante à l’aide de son pied, faisant un petit geste courtois de la main en direction de la tavernière, lui faisant ainsi signe de s’avancer.

-Après vous gente dame.

Il ne prendrait pas le risque de se trouver devant elle dans ce couloir étroit qu’il ne connaissait pas, surtout en la sachant armée dans son dos. Il préférait la savoir devant lui, car il ne serait point capable de la trahir en lui plantant sa lame dans le corps, le contraire n’étant pas prouvé.  Il protégea ses arrières de la sorte, caché derrière un faux-semblant de galanterie.





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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Mar 18 Fév 2014 - 1:54

Aislinn Feat. Arador


Avait-elle des remords d’avoir agi de la sorte ? Certainement pas, elle affirmait ses dires haut et fort et personne jusqu’à aujourd’hui avait osé élever la voix contre elle.  Visiblement agacé par le comportement de la tavernière, Aislinn décida  de se calmer uniquement pour se concentrer sur sa façon d’attaquer puisque les mots ne suffisaient pas il fallait donc en venir aux armes. Bien que son but était d’admirer le franc  parler des rôdeurs la jeune femme n’eut pas d’autres choix que d’utiliser une autre manière qui la conduisit sur un terrain glissant, elle tenait à prouver sa valeur même si ce choix ne lui plaisait guère elle ne devait pas faire demi-tour.

Aislinn ne fut guère étonné lorsque Arador la laissa passer devant, elle-même avait pensé soit à l’assommer ou à le poignarder dans son dos, après tout c’était un femme avec un gout très prononcé pour les coup bas et la trahison, il ne fallait jamais se fier à une femme, de plus si celle-ci tenait une arme à la main.

La tavernière était une personne étrange elle pouvait être douce et attentionnée donc comme la pire des harpies. Elle avait besoin de se défoulé et malheureusement elle s’en était pris au premier venu qui osa défier son autorité dans sa taverne.  Tenant toujours son arme dans sa mains elle fut perdue dans ses songes jusqu’à ce qu’elle entra dans la pièce sombre et assez grande pour tenir un duel.

Elle essayait de reste courtoise en lui rappelant clair qu’il pouvait faire demi-tour si il le voulait, mais connaissant son caractère trempée elle ne le laisserait partir sous aucun prétexte. Elle pointa son arme en direction du rôdeur et lui affirma quelques mots.

- Inutile que je vous dicte les règles d’un duel. Que sort puisse t’être favorable pour les trente prochaines minutes.

Aislinn pouvait se montrer poli lorsqu’il s’agissait de croiser le fer, même si elle ne le faisait que très rarement et la plupart du temps c’était avec la même personne à savoir celle qui lui a tout appris. Elle ne voulait pas être faible, Aislinn avait appris à se défendre et c’était une occasion pour elle de mettre en pratique tout ce dons elle avait appris pendant ses années.  Elle ferait de son mieux comme à chaque fois, mais elle redoutait son adversaire.

Même si elle ne se l’avouait pas par fierté, elle savait qu’elle n’avait aucune chance de gagner ce duel, mais elle en apprendrait surement beaucoup si elle s’en sortait vivante, Aislinn connaissait vaguement la réputation des rôdeurs venu du Nord, mais il ignorait surement la sienne qui n’était plus à refaire. Elle userait sans doute d’autres moyenne pour gagner après tout  lors d’un duel presque tous les coup étaient permis elle ajouta donc avec son air sérieux :

- Le premier qui vient à faire couler le sang à gagner, cela vous plait-il ?

Elle ne comptait pas donner l’assaut en premier après tout elle voulait savoir comment il se déplacer elle était bien meilleure en défense qu’en attaque et la jeune femme n’avait pas vraiment peur de faire couler du sang. Elle semblait différente, calme et concentrée plus rien à voir avec la jeune femme bruyante et arrogante. Aislinn se mit en position sans doute pour parer le premier coup tout en économisant ses forces.




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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Mer 26 Fév 2014 - 11:32




Stop talking. Now fight.

