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Prise la main dans le sac [Pv Carmella]

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 Prise la main dans le sac [Pv Carmella]

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— ALLÉGEANCE〣GROUPE : Rohan, à son roi tant qu'il en pense du bien forcément.

MessageSujet: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Mer 9 Aoû 2017 - 2:35




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




Mes yeux scrutent l'aube se lever à travers un horizon qui me semblait encore palpable ce matin seulement par la pensée. Ces vastes étendues, l'herbe fraîchement humidifiée par la rosée et l'air frais laissant la grisaille peu à peu se dissiper. J'extirpe mon ossature de cette poutre contre laquelle je suis accolé. Il est encore tôt, peu de bruit au sein de la maisonnée. Aucun membre de ma famille dans les parages c'est mieux ainsi. Je jette un dernier regard aux alentours et m'échappe derrière le grondement de la grande porte d'entrée. Dehors l'ambiance est toute autre, il règne un silence encore flottant mais les âmes qui errent pour s’atteler au travail sont déjà présentes. Je dévale les degrés de pierre en quelques instants. L'odeur de la forge se fait sentir, le feu de bois est déjà crépitant et le souffle chaud de l'air autour du foyer prédomine déjà sur l'ensemble de l'espace restant. J'observe furtivement le cliquetis des pièces métalliques, le marteau du forgeron se rabattre avec une efficacité machinale et presque banale à ses yeux. J'observe quelques instants encore avant d'offrir un sourire aux sujets passants. Ma démarche est lente et si je n'étais pas si négligeant j'offrirai quelques paroles et remerciements à chaque personne me saluant. Au lieu de ça c'est un comportement pudique et des sourires gênés qui sont seules face à leurs franchise si bienveillante. Ils espèrent et aspirent à une vie meilleure, je le sais, je le sent. Je suis bien incapable de savoir comment malheureusement pour l'instant. Ils attendent patiemment que leur nouveau seigneur montre la marche à suivre. Tout cela est nouveau encore pour moi, je suis plus habitué à vivre dans la foule des gens qui s'égosillent la voix que l'être qui attirent toutes les convoitises.

Je renifle rapidement, un geste vif de la main m'essuyant furtivement la goutte d'eau qui pointe sur le bout de mon nez. Il peut bien y avoir un gigantesque soleil au dessus de nos têtes à longueur de temps, les nuits sont froides dans le Rohan. J'arpente une ruelle après l'autre passant devant les étales des marchands. Je passe en revue les marchandises des contrées avoisinantes. L'avantage du Westfole c'est qu'il n'est pas à une si longue distance du Gondor ni d'Edoras finalement. Dans notre proximité à nos voisins je songeais déjà à une exportation plus conséquente et un rapport économique beaucoup plus fort. Peut être devrais-je m'en remettre au roi Fengel. L'absence de mon père manquait cruellement dans ce genre de réflexion. Je me stoppais à quelques mètres d'une jeune femme au cheveux flamboyants. J'observe ses gestes, ma mâchoire se crispe en avant et dans une moue nonchalante je l’épie. Rien de plus qu'une banale servante, une jeune fille achetant faisant son marché pour ses parents songeais-je. J'étais prêt à passer mon chemin, à poursuivre jusqu'aux tours de guets présent au devant des remparts et puis un haussement de sourcil me retira de la bouche le son d'une virulente parole. Une chapardeuse, une jeune donzelle sans défense se faisant passé communément parlant pour mieux vous voler. Je la vois se saisir subtilement de l'objet qu'elle convoites et j'attends. Bon sang n'y a t-il donc personne pour alerter le marchand ? Bien sûr que non, trop occupé à colporter ses marchandises du sol tréteau. Mes yeux la perde de vu en quelques instant. L'étonnement et l'écarquillement de mes yeux s'affolant dans tous les sens. Ou a t-elle bien put filer cette rouquine à la peau blanche ? Je me met à sa recherche faisant attention à ne pas bousculer les passants. Je crois l'entrevoir mais non, finalement je m'arrête et expire l'air d'entre mes narines encore encombrée d'une nuit aussi courte que glaçante. J'appose mes mains contre mes hanches, observant lentement autour de moi mais elle a complètement disparue.

C'est vraiment frustrant comme sensation et par dessus tout dans mon propre hameau franchement. Les gens devraient avoir honte et puis une réflexion en amenant une autre le commerçant avait peut être besoin d'être aussi à son tour plus vigilant. Je tourne les talons prenant la sortie de la ruelle et cogne une silhouette se faufilant aussi vif que le vent. Je retiens son bras, aussi frêle je manque de la faire tomber et c'est là que j'entrevois ce regard aussi bleuâtre que le mien à présent. « C'est toi ? » Déclarais-je incrédule de ce que je pouvais entrevoir maintenant. Je fronce les sourcils et tire la sévèrement à l'abri des regards trop curieux du reste des gens. C'est une bien bonne leçon finalement, voilà que la voleuse que je recherchais il y a quelques minutes c'était présentée par pure enchantement. « Rends ce que tu as pris voleuse, je saurais me montrer clément ! » Diplomate ? Oui cause toujours garçon c'est juste un avertissement. J'observe son visage et ses traits sa peau d’albâtre et ses cheveux flamboyants. L’œil sévère n'exprime que la défiance d'un faciès encore sous le l'état de frustration qui cohabitait auparavant. Je tend ma main libre devant elle haussant un sourcil et raffermissant une moue plus ouverte et conciliante. Allons jeune fille, j'attends.
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— ÂGE DU PERSO : 20 ans
— RANG SOCIAL : Si beaucoup tendraient à la considérer comme pauvre, elle possède ce qui lui suffit. Elle a appris à utiliser tout ce qu'elle trouve pour en faire quelque chose d'utile.
— MÉTIER PRATIQUÉ : Sorcière adepte de la fabrication de potions en tout genre, diseuse de bonne aventure et surtout, charlatan au plus haut point.
— ARMES DU PERSO : Elle possède deux petites dagues à la mode orientale, dont la lame est courbée telle une serpe.
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Mer 9 Aoû 2017 - 12:37



La main dans le sac

Eórl & Carmella

 
Il ne faisait nul doute qu'elle tenait à se montrer méfiante, particulièrement après les récents événements, où elle s'était retrouvée dans une position délicate qui aurait bien pu mettre en péril toute perspective d'avenir pour la sorcière. Pas qu'elle soit du genre à se projeter ; à vrai dire, elle savait elle-même qu'elle ne vivrait pas bien longtemps : mais elle avait entrevu la mort d'un peu trop près ces derniers temps, et il fallait bien dire qu'elle se portait aussi bien sans ce genre d'incident. Pourtant, Carmella ne pouvait tout à fait taire l'avidité qui se faisait sentir dans son cœur, celle qui la poussait toujours à vouloir plus, à voir plus loin. Elle avait voyagé encore un peu, s'éloignant cette fois-ci d'Isengard pour se retrouver au cœur de Rohan, et elle avait fait son chemin, à la fois discrète et trop curieuse, pour se retrouver présentement dans un village dont elle n'aurait sans doute pas mémoire du nom. Cela lui importait peu, de toute façon, tant qu'elle pouvait faire tourner le vent en sa faveur.

Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas pris le temps de se mêler à une foule avec le soin d'y être discrète, de passer inaperçu au possible et de tracer son chemin comme une parfaite inconnue, sous le couvert qu'elle avait pourtant une dague cachée dans les pans de sa robe, malgré le peu de tissu qu'elle pouvait arborer. Carmella errait, curieuse de tout, cherchant sur les étales du marché quelque objet qui aurait pu avoir assez de valeur à ses yeux pour qu'elle ne prenne un soin considérable à se l'approprier de façon très peu honnête. Elle ne tarda pas à repérer non pas ce qu'elle avait cherché, mais ce qui éveilla en elle un besoin viscéral, une force qui la tenait aux tripes comme elle l'avait trop de fois senti ; et ce sac de riz était là, devant ses yeux, à quelques mètres d'elle à peine quand son regard opale se posa dessus. Elle sentit son ventre se tordre sous la faim qui venait à nouveau s’immiscer dans ses muscles, même si sous son apparence parfois trop chétive, elle ne laissait qu'entrevoir les chairs d'une femme bien formée.

Ceci était qu'elle ne pouvait pas se permettre de régler honnêtement ce qu'il en coûtait, parce qu'elle s'était elle-même fait dérober ses possessions quelques jours plus tôt, lors d'un accrochage dans un village voisin qui lui avait valu de se voir plus pauvre qu'elle ne l'avait été depuis un moment. La faim, elle ne connaissait que trop bien cette sensation, et elle savait aussi qu'elle serait capable de beaucoup avant de pouvoir supporter ce tiraillement au creux de ses hanches. Alors, d'un simple regard tout à fait discret, elle épia les alentours pour vérifier que le vendeur était occupé, et elle laissa ses petites mains fébriles attraper le sac de riz avant de se fondre dans la foule, et de disparaître avec son gain.

Carmella tourna à la première ruelle qui se présenta à elle, et elle en profita de s'arrêter un instant pour fourrer rapidement le sac de riz dans sa besace déjà coquettement remplie d'herbes médicinales en tout genre. Et puis, elle fila comme elle put, traversant rue après rue afin de se retrouver assez loin au cas où quelqu'un l'aurait repérée, et pour profiter de l'autre extrémité du marché. Cependant, alors qu'elle se faufilait silencieusement dans les rues, sa robe fluide laissant entrevoir la peau diaphane de ses jambes, Carmella croisa le chemin d'un homme qui, avant même qu'il ne la touche, lui donna quelques frissons qui lui parcoururent l'échine. Elle se dépêcha de passer, mais au moment où elle arriva à sa hauteur, l'homme l'attrapa fermement par le bras, manquant de lui faire perdre l'équilibre ; la sorcière se releva, ses petites prunelles opales cherchant le visage de l'inconnu qui venait de l'arrêter. Elle sentait son cœur accélérer soudainement, ne connaissant que trop bien les stigmates que les mains d'autres hommes avaient pu laisser sur sa peau. Oh, non, elle n'était pas novice dans ce domaine, parce qu'elle avait encore la sensation des mains de son mari sur son corps, abusif, qu'elle avait laissé faire pendant trop longtemps ; et elle avait encore le toucher indélicat des pourceaux qui avaient parfois pu la coincer dans une ruelle comme celle-ci.

Elle rencontra rapidement les mirettes de l'homme, sans doute aussi translucides que les siennes, bien qu'elles ne lui semblent insondables. Un bref instant elle se perdit à contempler cet homme qui avait tout pour être un met de choix, si elle l'avait décidé elle-même ; mais à la façon dont les choses tournaient, elle sentait bien que la situation promettait de dégénérer facilement. Carmella ne répondit pas lorsqu'il lui adressa la parole, baissant le regard sous ses sollicitations, de la même manière qu'elle tentait de retirer son bras à l'emprise de son gardien. Sa petite main frêle vint rapidement s'apposer sur celle qui retenait son bras, pas au point de chercher à l'en défaire, mais simplement de renforcer le contact avec cet homme pour peut-être en tirer une information ou deux. Elle sentit ses yeux se faire vitreux, ses mains capter l'énergie mystérieuse qui s’insufflait dans les veines de l'homme qui l'avait arrêtée. Elle ne pouvait pas en dire grand chose, sinon qu'elle ne comprenait pas la facture de ses habits au vu de la richesse qu'elle semblait percevoir. Avait-elle fait bonne pioche, finalement ?

La sorcière tenta une dernière fois de se soustraire à l'homme, mais il lui faisait presque mal à la tenir comme ça, ce qui, sans même qu'elle ne trouve à l'interdire, lui fit japper une remarque qu'elle trouvait justifiée. « C'est facile pour vous, la richesse vous suffit à mettre du pain sur la table. » Et c'était vrai, parce qu'elle savait à quoi ressemblait la maison d'un seigneur pour y avoir jadis vécu, et elle savait tout aussi bien les difficultés qu'il y avait à vivre dans la faim et dans la pauvreté. Aussi n'avait-elle rien à rajouter pour le moment, ses mirettes bleutées accrochées au regard de l'homme avec une ferveur qu'on lui avait rarement vue.
 





