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Murtagh le semi-orc

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 Murtagh le semi-orc

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MessageSujet: Murtagh le semi-orc   Ven 13 Juin 2014 - 22:24




“ Murtagh”
Sous quelle étoile suis-je né ? J’en suis encore à me le demander. Je chercherai peut-être encore lorsque sonnera l'heure de ma mort.
NOM&PRÉNOM ▬ Murtagh SURNOM ▬ Depuis ma « tendre » enfance je suis le bénéficiaire des surnoms les plus « charmants » qui soit : le bâtard, le rebut, l’impure et j’en passe…Ne vous avisez pas d’en faire de même. >ÂGE ▬ 40 ans PROFESSION ▬ Ancien meurtrier, devenu tisseur. PATRIE, RACE ▬ Je suis un hybride ; un semi-orc et peu fier de l’être… SITUATION AMOUREUSE ▬ Je suis une aberration à moi tout seul alors évitons d’autre dégâts je vous prie.RANG SOCIAL ▬ Pauvre LIEU DE NAISSANCE ▬ Dans un cachot de Dol Guldur POUVOIRS ▬ Faire fuir tout ceux qui croisent mon chemin d’un simple regard, ça compte ? DE QUEL COTÉ IL EST ▬ Ca dépend des jours… GROUPE SOUHAITÉ ▬ Dans la seule catégorie qui accepte mon ignominie : Autres.

➴ Tout sur toi baby !

VOTRE PHYSIONOMIE ▬ L’aspect unique de sa peau pourrait être le trait physique de Murtagh le plus flagrant... Hormis cela et le fait que ses yeux aient cette apparence reptilienne, on peut presque dire qu'il ressemble à n'importe quel orc du moins en apparence... Une chevelure mi-longue rebelle et indisciplinée au teint havane lui retombe sur les épaules. Bien qu’il soit de sang-mêlé, on ne peut pas dire qu’il ait hérité de la meilleure partie physique de son humanité. En effet, sa chair épaisse, écailleuse et verdâtre s’apparente très clairement à celle que l’on reconnaît aux orcs. Néanmoins, un détail la différencie de celle de ses congénères. Constellée de grains dorés qui pigmentent son épiderme, elle apparaît bien plus étincelante et luisante que les autres orcs. Aussi éblouissant que cela puisse être, c’est le fruit de son métissage qui lui valut les pires injures. Sa particularité humaine le rend bien moins petit que le reste des Orc. Toisant les 1m68 et d’une corpulence des plus chétive, Murtagh a tout l’air d’un gringalet aussi musclé qu’une planche à pain. Faible d’apparence, on aurait presque peur de lui faire du mal et de le tordre. Malgré cela, il ne reste pas moins très agile et souple dans ses déplacements. Son corps frêle et élancé lui permet d’obtenir une aisance de mouvement qu’il pratique aisément en combat.
VOTRE STYLE VESTIMENTAIRE ▬ Murtagh confectionne lui-même la majorité de ses vêtements. Il est souvent habillé d’un pantalon de cuir et d’une chemise à jabot ou une veste en cuir épais rappelant des écailles.
VOS PARTICULARITÉS ▬ Si son corps connait quelques cicatrices gagnées lors de batailles, la grande majorité d’entre elles témoignent des violences physiques et des séances de torture dont il a été victime.
VOTRE CARACTÈRE ▬ Si d’apparence, Murtagh peut paraître repoussant, son caractère n’incite pas davantage à l’approcher. Malgré les années vécues au sein d’une famille humaine où il découvrit l’importance des valeurs morales, aujourd’hui, seul, la limite entre le monstre et l’humain est extrêmement mince. A l’époque où il n’était qu’un être sanguinaire en quête de se trouver une place dans ce monde, Murtagh était beau et splendide dans la violence, mauvais de caractère, très changeant dans son comportement. Malgré son ingéniosité, Murtagh était foncièrement amoral, injurieux et impulsif, des « qualités » qu'il utilisait au mieux dans le but d’être accepté parmi les orcs. Il s'amusait de farces perverses qui le mettaient souvent dans des situations délicates et il se révélait mauvais joueur - ce qu’il fait et est toujours d’ailleurs. Murtagh est de ces personnalités complexes à élucider et surtout très instable, déchiré par deux entités. Tout d’abord, il peut avoir un caractère assez joueur, voir immature. Dans ces moments-là, il bouge beaucoup, semble dans la lune et aime à taquiner les gens autour de lui. Et en revanche, il sait parfois être agressif, faisant preuve d’un audace qui peut quelquefois friser la destruction. A l’heure d’aujourd’hui, Murtagh n’est ni méchant, ni gentil. Etant à demi-humain, il sait se montrer sociable, beaucoup plus que l’autre race à laquelle il appartient en partie, mais il est d’un tempérament vif. Très peu tolérant et patient, il peut rapidement changer de bord et passer de la quiétude à la pugnacité.
CE QUE VOUS AIMEZ ▬ Murtagh n’a longtemps connu que la violence, il avait apprit à vivre, à respirer, à manger grâce à elle. Tuer ou être tué, tel était sa philosophie et c’était quelque chose qu’il aimait à défaut de connaître autre chose. La famille de tisseur qui l’accueillit lui enseigna leur métier et leur savoir. Son rouet devint alors son meilleur ami. Ayant apprit à lire, il se passionna pour la lecture. Murtagh adore chasser et traquer ses proies, ça éveille de bons souvenirs et émoustille la bête au fond de lui. Ancien mangeur d’homme, ça n’a jamais été une viande qu’il affectionnait tant que ça, au contraire, il en mangeait à défaut d’avoir autre chose à se mettre sous la dent mais il préférait largement la viande animale et cuite de préférance.
CE QUE VOUS DÉTESTEZ ▬ Tout le monde. Il n’a d’intérêt ou d’affection pour personne puisque personne n’en a pour lui. Aussitôt qu’un regard se pose sur lui, il n’a envie que d’une chose c’est de crever les yeux de l’individu en question. Du reste, il déteste être dérangé dans sa solitude.
strong>VOUS AIMEZ FAIRE LA FÊTE, BOIRE, MANGER ▬ Murtagh n’a plus eu l’occasion depuis des lustres de festoyer comme un roi mais à l’époque où il faisait parti de la communauté des orcs, il prenait un malin plaisir à danser autour d’un brasier humain, dévorant chairs et entrailles et buvant le sang chaud de ses victimes.
PROFITEUR OU DÉBROUILLARD ▬ Eh bien les deux à la fois. S’il sait très bien se débrouiller tout seul, il sait aussi se montrer manipulateur et sans scrupule quand il le faut. Il n’hésitera pas à se servir d’autrui pour assurer sa sécurité et sa survie.
strong>SUR QUI POUVEZ VOUS COMPTER EN CAS DE PROBLÈME ▬ Sur lui seul désormais.
COMMENT RÉAGISSEZ-VOUS FACE AU DANGER ▬ Murtagh est certes féroce au combat mais certainement pas stupide. Aussi bon épéiste qu’il soit, s’il sait ses ennemis en surnombre et lui en minorité, il ne foncera pas bêtement dans le tas et préfèrera élaborer un plan ingénieux et astucieux pour se sortir d’affaire. La survie, ça le connaît.
UN SECRET QUE VOUS GARDEZ ▬ L’agressivité de Murtagh n’est en vérité rien d’autre que sa peur cachée. La peur du regard des autres sur sa personne et les préjugés qui découlent de leurs yeux.
QU'EST-CE QUI VOUS FAIT HONTE ▬ La discrimination. Que l’on puisse rejeter ou juger quelqu’un pour le seul crime d’être né différent. Il regrette son existence et se demande souvent dans quel but Illuvatar lui a permis de fouler cette terre sous cette apparence aberrante et contre nature.
AVEZ VOUS DES PASSIONS DANS LA VIE ▬ Si ce n’est de se débarrasser des gêneurs qui se dressent sur son chemin, il voue une passion véritable au tissage. C’est derrière son rouet à filer tranquillement la laine qu’il parvient à se dominer et à retrouver une paix intérieure.
AVEZ-VOUS UN BUT DANS LA VIE ▬ Trouver sa place dans ce monde où les différences sont mal jugées.
QUEL TYPE D'ARME AVEZ-VOUS ▬ Un sabre accompagné d'une dague. Il est possible de le voir armé d'un arc bien qu'il soit plus adroit avec une épée.
QUELLE EST VOTRE PEUR ▬ Aussi étrange et lâche que cela puisse paraître, Murtagh craint la mort. Bien que l’ayant infligé à bons nombres d’êtres, il redoute la sienne.



