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Bienvenue en Terre du Milieu, Ô toi noble voyageur ! N'hésite pas à consulter les PVs ou à te balader
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pour se distraire à toute heure. Salaire conséquent,
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Thorin : Cherche naine pour se perdre dans sa chevelure durant un siècle a venir.
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THE FATHER OF EVERY THINGS ♦ PNJ
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MessageSujet: ▬ Départ [Intrigue] Jeu 22 Jan 2015 - 18:08



 

 
“ DEPART ”    
Intrigue 2 : début de la quête

Le soleil se levait doucement vers l'est, il était tôt mais la Compagnie ne pouvait prendre le risque d'attendre plus longtemps ; les Ténèbres grandissaient, les orcs se mouvaient non loin de leurs terres mais il n'avait été vu de ces immondices depuis deux jours, il était donc temps de profiter de cet intervalle, de s'y engouffrer pour profiter de la discrétion que leur offrirait ce départ. Un mois avait été nécessaire pour prévoir tout ce dont les nains qui allaient partir auraient besoin, les Montagnes avaient été en émoi, les nains aidant à ces préparatifs et cette hâte était désormais palpable. Le cirque de pierre découpé par le relief qui servait de place, bien à l'abri derrière les remparts, était bondé, nombreux étant ceux venus saluer le départ de la Compagnie. Le chemin de ronde avait vu les gardes se serrer contre les autres nains qui étaient venus souhaiter bonne route à ceux qui partaient reprendre la Montagne Solitaire. Tous attendaient dans une excitation nouvelle qui ne les avait plus saisis depuis longtemps. On avait relevé la herse et les portes qui donnaient sur la plaine, les Monts Brumeux s'étendaient au loin et à l'aurore de ce jour, l'Ered Luin scintillaient dans l'aube bleutée dans laquelle ils devaient désormais aller. Sans doute chanterait-on des chants après leur départ sur leur courage et leur témérité. Tous discutaient avec agitation, essayant d'apercevoir les membres de l'expédition.

Les poneys attendaient, préparés, sellés, harnachés avec les maigres bagages qu'ils pourraient emporter, attendant que leur cavalier n'arrivent, au milieu de la Grande Place, renâclant, piaffant car ils sentaient que le moment approchait. En effet, les grandes portes des Halls de Thorin s'ouvrirent en grondant. Tous tournèrent la tête pour voir apparaître les premiers valeureux membres de la Quête. Nombreux sont ceux qui commencèrent à applaudir, d'autres se turent, silencieux et solennel. Il sembla que les gardes se mirent à frapper du poing sur leur plastron en une litanie sourde, puissante, un cœur battant à l'unisson comme pour prouver que tous étaient avec ceux qui bientôt partiraient, qu'ils étaient unis et que leurs pensées les accompagneraient aussi longtemps que leur cœur cogneraient dans leur poitrine.

Vous pouvez répondre à la suite de ce post si vous êtes un nain ou une naine dans l'ordre que vous voulez, Thorin interviendra en dernier et ceux qui le souhaiterons pourront faire un second tour de posts après lui.


 
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The Rose of Ered Luin ♦ NAINE
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♦ DC & co : Elea, Selen, Elladan & Cármen
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— RACE DU PERSO : Naine et fière de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin, descendante de Telchar des montagnes bleues
— ÂGE DU PERSO : 190 ans
— RANG SOCIAL : Aisé, elle n'a aucune difficulté pour vivre.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guérisseuse réputée, formée par Aiwendil
— ARMES DU PERSO : Des remèdes qui sont pas bons
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Loyale envers son roi, Thorin.
— VOYAGE AVEC : Ne voyage pas.

MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Ven 23 Jan 2015 - 23:33

Not really sure how to feel about it.






L’atmosphère était étrange, un mélange de beaucoup de sentiments entre la tristesse et l’espoir, la joie et l'impuissance. Beaucoup de nains avaient attendu ce jour là, où ils verraient leur Roi s’en aller pour Erebor. Beaucoup n'auraient pas voulu le voir arriver mais quelques soient les ressentis, le monde était bien là pour leur souhaiter bon courage et les acclamer comme de vrais héros.  Raeryan avait passé son temps à se faufiler entre les bavards et les curieux, les proches inquiets et ceux qui étaient là comme elle, pour veiller à ce que tout soit en ordre. La guérisseuse avait conservé son sang froid jusque là, barbouillée, comme si elle évoluait au beau milieu d’un cauchemar. Elle l’avait redouté ce jour, voilà bien un mois qu’elle préparait Oin, qu’elle tentait de se faire à l’idée que dès le moment où tous partiraient les choses ne seraient plus comme avant. Elle avait vérifié, revérifié le sac du guérisseur, cherchant parfois à rajouter certaines choses tout comme elle voulait s’assurer qu’il saurait parfaitement leur venir en aide au cas où le besoin se ferait. La naine gesticulait autour de la monture du nain, refermant les sangles des sacs de manière sèche, exaspérée à la moindre résistance des lanières.

Raeryan n’était pas au milieu de sa forme, mais elle n’avait pas le droit de se laisser submergée par ses émotions alors qu’elle avait promis à Thorin de tout faire pour que tout soit optimal de ce côté-là.  Elle fut rappelée à l’ordre par Oin, qui lui agrippa l’épaule pour la secouer et lui dire de se détendre un peu. D’un geste impatient, la naine retira la main de son collègue, renfermant son visage pour continuer son travail et fixer ce satané sac. S’occuper ainsi lui permettait de remettre ses idées en place et ne pas fondre en larmes sur le coup. Elle profita de ces instants pour inspirer et expirer doucement pour  évacuer les tensions. Voilà, Rien n’avait été oublié, Oin était prêt, même plus que prêt et lorsque cette conclusion arriva enfin à s’ancrer dans son esprit, la naine soupira une dernière fois. C’est en croisant le regard de son collègue visiblement inquiet de la voir bouder qu’elle relâcha enfin ses muscles, il lui offrit ensuite un sourire qui se voulait rassurant mais Raeryan ne pouvait le renvoyer sans forcer sur ses commissures. Un léger étirement qui s’évapora aussi bien rapidement qu’il était apparu. L’heure était à présent aux adieux… La guérisseuse commença donc par son collègue et ami depuis de longues années. Elle lui souhaita tout naturellement d’être courageux et de faire honneur à l’enseignement qu’il avait pu recevoir, dans l’attente de nouvelles de sa part. Ils échangèrent quelques remerciements, une franche accolade et Raeryan parti ensuite en quête des autres nains.

A pas hésitant, elle se retourna, observant ce qu’il se passait derrière son dos. Les autres montures, les autres nains se préparaient aussi, entourés de leurs proches ou de leur famille sans compter les forgerons, qui venaient leur offrir de nouvelles armes. Elle emboita le pas, progressant lentement dans cette agitation comme une fillette égarée, jusqu’à arriver vers ceux qu’elle connaissait déjà. Ainsi elle enlaça Bofur sans rien attendre, démontrant  avec fermeté toute l’amitié qu’elle avait envers lui depuis le jour où ils avaient fait connaissance. Elle lui demanda de rester en vie, afin qu’elle puisse à nouveau l’inviter déguster une tarte aux fraises, en lui rappelant qu’elle lui avait aussi promis de la bière et qu’elle n’avait pas encore honoré cette promesse. Puis vint le tour de Kili et Fili, visiblement heureux de partir, ces deux fripons qu’elle avait vus tout petits et qui lui avaient souvent donné du fil à retordre lorsqu’il s’agissait de les soigner…. Elle était triste, certes, mais en ayant réussi à attirer leur attention en même temps elle ne pu s’empêcher d’étouffer un rire amusé. Au nom de ces innombrables souvenirs, elle avait envie de rire de bon cœur encore une fois. Comme d’habitude, elle les sermonna gentiment, leur demandant d’être prudents et que leur complicité jamais ne s’estompe. L’un après l’autre, elle leur offrit la même accolade et leur avoua aussitôt qu’ils allaient énormément lui manquer. C’était peu dire, elle adorait ces deux nains là et s’imaginait difficilement les Ered Luin sans leur présence. Un dernier regard radieux, la naine détourna la tête pour continuer son petit chemin.

Elle croisa ensuite Dori, et même si elle comptait le voir juste après, le voir dès à présent n’était pas plus mal. Raeryan lui prit délicatement les mains le remerciant pour la bienveillance qu’il avait eue à son égard et les nombreux bons moments qu’ils avaient partagés ; Témoignant toute la confiance qu’elle avait en lui et ainsi le fait qu’elle n’avait pas de doutes le concernant quand à cette quête. Une fois de plus elle tentait de le soutenir, de lui donner un peu de sa bonne humeur pour le motiver, dans l’attente qu’ils se revoient un jour ou bien qu’ils s’écrivent. Raeryan n’avait pas fait part de sa décision à Dori, elle ne souhaitait pas gâcher cet instant et faisait perdurer l’espoir qu’ils se retrouvent un jour autour d’un thé. Une nouvelle accolade, un nouveau déchirement qu’elle gardait bien dissimulé sous un sourire. Puis, relâchant son étreinte, Ori et Nori eurent aussi le droit aux sermons de la guérisseuse. Elle les voyait bien assez souvent pour les savoir casse pieds par moments et Dori avait bien assez de soucis comme ça. Quoi qu’il en soit, ces trois frères allaient également beaucoup lui manquer et d’un dernier geste de la main elle les quitta.

Arriva ensuite le tour de Dwalin qu’elle avait vu quelques jours plus tôt lors de l’une de ses visites improvisées. La naine se pinça les lèvres en arrivant vers lui, sentant la fin arriver bien trop tôt pour être encore supportable. Elle s’avança lentement vers lui avec un sourire bien trop forcé pour être naturel. Un silence s’installa entre eux, malgré le vacarme autour car sur le moment, la naine n’avait pas su trouver ses mots. Que dire ? Faire attention ? Rentrer vivant ? Ho ; il ne lui faisait aucun doute qu’il s’en sortirait très bien, c’était une évidence. Ce qui fissurait son visage était lié à « après » : dans le cas où elle ne rejoindrait pas Erebor, dans le cas où elle resterait là alors cela signifiait probablement qu’elle ne le reverrait plus et que leur amitié se transmettrait par de l’encre griffonnée sur des parchemins. Un frisson la remua cependant, la poussant à ne pas demeurer plus longtemps murée dans cette quiétude sous peine de craquer. Sans réellement réfléchir, elle lui fit quelques remarques sur l’attirail qu’il avait, des armes qu’il emportait histoire de meubler un peu le temps de trouver quelque chose de plus intelligent à dire. Lorsque la pression descendit, la naine esquissa un véritable sourire et le remercia pour la confiance qu’il avait eue en elle durant toutes ces années. D’un rire étouffé malgré elle, la naine fouilla dans sa besace afin d’en sortir un dernier présent qu’elle lui destinait. Elle avait soigneusement enveloppé quelques morceaux de tarte, histoire de se dire que la dernière fois n’était pas réellement la dernière. C’était ridicule, mais c’était là toute la bienveillance de cette naine qui regardait ses amis s’en aller. Les larmes montant aux yeux, elle lui offrit à son tour une embrassade et le remercia une dernière fois.

Glissant les mains au niveau de sa cape, la naine recouvrit machinalement sa tête de son capuchon rouge en détournant les talons. Elle cachait son visage marqué par la tristesse, et puisqu’elle ne pouvait plus se retenir elle souhaitait épargner ce spectacle à ces nains dont le courage resterait en mémoire de tous. Elle rejoignit ainsi les autres nains qui attendaient à l’extérieur que le cortège passe dans le but de les acclamer. Il y avait foule,  mais la guérisseuse n’y prêta pas attention et se trouva une place par défaut. A vrai dire, elle était encore bien trop secouée pour la choisir convenablement et puisqu’elle avait eu la possibilité de les voir avant pour s’occuper des derniers préparatifs concernant Oin ; la guérisseuse laisserait désormais tout loisir aux autres de leur témoigner leur affection. Elle était tout de même déçue de ne pas avoir croisé Thorin et de ne pas avoir eu la chance de lui témoigner une dernière fois son amitié. Elle ne lui en voudrait pas, quitte à se dire que ce n’était que partie remise. Le vacarme assourdissant ne semblait même plus la déranger, fixée dans ses pensées mélancoliques, la naine extirpa un mouchoir de sa poche pour s’essuyer les yeux dans l’attente de leur apparition.

Et lorsque les premiers furent prêts à monter en selle, c'est le cœur tremblant qu'elle les applaudissait en rythme avec la foule. La bonne humeur de certains nains l’apaisèrent sur le coup, et le sourire lui revint.




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You could be my unintended choice, to live my life extended. You could be the one I always love...You could be the one who listens to my deepest inquisitions.
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Merci Bro ♥
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AZAGHÂL KHUZD ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Nain et fier de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Exilé d'Erebor, réside actuellement à Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 168 ans et toutes ses dents (mais pas ses cheveux).
— RANG SOCIAL : Seigneur nain.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guerrier dans l'âme et avant tout. Il passe les jours calmes à la Forge.
— ARMES DU PERSO : Tout est une arme pour lui. Sinon : Marteau, Haches, Dagues, Armure de poings, Crâne
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Sa loyauté va à Thorin et son frère aîné.
— VOYAGE AVEC : Ses armes.
— AMOUREUSEMENT : Veuf depuis 80 longues années.

MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Sam 24 Jan 2015 - 12:57


A very expected Journey


Dwalin s’était levé ce tôt en ce jour. Il n’avait pas eu à rassembler ses affaires, qui étaient prêtes depuis déjà plusieurs jours. C’était en effet un voyage très attendu qui allait commencer ; un périple qu’il avait déjà tenté une fois par le passé mais il avait à présent toute confiance que cette fois serait la bonne. Il ne s’était pas rendu immédiatement sur la place où il savait pourtant que leurs poneys étaient en train d’être préparés afin qu’ils puissent partir au petit levé du jour. Il avait choisi de monter sur les remparts en premier lieu, faisant le tour pour discuter avec les vigies qui y avaient passé la nuit, vérifiant auprès d’elles que les hordes d’orcs qui parcouraient la plaine ces derniers mois n’avaient pas été revue, comme c’était le cas depuis déjà deux jours. Une fenêtre bienvenue, qui accueillerait leur départ. Ses investigations achevées, il avait alors dirigé ses pas vers le point de rendez-vous qu’ils avaient donné à la Compagnie. Il n’était ni en avance, ni en retard quand il arriva dans la salle où ceux qui seraient ses compagnons étaient déjà affairés, certains rassurant leurs proches et d’autres discutant avec animation entre eux. Lui, n’avait pas de proches à embrasser avant le départ. Son frère, Thorin et les enfants de Dìs étaient avec lui dans cette entreprise et il n’avait donc personne à qui dire aurevoir, ayant déjà vu la Dame des montagnes bleues l'avant-veille. Le visage un peu fermé, le vieux guerrier se contenta de saluer de la tête ceux dont il croisait le regard ; il avait hâte de partir à présent.

Il s’apprêta à sortir de la salle réservée aux braves qui suivraient leur roi en espérant que cela indiquerait peut-être à ces messieurs qu’il valait mieux ne pas traîner quand une naine se posta devant lui de façon hésitante, l’arrêtant dans son cheminement. Raeryan. Il la salua poliment, l’un comme l’autre ne semblant pas vraiment savoir quoi se dire. La discussion se porta sur ses armes. Il avait notamment emporté ses haches fétiches, celles qu’il avait emportées avec lui en guerre quand il n’était encore qu’un gamin et lui avaient sauvé la vie maintes fois à l’époque et depuis et le magnifique marteau de guerre de son père, celui qu’il avait pris entre les mains froides et crispées de son corps mutilé sur la plaine d’Azanulbizar où il était tombé. Il l’emportait avec lui,fièrement, avec la ferme intention de lui faire voir les halls d’Erebor à nouveau et d’honorer sa mémoire. Bien évidemment Dwalin ne discuta pas de tout cela, se contentant de vanter l'utilité pratique de ces pièces, mais c’était néanmoins les plus importantes de son attirail, pour leur valeur sentimentale tout autant que leur praticité. Les autres objets pointus, dague et armures de poings n’avaient pas la même valeur malgré leur place et leur utilité évidente au sein de son arsenal.
Dwalin salua à nouveau la naine d’un signe de tête sans un mot alors qu’elle le remerciait d’avoir eu confiance en elle par le passé. Il commençait à ne pas aimer la tournure de la discussion mais ne le montra pas, répondant simplement par un « Vous êtes digne de confiance» qu'il espérait suffisant mais s'il devait ne jamais revenir, il aimait autant qu'elle se souvienne de cela. Ses yeux tombèrent alors sur le présent qu’elle lui tendait. Il le prit soigneusement entre ses mains et souleva le tissu pour voir ce dont il s’agissait avant de sourire légèrement. Elle avait pensé à lui à nouveau, lui ramenant des douceurs pour la route. Il dirigea son sourire vers Raeryan pour qu’elle voit que cela lui plaisait et la remercia, avant de voir que l’humidité était montée aux yeux de la naine, qui s’empressa de le prendre dans ses bras pour une embrassade brève avant de le relâcher et de couvrir son visage de sa capuche. Il la regarda lors s’éloigner un instant avant de mettre les précieuses parts de tarte à l’abri et de tourner les talons à son tour, et de passer la porte.