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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Mer 9 Aoû 2017 - 17:03




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




Aussi fragile puisse t-elle paraître, telle un petit oiseau, une colombe se blessant l'aile en voulant s'éloigner trop loin du nid. Irritable pour ce début très matinale je n'avais pas songer à devoir réprimer une jeune donzelle aussi empreint d'un regard qui me pousse presque à vouloir la laisser filer. Il y a quelque chose de mal, de profondément ancré dans cet iris qui me toise. Elle est pas vilaine dans son genre, malgré les privations causés sûrement par la faim et les joues creusés par des traits fins elle serait son genre, comme beaucoup d'autres avant elle hein ? Je suis peut être un homme facile à contenter mais je ne suis pas stupide. Je peste contre cette soumission conciliante du genre à vouloir brimer l'autorité par une chemin détourné. Ne cède pas, montre toi fort, virulent et intransigeant Eorl. Ma poigne s’affermit au point d'en sentir le moindre petit os de son poignet jusqu'à son avant-bras. Un peu plus et il casse pensa t-il restant de marbre face à cette frêle créature malingre qui cherchait désespérément une solution de me répondre je ne sais quoi.

Mystification soudaine, ses yeux daignent finalement se poser sur moi. Ses lèvres charnues et désirables s'entrouvrent et pourtant aucun son ne s'en échappe. Elle réagit bizarrement c'est pas en faisant la silencieuse que tout s'arrangera. Qu'importe elle va rendre ce qu'elle doit et on en restera là. Si seulement c'était aussi simple, ses yeux me dévisagent, c'est comme sonder votre âme, on plonge dans cet océan bleuâtre et quand on finit par comprendre qu'il vous faut fuir c'est trop tard. Je suis happé dans cette spirale hypnotique. C'est une forme singulière, un sentiment que je ne connais pas et pour dire la vérité je n'ai jamais ressentis cela. Ce qui me glace alors le sang c'est cette attitude glaciale. Ou bien cette cette main libre que je sent toucher la mienne qui me fait tressaillir ? La confusion règne dans mon esprit, elle ne cherche pas à s'enfuir ? À quoi bon lui sert-il de maintenir ce contact que je tend à délaisser face à cette étrange façon d'agir. Les plus bassesses idées me viennent à l'esprit, non je ne mange pas de ce pain là. C'est à croire que nous autres hommes sommes des bêtes sauvages prêts à laisser couler n'importe quelle frasque ou larcin tant que le fautif est de quoi satisfaire l'envie des plus voraces. Une paire de seins, des fesses rebondis et de quoi mordre une bonne paire de cuisses. Et puis quoi encore ? Cela me répugne et me dégoûte mais je reviens vite à lire sa présence se trahir peut être faute de parole et d'une trop grande défiance à son égard ? C'est sûrement ça, cela ne peut en être autrement. Elle est belle, je dois l'admettre mais sa maigreur fait sentir qu'elle ne doit pas vivre aisément. À quoi jouait-elle en essayant de voler ce... QU'avait-elle subtilisée déjà ? Un sac de grain ? Pff vraiment les cleptomanes sont plus malins que ça dans le Gondor en tout cas. Il y a autre chose pourtant, je ne sais pas encore quoi mais voudrais-je m'aventurer là dedans ? La curiosité c'est un peu une seconde nature, une pulsion suicidaire par moment quand on y réfléchit bien. Cette peau blafrade fait ressortir ses yeux, ses traits raffermissant la témérité et l'audace dont elle avait fait preuve jusqu'à maintenant. Ses pommettes rosées par le vent froid subsistant. Une jouvencelle paumée rien de plus en apparence. Que devrais-je croire ou faire semblant de concevoir pour ne pas me sentir dévisagé aussi longtemps de la sorte. Je peste contre elle et ma personne réfléchissant à ce que je pouvais bien faire d'elle.

Je détourne mon regard, relâche mon emprise laissant sa main libre de mouvement. De toute façon elle peut pas allé bien loin à quoi bon se montrer trop virulent ? « Cesses de geindre tu veux ? Comme si j'allais te laissé voler impunément chez moi. » lançais-je alors que j'étais encore incertains de ce qu'elle avait bien pu entrevoir chez moi pour me lâcher au visage une mesquine et trop facile réplique digne d'une pièce de théâtre. « Si tu as faim tu n'as cas demandé nous ne refoulons pas les plus démunies dans le Westfolde. » J’aiguisais un regard sévère à son encontre laissant mes mains retombés contre mes hanches avant de laisser mes phalanges se tenir fermement au ceinturon que j'arborais fièrement. Je pointais l'index de ma main droite dans sa direction, comme pour faire la leçon à une gamine car c'est tout ce qu'elle était finalement une gamine dans un corps de femme attrayante. « Tu vas me suivre bien gentiment, je vais te donner de quoi te restaurer mais tu dois me rendre ce que tu as volée tu m'entends ? » Je crois que c'est assez magnanime et honorable comme choix venant d'un seigneur du Rohan telle que moi.


Dernière édition par Eórl le Lun 14 Aoû 2017 - 17:24, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Mer 9 Aoû 2017 - 18:29



La main dans le sac

Eórl & Carmella


La peur ne se lisait pas aussi facilement dans ses yeux, bien qu'elle n'y soit que trop présente. L'on pouvait sans doute y voir le mépris bien trop grand qu'elle avait égard aux autres, l'on pouvait y lire la fierté mille fois détruite par un simple regard, et l'on pouvait se bercer dans trop d'illusions que les gens se plaisaient à croire trop facilement. Elle avait mal, son poignet enfermé dans la paume de cet homme qui semblait raffermir son emprise au fut et à mesure qu'elle voulait s'en défaire ; elle ne connaissait que trop bien le poids du regard des hommes, et celui-là n’était pour elle pas différent des autres. Il jetait sur elle une ombre d'innocence dont elle se riait bien, à la prendre pour une gamine alors qu'elle jugeait assurément qu'elle avait vécu bien plus de choses que lui. Ou peut-être pas.. Mais elle avait appris, la sorcière, et elle n'était pas bête.

Ses prunelles ne s'habituaient pas à la présence de l'inconnu, mais sa main lui donnait à voir bien des choses qu'elle ne comprenait pas, et quelques bribes d'un temps où il lui semblait revêtir la fierté d'être un noble seigneur du Rohan. Bien sûr, ce genre d'homme, elle savait ce qu'il fallait en penser : il n'avait que trop de facilités pour se nourrir, et il lui suffisait de mettre les pieds sous la table quand on lui portait des mets succulents. Quant à elle, cela faisait bien quelques jours qu'elle n'avait rien eu à se mettre sous la dent, et si elle avait voulu voler, c'était simplement par un besoin intrinsèquement lié à sa survie. Elle aurait pu mourir de faim, de froid, de soif, que la vie de ce seigneur n'en aurait pas été pire ou meilleure. Meilleure, peut-être, parce qu'elle n'avait pas encore été la cause de troubles dans le voisinage.

Elle cessa pourtant de se débattre quand elle comprit qu'il ne la lâcherait pas s'il n'en avait pas l'envie, et si son contact se fit tout de suite plus doux, elle goûtait là aux traits d'un homme qui cachait beaucoup sous une apparence lésée. Il était bel homme, assurément, et si elle contempla un instant le bleu de ses iris, elle ne savait pas si elle devait y lire quelque chose de pernicieux ou non. Elle s'efforça de remettre sur son visage ce masque d'argile qui lui seyait si souvent – c'était à n'en plus savoir quel était son vrai visage. « Que tu dis, le seigneur. » répondit-elle à ses déclarations, une expression d'indifférence feinte sur son minois, alors qu'elle sentait son ventre se tordre sous la faim, et sa peau quémander la chaleur d'un foyer où passer la nuit. « Les hommes ici n'ont pas de considération pour les gens comme moi. Ils me disent tantôt sorcière quand je les dérange, tantôt enchanteresse quand ils ont besoin de mon savoir, mais aucun en m'a offert du pain, et ils sont les premiers à venir me chasser avec leurs torches quand je reste dans le coin trop longtemps. » Le silence retomba entre eux, Carmella scrutant les lèvres entrouvertes de son interlocuteur ; un regard froid, glacial, qui masquait au fond les peurs d'une gamine qui en avait trop vu pour son âge.

« Je vole dans ton village et tu m'offres le couvert ? » demanda-t-elle, le ton singulièrement interrogateur. Elle n'avait pas l'habitude de poser des questions. D'ordinaire, elle se contentait souvent de donner les réponses, et là, elle trouvait un écho bien trop fort à cet épisode où jadis, entre les murs de la cité blanche, elle avait tenté de voler un soldat pour qu'un capitaine ne la chaperonne tout en lui payant un repas dans une auberge. Alors en était-elle toujours rendue au même point ? « Qui me dit que je peux te croire, et que tu ne vas pas simplement me profaner ou me tuer, comme nombre de tes hommes semblent le vouloir ? » couina-t-elle, tout en écartant pour de bon son bras de l'entrave de cet inconnu. La sorcière laissa son regard s'assombrir quand elle leva les yeux vers lui ; elle n'était pas certaine des solutions qui s'offraient à elle ou encore leurs échappatoires. Elle pouvait simplement se carapater vite fait et disparaître de la circulation pendant un temps, ou elle pouvait rester ici, à tester les limites de cet homme pour se faire offrir une repas décent, et, qui sait, peut-être de quoi dormir confortablement. Elle en avait déjà connu des hommes qui, pour un peu de chair, lui donnaient de bonnes pièces ; celui-là, elle ne savait pas encore dans quel case le ranger, mais elle lorgna rapidement sur le sac de riz qui dépassait de sa besace. « Vas-y, dépouille moi de ce que j'ai, et tu me donneras un repas mais demain, je mourrais toujours de faim. » Elle était têtue, la sorcière, et elle ne lâcherait pas le morceau. Il fallait bien qu'elle voit jusqu’où elle pourrait mener celui-là avant qu'il ne laisse un orgueil trop grand se faire aux préjugés qu'on avait sur une voleuse.






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Dernière édition par Carmella le Lun 14 Aoû 2017 - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Jeu 10 Aoû 2017 - 0:11




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




Les paroles qui montèrent aux oreilles avaient de quoi faire naître un sourire sur les lèvres du rohirrim. Une sorcière ? Vraiment ? Il feinta un sourire laissant s'échapper par mégarde un léger rire à l'encontre de ses dires. Non pas qu'il ne prenait pas au sérieux cette femme, mais venant d'une voleuse généralement on associe facilement voleur et menteur les deux allant de paire la plupart du temps. Ce qui était sûr s'est qu'elle avait du répondant. Ses paroles elles les déclaraient aussi rapidement et avec le panache d'une chienne prête à mordre son assaillant. Une preuve que la vie en dehors de ses murs n'avait pas été des plus tendres avec cette jeune femme au visage ternis par les privations et les confrontations récurrentes dont elle était cible de la populace dans son ensemble. Je  laissais mes yeux se détourner, retrouver un semblant de sérieux pour ne pas m'attirer les foudres de ses prunelles océans, dont elle était déjà prête à me foudroyer sur le champ. Ce qu'elle déclarait je ne pouvais le nier, la complainte qui se déguisait derrière cette farouche façon de se défendre me faisait comprendre que j'allais devoir redoubler d’ingéniosité et surtout de persévérance. « Je ne suis pas n'importe lequel de ces hommes. » Retiens bien cette parole jouvencelle, je n'aimais pas me faire rabaisser à la simple image d'un seigneur ayant toujours vécu dans l'opulence et le luxe d'une demeure chatoyante entouré d'une famille aimante et de serviteurs aux aguets du moindre de mes commandements.