VOUS ET LA TERRE DU MILIEU ▬ Pour un être que ce monde a toujours rejeté, Murtagh ne lui accorde aucun considération. Quel intérêt aurait-il à s’inquiéter du sort de tout ceux qui le méprisent ? Au contraire, si la Terre du Milieu pouvait devenir cendre et poussière, il n’y aurait plus aucune différence en ce monde. Etant à demi démoniaque et ayant vécu en grande partie avec les Orcs, il est conscient de ce qui se trame et du destin qui attend les peuples libres. Une Ombre et une menace grandissent en terre sainte. La quiétude jusque là maintenue va connaître un chamboulement historique et il espère être encore de de ce monde pour le voir brûler.

➴ Derrière l'écran...

PSEUDO ▬ Andy !
ÂGE ▬ Toujours 23 :D
PASSIONS ▬ M'occuper de mon cheval, lire, les jeux vidéos notamment les MMORPG (WoW, Final Fantasy 14, Guild Wars, Star Wars the old republic), du sport...
FILMS & SÉRIES ▬ La ligne verte, film et livre de ma vie ♥ Le seigneur des anneaux évidemment ainsi que le Hobbit :D Star Wars, et j'en passe parce que j'ai énormément de goûts. Séries : GoT !!! Lost, Mutant X, Xena, Hercule, Once Upon a Time, The Walking Dead, Fringe, (beaucoup de manga aussi), Monk, Les experts Miami.
PRÉSENCE ▬ J’suis une no life donc tout le temps x)
TON AVIS SUR LE FORUM ▬ Tellement pourrit que j’y reviens avec un deuxième compte !
COMMENT ES-TU ARRIVÉ ICI ▬ De la même manière que la première fois x)
TON AVATAR ▬ Robert Carlyle
REGLEMENT▬ Une fois oui, ça m’est arrivé :) :P
UN TRUC EN + ▬ PROUT !



Dernière édition par Murtagh le Dim 15 Juin 2014 - 10:54, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Ven 13 Juin 2014 - 22:24




“ THIS IS MY LIFE ”
and you know it's hard to live here

Oubliez tout ce que l’on a pu vous raconter sur les contes de fée. Oubliez tout, de toutes façons, on vous a menti. Dans cette histoire vous ne trouverez ni prince charmant, ni tableau peint à l’eau de rose et encore moins de fin heureuse. A travers les lignes de ce récit je vous conterais l’histoire d’un être qui, tout au long de son existence, a été rejeté, renié et traité plus bas que terre par les deux peuples auxquels il appartient. Et je peux en témoigner, puisqu’il s’agit de mon histoire.

Mon histoire commence, comme il en est peu souvent le cas, dans un cachot. C’est ici, dans les profondeurs troublantes et abyssales des prisons de Dol Guldur, que ma génitrice, à peine sortie de l’enfance, s’apprêtait à me mettre au monde. Après que son village et ses habitants aient été mit à feu et à sang, les orcs l’enlevèrent dans le seul but de faire d’elle une distraction. Retenue captive dans une cellule crasseuse, elle recevait de nombreuses fois la visite de ces monstres prompt à goûter d’une toute autre manière sa chair et les trésors infinis qu’elle recélait. Ces actes abjects répétés finirent par concevoir l’improbable contre nature ; moi. Les hurlements de fillette en souffrance de ma mère déchirèrent les ténèbres en milles éclats. Les échos de sa voix claquèrent contre les pierres humides, rebondissant jusque dans les tours. Au sommet, les orcs lui répondirent, excités par les complaintes de l’humaine que la douleur contorsionnait. Son corps, tout juste au terme de sa croissance, se brisa à mesure que j’arrivais pour offrir au monde mes premiers gémissements de lamentations. Je suis né dans le sang et la merde…un peu comme j’ai vécu jusque là. Les sbires des ténèbres affluèrent autour des cages, attirés par le « spectacle » qui se tenait. Rugissants, beuglants, secouant les barreaux comme des bêtes enragées, ils se délectèrent de l’instant dévorant chaque hurlement qui éructait de la gorge de la jeune femme. L’état de ma pauvre mère était lamentable…elle avait si peu vécu…on lui avait tout volé et dans ce cachot elle avait dit à dieu à son innocence, à sa joie et à sa vertu. Elle s’apprêtait désormais à sacrifier son existence pour que je vive. Car quand bien même je lui apparaissais monstrueux, abjecte et repoussant dans le déclin de sa vie, il y avait au fond de ses prunelles une lueur d’espoir. L’espoir que je sois différent…