D’un pas assuré, il se dirigea vers les poneys et rejoint celui qui avait été désigné pour être sa monture, faisant complète abstraction des personnes présentes dans les gradins, des applaudissement et des cris. Les gardes avaient son respect, ils protégeraient la montagne comme ils l’avaient toujours fait. Les femmes pouvaient bien venir regarder si cela leur plaisait mais aucunes d’entre elles ne l’intéressait. Quant aux autres… ils n’étaient que des lâches à ses yeux même s’il essayait de ne plus penser à la déception, à la colère qu’il avait ressenties le jour de l’Appel. Il se concentra sur la tache en cours. On lui avait attribué une brave bête, solide, et il en était content. Dwalin flatta son col un instant alors que l’animal piaffait légèrement, avant de se calmer à ce simple contact. La foule les agitait. Le nain vérifia ensuite soigneusement son harnachement avant de regarder rapidement ce que contenaient les sacs qui étaient déjà fixés sur ses flancs. Puis, il en fit le tour et vérifia de la même manière la monture de Thorin puis celle des petits. Leur mère lui avait fait jurer de veiller sur eux, comme si cela avait été nécessaire... Quand il eut fini ses vérifications rapides, il retourna simplement se placer à côté de son poney et croisa les bras. Il était impatient de partir.




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Dwalin
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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Jeu 29 Jan 2015 - 13:59


Debout petit frère
Road is now calling


Ça y était. Le grand jour était arrivé, celui du départ pour la montagne solitaire, pour voir si le dragon Smaug, plus vu depuis des années, s’était endormi pour de bon ou mieux, étouffé avec le trésor qu’il avait volé à leurs ancêtres. Ce serait une mort ironique pour un cracheur de feu… et rien que cette pensée fit sourire le jeune prince qui finissait de se préparer et s’assurer qu’il avait toutes les armes dont il pouvait vouloir disposer durant une telle quête. Il était encore tôt, mais une chose était certaine, tout ceux sur le départ étaient près, il avait même croisé Thorin en allant déjeuner avant de revenir ici. En revanche, pas de trace de son frère. Au départ, cela ne l’avait pas inquiété mais quand une heure avant le départ, aucune tornade brune n’était entrée dans sa chambre en criant que c’était aujourd’hui, le fils aîné de Dìs avait décidé d’aller s’assurer que tout allait bien et d’entrer dans la chambre.

Il s’était attendu à bien des choses, Kili en train de fouiller partout dans l’espoir de trouver un objet perdu, voir son petit frère en proie à une soudaine peur et le rassurer en lui disant que tout allait se passer sans encombre, ce qui aurait été un mensonge mais il se devait de jouer son rôle parfois… pas celui de prince, mais de frère qui devait se montrer légèrement sérieux. Pourquoi ? Kili était en train de dormir… oui. Tout le monde était sur le départ et son petit frère dormait comme un bien heureux dans son lit. Au moins, il était déjà habillé et ses affaires semblaient empaquetées… mais… franchement… dormir ? Après s’être passé la main sur le visage et avoir refoulé son sourire amusé, Fili s’approchait du plus jeune et posait une main sur son épaule. D’autre aurait sans doute agi avec moins de douceur, mais il n’avait pas envie de le faire paniquer et le secouait doucement, avant de prendre la parole  dans l’espoir de le tirer de ses songes.

« Kili. Kili, réveilles-toi. Nous partons dans une heure, tu dois encore aller manger. Aller dormeur. »


* * *

Depuis cette scène dans la chambre, les deux princes s’étaient hâtés dans leurs derniers préparatifs et arrivaient ensemble sur le lieu du départ. Malgré les sourires, il était évident que tout le monde était un peu nerveux et alors qu’il finissait de charger sa monture, Fili esquissait un sourire en voyant Raeryan arriver. Si une naine avait pût avoir sa place parmi eux, ça aurait été elle, ou son petit protégé qui avait bien fait entendre sa façon de penser lors de l’appel. Parfois, Fili riait encore en se souvenant de l’air des nains qui s’étaient fait traiter de lâche par un gamin haut comme trois pommes. Après leur étreinte brêve, le jeune neveu de Thorin lâchait un rire avant de répondre à cette dernière :

« Ne t’en fais pas, nous reviendrons en pleine forme et victorieux. D’ailleurs, si Kili n’est pas sage, je te le renvoie dans un sac. Comme ça, il te tiendra compagnie. »

Enfin… pour ça, il lui faudra déjà attraper son frère et cela… était impossible que le jeune brun se laisse faire aussi facilement, surtout après avoir bravé les ordres en s’incrustant ici et fait tant d’effort pour faire partie du voyage. Même lui devait l’admettre, son petit frère s’était bien préparé et allait faire ses preuves lors de cette aventure.

L’heure tournait, approchait… il avait hâte et sentait en même temps la pression se faire de plus en plus lourde sur ses épaules. Il n’avait pas eu si peur avant… mais maintenant… enfin, c’était pour la bonne cause, leur peuple allait reprendre ce qui leur revenait de droit et les nains les plus loyaux étaient dans leur compagnie tandis que d’autres allaient veiller sur la montagne.

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ARCHER OF DURIN ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : De la plus grande, la plus prestigieuse, celle composée des plus grand guerriers que la Terre du Milieu ait portée... quoi j'en fais trop ?! Je suis.. un nain et fier de l'être, un nain de la lignée de Durin pour bien faire les choses, neveu du grand Thorin Oakenshield.
— ORIGINAIRE DE : Montagnes Bleues, refuge du peuple nain depuis la prise d'Erebor mais ce n'est qu'une solution temporaire avant la reprise d'Erebor.
— ÂGE DU PERSO : soixante dix-sept ans et toutes mes dents mais pas toute ma barbe
— RANG SOCIAL : Prince.. oui, riche.. ça reste à voir.. bien que les salles d'Erebor croulent sous l'or et les pierreries, elles croulent aussi sous le poids d'une grosse larve cracheuse de feu.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Éclaireur, musicien, séducteur, guerrier, archer, ... sans oublier petit frère, neveu et filleul ... ce sont des métiers à plein temps moi j'vous dis.
— ARMES DU PERSO : Arc, hache, poignard, épée, mais surtout ARC
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Du meilleur côté qui soit, le côté des nains. On s'en fou de savoir si on est gentil ou méchant, on est des nains. Mais plus sérieusement, il est du côté de son oncle.. reste à voir quelle position il prendra s'il juge ses décisions.. teintées de folie
— VOYAGE AVEC : Thorin et le reste de la Compagnie
— AMOUREUSEMENT : En couple avec mon arc qui bande à ma demande.. et parfois à celle de mon oncle.. En vrai c'est un secret :wtf:

MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Ven 30 Jan 2015 - 0:32



Only a goodbye
Depuis combien de temps en avait-il rêvé ? Des jours, des mois, des années ? Tant de temps passé à imaginer le jour où leur serait donnée la chance de reprendre Erebor. Il avait toujours espéré être assez vieux pour pouvoir y assister et assez jeune pour pouvoir y aller. Son rêve devenait réalité. Depuis l’annonce faite par son oncle, depuis l’Appel lancé par ce dernier, la Montagne de ses ancêtres ne quittait ses pensées mais ce n’était pas tout.
Si l’honneur gonflait sa poitrine chaque jours depuis qu’il avait apposé son nom en bas de ce papier, il demeurait préoccupé. Il restait excité, exalté, enthousiaste, heureux, quand il pensait à Erebor, il n’avait aucun doute. Sa place était dans la Compagnie, il ne pouvait pas ne pas accompagner son oncle dans cette quête pour reprendre ce qui leur revenait de droit, rétablir l’honneur des nains et surtout, pouvoir enfin rendre hommage à ces nains qui y avaient perdu la vie. Il était converti à cette montagne depuis tout petit, bercé par les histoires que lui contaient sa mère, son oncle, son parrain. Depuis tout petit, il rêvait de mettre son oncle sur le trône et peut-être de pouvoir contempler le joyau d’Erebor à la beauté indescriptible. Mais une pensée le retenait. Une, étant un euphémisme. Il avait toujours vécu dans cette montagne, les montagnes bleus étaient son foyer, celui où il avait grandit, celui qui avait engloutit son père. Malgré les mauvais souvenirs qu’elle renfermait, elle l’avait vu grandir et elle recelait tout autant de bons souvenirs pour lui. Les courses dans les couloirs, les jeux et parties de cache-cache dans les multiples recoins, les joies et les peines, les nouvelles rencontres et la découverte de l’être aimé. Mais il pensait surtout à sa mère, qui avait tant souffert. Avoir perdu sa mère en Erebor, avoir perdu son époux en Ered Luin, quelle souffrance avait-elle pu ressentir, sans jamais en partager le poids avec ses enfants. Seulement aujourd’hui était-il capable d’imaginer ne serait-ce qu’un dixième de ce qu’elle avait pu ressentir toutes ces années, la souffrance qui avait du la briser. Et s’il la quittait ainsi pour entreprendre cette quête, c’était également un hommage à elle, faire honneur à la force qu’elle lui avait transmis en l’élevant sans son mari.
Aujourd’hui, on lui retirait ses enfants. Son petit Kili devenu grand, pour Erebor partirait au soleil levant.
Mais elle n’était pas la seule naine qu’il laissait. Ilhy ne pouvait venir, Raeryan était condamnée à rester, sans parler de la Dame de ses pensées. Chaque fois qu’il pensait à elle, un pli barrait son front, pour ainsi dire toujours. Il ne doutait pas que l’une comme l’autre, elles comprenaient qu’il doive partir mais comprendre ne sonne pas comme accepter.
Depuis l’Appel, il aurait souhaité passer autant de temps avec l’une que l’autre mais au final, le temps lui avait été compté, du temps qu’il avait passé à s’entraîner. Il ne voulait rien laisser au hasard, prendre le risque de faire une erreur qui lui serait fatale, il avait redoublé d’effort dans ses entraînements, il aurait bientôt l’occasion de faire ses preuves, obtenir la gloire par ses faits d’arme. En réalité, la gloire importait peu. Il ne souhaitait rien d’autre que d’accomplir cette quête et revenir sain et sauf auprès de ceux qui lui sont chers mais il mesurait le danger, mesurait les minces chances qu’il avait de rentrer. De tout ceci, il ne pipait mot. Jamais, il n’avait été aussi peu bavard et pourtant ses pensées se déchaînaient dans sa tête, menaçant de la faire exploser à l’instar de son cœur qui criait à la folie, lui criait d’aller la voir. Mais il ne pouvait se résoudre à lui rendre visite, incapable de mettre des mots sur ce feu qui brûlait en lui. Comment avouer à quelqu’un que l’on craint ne jamais lui revenir ? Il aurait été bien téméraire de croire que sa jeunesse lui garantissait l’immortalité. Une éternité à ses côtés.
Il n’avait pas toujours autant réfléchis. Sans doute était-ce aussi cela qui accompagnait la naissance de sentiments. Le courage mais aussi la crainte de perdre ce que l’on a si chèrement gagné.
Depuis des jours, il roulait dans son lit, se tournant et se retournant sans cesser d’y penser. Il parvenait à trouver le sommeil au bout de quelques heures mais au fur et à mesure que le jour J approchait, l’excitation et l’appréhension enflaient de même que le nombre d’heure de sommeil diminuait. La veille déjà, il avait fait ses cent pas dans sa chambre. Ses affaires étaient prêtes depuis des jours mais il n’avait de cesses de les déballer et de les remballer, ayant peur d’en oublier. Pourtant, il avait reproduit le même cirque, étalant ses affaires sur le sol, vérifiant chaque chose avant de les remettre soigneusement dans ses paquetages. Il était aussi excité que le soir qui avait précédé sa première véritable sortie à l’extérieur. Il avait des fourmis dans les jambes, le ventre qui le chatouillait et le cœur qui battait la chamade, jamais il n’aurait pu trouver le sommeil dans ces conditions.
Mais alors que dans quelques heures, il serait sur sa monture en direction de l’Est, ses pensées étaient entièrement dirigées vers les deux nains. Pourquoi n’avait-il pas passé plus de temps avec sa mère ? Pourquoi n’avait-il pas rendu visite à Fraia la veille ? Seraient-elles là demain ? Allait-il les voir une dernière fois avant de partir ? Il avait fini par se figer au milieu de sa chambre avant de foncer voir sa mère. Il avait eu du mal à la trouver mais craignait tant de ne pas la trouver à temps le lendemain.. Sans un mot, il se dirigea droit sur elle avant de l’étouffer dans une étreinte et repartit aussi vite avant de sentir l’émotion jaillir. Il avait hâte de partir mais son cœur se serrait douloureusement à l’idée de l’abandonner, elle qui n’était jamais vraiment seule..
Il n’avait pas ouvert la bouche et s’était contenté de l’embrasser, comme pour lui transmettre tout l’amour qu’il ressentait pour celle qui lui avait donné le jour. Il espérait seulement la revoir au petit jour, contempler sa silhouette en s’éloignant de la montagne où il avait vu le jour. A nouveau seul dans sa chambre, il se laissa tomber sur son lit. Il lui fallait fermer les yeux et pourtant le sommeil le narguait. Il s’allongea en travers du matelas et reposa ses yeux un instant.

Par une main sur son épaule, il fut réveillé, se redressant brusquement en portant sa main à son cœur. Il avait été surpris, il s’était endormi. Il regarda son frère avec des yeux tirés par le manque de sommeil, l’esprit encore légèrement emprisonné par les songes. Elle l’y avait accompagné, il n’avait voulu la quitter. Incapable d’avaler quoi que ce soit à cause de la boule qui lui comprimait l’estomac, il se coiffa rapidement. Il ne pouvait cesser de sourire, après tout son rêve se réalisait, il devait bien avouer qu’il avait hâte de partir. Son frère et lui eurent droit à une dernière accolade de la part de la guérisseuse avant d’aller retrouver leurs poneys et leurs affaires là où Dwalin les attendaient. Il le salua d’un signe de tête avant de fouiller la foule à la recherche de son cœur.

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— ÂGE DU PERSO : 117 ans
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— MÉTIER PRATIQUÉ : Assiste les affaires commerciales de son père
— ARMES DU PERSO : Une dague. Elle possède aussi un arc, à vocation récréative.
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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Dim 1 Fév 2015 - 19:02



I still have so much to say


Fraìa était assise devant sa coiffeuse, brosse à la main. Dehors, le soleil n’était pas encore levé et il était exceptionnellement tôt, même pour elle. La naine n’avait pas fermé l’oeil de la nuit et lorsqu’elle s’était finalement décidée à quitter son lit, c’était en se disant que cela lui laisserait plus de temps pour se préparer, à défaut de réussir à dormir. Elle s’était arrêtée de se coiffer pour se regarder une seconde, le temps d’un instant qui s’était finalement allongé jusqu’à devenir minute et dizaine de minutes comme elle songeait à ce jour, à ceux qui avaient précédés, et à ceux qui suivraient. Le silence était complet dans la maisonnée, seuls quelques pas de servants s’affairant se faisant entendre parfois et elle ne fut tirée de ses pensées que lorsque l’on toqua doucement à sa porte. Il était donc l’heure.

Pas l’heure d’y aller, non, mais celle de se lever, et c’était déjà beaucoup car cela voudrait dire que l’autre arriverait bien assez tôt également. « Je suis éveillée. » Fut toute ce qu’elle eut à dire pour qu’on la laisse tranquille, non sans lui avoir demandé si elle avait besoin de quelque chose, ce qu’elle réfuta. Ce jour-là, elle se maquilla plus lourdement que ce dont elle avait l’habitude, insistant avec la poudre autour de ses yeux pour effacer les traces de ces dernières nuits qui ne lui avaient pas permis de repos. Elle ne mit pas trop de noir sur ses paupières cependant, de peur que son coeur ne faiblisse au dernier moment et que la couleur ne fonde sous ses larmes. Elle ne désirait pas pleurer, mais cela ne saurait être garanti et elle préférait la prudence, quitte à paraître moins apprêtée que d’autres jours. Cependant, cette impression ne saurait être celle qui émanerait d’elle lorsqu’elle sortirait pour se rendre près des portes d’Ered Luin. En effet, elle avait souhaité que son image reste imprégnée dans les pensées de ceux qu’elle irait saluer (ou plutôt de l’un d’eux en particulier, ne nous mentons pas) et elle avait ainsi veillé à ce qu’elle soit impeccable.
Sa longue chevelure d’ébène n’avait pas été remontée en une coiffure fastidieuse comme elle le faisait le plus souvent, mais s’écoulait à la vue de tous, les boucles noires descendant le long de son dos, seules quelques mèches étant tressées et relevées à l’arrière de sa tête. Sa barbe avait été nattée avec soin, dans un style qu’elle avait voulu tout aussi simple. Elle avait passé une robe d’un rouge sombre parfaitement ajustée, où seuls quelques motifs dorés paraient sa taille et le bord du vêtement pour la mettre en valeur. Elle avait passé des bijoux aux mêmes couleurs, qui n’étaient pas ses préférés mais qu’elle avait eut de son père (...cela faisait en effet déjà plusieurs semaines qu’elle ne mettaient plus aucun des présents qu’elle avait reçus de la main d’autres nains). Boucles d’oreilles pendantes, collier reposant sur la naissance de sa poitrine, que le corsage dévoilait légèrement sans trop en faire. Elle était prête.
Elle se regarda dans le miroir en se demandant si c’était bien, ou pas assez, ou trop, ou si cela serait à son goût sans être capable de donner une réponse à aucune de ces questions, comme à toutes celles qui tourbillonnaient en elle. Fort heureusement pour elle, Jenner ne tarda pas à revenir la voir à propos du petit déjeuner et un seul de ses regards suffit à la rassurer un peu. « Vous êtes très en beauté, dame Fraìa. »
La naine se sentit respirer un peu mieux et accepta de le suivre jusqu’à la salle à manger, où elle avala avec grande difficulté quelques douceurs mises à sa disposition avec l’impression que chacun guettait ses réactions, comme ils le faisaient déjà depuis un mois déjà. Cela l’agaçait. Elle expédia donc l’affaire et décréta qu’il était l’heure. ...Il était l’heure.

Son capuchon masqua le visage inquiet de la belle le temps que ses pas ne la porte jusqu’à l’endroit désiré. Elle avait marché plus rapidement que prévu et elle se rendit bientôt compte qu’elle était bien en avance… Cependant, la foule était déjà en train de s’amasser sur les gradins et elle ne regretta pas d’être partie si tôt. Elle fit signe à Jenner, qui comprit très vite ce qu’elle désirait, et lui traça un chemin parmi les nains afin qu’elle puisse avancer sans trop d’encombres, jusqu’à se trouver une place pas trop éloignée du coeur de la place.  Des hommes amenèrent bientôt des poneys déjà harnachés et chargés et elle sentit son coeur palpiter un peu plus fort. C’était l’heure.

