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Des cavaliers dans la nuit

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 Des cavaliers dans la nuit

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MessageSujet: Des cavaliers dans la nuit    Sam 16 Jan 2016 - 17:58


Des cavaliers dans la nuit| feat Nariel


De nombreuses nuits, elle se réveillait en pleurs
après un cauchemar où elle inventait la mort de ses parents.

On avait beau lui avoir offert l'hospitalité pour la nuit, compte tenu de son arrivée tardive, elle n'y arrivait pas. Les senteurs florales, aussi légères qu'une brise d'été, lui paraissaient embaumer dans toute la pièce, saturant l'air jusqu'à la faire étouffer. Elle n'y arrivait pas. Les souvenirs ici étaient trop forts. Trop tristes. Et le temps n'avait rien atténué. Elle avait été stupide de le croire. De penser qu'il lui suffisait d'arpenter les rues pavées pour oublier la peine et la douleur. Comme elle s'était trompée. Et comme la nuit lui semblait longue.

Agitée, tournant et tournant dans les draps clairs, Erydrin ne parvenait pas à trouver le sommeil, ni à se calmer. Elle se sentait prisonnière de la chambre, oppressée par la sérénité qui régnait entre les murs. Depuis combien de temps était-elle au lit ? Une ou deux heures tout au plus et déjà elle ne tenait plus.

Rageusement, elle écarta les draps qui bruissèrent doucement dans le silence et sans plus attendre, elle se mit sur pieds pour faire les cents pas dans la chambre. Si la colère se lisait sur chacun de ses traits et le rythme saccadé de ses pas, nul ne put l'entendre dans la maisonnée car elle explosa dans le plus grand des silences.

Que devait-elle faire ? Elle savait qu'il était peine perdu d'essayer de dormir, jamais elle ne trouverait le sommeil dans son état. Mais elle ne pouvait pas simplement passer sa nuit à tourner en rond dans la pièce. Son regard fuit par la fenêtre. Tout semblait calme dehors, sous la bienveillance d'une pleine lune. Erydrin s'approcha du rebord pour contempler davantage le panorama qui s'offrait à elle. La cité était splendide vu de sa fenêtre. Ciselée par les falaises contre lesquels elle s'adossait, se mêlant à la végétation comme si les pierres blanches sortaient directement de la roche du terrain, regarder Imladris donnait l'impression de contempler l'oeuvre d'une puissante magie.

En contrebas, alors que le regard de l'elfe suivait les toits, son oeil perçant accrocha un disque blanc qui se découpait à travers les arbres. Cela ressemblait à une petite place cachée par son isolement. Un bref instant, Erydrin se projeta dans ce décor, tournoyant dans un habit blanc sous les rayons de la lune. L'idée, une fois implantée, ne disparut plus. Cela arrivait parfois, une image s'imposait à elle et alors il n'y avait plus à lutter. La seule option était de céder à l'envie irrationnelle de connaître la suite, voir ce qui se passerait après car il se passait toujours quelque chose.

Se détachant de la fenêtre, la jeune femme quitta ses linges de nuit pour revêtir ses affaires de danse qui prenaient l'allure une longue et vaporeuse robe blanche, serrée sous la poitrine par une ceinture argentée et d'une paire de chaussons souples. Sans prendre la peine de relever ses cheveux, elle attrapa sa ceinture d'armes avant de sortir de la chambre et comme une être éthéré, elle disparut sans un bruit de la maison de ses hôtes.

Un souffle de vent l'accueillit dès qu'elle fut dehors à essayer de déterminer quel chemin emprunter pour rejoindre la placette. Contre toute attente, il ne fallut pas longtemps à l'elfe pour la retrouver en suivant son instinct. Quelques feuilles jonchaient le pavé et les bancs de pierre blanche qui ceinturaient l'espace. A quoi cette place pouvait-elle bien servir ? Elle était si petite que c'était tout juste si elle pourrait y danser.

Protégée des regards par les arbres environnant, la solitaire ne prit pas la peine de vérifier qu'elle ne pouvait être vue de personne et s'avança jusqu'au banc le plus éloigné pour y déposer ses armes. Elle avait espéré pouvoir danser avec, mais elle manquait d'espace pour cela alors elle préféra ne pas prendre le risque de les abîmer, elles ou le décor.