La différence. Elle faisait partie intégrante de moi dès ma procréation. Il m’était difficile d’oublier mes origines surtout quand la morsure cinglante du fouet venait dévorer ma chair. Mes bourreaux adoraient la torture, ils adoraient me la faire subir. Chaque coup que je recevais me rappelait cette putain de différence qui me tient autant à l’écart des orcs que des hommes. Il ne faut pas que cela vous surprenne, venant des orcs, faire le mal, c’est dans leur nature première. Et cette nature fait aussi partie de moi. Sachez que nous autres, voyons les choses nettement différemment que toutes les autres espèces. Nous aimons l’obscurité, admirons la violence et vénérons l’horreur. Nous ne connaissons ni les valeurs du respect ou de la loyauté, nous sommes vils, mauvais, corrompus et nous ne répondons qu’à l’appelle de la guerre et du sang. Semer le chao, c’est notre but premier. C’est ainsi que Morgoth nous a fait. En somme j’ai plus ou moins eu une éducation « normale » auprès d’eux mais à un degré clairement plus élevé. C’était sans doute mon côté humain qui me permettait d’évaluer différemment la situation et de ne pas particulièrement apprécier ces « traitements de faveurs ». J’étais le chouchou des coups de machette et la proie préférée de la langue de feu du fouet. Quand baston il y avait, on adorait me travailler au corps à corps, arrangeant encore plus ma sale gueule d’épouvantail. Je n’étais pas court sur pattes mais maigrichon, aussi frêle qu’un brun de paille menaçant de plier sous le vent. On voulait voir ce que j’avais dans le ventre et au sens le plus littéraire qu’il soit. Soit je le prouvais en plantant mon épée dans le bide d’un autre, soit je laissais mon assaillant me fendre l’abdomen et déverser mes tripes dans la boue. Tuer ou être tué. Ma condition pour rester en vie était dictée par cette philosophie. C’est au son des tambours de guerre et sous les cris abominables des miens que je me forgeais une personnalité digne des orcs, afin de prouver à quelle race j’appartenais. Je chassais de toutes mes forces la moindre parcelle d’humanité, réfléchissant, agissant et me comportant comme un pur sauvage dénué de sentiments et rongé par le vice et la rage. Tuer était devenu ma distraction favorite. Plus je tuais et moins je recevais de coups. C’était un marché plutôt honorable car si nous aimons la souffrance, nous apprécions davantage la prodiguer que la subir. Je ne ressentais que ça : l’impulsion tentatrice d’ôter la vie à quiconque ! Elle avait conçu mon univers, m’avait emprisonné, m’avait apprit à manger, boire, respirer ! Je pensai mourir de toute cette haine dans les veines. J’expiais enfin toutes ces années de souffrance à n’être traité comme n’étant qu’un sale hybride, un impure, un rebut et un impie ! Je pouvais enfin m’affirmer et dominer le moindre imbécile qui me prenait de haut en me rappelant mes origines. Je lui tranchais la gorge et me baignait dans son sang. J’étais devenu important au sein du groupe, assez pour que ma notoriété vienne aux oreilles des hauts gradés de guerre…

Azog, chef de guerre, intermédiaire du Nécromancien et commandant des orcs de Dol Guldur me mit au défit. Le mépris était inscrit dans ses gènes et se reflétait partout sur lui notamment quand je me tenais face à lui. Pourtant nous partagions tout deux une propriété unique à nous-même, il était pâle, albinos et j’étais un hybride. Certes, son sang était plus pur que le mien, mais je pensais qu’il se serait montré moins odieux envers moi. Grosse erreur. Quelque soit ce que j’entreprenais ou réalisais, je n’étais clairement pas le bienvenu dans ce monde. On dit toujours que l’on récolte ce que l’on a semé seulement pour moi, aucune terre n’était fertile. Demeurer le souffre douleur ne m’avait jamais rien apporté de bon mais faire parler de moi n’allait pas m’en apporter de meilleur, au contraire. C’était clair, on voulait se débarrasser une bonne fois pour toute de l’épine que j’étais au sein du groupe et bien entendu, dans ma fougue et mon espoir de gloire, j’étais aveugle. Je ne voyais que la chance de montrer enfin à quel peuple j’appartenais. C’est alors qu’Azog testa ma valeur en me « promettant » la reconnaissance à laquelle j’aspirais si je réussissais une épreuve. Ma mission était la suivante : diriger un groupe d’orcs et prendre d’assaut un petit hameau où vivait une peuplade d’hommes au sud du Rhovanion, dans les Terres Brunes. Rien de bien compliqué et j’aurai dû m’en inquiéter mais que voulez-vous…si nous, orcs, ne brillons naturellement pas d’intelligence, nous faisons preuve d’encore plus de stupidité durant nos jeunes années. C’est souvent pour cela que nous mourrons rapidement sur le champ de bataille car nous prenons prématurément les armes à la main. Déterminé à prouver ce que je valais, je pris une escouade sous mon commandement et partis à vive allure ravager cet hameau d’innocent, comme les orcs l’avaient fait auparavant pour le village de ma génitrice. Je n’étais pas mieux qu’eux et je m’en balançais puisque justement ce que je voulais ce n’était plus seulement leur ressembler mais être l’un des leurs. Nous étions arrivés à destination et jusque là je traînais derrière moi une dizaine d’orcs dociles prêts à exécuter le moindre de mes ordres. Le soleil disparaissait à l’horizon laissant s’installer la nuit, condition idéale pour lancer une attaque. Créatures principalement nocturnes, nous avions l’avantage. Je distribuais alors mes ordres établissant un plan d’attaque soigné et méticuleux pour nous assurer à coup sur la victoire. Mes soldats se dispersèrent, encadrant la superficie du hameau et quand les dernières bougies des chaumières furent soufflées nous nous engageâmes sur le terrain, nos gueules hurlants et beuglants des cris de guerre et de rage. Les hommes présents, surprit et prit au dépourvu, s’armèrent tardivement, protégeant comme ils le pouvaient leur pauvre et faible village. Pourtant ils se défendirent bien, avec vaillance et courage, ce que je ne pouvais que leur reconnaître. Ils se défendaient trop bien même. C’est en fouillant les maisons que je remarquais les enclumes et les fours à forger. Il ne s’agissait pas simplement de vulgaires cahutes, beaucoup étaient des ateliers qui abritaient armes en tout genre. Modiques armes mais armes quand même. On me surprit dans le dos mais l’ombre de mon agresseur me mit en alerte, ce qui me sauva de justesse. En me détournant pour planter avec avidité ma lame dans le ventre de mon assaillant, je fus horrifier de constater qu’il s’agissait d’un orc. La traîtrise n’allait pas s’arrêter là car sur les orcs que les hommes n’avaient pas tuer, tous se ruèrent vers moi dans le seul but de m’éliminer physiquement de ce monde. C’est alors que je me trouvai à me battre aux côtés de ceux que j’étais venu tuer. Quelle ironie…Le combat était difficile…non pas physiquement mais psychologiquement car j’assassinais les êtres pour qui j’aurai accomplis l’impossible. J’ignore ce qui se brisa en moi cette nuit-là pour me faire ressentir pareille souffrance mais de toutes celles que j’avais pu connaître, celle-ci était la plus éprouvante. A plusieurs reprises j’hurlais des « Pourquoi » étranglés, même sur les dépouilles. Au final, j’avais commandité l’attaque du hameau mais j’étais aussi celui qui l’avait sauvé d’une morte certaine, où du moins les quelques survivants qu’il restait. Lorsque je fis le bilan de la situation et compris le piège dans lequel j’avais été conduit, une envie irrépressible de vomir me prit. J’en n’eu point le temps, ma garde baissée, prisonnier de mes tourments, je ne vis pas le coup venir et m’affala au sol, inconscient. Tout était noir, tout était calme.