Descendant précautionneusement les marches de ce passage sombre et étroit, Arador se demandait comme il avait bien put arriver là. Comment en était-il arrivé à créer cette situation des plus farfelue et détestable. Il se retrouvait maintenant bien embêté. Avec cette femme acariâtre et capricieuse sur les bras il n’était pas près de repartir. Elle avait soit disant épongé sa dette, mais pourtant exigeait  toujours quelques chose de lui. Désormais il devait se battre en duel contre elle qui était en pleine forme, avec une blessure à la hanche et une gueule de bois lui faisant un mal de chien. C’était vraiment la dernière fois qu’il buvait autant d’alcool ! Non mieux ! C’était la dernière fois qu’il mettait les pieds au Rohan ! Plus jamais il ne voulait croiser cette furie !

Ses pieds touchant le sol silencieusement, il regardant avec un œil circonspecte l’endroit où ils avaient atterri. Une cave. Sombre, humide. Oh tiens un rat. Forcément, planquée sous terre il ne pouvait en être autrement. Mais tout  de même. Déjà qu’il n’avait point envie de croiser le fer, voilà désormais qu’il se retrouvait dans une cave humide et poussiéreuse, au risque de chopper la crève ou on ne sait quelle infection. M’enfin, il avait connu pire. Maintenant il devait arrêter de ruminer son mécontentement et se concentrer. Car ce qui risquait de se passer, s’il ne se concentrait pas, serait que la jeune rohirrim parvienne à le battre. Ce qu’il n’accepterait tout simplement pas. Il n’avait pas passé une majeurs partie de sa vie à courir les dangers et se battre jusqu’à l’épuisement pour finir mis au tapis par une nouvelle venue. Oui ce raisonnement était somme toute quelque peu misogyne et orgueilleux, mais, possédait toutefois une once de vérité en lui. Arador était un bretteur expérimenté, pour sûr. Il avait déjà tué nombre de guerriers, et croisé le fer tant de fois qu’il ne comptait déjà plus. Les muscles de ses jambes, de ses bras, de ses épaules, des ses mains, de son corps entier, avaient été façonnés par cette vie de lutte, à protéger constamment les terre de l’Eriador. Aussi il était en droit de douter d’une défaite lors de cette confrontation. Cependant nul n’est jamais trop prudent.

A la vue de l’épée d’Aislinn pointée vers lui, Arador dressa la sienne si légère dans sa main, lentement, faisant tinter doucement les lames.

- Inutile que je vous dicte les règles d’un duel. Que sort puisse t’être favorable pour les trente prochaines minutes.

Retenant un soupir amusé de briser le silence du lieu, Arador hocha néanmoins la tête, signifiant qu’il avait compris le message. Effectivement il n’avait point besoin de se faire rappeler les règles d’un duel, il était assez vieux et rompus à l’exercice pour que ce détail soit bien inscrit dans son esprit. Quant à la chance, il ne lui faisait pas assez confiance pour se reposer sur elle. Il ne comptait que sur la tangible réalité de ses 40 ans de combats.  C’était déjà largement suffisant pour lui. Trente minutes. Une demi-heure de duel. Il se demandait si la jeune femme savait ce que cela pouvait représenter réellement. Saurait-elle tenir ? Il demandait à voir…et allait faire en sorte de la tester sur ses propres mots.

Son épée levé, Arador décida enfin de faire place nette dans son esprit. Vidant sa conscience de toute pensée inutile, il se plongea dans un état de concentration optimal. Malgré toutes ses pensée d’il y a peu, il n’allait pas prendre son adversaire à la légère. Elle avait déjà prouvé qu’elle pouvait le blesser. Aussi il ne mettrait pas en doute son audace. Cependant comme il avait déjà dut lui expliquer plus tôt…lui avait déjà tué. Et la différence était là. Il n’aurait pas d’effroi à asséner un coup mortel. Et inconsciemment c’était aussi pou cela qu’il n’avait pas voulu se battre en premier lieu. Aurait-il assez de sang-froid aussi pour retenir sa lame ? Car si tuer n’était pas une chose facile, épargner une vie, retenir l’adrénaline, la colère et la peur dans son bras afin d’éviter de tuer, était tout aussi difficile. Et bien qu’il fût un homme plutôt calme et pondéré, Arador ne se faisait pas confiance pour cela. Seul le temps de ce duel lui dira s’il avait assez de maitrise pour ne pas déchainer ses passions impulsivement.