Plusieurs dizaines de minutes s’écoulèrent, longues et épuisantes avant que le guerrier chauve, le fidèle ami de Thorin, n’arrive par une petite porte et ne commence à vérifier sa monture. Elle se redressa, avant de donner un coup du revers de la main à Jenner : C’était l’heure.
Le pauvre valet avait une mission qu’il ne devait pas oublier. Un paquet à donner. Elle regarda le guerrier faire, soudain heureuse de se dire qu’il était celui qui avait laisser Kili essayer l’arc, de se dire qu’il serait à ses côtés de lui pour, peut-être, éviter un malheur et les minutes s’écoulèrent encore.... jusqu’à ce que d’autres membres de la Compagnie ne sortent par la même porte que celle empruntée par Dwalin et qu’elle ne se redresse un peu plus encore.

C’était l’heure. Et il était là.

Elle le vit fouiller la foule du regard et ses joues s’empourprèrent à l’idée qu’il la cherchait peut-être. Alors, elle baissa sa capuche et leva le bras bien haut, faisant signe comme le faisait déjà des centaines d’autres personnes à ses côtés. Sauf qu’elle ne saluait pas les valeureux nains qui allaient partir. Elle le saluait lui. Son coeur s’emballa une fois de plus à l’idée qu’elle ne le reverrait peut-être plus et sans y réfléchir, elle cria son nom pour lui faire tourner la tête comme il ne semblait toujours pas la voir, sans se soucier de ceux qui l’entouraient ou de ce qu’ils pouvaient bien en penser. Un poids incommensurable sembla s’envoler de ses épaules et de sa poitrine quand leurs regards se croisèrent enfin… et elle lui sourit.

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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Mer 4 Fév 2015 - 14:03



 

 
“ DEPART ”    
Il faut dire au revoir?

Loìn s’était réveillé de bonne heure. Aujourd’hui, les nains de la Compagnie s’en allait pour reprendre la montagne de leurs ancêtres… et ça voulait dire qu’il allait plus voir Thorin et ses gentils neveux avant longtemps… il allait rester avec Meruva bien entendu, et il allait se comporter comme un grand ! Il était content en plus, parce que Thorin il était venu à son anniversaire alors maintenant, il voulait aussi lui faire un cadeau en venant lui dire au revoir.

Se préparer fut une véritable aventure, Meruva avait du mal à le faire tenir en place et alors qu’ils avançaient dans les couloirs, le petit tournait la tête dans tous les sens pour tenter de voir des visages connus. En arrivant dans la cuvette, quelques nains de la compagnie étaient déjà présents mais pas Thorin. Cependant, le petit garçon reconnaissait Fili et Kili, il entendait une dame appeler Kili et pouffait de rire en plaquant ses mains sur sa bouche, avant de se faufiler entre les jambes des gens et aller faire un gros câlin à Fili puis lui dire très sérieusement.

« Un jour, moi je serais un guerrier et je te protègerais ! »

Le neveu de Thorin avait ri doucement en l’entendant dire cela et lui ébouriffait doucement les cheveux avant de lui dire que dans ce cas, il allait devoir s’entraîner et devenir très fort, car tout le monde n’entrait pas dans la garde.

« Je serais le plus fort ! » affirmait Loìn, avant de murmurer avec une petite moue amusée : « Je crois que la dame qui a appelé Kili c’est son n’amoureuse. » puis de détaler en riant, fier de lui, pour retourner parmi la foule en attendant que Thorin arrive. Contre lui, il tenait un gâteau qu’il avait fait tout seul comme un grand – sauf quand Meruva lui avait donné le sucre, car il avait pris le sel – et maintenant, il avait hâte de lui donner. Sa Muva avait dit qu’il allait être très content et que ça allait porter chance, il espérait bien… il voulait porter chance à Thorin, parce qu’il l’aimait beaucoup ! Même que quand ils vont scrabouiller le dragon, il arrivera le premier après pour découvrir la montagne et vivre plein d’aventures dedans !

Tout le monde était content et faisait de grands signes aux partants. LOìn suivait le mouvement en affichant son plus beau sourire. Ils allaient faire un beau voyage, il n’avait pas de quoi s’en faire, tout allait aller très vite et dans quelques dodo, tout sera de nouveau dans l’ordre. Il aurait aimé venir aussi… ça devait être beau dans Erebor… mais il était trop petit et puis dehors, il y avait plein de monstres méchants qui font peur. Mais monsieur Bofur il partait aussi et, planté au premier rang, Loìn espérait pouvoir lui dire aussi au revoir.


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— ORIGINAIRE DE : Ered Luin, ni plus ni moins.
— ÂGE DU PERSO : 126 ans et toute sa barbe
— RANG SOCIAL : Pour pouvoir savoir si l’on est pauvre ou riche, il faut pouvoir se comparer aux autres et je sors trop peu pour cela. Selon ma propre estimation, je dirais que nous sommes suffisamment aisés pour ne pas avoir à nous plaindre. (fille de marchant)
— MÉTIER PRATIQUÉ : Faire la cuisine, laver la vaisselle, coudre, broder.. est-ce cela que vous vouliez dire ?
— ARMES DU PERSO : Celui de me rendre invisible, de me soustraire au regard de mon père pour éviter son courroux
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Aux nains
— VOYAGE AVEC : Personne, il faudrait déjà sortir de chez soi
— AMOUREUSEMENT : En quête de l’amour, si vous l'avez croisé dernièrement, faites lui passer le message

MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Ven 13 Fév 2015 - 13:38

Demain dès l'aube il partira. Demain dès l'aube il s'en ira. Le soleil ne tarderait pas à blanchir les cieux, à éclairer la montagne. Par la forêt et les chemins, il s’éloignerait de moi, marchant sur cette montagne par delà l’horizon, cette montagne si chère à son coeur.
La réalité était comme un coup de fouet quand j'avais tenté d'occulter ce départ ces derniers jours. Assise devant mon miroir j'avais une tête terrible, à tel point que je ne me reconnaissais pas. Les cheveux secs et hirsutes, le teint pâle presque gris, d'énormes bagages noirs sous les yeux, j'avais l'impression de faire face au reflet de mon âme fatiguée, vidée, désincarnée. J'avais perdu du poids en même temps que l'appétit, perdu de l'éclat en même temps que le sommeil. J'avais l'impression d'avoir absorbé les cauchemars qui troublaient les nuits du petit nain partageant ma vie, que chaque nuit ils ne se faisaient que plus réel et plus prenants. J’en étais arrivée à un point où ne plus fermer les yeux me paraissait être une meilleure solution, j’en étais à un point où les regards désapprobateurs de mon père n’éveillaient plus rien en moi.
Assise à ma coiffeuse je n'avais pas trouvé la force de détailler mon reflet avant l'apparition de l'inévitable. Je ne pouvais pas ne pas me rendre au départ de la Compagnie. Pour Loin, pour Thorin, pour moi. J'en avais moi-même besoin, besoin de le revoir une dernière fois mais l'idée même de me trouver face à lui me rendait fébrile et je doutais d'avoir la force de tenir debout. Je finis par attraper ma brosse à cheveux et m'acharnais sur ma tignasse à démêler les noeuds tout comme j'essayai de chasser les idées noires, ne pas penser au lendemain et se focaliser sur le présent. J'achevai de me coiffer en nouant le haut de ma chevelure en une tresse simple avant de m'appliquer sur ma barbe afin d'en tirer quelque chose de décent. Rien n'aurait pu faire disparaître les marques de ces derniers jours mais quelques artifices en masquèrent l'importance. Je n'avais plus qu'à enfiler une robe quelconque que je cacherais sous ma cape et j'étais fin prête mais il était encore tôt. Je sortis cependant de ma chambre pour trouver ma maison en pleine effervescence, déchaînée par l’agitation causée par Loìn. Je cherchais automatiquement mon père des yeux sans le trouver, sans doute était-il enfermé dans son bureau, l’éventualité qu’il dorme encore étant écartée. Je m’empressai alors d’aller calmer le jeune nain, marquant un temps d’arrêt devant la porte du bureau en hésitant à y entrer.
Le regard de mon père s’était fait plus oppressant de jour en jour depuis celui de l’Appel où Loìn s’était montré en spectacle, ridiculisant chaque nain qui ne s’était pas présenté pour faire parti de la Compagnie, mon père y comprit. Devant le silence qu’il me réservait ainsi, je le soupçonnais de préparer quelque chose à mon encontre mais j’étais bien trop préoccupée pour chercher à savoir. J’étais sûre de le découvrir bien assez tôt, peut-être attendait-il simplement le départ.

Loìn semblait aussi excité que le jour de son anniversaire. Je savais qu'il affectionnait énormément notre roi, sans doute le voyait il comme une figure paternelle à l'inverse de mon père qui avait tout d’une figure paternaliste. Courant dans tous les sens, j'eus bien du mal à le faire tenir en place, trop fatiguée de toute manière pour trop insister. Son excitation était contagieuse et c'est en trottant à sa suite que nous sommes arrivés dans la cuvette où se trouvaient les montures et une foule en attente. Dwalin, Fili et Kili étaient déjà là, près de leur poney harnaché, prêt à partir. Mon coeur se serra en les voyant ainsi, empressé. Le petit nain s'empressa d'aller saluer les neveux du roi tandis que j'inclinais la tête pour saluer la petite troupe de loin avant d’aller trouver une place dans la foule. Une voix cria le nom du plus jeune des neveux et je pus sentir dans cet appel tout ce qui se trouvait en latence en moi. Crierais-je également le nom du nain s’il apparaissait maintenant ? Résistant à l'envie de me retourner pour voir de qui il s'agissait, la coloration des joues du nain ne pût échapper à mon regard tandis qu’il cherchait sans doute celle à qui appartenait la voix, et les miennes se colorèrent à son image. Sans doute pas, je ne m’en sentais pas capable, plus prompt à faiblir..
Loin retourna auprès de moi dans la foule où je me trouvais -j'avais au départ choisi une place au premier rang mais les gens arrivant m'avaient contraints à remonter d'un cran pour pouvoir mieux voir. Je posai ma main sur son épaule, souriant en voyant le petit paquet qu'il serrait contre lui, au souvenir de sa conception. J’espérais que Thorin gardait près de lui ce que je lui avais donné, ce memento que je lui avais constitué. Le petit paquet contenait une petite bourse renfermant mon coeur, une partie de moi. Tirant le petit nain contre moi, labourant presque son épaule de mes doigts, comme pour me donner de la force, je scrutais la porte en attendant l'arrivée de Thorin, mon coeur battant la chamade dans sa cage trop petite pour lui.
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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Lun 16 Fév 2015 - 13:52



 

 
“ DEPART ”    
Intrigue 2 : début de la quête

« Je ne pensais pas qu´un jour j´aimerais si fort que rêver de partir serait comme rêver de mourir… »



Je me tenais là, debout, immobile, devant ce reflet de moi que me renvoyait inlassablement mon miroir. Je scrutais ce regard que le temps avait assagi pour mieux dissimuler cette peine qui le noyait autrefois. Que restait-il du fier et robuste guerrier en moi ? Pourquoi, en ce jour plus qu’un autre, ne sentais-je pas la chaleur incandescente de cette flamme s'embraser et conquérir mon âme ? Même en cet instant où le charme de Morphée s’opérait encore sur le royaume, je pouvais déjà sentir les vibrations frénétiques qui animaient le cœur de mes camarades tel des tambours de guerre raisonnant depuis les tréfonds de la terre. Alors pourquoi le mien peinait-il autant à prouver sa ferveur ? Que Mahal en soi témoin, ma loyauté envers mon peuple demeure inchangée et inébranlable et plutôt mourir que de crouler sous la honte et le déshonneur. Mais là, à ce moment présent…je n’étais plus que l’ombre de moi-même, à la dérive et déchiré par des sentiments contraires qui s’entrechoquaient tel un marteau sur une enclume. Cette projection de moi me décevait, me troublait et me trompait. Comme j’aurai aimé me reconnaître…Entrevoir dans un éclair le vestige du nain que j’incarnais dans mes plus jeunes années où je ne répondais que par vigueur et hardiesse à l’appel des armes. Ces yeux, autrefois, étincelant de fougue avaient perdu de leur éclat comme un diamant que le temps et l’érosion avaient terni. Sur mon front se creusaient les cernes d’un nain qui n’avait que trop côtoyer le désespoir et l’affliction. Je ne demandais qu’à espérer. Qu’à croire de nouveau à la reconquête d’Erebor, ce rêve si longtemps chéri des nôtres. C’était notre héritage, notre mémoire aussi douloureuse soit-elle. Cette quête était légitime, certes, mais à quel prix... Combien des nôtres y avaient laissé leur vie, caressant la douce illusion de revoir la cité d’or ? Que m’avait-elle rapporté sinon une récolte fructueuse de chagrin et de reproches ? Bien des volontés se sont brisées ce jour où notre retour a marqué notre histoire d’un nouvel échec...J’ai vu mourir trop des miens dans une seule vie. Malgré cela, toute une vie ne me suffirait pas à me racheter des erreurs commises. Mais comment demeurer en retrait et songer à son propre désarroi quand le cœur de tout un peuple se soulève, regagné par l’espoir et la volonté d’un jeune Roi ? C’était presque irréel…Pourtant, ce discourt je l’avais déjà entendu. Ces rugissements de joie, familiers. Et je connaissais aussi le goût des larmes et leur saveur amère. Nous en avions tant partagé et leur sacrifice n’avait jamais été aussi douloureux. Les fontaines richissimes d’Erebor valaient-elles réellement le prix inestimable du sang et des larmes ? Mais si tel était la volonté de mon peuple, de mon roi, alors je les suivrais, quoi qu’il en coûte. Ma vie n’avait de sens qu’à leurs côtés. Ma foi et ma loyauté, inébranlable. Je m’étais engagé, avec le cœur, et pour rien au monde je ne reviendrais sur ma décision mais je ne pouvais empêcher mes pensées de se bousculer et d’émettre, au fond de moi, cette dérangeante constatation.

C’est le grand jour. Je soupçonne les étoiles de disparaître au dehors dans le ciel, du moins je l’imagine à défaut de pouvoir le constater. La nuit touche à sa fin et doucement l’Ered Luin s’éveille pour vivre ce qui sera un évènement décisif pour les braves nains de notre compagnie. Tous nos sacs sont prêts, j’y ai scrupuleusement veillé et pourtant je ne peux m’empêcher de revérifier machinalement qu’il ne manque rien comme si j’essayais de distraire mon esprit pour ne pas penser aux déchirants adieux qui nous attendaient. Je voulais repousser l’inévitable mais la réalité me rattrapait toujours quelque soit l’avance que je prenais sur elle. J’ajoutais quelques feuilles en papier à la sacoche de voyage de mon petit frère lorsque ma main percuta quelque chose de rugueux et de corné. Un livre. J’ouvris l’ouvrage de croquis d’Ori. Une nouvelle fois j’eu le cœur saisi par son talent à nous dessiner avec cette perfection qu’il nous manquait. Un tendre sourire détendit mes traits. Cette image de la famille exemplaire, soudée, liée par le sang et l’amitié. Si seulement c’était aussi simple de peindre un sentiment en s’épargnant les nuances moroses des remords. J’aspirais tellement à offrir ce bonheur aquarelle dans lequel Ori se consolait. Il ne me le disait pas et n’en faisait rien paraître mais je savais qu’intérieurement il souffrait de cette tension entre Nori et moi. Nous n’avions jamais crevés l’abcès tous les deux. Je redoutais les conséquences pour être honnête. Je ne tenais pas à nous briser d’avantage et lire dans les yeux d’Ori ce sentiment qui m’avait rongé et aigri des années : la tristesse. Je ferme le livre et m’avance près de la couchette de mon jeune frère. Ori dormait de ce sommeil d'absolue confiance. Sa respiration lente et régulière n’en démentait pas. Je regardais avec une infinie tendresse cette tranquillité qui témoignait de tout l’amour qu’il avait reçu en héritage. Je l’avais tellement maintenu éloigné du danger que la seule idée qu’un élément extérieur à sa bulle protectrice puisse venir déchirer son confort, m’affolait. Là, assis sur son lit, dans toutes ces vagues de plis dans lesquelles j’aurais aimé qu’il se noie pour l’éternité, je demeurais immobile, admiratif. Sa joue appelait la caresse de ma main mais je n’osais, effrayé de la voir trembler et risquer de perturber son repos serein. Non, je n’étais pas encore prêt à revoir briller dans ses yeux le désir et la volonté insensée de rejoindre cette aventure, malgré mon consentement.  Et si j'étais trop lâche pour voir la vérité ? Alors qu’il suffirait que je l'accepte avec courage comme toi tu le fais…

Il y eu une agitation dans mon dos. J’entendis comme une plainte étouffée, quelque chose qui éveilla mon instinct naturel de protecteur et me poussa à me rendre au chevet de Nori. Dérangé par un cauchemar de passage, le malandrin s’était comme à son habitude débarrassé de ses ennemis chimériques et avait retrouvé son calme. Echapper aux autorités, ça, tu savais faire *sourire*. Tu n’as pas idée comme je t’aime mon frère…même quand tu me juges trop cruellement. Peut-être serions-nous entrain de recoller les morceaux si j’avais su te parler et t’expliquer la raison de ce que tu qualifies comme mes erreurs. Tu as été le premier bonheur dans ma vie, tu l’es encore, n’en doute jamais. Cependant je n’ai pas su te protéger comme j’aurai du le faire. Comme j’aurai voulu le faire. Et aujourd’hui j’ai tout gâché…me laisseras-tu une chance de me racheter auprès de toi, mon frère ? Pour nous. Pour ce qu’on était toi et moi, au début, avant les problèmes, avant les malheurs et la détresse. Avant que je ne parte et que je ne vous abandonne maman et toi. Mon cœur te parle en secret, il te murmure la vérité mais ma bouche n’ose pas…et s’il me manquait les mots ? Maintenant je te regarde. Non pas avec cet oeil réprobateur que tu me forces à exhiber d’ordinaire mais avec ce regard paternel qui te berçait et te rassurait dans ton enfance. Tu dors, tu ne peux plus tromper ni même mentir. Le mur derrière lequel tu t’es prostré n’est plus là, il s’est effondré durant la nuit. Avant qu’il ne revienne, je voulais profiter de cette image du passé qui me manquait. Que tu l’acceptes où non, je te revois enfin tel que tu es, tel que tu as toujours été ; vulnérable. Tu n’as rien à craindre, rien à prouver. Pas à moi. Je veillerais sur toi cette fois parce que tu seras à mes côtés. Nous avons du temps à rattraper mais un long chemin pour reprendre ce temps qui nous a été volé.

