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Un avant-goût de liberté [Flashback][Solo]

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Un avant-goût de liberté [Flashback][Solo]

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I ・ MERUVA ♦ NAINE
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♦ PSEUDOs : Surfing squirrel
♦ MESSAGES : 169
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♦ AVATAR : Adelaide Kane
♦ DC & co : Kili & Bregil & Taràk & Alayna & Hadrian
♦ DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible

— RACE DU PERSO : C'est une.. fille de Dirgion mais on dit aussi que c'est une naine
— ORIGINAIRE DE : Ered Luin, ni plus ni moins.
— ÂGE DU PERSO : 126 ans et toute sa barbe
— RANG SOCIAL : Pour pouvoir savoir si l’on est pauvre ou riche, il faut pouvoir se comparer aux autres et je sors trop peu pour cela. Selon ma propre estimation, je dirais que nous sommes suffisamment aisés pour ne pas avoir à nous plaindre. (fille de marchant)
— MÉTIER PRATIQUÉ : Faire la cuisine, laver la vaisselle, coudre, broder.. est-ce cela que vous vouliez dire ?
— ARMES DU PERSO : Celui de me rendre invisible, de me soustraire au regard de mon père pour éviter son courroux
— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Aux nains
— VOYAGE AVEC : Personne, il faudrait déjà sortir de chez soi
— AMOUREUSEMENT : En quête de l’amour, si vous l'avez croisé dernièrement, faites lui passer le message

MessageSujet: Un avant-goût de liberté [Flashback][Solo] Jeu 23 Oct 2014 - 21:17




Un jour de chance
L’idée m’avait toujours habitée et ce depuis aussi loin que je m’en souviens. Ça représente beaucoup de temps dans la vie d’un nain, surtout quand on a déjà atteint la majorité. Plus qu’une idée, c’était un besoin qui m’étreignait de plus en plus fort, rendant parfois ma respiration laborieuse. Je n’avais, au début, aucun mal à le supporter, à vrai dire je n’avais jamais rien connu d’autres en dehors des quelques mois passés en compagnie de ma seule nourrice. Et puis, je découvris le monde extérieur, le vrai. Le vent sur ma peau qui fait frémir les feuilles des arbres, leur vert qui se mêle au bleu du ciel, le chant des oiseaux qui accompagne celui du vent de la même manière que ce dernier accompagne leur envol. Je m’étais sentie libre malgré la présence de mon père, je m’étais sentie transportée, je pouvais enfin respirer, emplie de nouveaux sentiments.
Le plus important, c’est que j’avais été marquée. A la manière d’une flèche qui atteint sa cible en plein cœur, le goût de la liberté s’était ancré en moi et aucune règle de mon père n’aurait pu changer ce fait. Je n’avais pas réalisé la gravité de la situation avant de retrouver mon foyer- pour autant qu’il pourrait être qualifié ainsi-, de retrouver ma prison de pierre.
Ce besoin s’était logé dans mon cœur. J’avais signé mon arrêt de mort. Je voulais sortir. Chaque jour, je passais devant la porte qui menait au dehors de nos appartements, lui accordant plus d’attention chaque fois, comme si le simple fait de la trouver là me rapprochait de l’autre monde. Chaque jour, je franchissais la porte de ma chambre en souhaitant que ce soit une porte de sortie. Je m’abandonnais de plus en plus au désespoir chaque jour de plus que je passais dans ma prison, chaque jour de plus où l’on me privait du droit de déambuler dans les couloirs. Les rares fois où j’avais obtenu le droit de mon père, de franchir cette porte, c’était pour l’accompagner quelque part où je me trouvais sous sa surveillance.
Je voulais vivre, je voulais de l’air, je voulais sortir… je voulais être libre.