- Le premier qui vient à faire couler le sang à gagner, cela vous plait-il ?

Secouant la tête, rabaissant sa lame, Arador fixa du regard la jeune femme, mesurant ses paroles. Le premier sang versé…et si c’était le dernier ? Un coup d’épée mal placé pourrait tuer l’un d’entre eux. Que ce soit lui ou elle qui versait le premier sang, il devrait dans tout les cas blesser l’adversaire… mais à quelle niveau ? Le bras ? L’épaule ? La tête ? La hanche ? Les jambes ? Dans ce cas il devrait à tout prix mesurer sa force et son appétit de victoire. Un coup trop fort à l’un de ces membres pouvait être fâcheux. Aussi s’il devait répondre à la question posée, il dirait que non cela ne lui plaisait pas. Mais commençant à connaitre le tavernière, il devinait qu’elle passerait outre son avis, et n’en ferait qu’à sa tête. Elle avait déjà décidé des règles. Ainsi il ferait en sorte de jouer son jeu, et de gagner rapidement avec une légère coupure. Il lui suffirait d’être rapide, et d’achever tout ceci d’une feinte. Il voulait en finir vite désormais. Finit l’idée de s’amuser ou de tester la jeune femme. Il n’avait plus du tout envie de jouer. Néanmoins les choses iraient-elles dans son sens. Il n’en était pas sûr. Hochant la tête, il finit de cadenasser le jeu.

Fin prêt, son esprit disposé à recevoir et repousser toutes les attaques imaginables dans son esprit, le rôdeur se mit en position, les membres relaxés, mais parés à bondir. Il scrutait Aislinn attendant le moindre mouvement de sa part. Il pensait qu’avec son caractère elle serait la première à le prendre d’assaut. Pourtant elle restait immobile préférant  elle aussi l’observer. Surement attendant de lui qu’il fasse le premier pas afin qu’elle puisse regarder son jeu de jambe, analyser son style. Peut-être était-elle meilleure en défense qu’en attaque ? Qu’en savait-il. Aussi après quelques instants à tourner en rond autour de la demoiselle, examinant sa position, le placement de ses membres, il passa à l’action, dans une attaque simple et franche, un test de débutant, sa lame décrivant une courbe visant son bassin. Si elle répliquait correctement, elle bloquerait aisément sa lame, sinon elle était bonne pour se faire tailler un deuxième nombril.






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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Lun 3 Mar 2014 - 2:07

Aislinn Feat. Arador


Lorsqu’il s’agissait d’un duel à l’épée, la tavernière était sérieuse elle savait appliquer les règles du duel tout en mettant son arrogance de côté le temps de quelques minutes.  Elle avait devant elle l’adversaire idéal pour évaluer ses progrès, d’après ce qu’elle avait jugeait la veille et le matin même il savait manier son épée avec brio et comme c’était un rôdeur du nord  elle savait parfaitement que ce serait un adversaire de taille et non pas de premier choix.

Dans un premier temps elle resta calme et concentré afin de foncé tête baissé et de perdre bêtement, son but n’était pas vraiment de gagner, mais d’évaluer son niveau. Elle réfléchissait a beaucoup de choses tels que son approche, Aislinn cherchait le moment opportun pour frapper son adversaire. Pour le moment elle était dans sa phase d'observation, elle resta concentrée pour observer la manière dont il porterait le premier coup. Jouant sur la défensive elle gagnerait du temps et elle trouverait le bon moment pour répliquer.

Elle contra de justesse la première attaque, son sourire se dessinait sur ses lèvres au moins il avait compris les règles de son petit tous les coups était permis même les plus traitres, un art dans lequel elle excellait pourtant elle se jura de ne pas employer ce genre de méthode cette fois-ci après tout il serait fâcheux pour elle d’utiliser ce genre de manière dans un duel.  D’un geste vif elle rendit le coup à Arador tout en prenant soin de surveiller sa défense.