J'ai bouclé la valise de mes regrets. Je ne me sens pas mieux pour autant. Une espèce de cage me bloque la poitrine et m’empêche de respirer. De l’air. Je manque d’air. Prenant garde à ne pas les réveiller, je me lève et traverse doucement la chambre endormie d’un pas léger. J'ouvre la porte d'entrée en retenant mon souffle et leur accorde un dernier regard bienveillant. Mes pas prennent l’initiative de m’entraîner vers une destination inconnue. Je les laisse faire, résigné. Les couloirs ne m’ont jamais paru aussi longs qu’en cet instant où j’ai l’impression de demeurer sur place comme sur un tapis roulant me ramenant toujours au même point. Depuis combien de temps étais-je en train d’errer sans raison ? Je l’ignore. Sans doute depuis un moment puisqu’une agitation générale m’indiqua que le royaume se réveillait. Je ne voulais pas qu’on me voie, que l’on tombe sur moi et que l’on me jette ce regard larmoyant. Ce n’est pas que je demeurerais insensible, non, je n’étais simplement pas encore disposé à dire au revoir. Ainsi je priais donc pour que mes jambes ne me placent pas sur Sa route bien que mes pensées en cet instant Lui étaient entièrement dédiées. Au lieu de ça, je fus surpris  de constater qu’inconsciemment j’étais arrivé au niveau des remparts scrupuleusement gardés et surveillés par la garde royale. Il se disait que plusieurs compagnies d’orcs avaient été vues rôdant dans les parages. Fait que je pouvais confirmer. Notre rencontre fortuite dans les bois cette fois-là nous avait offert un aperçu à Raeryan et moi de ce qui nous attendait. Quoi qu’on puisse dire de mes conclusions défaitistes, je pouvais affirmer que notre route, en plus de s’avérer longue sera, sans nul doute, parsemée d’embûches. Je défis quiconque de me contredire. Ce qui était, somme toute, évident mais qui n’avait rien de rassurant pour mes frères. J’aurais préféré leur promettre un voyage digne d’une promenade de santé, mais voilà…nous nous apprêtions à traverser une bonne partie de la Terre du Milieu dans l’unique but de botter les fesses d’un énorme dragon. Puissions-nous y laisser le moins de plumes possibles. Je rentrais ainsi sous la voûte obscure de l'escalier ne m’aventurant pas plus au-delà. Je ne tenais pas à déranger la ronde consciencieuse des soldats. Tout à coup je sentis quelque fraîcheur sur mon visage. L’air était mordant. Le ciel charriait des nuages avec une célérité tel qu’il me sembla que la rotation planétaire s’était tout à coup affolée. Le soleil, paresseux, pointait discrètement le bout de son nez à l’horizon. De majestueux et timides raillons donnaient aux neiges éternelles des pics un drap étincelant. On aurait pu espérer plus belle aurore pour célébrer notre départ. J’assistais, silencieux et attentif, à la naissance de ce jour qui avait agité bien des consciences et engendrer bien des tourments. Tout le monde ne s’était pas engagé mais chacun participait à sa manière. Certains prenaient les armes tandis que d’autre conféraient soutien et force aux aventuriers. Nous étions peu à s’être engagés, certes, mais nous formions une cohésion parfaite. Chacun de nous. Mieux valait préférer cela plutôt qu’à une armée de nain indisciplinée, revêche et belliqueuse. Il y avait des nains à problèmes dont la présence au sein d’une compagnie était à exclure. Si ce n’était pas déjà dans leur nature d’être lâche, je les aurais presque félicité de s’être abstenu.

Il était temps. J’abandonnais les remparts pour rejoindre ma troupe dans la sale d’armement quand Dwalin passa à mes côtés. Mon frère d’arme. Il paraissait déterminé et confiant. Je l’enviais. Nous échangeâmes un regard cordial puis je redescendis l’escalier ayant, au préalable, baptisé l’épaule de mon camarade d’une tape amicale. Une effervescence euphorique était en train de s’emparer du domaine. Ca courrait dans tous les sens et les derniers retardataires se précipitaient au dehors fort désireux d’acclamer notre courage. Un orchestre de cliquetis métallique souleva d’agréable comme de douloureux souvenirs en moi. Le bruit particulier de la côte de maille, le claquement symbolique du marteau contre le bouclier, le crissement séduisant de l’armure…Je devais avouer qu’une part de moi, appréciait ce retour aux sources. Quoi que pour la route que nous avions à faire, l’arsenal complet du guerrier n’était pas ce qu’il y avait de plus recommandable. Ni pour nous, ni pour la pauvre monture qui allait devoir nous traîner sur des milles. Comme le disait ma mère : « Si tu veux aller loin, ménage ta monture. ». Elle n’avait pas tort. L’armurerie était à disposition et proposait une panoplie d’arme plus variée les unes que les autres et répondant à toutes les exigences possibles. Pas la peine de tergiverser et de m’attarder davantage, je savais précisément ce dont j’avais besoin et l’équipement qui me convenait. Enroulé sur lui-même tel un serpent, une lourde chaîne dressée de deux têtes massives en acier à ses extrémités, dormait paisiblement sur un coffre. Je m’avançais vers lui, charmé, ensorcelé. Ce fléau était de toutes, mon arme de prédilection. Personne ne le maniait aussi bien que moi. Il ne répondait qu’à l’appel de la rage et la fureur méprisant la retenue. Dans mes chimères, j’ai cru qu’il me souriait, heureux de renouer avec le passé. Tout ce que j’ai pu faire, c’est lui sourire en retour.

« J'ai la gorge nouée. Une porte à pousser. Tu ne dois rien savoir de mon émoi »
Si j’avais su que tu te tenais derrière cette porte de l’armurerie, aurais-je alors osé l’ouvrir et affronter ton regard pour y voir disparaître la joie ? Notre quête nous envoie chasser un dragon mais pour l’heure, la seule confrontation que je redoute c’est celle qui m’opposera à toi. Quelque soit mon niveau de bravoure, je demeurais un guerrier maladroit qui, au tournoi des sentiments, s’effondrait, vaincu. L’entends-tu ? Ce compte à rebours incessant qui nous rappel avec force que l’inévitable est pour bientôt ? Je peux presque voir les chiffres défiler sur l’écran panoramique de mon cerveau tel une échéance redoutable. Mes frères sont là, à mes côtés, et pour la première j’ai le sentiment que leur présence ne me sera d’aucune aide face à toi.
« Pourtant, je crois vraiment qu'il faudrait si peu de choses pour que je craque et que je me montre vulnérable enfin. »
Je me suis juré d’être fort pour ça. Tu ne tarderas pas à constater mon lamentable échec. Tu as cette force, mythique, de balayer les forteresses émotionnelles que l’on dresse devant toi. Rien ne te résiste, pas même mon naturel exaspérant. Si tu voyais la tempête qui fait rage en moi, parviendrais-tu à l’apaiser ? Je ne sais s’il existe des mots pour raisonner les nuages de mon esprit. Pas quand l’orage me projette ton image.
« Je vais m'avancer à visage découvert devant l'évidence de mentir, à quoi ça sert ? Tu veux me voir jouer l'amitié comme si d'un seul coup je devais oublier que l’heure pour nous de se séparer s’annonçait. »
La porte s’ouvre sans que je ne l’aie décidé. Mes partenaires sont prêts et plus rien ne les retient. Une marée nainienne nous attend au dehors pour nous engloutir sous les ovations et les encouragements. Un noble sourire s’épanouit sur mes lèvres devant ce spectacle chaleureux. Ma fierté d’appartenir à ce peuple était à son apogée. Un parfum familier m’interpella et avant même que je ne la vois, je compris qu’il s’agissait de Raeryan. Ce chaperon aussi rouge que les lueurs déclinantes de l’orient que la brise charriait. Ces cheveux, plus noir qu’une nuit sans étoiles, habillaient ses épaules. Son regard, bleu transparent, traversait le cristal de mes pauvres yeux de mortel. J’étais intimidé. Comment ne pas l’être. Toutes les naines nous faisaient plus ou moins cet effet. Qu’elles soient mères ou simples femmes, nous autres, mâles, n’étions que peu de choses face à ces joyaux inestimables.
«Si j'étais perdue et abandonnée. Si j'avais commis mille erreurs de plus. Si j'avais la nuit tout au fond des yeux, saurais-tu me dire où est le bleu ?»
Elle me gratifia de sa bonté en prenant les mains. Je refermais un peu plus mes doigts sur son emprise, me rattachant à elle comme si les lueurs de l’aube, qui sur elle formaient comme un halo, voulaient me la reprendre. Mes yeux se voulaient tendre mais fuyant. Au travers de nos mains jointes, je sentis qu’elle me transmettait son soutien et son courage, force qui ne m’avait jamais abandonné dans les moments où je me laissais sombrer dans l’amertume. Elle me comprenait à tel point que je n’avais presque plus aucun secret pour elle. Mais savait-elle seulement qu'entre elle et moi plus y avait d'espace et moins je respirais ? Quel idiot je faisais d’espérer vainement une chose que je n’aurais jamais. Ce qu’elle m’offrait était inédit et précieux et je sentais quelque chose grandir et fleurir au fond de moi. Plus fort que moi, sur lequel je n’avais aucun contrôle et plus je m’éloignais et plus il revenait à l’assaut de mes sentiments. Une évidence commençait à s’installer en moi à mesure que je songeais à l’éventualité que nos chemins ne se recroiseront sans doute plus jamais. Cette pensée me glaçait le sang. Je quittais l’Ered Luin dans l’ignorance la plus insoutenable. Je n’avais pas la prétention d’être un élément convainquant pour inciter Raeryan à venir vivre à Erebor si l’avenir décidait de notre triomphe sur le dragon. Elle s’était faite une nouvelle vie ici, comme beaucoup. Ses racines s’étaient entrelacées intimement avec celle de cette montagne et tout ce qui la constituait était inscrit sur sa roche. Seule le temps, le manque et l’absence en déciderait. Puis elle s’éloigna. Sa chaleur sur ma main commençait déjà à disparaître. Mon cœur se serra douloureusement. Je vois passer une dernière fois cette lumière dans tes yeux et c’est déjà la nuit quand nos regards se séparent. Tu as tant à faire, tant d’amour à distribuer. Je te laisse m’échapper, à contre cœur, emprisonnant à jamais ton image dans mon jeu de miroirs. Je me raccroche désespérément aux épaules de mes frères, les serrant tout deux contre moi. Ils comblent avec générosité mon vide. Je soupire profondément et tente de me raisonner. Je regarde Ori sangler son cheval et je sens l’exaspération m’envahir. Ca y est, je reprends pied. Je calme les ardeurs enflammées du poney qui prétend pouvoir avoir le dessus sur moi et j’aide mon petit frère à enfourcher la bête. J’échange un regard avec Nori, un regard clair, épuré de toutes représailles. Je le serre dans mes bras avant de lui conseiller d’atteler son poney. La foule nous acclame avec émotion. J’ai le cœur qui tremble. Je suis prêt à présent.

« Loin dans mes nuits, toujours une voix me dit, que j'ai laissé une reine, les yeux bleus pleurant sous la pluie. »

 
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Thief in the wild ♦ NAIN
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♦ PSEUDOs : Croquette
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— RACE DU PERSO : Nain
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 129 ans
— MÉTIER PRATIQUÉ : Voleur
— ARMES DU PERSO : Masse d'arme, ainsi que des couteaux, poignards, aiguilles et fléchettes.
— VOYAGE AVEC : Mes frères, et la compagnie.
— AMOUREUSEMENT : Je ne crois pas en l'amour et en ces sornettes.

MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Mar 24 Fév 2015 - 18:00



 

 
“ DEPART ”    
The time has come.


Demain matin, je repars.
A cette heure-ci, j'aurai de nouveau quitté la montagne pour parcourir d'autres territoires et voir d'autres paysages. Je connais cette sensation par cœur, je l'ai tellement ressentie : l'impatience, la trépidation. L'incertitude aussi. Celle de ne pas savoir ce qui vous attends, et surtout celle qui vous fait regarder autour de vous en vous demandant si un jour vous reviendrez ici. Maintes et maintes fois je me suis posé ces questions. Maintes et maintes fois j'ai touché les murs de notre maison familiale sans être certain d'un jour les revoir. J'ai traversé les couloirs de cette montagne qui m'a vu naître et grandir, ces couloirs pleins de souvenirs bons et mauvais, en me demandant si je les parcourrai de nouveau. Me demandant parfois si je voulais vraiment revenir.
Mais quoi que je puisse en penser et quoi que je puisse dire, je suis toujours rentré à la maison. C'est comme si j'avais à mon poignet une corde qui me ramenait à chaque fois vers mes attaches, malgré mes réticences. Combien de fois ai-je fait le trajet du retour sans même y réfléchir, las, blessé et fatigué, en laissant mes pas me guider ? Pourquoi rentrais-je là où j'étais à jamais fiché et où l'on me tournait le dos ? Mais rien n'y faisait. Il me fallait rentrer. Pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois peu importait. Je savais en franchissant le palier de la maison que j'étais là où je devais être, et pourtant mon regard finissais toujours par croiser des yeux d'un bleu aussi clair que le ciel d'hiver. Des yeux si semblables à ceux de ma mère, un regard peiné et lourd de reproches. Un regard qui me faisait toujours reculer sans que je puisse rien n'y faire.
Alors je m'en allais.
Des jours, des semaines ou des mois, peu importait. Le temps passait sans que j'y accorde aucune importance, me laissant porter par mon instinct et ma soif de découvertes et de richesses. L'adrénaline, l'ivresse du danger et la proximité de la mort, tout cela me tenait en haleine jusqu'à ce que je ressente cette drôle d'impression, cette corde imaginaire que l'on tirait pour me ramener auprès d'eux.
Je rentrais, en sachant que je ne resterai pas.

Aujourd'hui cependant je n'ai pas fait mes valises seul. Mon sac de voyage est beaucoup plus rempli qu'à l'accoutumée et est posé sur la table en compagnie de deux autres. Cette fois, ils partent avec moi. Dori a supervisé l'organisation des bagages et a prévu d'emporter beaucoup trop de choses inutiles à mon goût, mais mes protestations ont été balayées d'un revers de la main. Je n'ai pas insisté, laissant mon frère aîné s'occuper de cette tâche, conscient que cela lui donnait une excuse pour s'occuper les mains et tenter de ne pas ruminer ses pensées plus que de raison. Cela ne l'empêchera pas de passer une nuit blanche pour autant, j'imagine.
Je passe cette dernière journée à déambuler dans la montagne ramassant quelques objets par-ci par-là sans vraiment y penser. J'écoute les gens d'une oreille distraite, je marche dans l'ombre. J'observe avec amusement les gardes faire leur ronde, me souvenant de formidables courses poursuites et de parties de cache-cache plus vraies que nature dont je sortais souvent vainqueur haut la main. Je défausse de sa bourse un notable d'Ered Luin dans une rue commerçante puis m'enfonce dans les quartiers bas de la montagne. Je rends visite à Gerik, un receleur avec qui j'apprécie faire affaire. Il m'échange une poignée de pierres précieuses sorties de la bourse contre un nouveau set de couteaux de jet et quelques flacons de poison irritant. « Alors paraît qu'tu t'es enrôlé dans la bande de fêlés, » me dit-il alors que j'ausculte la lame d'un de ses couteaux. « Paraît. » Je tourne le couteau dans ma main, le soupesant, étudiant sa maniabilité. C'est du bon travail. « J'sais pas c'que tu vas foutre avec ceux là. Vont se faire étriper c'est tout c'qui vont gagner. » Je me tourne vivement et balance le couteau dans le mur d'en face. Il va se planter dans le tableau de bois avec une rapidité meurtrière, exactement là où je voulais. Satisfait, je vais le chercher et le range avec les sept autres. Puis je sors le second et le détaille à son tour. « Si c'est l'or qu'tu veux, j'comprends. Mais franchement ce s'rait dommage de perd' un bon client comme toi. N'a pas tant que ça des bons voleurs qui courent les rues. S'font tous couper les doigts. » Je finis de vérifier tous les couteaux sans prêter attention à ce que me dit Gerik. Il a toujours été affreusement bavard. Content de mon achat, je range les couteaux dans mes bottes et les flacons dans une poche intérieure. Lorsque je prends congé de Gerik, le nain me retient à la porte de son échoppe miteuse. « Largue les quand ça sentira le roussi mon gars, va pas te tuer pour eux. » Je le fusille du regard et me dégage de son emprise avant de m'éloigner sans un mot.