C’était une journée comme tant d’autres où je me livrais à mes activités habituelles sous l’œil attentif de ma dame de compagnie. Le terme ombre aurait pu la qualifier à merveille si elle ne s’amusait pas à commenter et critiquer le moindre de ses gestes. Chaque jours se ressemblent, seul le menu des repas et les tenus que je porte varient. Mais ce jour là possédait un détail le différenciant des autres. Un détail qui n’était pas des moindres. Comme à mon habitude, j’avais participé à la préparation du dîner, puis aidé à la vaisselle pendant que mon père s’enfermait dans son bureau. Nous n’avions pas échangé un seul mot de tout le repas et seul le bruit des couverts qui touchaient la vaisselle venait troubler le silence ambiant. Tout en passant un linge sur les assiettes, je m’interrogeais. Réfléchissant à ce que devait être la vie des autres naines. Est-ce que celles qui partageaient mon rang, partageait également ma vie ? Faisaient-elles, elles aussi, la vaisselle en cet instant précis ? Je ne m’étendais pas davantage sur la question et pris le chemin de ma chambre, mes pieds suivant la même voie, se superposant sur ceux du passé et ceux de l’avenir. Je m’arrêtai.

Le détail avait attiré mon attention. Mes pieds se mirent en mouvement et le rejoignis ma chambre, mon cœur battant la chamade.
La porte était entrouverte.
Dans un premier temps, je fis tout mon possible pour l’oublier. J’ouvris un livre sans réussir à me plonger dedans. Je me piquai le doigt avec mon aiguille plusieurs fois au risque de tâcher mon ouvrage de mon sang. Je faisais les cent pas avant de m’immobiliser.
Ce n’était pas une bonne idée.
Je me glissai alors sous la fraîcheur de mes draps après avoir enfilé une chemise légère et parti en quête du sommeil.
J’entendais les ronflements disgracieux de ma dame de compagnie qui me parvenaient au travers des murs, me faisant l’impression de dormir auprès d’un dragon. Si elle savait, elle ne se montrerait sans doute pas aussi confiante dans son attitude mais je ne lui en avait rien dit. Mon père devait être couché à l’heure qu’il était. Un sentiment désagréable m’envahit. Il était agaçant et m’empêchait de trouver le sommeil. S’il continuait ainsi, je ne fermerais jamais l’œil de la nuit et mes états d’âme s’afficheraient sur mon visage à la merci de mon père.
Mon cœur pulsait et je sentis l’urgence m’envahir. Mes pieds étaient emmêlés dans mes draps tant je m’étais retournée en leur sein, le drap m’entravant les jambes comme une chaîne entrave un prisonnier. Je finis par me redresser, haletant après avoir perdu le combat contre ma propre curiosité.

Ma respiration faisait un bruit monstrueux à mes oreilles mais elle était presque masquée par celui de mon cœur qui était coincé dans ma gorge. Les mains moites et les gestes fébriles, je m’étais rhabillée et avais jeté une cape sur mes épaules, puis, mes chaussures dans une main, je m’étais faufilée silencieusement jusqu’à la porte, mes pieds glacés frappant le sol dur. J’avais mis ma main sur la poignée en retenant ma respiration et entrouvert la porte juste ce qu’il fallait pour me laisser passer. Elle avait répondu sans un cri, comme si elle se faisait complice de ma fuite. Je ne sais pas à quoi je m’étais attendue. Il n’y eut nulle alarme, nul garde.. Juste moi et le silence, mon ami.
Je réalisai soudainement quelque chose. J’étais libre, j’étais seule, livrée à moi-même, personne pour me surveiller, me réprimander, je pouvais aller où bon me semble, faire ce que je voulais, agir comme je l’entendais et pourtant… et pourtant…
Mes chaussures aux pieds, ma cape battant mes chevilles dans un rythme régulier, je déambulais en silence, une main sur la paroi pour ne pas me perdre. Les seuls bruits venaient de mes pas et de ma respiration.
J’étais seule.
La réalité me fit face et je ne pus que l’affronter. Alors je changeais de main, mes pieds faisant le chemin inverse. Le détail changea. De retour dans ma chambre, les mains et les pieds frigorifiés, je me glissais dans mon lit et finis par m’endormir. La dehors, si près de ma chambre, la porte était fermée.
Je l’avais fermée.