Cependant après quelques minutes, le véritable jeu allait enfin commençait, elle en avait assez de jouer sur la défensive et d’un revers de lame elle passa à l’attaque ayant pour but de toucher soit l’épaule ou la jambe cela serait sans doute les deux points qu’elle pourrait faire saigner rapidement sans mettre sa défense de côté.  La  jeune femme fut la première à rompre le silence elle en avouant ouvertement :

- Sincèrement je vous pensais plus fort que ça. C’est tout ce dont les rôdeurs son capable ?

Bien qu’elle ne fasse qu’alterner un coup d’attaque pour parer ensuite, cette stratégie n’était pas la plus brillante pour la jeune femme, elle s’aventura sur un terrain dangereux en laissant sa défense de côté pour se concentrer uniquement sur l'attaque. Elle donna rapidement un coup au niveau de son épaule, mais malheureusement pour elle, elle le loupa une seconde fois pourtant elle para sa contre-attaque sans le moindre effort.

Aislinn ne voulait pas avoir l’honneur de dire ouvertement qu’elle ne s’était pas améliorer, pourtant elle était sûr qu’elle pouvait contrer encore ses attaques malgré que sa main s’engourdissait lentement et une légère douleur venait peu à peu briser sa défense lorsque les lames s’entrechoquaient pourtant elle était loin de s’avouer vaincue.  Elle était forte et selon elle ce n’était pas un étranger du nord qui allait venir lui donner une leçon.





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MessageSujet: Re: "Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn   Mer 19 Mar 2014 - 11:44



Passes d'armes


Dans un concert mélodique, les lames se croisaient et s’entrechoquait adroitement. Les parades qu’effectuaient les deux duellistes étaient précises. Leurs mouvements dénotaient une certaine pratique,  leurs regards, une concentration exemplaire.  Et si un œil expérimenté aurait attribué une meilleur maitrise de la contre-attaque et de la parade à Arador, il n’en restait pas moins que l’habilité de la dame du Rohan méritait louanges. Même Arador dont l’unique préoccupation à l’instant était de finir ce duel au plus vite, ne put nier que la femme devant lui possédait quelques qualités. S’il n’avait pas été aussi irrité par son attitude changeante et capricieuse d’il y a peu, il lui aurait surement vanté son talent. Mais Il était de notoriété publique que les femmes du Rohan soit de épéistes méritantes, cela le confortant dans l’idée qu’il était inutile de lui en faire part. Il n’était pas pour ainsi dire, étonné que la Dame Aislinn maitrise cet art si souvent réduit à la seule figure masculine.   Seulement déçu qu’elle n’en prenne pas vraiment toute la mesure. Il devinait chez elle à travers cette envie de combattre, de le combattre, un désir de reconnaissance. Un désir qu’il ne comblerait surement pas. Ce serait l’encourager à partir à l’aventure, chercher d’autres adversaires, toujours plus fort, à combattre. Cela pouvant dans le futur  la mener à sa perte. Encourager une femme qui avait déjà une situation stable à prendre les armes ne lui inspirait absolument rien. Il préférerait la savoir en sécurité dans sa taverne, qu’en train de parcourir la terre du milieu en quête d’adrénaline et d’émotions fortes. Car il lui semblait que c’était essentiellement ça qu’elle recherchait, en dépit du bon sens, et ignorante des véritables dangers de la vie en dehors des terres du Rohan…et même à l’intérieur de ces terres