Je passe dans une taverne pourrie un peu plus bas, et le patron crache au sol quand il me voit rentrer. Je lui lance un sourire moqueur, me rappelant de la rouste que je lui avait infligée quelques semaines plus tôt lors d'une soirée arrosée qui avait – comme toujours ici – mal tourné. J'avance vers une table où est assis un vieux nain borgne qui descend bière après bière. Bjerg. Quand il me voit arriver, il fait une grimace indescriptible et j'ai envie de lui casser ses dents jaunies et pointues. Ce gars là est un fou. Il s'aiguise lui-même les dents et s'est forgé des canines en fer. C'est un vrai malade, et j'avoue qu'il me répugne, mais il est utile car avec son air féroce et illuminé il a tendance à faire peur aux gens et même aux voyous du coin. Nous discutons quelques minutes puis je lui prend sa bière. Il grogne et je bois une gorgée, faisant tourner un de mes nouveaux couteau de jet entre les doigts de ma main droite. Je repose la chope et le fixe du regard. « J'ai un marché à passer avec toi. » Il grommelle dans sa barbe et j'ai très envie de la lui couper mais je me retiens. « Montre ta main. » Le nain plisse ses petits yeux idiots et pose doucement sa main droite sur la table. Il lui manque l'annulaire et l'auriculaire. Je ne perds pas de temps et sors un de mes poignards favori avant de le planter dans la table entre son majeur et son index. Il tente de retirer sa main par réflexe mais je la maintient en place avec mon autre main. Pratiquement accroupi sur la table, j'approche ma tête de son visage repoussant pour le regarder dans les yeux. « Tant que je suis parti, personne ne rentre dans la maison de mes frères. Si je rentre et qu'une des cuillères n'est pas à sa place, je te coupe tous les autres doigts. » Ses yeux sans expression s'arrondissent, et il me regarde passer le tranchant du poignard sur ses doigts. « C'est clair ? » Bjerg me regarde et hoche la tête vivement. Il sait que je ne bluffe pas. Quand il avait failli à sa mission et que j'avais appris en rentrant de voyage que mes frères avaient été volés pendant une nuit, je lui avait coupé deux doigts. Il semblait se souvenir de mon poignard. « Clair ! » Me répond l'abruti, et je descend de la table, satisfait.  Je bois une autre gorgée de sa bière et lui tend la chope. « Oh, et bien sûr, rappelle à qui voudra l'entendre qu'on ne touche pas à la princesse Dìs. » De toutes façons, s'en prendre à des personnes si haut placées équivaut en général à du suicide. Mais on ne sait jamais. Je tourne les talons et ressors de la taverne, espérant que Bjerg n'oubliera pas ce que je lui ai dit, et qu'il saura éloigner les problèmes de ma maison le temps que nous serons partis. Je ne voudrais pas que Dori et Ori n'aient plus rien en rentrant. En espérant qu'ils rentrent.

Quand je suis de retour dans notre maison, il est déjà tard. Les sacs sont toujours sur la table, solidement fermés. Je passe la tête dans notre chambre et sourit en voyant Ori qui dormir. Dori a dû lui répéter encore et encore qu'il lui faudrait toutes ses forces pour demain. Je l'observe quelques secondes, apaisé par cette image de mon frère endormi, puis je passe dans la cuisine. Une assiette m'attend, et je souris avant de manger le plat préparé par Dori. Quand j'ai fini, je rejoins mon aîné qui est assis près du feu, plongé dans ses pensées. Je m'assois en silence avec lui et nous restons ainsi pendant de longues minutes sans rien dire. Je le regarde, observant son visage inquiet et ses yeux intelligents fixés sur le bois qui brûlait. Il a l'air calme comme cela, mais je sais qu'à l'intérieur, la tempête fait rage. Je ne sais pas à quoi il pense et je ne cherche pas à savoir. J'allume ma pipe et je fume tranquillement tout en le regardant. Ce doit être un moment spécial pour lui, plein de souvenirs douloureux et d'espoirs que je ne partage pas. Je ne sais pas ce qu'il ressent, je ne pense pas l'avoir un jour su, l'avoir un jour compris. Je le connais si bien, et pourtant mon grand frère reste une énigme pour moi. Quand il me regarde je ne vois que les reproches et la déception, mais je me souviens d'un temps où je lisais dans ses yeux tout autre chose. Suis-je trop buté, trop enfermé dans mes certitudes, trop enclin à le blâmer trop facilement pour le comprendre ? Certainement. Peut-être que je ne vois dans son regard que ce que je veux voir, que le reflet de ce que je pense.
Je mâchonne ma pipe, perdu moi aussi dans mes pensées. Après ce qui me semble être une heure à être resté assis, je range ma pipe et mon tabac dans mon sac de voyage, constatant avec exaspération que Dori a emmené trop de choses. Je n'enlève rien cependant, et je referme le sac avant de retourner voir mon frère. Il n'a pas bougé. Je pose ma main sur son épaule doucement, avec hésitation. « Je vais me coucher. Essaie de dormir un peu. »


J'ai bien dormi. Ori est de bonne humeur ce matin, excité par le départ, et je le regarde se préparer avec amusement. Il est aussi incroyablement nerveux mais cette nervosité se transforme en excitation et c'est un spectacle absolument drôle à voir. J'avoue être moi aussi très excité. Nous allons enfin partir, enfin. La mélancolie et l'inquiétude de la vieille sont oubliés, remplacés par l'impatience et la trépidation qui me sont si familières. Enfin, enfin. Qu'attendons-nous ? Cela me semble tellement long. S'il n'y avait que moi, je serais déjà en train de marcher sous le soleil.
Dori ne semble pas aussi pressé de s'en aller. Il regarde autour de lui avec nostalgie alors que nous nous rendons vers l'armurerie. Les autres nains de la compagnie sont là et choisissent leurs armes avec plus ou moins d'enthousiasme. Ori me pose des questions sur les armes les plus étranges que nous voyons et je lui réponds avec plaisir. Je n'ai pas besoin d'arme en plus, j'ai déjà fait le plein hier chez Gerik. Je zieute cependant avec envie une très belle masse d'arme et la montre à Ori en lui vantant les mérites de cet outil. Il me sourit.
Je ressors de l'armurerie avec une masse d'armes, sans trop savoir pourquoi. Les yeux de Ori font réellement des merveilles, me dis-je avec amusement. Il y a des nains partout qui se sont rassemblés pour nous regarder partir. Je les ignore totalement pour la plupart, et fonce droit vers les poneys arnacher ma masse d'arme et préparer ma monture. Du coin de l’œil je vois Raeryan et Dori discuter, et je me rapproche de lui avec Ori. Il semble absolument dévasté et je suis triste pour lui. Dire adieu semble le déchirer complètement. Raeryan se tourne vers Ori et moi et je lui sourit sincèrement. J'aime beaucoup Raeryan, même si je ne lui ai jamais dit. C'est une naine généreuse et une des rares qui ne me juge pas. Elle me manquera.
Nous retournons vers les poneys après cela et Dori aide Ori à monter sur le sien. Après quoi il me tire vers lui et me serre dans ses bras. Je lui tapote doucement le dos dans un geste réconfortant et il me relâche avant de me dire de me préparer. J'acquiesce et je retourne vers mon poney. Je resserre une ou deux lanières puis je monte sur l'animal, heureux de monter à nouveau. J'observe les autres nains de la compagnie qui arrivent les uns après les autres, et je ne peux m'empêcher de sourire en voyant Bofur et son chapeau ridicule atteler son poney. Au moins, je ne vais pas m'ennuyer pendant ce voyage, me dis-je en lançant un regard en coin à Dwalin avant de reporter mon attention sur mes frères.

Il est temps de partir maintenant. Qu'est-ce qu'on attend ?


 
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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Ven 27 Fév 2015 - 23:37

Départ de notre chez-nous Nains des Montagnes bleues

C’est peut-être parce que j’ai peur, et qu’il me donne du courage. | Bilbo Baggins

J'avais encore du mal à le croire. Aujourd'hui j'allais devoir faire mes adieux à toute une partie de ma vie. Tout ce que j'avais connu et presque tout ceux que j'avais connu aussi. C'était une sensation assez étrange, si bien que je ne savais pas si je devais redouter ce départ ou me sentir impatient. L'aventure, c'était quelque chose, vous savez ! Toutes ces histoires que Nori me racontait pendant que notre aîné avait le dos tourné... Parfois cela m'effrayait un peu, mais il semblait content voir fier de les avoir vécues, ces aventures (même si elles n'étaient pas toujours très reluisantes) ! Peut-être que je serai fier aussi de raconter la mienne aussi plus tard ? C'est sans doute un peu pour ça, que j'avais répondu à l'appel de notre roi Thorin. Enfin, entre autre choses. Dont la crainte de voir partir mes frères sans espoir de ne jamais les revoir. Je pense que ça aurait été ça le pire : l'attente. Où étaient-ils ? Allaient-ils bien, ne manquaient-ils de rien ? Pensaient-ils à moi ou n'en avaient-ils pas l'occasion ? Je ne voulais pas me poser toutes ces questions, non. Et je voulais leur épargner cela également. Du coup, j'avais signé. Nori avait signé. Et Dori avait signé. Fili et Kili avaient signé aussi. Je ne suis pas seul.

J'avais devant moi le sac de toile épaisse que je destinais d'ordinaire à mes travaux de lutherie. Sauf que là, il était vide : j'avais enlevé mes instruments et les cordes de ma viole de bois. Que devais-je prendre ? Laisser derrière moi ? Et puis, je ne savais même pas  comment ça se déroulait, une aventure ! Une fois encore, j'allais avoir besoin de mes frères. Etais-je décidément trop idiot pour ne pas savoir me débrouiller seul ? Je soupirais et m'asseyais sur le lit de Nori. J'entendais Dori qui s'affairait dans la pièce d'à côté. Visiblement, il savait exactement quoi emporter...avec une pointe d'abattement, je me souvint que ce n'était pas sa première aventure. D'ailleurs, ce n'était pas sa première reconquête non plus. Erebor. Notre montagne solitaire. Notre expédition. Je ne savais à quoi m'attendre, ne m'attachant qu'aux portraits et croquis que j'avais pu observer. Au final, je crois bien que je comptais un peu trop sur mes livres, ces traits apposés les uns aux autres et qui traduisaient le fléau qui avait touché notre peuple. Peut-être bien qu'ils m'allégeaient ce fardeau, ou alors que je ne me rendais pas bien compte de ce qui nous attendait. Ou les deux. Alors, je posais ma flûte au fond du sac et je l'apportais à Dori pour qu'il puisse décider de ce que de porterai durant ce voyage. Je crois que ça le rassurait de s'occuper de ça, de toute manière. Amusé et balançant mes jambes en cadence par-dessus la table, je le regardais tandis qu'il tentait vainement de faire rentrer la moitié de notre demeure dans nos baluchons. Nori, quant à lui, était parti 'régler quelques dernières petites affaires' en ville. Je n'avais pas vraiment saisi de quoi il s'agissait, mais comme toujours je m'abstiendrai de poser des questions. Parfois il valait mieux ne rien savoir...enfin, c'est ce que l'on me répétait à la maison et à force d'entendre cet adage, je commençais à croire que c'était vrai.
Ma maison allait très certainement me manquer, les fauteuils en shintz, les peintures au-dessus de la cheminée...sans compter mon lit, qui tout bien réfléchi, possédait tout ce que devait avoir un bon lit : du moelleux, du doux et du ferme à la fois. Je défiais les auberges et autres tavernes où l'on allait s'arrêter d'en posséder des comme le mien ! C'est comme les petits plats de Dori et les visites de Raeryan pour le thé. Bien sûr, Dori allait toujours cuisiner pour nous pendant l'aventure sinon on devra encore faire des ourlets à mes manches...Peut-être devrais-je suggérer à mon frère d'emporter le nécessaire de couture ? Juste au cas-où ? Oui, oui...on est jamais trop prudent !  

Lorsque les bagages furent bouclés, mon frère s'installa devant la cheminée, pensif et la pipe à la bouche. Selon lui, j'étais encore trop petit pour y goûter mais j'aimais bien les dessins que ça faisait, avec la fumée. Je pense que j'aimerai ça. En rentrant, j'allais le lui réclamer de nouveau : après tout, j'aurai fait ma première aventure, je serai devenu grand ! Alors, je me contentais d'une bise claquante sur sa joue avant de monter me coucher. Si je n'étais pas en forme demain, j'allais tomber de mon cheval en bâillant trop fort...enfin ça c'est Dori qui le dit ! Avant de m'endormir, je pris néanmoins le temps d'achever le portrait que j'avais commencé il y a maintenant quelques jours. Celui de Nori, Dori et moi-même côte à côte. Je ne savais pas encore à qui il reviendrait, alors en attendant, je le posais sur ma table de chevet et me tournais de l'autre côté, les yeux fermés.


______________________


Je crois que c'était l'une des seules fois de toute ma courte vie où je me suis réveillé avant mes frères. Enfin, de peu il faut l'avouer car dès que j'eus bougé un orteil, j'entendis Dori remuer pour finalement se lever. Je souriais en défiant mentalement Fili et Kili d'essayer de faire le mur avec mon frère à côté. Peut-être leur oncle était-il un petit peu plus sourd, ou bien qu'il avait le sommeil profond. En tout cas, aussi éveillé qu'endormi, je ne pouvais faire un geste sans que mon aîné me m'ait à l'œil. Cette fois, je ne m'en plaignais pas et secouais Nori pour qu'il se lève à son tour, impatient. D'ailleurs, je crois que tout le monde l'était, impatient. En tout cas, on sentait une certaine effervescence dans la ville de pierres. Plus grande encore que le jour du festival du solstice d'hiver.
Au moment de partir, je partis devant avec Nori, avant de voir que Dori restait en arrière, posant les yeux sur la moindre petite chose qui était encore à nous. Je le pris par la main pour le forcer à nous rejoindre : il n'était jamais bon de s'attarder trop longtemps dans un même endroit que l'on devait quitter. On risquait de ne jamais partir...Et puis s'il le désirait, je le lui dessinerai notre chez-nous ! J'avais tout pris finalement : parchemins, plumes et même mon carnet à croquis ! Je lui chanterai en vers lorsque son regard se portera vers l'arrière, et je lui tracerai les courbes de notre maisonnée lorsque ses pensées s'y seront envolées.
Les pas de Nori nous menèrent à l'armurerie. J'avoue que je n'y étais jamais entré, tout ces objets coupants là. C'était dangereux. Et j'étais assez maladroit. Alors ça faisait pas trop bon ménage. En parlant de ménage...Nori le fit de façon assez magistrale, bien qu'il fut déjà armé à la base. Il prit des choses dont je ne connaissais ni la forme, ni le nom. C'est alors que j'eus ma toute première leçon de mon ripou de frère. J'étais content. Très content. Dori avait pris ce que l'on me désigna comme étant un fléau. J'étais assez impressionné, j'avais toujours cru que c'était de cela que l'on se servait pour labourer les champs. Il savait vraiment tout faire, mon frère ! Je vis également Monsieur Dwalin repartir avec une hache presque plus grande que lui ! Je ne sais pas qui on allait croiser, mais j'étais sûr d'une chose : si j'étais à la place de celui qui devait nous croiser, je n'apprécierais pas vraiment de devoir nous croiser. Aye ! Parole de nain !
J'avais rien pris moi, parce que j'avais repensé à ce que m'avait dit Dori sur les chutes de poney. Si un simple bâillement pouvait nous faire barloquer, je n'osais imaginer quel numéro d'équilibriste Monsieur Dwalin devait entreprendre ! J'avais mon lance-pierres c'était suffisant.

Enfin, nous arrivâmes près des poneys. Fili et Kili étaient déjà en selle, ainsi que Monsieur Thorin, le Roi. Je regarde Nori attacher ses nouvelles armes à sa monture qui ressemble à un gros tas de lames et de piques sur sabots à présent. Il fallait pas que mon frère s'endorme sur elle sinon il risquerait de se retrouver avec un bout de barbe en moins ! (ou pire). Mon poney était assez joli et semblait robuste...suffisamment pour ne pas crouler sous un bâillement impromptu ou un dodelinement de la tête en tout cas. J'étais rassuré. Un peu.
Dori était encore en retrait un peu plus loin. Voulait-il vraiment partir ? Avec Nori nous partîmes le rejoindre. Il discutait avec Raeryan, notre guérisseuse et amie. Nous étions tous très triste de devoir lui dire au revoir, Dori plus particulièrement. Peut-être parce qu'il la connaissait depuis plus longtemps que nous ? Ils se prirent les mains, je comprenais pas vraiment pourquoi...si Dori avait froid aux mains, il aurait dû emporter ses gants ! Je lui prêterai les miens, c'était promis.
La Naine nous réserva à Nori et à moi un petit sermon de son crû. Surtout bien faire attention à nous, ne pas être imprudents et ne pas trop causer de soucis. Je crois qu'elle disait surtout cela pour Nori mais je me contentais de sourire avant de lui adresser mon adieux.

Je regardais mon poney. Il me regarda aussi. Je fis comme les autres, je tirais sur les lanières de cuir près de la selle. Je regardais le poney à nouveau. Il ne broncha pas. Moi non plus. Il mangea un bout de ses rennes. La belle affaire ! Devais-je passer mon pied, ou me hisser à la force des bras ? Ou encore sauter vers ses flancs ? Oh, je donnerai cher pour que Kili ne voit pas ça. Il se ferait un trop grand plaisir à me rappeler ce bon souvenir durant chaque jour de l'Aventure. Heureusement, Dori vint à ma rescousse et me fit la 'courte-échelle' avant de remettre en place les lanières que j'avais trituré plus tôt. Ainsi juché sur mon équidé, je ne bougeais plus. Je n'ouvrais même pas la bouche, parce que si par mégarde je l'ouvrais en trop grand, il pourrait croire que je bâille et il m'enverrait balader. En plus je ne pouvais plus le regarder ce qui ne me rassurait point. Qui sait ce qui se passe dans la tête d'un cheval ? Peut-être avait-il un plan secret ? Nori avait eu le droit à un câlin de Dori et pas moi. Je ne boudais pas cependant, c'était tellement rare de les voir comme ça que je voyais ça comme un bon présage. Si mes frères avaient pu se donner l'accolade, un face à face avec un dragon deviendrait routine ! Je regardais l'ensemble de notre Compagnie. Nous étions prêts. Enfin, je crois.