« Je t'ai laissé le choix de réparer ton erreur, si tu acceptes il n'y a plus de vol à ce que je sache non ? »
C'est une façon de voir les choses. Du donnant donnant en sachant que le seigneur en son domaine c'est à dire moi même laissait à cette parfaite inconnue le choix de réparer son erreur de la manière la plus conciliante et avenante finalement. Mais la discussion n'allait pas s'arrêter en si bon chemin non. De ce point de vu là elle laissa ma bouche entrouverte échapper un soupir d’agacement. Il fallait pas se voiler la face, ni même mentir elle avait doublement raison d'être méfiante. Les raisons qu'elle exposait étaient valables de part et d'autres qu'importe si vous êtes un bon ou un méchant seigneur car dans ce genre de situation c'est le peuple qui grogne à votre porte qui rend justice et il n'en est pas autrement dans le monde froid et cruel des Hommes.  
« Je ne peux pas te prouver autrement ma bonne foi. Il va falloir me faire confiance. » Lui lançais-je observant les alentours et surveillant que des passants un peu trop curieux ne soient pas présents.  « C'est une offre honorable et en tant que seigneur... » Déclarais-je en laissant une main masser l'arrière de ma nuque. « C'est impoli et peu digne d'une dame de refuser une main tendue. »
J'ajoutais le geste à la parole tendant ma main, celle la même qui l'avait attraper auparavant et ramener dans ce coin de rue à l'étroit et à l’écart des gardes de la ville.
« Je m'appelle Eórl et toi ? » Je laissais mes yeux à la pigmentation céruléenne s'éclaircir à la lumière du soleil qui se levait désormais haut dans le ciel.
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— MÉTIER PRATIQUÉ : Sorcière adepte de la fabrication de potions en tout genre, diseuse de bonne aventure et surtout, charlatan au plus haut point.
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Jeu 10 Aoû 2017 - 11:52



La main dans le sac

Eórl & Carmella


Qu'importe qu'on l'eut trop de fois brisée, elle se relevait toujours, et elle avait encore dans son cœur cette force vivace qu'elle tenait d'un mystère, et qui la poussait aujourd'hui encore à rester debout, malgré l'équilibre primaire de sa misérable vie. Carmella savait bien qu'il fallait avoir les tripes d'affronter une vie telle qu'elle avait décidé de mener la sienne ; elle avait déjà songé qu'elle aurait pu simplement se contenter de vivre aux crochets de celui qu'on l'avait forcée à épouser : elle aurait eut le gîte, le couvert.. Il était bien vrai qu'au bras de ce seigneur de Rhûn, elle n'avait jamais senti plus senti la faim lui tirailler le ventre. Mais qu'en était-il des mains de cet homme, dont elle sentait encore le toucher sur sa peau diaphane, dont elle sentait encore les marques de douleurs qu’il avait laissées dans ses souvenirs d'enfance ? Non, elle avait fait le bon choix, et elle en était convaincue. Maintenant, d'autres difficultés pouvaient se présenter à elle, mais elle était libre, et elle savait qu'elle aurait le courage de les affronter.

Son interlocuteur n'était pas n'importe lequel de ces hommes, elle commençait à le remarquer doucement, alors qu'ils étaient dans cette ruelle tous les deux depuis maintenant plusieurs minutes, et qu'à part lui avoir violemment saisi le poignet, il n'avait pas eu d'autres gestes à son égard, non plus qu'un signe d’agression. Elle comprenait que la chance qui se présentait à elle de pouvoir réparer son erreur ne serait sans doute que la seule dont elle disposerait, mais la sorcière ne pouvait tout à fait se résigner à rendre un sac de riz qui l'aurait probablement nourrie durant un mois entier. Elle avait appris à avoir un appétit d'oiseau, mais cela n'empêcherait pas que le repas qu'elle se verrait offert là n'allait pas la contenter pour aussi longtemps que son butin. Le choix était difficile à faire : pouvait-elle réussir à s'échapper avec son gain, sans que cet homme là ne la rattrape, ou ne lance ces gardes sur elle ? Elle avait déjà connu la peur viscérale d'être poursuivie par des chiens de chasse, mais là, ce serait peut-être pire. Qui l'aurait su ?

Alors oui, elle pouvait sans doute croire en sa bonne foi.. Mais elle était toujours rebutée par le propre de l'homme, dont elle était elle même un pittoresque tableau. Elle ne pouvait promettre à cet homme une confiance qu'elle serait peu encline à lui donner, pourtant, il semblait bien à Carmella qu'elle n'était pas prête de se tirer de là d'une façon quelle qu'elle fut. Alors à quoi bon se débattre quand on est coincé dans les brancards ? Ses petites mains redessinant doucement le plat de son ventre au travers du tissu trop fin de sa robe, elle sentait toujours la faim la pousser à accepter ce compromis, quitte à trouver une solution au lendemain, mais au moins elle aurait un repas chaud ce soir, et peut-être pouvait-elle faire jouer les choses en sa faveur pour obtenir un peu plus de ce seigneur. Elle se sentit malhonnête, pour la première fois de sa vie. Refuser l'offre de ce seigneur qui était l'un des rares à lui tendre la main serait stupide, et elle sentait quelque chose d'étrange dans son cœur, une boule se former dans sa gorge, alors qu'elle n'avait depuis trop de temps pas été le témoin d'actions aussi altruistes.

Qu'est-ce que c'était que ça ? Qu'est-ce que c'était que cette foutue impression de voir pour la première fois quelqu'un lui tendre une main ? Elle n'avait décidément pas l'habitude qu'on la considère enfin comme un être humain, au même titre que tout un chacun ici bas. « Carmella » laissa-t-elle filer, sans mettre trop d’agressivité dans son ton, malgré un regard de glace qui ne pouvait se détacher des yeux d'Eórl. Oh, ça non, elle n'était pas une dame, elle était même bien loin des coutumes des seigneurs, mais qu'importe.. Elle laissa ses petites mains filer sur le sac de riz, attendre un instant pour voir s'il en oubliait ce qu'elle avait volé. Pourtant, face à lui, elle sentait toujours sa peur instinctive lui souffler qu'il fallait obéir, parce qu'il était quelqu'un d'important ici, et que si elle la jouait à l'envers, ce pouvait bien être le dernier visage qu'elle aurait vu. Elle n'allait certainement pas s'excuser d'avoir commis un vol, mais elle lui rendit le sac d'une main hésitante, avec le menton haut et les mirettes toujours aussi froides. « J'espère que tu as conscience de ce que ça représente » souffla-t-elle dans un demi murmure, sans trop savoir si elle s'adressait à lui ou à elle-même.






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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Dim 13 Aoû 2017 - 19:41




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




Laisser sa fierté de côté est la meilleure des solutions. Cette réflexion bien sûr tu ne serais pas capable de l'appliquer à ta propre condition. Et pourquoi ça ? La réponse est toute trouvée voyons, trop têtu, borné et gonflé d'un ego que trop d'hommes portent en eux. Le prétexte d'être un homme, que cela fait partie intégrante de votre conditionnement juvénile et tout aussi puérile. Tout cela tu en as bien conscience. Tes poumons expire l'air vicié du machisme et tu le sais en réduisant cette pauvre jeune femme à te suivre. Au moins tu te rends compte de ta propre niaiserie. Si elle décidait de se rebeller, de te planter là dans cette ruelle tu aurais l'air bien fin. Aussi orgueilleux que sombre dans ta façon d'agir tu n'es pourtant pas le plus menteur des deux. Tu n'as qu'une parole, si elle est capable de t'écouter et de renoncer elle pourra se rendre compte que tu n'es à priori pas comme tous ceux qu'elle aurait pu côtoyer ou voir agir au bon vouloir de leurs désirs.

Tu sais ce que cela lui coûte de te faire confiance. Tu ne serais pas capable dans faire autant et son geste pourtant tu ne lui en fais aucune louange ou presque. « C'est la bonne décision... » Déclarais-je en feintant un sourire plus cordial. Montrons-nous avenant et plus serein à présent, inutile qu'elle ne soit plantée là à ruminer un choix raisonnable et peut être quelque part pas si juste que tu voudrais bien l'imaginer. Son regard, tu ne peux pas l'oublier, tu pourrais le fixer inexorablement jusqu'à ce que le temps change et les vents glaciales de l'aurore te glacer le sang. Tu lis dans ses yeux qu'elle préférait un sort bien pire que la mort plutôt que de se rendre. C'est un fauve dans une cage qui redoute la servitude, tout comme elle tu as toujours chercher à vivre selon tes idéaux, tes envies en pensant que rien n'était impossible.

Et puis tu as grandis, tu as été à l'encontre des décisions de ta famille, de ton père de celui qui étais ton seigneur. Regardes toi maintenant ? Tu ne vaux peut être pas mieux que lui à présent. Un geste de recul la paume en avant tu déclines le sac de riz qu'elle tend. Sûrement confuse, intriguée par le geste elle ne comprendrait plus du tout ou tu voudrais en venir à présent. C'est pourtant un simple retour des choses. Tu m'accordes ta confiance je suis prêt à en faire de même. « J'en aie conscience. Tu peux le garder, cela m'importe peu ce marchand n'avait cas faire plus attention. » Crissant longuement ta barbe tu restes encore songeur sur cette prise de position. Qu'importe, faisons un effort chacun de notre côté et voyons ce qu'il advient à croire en le peu d'humanité qui subsiste en ce monde. Non pas que je n'y croyais pas, au contraire les elfes et Elea m'avaient beaucoup apporter durant ce voyage. Ils étaient des compagnons, des frères et je voulais montrer au monde ce qu'ils m'avaient transmis. Ce que j'avais vécu là bas n'était pas prêt de disparaître en vain. J'aimerai pourtant croire que le monde des hommes pouvait aussi suivre ce chemin. Ne te fais pas trop d’illusions, la race des hommes est bien trop faillible et son dessein beaucoup trop sombre pour s'éclaircir du jour au lendemain. Tu resserres ta main bien plus chaleureusement sur celle qu'elle finit par te tendre. « C'est donnant-donnant, un gage de bonne volonté si tu préfères. » Lançais-je alors que nous prenions notre temps pour remonter la rue. Je laissais mon regard parfois se détourner de la route de plus en plus pentue au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la demeure seigneuriale.

La pupille éclatante lorgne sur cette silhouette. Tu songes à ce que cette parfaite inconnue t'avais déclaré précédemment. Une sorcière hm ? J'avais esquissé un sourire et manqué d'offusquer celle-ci. Pourquoi mentirait-elle ? Pour faire peur aux crapules et aux petites gens ? Se faire un peu d'argent sur les plus naïfs d'entre eux ? Chaque parole a un fond de vérité, tu en sais long sur le comportement de certains d'entre eux, en l’occurrence pour en avoir croisé un ou deux. Partagé leur quotidien t'as fais comprendre ce que cette vie n'avait en rien de désirable, qu'elle ne pouvait pas faire d'envieux sauf être libre de ses choix et de mener une vie dangereuse. Nos pas nous mènent bientôt face aux portes du grand hall. Le vent souffle fort en haut, les bannières de la maisonnée claquent sous la puissance des bourrasques à croire qu'elles pourraient s'envoler. Dans le grand hall le feu crépitant dégage une chaleur ambiante bien plus plaisante. J'interpelle un servant et lui indique de ramener de quoi manger immédiatement. Il s’exécute, pendant ce temps j'indique à la jeune femme une table ou nous prenons place rapidement. Je me conforte et ne peux m'empêcher d'être confiant après tout elle ne c'est pas tirée en courant ce qui est plutôt un bon début.

La nourriture se fait sentir, un pichet de bière et deux chopes en bois accompagnent le tout. Je brise une miche de pain entre mes mains et dépose la plus généreuse devant ma convive. Remerciant le servant je recentre aussitôt mon attention sur la donzelle. Je suis curieux de connaître son histoire, si tentée est-elle de se livrer plus amplement désormais. Remplissant les deux chopes j'entame la conversation. « Tu n'as rien à craindre, qu'importe le regard des gens je ne crois pas que tu y prêtes une grande importance. » Rien ne vaut le franc parlé pour entamer la discute non ? Il est vraie que les gardes et les quelques serviteurs dans l'enceinte nous regardaient bien curieusement. C'est le lot des curieux, des ragots entre petites gens et cela n'a jamais vraiment d'importance.

« Alors sorcière ou devrais-je plutôt dire Carmella. Tu voyages seule depuis longtemps ? » Questionnais-je tout aussi curieux que mes propres sujets finalement. « Tu n'es pas du Rohan ça j'en suis sûr. » Riais-je bruyamment. Il est vraie qu'une rousse aussi chétif et à la beauté blafarde sa ne traîne pas souvent les route dans le pays.