Se plaçant naturellement au centre du cercle, Erydrin ferma les yeux et prit de longues inspirations pour apaiser son esprit. Elle resta immobile quelques instants à prendre conscience de son environnement; la pierre froide qu'elle sentait à travers ses petits chaussons, le bruissement des feuilles tout autour d'elle et le souffle du vent quand il frappait contre son corps.

Son poignet d'abord, puis sa cheville et une hanche. Voilà, le mouvement débutait. Suivant les allées et venues du vent, épousant les courants tourbillonnants avec grâce et légèreté, l'elfe laissait son corps se mouvoir librement avec douceur, mais dès qu'elle rouvrit les yeux, sa danse évolua. Ses gestes prirent de l'assurance, plus vifs, plus amples parce qu'elle voyait où se trouvaient les obstacles, ils conservèrent la légèreté du vent, mais gagnèrent en précision et en force. Tout en souplesse, elle tournait, tourbillonnait, se tordait sans jamais se briser, sans jamais tomber.

Mais si elle n'avait pu danser avec ses épées qui dormaient sagement dans leurs fourreaux, ses bras ne cessaient de se mouvoir comme si elle tenait les lames au creux de ses paumes. Plus que se remarquer dans la finesse de ses mouvements, comme on remarque une faiblesse dans la garde d'un guerrier, cela se sentait. On pouvait presque deviner le tranchant des lames négocier avec le vent, sentir leur poids quand l'elfe relevait les bras pour défier le ciel, entendre leur vibration à chaque coup.

Plus que de simples armes, les épées posées dans son dos et dont elle se séparait jamais, faisaient parti intégrante d'elle. Comme un morceau de son âme. Et cette danse dont elles devaient être les uniques spectatrices, existait peut-être seulement pour leur rendre hommage.


Dernière édition par Erydrin le Dim 23 Avr 2017 - 22:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Des cavaliers dans la nuit    Sam 12 Nov 2016 - 12:49

Nàriel avait toujours du mal lorsqu’elle était à Imladris. Cette cité était à la fois tellement semblable à ce qu’elle avait toujours été et en même temps tellement différente… Depuis que son fiancé avait faillis y perdre la vie, depuis qu’il y avait été sauvé, la vision de la cité elfique était une souffrance pour l’elfe. Son regard s’assombrissait à chaque fois que ses pas l’y portaient pour une mission quelconque. La mercenaire n’arrivait pas à oublier. Elle ne pouvait pas oublier. La petite pièce. L’odeur du sang. Les râles de souffrances. Les soupirs hachés. La fièvre brûlante. Le regard du guérisseur. C’était là qu’elle avait compris. Là qu’elle avait réalisé. Là que tout avait changé.

Elle se rappelait s’être entendu supplier. S’être jetée à genoux. Faites quelque chose. Sauvez-le. JE ne peux pas vivre sans lui C’était là qu’elle avait compris. Qu’elle avait réalisé, après mille ans à voyager avec lui… C’était là que soudainement, la lumière c’était faite dans son esprit. Elle aurait pu avoir mille ans de bonheur avant que les orcs ne le lui prennent. Mais, elle avait eu mille ans de missions, les unes après les autres, d’entrainements et d’ignorance. Une part d’elle-même en avait voulu à Ilùvatar de ce tour qu’il lui avait joué. Ne lui faire ouvrir les yeux qu’en cet instant maudit… C’était une torture. Une véritable torture.

Elle était restée prostrée dans un coin de la pièce, son regard fixé sur l’elfe dont le fil de vie s’amenuisait à chaque seconde. Les larmes coulaient sur ses joues sans qu’elle ne tente de les retenir. Elle sentait sa propre vie la quitter à chaque seconde qui passait, en même temps que celle de son Aimé.

Et puis, Elrond et Galadriel étaient intervenus. Ils avaient arrêté le temps, lui semblait-il. Elle n’avait pas ce genre de pouvoirs, elle ne les comprenait même pas. Toujours était-il qu’ils avaient sauvé Eryë. Au fur et à mesure que son visage reprenait des couleurs, la vie était revenue en Nàriel.

Mais, depuis, tout avait changé. Et, Nàriel n’aimait plus autant Imladris. Elle appréciait toujours la beauté des lieux. Elle trouvait toujours la cité magnifique. Mais, le souvenir de ces heures – jours ? – sombres l’empêchaient d’en profiter. L’empêchaient d’accepter ces lieux pour ce qu’ils étaient : de simples habitations à l’architecture sublime. Elle cauchemardait à chaque fois qu’elle était forcée d’y séjourner, même brièvement. Elle s’éveillait en pleine nuit, tremblante, les larmes au bord des yeux. Et puis, finalement, elle se levait discrètement et quittait l’auberge dans laquelle elle dormait avec ses compagnons de voyage.