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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Mer 11 Mar 2015 - 0:40

Bofur ressenti un mélange d'émotions divers lorsqu'il se réveilla ce matin là. Un mélange d'excitation, de fébrilité, d'envie de partir de suite sans attendre mais, aussi de déchirement et, de peur de ne jamais revoir les siens ni son petit chez sois ainsi qu'une certaine crainte concernant un certain dragon. Cependant, le nain ne ce laissa pas submerger et, très vite fini son sac pour arriver enfin sur le lieu du départ. On lui avait allouer un poney, comme aux autres, l'animal était plutôt placide, le fabricant de jouet aimait ces bêtes. Bien entendu, il fallait le temps de dire les adieux, ils ne pouvaient partir comme ça sans un mot. Bofur étreignit alors quelques personnes, dont Raeryan, lui promettant qu'il reviendrait, mourir sans goûter à nouveau à sa conversation, compagnie et, tarte aux fraises, serait un drame.

En réalité, il se sentait tellement triste qu'elle ne vienne pas avec eux mais, comprenaient parfaitement sa décision, elle avait des responsabilités ici. Ce fut également un crève cœur de dire au revoir à Loin, le jeune nain l'avait énormément amuser et ému dans un sens, lorsqu'il c'était exclamer devant toute l'assembler, les traitant de lâche il lui semblait, il possédait un certain courage, une certaine force, pour son âge (ce qui l'aiderait énormément par la suite, Bofur n'en doutait pas). Quoiqu'il en soit, il était prêt et observa ses compagnons de route, de sinistres pensées l'assaillant soudainement. Il se demanda combien d'entre eux reviendraient vivant de cette aventure, si ce n'était pas un suicide, s'ils avaient réellement une chance de reprendre la Montagne sans se faire cuire comme des petits pains. Bofur se secoua, ne voulant pas rester trop longtemps plonger dans ce genre d'idées, c'était juste contre productif et, surtout déprimant, il devait avoir foi en Thorin.

Toujours nerveux, le nain vérifia une éniéme fois si son sac était bien sangler à la selle de son poney, puis ne trouvant rien de mieux à faire pour calmer son stresse (qui continuait à monter malgré lui), il décida tout bonnement de donner à manger à l'animal. Le poney ne devait pas avoir si faim, ne devait pas avoir besoin de nourriture en réalité mais, cela eu le mérite de vraiment détourner les pensées de Bofur. La pomme fut ainsi vite dévorer par la placide monture, qui lança un regard au nain, se demandant certainement si elle n'en aurait pas le droit à une autre. Bofur n'y préta pas attention, caressant plutôt distraitement le flanc de l'animal, qui n’eut d'autre réaction, continuant d'observer certain de ses compagnons qu'il reconnu aussitôt. Avec certains de ces gaillards, le voyage ne serait pas de tout repos, distrayant en fait, ce qui ne serait pas une mauvaise chose. Au moins, était il certain de pouvoir lier quelques liens de camaraderie sans trop de difficulté, il avait toujours eu le contact facile.

Ce fut ainsi que son optimisme revint, l'apaisant dans ses folles pensées, le rendant impatient de nouveau de partir tout de suite pour ce qui serait, la plus grand aventure de sa vie ...
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ARCHER OF DURIN ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : De la plus grande, la plus prestigieuse, celle composée des plus grand guerriers que la Terre du Milieu ait portée... quoi j'en fais trop ?! Je suis.. un nain et fier de l'être, un nain de la lignée de Durin pour bien faire les choses, neveu du grand Thorin Oakenshield.
— ORIGINAIRE DE : Montagnes Bleues, refuge du peuple nain depuis la prise d'Erebor mais ce n'est qu'une solution temporaire avant la reprise d'Erebor.
— ÂGE DU PERSO : soixante dix-sept ans et toutes mes dents mais pas toute ma barbe
— RANG SOCIAL : Prince.. oui, riche.. ça reste à voir.. bien que les salles d'Erebor croulent sous l'or et les pierreries, elles croulent aussi sous le poids d'une grosse larve cracheuse de feu.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Éclaireur, musicien, séducteur, guerrier, archer, ... sans oublier petit frère, neveu et filleul ... ce sont des métiers à plein temps moi j'vous dis.
— ARMES DU PERSO : Arc, hache, poignard, épée, mais surtout ARC
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Du meilleur côté qui soit, le côté des nains. On s'en fou de savoir si on est gentil ou méchant, on est des nains. Mais plus sérieusement, il est du côté de son oncle.. reste à voir quelle position il prendra s'il juge ses décisions.. teintées de folie
— VOYAGE AVEC : Thorin et le reste de la Compagnie
— AMOUREUSEMENT : En couple avec mon arc qui bande à ma demande.. et parfois à celle de mon oncle.. En vrai c'est un secret :wtf:

MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Sam 21 Mar 2015 - 18:06



Farewell
Son passage éclair auprès de sa mère pour la serrer une dernière fois dans ses bras l'avait particulièrement affecté, lui serrant le cœur à l'étouffer, et il avait été bien incapable de trouver le sommeil, jusqu'à ce que son frère ne vienne le réveiller. Il n'avait même pas eu conscience de s'être endormi et s'il avait fait un rêve, il ne se souvenait que d’une chose, d’une personne, celle qui l’y avait accompagné. Mais maintenant qu’il était réveillé, seul subsistait le manque pressant. Cette sensation d'inconfort était toujours là, rien à voir avec le manque de sommeil en tout cas. Les sentiments qui l'animaient, étaient divers et variés, et à la peine de laisser sa mère ainsi, seule de surcroît, se mêlait l'excitation à la perspective de cette immense aventure, une excitation grandissante. Un grand sourire plaqué sur le visage, il se coiffa rapidement, ne pouvant se montrer malheureux à la perspective de cette aventure. Et pourtant, fanant les coins de sa bouche, autre chose l'affectait en ce moment, ou plutôt l'absence d'une personne, il fallait se rendre à l’évidence. Il ressentait le besoin de la voir avant de partir et le regret de ne pas avoir frappé à sa porte plus tôt.
Suite à son insistance, il avait fini par suivre son frère à la cuisine, se forçant à avaler quelque chose pour ne pas ressentir le contrecoup malgré son manque d'appétit évident. Au fur et à mesure où l'excitation grandissait en lui, se faisant toujours plus forte et toujours plus prenante, une peur l'animait également, se manifestant par un regard sombre et une chevelure ondulée. Il voyait son regard chaque fois qu'il fermait les yeux depuis l'appel, depuis qu'il y avait croisé son regard alors qu'il s'était placé aux côtés de son frère, fièrement. Il le voyait chaque fois qu'il fermait les yeux, la voyait le regarder et il en était venu à choisir de ne plus fermer les yeux, comme si ça aurait été pour la dernière fois et qu'il craignait que son souvenir ne s'estompe. Mais il ne voulait pas se rappeler cette expression, il voulait se rappeler son sourire, son rire, comme celui qui avait empli la salle d'entraînement à leur première rencontre.

Tout le monde n’était pas encore arrivé quand ils firent leur entrée dans la salle qui leur était réservée et il ne put que remarquer l’absence de leur mère. S’il la comprenait, il ressentait néanmoins le vide qu’elle créait et sa gorge se serra de plus belle mais il était encore tôt, elle pouvait encore venir les regarder partir. Les adieux prononcés devant Raeryan avaient été plus bref qu’avec sa mère cela dit, mais il ne tenait pas à s’étendre et puis, ce n’était qu’un au revoir, il comptait bien les revoir. Ils rejoignirent rapidement Dwalin qui faisait le guet près des montures, l’air ronchon comme à son habitude, même si un œil avisé aurait pu déceler l’excitation chez le grand nain. Par habitude, il vérifia la selle de son poney, les resserrant un peu en vue de le monter sans trop tarder quand un petit nain accourut pour les saluer. Il aurait sans doute été bien moins rouge si l’enfant n’avait pas fait cette remarque à propos de la naine mais son teint cramoisi était plus qu’évident, tout autant que son empressement à la trouver des yeux en se retournant dans une drôle de pirouette. Malgré le nombre de nains bras levés, faisant signe à la Compagnie, il l’aurait reconnue d’entre mille et, n’y réfléchissant pas plus d’un battement de cœur, il se rua vers elle, écartant les nains sur son passage qui lui répondait avec un claque dans le dos pour les plus audacieux ou en l’encourageant simplement. Son visage était en feu mais il n’en avait rien à faire, après tout, il ne faisait qu’écouter ce que lui dictait son cœur. Il se faufila auprès d’elle, reprenant son souffle avec peine sous l’émotion. Il la contempla ce qui lui parut une éternité, son teint scintillant sous la lumière du soleil levant, ses yeux surlignés de noir et mettant en valeur la profondeur de ses prunelles, ses cheveux d’ébène en liberté, il tendit la main pour en saisir une mèche mais avant même de faire aboutir son geste, il attrapa ses épaules pour la serrer contre lui, plongeant son visage dans ses cheveux sans dire un mot.
Il était prêt à partir.

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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Dim 22 Mar 2015 - 13:29

It's hard to say goodbye

Le départ


Cet événement était censé être très attendu par l’entièreté du peuple nain, la reconquête de Erebor la belle, une quête périlleuse et prometteuse d’une gloire immense pour l’équipe des 13 nains qui s’en iront. Devait-elle être heureuse? Sauter de joie et courir vers les héros qui allèrent vers leur mort certaine. Devait-elle rire alors que son bien-aimé allait sûrement mourir?
Le marché où elle était actuellement était bien vide, tout le monde était allé acclamer les nouveaux héros, des guerriers en colère qui n’avaient pas digéré le fait qu’un dragon leur ai prit leur montagne dans le sang et la douleur. Asabelle non plus n’avait jamais pu tolérer cela, il est vrai. Être privée de l’exploration des magnifiques pièces qu’enfermaient la montagne solitaire, la peinait, mais rien qu’à l'idée que tous ces nains allaient courir dans la gueule de ce reptile répugnant et qu’elle ne reverrait peut-être plus jamais son prince, la jeune naine se sentait nauséeuse.


Elle devait se rendre à l’évidence, elle n’aurait aucun client pour le moment étant donné que le peuple nain entier était en effervescence à attendre leur nouveaux héros.
Fili s’était montré rustre auprès d’elle lorsqu’elle l’avait rencontré alors qu’elle était derrière son stand, elle aurait pensé qu’il aurait eu beaucoup plus de manières, mais elle s’était trompé. A vrai dire, elle s’était éprise de lui à son tour alors qu’elle le voyait aller et venir et, elle avait été touché par toutes ses attentions. Mais sa fierté était trop grande pour qu’elle lui accorde son pardon.  Toutefois, alors qu’il s'apprêtait à partir, la naine sentit son coeur se serrer, elle ne se le pardonnerai jamais si son prince venait à périr alors qu’elle ne lui avait pas ouvertement dit qu’elle ne lui en voulait plus. Il devait savoir qu’elle ne voulait pas le voir partir.


Alors, Asabelle se hâta. Elle prépara une délicieuse pâtisserie qu’elle prévoyait de remettre à Dwalin, tel un prétexte et ainsi, elle pourrait aller voir Fili. La naine était beaucoup trop fière pour venir le voir directement, et même si elle se sentait coupable de se servir de Dwalin, elle ne changea pas d’idée. La pâtisserie prête, la jeune naine l’emballa soigneusement dans un linge puis, l’entreposa dans un panier qu’elle prit. Ensuite, elle s’éloigna du marché et se dirigea vers le lieu où le départ allait être donné, où tous les nains se tinrent prêts à se ruer vers la mort, vers un dragon cupide qui avait engrené la souffrance et la destruction, cela la rendait malade, rien qu’à penser que tous ces nains allaient sûrement périr. Dans cette troupe se trouvait certains amis, des personnes qu’elle avait vu aller et venir dans le marché, des nains qui lui avaient acheté des objets, et elle ne voulait pas se résoudre à ce que ce soit la dernière fois qu’elle allait les voir. Non, Asabelle avait confiance en cette troupe de courageux guerriers, elle était simplement réaliste et quelque peu pragmatique, bien qu’elle espérait qu’ils terrasserai cet ignoble reptile.


La troupe de combattants étaient assis sur le poney harnachés, leurs armes dans leur dos leurs provisions dans des sacs en cuir et leurs bourses bien pleine, afin qu’ils puissent s’acheter de nouveau de quoi se nourrir. La naine pouvait voir Dwalin aux côtés de Fili, et ce dernier près de son petit frère.
Après une grande inspiration, Asabelle s’avança en direction du nain à la longue barbe, sa main tenant fermement son panier en osier. Une fois en face du guerrier, la naine sortit son gâteau emballé de son linge et lui tendit.


“Dwalin, je souhaitais vous faire cadeau de ce maigre présent qui flattera votre estomac lors de vos longues nuits. J’espère qu’il vous réchauffera le corps et que cette gourmandise vous fera plaisir.”-dit-elle d’un ton égale avant de baisser les bras lorsque Dwalin eu prit la pâtisserie et l’eut remercié, puis, elle ajouta de nouveau-”Je suis sûre que vous nous reviendrez victorieux avec la tête de cet ignoble reptile qui nous a prit Erebor la belle, en trophée.”


Asabelle se recula finalement en sentant le regard du jeune prince à la chevelure blonde sur elle. Alors, la naine se tourna vers elle et retira un collier orné d’une émeraude qu’elle tendit au nain après avoir délicatement prit sa main. Elle sentait ses propres joues prendre une teinte rosée et son coeur ne pas rester indifférent quant à la présence du prince.


“Mon prince, prenez ce maigre présent que je souhaite vous remettre. Il vous rappellera que je vous attend et que mon coeur ne bat que pour vous. Sachez que je me languirai de vous et que je n’aurais de cesse de penser à vous. J’ai confiance en vous, en vos talents et j’aimerais que vous me fassiez la promesse de me revenir et de ne pas vous montrer trop imprudent.”-dit-elle en murmurant, pour que ses paroles ne soient entendues que par Fili, que ce soit comme une promesse intime entre eux deux.

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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Dim 22 Mar 2015 - 15:59


Fallait que je partes pour qu’elle me voit?
Road is now calling


Fili observait les mouvements de la foule avec un amusement certain. Quand le gamin était venu lui dire qu’il allait un jour être son garde, il avait souri. Pas d’un air moqueur, non, plutôt le genre de sourire que l’on a toujours en entendant un enfant faire des projets. Ce gamin était tenace, il en serait bien capable… rien que pour ça, il espérait revoir cet enfant un jour. Oh… vu comme il semblait s’accrocher à leur famille, c’était même fort probable. Cependant, ses pensées allaient rapidement ailleurs, tout d’abords, observer Kili aller faire ses adieux à une naine. Tiens… c’était donc elle la dénommée Fraia ? Elle n’était pas vilaine du tout, ravissante même. Oser ce genre d’étreinte en public risquait de faire jaser une fois eux treize partit, peut-être même que maman n’allait pas perdre de temps avant d’activer son mode ‘dragon’ et surveiller que cette demoiselle était digne de son plus jeune fils… ou alors, son côté frère un peu trop envahissant lui disait ce que LUI aurait fait s’ils n’étaient pas tous sur le départ. Quand Kili était revenu, le blond s’était contenté de lui adresser un sourire entendu, le genre qui laissait deviner qu’il allait le cuisiner de questions une fois loin de cette montagne et des oreilles indiscrètes, mais soudain, son attention se tournait vers une toute autre personne.

Asabelle, la naine qu’il avait – accidentellement – insultée en voulant lui faire un compliment. Elle était en train de donner un gâteau à Dwalin et le blond se disait que lui aussi en voudrait bien… mais vu qu’il n’avait jamais eu de réponses, il savait bien qu’en dehors de pouvoir l’observer fugacement ici, elle n’allait sans doute pas lui adresser un seul regard. Au moins, elle semblait en forme, arrivée depuis peu sur place, est-ce qu’elle était sur le marché avant de venir ? Dans ce cas, elle ne devait réellement pas avoir envie de le voir… cette idée lui serrait un peu le cœur, même s’il ne montrait rien. Autrement, Kili allait finir par retourner son interrogatoire contre lui. Il ne savait rien, strictement rien de cette histoire, pour ne pas avoir à raconter cette histoire qui l’avait laissé avec une marque rouge sur la joue. Nah, Kili ne manquerait jamais une telle occasion… Asabelle s’était éloignée de Dwalin et sous sa moustache et sa barbe, Fili se sentait rougir, gêné de s’être fait surprendre à l’observer de la sorte. Est-ce qu’elle allait encore lui en coller une ? Autant sur le marché, cela était passé – presque – inaperçu, autant ici… tout le monde avait les yeux rivés sur eux. Sa vanité ne le supporterait sans doute pas. Après tout… l’honneur des nains n’était pas qu’une légère racontée dans le monde, une part importante était réelle.

Son pendentif ? Pour lui ? Oh ! Il avait trouvé, ceci n’était pas réel, ou alors, il avait picolé avant de venir. Est-ce que la jeune femme était réellement en train de lui dire, plus ou moins clairement, que les sentiments qu’il éprouvait étaient partagés ? À plusieurs reprises, Fili ouvrait la bouche pour tenter de dire quelque chose – d’intelligent, ce serait bien – mais avait peur d’encore faire une boulette, en même temps qu’il passait le collier autour de son cou, offrant au passage un sourire à la naine.  Ses idées remises en ordre, les mots idiots rangés dans un coin de son esprit, le premier héritier de Thorin retrouvait le contrôle de sa voix :

« Je vous promets de prendre grand soin de votre présent, je ne doute pas qu’il sera une protection sans faille durant ce voyage. Soyez assurée que je vous reviendrez sauf. »

Contrairement à ses habitudes, le jeune prince se retrouvait quasiment à court de mots. Presque aussi locasse que Thorin dans ses meilleurs jours… ne jamais lui dire ça… alors au lieu de trouver un long discourt, le fils aîné de Dìs retirait une bague qui ne quittait plus sa main droite depuis un moment, qui avait autrefois appartenue à son père. Autant dire que cet objet avait une valeur sans égale à ses yeux.