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MessageSujet: Re: Un avant-goût de liberté [Flashback][Solo] Dim 14 Déc 2014 - 15:21




Un jour de honte
Le jour se leva et moi avec lui. Il m'était caché depuis bien des années, j'avais appris à vivre avec, c'était le quotidien de toute naine et également le mien. Quelle surprise en ce jour d'hiver que de découvrir un trait aussi peu attrayant de la puberté alors que je venais de me lever. Si j'avais déjà les signes avant coureurs de ma féminité en cours d'acquisition comme un début de barbe ou deux protubérances disgracieuses pointant sous ma robe, ce dernier effet commençait déjà à me déplaire, fortement. 《 Comme la nuit d'Hiver qui tombe sans bruit. 》 me dis-je pour moi-même, me remémorant cette ligne extraite d'un livre dont j'étais friande. J'étais si peu au courant de ses choses là. Si ma mère ou encore ma nourrice avaient été encore là, elles auraient veillée à m'enseigner ces choses là. Cependant, je devais apprendre seule à vivre ces choses là, à vivre avec ces choses là également. Je me mis à regretter ma chère Shalris plus que d'habitude tandis que la douleur enflait, devenant presque insupportable et je me décidai finalement à aller me chercher une infusion de marjolaine qui réduirait la douleur à un spectre.
Mon ventre vrombissant tout en allant et venant comme le vent, je crus voir venir une envie de vomir. Je saisis un sachet de sel ignorant le sifflement strident de l'objet suivant. La bouilloire sur le feu faisait fit de ma faim et fumait furieusement sans autre façon. La peine me tiraillait le train, titillant ce tremplin, je traînais le tisonnier, rejetant ma toison pour tâter le tison face à cette trahison. Je boirai ma boisson, quitte à finir bougon, je bougeai la bouilloire, donnait au bol à boire car c'est avec avec une bonne boisson que je bouderai ce ballon.
L'épisode de la cuisine passé, je pus enfin m'installer, posant mon bol bouillant sur le guéridon à mes côtés où reposait un vieux livre de contes. Je comptais bien soulager mes entrailles secouées de spasmes dignes d'un bon gainage avec un peu de lecture et cette décoction que je savais apaisante et si elle faillissait son rôle, elle aurait au moins l'effet de me décroûter. J'avais honte de me l'avouer mais je me comportais comme une grand-mère bien que mes propres ancêtres me soient inconnus. Je me pris à imaginer, moi jeune naine, ce que je serais quand mes cheveux grisonneraient. Je me vis mariée à un drôle d'olibrius un peu fou avec beaucoup de charme néanmoins, récitant des apophtegmes à nos petits-enfants que je contemplerais d'un air attendri.

Le rouge me monta aux joues et ce fut le moment que choisit mon père pour entrer dans le salon, me surprenant en pleine imagination. J'eus beau cacher mes rougeurs en baissant la tête, mon trouble fut évident et je maudis ma délicate carnation pour être si transparente. Je m'en sentis plus honteuse encore. Il me toisa comme à son habitude, froid et en l'absence de parole, je me sentis comme une petite fille alors que j'étais enfin femme. J'avais de la chance d'avoir mes livres, sans quoi j'aurais sans doute paniqué devant mon état ou même tourné de l'œil en me pensant blessée. J'étais touchée par une affliction qui montrait ma perfection, ma position, j'aurais du m'en sentir fière. Merci mon père. J'étais encore grâce à lui réduite à l'état d'objet mais je m'en contentais, je vivais avec et pour moi, c'était le lot des naines...
Oh combien je me trompais.

J'ai honte de l'avouer. Sortir j'en suis incapable. Me démarquer, lui faire front, tout cela m'est impossible. Fille de Dirgion je suis, fille de Dirgion je resterais. Si vent de protestation, la puberté me donnait, je sais que mon père l'éventerait et l'étoufferait. Mon père il est dans ma vie, le chef il est sur ma vie mais l'homme de ma vie... j'espère le trouver, l'embrasser et l'aimer et être ainsi libérée.
Ce rêve est beau. Un rêve, ça l'est. La honte me submerge chaque fois que je vois mon père, la honte me submerge chaque fois que je pense à lui, je crains seulement que honte je sois. Bientôt, j'en parviendrais à cours de vie. Tout simplement. Ironiquement. J'ai honte mais fille de Dirgion, je suis.


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