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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Lun 14 Aoû 2017 - 0:20



La main dans le sac

Eórl & Carmella


Ses petites mains encore accrochées au sac de riz comme si sa vie en dépendait, la jeune femme avait pourtant abdiqué, et comptait bel et bien le rendre. C'était d'une stupidité sans nom, et elle le savait. Abandonner un mois de nourriture pour un seul repas ? Et bien, oui, mais elle avait bien peur d'en sortir avec son lot de coups et de blessures si elle n'avait pas la chance d'échapper à l’intéressé aussi rapidement qu'elle le voulait. Elle était agile, oui, mais les rues alentours étaient peuplées de gardes, et une chevelure aussi flamboyante que la sienne ne lui laissait pas vraiment le loisir de se fondre dans la masse. Carmella fut pourtant relativement surprise, presque même prise de court quand l'homme lui fit signe de garder le sac de riz qu'elle avait volé. Il prétexta que c'était en gage de sa bonne foi, et elle voulu bien le croire, se méfiant toutefois d'un quelconque retournement de veste.

Mais elle ne perdit pas son temps, la sorcière, pour refourguer le sac à l'intérieur de sa besace et l'y enfoncer avec une certaine impression qu'elle devait enfouir ce précieux butin avant qu'on ne vienne le lui chiper. Elle sentit la main du dénommé Eórl se resserrer sur la sienne, lui laissant un frisson qui parcourut son échine dans le geste de recul qu'elle arbora, avant de laisser sa paume dans celle de l'inconnu ; elle ne lui faisait qu'à demi confiance, dans le sens où s'il venait de lui laisser son sac de riz, elle le jugeait assez sensible pour savoir ce que vivait une personne comme elle, mais pas encore assez pour le laisser faire sereinement autour d'elle. Bien sûr, elle ne broncha pas, car il l'avait invitée en sa demeure et elle se devait d'y aller le menton haut, sans montrer aucune peur au coin de ses mirettes, ni même le tremblement d'une main face à la carcasse imposante d'un seigneur comme lui.

Carmella marcha à ses côtés, le laissant la mener dans sa demeure qui était tout ce qu'elle pouvait attendre d'un seigneur du Rohan. Oh, bien sûr, c'était plus humble que le palais dans lequel elle avait vécu, quand elle était encore dans le pays de Rhûn. Il n'y avait point de pierreries sur les colonnes qui soutenaient les plafonds, et tout lui semblait démontrer la richesse de l'endroit sans toutefois être dans l'excès, ou dans l'étalage d'une vantardise ridicule. Elle apprécia la sobriété de la décoration – à bon entendeur bien sûr, car c'était bien loin de la simplicité de son habitat à elle. La jeune femme s'avança dans la pièce, curieuse, avec un nouveau regard qui scrutait chaque recoin de l'immense pièce pour en comprendre les détails. Bien sûr, elle avait déjà dans sa tête un plan d'échappatoire – juste au cas où – car il fallait bien qu'elle assure ses arrières en toutes circonstances. Elle fut ravie de découvrir un feu crépitant dans l'âtre de la cheminée, et se pressa devant pour aller réchauffer ses pieds nus.

Eórl n'avait pas tout à fait tord quand à l'importance qu'elle accordait au regard d'autrui. La sorcière s'était depuis longtemps détachée de l'avis des autres, parce qu'il ne lui était pas plus utile qu'il ne lui était bénéfique. Elle savait bien ce que l'on pensait d'elle de toute manière, et de toute façon nombreux étaient ceux qui se pressaient pour le lui cracher à la figure. Combien de fois avait elle entendu ces pourceaux lui gueuler qu'elle n'était qu'une salope, qu'une sorcière maudite et qui méritait le bûcher et la torture ? Elle les avait comptés, au départ, mais avait vite perdu patience. Elle s'installa à la table en compagnie d'Eórl, juste en face de lui, appréciant déjà les effluves qui émanaient du plat qu'on leur présenta. Son estomac lui fit sentir qu'il était grand temps qu'elle mange, mais pourtant elle n'avait aucune envie de se ruer sur le plat, parce qu'elle ne voulait pas laisser voir la précarité de son existence. Carmella posa ses mains sur ses genoux croisés, le tissu de sa robe dévoilant un peu plus de peau qu'il n'en fallait, avant de lorgner sur le pichet de bière dont elle n'avait pas partagé le goût depuis trop longtemps.

Elle entendit la question d'Eórl d'une oreille attentive, réfléchissant en silence à ce qui pouvait bien lui faire dire qu'elle n'était pas du coin, tout en affichant un sourire satisfait sur son visage. Elle était détendue, mais pas moins aux aguets qu'elle surveillait de près l'accessibilité de sa dague. Ses mirettes se focalisèrent alors sur l'homme, détaillant les traits de son visage qu'elle trouvait fort beau, en dépit d'une certaine droiture qu'il se devait d’avoir. Elle avait beau avoir eu moult différends avec les hommes, elle n'en restait pas moins attirée par un beau sourire ou un regard transcendant. Ceci étant, elle le garda pour elle, répondant finalement à sa question. « Je voyage seule depuis quelques années, il faut dire que je ne suis ni du genre à supporter longtemps la compagnie de quelqu'un, ni du genre à me faire très supportable moi-même. » Il pouvait sans doute le voir à sa manière de parler, à ce menton légèrement plus haut que ce qu'il ne devait l'être, ce qui lui donnait facilement l'air de regarder de haut. Il pouvait sans doute la comprendre, elle n'était pas d'une fervente arrogance, mais tout comme lui elle avait la fâcheuse manie de se montrer plutôt franche et ne prenait jamais la peine de prendre les autres avec des baguettes. Elle n'avait aucune envie de lui parler de son passé, ni même du pourquoi et du comment elle en était arrivé à voyager seule ici. C'était une histoire bien loin d'être plaisante à conter. « Et toi, tu es tout ce qu'il y a de plus rohirrim dans le coin. » fit-elle pour faire diversion, s'abstenant de répondre à sa question tout en tournant le sujet vers quelque chose d'on ne peut plus intéressant. La richesse avait toujours fasciné Carmella, de par la cupidité qu'elle faisait naître dans le cœur des hommes qui lui étaient asservis, et celle-ci semblait étrangement dénoter.






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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Lun 14 Aoû 2017 - 17:54




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




Je sirotais lentement la chope de bière dans un premier temps. Mes iris se posaient sur ce visage aux pommettes nettement plus rosées qu'elle offrait en dépit d'être plus bavarde. Les statues de pierre que j'ai pu observé ont cette similitude aux femmes les plus silencieuses si ne sont pas les plus pieuses. Confiance en la personne qui lui faisait frontalement obstacle, sûrement pas, elle profiterait assurément de la générosité soudaine qui semblait si rare chez l'Homme. À quoi bon nier le fait que se ne sont ni mes paroles ni mes actes qui lui enlèverait des années de défiances envers l'étranger. L'être humain est le premier à se méfier de ce qu'il ne connaît pas. Une forme de prudence qui couplée à la viscérale peur mugit en haine envers l'envahisseur le rend exécrable. Pour cela il n'y avait qu'un mot me venant à l'esprit, la sagesse. Les sages de ce monde avaient cette force en eux que je ne posséderais sans doute jamais. Pour cela les elfes avaient un don bien particulier, l'immortalité et cette forme d'intemporalité qui leur avait permit de forger bien plus que des lames, des lances et des armures. Des siècles, des millénaires qu'ils errent sur cette terre, et un savoir qu'ils espéraient pouvoir partagé avec les plus ignorants. Hélas très peu d'entre nous partagent cette envie, nous cherchons par tous les moyens que nous trouvons à nous rompre le cou à la moindre perturbation du pouvoir et même quand il s'agit d'une question de survie face aux monstres qui hantent nos nuits.

L'homme n'est qu'émotion, parfois cela a du bon. Si seulement les mauvais côtés pouvait être évité. Au moins ça tu l'avais compris. Mes yeux scrutent subtilement la jeune sorcière aux cheveux rouges. Non tu n'es qu'un homme et tout comme cette femme assit devant toi, quelque chose reste présent. Tu cherches à enfouir cette colère, cette haine qui coule dans tes vaines tout comme elle derrière cette apparence fébrile. Cette rage, cette folie qui t'habites quand tu agrippes tes mains autour de sa gorge. Tu veux lui offrir le dernier repos, l'éternel celui qui nous mène tous et toutes un jour de l'autre côté, dans l'ombre de la lumière éternelle. Ce que tu as fais, tu ne le regrettes en rien et pourtant tu le caches scrupuleusement. Cette force bestiale qui c'est assoupit en toi se réveillera tôt ou tard. Tu ne vaux pas mieux que lui, la vengeance à guider ton bras et assombris ton jugement. Tu n'es ni un soldat, ni un guerrier, tu es simplement un meurtrier de plus. Et pour cela tu auras droit toi aussi à ta place du côté obscur du soleil.

Comment en suis-je arrivé là ? Peut-être que j'étais simplement destiné à ça. Dans le fond le cœur le plus sensible à la lumière gouttera forcément aux ténèbres. Tu rejettes cette fade pensée qui imprègne tes lèvres une fois la gorgée prise. Le liquide s'écoule lentement le long de ta gorge, trouvant seul le chemin qui apaise ta détresse. Les drames qui nous oppressent marquent au fer rouge nos esprits, parfois ils se traduisent indirectement dans la chair. Qu'importe le nombre de blessures et de plaies tu arborerais les cicatrices elles ne mentiront jamais. Tu écoutes attentivement, ce qu'elle avance derrière ses paroles apportent des nuances ni sombres ni lumineuses seulement un passé teinté de gris avec ses nuances. Je m’empare d'un morceau de viande le coinçant dans le modeste morceau de pain que j'avais gardé en ma possession. Ni une ni deux je déchire le tout d'un coup de dents vif tout en me resservant à ma convenance. « Manges ! » Lui lançais-je entre deux bouchées, je laissais la bouillasse de bacon et d’œufs que je venais de prémâcher glisser dans mon gosier suivit naturellement d'une bonne gorgée de bière blonde pour faire passé le tout. Ma convive était-elle trop intriguée par cette généreuse proposition spontanée qu'elle n'en trouvait pas le moyen de manger ? Qu'importe, moi je préférais manger, cela m'occupait assez bien l'esprit et remplissait l'estomac. À sa remarque je laissais échapper un sourire accompagné d'un léger rire. J'extirpais avec ma langue un morceau de pain coincé dans mon palais avant de la fixer de cet œil droit scrutateur, celui qui selon les dires de mon entourage pouvait parfois être aussi déstabilisant que flippant. C'est un regard que j'ai façonné naturellement au fil des années, écarquillant légèrement l’arcade sourcilière et lorgnant sur ce qui me faisait face d'un air presque songeur impassible. Quelques instants sans rien dire juste le temps de laisser mes lèvres contenir un rot et épargner ma convive d'un comportement grossier ainsi qu'au reste de l'assemblée. Il y avait peu de gens à cette heure matinale, les membres de ma famille allaient assurément se lever à un moment ou un autre mais, pour l'heure j'étais le premier.

« Les apparences peuvent être trompeuses. » Déclarais-je en attrapant le bras d'une servante sur son passage pour lui demander un petit service que je me gardais bien de divulguer à la jeune femme face à moi. Elle repartie aussitôt gratifiant d'un léger hochement de tête et d'une courbette à laquelle je n'étais toujours pas habitué. « La plupart de ces gens pour les plus jeunes d'entre eux ne savaient même pas qui j'étais il y a quelques mois. » Poursuivais-je dans une remarque empreint d'une certaine ironie. « Mon père ne prenait pas la peine de parler du fils aîné, cet ingrat gamin qui avait eut l'idée de partir voyager au delà du Rohan. » Ah cette journée avait été des plus mémorables. « Tu peux rester cette nuit. » Entamais-je massant vigoureusement ma nuque. « Et les nuits suivantes aussi si tu le souhaites, je ne suis pas du genre à jeter dehors ceux qui ont besoin d'aide. » C'était vraie, de cela j'avais retenue la leçon qu'Elrond m'avait transmise indirectement. Une terre d'accueil, pour ceux qui veulent s'abriter, se reposer et être en sécurité. « Je te montrerais ta chambre, la servante te préparas de quoi te changer et te laver naturellement. » je laissais ma main gauche crisser ma barbe réfléchissant sur la capacité de Carmella à être une véritable sorcière ou une simple charlatan faisant peur aux petits enfants derrière des connaissances d'herboriste ou de guérisseuse éventuellement. « C'est vraie ce qu'on dis à ton sujet ? T'es vraiment une sorcière ? » Questionnais-je sérieusement le regard translucide mais avec tout l'aplomb d'un soldat qui écoute scrupuleusement les ordres avant la charge imminente.