« Prenez ceci… je… ce sera ma promesse. Vous me la rendrez à notre retour, ou lors de votre arrivée à Erebor. »

Que dire d’autre ? Contrairement à son air jovial habituel, Fili était réellement nerveux et après avoir hésité, il venait étreindre la naine, rapidement, très rapidement, un courant d'air, avant de se reculer, s’incliner respectueusement, comme l’exigeait d’avantage les bonnes manières. Quand la jeune femme s’en allait, Fili s’intéressait soudain beaucoup à sa monture, ou jetait des regards pour voir si Thorin arrivait.


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— RACE DU PERSO : Naine
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 117 ans
— RANG SOCIAL : Ascendance noble, riche.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Assiste les affaires commerciales de son père
— ARMES DU PERSO : Une dague. Elle possède aussi un arc, à vocation récréative.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire

MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Dim 22 Mar 2015 - 21:12



Promise me I’ll see you again


Elle ne savait pas ce qu’il lui avait pris, mais elle n’avait pas su retenir ce cri, un véritable cri du coeur à vrai dire. Elle comprenait à présent le sens de cette expression, dont elle pensait avoir saisi le sens mais sans en avoir réellement toute la portée. Elle n’avait pas pu faire autrement. La perspective de le voir partir sans qu’il ne l’ai revue, sans avoir pu croiser son regard et l’avoir vu lui adresser un sourire avait eu raison d’elle, peut-être. Sûrement, même. Et elle s’était soudain entendue en train de crier son nom pour s’assurer que ça n’arrive pas, sa volonté de se faire discrète et de simplement venir lui faire ses adieux de loin disparaissant sous l’envie pressante et omniprésente de lui faire savoir qu’elle était là, et qu’elle attendrait son retour autant de temps qu’il le faudrait. Car il devait le savoir, il ne pouvait en être autrement. Elle ne saurait le laisser partir sans lui faire comprendre tout ce qu’elle n’était pas parvenue à lui dire jusque là. C’est pourquoi elle avait préparé un mince paquet qui lui était destiné. Un présent presque honteux, qu’elle avait mainte fois failli brûler tant elle était peu sûre de ce qu’elle faisait, mais qu’elle avait finalement confié à Jenner en lui demandant de le faire parvenir à son destinataire en toute discrétion, avant qu’il ne parte. La bienséance lui imposait cette modestie, cette mise en retrait qui la faisait souffrir autant qu’elle lui offrait un refuge pour ses doutes. Mais il n’était plus temps pour cela à présent. Son coeur s’était emballé et avant qu’elle ne s’en rende compte, il était trop tard car le mal était fait. Cependant, elle n’eut pas le temps de regretter. Car le regard du nain croisa le sien et elle ne put retenir un sourire. Un poids se retira de ses épaules et elle eut l’impression de pouvoir respirer à nouveau. Il saurait.
Elle ne le quitta pas des yeux, désireuse de graver son image dans son esprit pour que jamais il ne s’efface, de peur d’oublier la gentillesse de ses traits, l’éclat de ses yeux ou les vagues de sa chevelure sombre s’il venait à ne pas revenir. Cela faisait déjà plusieurs jours qu’elle s’exerçait à les re-dessiner dans sa tête, à s’imaginer le son de sa voix et le tintement de son rire. Elle ne voulait pas oublier.

Elle n’avait pas pu entendre le murmure du petit garçon, mais vit distinctement le jeune prince devenir rouge écarlate sous son regard, pensant qu’il s’agissait là d’une réaction à son appel et elle se rendit seulement compte de ce qu’elle venait de faire. Devant la moitié de l’Ered Luin réunie. Sa réserve habituelle avait été balayée et son secret avec elle. Elle imaginait déjà, dans quelques heures à peine, la rumeur aurait balayée la montagne entière et le peu de personnes qui ne la connaissaient pas déjà entendrait parler d’elle. Mais comme je le disais, elle n’eut pas le temps de regretter. Elle sentit ses joues chauffer sous sa barbe, se colorant probablement à l’image de celles de celui qui animait son coeur, mais laissa bien vite toute pensée de ce type de côté en voyant Kili s’avancer parmi la foule, se frayer un chemin jusqu’à elle d’un pas décidé. La belle écarquilla les yeux, ne s’étant pas attendue à cela le moins du monde, et bientôt, elle se retrouva devant lui, interdite, tandis que des dizaines de regards étaient braqués sur eux. Qu’était-elle supposée dire ? Faire ? Elle n’en avait pas la moindre idée et ils se regardèrent quelques instants qui s’étirèrent sans mot dire, tandis qu’elle se maudissait une seconde pour ne pas avoir mis plus de noir sur ses yeux, espérait que sa nouvelle coiffure était tout à la fois convenable et à son goût et que sa robe la mettait suffisamment en valeur et que -.... Son coeur manqua un battement et elle cessa de penser lorsque la main du jeune prince esquissa un mouvement à son encontre, avant de la saisir par les épaules. Elle s’écrasa contre lui, ne lui opposant pas la moindre résistance, presque choquée elle-même par ce qui était en train de se dérouler. Mais elle ne voulait pas y penser. Elle ferma plutôt les yeux, ses bras venant se refermer d’eux-mêmes autour du nain et le presser un peu plus contre elle, son nez caressé par des mèches de cheveux laissées libres. Elle inspira profondément, laissant chacun de ses sens se faire envahir. Elle voulait se souvenir de tout dans les moindres détails. Son parfum, sa chaleur, son contact. Tout. Mais elle savait qu’elle ne pouvait rester ainsi indéfiniment, même si elle l’aurait souhaité plus que tout. Il lui fallait le laisser partir, le laisser aller accomplir son devoir et revenir triomphant. Alors, seulement alors, ils pourraient envisager l’avenir.

Le jour de l’appel, son coeur s’était brisé à la perspective de ce qu’il risquait d’arriver. Ce jour-là, elle n’avait pas réussi à soutenir son regard. Elle avait détournée le sien, impuissante, blessée. Elle avait pensé que ne rien dire lui permettrait de partir l’esprit libre. Que c’était là la meilleure solution, pour ne pas lui encombrer l’esprit. Elle avait eu tort. Oh, combien elle avait eut tort.
Elle se détacha finalement de lui, à grand peine, et releva les yeux vers lui. S’il devait ne jamais revenir, elle aurait au moins cette consolation qu’il n’était pas parti dans l’ombre. Et qu’il avait répondu à son cri du coeur. Alors, elle lui offrit un sourire. Parce qu’il ne pouvait pas partir en ayant en tête son regard voilé et son visage pale comme la mort alors qu’elle était à deux doigts de s’effondrer. Il lui fallait se souvenir d’elle sous le meilleur des jours pour ne pas l’oublier. Il lui fallait savoir qu’elle comptait sur lui pour lui revenir. Il lui fallait avoir cette image en tête, car il ne pouvait baisser les bras quoi qu’il arrive durant son périple. Car elle l’attendait

« J’attendrais. »

Et elle attendrait le temps qu’il faudrait. Si elle ne devait le revoir que dans les halls de Mandos, il aurait son sourire en compagnon pour le réchauffer jusqu’à ce qu’elle le rejoigne. Elle tourna la tête, brisant leur bulle d’intimité qui ne devait sûrement exister que dans son propre esprit, pour trouver Jenner non loin de là et lui faire un signe. Aussitôt, un paquet lui fut tendu, qu’elle s’empressa de confier à Kili sans un mot, ses joues s’empourprant de nouveau. Au delà du petit cadeau qui s’y trouvait empaqueté, elle lui confiait là ses pensées les plus intimes à son égard, couchées sur le papier. Les centaines de mots qui avait échappé à son contrôle depuis leur rencontre et qui n’avaient pas rencontré le feu comme point final. Toutes les choses qu’elle désirait lui dire sans pouvoir le faire, sans oser. Mais le plus important, elle le lui avait déjà dit à l’instant. Elle attendrait.

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— RACE DU PERSO : De la plus grande, la plus prestigieuse, celle composée des plus grand guerriers que la Terre du Milieu ait portée... quoi j'en fais trop ?! Je suis.. un nain et fier de l'être, un nain de la lignée de Durin pour bien faire les choses, neveu du grand Thorin Oakenshield.
— ORIGINAIRE DE : Montagnes Bleues, refuge du peuple nain depuis la prise d'Erebor mais ce n'est qu'une solution temporaire avant la reprise d'Erebor.
— ÂGE DU PERSO : soixante dix-sept ans et toutes mes dents mais pas toute ma barbe
— RANG SOCIAL : Prince.. oui, riche.. ça reste à voir.. bien que les salles d'Erebor croulent sous l'or et les pierreries, elles croulent aussi sous le poids d'une grosse larve cracheuse de feu.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Éclaireur, musicien, séducteur, guerrier, archer, ... sans oublier petit frère, neveu et filleul ... ce sont des métiers à plein temps moi j'vous dis.
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— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Du meilleur côté qui soit, le côté des nains. On s'en fou de savoir si on est gentil ou méchant, on est des nains. Mais plus sérieusement, il est du côté de son oncle.. reste à voir quelle position il prendra s'il juge ses décisions.. teintées de folie
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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Jeu 26 Mar 2015 - 20:32



Farewell


Il avait abandonné son frère près de son cheval pour courir rejoindre sa belle alors qu'elle avait crié son nom au milieu de la foule. Heureusement qu'elles n'étaient pas pléthore où la quête allait être grandement compromise par ces effusions et puis, une naine, c'était bien suffisant, surtout que Fili ne manquerait pas de se moquer de lui pendant le reste du voyage après qu'il ait été appelé comme ça. Mais Kili savait que Fraia n'était pas le genre de naine frivole qui crie votre nom sans bonne raison. Elle avait simplement cherché à attirer son attention et elle avait bien fait. Il aurait sans doute passé le voyage à ressasser son besoin de la voir, à tourner et retourner le goût du regret dans sa bouche chaque fois qu'il aurait pensé à elle, pour ne pas dire tout le temps. Il était reconnaissant en son fort intérieur pour son initiative qui lui avait permis de la trouver parmi tout ces nains rassemblés pour leur départ et il ne pensait pas vraiment à ces nains qui les regardaient. Tout ce qui comptait pour lui, c'était bien Fraia et le départ imminent qui la séparerait de lui. Il n'était pas triste de partir, bien au contraire mais l'une ou l'autre de ses décisions l'aurait amené à ressentir du regret, il préférait en prime ne pas avoir à s'inquiéter pour son frère et son oncle et surtout, il mourrait d'envie de voir Erebor.
Alors, instinctivement, il l'avait attrapée pour la serrer dans ses bras, comme s'il n'allait plus jamais la revoir. Après tout, c'était bien ce qui risquait d'arriver, même si cette idée n'effleurait que trop peu son jeune esprit plein du courage de la jeunesse. Il la serrait, son visage plongé dans ses cheveux qui chatouillaient son nez et il prit une grande inspiration pour capter son odeur. Il ne voulait rien oublier, pour que cela lui donne l'impression de l'avoir quittée hier quand il la retrouverait. Son cœur accéléra tandis qu'il la sentait passer ses bras derrière son dos et il aurait aimé ne pas se trouver au milieu de tout ces gens, juste pour pouvoir lui dire à quel point il l'aimait.
Il ne voulait pas la lâcher, il n'était pas encore prêt à la laisser partir, pas tout de suite mais il le devait, aussi desserra-t-il son emprise et fit-il un pas en arrière en regardant ses pieds, un peu gêné. Son cœur battait toujours à un rythme effréné mais la rougeur de ses joues n'était plus qu'un souvenir quand il leva la tête pour la regarder dans les yeux. Par Mahal qu'elle était belle. Il la détailla des yeux pendant de longues secondes pour ne pas oublier son visage mais surtout son sourire. Qu'il aimait son sourire. C'était bien la première chose pour laquelle il avait craqué car elle avait l'air chaque fois plus transformée quand elle souriait ainsi, toujours plus jeune et belle. Sans effort, il lui rendit son sourire alors que son cœur ne souriait pas, lui. Il voulait qu'elle se souvienne de lui avec ce sourire plutôt que son air idiot précédent ou encore sa tête si sérieuse alors qu'il s'en allait si loin. Il lui sourit de toutes ses dents, marquant de petites rides au coin de ses yeux et creusant une fausset.

Son sourire s'évanouit avant de revenir en force, s'élargissant toujours plus. Il avait envie de la reprendre dans ses bras mais n'en fit rien. Elle l'attendrait. Il aurait pu danser sur place en chantant mais il laissa son cœur le faire à sa place, se contentant de lui sourire. S'il avait eu le moindre doute jusqu'ici, il était maintenant sûr d'une chose, aucune naine n'avait fait danser son cœur ainsi, pas même sa mère. Il l'aimait et ne manquerait pas de le lui dire quand ils se retrouveraient. Il avait maintenant ces mots pour compagnons de voyage, des mots d'une grande valeur à ses yeux. Mais il ne dit rien, il ne lui dit pas qu'il reviendrait, il ne lui fit aucune promesse, se contentant de le lui dire avec les yeux. Pour lui, c'était une certitude. Ils se reverraient, dû-t-il l'attendre une éternité dans les Halls de Mandos.
Il ne s'attendait pas à ce qu'elle ait un autre présent pour lui et il le serra contre lui sans l'ouvrir devant elle, s'interrogeant sur son contenu. La voyant rougir, il ne put empêcher ses propres joues de s'empourprer à leur tour. L'heure était arrivée, il devait retourner auprès de son frère et de la Compagnie avant l'arrivée de son oncle qui tardait. Le petit paquet contre lui, il gratifia Jenner d'un signe de tête lourd de sous-entendus avant de sourire pour la dernière fois à la naine et de lui tourner le dos. Il ne se sentait pas la force de se retourner pour la regarder à nouveau, se concentrant sur son but. Une barre se forma sur son front alors qu'il fronçait les sourcils, évoluant doucement au milieu de la foule avec son paquet dans la main. Le nain s'arrêta brusquement avant de faire demi-tour. Il n'avait pas été bien loin mais il dû se frayer à nouveau un passage vers elle pour l'atteindre. Sans un mot, il attrapa l'une de ses mains et en pressa les doigts avant de la lui laisser avec une petite part de lui. Rouge comme une écrevisse, il lui tourna pour la dernière fois le dos pour enfin rejoindre son frère comme un automate et cacher son paquet dans l'une des sacoches pendues à son poney.
Elle l'attendrait. Une mèche de ses cheveux vola librement au vent tandis qu'il tournait la tête vers les portes pour guetter l'arrivée de son oncle.

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MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Dim 5 Avr 2015 - 20:27



 

 
“ DEPART ”    
Intrigue 2 : début de la quête




Je n'avais pas beaucoup dormi cette nuit, hanté par l'excitation et la crainte du départ. Je m'étais tourné et retourné dans mon lit, incapable de trouver le sommeil. Les souvenirs du passé refaisaient surface. Je me revoyais 142 ans dans le passé, dans la même situation, partagé entre ces deux sentiments. C'était la hâte d'accomplir des faits qui marqueraient les esprits et la peur de l'inconnu. Qu'allais-je découvrir au-delà des Montagnes Bleues, comment le départ se déroulerait, allais-je supporter le voyage et, surtout, allais-je revenir ? Mais je chassais ces sombres pensées de ma tête. Il me fallait me réjouir de pouvoir recouvrer les plaisirs que j'avais à combattre dans ma tendre jeunesse.

Mes affaires étaient déjà prêtes ; j'allais emporter avec moi des vêtements de rechange, un livre et bien sûr mes armes. Le strict minimum s'imposait. Il ne fallait pas être chargé de peur de ralentir la troupe à cause du poids important et comment les poneys auraient avancé s'ils devaient supporter de lourds sacs en plus du poids des nains. J'avais également nettoyé mes armes, me concentrant sur les technique de combat à chaque raclement contre la lame. Ma lance était bien aiguisée et je plaignais l'orc qui s'empalerait dessus. D'ailleurs ces derniers avaient disparu de la circulation. On en avait plus entendu parlé depuis deux jours et il fallait en profité. Le départ était prévu à l'aube. Cela faisait un moment que je m'y préparais. Je me suis remis à niveau physiquement et mentalement, j'étais prêt. Je me revoyais combattre au milieu d'une confusion, brandissant ma lance de toutes parts et brisant les défenses des ennemis, comme autrefois. Le bon temps. Oh comme j'avais hâte. Mais ce voyage serait différent. Nous allons juste voyager sur des poneys jusqu'à Erebor. Nous ne sommes cependant pas à l'abris d'une attaque de briguants, c'est pourquoi il nous faut rester vigilants. Et ce ne serait pas un orc que nous affronterons, non, il s'agira de Smaug, le terrifiant dragon. Mais je n'avais pas peur de lui. Je n'ai pas peur de mourir, surtout si je meurs pour une cause juste, celle de reprendre nos droits de propriété. Je suivrai Thorin jusqu'à mon dernier souffle.