Mais enfin, il n’était pas là pour la juger après tout. Il n’était qu’un pauvre hère de passage, ayant une dette envers elle qu’il se ferait un devoir d’éponger au plus vite en gagnant ce duel. Il ne se posait pas en vainqueur immédiat du duel, tout pouvait arriver malgré son expérience, néanmoins il se savait un avantage. Un avantage résidant dans le simple fait que son épée soit de fabrication elfique. Cela lui écorcherait la langue de l’admettre, mais les Eldar étaient des forgerons émérites. Son épée qu’il avait baptisée Angurva, était en réalité plus un sabre qu’une véritable épée à deux mains. Dans sa main gauche, elle ne pesait presque rien, et lui paraissait être une extension de son bras. Il n’avait aucun mal à la soulever ou la manier, malgré sa blessure à la hanche. Elle était sifflante et tranchait l’air et les chairs sans effort. Et dans ce duel elle serait surement sa meilleure alliée, l’endurance et l’agilité qu’elle lui procurait étant la clé de sa survie dans de nombreux autres combats. Une endurance et une vitesse qui allaient lui servir bientôt. Encore un peu de patience de sa part, le temps que la jeune femme dont l’épée n’était pas, d’après lui, adaptée à sa morphologie, finisse de l’épuiser. Il attendrait que ses mouvement se fasse plus lents, ses reflexes moins bons, ses mouvements moins précis, pour faire jouer ses atout et lui entailler le bras ou la jambe, ou la hanche, pourquoi pas. Il aurait le temps de voir cela. Mais pour l’instant il devait rester concentré.

Les attaques d’Aislinn visant sa jambe et son bras n’aboutirent pas. Elles furent parés de deux mouvements fluides mais incisifs  de son poignet, sa lame suivant le mouvement avec grâce. Il aurait put croire qu’avec sa gueule de bois il aurait eut du mal à suivre les mouvements de l’épée de la rohirrim, mais avec surprise, il restait suffisamment alerte pour parer ses attaques qui même bien exécutées restaient classiques, signes d’un enseignement conventionnel et non pas d’une longue expérience sur le terrain.  Elle semblait désormais vouloir passer aux choses sérieuses, son regard trahissant son empressement. Elle attaquait franchement, avec des coups frontaux, délaissant avec un peu trop de négligence sa défense pour parer ses contre-attaques qui elles restaient machinales. Devant ce constat, il savait qu’il devait profiter de ces ouvertures laissées béantes à ses yeux, pour achever ce duel d’une feinte agile…mais son côté joueur lui, continuait de se divertir des attaques de la blonde guerrière, qui désormais visait son épaule. Cette lame détournée, d’un mouvement souple du bras, il lui renvoya exactement la même attaque s’amusant presque à copier ces mouvements qu’il jugeait impulsifs.

- Sincèrement je vous pensais plus fort que ça. C’est tout ce dont les rôdeurs son capable ?

Haussant un sourcil partagé entre l’amusement et l’exaspération, il se dit qu’Aislinn avait bien tort de le sous-estimer ainsi en usant de la parole dans ce duel. Lui savait bien qu’il ne fallait pas se perdre en bavardage effrontés lorsqu’on n’avait pas déjà une grande maitrise et des années d’expérience derrière soit au maniement de l’épée. Un moment d’inattention pouvait être fatal aux beaux parleurs. Lui-même ne parlait jamais lorsqu’il se battait…en même temps que dire à des orc et des créatures dont la seule idée est de vous tuer et accessoirement goûter à votre cadavre. Peu de chose fort heureusement. Toutefois ici, il voyait là une autre faiblesse à exploiter chez la tavernière. Son orgueil, et sa bravacherie. Et il n’allait pas manquer d’en profiter. Ce serait du gaspillage que de laisser passer une telle occasion de distraire son adversaire pour lui asséner le coup qui achèverait le jeu.

- Êtes-vous à ce point aveugle pour ne pas voir que depuis le début de ce duel je vous tiens en respect d’une main, ma hanche blessée et une gueule de bois censées me désavantager?

Souriant effrontément, ses mots dans l’intention de piquer au vif la rohirrim dans sa fierté, il comptait sur cette phrase pour l’emmener à une stratégie encore plus offensive. Une stratégie qui supprimerait complètement sa défense et lui laisserait le champ libre pour faire couler le sang dans un jeu de passes, des coups de taille et d’estoc qui ne lui laisseraient pas le temps de s’appliquer à se défendre.



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"Les morts, ne racontent pas d'histoire" || Feat Aislinn
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