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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Lun 14 Aoû 2017 - 22:24



La main dans le sac

Eórl & Carmella


Elle ne savait pas si la faim était plus forte que d'obéir à un ordre, mais Carmella savait une chose : elle n'appréciait toujours pas les phrases à l'impératif, pour quelque raison que ce soit. Cela avait le don très particulier de lui rappeler une voix lointaine dont elle préférait aujourd'hui oublier les échos et le mal qu'il en avait causé. Elle se concentra sur l'assiette qui était sous ses yeux, curieuse de voir de quoi l'on pouvait se repaître dans la maison d'un noble. Elle s'attendait pas à un festin excellent, de par l'heure et de par le prétexte, mais elle apprécia grandement les fumets qui se dégageaient de la coupelle dans laquelle elle plongea sa fourchette. Le contenu de cette dernière, qu'elle scruta rapidement avant de le mettre à sa bouche, lui semblait déjà bien plus gouteux que la potée de riz et de tubercules dont elle avait pris l'habitude de se nourrir. Elle avait attendu quelques secondes après son ordre, l'air de rien, et finalement elle ne regrettait pas. Ses paupières se fermèrent l'espace d'un instant quand elle apprécia le goût des œufs, savourant la viande et l'assaisonnement avant de reposer sa fourchette.

Carmella attrapa alors sa chope de bière, la portant à ses lippes pour en avaler une gorgée avant d'en boire un peu plus. L'alcool, c'était quelque chose qu'elle connaissait bien, mais jamais la bière qu'elle avait eue à la taverne n'avait goûté si bon, et jamais ses papilles n'en avaient redemandé comme elles en redemandaient présentement. La jeune femme se garda bien de vider la chope d'un coup, bien qu'elle eût aussi soif que de hâte. Son attention se concentra sur le repas qu'elle prenait par petites fourchettes, prenant son temps pour apprécier la bonne nourriture entre deux morceaux de pain.

« Pour un ingrat gamin, tu as drôlement de prestance » commenta la sorcière, curieuse à l'idée de ce qui avait pu le pousser à vouloir fuir les responsabilités familiales et voyager. Quelque part, il était tout l'inverse d'elle : quand elle fut chassée de sa famille et forcée à errer, il était parti pour voir du pays. Et quand elle cherchait à tout prix à s'éloigner de ses racines, il était revenu dans sa demeure de noble. Elle fut étonnée de voir qu'il lui accordait non pas une nuit en sa demeure, mais bien qu'il lui offrait un toit pour aussi longtemps qu'elle en aurait besoin. La jeune femme attendit un moment, dubitative, mais elle avait bien entendu ce qu'elle avait entendu. Si un fébrile « Merci.. » sortit d'entre ses lippes, son regard soudainement troublé en disait plus long sur la surprise que cela constituait. Presque à la faire fuir, d'ailleurs ; mais elle était surtout consternée qu'un homme comme celui-ci ne laisse rentrer un poison comme elle dans sa maison. Parce que oui, elle le savait bien et elle ne s'en cachait pas : elle était loin d'être le genre de femme dont on réclamait avidement la compagnie, quand l'on avait découvert ce qui se cachait sous ce voile terrible aux relents funestes.

Elle n'avait pas l'habitude d'avoir ni un bain ni une servante pour l'aider, mais passé cette surprise, la jeune femme fut de nouveau questionnée par son hôte, alors curieux de savoir si ce que l'on disait était vrai. « Tu te demandes si je suis une sorcière ? » fit-elle en écho à ses demandes. « Pourquoi ne le serais-je pas ? » Oh, bien sûr, elle avait elle même une myriade de raisons qui exposeraient un mensonge en long et en large, et contrairement aux raisonnements purement déductifs, elle préférait les preuves tangibles pour prouver la vérité de sa parole – ce qui demeurait somme toute assez rare. Elle quitta sa chaise, contournant la table pour se rendre jusqu'à son hôte où elle attrapa son poignet droit, refermant ses doigts gelés sur sa peau, avant de glisser sa seconde main sur sa joue. Ses prunelles curieuses se noyèrent bien vite dans les méandres des iris d'Eórl, et alors qu'elle sentait les ondes dans ses paumes, elle retrouva bien vite la sensation familière des visions. Cela lui demandait un peu de concentration, et ce don-là était bien loin d'être spontané ou encore maitrisé, mais elle espérait voir quelque chose qui pourrait convaincre son hôte de ce qu'elle avançait.

Les images, floues et colorées, se succédèrent rapidement pour ne lui laisser que quelques indices sur ce qu'elle avait pu percevoir, et la sensation qui se faisait électrique, au creux de ses mains. Cet homme-là avait quelque chose, quelque chose de fou et d'incompréhensible qui la troublait, et quand il avait saisi son poignet plus tôt dans la journée, Carmella l'avait déjà senti. Ce n'était pas un contact habituel, mais quelque chose qui la rendait avide, surprise et à la fois curieuse. Elle cligna enfin des yeux, laissant le bleu de ses prunelles revenir sur les traits d'Eórl avec une brillance étonnante, un sourire satisfait s'échappant entre ses joues à elle. De la main qu'elle glissa dans sa nuque, elle l'attira près de lui pour glisser quelques mots à son oreille, calmes, posés, mais percutants. « Tu as tué ton père. »






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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Mar 15 Aoû 2017 - 3:20




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




À l'instant ou ses lèvres prononcèrent ces mots, ils m'entraînèrent dans une chute aussi violente que'une gifle. Mes yeux s'écarquillèrent laissant entrevoir chez moi un choc plus qu'une surprise à laquelle je n'étais pas prêt. Indescriptible, incompréhensible, ce qui venait de se produire me faisait pâlir et que pouvais-je bien dire ? L'affolement n'était pas dans ma nature, pourtant je peux vous jurer quand mon fort intérieur j'étais aussi terrifié qu'une bête féroce devenu fou à force de tournoyer dans sa cage en acier. J'avais auparavant pensé cet instant, ce moment ou la vengeance de plusieurs années d'une longue absences m'avaient éloigné de mon foyer. Le souhait avait été exaucé mais à quel prix ? Alors que je le percevais allongé là, agonisant et implorant le pardon. Qu'allait-il croire ? Que j'étais prêt à absoudre tous ses péchés pour la simple raison que sa mort était proche ? Non trop beau cadeau de retour que cela à lui offrir. Je préférais ne pas le voir souffrir, je préférais en finir promptement. J'avais attendu d'être seul avec lui, prétexte de faire mes adieux à un vieil homme qui ne m'avait que trop souvent brimé et si peu encouragé dans mes décisions et mes choix. Rabroué comme un chien, il mourrait des mains de son fils. Bien qu'il soit mon père, je n'avais exprimé aucune peine, aucun chagrin.

Alors comprenez bien que ce qu'elle venait de me dire m'interpella d'autant plus que personne n'était au courant de toute cette tragique histoire. Je sortais de cet état léthargique, je la trouvais plus grande, peut être cette façon de se tenir fièrement aussi droite qu'un bâton. Relevant son menton et son visage qui ne pouvait s'empêcher de sourire en prouvant à cet homme qui était seigneur qu'elle avait belle et bien raison. Je balbutiais quelques mots mais en vain, rien de concret sortirait de ma bouche pour l'instant. Je détournais mes yeux de ceux qui me scrutaient et avaient réussis à lire en moi comme dans un livre ouvert. Finalement je me sentais faible, plus misérable que mon propre détracteur. Je pouvais lire la satisfaction sur ses lèvres, me souriait-elle par simple plaisir  ou pour tout juste dire, je te l'avais bien dit. Cet état de flottement retombe peu à peu, il me fait comprendre les tenants et les aboutissants et tout ce que cela signifie. Avais-je peur d'être sous son emprise ? Un peu oui. Craignais-je qu'elle divulgue la vérité ? Aucunement, cela n'avait plus tellement d'importance, malgré que le regard de mes frères et sœur serait à jamais meurtris et défiant à mon encontre après une telle révélation.  Il fallait éviter cette supercherie, je devais prendre mes précautions sur ce que Carmella venait d'obtenir à mon insu.

Je me relevais encore perturbé par la révélation. Elle ne mentait pas, j'étais le principal concerné et je prenais conscience de l'étendue de ses pouvoirs. Bon sang était-elle capable de bien plus encore ? Je restais septique à cette idée car une femme aussi puissante soit-elle ne finissait pas à voler un sac de ris pour survivre songeais-je alors que j'inspirais profondément apposant mes mains au devant de la table. Que pouvais-je bien répondre, j'expirais dans une résignation et une conclusion évidente. Ce qui est fait est fait. Je frottais machinalement mes yeux avant de m’apercevoir qu'elle était toujours là. Je ne savais pas par quoi commencer, le silence était peut être une meilleure solution sur l'instant. Et au fond c'était une demande qui venait de ma part, en quoi devais-je blâmer cette femme pour mes propres erreurs surtout que je ne considérais pas avoir été dans l'erreur dans mes choix et mes actes ce jour là. Je percevais chez moi cette noirceur, celle que je pensais pouvoir éteindre et enfouir au fond de mon être et sceller cet instant décisif de ma vie à jamais. Je me trompais farouchement sur cette réflexion. Tôt ou tard la vérité éclate, mais je n'avais pas peur, pas pour ce que j'avais fais non au contraire, j'avais la nette impression que ce n'était que le commencement. Le début d'une longue agonie, d'un poison qui s'écoule lentement mais sûrement dans mes veines faisant de moi un monstre de plus sur cette terre. J'oubliais et laissait de côté mes idées noires, cette état sordide n'était pas digne d'un rohirrim c'était aussi simple que ça. « Impressionnant... » Déclarais-je alors que je m'empressais de terminer ma chope de bière et tourner mes yeux à nouveau sur sa personne. « Outre l'appellation de sorcière qui peut-être néfaste aux yeux du peuple je suis... C'est... Intéressant. » Je contemplais la structure de bois, aussi imposante qu'immense zieutant autour de nous si personne nous avaient vu discuter ainsi de ce sujet si problématique aux yeux du peuple. C'était une chose que beaucoup voyaient d'un mauvais œil, pour l'instant je n'étais pas sûr de ce que je pensais concrètement de tout ça. Tiraillé entre deux jugements, je préférais m'abstenir faute de discernement.