Les premiers rayons du soleil pointaient à peine à l'horizon que j'étais déjà hors de mon lit. J'avais passé mes vêtements de voyage qui n'étaient à la fois pas trop épais ni trop fins pour la chaleur, ni trop lourd ni trop léger pour la facilité au combat. Et bien sûr, mon capuchon. Jamais sans mon capuchon de nain. Je profitais pour me faire la dernière toilette avant longtemps. En voyage, il faut savoir faire des concessions. C'est pourquoi, c'était un moment sacré que cet instant où je pouvais être tranquille à me préparer. Je peignais ma barbe grisonnante avec douceur, la démêlant mèches par mèches. J'en étais fier de cette barbe qui tombait sur mon torse désormais. Je me passais de l'eau sur le visage pour me rafraichir et confectionnais quelques tresses pour l'embellir. Il ne fallait pas que je soie tout cracra pour défiler devant les autres nains.
Je profitais des derniers instants dans ma demeure, passant ma main sur chaque meuble et chaque affaire comme pour ne pas oublier ces images. Je ne verrai plus ma chambre avant longtemps. J'allais également  dans mon atelier, mon sanctuaire. C'était toute une vie qui se présentait sous mes yeux. Chaque jouet, chaque outil, chaque bois m'avaient accompagné durant les moments les plus difficiles de ma vie. Il m'était difficile de quitter tout cela, c'est pourquoi je restais assis au milieu de la pièce, dans le silence et la pénombre, m'imprégnant de l'ambiance apaisante qui y régnait.

Il me fallait partir. Le départ n'allait pas tarder et j'avais promis à mère de venir lui dire au revoir. Je pris mon paquetage et courut dans les ruelles en direction de sa maison.
Je frappais vigoureusement à sa porte et elle vint m'ouvrir après quelques minutes.
C'était une vieille naine aux cheveux blancs qui, malgré les rides, n'avait jamais perdu de sa beauté et de sa douceur. Un sourire s'étirait sur ses lèvres, mais je voyais dans ses yeux bleus qu'elle était triste et inquiète pour moi. C'était normal qu'elle s'inquiète pour son enfant. D'ailleurs à ce moment, je regrettais mon choix de partir. Je la laissais toute seule, puisque mon père était mort il y a des années. Mon coeur se resserra quand elle me prit dans ses bras. Elle en profita pour mettre un gâteau dans ma sacoche. Prends soin de toi mon petit Bifur. Je t'aime, mon chéri. Sa voix était douce et tremblante. Oh qu'est-ce que j'avais envie de lui dire que je ferai attention et que je l'aimais aussi de tout mon coeur. Mais je ne pouvais rien lui dire. Rien ne sortirait qu'un amalgame de mots sans aucun sens. Je ne voulais pas lui laisser ce dernier souvenir de moi, j'en avais honte. Je la serrais fort dans mes bras et respirais son doux parfum qui me rassurait à chaque fois. Puis je la regardais. Quelle douceur dans ses gestes et dans son regard. Je lui fis comprendre que je l'aimais très fort en plaçant ma main sur mon coeur puis en le lui offrant. Elle me sourit de ce sourire triste. Mon coeur était lourd. Je la laissais, la forçant ainsi à lâcher ma main. Je m'engouffrais dans la ruelle en direction de la place, mais me retournais une dernière fois. Mère était là, sur le pas de la porte, me regardant toujours. C'est à cet instant que je compris que ce n'était pas un au revoir, mais un adieu.

J'essuyais les larmes qui coulaient sur ma joue et me précipitais vers le lieu de rassemblement. Une foule de nain s'était réunie pour acclamer la troupe qui allait partir. Mais il me fallait encore trouver quelqu'un : Raeryan. Je devais lui remettre quelque chose pour qu'elle le donne à quelqu'un qui m'est cher. Je la cherchais dans la foule, sillonnant les groupes de nains. Enfin je la trouvais et me précipitais vers elle. Je fis bien attention à ne pas l'effrayer, ne pouvant pas la prévenir de ma présence. Je lui attrapai le bras et la saluai d'un geste amicale. Je lui remis une lettre ainsi qu'une figurine de mouton que j'avais confectionné il y a quelque temps pour le destinataire. Puis je la remerciais par des gestes pour tous les moments que j'avais passé avec elle en lui promettant que j'allais revenir.

Tarák:
 


Puis je rejoignis la compagnie et je la saluais d'un simple signe de tête. Je repérais mes cousins parmi les nains et me dirigeais vers eux. Cela me facilitera la vie de les avoir près de moi. Mon cheval était fin prêt et j'étais sur mon cheval. Le départ n'avait plus qu'à retentir.




 
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DURIN'S HEIR ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: ▬ Départ [Intrigue] Sam 18 Avr 2015 - 15:55



Il est temps de rentrer à la maison.



La porte se dressait devant lui, sombre, infranchissable, close et terne et pourtant si petite perçant ainsi le mur de pierres. Il avait avancer ses phalanges pour toquer sur les pans de bois avant de les reculer. De les avancer de nouveau pour mieux se résigner. Il était étrange de manquer ainsi de courage alors que tant lui en serait demander pour mener à bien son devoir. Il finit par frapper, trois fois, des battements lents, puissants et sourds, identiques à ceux de son cœur. Il n'attendit qu'une fraction de seconde avant de pousser cette cloison qui les séparait. Il n'avait pris la peine d'attendre qu'on daigne venir lui ouvrir, il était de ces choses que l'on devait accomplir seul car elles avaient bien trop d'importance pour qu'on est pu les laisser aux mains d'autres, ouvrir cette porte en faisait partis, cela n'avait peut-être pas grande importance pour la plupart des individus, mais les portes n'étaient pas si insignifiante, ce qu'on laissait derrière avait toujours une importance, aussi capitale soit-elle et il n'aurait pu laisser cette dernière tirée sur Dìs. Il se dressa ainsi dans l'embrasure, désormais exempt de toutes hésitations, son regard céruléens s'était illuminé d'une lumière brillante,bien plus éclatante que celle qui avait transcendé ses traits lors de l'appel. Il donnait l'impression d'être redevenu ce nain qu'il avait été à Azanulbizar, comme un réminiscence de l'immortel souvenir de ce frère qu'il avait perdu et de cette tranquille assurance que les Halls de Mandos lui aurait fait gagner, la détermination de.ce père qui avait disparu et la volonté d'airain de bien d'autres aïeux. Il n'était plus le vieillard, le Roi des Exilés qui courbait l'échine sous le.poids des années et de la honte portée à son peuple, il était Thorin Oakenshield, il était l'héritier de Durin et il serait roi sous la.Montagne, c'était avec cette certitude qu'il s'en allait dire au revoir à sa sœur, avec cette certitude qu'il déposait son sac contre l'embrasure de la porte et qu'il se dirigeait vers elle.
Elle était apprêtée, comme si elle les avait attendu, comme si elle avait envisagé l'idée d'assister au départ avec un peu plus de volonté que précédemment mais il avait craint que jamais elle ne vint, c’est pourquoi il était venu à elle, pour lui dire au revoir. Il n'aurait pu la quitter ainsi, il n'aurait pu partir sans regretter amèrement de ne point l'avoir vu. Et même si cela lui déchirait le cœur de sentir le regard de cette sœur qui tentait de demeurer forte, il ne reviendrait pas sur sa décision et en la regardant une dernière fois, la glace de ses iris lui promettant silencieusement de protéger ses fils jusqu'à son dernier souffle et de les ramener vivant, il se détourna et disparu dans les ombres des couloirs de pierre.

Il laissa ses yeux traîner sur les portes, les salons,les couloirs qu'il traversait jusqu'à la salle d'arme. Il lui sembla que se spas avaient ralentis avant qu'il n’atteigne cette dernière mais lorsqu'il entra, pour trouver la pièce vide de vie si ce n'était Waldur qui l'avait attendu, silencieux et droit, il sentit une nouvelle fois au plus profond de son être, qu'il faisait le bon choix. Alors il décrocha sa hache qu'il passa dans la courroie de cuir qui filait entre ses omoplates, alors il décrocha son épée qu'il passa à sa ceinture et passa le bras dans son bouclier. Ils partaient en guerre, ils partaient récupérer leur bien, l'affrontement ne serait pas direct mais il aurait lieu et il était temps que tous voient qu'il avaient eu tort de douter de sa volonté, de douter du courage de la lignée de Dùrin et de sa réussite, que tous cesse d'agir comme des Hommes et non plus comme des nains et que la Compagnie qu'il avait formée revienne auréolée de victoire.

Il les vit au travers des archères échanger quelques mots, quelques gestes avec des demoiselles, il n'eut de peine à apercevoir au loin son neveu le plus jeune se fondre dans la chevelure d'une naine qui ne lui était guère inconnue. Il faillit presque regretter pour eux de les priver ainsi d'un bonheur qu'il aurait pu cueillir les mois suivant mais il était impossible désormais de faire machine arrière et il ne le souhaitait pour rien au monde. Car en cet instant et pour les jours à venir, le devoir de vengeance, le courage et la détermination devraient supplanter tout le reste, ils ne pourraient se permettre autre chose que d'être fermé à toutes distractions et conserver une vigilance constante, aussi  aiguisée que leur lame. Il était temps que les adieux se terminent ou sinon nombreux seraient ceux qui retiendraient leur départ, ils devaient reprendre contenance, ils se devaient de quitter l'Ered Luin en gravant dans les esprits les attitudes des guerriers valeureux dont on chantaient les louanges dans les contes ancien.s Ils ne pouvaient avoir l'air faibles et désespérés. La compagnie était hétéroclite mais en quittant les Montages Bleues, ils se devraient d'être unis, forts et fiers, car telle était la raison pour laquelle ils avaient apposé leur signature sur le contrat, pour redonner les lettres de noblesse qu'avaient possédés les nains, pour restaurer leur honneur bafoué pour.montrer à tout ceux qui avaient douté d'eux, tout ceux qui s'étaient raillés de leur race qu'ils avaient eu tort.

Les nains étaient fiers et ils auraient raison de gonfler leur orgueil lorsqu'enfin leur patrie leur serait rendue. Plus rien ni personne ne pourrait les juger en dessous des plus vils miasmes, plus.personne ne pourrait rire sous leur barbe. Il était grand temps que les ténèbres et les rires aillent disparaître dans les obscures crevasses du mépris, se recroquevillant sous le regard flamboyant du peuple de Durin à l'honneur restauré. Les barbes seraient longues et tortueuses, les cœurs bondés de joie et des jours meilleurs ne cesseraient d'affluer.

Les cors sonnèrent une fois, lourds et puissants dans l'air, comme un écho à cette grandeur, à cet âge d'or qui bientôt seraient de nouveau leur,  ils ne partiraient pas comme des voleurs à l'aube du jour, les orcs qu'ils rencontreraient en chemin seraient prévenu, il était oublié le temps où les nains s'étaient laissé enfermer dans des montagne qui n'étaient pas les leurs. Il était terminé le temps de la peur et du désespoir bientôt reviendrait les levers de soleil étincelant sur le pic solitaire,  bientôt reviendraient les grives et leur chant, les messages de paix et d'abondance accroches à leur pattes. Les cors se turent, les dernières notes s'envolèrent et il amorça sa descente, le silence s'était instauré, dans l'expectative sans doute d'un autre discours, mais il 'y en aurait point. Les seuls mots qu'il a dresseraient serais t pour ses hommes.Il descendit ainsi les marches, seul, les autres étaient déjà prêt. Alors il s'avança, traversant la foule qui s'étaient refermée en dépit des efforts des gardes autour des montures alors que tous attendaient et qui désormais s'ouvraient devant lui, les soldats refermant leur poing sur leur plastron. Il était temps que la masse grouillante de nains amassée dans le cirque de pierre contemple ces nains qui se battraient pour eux alors qu'ils s'étaient tous terrés de peur dans leur chaumière lors de l'Appel.

Il s'avança vers le dernier nain de la colonne. Bombur se dressait, dans sa chevelure flamboyante, fort comme dix bœufs, il était étrange de le voir ici, comme il demeurait étrange qu'il ait signé le contrat mais au moins avait-il eu le courage de s'enrôler dans la Quête. Le seigneur des Exilés hocha la tête pour le saluer, son regard se plantant dans celui du nain avant de s'adresser à lui, de lui offrir des mots que lui seul pouvait entendre " Il se dirigea ensuite vers son cousin, à la hache orc plantée dans le front, celui qui connaissait la douleur comprise dans le silence, celui qui avait partagé avec lui un mutisme de souffrance, alors il s'adressa à lui, dans leur langue sacrée, car il était des mots qui avaient bien plus d'importance prononcé ainsi et Bifur savait combien les mots, aussi brefs soient-ils, étaient important .

« Nakha 'uzghêl »

Que commence la guerre de toute les guerres, celle qui inscrirait leurs noms dans les livres, celle pour laquelle tant était déjà tombés. Il était temps d'honorer leur mémoire en récupérant leur bien.
Il continua ensuite, vers le fabricant de jouer, qui avait tant de fois apporté sourires et rires aux enfants de part ses créations. Un sourire vint d’ailleurs étirer les lèvres du Seigneur des Exilés alors qu'il s'adressait à  Bofur. Il ne remettrait pas en doute ses qualités de guerriers, mais sa présence était rassurante pour bien d'autres choses, car bientôt viendraient les jours sombres et les cœurs hardis et joyeux sauraient éclaircir les nuits.

« Les  rires ont manqués depuis trop longtemps aux murs d'Erebor. »

Il chercha Raeryan du regard alors qu'il arrivait près de son ami et confrère, la naine avait été bien courageuse de proposer son aide lors de l'Appel, peut l'avait fait et sa témérité ne serait pas oubliée. Il était de ces nains et naines encore valeureux qui méritaient que des honneurs leur soient rendus. Malheureuse le temps manquait pour que tout cela ait pu être fait et les discours en ce jour seraient bien assez longs pour ne pas empiéter plus avant sur la Quête qui les attendait. Il salua le vieille Oìn qui en le voyant approché avait observé une révérence pour ensuite tendre l'oreille en s'aidant de sa corne. Mais le Seigneur des Exilés savait que ses mots seraient entendus sans trop de mal, le silence ambiant et la proximité de leur échange aiderait, alors sa voix grave s’éleva de nouveau, nette, offerte au médecin seul.

 « Puissions nous ne pas avoir besoin de vos services. »

Gloin  à côté  hocha la tête et soutint le regard de givre de son Roi qui le fixa avec attention,   « Force et courage » semblaient à cet instant clamer ses yeux et il savait que le nain à la chevelure flamboyante ne manquerait pas de faire honneur à ces termes. Puis vint le tour de Dori, auquel il offrit deux mots, si semblables à ceux    « Force et Honneur » en plaçant son poing sur sa poitrine. Il hocha la tête pour se tourner vers Nori, a qui il ne pu qu'offrir un regard appuyé, il n'avait aucune parole à lui offrir, il avait bien trop de préjugés sur sa présence ici et sa conduite pour ne pas vouloir faire transparaître la moindre remarque en cet instant. Il ne servait à rien de faire fuir ceux qui avaient eu le courage de se joindre à la Quête, alors il hocha simplement la tête vers lui.
Il se tourna vers l'un des plus jeunes de leur compagnie, le cadet du trio dont Dori était l’aîné, Ori sa coupe au bol hasardeuse, ses grands yeux qui semblaient capables de dévorer le monde tant ils étaient curieux. Ils allaient maintenant devoir apprivoiser un dehors bien grand  bien dangereux, bien plus que celui qu'il avait pu voir et il était courageux de la part d'un si jeune nain de se joindre à eux alors que tant d'autres avait refusé. Et bien que Dori et Nori ait pu le protéger, le rassurer sans mal, il était de son devoir de le faire également et c'est ce qu'il fit, car le jeune scribe quitterait le relief qui l'avait vu naître pour la première fois et pour une Quête dangereuse.

 «  Nombreux seront ceux qui attendront de lire nos exploits à notre retour. »

Il se détourna ensuite et croisa le regard de Balin, il y avait à lire à l'intérieur des iris bleutées du Seigneur des Exilés une profonde amitié, une confiance indéfectible et cette assurance, toujours, identique à celle qu'il avait conservé devant sa sœur. Il posa sa main sur son épaule avant de s'adresser à lui  « Il est des droits de vengeances qui ne peuvent se passer de sagesse »

Alors enfin il se détourna, pour venir à la rencontre de ses neveux, pour les sonder, comme s'ils avaient pu être transparents. Un regard d'un nain qui les dévisageaient comme s'ils avaient pu être leur père, qui leur demandait de le rendre fier, de tenir droit, aussi longtemps que possible, de porter avec fierté le nom de Dùrin, de faire honneur à leur maison mais surtout  de demeurer en vie, et de revenir sains et saufs à leur mère. Il les dépassa, après leur avoir presser l'avant-bras pour arriver à Dwalin, à qui il n'offrit nul mot non parce qu'il ne savait quoi dire mais parce qu'il n'en avait besoin, il était de ces choses qui depuis bien longtemps n'avait besoin que du silence pour être comprise et son ami, son frère d'arme n'avait besoin de parole pour lui insuffler un quelconque courage, un quelconque remerciement, car au travers des monts et des plaines, des forets et des cavernes et jusqu'au Pic Solitaire, la confiance, le courage, la force et l'honneur de Dwalin ne faiblirait pas. Alors c'est ce regard qu'il lui offrit, celui emprunt de cette reconnaissance qu'on donne à ceux qui nous suivent au plus profond de l'adversité.

Il se tourna ensuite vers Waldur, qui l'avait attendu aux côtés de sa monture, peu de temps avant qu'il n'arrive, vérifiant une deuxième fois ses sangles après que Dwalin l'eut effectué et il ne pu que serrer avec force l'avant-bras du nain, avec force, en signe d'une amitié profonde. Son chambellan veillerait sur les Montages Bleues sous le regard de Dìs et savoir qu'il laissait sa sœur et ses sujets en partie entre les mains d'un nain comme son amis était appréciable. Lorsque tout ceci fût fait, il se jucha sur le haut de Minty, balayant la foule du regard, apercevant de nouveau Fraia à qu'il offrit un hochement de tête qui pouvait sembler s'adresser à tout les nains présents mais qui pourtant lui était destiné avant de chercher la présence de sa sœur dans l'assemblé pour rencontrer le regard d'une autre naine. Il ne la quitta pas du regard alors que les cors de nouveau s'élevaient. Il la fixa alors qu'il talonnait sa monture pour la faire avancer, la guidant des genoux, il ne la quitta pas encore tandis les portes s'ouvraient devant eux. Et enfin il se détacha de ses iris




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