Vêtue d’une simple tunique noire et d’un pantalon de cuir, elle avait ceint son épée, préférant laisser son arc à l’auberge. De toute façon, rien ne pouvait lui arriver dans l’enceinte de la cité : la magie d’Elrond protégeait ces lieux. Elle n’avait pris son épée que par habitude. Elle aimait la sentir le long de sa hanche, poids familier qui lui rappelait qu’elle saurait toujours trouver le moyen de s’en sortir. Par la diplomatie ou par les armes, elle était prête à tout.

Ses pas la portaient sans but. Elle ne regardait pas autour d’elle. Elle avait vu la création de la cité. Elle connaissait chacune de ses rues. Parfois le poids de ses presque cinq millénaires pesait sur ses épaules. Parfois, elle aurait aimé retrouvé son insouciance d’autrefois, avant de se rappeler que c’était justement toutes ces épreuves qui avaient forgé sa personnalité. Sans cela, elle aurait certainement terminé comme sa sœur. Mariée, mère, sédentaire. Elle n’aurait jamais vu toutes ces merveilles, elle n’aurait jamais pu découvrir chaque parcelle du monde. Cela ne lui aurait probablement pas manqué, puisqu’elle n’aurait jamais su ce qu’elle manquait. Mais, elle se serait sentie incomplète. Elle n’avait réalisé qu’il lui manquait quelque chose que le jour où elle avait pris la route pour devenir mercenaire. C’était ça, qu’il lui fallait. C’était pour cela qu’elle était née. Pour ces voyages, pour découvrir le monde, pour en embrasser chaque parcelle.

Même si cela avait des conséquences, parfois dures, comme la blessure d’Erÿe.

Elle s’immobilisa à l’entrée d’une petite place blanche. Son regard se posa sur la demoiselle qui y dansait. Nàriel posa son épaule contre une colonne qui bordait les lieux, n’osant pas entrer là, n’osant pas déranger la demoiselle. Elle eut un sourire alors qu’une pensée traversait son esprit : parfois, ses cauchemars lui réservaient d’excellentes surprises. Dans cette femme forte qui avait les gestes non d’une danseuse mais d’une guerrière, elle reconnaissait une petite fille qu’elle avait vue grandir quelques siècles plus tôt. La ressemblance frappante avec son ancien supérieur y était aussi pour quelque chose. Nàriel avait une excellente mémoire des visages. Elle pouvait reconnaitre quelqu’un qu’elle n’avait vue qu’une seule et unique fois. Un sourire naquit sur les lèvres de l’elfe qui se racla la gorge afin de signaler sa présence. Mae Govanen, Erydin, dit-elle d’une voix douce. Tu as beaucoup grandi depuis que je t’ai vue pour la dernière fois.
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MessageSujet: Re: Des cavaliers dans la nuit    Dim 13 Nov 2016 - 2:15

Cela faisait plusieurs minutes, ou plusieurs heures, elle ne savait plus, qu'elle était là à tournoyer et virevolter dans la petite place reculée. La lune pour seule spectatrice et compagne, elle dansait dans sa robe pâle, celle dans laquelle personne ne l'avait vu et dans laquelle on ne la reconnaissait jamais. Quand elle voulait danser en plein jour, elle revêtait un masque et des bijoux, pas par coquetterie mais par soucis d'anonymat. Chaque bracelet, collier et masque cachaient ce qu'elle avait de plus personnel et de plus honteux, les cicatrices et balafres de temps passés qui ne s'effaceraient sans doute jamais de son corps.

Pendant un temps, elle avait cru qu'ils s'en iraient de son esprit, et alors elle était revenue à Imladris, dans le secret espoir de réussir à se pardonner et renouer avec ce peuple, son peuple, qu'elle avait fui depuis si longtemps. Et c'était chose faite, en partie du moins, puisque le destin lui avait réservé un tour pour le moins inattendu. En effet, quelles étaient les chances qu'elle retrouve dans le havre elfique une humaine qu'elle avait connu enfant à Laketown ? Et combien encore pour que cette demoiselle se trouve être la fille adoptive du prince Elrohir et par conséquent petite fille du seigneur Elrond ? Seigneur qui par ailleurs l'avait reçu dans la foulée.