Je lui faisais signe de me suivre, « Je vais te montrer tes appartements. » Reprenais-je d'une voix plus claire et distincte. Bien sûr cela faisait froid dans le dos, qu'avait-elle pu voir d'autre en moi ? J'étais comme enchaîné à une fatalité me jetant un regard sépulcrale en pleine face. Je chassais ses mauvaises pensées le plus loin possible, essayant de ne rien faire transparaître mais en étais-je vraiment capable ? J'en doute fort hélas. Nous arpentions l'un à côté de l'autre les couloirs. Un silence quelque peu gênant s'instaura mais je préférais faire abstraction de tout commentaire offusquant après tout elle était mon invitée et elle avait daignée me prouver que ce que beaucoup redoutaient. Je me focalisais sur ce timide merci qu'elle m'avait offert, sur son appétit aussi petit que le mien fut gargantuesque pour tout dire. Nous nous arrêtons devant une porte, je la désigne et l'ouvre tout simplement. M'effaçant sur le côté pour lui laisser la place d'honneur de découvrir sa nouvelle chambre. « Ce n'est pas bien grand mais j'espère que cela conviendra. » J'optais pour l'indifférence finalement. Elle était impressionnante et pourtant, si jeune en apparence peut être seulement. Il valait mieux resté prudent, ne pas froisser cette ouverture délicate que nous entretenions était déjà un bon début. « Il y a de quoi te changer sur le lit et la servante  à préparer de quoi te faire couler un bain. » Poursuivais-je l'invitant à entrer. En ce qui me concernait je restais sur le pas de la porte la saluant et la gratifiant d'un sourire avenant. « Je vais t'attendre, prends ton temps. Je... Tu... Je ne serais pas loin. » Je fermais la porte dans le même instant. Mon geste une fois la porte fermée se termina dans un souffle mêlant soulagement et une inquiétude grandissante. Se méfier des apparences, ta propre leçon se répercute sur les propres gens que tu côtoies.  
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Mar 15 Aoû 2017 - 12:08



La main dans le sac

Eórl & Carmella


Elle avait sondé un instant le regard pâle d'Eórl, à la recherche d'une réaction qui ne s'était pas fait attendre. Aussi subtiles soient-elles, Carmella avait développé une attention particulière pour ces dernières, qu'elle cherchait dans le moindre plissement de paupière, dans le moindre arc de sourcil, et dans le moindre rictus. Elle en avait vu, de ces visages qui se décomposaient devant elle à l'entente de ses révélations. Parfois, ce n'était pas même quelque chose de véridique, simplement une déduction de plusieurs éléments en lien qu'elle balançait en espérant que la chance soit de son côté. Il fallait bien dire qu'elle avait surtout un don particulier pour lire sur les visages et qu'elle s'y prenait souvent à trouver les meilleurs indices ici. Pour cet homme-là, les choses n'avaient pas changé : elle avait eu de simples images, interprétées par ce qu'il avait donné à voir de sa personne, le laissant dans une ombre patricide avec le sang sur les mains.

Carmella était plutôt satisfaite d'elle-même : il avait tenté le diable en voulant la mettre au défi de prouver qui elle était. Pensait-il la piéger ? Dans tous les cas, il recevait là la monnaie de sa pièce. Son visage sans l'ombre d'une parole laissa au coin de ses yeux un léger pli qu'elle devinait comme une marque de sa surprise. Il ne devait vraiment pas s'y attendre, à la fois à ce qu'elle ait étonnement été honnête, et de l'autre côté, à ce qu'elle ait pu lui sortir ce point-là précisément. Carmella devinait que cet événement n'était pas connu de tous, c'était pourquoi elle le lui avait glissé à l'oreille, laissant son timbre de voix chuchoter l'annonce tout en inspirant son parfum sauvage. Elle le contemplait à présent, ce sourire toujours aux lèvres de savoir qu'elle avait touché le point sensible de son hôte, et qu'après ça, il comprendrait sûrement que tout comme elle, il devait se méfier des apparences.

Il mit quelques minutes avant d'émettre le moindre commentaire vis-à-vis de la sorcière, avant de lâcher finalement qu'il était impressionné. Carmella hocha légèrement la tête, elle avait l'habitude que le petit peuple ne la porte pas dans son cœur, et ces gens-là avaient sans doute raison : elle n'était rien de bien, rien de bon et rien de bénéfique. Eórl abandonna le sujet rapidement, comme s'il préférait écarter cette pensée de son esprit pour le moment, et la sorcière pouvait bien comprendre. Chacun vivait un meurtre différemment, et pour ses propres raisons : il y en avait qu'aujourd'hui encore elle ne pouvait regretter, et d'autres qui portaient en elle l'ombre trop puissante qu'elle était incapable de repousser.

La sorcière se contenta alors de suivre Eórl dans un lourd silence qui s'était installé entre eux. Il la guida dans les couloirs de la demeure, ouvrant bientôt la porte sur une chambre qu'elle trouva fort grande. Elle fut surprise de l'entendre dire qu'elle était modeste, alors que l'espace qui se tenait devant elle la faisait déjà pâlir. Elle n'avait plus l'habitude de dormir dans autre chose que sa roulotte, où son couchage était des plus étroits et des plus inconfortables : ça lui allait bien, tant qu'elle était libre. Mais l'idée d'avoir un vrai lit, et un bain, et une servante pour elle.. Cela lui faisait une drôle d'impression. Elle ne broncha pas, observant la chambre avec hésitation, sans toutefois vouloir se dérober. Et finalement, elle se retrouva bien trop vite toute seule, dans cette pièce qui lui semblait bien trop grande pour elle seule. Une servante ne tarda pas à pointer le bout de son nez, souriante mais discrète, ce qui arracha à la jeune femme un certain malaise.

Elle délassa sa robe, laissant le tissu fluide tomber le long de ses hanches pour découvrir sa peau claire pour le laisser à même le sol. Carmella était gênée de se retrouver ici, dans une maison où l'on prenait soudainement soin d'elle alors qu'elle ne méritait rien de tout cela. N'était-elle pas qu'une voleuse ? Qu'une pilleuse sans âme et sans cœur ? C'était bien ce qu'on s'échinait à lui dire tout le temps, non ? Alors qu'elle avait l'impression d'être ici traitée comme une dame, et non comme une salope de bas étage. Elle avait presque envie de s'excuser devant cette servante, soudainement troublée par les faiblesses que cela remontait en elle. Finalement, la sorcière glissa ses jambes dans l'eau tiède avant de s'y immerger jusqu'aux épaules. On lui lava les cheveux, on s'occupa de lui frotter doucement les épaules, éveillant encore quelques muscles raidis sous le contact. Elle ne resta pas bien longtemps, ne sachant pas comment profiter d'un tel présent, avant de se sécher pour passer des vêtements propres et rejoindre son hôte qui l'attendait.






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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Sam 19 Aoû 2017 - 4:35




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




Un pied apposé contre le mur, les bras croisés et le dos accolé contre l'immense rempart de pierre j'attendais. J'étais encore abasourdis par les paroles cinglantes qu'elle m'avait murmurer à l'oreille. Comment arriver à garder son aplomb et son calme habituelle après un telle rebondissement. C'était bien fait pour toi, tu as voulu jouer au plus malin songeais-je au point de me blâmer pour quelque chose dont au départ n'était pas fait pour heurter la jeune donzelle. Peut-être l'avais-je finalement heurtée, se sentait-elle en danger ? Avais-je piqué son orgueil par la maladresse des mots. À n'en point douter j'étais quelque part fautif de ce qui venait d'arriver. Prendre trop au sérieux la question ou pas assez avait mit cette réalité enfoui dans mon regard resurgir au point d'être aussi apeuré qu'un animal chassé et traqué sans relâche. Il y avait pourtant de la bonté, de cela j'en étais sûr elle n'avait pas prit la peine de me parler avec un timbre de voix aussi froid que bas pour rien. Elle savait dans quelle position délicate cela pouvait me mettre, réduire ma légitimité à néant en une simple phrase.

Je ne me sentais pas très serein, c'est vraie qu'il y avait de quoi être clairement abattu par l'affligeante réalité. Cette femme avait un don, elle pouvait ressentir chez les gens leur passé, en un simple touché ? Non certainement pas elle était doté de capacités faisant d'elle une véritable magicienne. Mais, tout cela avait assurément un coût, un prix à payé. Car oui rien n'est gratuit en ce bas monde. Je déambulais dans ce long couloir réfléchissant, songeant à ce qui venait de se produire. Je ne regrettais pas mes choix, mes actes définissaient quelle personne j'étais mais, j'étais loin de me considérer comme le plus cruel et le plus ignoble des hommes ici bas. Je ne demandais pas à Carmella de comprendre mon geste, ni le pourquoi du comment tout cela c'était produit. La curiosité qui émanait de mon esprit aussi débordant de questionnements que d'imageries se stoppa instinctivement à l'approche de la plus petite de mes sœurs. Il s'agissait de la plus jeune, la plus drôle et la plus téméraire aussi. Elle était féroce, aussi courageuse et audacieuse qu'une jument indomptable foulant les étendues vertes du Rohan. Un petit poulain en herbe, parfois je ressentais le besoin de venir la titiller et jouer le rôle du frère aîné qui n'avait que trop passé de temps loin de son foyer. Cela l'agaçait mais, quelque part j'étais heureux de le faire. Cela me faisait du bien. Je l'observe bailler et s'étirer comme un petit chat, les yeux encore à demi-fermés je passe à côté d'elle l'air de rien juste assez pour qu'elle se heurte à moi cherchant à m'entourer de ses si frêles et agiles petits bras. C'était une chipie, une chapardeuse de première prête à n'importe quel moment venir discrètement vous jouer une petite farce. Je ne pouvais refuser son étreinte, la mort de notre père la chagrinait encore beaucoup et même si j'avais beau paraître à ses yeux pour un étranger qui avait abandonné son foyer elle revenait inexorablement tendre ses bras autour de moi. Je tapotais son dos, elle était vigoureuse et forte malgré les récents événements.

« Tu sembles fatiguée Gwën. Tu as réussis à te levée de si bon matin ? » Déclarais-je dans une voix mêlant un rapprochement certains et une proximité d'un frère certes très vieux par rapport à sa plus jeune sœurette mais, capable d'endosser le rôle presque paternel si j'osais exprimer cette pensée ainsi. C'était une combattante, à n'en point doutée elle tenait cela de notre père tout comme moi. Sa curiosité était aussi débordante que la mienne si se n'est plus. « J'ai fais un mauvais rêve... » Bougonna t-elle entre ses lèvres sa face écrasée contre les pans de cuir de mes habits. « Tu aurais du te rendre auprès de Cerys, elle aurait pu... » Elle me coupe aussi vite que je n'ai pas le temps de réagir. « Elle m'aurait renvoyé dans mon lit. » « Elle est méchante avec moi. »  Lance t-elle pointant ces deux yeux noisettes face aux miens. Ma nuque se courbe vers le bas soutenant ses petits yeux empreint d'étincelles. « Ne dis pas ça ! » déclarais-je gravement. « C'est la vérité ! » Réplique t-elle son regard m'accusant déjà de me montrer trop sévère envers elle. « Tu sais bien que ce n'est pas vraie. » Entamais-je en la soulevant comme un sac de grain. Je sent ses avants bras entourer mes larges épaules et ses petites mains s'agripper au niveau de mes omoplates. J'inspire profondément souriant sans qu'elle ne puisse me voir. « Vas-tu repartir Eorl ? Vas-tu nous abandonner encore une fois et ne jamais revenir comme père ? » Je laisse ma main droite s'apposer à l'arrière de sa petite tête caressant sa chevelure déjà imposante pour une si petite fille. « Je ne t'abandonnerais pas, je serais toujours auprès de toi quoi qu'il arrive ne t'inquiète pas. » Murmurais-je à son oreille pour rassurer et apaiser ses craintes. La porte derrière moi s'ouvre, c'est sans doute la servante pensais-je mais la petite voix de Gwën me fait comprendre que je me suis trompé encore une fois. « C'est qui cette fille là ? » M’interroge t-elle interloquée de voir un nouveau visage dans la demeure familiale. « C'est une amie à moi, elle n'a nulle part ou allé tu sais que nous accueillons toujours les gens dans le besoin. » Un bref baiser contre la tempe de ma jeune sœur avant de la déposée au sol progressivement. « Et elle s’appelle... Carmella. » Répliquais-je aussi rapidement qu'elle se réfugie auprès de moi accrochée à mes habits. « Va donc rejoindre ta chambre Gwën, tu n'es pas présentable.»  Elle obéit, elle était plutôt du genre à se laisser vivre mais elle n'était pas trop difficile de si bonne heure après les mauvais rêves qu'elle avait ponctuellement durant la nuit.