I Au réveil, je fus surpris de constater que je vivais encore. Quelque chose de froid, de solide et de lourd entourait mon cou et lorsque je remuais, je pouvais entendre le bruit d’un métal frottant sur le sol. Je pris conscience de ma captivité dès lors que ma vue me permis de constater que j’étais enchaîné dans une cage qui avait servit de chenil. Les anciens pensionnaires libérés pendant l’assaut se tenaient encore sur le champ de bataille fumant, à bouffer les lambeaux de chair de mes frè…des traîtres qui jonchaient le sol. Un rictus sadique naquit sur mes lèvres. Ils avaient tous agit comme des chiens et ils leurs servaient aujourd’hui d’amuse-gueule. A quelques mètres de ma geôle se tenait une famille de paysan, serrés les uns contre les autres sur le seuil de la seule maison qui n’avait pas prit feu. Il y avait un vieux bonhomme avec deux enfants ; une fille et un garçon. L’aîné tenait une pelle dans ses mains, ce qui ne manqua pas de me rappeler vivement la douleur située au dos de mon crâne. De la manière dont il la tenait, avec fermeté et assurance, j’étais quasiment certain que c’était lui qui m’avait assommé. Brave petit « niahinhin » ! Ils me fixaient tantôt avec épouvante, tantôt avec mépris. Je les comprenais et je ne pouvais pas leur en vouloir. Or, ce qui m’inquiétait en ce moment précis c’était le sort qui m’attendait. Pourquoi, diable, s’étaient-ils donnés la peine de me faire prisonnier alors qu’ils auraient pu me tuer et ainsi se venger des pertes innombrables ? Les hommes n’avaient-ils donc aucun principe ? Si les rôles avaient été inversés, je me serais montré impitoyable envers eux. Je me mis alors en tête de les observer à défaut de pouvoir faire autre chose. J’épiais cette seconde race qui faisait partie de moi et dont j’ignorai absolument tout. Ils étaient tellement différents sur de nombreux points…Avec leurs morts pour commencer. Pourquoi s’embêtaient-ils à les enterrer ?! N’utilisaient-ils donc pas leur chair comme viande pendant qu’elle était encore comestible et légèrement cuite ?
Les jours passèrent sans que rien ne se passe. Je mourrais de faim et cela semblait bien être la dernière chose qui les préoccupait. J’aurai chipé la charogne d’un corbeau pour tuer cette agonie qui rongeait mon estomac. Tous les hommes, femmes et enfants assassinés avaient été soigneusement enterrés et les corps des orcs, s’ils n’étaient pas dévorés par les chiens, avaient été brûlés. C’était leur montrer encore trop d’estime que de calciner leurs corps…il aurait mieux fallu les laisser aux chiens. Etrangement, ce fut la petite fille qui m’approcha la première, intriguée par ce que j’étais. C’était sans doute la première fois qu’elle pouvait prendre le temps d’observer un orc sans qu’il ne se jette dessus. Elle posa avec insistance ses deux petites pierres cobalts sur l’horreur de ma personne sans exprimer le moindre dégoût ou peur, au contraire, il sembla que je lui inspirai de l’intérêt. Sans m’adresser la parole, juste en me regardant, elle s’approcha de la cage et m’offrit un morceau de pain puis détala aussitôt non sans prendre peur mais simplement comme une petite fille fière du devoir accompli. Etait-elle seulement consciente que j’avais ordonné la mise à mort de son village ? Comprenait-elle la signification du mot « mort » ? Sans doute car quelque fois, lorsque je m’arrêtais à la contemplation de cette étrange créature, je la surprenais en train de pleurer dans le silence. Les jours continuaient de passer sans que je ne sache ce qui allait advenir de moi…Mon clan à Dol Guldur devait très certainement nous croire mort, ce qui m’arrangeait, je n’aurai plus à avoir à faire à eux. Je tirais un trait sur eux. Mais sur ce que j’étais ? Je ne savais plus…quelle était ma nature ? Je n’avais toujours su semer que mort et destruction autour de moi, tuant pour survivre alors comment pouvais-je vivre autrement ? Et cette humaine, cette insupportable gamine aux larmes faciles et la gentillesse surprenante avait pitié de moi. Tous les jours, à chaque fois qu’elle venait discrètement calmer ma faim, j’avais l’occasion de saisir ma chance en lui attrapant ses petits bras menu et faire d’elle mon otage afin de marchander ma libération mais non, quelque chose m’en empêchait, quelque chose me l’interdisait…Ce n’était pas son tuteur ni même le regard inexpressif que me lançait ce petit rat court sur pattes qui me dissuadait, il y avait autre chose. Au fond de moi et pour la première fois, je ne ressentais pas le besoin impératif et primaire de tuer. J’étais curieux, intrigué et intéressé. Je ne voulais pas mourir et je n’avais nulle part où aller, j’étais bien plus à l’abri ici que dehors à bien y réfléchir, du moins pendant qu’ils me laissaient en vie.