Tout avait été très vite. Trop vite. Et elle ne réalisait toujours pas que ça s'était vraiment passé. Une journée, une seule journée et tout son monde s'était illuminé, au point qu'elle était désormais aveuglée et que cet éclat mettait l'accent sur tous les démons du passé, l'empêchant de trouver le sommeil.

Danser l'avait calmé un peu, lui avait permis de faire le tri dans ses idées mais alors qu'elle pensait pouvoir enfin avoir retrouvé un équilibre émotionnel stable, le destin semblait bien décidé à la taquiner encore un peu. Ainsi elle entendit prononcer son nom tout près, et elle crut d'abord l'avoir halluciné. Mais quand elle arrêta ses gestes pour se retourner brusquement dans un envol de ses longs cheveux noirs, son unique oeil accrocha une silhouette. Soudain, Erydrin se sentit nue sans le poids de ses armes à la ceinture, ni la texture usée de ses vêtements de voyage. La plupart de ses cicatrices étaient révélées et elle n'avait rien pour les cacher à la vue de cette elfe qui semblait la connaître.

Un sourire bienveillant courrait sur ses lèvres et malgré son allure de soldat, aucun danger n'émanait d'elle. Malgré ces observations, la danseuse ne put retenir un pas vers ses propres armes, posées un peu plus loin sur le banc de pierres. Elle avait beau se trouver à Imladris, l'endroit sans doute le plus sûr de la Terre du Milieu avec la Lorien, les habitudes avaient la vie dure. Ce devint même un peu gênant ce silence et cette méfiance déplacée, alors elle se sentit juste stupide et passa machinalement une main sur son visage avant de saluer l'inconnue en bonne et due forme.

~ ... Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de mon premier passage à Imladris, enchaîna-t-elle. Je suis désolée, je ne reconnais pas votre visage...

Et cela semblait la contrarier un peu car une note de mélancolie se glissa au fond de sa prunelle de feuille givrée.Un instant, elle détourna les yeux pour s'ancrer dans le sol et retrouver contenance. Elle était bien loin de se douter que l'elfe qui lui faisait face était originaire de sa Lorien natale bien que son accent aurait du lui mettre la puce à l'oreille, et plus encore qu'elle avait pu servir aux côtés de son père...
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MessageSujet: Re: Des cavaliers dans la nuit    Sam 17 Déc 2016 - 13:49

Essaye donc la Lorien, alors que tu n’étais pas plus haute que cela. Nàriel fit un geste de la main pour indiquer la taille d’une enfant. Elle sourit à nouveau et laissa quelques secondes à Erydin pour voir si elle se rappelait ou pas d’elle. Il n’était pas étonnant que la réponse soit négative. De nombreux siècles avaient passés, et Nàriel ne l’avait reconnue que parce qu’elle ressemblait beaucoup à son père. Celui-ci avait été un ami proche de la garde qu’elle était alors, avant qu’elle ne parte à l’aventure et ne disparaisse de Lorien de manière quasiment définitive. Elle ne revenait plus que pour voir son fiancé, sans jamais réellement trouver le courage de rester là très longtemps. Ses parents n’y étaient plus et elle n’avait jamais été très proche de sa sœur jumelle. Elles étaient aussi différentes l’une de l’autre que le soleil pouvait l’être de la lune. Nàriel avait toujours l’impression de déranger lorsqu’elle se retrouvait face à elle, dans sa parfaite petite famille. Pourtant… Pourtant une part d’elle-même souhaitait le même bonheur que sa sœur. Elle aurait tout donné pour retrouver le confort d’une famille lorsqu’elle rentrait chez elle, pour pouvoir se blottir au coin du feu avec ceux qu’elle aimait. Mais, ce n’était pas possible. Temps n’était pas venu pour elle de trouver tel réconfort.

Nàriel avait prit les armes et son honneur la poussait à continuer, encore et encore, dans cette quête sans fin. Au fond, elle n’était même pas sûre de pouvoir tenir sa promesse. Elle n’était même pas sûre de pouvoir arrêter de se fuir elle-même …

Nàriel secoua la tête pour chasser ces pensées sombres et elle se présenta réellement. Je m’appelle Nàriel. Ma famille servait Dame Galadriel et j’étais Garde aux côtés de ton père. La dernière fois que je t’ai vue, tu n’avais même pas un siècle je crois bien. Elle n’entra pas dans les détails, cependant. Nàriel était née dans l’ancienne patrie de Dame Galadriel, dans la première cité qu’elle et son époux avaient créée. Cependant, elle avait émigré à la chute de la Sorcière de la Forêt d’Or pour la suivre jusqu’en Lorien, sa famille étant des plus loyales. Te rappelles-tu de moi ? Evidemment, Nàriel ne lui en tiendrait pas rigueur en cas de réponse négative. Vraiment pas. Le temps érodait les visages pour les transformer en souvenirs, plus ou moins lointains, plus ou moins flous. Et, certains tombaient simplement dans l’oubli le plus total.