Je laisse dans mon sillage ma jeune sœur s'échapper le long du couloir. L'observant d'un œil perçant comme l'aigle protégeant les siens. Finalement elle disparaît à travers les marches. Je m'en retourne auprès de Carmella, elle aussi est déjà beaucoup plus présentable. Elle porte une magnifique robe, ses cheveux sont encore humide et pourtant sa peau semble d'autant plus éclatante qu'elle sent étrangement bon. Un parfum auquel je n'ai jamais fait attention jusqu'ici, peut-être un baume préparée par ses soins. « Tu sembles bien plus à l'aise dans cette tenue, et cela te vas bien. » Entamais-je histoire de ne pas reprendre sur mon dernier faux pas. « Comm... Comment arrives-tu à voir, ce que j'ai fais... Qui t'as appris à faire ça ? »
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Lun 28 Aoû 2017 - 0:23



La main dans le sac

Eórl & Carmella


Les dernières gouttes d'eau venaient ruisseler le long de ses reins avant qu'elle ne se décide enfin à passer la robe qu'on lui avait présentée. Elle l'avait contemplée longuement, observant jusqu'aux détails des tissus, jusqu'à leur texture, quelque peu dubitative quant à une telle tenue. Des robes de grande facture, elle en avait jadis porté : dans le temps lointain et désormais presque oublié où elle vivait dans le désert de Rhûn, très loin à l'est, elle avait eu de somptueuses tenues pour déambuler dans le palais. Elle avait à l'époque apprécié la qualité des vêtements, non pas qu'elle eut été particulièrement matérialiste dans ces moments-là, mais elle savait apprécier ce qu'on lui donnait, car elle n'avait rien de plus. Aujourd'hui, cette robe face à laquelle elle se tenait ne lui inspirait rien de plus qu'une indifférence poignante, avant que la servante ne se pointe pour l'aider à la passer. L'on serra les corsets autour des côtes de la jeune femme, à la manière dont il était usage de le faire, et si elle se sentait étroitement comprimée dans son nouvel apparat, Carmella garda bonne figure.

Elle hésita un bref instant avant de passer la porte, ses petites mains redessinant la courbure de ses hanches sous l'épais tissu qu'elle trouvait déjà trop lourd à son goût. Il fallait bien dire que les femmes avaient coutume de se couvrir beaucoup trop dans cette région, préférant cacher aux regards habiles les douceurs d'une peau immaculée. C'était dommage, songea la sorcière, de masquer aux yeux du monde la beauté féminine sous des couches de voilures. Elle pouvait comprendre que le vent froid incommodait les dames aussi bien que les prunelles des hommes, mais pour elle, c'était un détail bien trop insignifiant. Elle aimait à sentir les brises glacées se frayer un chemin sur ses bras nus, ou encore les fines gouttelettes de pluie retracer les aspérités de sa peau. Des futilités sans doute, mais qu'importe.

Alors elle passa la porte, enfin, pour tomber nez à nez dans le silence malaisant d'un moment qu'elle avait interrompu. La sorcière fixa brièvement son hôte, puis le visage de la gamine qu'il tenait en ses bras. C'était peut-être sa fille, sa petite sœur ; elle n'en avait aucune idée et elle ne le demanderait certainement pas. Elle savait en son fort intérieur que cette scène la touchait bien plus qu'elle ne voulait l'admettre, mais elle chassa bien vite ces idées, quand la gamine fila dans le couloir. Un soupir léger lui échappa, sans doute inaudible pour autrui. Carmella s'avança encore d'un pas, devant Eórl, ne sachant vraiment que lui dire quand il la complimenta sur sa robe. Au moins, elle donnait l'air d'avoir une certaine prestance, bien que l'épaisseur et la couvrance des tissus la gênaient toujours autant. Elle se contenta d'un sourire tout en soutenant fermement le regard de l'autre, quand enfin il lui posa la question qu'elle avait espéré.

Pas qu'elle aurait voulu y répondre, mais Carmella aimait à savoir à quel point son don pouvait intriguer les autres, repousser les limites de leurs perceptions et piquer leur curiosité. « Tu es comme tous les hommes. » déclara-t-elle, sans toutefois lâcher ce contact visuel qui s'était établi entre eux. Ses mirettes pernicieuses cherchant à trouer la carapace de l'homme, elle ne se fit pas prier pour enchainer sa réponse. « Tu veux connaître le moindre détail de chaque chose qui t'échappe, parce que tu as l'impression de maîtriser ton sort quand tu sais comment fonctionne le monde. » Une brève pause se marqua dans son ton, alors qu'elle était bien trop certaine de ce qu'elle avançait. « Au risque de te décevoir, je n'aurais rien à t'apprendre. Rien de plus à te donner que les informations que je peux percevoir, passées, présentes, ou futures ; je ne choisis pas ce que je veux voir, je ne choisis pas non plus quand je veux les voir, ou comment. Parfois, je suis moi-même prise au dépourvu par ces visions, ou par leur absence. Il y a des gens qui ne sont pas sensibles à cette magie, mais toi, je sais que je peux en tirer davantage à ton sujet. » Elle n'en savait rien, en réalité, mais si elle pouvait monnayer l'information, pourquoi ne le tentait-elle pas ? Après tout, elle était une menteuse hors pair. « Tu es bien l'un des premiers à n'avoir pas peur de m'inviter sous ton toit. »






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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Mer 30 Aoû 2017 - 22:21




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




À sa remarque qui n'était pas la plus probante à mon avis, je restais sur ma faim. Un sourire simple, léger, mystérieux comme il m'était donné de sourire face aux dires des plus récalcitrants à croire que je n'étais pas comme les autres. C'était une forme de déception, de défi auquel elle ne se laissait pas avoir. Un rictus se forma sur mes traits, humidifiant mes fines lippes en captant cette aura si mystique dans ses iris. J'écoute pourtant sans broncher, sans rien dire quoique mon faciès était bien plus expressif que la parole. Le bruit, le son de ma voix que je couvais au fond de ma gorge voulait lui extirper de ses lèvres indéfectibles à leur maîtresse si fragile en apparence et pourtant cachait encore bien des tourments. Je préférais ne pas y songer, ma posture et mon agacement dans la salive qu'elle usait avec parcimonie me rendait amer. Je suis un homme qui aspire au calme, entre le fracas de la guerre et le souffle du vent à travers la plaine il n'y a qu'une infime frontière. Telle une statue de granite elle ne démordait pas à faire comprendre qu'autour d'elle, il n'y avait rien pouvant contrarier ses pensées. Carmella est une femme qui sait jouer des mots, beaucoup plus de pratique sans doute dans cette vie misérable et si injuste à ses yeux sans doute. Aucune vie n'est facile, moi j'aspirais avec audace à comprendre, à connaître ce qu'elle était capable de faire, d'accomplir et peut-être bien plus encore.

Mon esprit criait famine, pour une femme qui avait su me faire tressaillir et iriser les poils, au point de me faire courber l’échine sous l'impulsion de ses cordes vocales au son si fatalement angélique et pourtant bien aiguisé et prêt à vous faire souffrir. J'étais fâché, intérieurement cela me rendait bien fébrile. L'orgueil en prenait-il un coup ? Assurément il y avait un peu de cette chose si facilement détestable pour tout être humain qui aurait une certaine présomption d'estime pour ce qu'il avait accomplit dans sa vie. Qui était-elle pour assujettir le monde à sa vision de celui-ci ? Une bien étrange et singulière femme à la chevelure flamboyante et aux yeux si perçants. Ils vous toisent, d'un simple papillonnement de cils ils peuvent retranscrire la peur, la crainte d'une vie éphémère et acide. Tu voulais te frotter à celle-ci, voir de quoi elle était encore capable mais, la perception de son monde et du tiens te faisais prendre quelques précautions. Comme le feu brûle tout ce qui se trouve à sa portée, tu essayes de ne pas être happer et consumer. Tu ne veux pas attiser les braises, tu ne veux pas perdre en une simple fraction de seconde tout ce que tu as si difficilement accepté de choisir. Tu veux être grand, plus imposant par ta façon d'agir, de vivre et de voir les choses malgré ce qu'elles sont. Tu sais de quoi tu es capable, tu as conscience qu'il te manques quelque chose. Ce je ne sais quoi qui t'épargnerais de voir ton corps et ton esprit faillir. La vérité par la douleur est une démonstration presque poétique à tes yeux.

La volonté de tout détruire, qu'importe qu'il reste que des ruines, que les sols n'abondent plus de ressources et que la terre elle même soit stérile. Sauver celle-ci ou bien la voir brûler. La mélancolie, un sentiment de faiblesse, une douleur si soudaine et vive qu'on croit sentir la lame sépulcrale de la mort elle même. Tu es pourtant devant elle, tu veux être fort lui prouver qu'elle se trompe. Tu veux lui prouver qu'elle a tord et que tu as raison. Tu n'es pas sans ambition mais, il te manque la dureté qui doit la seconder. « Quel homme serait celui qui ne cherche pas à le rendre meilleur ? » Tonnais-je aussi droit et et infaillible dans mes convictions je désignais ses paroles comme accusant que ce monde ne méritait pas plus notre attention qu'il ne nous avait permit de vivre et aspirer à le rendre plus beau, meilleur qu'il ne l'était avant notre arrivée. Bien sûr cette conviction utopique était infime à l'échelle humaine. Cela pouvait rendre vos rêves aussi irréels qu’insaisissables. « J’aspire à la connaissance, c'est une arme bien plus dangereuse qu'une lame vous faisant face. Crois moi, je ne crains pas que mon destin m'échappe. » Un moment mes lèvres se figèrent. La bouche entrouverte je ne pouvais croire que les enseignements des plus illustres et sages de ce terre m'avait d'une quelconque façon mentis. « Je suis seul maître de mon destin. » Concluais-je sans apporter d'avantage d’arguments à mon interlocutrice. Les iris froides et perçantes se toisaient mais, ne se ressemblaient pas. J'étais bien décidé à ne pas céder de terrain sur son argumentation et puis ce fut une toute autre réponse qui fut portée à mon ouïe.

« Je respecte les anciennes traditions, cette terre fut celle de bien d'autres peuples avant le notre. » Entamais-je sans réellement croire ou convaincre la personne en face de moi. « On devrait aimer une femme et non la craindre. » Concluais-je portant mon attention sur l’utilité de ses pouvoirs mais, aussi de bien d'autres avantages à l'avoir sous la main. Mon regard se porte au loin, le long de ce couloir qui conduisait à bien d'autres salles et aussi je glissais l'air de rien cette phrase. « Racontes moi un peu ton histoire, Carmella. » Déclarais-je en recentrant mes pupilles sur les prunelles bleuâtres qui ne me lâchaient pas du regard.
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Ven 22 Sep 2017 - 17:08



La main dans le sac

Eórl & Carmella


« Beaucoup d'hommes pensent qu'ils rendent le monde meilleur. » fit-elle d'un ton calme et posé, pas dans le but de démontrer qu'elle pensait réellement cela, mais plutôt comme une sorte de fatalité qu'elle avait conclut par elle-même, comme bien d'autres avant cela. « Beaucoup d'hommes pensent qu'ils font le bien, qu'ils se battent pour une noble cause. Le premier défend sa terre pour des raisons tout aussi valables ou justifiables que le second, et pourtant, c'est entre eux qu'ils se battent. Est-ce que cela rend le monde concrètement meilleur ? Non. Pourtant chacun essaye. » Elle marqua une pause, ses mirettes se fondant dans les prunelles âpres de son hôte, comme essayant de capter ce voile si fin qu'il en était presque invisible, et qui le séparait d'elle et elle de lui. « Je ne dis pas que tu as tord, ni que tous ces autres ont tord. Mais il ne faut jamais oublier que même l'ennemi pense qu'il agit pour le bien commun. » Et ça, elle l'avait compris depuis longtemps ; depuis tant d'années déjà qu'elle en avait usé pour tourner les choses à son avantage quand elle le pouvait, et il fallait bien dire que c'était plutôt un succès du peu de fois où elle avait tenté cela.

La sorcière laissa sa voix se fondre à nouveau dans un silence étrange entre eux, ses deux mains reposant le long de ses hanches qui étaient entriquées sous cette épaisse robe. Elle n'avait aucunement d'aise dans ces vêtements, mais pouvait-elle les refuser ? Oui et non, mais ce n'était pas judicieux de faire ce choix-là. Elle pouvait bien passer une journée dans cet apparat en l'échange d'un sac de riz, d'un repas, d'une nuit au chaud où elle serait bercée par le doux crépitement des flammes dans l'âtre rougeoyante de sa nouvelle chambre. Elle en avait longuement rêvé, de la vie qu'elle pourrait mener si elle était venue au monde dans une famille différente. Elle n'aurait jamais été la même, la sorcière, et si elle convenait parfaitement de sa personnalité actuelle, elle enviait toujours d'une certaine manière le confort que présentaient ces demeures, même si cela n'avait rien de comparable à la liberté qu'elle possédait désormais. Alors oui, un bon lit confortable et une présence doucereuse non plus que délicieusement indécente dans ce dernier lui faisait le plus grand bien, et ça, elle en était certaine.