Je fus le premier à débuter le dialogue avec mes geôliers. Une après midi où la petite communauté entreprit de rassembler les décombres et de débarrasser le village afin de rebâtir quelques bâtiments, je me proposais de les aider. Le vieil homme faiblard et à peine plus résistant qu’un brun d’herbe n’était pas apte à se lancer dans des travaux de reconstruction alors que moi je débordais de force, de vigueur et de temps que je voulais dépenser utilement. S’il n’avait pas la force de taper des clous dans des poutres, il avait en revanche la capacité de me trancher la gorge, lui ou le petit, si je tentais la moindre chose. Dubitatifs et peu convaincus par mon marché, ils m’ignorèrent tout au long de la journée alors que la petite fille me regardait avec un sourire qui me troubla. Elle semblait tellement croire en moi…quelle pitoyable enfant. Le lendemain le gosse ouvrit prudemment la cage, une épée - un peu trop lourde pour lui – fébrilement tendue dans ma direction. Il ramassa ma chaîne et m’ordonna de sortir m’indiquant très clairement les conditions à respecter si je désirais rester en vie. Prévoyant, très prévoyant et ils avaient raison de l’être après tout j’étais un orc guidée par la duperie. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je voulais gagner leur confiance. Ils me mirent à l’épreuve et le gosse ne me lâcha pas d’une semelle tout au long de la journée durant laquelle je trimais comme un forcené. Bizarrement, je me pris vite au jeu de ce défit, mes mains s’animèrent d’elles-mêmes heureuses de profiter enfin de leur liberté. Je vis la petite s’approcher à quelques mètres de moi, faisant galoper son petit cheval en porcelaine dénué de tête sur la poutre que j’étais en train de scier. Son frère lui aboya violemment de se reculer. Mais ce que je gardais à l’esprit, c’était l’image de cette petite fille que la peur ne dominait pas, naturelle et insouciante à jouer aux côtés du danger. Les jours s’enchaînèrent et les semaines devinrent rapidement des mois et je demeurais encore un esclave enchaîné et soumis à son maître qui possédait ma liberté au bout d’une chaîne. Quand je me surprenais à devenir sociable en leur présence, en dialoguant avec eux et en échangeant un peu de savoir avec le plus jeune sur le travail manuel, j’en venais à ressentir le manque des bagarres sauvages et des mises à mort dans le limon avec ceux que je considérais comme mes frères de sang. Je craignais de perdre ces pulsions qui m’avaient aidé à vivre…cette cage me les rappelait, elle me rappelait ma haine d’antan mais dès lors que les grilles s’ouvraient, j’oubliais l’être que j’avais été pour revêtir cet autre aspect de moi. Le monde des hommes était loin de ce que j’avais pu imaginer, j’en avais vu que peu mais il m’intriguait de plus en plus. Je donnais un nouveau sens à des talents que jusqu’alors je n’utilisais que pour accomplir des actes abjects. Pour la première fois mes mains ne détruisaient plus, elles bâtissaient. Au fil du temps, une…entente mutuelle s’installa entre la famille et moi. La surveillance diminua et au lieu de me pointer une épée dans le dos, le garçonnet se tenait à mes côtés participant et m’accompagnant dans les travaux. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire d’eux si je parvenais à conquérir l’intégralité de leur confiance…j’ignorais ce que j’allais devenir quand j’en serai arrivé à ce niveau là…Serais-je encore fidèle au monstre que j’étais ? Les tuerais-je sans vergogne comme je l’avais toujours fait : sans faire de sentiment ? Les sentiments…quelle complexité que ces choses là…J’étais arrivé à un stade où je remettais tout ce que j’avais été et ce que je devenais en question. Mon humanité s’affirmait et cela me faisait effroyablement peur…Je craignais d’être faible, d’être bon, de m’attacher aux autres. Je n’avais jamais apprécié personne ni même éprouvé de la sympathie pour quelqu’un, de cette manière je n’avais aucun regret lorsqu’il fallait que je tue cet individu. Mais là…j’avais appris à m’accoutumer de leur présence et même ma cage, je l’avais accepté. J’étais nourri, non plus par des restes, mais par de vraies portions d’homme que le vieillard m’apportait de temps en temps. Lui aussi commençait à s’habituer à moi et voyait combien sa petite fille (oui il s’agissait de son grand père. Comment ça vous le saviez déjà ? Bande de mécréants, je ne vous préciserai plus rien !) m’approchait en toute confiance. Ses yeux purs avaient su voir au-delà de ma laideur et c’est en sa présence que je me sentais le moins à l’aise. Je savais pertinemment que je ne pouvais pas lui mentir sans qu’elle ne le sache. Quelque part ça me dissuadait de faire des conneries. Etait-elle née pour me corrompre ? Je ne sais de quel ciel elle était envoyé mais elle m’avait tendu la main depuis les bas-fonds dans lesquels je pourrissais.

Pour la première fois on me libéra de mes chaînes. J’avais gagné ce droit après l’inauguration de la bergerie que le gamin et moi avions rebattit. Nous y avions passé 5 longs mois avec le peu de matériels que nous avions à notre disposition et donc avec celui que nous devions fabriqués. Les gosses avaient convaincu leur grand père de me laisser ma chance après tout les efforts que j’avais fourni. Charmant discours et noble cœur. Des valeurs qui ne me parlaient pas ou très peu. Ils me permirent d’entrer dans leur maison et de partager un véritable repas à une table, en leur compagnie. Je me sentais si peu dans mon élément, à des années lumière du monde brutal et primitif que j’avais toujours connu. Je ne comprenais pas cette affection et cette reconnaissance, n’avais-je pas simplement accompli ce que l’on attendait de moi ? Pourquoi me remercier et m’intégrer ? Ils ne se rendaient pas compte qu’ils faisaient entre le loup dans la bergerie ? L’environnement sec et chaleureux d’une chaumière m’était totalement inconnue. A Dol Guldur on dormait là où il y avait de place, c'est-à-dire dans la boue, dans des cachots crasseux, sur la paille ou sur des pierres humides et froides comme la lame d’une épée, des conditions que beaucoup qualifierait d’insalubres mais qui convenaient parfaitement aux attentes et au style de vie d’un orc. Notre bien être n’a jamais été une priorité pour nous tant que nous survivions. Depuis quelques jours déjà, je travaillais à la confection d’un petit jouet pour ma petite protégée et comme le moment s’y prêtait, une fois le repas finit, je lui offris mon présent. Il s’agissait d’une petite figurine en bois sculptée représentant un cheval, le tout conforme aux exigences et à l’affection que pouvait porter l’enfant à l’animal. Sa joie était telle qu’elle se pendit à mon cou. Aussi surprenant que cela puisse être, je ne la repoussai pas, au contraire, j’éprouvais presque du plaisir à la savoir heureuse et souriante, si proche de moi. Plus tard, avec l’hiver qui arrivait et avec le bétail que nous avions ramené, la jeune fille me confectionna un long manteau en laine qu’elle avait elle-même tissé de ses propres mains. J’en étais tout retourné à la fois parce qu’il s’agissait du premier cadeau que je recevais de toute mon existence et parce que sa beauté et la précision du travail du vêtement n’avaient pas d’égale.