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MessageSujet: Re: Des cavaliers dans la nuit    Mar 25 Avr 2017 - 17:35

La Lorien, dans un lointain passé. Erydrin avait l'impression d'être coincée dans un étrange rêve surréaliste néanmoins, elle écouta avec attention ce que lui exposait son aînée. Puis elle chercha, comme demandé, dans ses souvenirs d'enfance si elle avait jamais croisé cette elfe. Nàriel... Le nom ne lui évoquait rien. Elle détailla sa consoeur, cherchant dans les traits de son visage une figure connue mais rien ne lui vint. Nàriel... Compagne d'arme de son père. Le visage du soldat lui apparut très nettement, mais rien comprenant les autres gardes de Lorien. Elle se rappelait de leurs silhouettes vêtues du vert de la forêt, des écussons en forme de feuille qu'ils arboraient tous et de leurs capes qui les rendaient si difficiles à discerner entre les feuilles des arbres. Mais des visages, elle n'en voyait aucun.

La Noldo s'évertua quelques minutes encore à fouiller sa mémoire à la recherche de Nàriel, écartant les mauvais souvenirs un à un, mais définitivement, cela ne lui revenait pas. Sans doute l'avait-elle déjà croisé en accompagnant son père aux portes de leurs frontières mais elle ne gardait aucun souvenir d'elle. En proie à un certain malaise, elle finit par se mordre l'intérieur de la joue et secouer négativement la tête, ses longues mèches d'ébène dansant au rythme de ses gestes.

~ Je suis navrée mais je ne me souviens pas de vous. Cela fait trop longtemps que j'ai chassé la Lorien de mes pensées...

Oui, trop longtemps. Beaucoup trop longtemps. Elle commençait doucement à en prendre conscience, mais elle ne pouvait pas défaire ce qu'elle avait fait, ni ce qu'elle était devenue. Cela ne servait à rien de regretter, ni même s'excuser. Elle se sentait toujours coupable d'avoir fui les siens, malgré la bienveillance du seigneur Elrond et la fascination que ses voyages semblaient déclencher aux yeux d'Eléa. En une journée, tellement de souvenirs avaient resurgis. C'était comme une vague déferlant de toute sa puissance sur elle, si gigantesque qu'elle en était effrayante. Et pourtant, son eau n'était que brillante et chaude, un pansement pour son âme si elle parvenait à naviguer dessus sans se noyer.

Jusque là, elle faisait front, la fendant avec droiture, mais plus la nuit avançait, plus il semblait que ce n'était pas la bonne solution. Trancher à travers pour éviter d'être mouillée ne ferait que la briser, morceau par morceau, tandis qu'accepter d'y plonger et se laisser porter à sa surface apparaissait comme la meilleure solution. La plus terrifiante aussi.

Nàriel ressentit-elle les doutes et le trouble qui assaillait Erydrin ? Avec un sourire bienveillant, elle échangea quelques paroles rassurantes à la fille d'Himrin, la priant de venir la trouver si elle voulait parler de son père ou de sa forêt natale à l'occasion et de ne surtout pas hésiter à venir la solliciter pour échanger quelques passes d'arme. Et puis, tout naturellement, elle la salua et quitta la petite place circulaire, laissant Erydrin tout à sa reconnaissance et à ses réflexions.

Le cavalier d'argent la regarda s'éloigner jusqu'à la perdre de vue au tournant d'un balcon, puis elle s'approcha du blanc en pierre blanche où la lune faisait resplendir les lames endormies. Elle se saisit doucement de chacune d'entre elle et les observa un long moment, avant de lever les yeux vers les étoiles. On disait que les elfes étaient les enfants des étoiles, les premiers nés d'Illuvatar et les favoris des Mayars. L'un d'eux veillait-il sur elle à travers l'une ou l'autre des lucioles du ciel ? Le coeur gorgé d'espoir, elle leur adressa une prière muette, un doux sourire aux lèvres.
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