Présentement, pour ce qui était de la présence, elle s'en fichait bien : elle n'avait plus faim, elle se sentait propre bien que prisonnière de cette stupide robe. Et elle n'avait pas froid. Elle ne releva pas sur ses propos concernant l'amour ou la crainte d'une femme, parce qu'elle ne s'identifiait pas à la première, et bien trop à la seconde : elle n'avait connu que la force démontrée des autres, ou alors la crainte qu'elle préférait leur aspirer. Ce n'était en rien quelque chose d'aimable.

« Tu veux que je te conte mon histoire ? » demanda-t-elle, amusée. Un rire lui échappa quand ses prunelles prirent l'étincelante étoile qui y était parfois. Elle avait soudainement les traits bien plus rieurs, bien que ce ne soit pas là l'expression d'une joie concrète, seulement de l'amusement de celui qui se trouvait en face d'elle. « Des histoires, j'en ai beaucoup. Et de l'autre côté, je n'en ai aucune. » Une petite pause marquée dans ses propos, le temps pour elle de sonder le regard de son interlocuteur. « Je suis tout mais je suis surtout rien, et personne. Je suis ce que j'ai envie d'être, et je ne vais pas prendre une vulgaire histoire comme l'apanage de ce que je suis vraiment, quand pour moi le passé reste ce qu'il est : du passé. » C'était étonnement difficile à comprendre pour certains, peut-être que ça le serait pour lui, mais elle s'en foutait, et elle avait le don incontrôlable de vouloir toujours provoquer les gens, tout en les poussant dans leurs retranchements. La jeune femme ne baissa pas le regard devant lui – ni devant n'importe quel homme d'ailleurs, car elle estimait avoir assez de panache pour se tenir à ses côtés comme son égal.

« Je pourrais toutefois te conter une histoire, mais tu sauras que ce ne sera jamais la mienne. Du moins jamais aussi fidèle que ce que je ne la connais moi, et je doute que ce ne soit très intéressant » Elle l'expliqua d'une voix calme, posée, néanmoins elle ne comptait clairement pas lui livrer la vérité, et jouer des princesses déchues ne l'intéressait guère. Elle ne pouvait tout à fait se lier d'amitié avec cet homme, mais pour ne pas renchaîner sur des refus, elle le prit par le bras comme l'aurait fait une dame, se montrant presque intrusive. « En revanche, tu peux me montrer ton domaine, cela fait longtemps que je n'ai pas visité une maison aussi somptueuse. »






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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Ven 13 Oct 2017 - 0:14




Prise la main dans le sac

Carmella & Eórl




Si elle aimait se jouer des paroles comme une énigmatique question cela me rendait plus impatient et suspicieux à son encontre. Cette façon d'être, tournoyer dans une spirale sans fin autour d'un seul nom, Carmella. Ne pas vouloir parler d'un passé et en raconter un qui diffère complètement de la réalité. Un dilemme cruellement grotesque, finalement elle était loin de ressembler à Elea, aussi pure et honnête soit-elle j'avais en face de moi son parfait opposé à quelques choses près car elles étaient toutes les deux très belles. Quelque part j'avais cette fâcheuse impression d’entrevoir chez elle une similitude assez troublante et pourtant si différente. Étais-je entrain de rire de la situation ? Me noyer dans un silence qui n'aurait des demi-mots révélés, dissimulés, cachant la vérité ? Cela pouvait finalement n'être qu'un rêve éveillé. J’espérais en apprendre plus, intriguant elle l'était forcément à mon regard perçant et c'était rageant de ne pouvoir en tirer plus sur ces quelques instants. Je n'étais pas un modèle de vertu, encore moins de bravoure, de courage et j'aspirais à devenir pourtant quelque chose de plus grand. Je n'étais jusqu'ici pas quelqu'un de véritablement croyant, le destin je le façonnais à ma manière et rien n'était semble t-il figé. Aujourd'hui ou demain que savais-je réellement de plus que son nom ? Cette étrangère qui s’entêtait à me tenir d'une bien jolie manière à me tenir tête.

Je pestais, montrer mon mécontentement il est vraie que je n'étais guère une personne patiente. Voulais-je réellement savoir qui elle était ? Ou bien le faisais-je pour en soutirer vainement une quelconque opportunité de la voir s'accrocher à moi en poursuivant notre conversation auparavant ? Je me briserais sûrement la nuque à vouloir comprendre le comment du pourquoi à penché ainsi mon faciès aussi intrigué que complètement largué par ses paroles sonnant si faussement à mon oreille. Cette dissonance elle me frappait déjà depuis quelques temps maintenant, elle n'avait pas l’intention de raconter quoique se soit. Vraisemblablement c'était sûrement pour mieux me laisser songer aux innombrables possibilités. Je me risquais à croire que son destin devait avoir prit une tournure bien médiocre et obscur. Finir sorcière à moins qu'elle ne l'est toujours été avait du être une situation plus que périlleuse et cruelle à vivre pour qu'elle s'attarde à me mentir yeux dans les yeux. C'était un mélange subtile et subliment horrible. Aussi attachant qu'affligeant à l'esprit. Je ne devais donc plus la questionner à ce sujet ? Bien. Voulait-elle visiter cet endroit pour me distraire et détourner l'attention qu'elle inspirait ? Sans aucun doute. Je remettais à plus tard ma curiosité resserrant légèrement mon avant bras au sien. « Et bien... Allons donc, marchons ensemble dans ce cas. » Lançais-je nous dirigeant vers un lieu qui sans doute je me laissais croire qu'il allait lui plaire.

C'est difficile à dire, à croire ou même à décrire. Elle semblait avoir une forme d'emprise, une façon de vous dire qu'importe ce que tu vois, ce que tu entends tu ne serais jamais assez fin et intelligent pour comprendre. Voulais-je faire plus qu'aider une simple femme ? Pas vraiment. Alors pourquoi entreprendre et vouloir en savoir plus sur son passé ? Assurément pour comprendre tout ce qui venait de se produire en cette curieuse et mystérieuse matinée. Le ciel grisâtre laissait quelques rayons de soleil s’extirper de cet amas nuageux dont j’espérais qu'il se lèverait à temps pour dévoiler ce qu'il y avait sans doute de mieux ici en ces lieux. Je dirigeais mon bras et sa personne vers un escalier, il ne semblait pas très haut au premier regard et j’espérais ne pas rencontrer quelqu'un d'autres notamment de ma famille pour perturber ce silence si perfectible et quelque part plutôt agréable. Plus plaisant il est vraie que de tenir fermement son poignet quitte à le briser pour un simple sac de vivre. Tout cela appartenait au passé, je passais la porte d'une vaste chambre, la mienne en l’occurrence. Je ne m'attardais pas, ni sur ce grand et vaste lit trônant fièrement et encore moins sur tout le reste. Mon armure était là, présente attendant un nouvel aube rouge aux couleurs sanglantes. Celui du sang de nos frères tombant et tranchant nos ennemis toujours de plus en plus grands en nombre et présent sur le continent. Au devant une porte fenêtre entrouverte laissant place au panorama subjuguant par sa vue que la hauteur qui a première vue n'était pas si flagrante en grimpant dans les combles de ce fort si humble par sa taille que par son architecture. Je me postais contre la rambarde un moment observant mes gens, la vie s'animer par delà les ruelles et les divers manufactures, commerces, armuriers, étables et j'en passe. « La vue vous plaît-elle ? » Questionnais-je par la voix et le regard aussi lumineux et transperçant.
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac [Pv Carmella]   Dim 22 Oct 2017 - 1:25



La main dans le sac

Eórl & Carmella


Si elle n'avait nullement envie de déblatérer sur un passé plus que difficile à décrire, partiellement oublié ou modifié, Carmella ne le faisait pas à des fins de mystère, ni réellement de curiosité. En réalité, elle n'avait juste aucun intérêt à maintenir un récit qu'elle aurait conté sans une once de vérité, et elle avait encore moins d'intérêt à dire sa véritable histoire : qu'était un passé pour une femme comme elle ? Rien, rien du tout : tout ce qu'elle avait vécu, c'était cette ancienne personne qui l'avait fait, c'était Meera, c'était Mara, mais ce n'était pas elle. Il était sans doute difficile de concevoir ce changement si étrange qui s'était opéré en elle, et quand elle avait pris ce nouveau nom, quand elle avait décidé que sa vie lui appartenait et qu'elle n'était pas aux autres, quand elle avait abandonné tout droit et toute répercussion de ce passé aux teintes d'une noirceur déconcertante, elle avait aussi décidé que ce passé ne lui appartenait plus. Elle était là, elle était une silhouette maigrelette mais pas filiforme, elle était la carrure fine sous la chevelure de feu, et elle n'était rien d'autre que l'image du présent, fragment insouciant du moment, sans passé ni avenir.

Il se trompait sans doute sur ses intentions, mais la sorcière n'avait aucune intention de s'étendre sur le sujet. Elle se moquait bien de savoir ce que les autres pouvaient penser d'elle, tant qu'elle obtenait ce qu'elle voulait : il était facile pour elle de jouer sur les apparences dans l'unique but d'obtenir son dû, c'était son lot quotidien et Eorl n'était pas différent des autres à ses yeux. Cet homme-là, il serait son ami le temps qu'elle profite du gîte et du couvert qu'il lui proposerait, et ensuite, il serait soigneusement rangé dans la case des gens dont elle n'avait cure. Possiblement, si elle était amenée à le recroiser un jour, elle espérait bien pouvoir jouer la carte de la jouvencelle qui avait besoin qu'on la soigne, histoire de se dégoter une nouvelle nuit au chaud et un bon repas, mais cela n'irait sans doute jamais plus loin que ce petit jeu ridicule, jusqu'à ce que, peut-être, il ne perce son secret.

Elle avait fort caractère, la donzelle, mais il sembla se plier devant elle quand il abandonna ses questions pour la prendre par le bras et l'escorter dans la maison, là où la décoration pourtant simple semblait merveilleuse pour la jeune pie. Elle était semblable à cet oiseau ; tout ce qui brillait avait le don de l'attirer, et discrètement, elle subtilisait les minuscules bibelots qu'elle jugeait onéreux, sans toutefois en prendre trop pour que cela ne se remarque. Elle dissimula ses deux bricoles dans les pans de sa robe, les glissant dans sa sacoche dès que l'autre eut le dos tourné. Il l'emmena jusqu'à sa chambre où son armure se tenait ; quel arrogant, celui-là, de se vanter d'une manière si discrète d'avoir livré bataille ! Carmella se laissa à observer le fer et la cuirasse, curieuse, mais totalement insensible. Des gens, elle en avait tués aussi, rien de bien glorieux et rien de quoi se vanter ; lui, il voulait quoi ? L'impressionner ? Ce n'était pas franchement avec ce genre de choses que cela se ferait. Il ne suffisait pas de bomber le torse pour se donner l'air imposant, encore fallait-il faire ses preuves ou montrer sa valeur. De valeur, avec elle, il n'en avait qu'une : celle d'être un riche seigneur à qui elle pouvait voler, pour le peu qu'elle le pourrait.

La jeune femme soupira : cette journée serait à la fois longue et trop courte, car le confort bien vite serait de nouveau réduit à sa simple roulotte et à la compagnie de sa mule. Cette dernière l'attendait toujours à l'extérieur de la ville, bien cachée loin des chemins pour qu'on ne risque pas de la voler. Carmella fit mine de s'intéresser à l'armure, comme ce qu'elle fit globalement toute la journée, à flâner dans les halls de la maison pour observer la finesse des peintures, l'architecture humble qui cachait sans doute un égo un poil surdimensionné à son goût chez l'homme qui était son hôte. Oh, elle avait le tempérament pour juger les autres quand elle-même n'était pas mieux, mais elle n'avait que peu de considération pour ce genre de choses. La journée passa, alors qu'elle avait fait le tour de la maison, assez pour repérer de quoi tout voler si elle avait eu les comparses pour le faire ; le gaillard était donc de peu de précautions, c'était donc fort arrangeant. Le soir venu, elle siégea encore à sa table, silencieuse, mais sous son regard de vipère se tramaient de nombreuses choses qu'elle n'aurait su dire.






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