Si le jour j’aspirais à la liberté, la nuit je redevenais la bête que l’on conduisait, enchaîné, dans sa cage. La nuit ne m’aidait pas, elle faisait resurgir en moi mes plus vils instincts. Les souvenirs affluaient en moi comme la violence de la lumière quand elle pénètre votre rétine. Je ressentais l’ivresse du chaos me réclamer et alors je cessais toute réflexion afin de succomber à l’impulsion du moment. C’en était de trop, je ne pouvais plus lutter, je devais me débarrasser de cette faiblesse qui me consumait l’âme et qui changeait ma nature. Quel genre de créature démoniaque j’étais si je ne répandais plus mort et terreur autour de moi ? Muni de quelques outils que j’avais subtilement dissimulés dans mes poches, je crochetai le cadenas de ma cage. Me dirigeant d’un pas décidé vers la maisonnette, je me glissais à l’intérieur déterminé à en finir une bonne foi pour toute avec ces humains et leur bonté stupide. Me positionnant au dessus du vieillard endormi d’un sommeil profond et imperturbable, je brandis l’outil pointu au dessus de son coeur prompt à le pourfendre quand un détail arrêta mon geste. Ce que je vis me donna un drôle de coup dans le cœur manquant de me faire choir. Une larme. Une larme roulait secrètement le long de la joue ridée du vieil homme. Il dormait mais il pleurait. Comment devais-je l’interpréter ? Ce geste éveilla une conscience enfouit en moi. J’accordais un regard à mon arme et en éprouva du dégoût. L’idée d’assassiner cette famille m’abandonna aussitôt. Je retournais alors furtivement dans ma prison, fermant le cadenas, non pas vaincu mais vainqueur. J’avais su taire mes pulsions à temps, illuminé par ces larmes de pitié. J’avais changé, je le savais car je l’avais ressentie. Puis après tout si je tentais l’expérience ? Mon avenir au sein des orcs s’était soldé par un échec, peut-être ma place était-elle ici, en compagnie de ces modestes humains qui ne se satisfaisait que de peu de chose. Essayer ne pouvait que m’apporter de nouvelles réponses, après tout ma quête n’était pas terminée, j’aspirais toujours à trouver ma place dans ce monde.

Au matin, quand le gosse vint ouvrir ma cage, je ressentie comme une honte au fond de moi, les souvenirs de mon escapade nocturne étaient vivement encrés dans ma mémoire. Alors que je m’apprêtais à reprendre ma besogne quotidienne, le vieillard me convoqua à l’intérieur de sa bicoque. Cette-ci c’était certain, il allait me bannir. Il savait. Il savait. Il ne dormait pas réellement cette nuit-là, il pleurait en implorant ma pitié. Je l’avais entendu et pour la première fois j’y avais répondu. N’avais-je pas accompli un acte de charité ? Il me conduisit dans la pièce au fond où se tenait son atelier de tissage. Là, une étrange machine dotée d’une grande roue accompagnait tout un mécanisme qui filait la laine, le chanvre ou le lin. L’homme m’invita à approcher et à m’installer à côté de lui. Il posa son pied sur la pédale et me fit une démonstration du mouvement à effectuer et des gestes délicats et répétitifs que cela demandait. Bien que pouvant paraître abrutissant, il n’en était rien, j’appris même à aimer le mouvement de cette roue qui tournait, tournait et qui, partant d’un nuage de laine sans forme, donnait un fil fin et remarquablement tissé. Cette roue changeait les choses, elle les embellissait. Je me pris d’affection pour cette machine qui étrangement su me comprendre et apaiser mes ardeurs. L’homme s’adressa alors à moi et me laissa sur cette phrase toute emprunt de sagesse : « L'apparence n'est rien ; c'est au fond du coeur qu'est la plaie. » Les heures s’enchaînaient et moi je continuais de tisser, passionné et investi dans mon travail. J’avais l’impression de discuter avec elle, de lui confier mes plus sombres pensées et elle soufflait alors un vent de paix en moi. Quand je me sentais faiblir ou que cette part de ténèbre en moi refaisait surface, elle était mon unique salut. C’est alors que je vécu 5 années en leur compagnie et au bout de ces 5 années de cohabitation, j’avais su trouver ma place eu sein de leur famille. Je n’avais plus besoin de chaîne, ni même de cage. Je m’étais accoutumé à la douceur du feu dans l’âtre devant lequel j’avais insisté pour dormir. Hors de question que je me ramollisse sur un matelas, la dureté du sol me convenait parfaitement. Les enfants avaient grandi, la jeune fille approchait les 13 ans tandis que son frère était devenu un homme robuste de 21 ans. Le vieil homme en revanche s’affaissait de plus en plus et éprouvait une difficulté singulière pour se déplacer. Il restait la grande majorité de son temps allongé, sa vie en plein déclin. Mon fidèle rouet était toujours présent, nous partagions toujours autant de temps ensemble, notre complicité n’avait pas de limite. Nous avions fait renaître le village de ses cendres et puisque nous étions les seuls à y vivre et que le savoir des forgerons s’était éteint en même temps qu’eux, nous avions construit une grande ferme. On m’avait enseigné à travailler la terre et à y faire pousser des choses. Je ne sais pas si j’étais ce que l’on nomme « heureux », c’était un concept qui m’était inconnu, mais en tout cas je ne ressentais pas l’envie de partir ni même de me séparer d’un d’entre eux. Je ne pense pas qu’un autre orc se serait fait à cette vie, j’avais la particularité d’avoir une part d’humanité en moi que j’avais appris à exploiter. J’avais donc une double vision de la vie.



Quelque fois quand nous manquions de provision où que nous effectuions un commerce avec les villages voisins, il n’était pas rare que j’aille faire quelques emplettes en compagnie du garçon, histoire de découvrir et d’observer les autres humains. Je prenais, bien entendu, soin de dissimuler mon identité sous un capuchon en lin, jouant les valets de ferme effacé et courbé. C’est drôle comme l’apparence prime beaucoup chez les humains. Nous étions pourtant tous de simples paysans vêtus de guenilles et pourtant ils ne s’intéressaient jamais véritablement à moi, me calculant à peine. Je me demande s’ils m’auraient léché les bottes si je m’étais présenté à eux sous ma véritable identité avec le lot d’horreurs que je baladais derrière moi. Bref ça n’avait pas beaucoup d’importance dans le fond, ce n’était pas avec eux que je vivais. Pourtant il m’arrivait d’y songer et de plus en plus souvent en voyant la vie quitter le grand père. Que deviendrais-je si je les perdais ? Les connaissances humaines que j’avais acquises jusqu’ici c’était à leurs côtés alors sans mentor, sans guide dans mon apprentissage, je n’étais plus qu’une ombre à la dérive…Et j’en fis l’amère expérience. Le prélude de ce bonheur attira le malheur à notre porte. Une troupe belliqueuse d’assassins courrait les plaines en répandant mort et terreur partout où leurs chevaux les menaient. Mon ancien quotidien en somme. Ils durent être attiré par le feu qui émergeait de la cheminée et s’élevait haut dans le ciel. Par un pur excès de fatalité, les Dieux voulurent que je choisse la mauvaise après-midi pour m’en aller, seul, livrer une commande de laine à des clients du village voisin à quelques dizaines de lieues à l’Ouest. Même le jour s’inclina devant le désastre, étalant son ombre sur les corps sans vie qui gisaient. Des cendres furent piétinées dans la terre et la neige prit la couleur du sang. Il m’était inutile de me demander pourquoi ils avaient fait ça. C’était simplement dans leur nature, ils étaient des meurtriers sans foi ni loi, comme moi autrefois. Comme ce que je m’apprêtais à redevenir un court instant. Lorsque je  revins, alarmé par l’importante fumée noirâtre qui s’échappait de notre ferme, j’assistais à un spectacle désolant. Un homme finissait d’égorger la petite fille quand je vis le dernier éclat de vie dans ses yeux s’éteindre sur moi. Son visage se figea à jamais dans un mince sourire, heureuse de me revoir. Je fixais la scène avec épouvante mais surtout avec rage. Un sentiment violent déferla en moi comme un venin dans le flot de mes veines. Je laissais ma conscience de côté pour faire place à mes pulsions meurtrières et sans attendre, je me précipitais sur les hommes, tranchant, déchiquetant, écorchant. Une haine virulente s’emparait de moi empêchant toute réflexion, dévorant et consumant mon âme. Je pris un plaisir malsain à les trucider les uns après les autres faisant preuve d’une adresse que je pensais oublier. Puis quand la tempête de hurlement prit fin, que je me retrouvais seule, le cœur battant la chamade et mes muscles endoloris, je m’autorisais un instant en me repassant le film d’horreur qui venait de se profiler. Je regardais mes mains, tremblantes et recouvertes de sang. Le parfum ferreux qui s’en dégageait aguichait mes narines mais quelque chose de plus grave encore attira mon attention. Les corps des 3 êtres qui m’avaient recueillis. Je sentie un trou se former au fond de moi emportant tout avec lui dans son vide sidérale. Je ne ressentais plus rien, je ne comprenais plus rien, où seulement cette cruelle douleur qui me lacérait le cœur. Je sentis quelque chose de puissant remonter dans ma gorge. Un cri. Je poussais un cri de souffrance qui ébranla les plaines entières et fit frémir les esprits. Malgré la douleur qui lacérait mon cœur, calcinait mon âme et tordait mes entrailles, aucune larme ne fut versée. Pas que je ne voulais pas, c’est que je ne pouvais pas, ma haine était encore trop présente pour me laisser choir. Alors le ciel pleura pour moi, traduisant mon chagrin que j’étais incapable d’exprimer. Comme ils l’avaient fait jadis pour leurs morts, j’enterrai alors dignement les miens saisissant enfin le sens de cette cérémonie de commémoration. Ma vie à leurs côtés m’avait enseigné des valeurs que je comprenais et que j’avais adopté. Leur disant adieu une ultime fois, je rassemblais mes affaires parmi les décombres cherchant activement le rouet qui m’avait tant aidé toutes ces années. Par une chance inexplicable, la machine avait survécu aux dégâts voraces du feu, la charpente s’était affaissée mais l’avait épargné de justesse. La démontant, je pris les pièces avec moi et quitta le village, détruit pour la seconde fois. Des humains qu’il y avait vécu, plus aucun ne foulait cette terre. J’étais le dernier vestige, le dernier à me souvenir et jamais je n’oublierai. Je pris la direction du nord-ouest, me dirigeant vers les Monts Brumeux, là où j’étais certain de trouver un repaire discret et caché dans lequel me terrer. Dans ma grotte, sinistre et humide, j’étais bien. J’étais loin de tout et de tout le monde. J’avais repris le court d’une vie de vagabond. Je survivais parce que j’étais trop lâche pour me donner la mort. J’en avais peur par-dessus tout. Je ne savais pas ce qui me retenait ici-bas mais pourtant je m’accrochais à la vie. Je tuais le premier qui s’approchait trop près où qui me cherchait querelle. Je n’avais d’allégeance pour rien ni pour personne, ne vivant que pour moi, reclus dans ma tanière à filer une laine invisible…comme ça me manquait de créer quelque chose…Mon Rouet mourrait de faim et lorsque je m’aventurais hors de ma tanière pour chasser, tout ce que je pouvais lui rapporter, c’était de la paille ou du foin…mais pas de laine…pas de laine…jamais plus…


Dernière édition par Murtagh le Jeu 19 Juin 2014 - 13:00, édité 16 fois
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DURIN'S HEIR ♦ NAIN
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— RACE DU PERSO : Un Nain bien évidemment, le peuple le plus fier et brave que la Terre du Milieu ait porté.
— ORIGINAIRE DE : La Montagne Solitaire, Royaume des Héritiers de Dùrin avant que la Limace ne s'en empare.
— ÂGE DU PERSO : 195 longues années depuis sa naissance dans les Halls de la Montagne Solitaire.
— RANG SOCIAL : Seigneur Nain et donc riche. Du moins lorsqu'il deviendra le Roi sous la Montagne.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Forgeron il fût un temps lors des années d'errance.
— ARMES DU PERSO : Hache, Arc, Epée et sa condescendance pour ceux qui ne méritent que son plus profond mépris.
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Les nains, son peuple et plus particulièrement la Lignée de Dùrin dont il est l'Héritier.
— VOYAGE AVEC : Kili, son neveu, dans les plaines de l'Eriador à la recherche de la Sépulture de celui qui fût son père avant de disparaître.
— AMOUREUSEMENT : Le Seigneur Nain n'a nulle épouse, cela a faillis mais il a été éconduis, il ne s'en plaint néanmoins pas. Il est à l'image des murs qu'il habite, silencieux et froid, seul et grave.

MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Ven 13 Juin 2014 - 22:31

Re-bienvenue Shire Bon courage pour ta fiche, tu sais où nous trouvez en cas de pépin o/

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« Baruk Khazâd ! Khazâd ai-mênu ! »
— RACE DU PERSO : Nain et fier de l'être.
— ORIGINAIRE DE : Exilé d'Erebor, réside actuellement à Ered Luin
— ÂGE DU PERSO : 168 ans et toutes ses dents (mais pas ses cheveux).
— RANG SOCIAL : Seigneur nain.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Guerrier dans l'âme et avant tout. Il passe les jours calmes à la Forge.
— ARMES DU PERSO : Tout est une arme pour lui. Sinon : Marteau, Haches, Dagues, Armure de poings, Crâne
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Sa loyauté va à Thorin et son frère aîné.
— VOYAGE AVEC : Ses armes.
— AMOUREUSEMENT : Veuf depuis 80 longues années.

MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Ven 13 Juin 2014 - 22:35

Re-bienvenue.
Bon courage pour cet être qui m'a l'air fort infâme x)

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There is one I could follow. There is one I could call King. This one that I call Old Friend, for him I could spill my blood. Let us fight side by side, and if Mahal wish so, up to Mandos Halls !
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Ven 13 Juin 2014 - 23:27

OH GOD CE PERSO.

JE T'AIME DEJA.

 ♥ 

j'ai tellement hâte de te lire ** ♥ 

REBIENVENUE MA BELLE - enfin ... mon ... truc ?  Dummy 
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Sam 14 Juin 2014 - 2:10

Il va tout déchirer c'persooooo !! tu rencontreras Ysée hein, ça pourrait être suuuuper intéressant ! :D ♥
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Sam 14 Juin 2014 - 7:52

Super choix d'avatar !

re bienv'nue à toi ^^
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Sam 14 Juin 2014 - 8:04

Merci à tous mes choupinets ♥ !!
Elrond : Il en va de soit x) J'espère seulement réussir à réaliser mes idées que j'ai pour lui, bien qu'elles soient encore en train de se construire :)
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Sam 14 Juin 2014 - 9:00

Tant de sexyness en ton personnage °q°
/out/

Il est vachement intéressant n'empêche o:

Bon courage pour ta fiche c:
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AZAGHÂL KHUZD ♦ NAIN
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— ARMES DU PERSO : Tout est une arme pour lui. Sinon : Marteau, Haches, Dagues, Armure de poings, Crâne
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Sa loyauté va à Thorin et son frère aîné.
— VOYAGE AVEC : Ses armes.
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Jeu 19 Juin 2014 - 19:57



       

       
“ TU ES VALIDÉ, MURTAGH ! ”
BIENVENUE PARMI-NOUS !

       
➴ Avis sur la fiche — Le moins que l'on puisse dire c'est que tu nous a fait un petit original ! En tout cas je le trouve bien travaillé, ta fiche était vraiment surprenante et bien écrite, et malgré la longueur (oui, v'là le pavé quoi xD) je ne me suis pas ennuyée en la lisant, au contraire ! Enfin bref, faisons court : si tu as une question quelconque, ou quelque chose à faire savoir, tu sais qu'on est là, et puis enfin, bon jeu et encore bienvenue parmi nous !
       
COOL, J'SUIS VALIDÉ !
       
... Mais, et maintenant ?
Maintenant mon brave, je t'invite à te créer une fiche de relationship ici ; c'est conseillé pour te dépatouiller des relations de ton personnage ! ici, tu pourras lister tes RPs en tout genre, encore une fois pour voir clair ! Pense à mettre les liens vers ta fiche et ces différentes petites choses dans ton profil, c'est bien pratique !
   Il y a aussi la possibilité de se créer un journal intime ici, pratique si tu veux t'occuper en attendant une réponse de ton coéquipier de RP.  Quand à cette section, il t'est possible d'y passer des petites annonces comiques, qui défileront sur le forum. Ah tiens, tant qu'on y pense, ça te dit, un rang ? Vas-y donc.

       Plus sérieux à présent ; si tu as un personnage en lien avec le tien et que tu veux le proposer aux autres joueurs, tu peux créer ton propre prédéfini ici ! Enfin, quand l'envie de RP te prendra, tu pourras alors te diriger par là pour faire une petite demande pour ceux qui pourraient être intéressés ! Enfin, n'oublie pas d'aller au bottin à avatar pour dire quel est le nom de ton acteur, merci ! Cela évitera les doublons.

       Maintenant, préparez vos bières et autres boissons alcoolisées car voilà la partie la mieux arrosée ! Je t'invite à flooder un max pour faire vivre le forum, ainsi que de jouer aux jeux ; ça ne prend que quelques secondes par jours/postes, et en plus, ça te fait grimper le nombre de messages pour d'éventuels doubles comptes ! Ah et tant que j'y pense ! N'oublie pas de voter, ça pourrait de permettre de gagner des cadeaux trop cool ! N'oublie pas non plus d'aller t'informer sur ce que sont les points de réputations, et ce que tu peux aussi gagner avec ! Et si tu es téméraire et veux t'amuser à relever des défis, vas-y, n'hésite pas !

       
Et voilà, je t'ai tout dit à présent. J'espère que tu t'amuseras bien parmi nous, Murtagh ... En espérant que tu survives en Terre du Milieu !

       

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There is one I could follow. There is one I could call King. This one that I call Old Friend, for him I could spill my blood. Let us fight side by side, and if Mahal wish so, up to Mandos Halls !
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   Jeu 19 Juin 2014 - 22:20

Whouaaaaaaaaaaaa t'as pas idée comme je suis heureuse que t'ai aimé ♥_♥
Avec le mal que je me suis donnée, j'espérais bien qu'elle remplissait tous les critères :) Merci en tout cas du temps passé dessus brave nain ♥
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MessageSujet: Re: Murtagh le semi-orc   

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Murtagh le semi-orc
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